La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1918, 29 Juin. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 20 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/4f1mg7gp8v/
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The Newspaper for Belgtan» LA MÉTROPOLE ONE PENNY ihri ciiq cEsnm ÏOLLAIDSI VU» CMT OOITIRITI DIX CHTIM0 PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Boréaux : 43, Chancery Lane, W.C.2 — Telepkone : Holborm 212. i j muta 9 «m Abonnements : 6 mois 17 sh. 1 1 an 33 «h, 25M" ANNEE SAMEDI 29 JUIN 1918 I ! No. 180 LA GRANDE GUERRE Calme sur les fronts L'INTERVENTION EN RUSSIE Raids aériens en Allemagne Vendredi midi. L'attente sur le front occidental persiste. Les correspondants de guerre dans les secteurs britanniques disent que l'état de tension qui 1 règne est actuellement comparable à celui qui précéda les grandes attaques allemandes du printemps dernier, celles du 21 mars et du 27 mai. Les Allemands font tout ce qui leur est possible pour dissimuler leurs plans mais le haut commandement allié possède, paraît-il, des indications assez sûres sur leurs intentions et reste plein de confiance. En attendant, l'activité" sur les fronts reste mince. A la suite d'une heureuse^ opération locale pendant la nuit de mercredi à jeudi les Anglais ont gagné passession d'un fort point d'appui allemand à l'ouest de \ ieux-Berquin et ont capturé un certain nombre de prisonniers et de mitrailleuses. Des pertes furent infligées à l'ennemi au cours de rencontres de patrouilles dans les environs de Boyelles (sud-est d'Arras). L'artillerie hostile a été surtout active entre Givenchv et Robecq et — avec des obus à gaz — dans la partie nord-est de la forêt de Nieppe (front de la Lys) ; au sud de l'Aisne dans la région de Cœuvres, et dans différents secteurs de l'Oise. Les Français et les Américains ont effectué des raids dans les Vosges. En Italie, l'activité a été " normale " sur tout le front. Au nord de Serravalle (Tyrol mé-riodional) la garnison d'un gros poste avancé ennemi, surprise par des troupes d'assaut, fut anéantie. Sur les pentes sud du Col del Rosso, (est d'Asiago) les patrouilles italiennes, après une vive lutte, investirent les postes avancés •de l'ennemi, lui capturant 31 hommes et deux mitrailleuses. Une contre-attaque autrichienne échoua. Le nombre de prisonniers capturé mardi pendant l'extension de la tête de pont de Capo Sile est de huit officiers et de 501 hommes. La " force indépendante " de l'aviation britannique poursuit avec une grande énergie ses opérations en Allemagne. Pendant la nuit de mercredi à jeudi elle attaqua les usines à produits chimiques (probablement les fameux Bayer) à Ludwigshafen (le grand faubourg de Mannheim, de l'autre côté du Rhin, à 185 kilomètres de Nancy), les usines et les voies de garage de Sarrebriick, et l'aérodrome de Bolchen (en Lorraine, à l'ouest de Sarrebriick).A Sarrebriick, plusieurs bombes tombèrent sur un haut-fourneau en activité,à Bolchen deux hangars à aéroplanes prirent feu ainsi qu'une machine qui se trouvait en dehors de l'aérodrome. Tous les bombardiers anglais regagnèrent leur base. L'ennemi bombarda un des aérodromes britanniques pendant la nuit, mais n'effectua aucun dégât aux aéroplanes. Il faut remarquer que Sarrebriick a été attaqué trois fois cette semaine et Bolchen deux fois. Sur le front occidental, l'aviation britannique de combat a descendu mercredi sept machines ennemies et en a forcé deux autres à la descente. Les bombardiers lancèrent 29 tonnes et demie sur divers objectifs militaires dans la zone de bataille notamment sur les bassins de Bruges. Le ministère américain de la Marine annonce que 94 navires marchands seront lancés le 4 juillet prochain, jour deja fête de l'indépendance, sur les chantiers navals des Etats-Unis. En outre cinq chasseurs de sous-ma-rin et vingt contre-torpilleurs seront mis à l'eau. Le Matin de Paris a reçu, via Copenhague et Berlin, une dépêche de Pétrograde annonçant que des troupes du Caucase, commandées par le général Alexeieff, ancien généralissime de l'armée russe, ont capturé la ville d'Irkoutsk, capitale de la Sibérie orientale. On se rappelle qu'on a annoncé à diverses reprises la mort ou l'assassinat d'Alexéieff. D'après les journaux américains, le président Wilson serait enfin arrivé à une décision au sujet d'une intervention alliée pour venir en aide à la Russie et en ferait l'objet d'une déclaration dans son discours du 4 juillet. Dans la même ordre d'idées, une déclaration officieuse publiée à Washington dit que le gouvernement de Tokio aurait décliné l'offre des puissances de l'Entente d'intervenir en Sibérie. Il est probable que cette " décision " facilitera l'action des Etats-Unis en ménageant les susceptibilités californiennes. Il n'est pas du tout exclu du reste qu'à la demande éventuelle de Washington, le Japon ne " prenne part " à une intervention amicale interalliée.Les violentes attaques des pangermanistes contre von Kuehlmann continuent. Certains journaux parlent même de la démission du ministre des Affaires étrangères, mais, à Berlin, on considère cette éventualité comme improbable. Tout dépend évidemment de Luden- dorf qui, comme l'a dit Haase au Reichstag, est le véritable chancelier de l'empire, mais comme celui-ci sait à quoi s'en tenir au sujet de la situation militaire réelle et des perspectives qu'elle offre, il n'est pas à supposer qu'il veuille se débarasser d'un homme dont les services à Brest-Litovsk et à Bucarest ont été appréciés. Il ne faut du reste pas se laisser prendre à l'apparence de ces événements. Les pangermanistes savent mieux que personne où en est l'Allemagne, mais, après toutes leurs déclarations annexionnistes, ils ont à sauver la face, et ils ne pouvaient laisser passer sans protester les affirmations de von Kuehlmann. Il n'y a probablement là qu'une indignation de commande qui ne durera pas. Remarquons du reste dans cet ordre d'idées que la propagande du Vaterland Partei a beaucoup perdu de son intensité en ces dernières semaines. On mande de Vienne que l'empereur Charles a manifesté le désir de s'entretenir avec les leaders des différents groupes parlementaires. Ce n'est qu'après ces consultations qu'il essaiera de dénouer la crise et de désigner l'homme politique qui recueillera la succession de M. de Seidler. Le souverain, qui souhaite avant tout et surtout d'éviter autant que possible les complications politiques, s'arrêtera, dit-on, à une solution provisonre. Il sait, en effet, qu'en l'état de choses actuel, il lui serait difficile de trouver un homme politique capable de former un cabinet viable et de s'assurer une majorité au Reichsrat. Les journaux viennois parvenus à Berne donnent de nouveaux détails sur la gravité de la crise alimentaire. L'Arbeiter Zeitung du 20 juin, écrit : " La moitié des ouvriers boulangers de Vienne seront licenciés dans le courant de la semaine.. Il s'agit là de 400 personnes âgées qui sont, en majorité, des pères de famille." Suivant la Rcichspost, le faubourg de Mod^ ling est sans pain ni farine. Un manifeste des autorités y a été placardé, disant que la production entière de boulangerie, à Vienne, était réquisitionnée et que, en conséquence, les distributions de pain et de farine sont suspendue» à Modling ; la population sera avertie par voie d'affiches, du jour de la prochaine distribution.La Stampa apprend de Vienne, en date du 20 juin, qu'à la Bourse, on a constaté une réserve générale et une baisse causées par la crise alimentaire. L'annonce de la retraite autrichienne en Vénétie a été suivie à Vienne de quelques manifestations, qui ont cependant, paraît-il, été promptement reprimées. Mais la censure ne laisse évidemment filtrer sur ces événements que ses versions anodines. La vérité fait peur à l'Allemagne Pour empêcher la diffusion du "mémoire Lichnowsky,, S'il avait fallu ajouter quelque chose à laveu public de l'ex-chancelier von Beth-mann-Hollweg reconnaissant, devant le Reichstag, à la minute solennelle où le monde entier tendait l'oreille aux paroles tom bant de ses lèvres, que la Belgique était injustement violentée, on l'aurait trouvé dans le mémoire de l'ancien ambassadeur d'Allemagne à Londres, M. Lichnowsky. Ce document, devenu historique, condamne formellement la politique étrangère de l'Allemagne d'avant la guerre mondiale et fait retomber sur elle la lourde responsabilité du déchaînement du cataclysme. La propagande teutonne se rend bien compte du tort immense que fait à la cause des Empires centraux la diffusion du Mémoire désormais célèbre ; aussi s'efforce-t-elle, par tous les moyens, d'en arrêter la propagation ainsi qu'en témoignent, par exemple, les lignes suivantes traduites du quotidien suédois Dagens Nyheter, de Stockholm, numéro du 11 juin 1918 : "La librairie Pio, à Copenhague, avait fait paraître une traduction autorisée du texte anglais du mémoire du prince Lichnowsky. Le 10 juin, l'avocat de la légation allemande à Copenhague déposa une plainte contre la mise en vente du livre, et oela au nom du prince lui-même. La maison d'édition a consenti à retirer les exemplaires. 6.000 sur 10.000 étaient déjà vendus ! Les autorités danoises ont accordé l'interdiction et la vente du livre est arrêtée." Le ravitaillement de la Belgique et du Nord de la France occupée La famine évitée Un communiqué fort pessimiste au sujet de la situation du ravitaillement des territoires occupés de la Belgique et du Nord de la France ayant paru d'ans certains journaux, l'Office belge du ravitaillement au Havre affirme que le renseignement en question est absolument erroné.II est vrai que les énormes nécessités de ravitaillement et de tonnage, par suite de l'entrée en guerre des Etats-Unis et de la guerre sous-marine ont, petit à petit, fait que la situation de la Commission for Relief in Belgium était devenue très mauvaise sinon désespérée et que la ration du pain qui avait dû être réduite successivement de 330 à 300 grammes e! puis à 250 grammes, menaçait de devoir être réduite encore; mais, grâce au dévouement de la direction de la Commis-, sion for Relief in Belgium et à l'intervention couronnée, de succès du ministre belge de la Marine à la Conférence interalliée de Paris, du 24 avril 1918, grâce surtout aux démarches fructueuses faites à Londres par les ministres de Broquevil-le, Segers et Van de Vyvere, on peut dire de façon à peu près certaine que, pré-sentement, le ravitaillement des parties envahies de la Belgique et du Nord de la France est assuré. III n'y a non seulement plus à craindre, pour le moment, une réduction de la ration actuelle de pain (250 grammes) mais au contraire il y a tout espoir de la voir bientôt rétablie à 300, peut-être même à 33° grammes. * * # Amsterdam, 27 juin.— La situation alimentaire, dans la partie occupée de la Belgique et dans le Nord de la France a été discutée très sérieusement mardi dernier à La Haye par les représentants des puissances alliées et neutres. La situation dans les territoires occupés fut examinée en détail et il a été établi que l'avenir peut-être envisagé avec une plus grande confiance, grâce aux décisions importantes qui ont été prises par les gouvernements d'Angleterre, d'Amérique, de Belgique et dé France.— Reuter. 0 0—— La double victoire de Coppens 1 Voici de nouveaux détails sur la double victoire du sous-lieutenant aviateur Willy Coppens, l'as belge des "saucisses".Lundi dernier, 24 juin au matin, le sous-lieutenant Willy Coppens, qui s'est fait une spécialité de descendre les "saucisses" allemandes, prenait l'air pour une nouvelle expédition.Vers 7 heures, alors qu'il se trouvait au-dessus des bois de Ploegsteert, il aperçut un ballon ennemi s'élevant progressivement. Il piqua droit dessus et, en quelques coups de mitrailleuse, abattit le "drachen" en flammes. 1 Comme le vainqueur s'apprêtait à rentrer dans nos lignes, il fut subitement attaqué par un biplan allemand. Le lieutenant Coppens accepta hardiment le combat. La lutte fut brève. Dès la première rafale, le biplan allemand s'effondra comme une masse ; près du bois de Ploegsteert. 1 Coppens venait de remporter ses 9e et 10e victoires en l'espace de quelques minutes. 1 Il avait abattu son premier avion le 25 avril 1918. Le 8 mai, il débutait dans sa spécialité de chasseur dé "saucisses" et en incendiait huit en moins de six semaines. • o I L'aviation belge et Dunkerque M. Gérard Harry publie, dans la Revue belge, un très intéressant article sur la genèse et les fastes de l'aviation bel- i A la fin de son article, l'auteur rappelle le beau travail du commandant belge Jeanmotte I qui photographia, à diverses distances, le gros canon bombardant Dunkerque et permit ainsi à l'aviation française de détruire la pièce allemande.I o o—— — Les Allemands connaissent dans certai- ' ,nes contrées et en plein mois de juin les rigueurs de la gelée et de la neige. A Berlin et à Hambourg il a plu sans discontinuer durant trois jours. Il £st vrai, qu'en revanche, les Boches ont très chaud en Italie. La Conférence du travail Kerensky parle Un tumulte considérable a présidé à l'introduction de Kerensky à la séance d'hier. Celui-ci est arrivé depuis plusieurs jours par la mer Arctique. M. Henderson dut répondre que c'était lui qui était Responsable de cette introduction de Kerensky, qu'il avait rencontré en Russie, qu'il l'avait apprécié hautement et qu'il se trouvait dans la salle des gens qui s'opposaient à ce qu'il prit la parole, ils n'avaient qu'à lever les mains. Il y en eût quatre, résultat qui fut accueilli par des applaudissements enthousiastes et par le chant : It's a jolly good Fellow. Kerensky fut plutôt surpris désagréablement par ce chant et il fallut lui en expliquer le sens. Il embrassa Henderson sur la joue. A ce moment, une voix solitaire de femme s'écria : "Bon vieux Lénine !" Kerensky répondit à la question posée mercredi : "De quel droit est-il ici?". — Je suis ici par devoir. J'ai le devoir de venir vous parler d'événements que je connais, de dire la vérité aux peuples occidentaux et américains. Le sort de la Russie ne peut être indifférent aux Alliés. Je ne viens cependant pas ici pour supplier ou me plaindre, car je sais que la Russie se relèvera. Je jure ici que le peuple russe ne reconnaîtra jamais le traité de Brest-Litovsk. L'armée russe a lutté pendant trois ans avec, sur les épaules, le lourd héritage d'u régime tsariste. Les soldats n'avaient pas d'armes et luttaient avec des pierres et des bâtons. La grande révolution russe leur infusa un nouveau courage, mais il était difficile de revivifier un corps meurtri. C'est une grande pitié que les voix venues de Russie n'aient pas été entendues par les Alliés- Les soldats russes, excités par de vrais fanatiques et des agents allemands, durent accepter la paix allemande. L'Ukraine sait aujourd'hui ce que signifie pour l'Allemagne le respect des petites nationalités. On y vit sous le terrorisme policier de l'ancien régime. A mon grand étonnement quelques hommes politiques sérieux considèrent comme un régime démocratique le régime qui a dissout l'Assemblée Constituante, aboli la liberté d'opinion, détruit la liberté électorale et livré le peuple à la garde rouge. Puis-je leur demander ce qui constitue alors l'essence même de la réaction? Tout Russe qui refuse cette méthode de gouvernement est déclaré anti-révolutionnaire.Keresky explique ensuite comment pareil état de chose peut se maintenir. En •ce moment, il est avantageux pour l'Allemagne de créer des mouvements réactionnaires dans les riches provinces d'où elle veut tirer quelque chose et le maintenir l'état d'anarchie au cœur du pays- — C'est à vous, la plus ancienne et la plus mûre des démocraties du monde «que je pose la question de savoir s'il est possible de rester spectateur de cette tragédie inouïe ? La séance fut marquée par la discussion de divers points de politique intérieure, mais il nous faut noter entre au->tre£ déclarations des délégués étrangers celle de M. Albert Thomas (France), disant du discours de von Kuehlmann : "Les impérialistes allemands avaient une meilleure autorité que Kuehlmann pour dire que la victoire militaire devait être appuyée par une sorte de victoire — par l'action morale et la puissance de l'Internationale et du mouvement ouvrier généralement. ' ' M. Emile Vandervelde dit : "Le droit allemand signifie violation de la Belgique. S'il y avait quelque chose qu'on pût appeler notion allemande de la liberté, ce sont les milliers et milliers d'ouvriers belges entraînés au travail forcé comme des esclaves. L'honneur allemand signifie chiffon de papier. La moralité allemande ce sont le meurtre de nurse Gavell et le torpillage du Lusita-nia.Nous avons entendu quelques voix qui demandaient ce que Kerensky représente. Il représente le plus héroïque des efforts qui aient été jamais faits pour sauver la Révolution russe et l'avenir de la démocratie russe. (Applaudissements prolongés.) M. Braniting regretta Stockholm et l'interdit contre Troelstra. L'exploitation de la Belgique La séance secrète de juin 1915 au Sénat allemand Les autorités belges ont pu se procurer un document qui constitue un éclatant démenti aux allégations hypocrites de l'Allemagne en pays neutres touchant son attitude en Belgique. Depuis trois ans, en Suisse, en Hollande, en Espagne et dans les pays soandinaves, les agents du Kaiser font croire que, dès le lendemain de l'invasion de la Belgique, l'Allemagne s'est mise à guérir les blessures faites par elle en redonnant la vie aux industries locales. D'après eux, si l'on déporte les Belges sans travail, c'est uniquement pour leur fournir des moyens d'existence et pour soulager la charité publique du poids mort qu'ils représentent. Or, le document secret, découvert par le gouvernement belge, apporte exactement la preuve du contraire. Extrait du rapport sténographié d'une conférence tenue en juin I9I5> dans la salle du Sénat, sous la présidence du gouverneur allemand, le général von Bissing, par une organisation officielle, la "Commission du commerce allemand en Belgique", il offre tous les caractères d'une authenticité absolue. Il montre comment les autorités politiques, financières et commerciales les plus influentes s'entendaient froidement et cyniquement "pour soulager la détresse belge" en arrachant du pays, déjà à moitié ruiné, toutes les ressources imaginables qui pouvaient servir aux buts immédiats de l'Allemagne et à son rêve de suprématie commerciale universelle.Du procès-verbal de la séance, à laquelle prenaient part des sommités comme von Lumm, Kidorf, Rahzen, Schweighoffer, Rochling et von der Lancken, tous potentats de la banque et de l'industrie, il ressort que le général von Bissing a confessé que les matières premières et la machinerie industrielle manquaient déjà, parce qu'elles avaient été saisies et envoyées en Allemagne pour la fabrication des munitions. Il a également avoué qu'on avait forcé la Belgique à fournir à l'Allemagne de grandes quantités de vivres, composés de légumes, de bétail, etc., réquisitionnés et envoyés au-delà du Rhin. Il conseillait à ses auditeurs attentifs de ne pas poursuivre cette politique jusqu'à l'extrême "parce qu'un citron trop pressé devient sec et qu'une vache tuée ne donne plus de lait". A la suite de cet avertissement, il fut convenu que l'agriculture belge serait encouragée, parce que les résultats pourraient servir à l'Allemagne; de même pour l'industrie du charbon "parce qu'une grande partie de la production pourrait être échangée en Hollande et en pays Scandinaves contre des articles de guerre". D'autre part, la production belge de ciment et de verre sera arrêtée et si possible anéantie, "parce qu'elle constitue une concurrence fatale à la production allemande sur les marchés américains et autres". On discuta à fond le moyen d'obtenir la main-d'œuvre belge pour l'Allemagne et, le général von Bissing ayant fait remarquer que les Belges résistaient énergiquement à l'idée de travailler pour leur ennemi à quelque prix que ce soit, il fut décidé que le travail obligatoire serait institué, afin d'obtenir du "matériel humain" et que les organisations charitables seraient invitées à supprimer tout secours aux sans-travail de manière à ce que la faim les contraignit à accepter l'esclavage au delà du Rhin. Ce n'est là qu'un mince aperçu du rapport découvert par le gouvernement belge qui va le publier in extenso, afin d'éclairer les pays neutres sur ce que les Allemands appellent "guérir les blessures de la Belgique". C'est, en réalité, une entreprise savamment organisée de piraterie et d'esclavage non seulement pour la conduite de la guerre d'agression de l'Allemagne, mais encore pour la réussite de ses plans tendant à ruiner toute concurrence commerciale à son seul profit. o o Un nouveau service aerien Amsterdam, 27 juin.— Le service aérien germano-ukrainien, reliant Brest-Litovsk, aevc les principales villes allemandes, Kief, Odessa et Ekaterinoslav, fut inauguré le 22 juin. La distance de Brest à Kief, qui est d'environ 360 milles, a été couverte en 4 heures. Les avions transportent trois ou quatre passagers et 300 livres de colis postaux.— Reuter. De la Suède en Finlande Une société suédoise vient de se fonder pour la trafic postal aérien entre la Suède et la Finlande. Les relais seront Stockholm, les îles' Aland, Abo et Helsingfors. Pour contrôler le trafic, l'Allemagne a offert des capitaux et les avions nécessaires.

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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