La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

246 0
close

Pourquoi voulez-vous rapporter cet article?

Remarques

Envoyer
s.n. 1915, 11 Mars. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 25 juin 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/gf0ms3m00s/
Afficher le texte

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

LA MÉTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 22ME ANNÉE. JEUDI: 11 MARS 1915. N°- 70. COMMUNIQUES OFFICIELS FRANÇAIS. PROGRES CONSTANTS. nouvelle avance en champagne. PARIS» 10 mars.—Communiqué officiel de le heures :— Au nord d'Arras, dans la région de Notre Dam< de Lorette, la nuit fut calme et la situation es ^L'importance de notre progrès d'hier en Cham rtaw est confirmée. Une très volente contre attaaue allemande fut faite la nuit derniere sur lî crête No. 196. Elle fut vigoureusement re p°ïe pius,: nous gagnâmes un peu de terrain 1< Ion" de la route de Perthes à Tahure. Sur la crête, nord-est de Me'snil, notre infan terie, après avoir emporté d'assaut l'ouvrage aile mand mentionné récemment, atteignit une crêt< au-delà sur la route de Perthes à Maison, er Champagne. En Argonne, a 3? ontaine-Madame, nous avons démoli un bloc, et poussé nos tranchées de hui mètres en avant.. ^ , Entre le Four de Paris et Bolante, rennem attaquant à -1 heures de l'après-midi, nous pri Jes tranchées capturées le matin. Une nouvelle attaque nous en rendit la possession. L'ennemi ht ensuite une seconde attaque, ei suivant les dernières nouvelles le combat con tinue.—Reuter. LA reine et nos soldats. UNE DELEGATION EST REÇUE A LA VILLA ROYALE. LE HAVRE, 10 mars.—La Reine ne cesse d< manifester sa sollicitude pour nos soldats, e cette sollicitude est ingénieuse autant que con stante. Durant les très mauvais jours de l'hiver par ses soins personnels, sanfe cesse arrivaient ai front, dans les tranchées, des vêtements chauds des chaussures, du linge, des cigarettes. Aussi, vous pensez à quel degré d'enthousiasme est monté dans les cœurs des troupiers, leu vénération pour la Reine, et non pas tant pou: l'importance des dons offerts que pour l'admi rab'le bonté qu'ils révèlent. Ah! leur "petite Reine," il ne faudrait pas qu'on y touchât!... .Mais comment lui témoigner leur immense gratitude ? Ca été et c'est encore leur grandn préoccupation, raconte le " XXme Siècle." Aussi (levine-t-on la joie qui s'empara des soldats de; braves lie <>1 12e régiments de ligne lorsque récemment, ils apprirent que la Reine recevrai une délégation de leur brigade. On forma cette délégation d'un soldat décor' de la médaille militaire française, l'avocat Ray moud Vico, de Bruxelles, et de six vaillant troupiers, enfants de l'usine ou des champs qui au retour, narrèrent à qui mieux mieux à leur, camarades, dont nous tenons le récit, les inci dents de l'entrevue. Le cœur battant fort, dans l'angoisse d'ui grand inconnu, ils .se présentèrent tous les sep à la porte de la villa royale où, après mainte; allées et venues, on les conduisit dans un peti salon où la Reine, qui s'y trouvait seule, le reçut avec un sourire. Nos bra-ves étaient moin émus certes sous la mitraille, et ils se rangèrent tètes droites, en ligne, contre le mur. L'ui deux cependant parla:-— " Madame1—dit-il à peu, près,—Votre Majest a su admirablement remplacer nos mères ab sentes, et si loin. Aussi combien oelles-ei vou aimeront-elles davantage ! Nous ne pouvons nous, vous exprimer tout ce qui fait battre no cœurs pour vous. Du fond de l'âme, nous vou présentons, au nom de tous nos camarades de 1; ' brigade, nos hommages de vénération profonde e nos vifs sentiments de gratitude et, d'attachemen jusqu'à la vie et jusqu'à la mort!" I/orateur suffoqua d'émotion; tous les yeu: étaient remplis de larmes. La Reine, très émue •serra longuement, sans mot dire, les mains d< l'orateur, puis celles de ses camarades, les rc gardant chacun longuement. La Reine héroïqu-et bonne leur apparut"alors, de si près, plus déli cate, plus frêle, mais aussi combien plusgracieus nue sur les gravures qui la représentent, et, si 1 discipline ne les avait retenus, le respect et 1 ' reconnaissance leur eussent fait courber le genou Kl la Reine, qui avait surmonté son trouble leur dit ^ilors des choses très familières et trè affectueuses, s'intéressant aux détails de leur vie à leurs misères, à leurs dangers, à leur gloire leur demandant aussi s'ils avaient des nouvelle I de leurs parents. Ils lui jurèrent, au nom de tous, de se con duiie en braves et de la ramener bientôt dans s capitale avec l'escorte de l'armée belge vie torieuse. — " Nous souhaitons du fond du cœur bonn chance à la Reine! " dit un soldat, dans toute 1 sincérité de son âme simple. Et l'entrevue prit fin. prisonnier sous les ruine! de waelhem. RETROUVE APRES TROIS MOIS. On nous rapporte l'extraordinaire histoire su: vante :— , Au début de janvier, les Allemands furetaien flans le fort de Waelhem complètement démol Us arrivèrent ainsi à la place servant de réserv •le biscuits et en déblayant les ruines parvinren ;| y faire une ouverture assez grande pour y fair entrer un soldat. Stupéfaction! Au fond s trouvait encore un soldat belge ayant une grand barhe, couché sur les biscuits et complètemen '■puisé (suivant une expression locale, on pot vait lire à travers ses oreilles). On l'a tranî porté à l'hôpital de Malines, et après un peu d réconfortant et de repos il a expliqué que a | dernier jour du bombardement un obus ava: fait effrondrer le mur de la chambre et l'ava; fait prisonnier... pendant trois mois, ne vivat que de biscuits ! LOGIQUE. Les Zeppelins et les aviateurs ont le droit d [ tuer à Anvers, à Scarborough et ailleurs d'il i offensifs civils. Mais ceux-ci, et même c nombreux innocents, sont massacrés pour avo prétendûment t.iré sur des soldats. Les civils n'ont pas le droit cle se défende parce que la lutte est circonscrite entre h années; niais les armées ont, du haut du ciel, ] droit de répandre des bombes sur les civils le Plus éloignés du champ de bataille. Plus elle en tueront, plus elles en seront louées 1 r-Le Tsar a quitté Tsarkoe Selo mardi m- ,ures 10 du soir, se rendant à Helsingfo: (Finlande). LA CHUTE D'UN ZEPPELIN! A nRLEMONT. NOMBREUX MORTS ET BLESSES, une scene d'horreur. MA.ESTRICHT, 7 mars.—Nous avons reçu des renseignements complémentaires au sujet de l'épouvantable accident qui vient d'avoir lieu 1 près de St. Trond et que nous annoncions hier. ' L'accident est survenu à 2 heures de Tirle-mont, entre cette ville et St. Trond, un peu avant ' d'arriver à Overhespen. Le dirigeable est tombé à une centaine de mètres au nord de la chaussée de Tirlemont à Liège, en pleine camj>agne, sur un groupe de quelques arbres dont plusieurs ont été émiettés par la violence du choc. ! Le Zeppelin était passé au-dessus de Bruxelles ! vers 8 heures et demie jeudi soir. Il survola ! ensuite Louvain et les communes environnantes. [ Vers 9 heures et demie il passait au-dessus de 1 Jodoigne et Tirlemont, fort bas dans le ciel. Le bruit énorme du moteur provoqua partout une vive sensation. Mais on ne voyait dans le ciel qu'une forme noire confuse, et une seule petite ' lumière comme une étoile à l'avant. On ne sait encore au juste ce qui se passa ensuite. Toujours est-il que vers minuit selon ' les uns, vers 2 heures et demie du matin selon * d'autres, on entendit l'explosion de plusieurs bombes. Le Zeppelin, à ce moment, voguait désemparé dans le ciel par suite d'une panne de moteur, à la merci des éléments. L'équipage composé de 44 Allemands, parmi lesquels des ingénieurs et plusieurs officiers, jugeant la situation très critique, jetait par dessus bord jes bombes dont l'appareil était muni, pour éviter les dangers de leur explosion quand il toucherait le sol. On entendit ensuite à des kilomètres à la ronde un craqueanent épouvantable : c'était le Zeppelin qui s'accrochait dans les arbres et s'écrasait sur le 9ol. : Bien que la scène eut lieu en pleine nuit, elle - avait eu des témoins en raison mime du vacarme dont elle s'accompagnait. Des sentinelles et des soldats allemands notamment accoururent sur i les lieux du sinistre. Dans les débris de toile et d'alluminium, ils relevèrent 11 cadavres, 27 blessés très grièvement et 6' plus légèrement s atteints. : Il y aurait à ce moment 30 morts déjà, nous : assure-t-on. ; LE RAID AERIEN SUR OSTENDE. - AMSTERDAM, 10 mars.—Le correspondant du > " Tijd " à l'Ecluse rapporte que les conditions t existant à Os tende deviennent plus mauvaises ; de jour en jour à cause des raids aériens faits par les Alliés, - La gare maritime, après trois raids aériens, est toujours debout, quoiqu'elle soit légèrement en- ; dommagée. La raison de oes attaques aériennes répétées 5 est, d'après le correspondant, qu'Ostende est cm-, ployé comme base sous-marine et la gare de , caserne pour les fusiliers de marine.—Reuter. : l'imperatrice charlotte et ! la guerre. ! UN OFFICIER ALLEMAND AU 1 CHATEAU DE BOUCHOUT. } (Correspondance particulière.) , BRUXELLES, 5 mars (par courrier).—Lorsque 3 le capitaine von Schmitz, arrivant avec son dé- 3 tachement de cavalerie allemande à Bruxelles, i remarqua le château aux grilles de fer rehaussées t de deux couronnes royales, il fut frappé de voir t flotter sur le château Je drapeau autrichien. Intrigué, il sonna à la grille et demanda au c domestique, en grande livrée rouge, quel était , l'occupant qui se permettait d'arborer les cou- î leurs autrichiennes. Le domestique répliqua - imperturbablement que c'était Sa Majesté l'Im-5 pératrice du Mexique. — Bien ! dit avec audace le capitaine, je veux % présenter mes respects à Sa Majesté. L —Impossible, répondit le valet. Sa Majesté est t invalide depuis cinquante ans et ne reçoit que ses daines d'honneur et son maître de cérémonies. Là dessus notre capitaine, de plus en plus 3 intrigué, insiste pour avoir un entretien avec le maître de cérémonies, ce qui lui est aussitôt ac-' cordé. Celui-ci, tout étonné de l'ignorance com-' plète du capitaine au sujet d'un fait d'histoire 5 connu par le plus jeune soldat belge, Lui apprit les faits et dates de la vie et de la condamnation à mort de l'empereur Maximilien du 1 Mexique, frère de l'empereur d'Autriche, ajoutant qu'à la suite de ces' événements l'impératrice avait, perdu la raison. 5 Ensuite, sur la demande du capitaine, il lui 1 fit voir par la fenêtre d'un des salons une vieille dame, toute vêtue de noir, se promenant dans les jardins au bras d'un fidèle serviteur,^ et la montrant d'un geste il annonça: Sa Majesté l'Impératrice du Mexique. ï L'officier ne pût s'empêcher de s'écrier : " Wun-' derbar ! " (étonnant). Aussitôt il se remit en, selle et après avoir salué avec ses hommes le drapeau autrichien, se dirigea vers Bruxelles, où il fit part à ses chefs de sa " découverte." On peut maintenant voir à la porte du château cette inscription signée par î'état-rnajor allemand :— "Cette habitation, propriété de la Couronne de Belgique, est occupée nar Sa Majesté l'Impératrice du Mexique, archiduchesse Maximilien t d'Autriche, belle-sœur de l'empereur François . Joseph, notre illustré allié. .T'ordonne aux sol-9 dat-s allemands passant par ic i de ne pas sonner t et de laisser la place intacte." 0 Et voilà comment cette résidence princière est a peut-être la seule en Belgique, avec celles des e traîtres D'Arenberg, qui ©oit respectée et n'ait pas t servi de logement aux officiers allemands. La malheureuse Impératrice, quoique dans sa soixante-seizième année, se porte relativement e bien et continue à avoir de temps à autre ses 1 réceptions de cour. t == t Le Bureau de la correspondance belge, Wounded Allies Relief Committee, établi au Grand Hôtel, Trafalgar-square, informe le public de ce qu'à la date du 15 mars les bureaux seront transférés à Sardinia House, Kingsway, Londres, W.C. — La Société des gens de lettres, désirant e honorer la littérature de l'Alsace-Lorraine et de l" la Belgique, vient d'attribuer à M. Maurice e Barrés et à M. Maurice Maeterlinck des annuités r provenant du fond Bonaparte. — Les autorités allemandes ont encore réduit !> les rations de pain, et dorénavant il ne sera plus s distribué que quatre fois paT semaine des rations e de farine pour la fabrication du pain à domicile. s — Depuis le commencement de la guerre avec 5 la Turquie les Russes ont capturé quatre pa-chas, 337 officiers, et 17,675 soldats. — Suivant une dépêche de Bucarest à la à " Frankfurter Zeitung," le gouvernement roumain •s a demandé un nouveau crédit de deux cents ' millions de francs pour l'armée. LA LUTTE CONTRE LES PIRATES. UN SOUS-MARIN ALLEÎtAND COULE PAR UN TORPILLEUR ANGLAIS. LONDRES, 10 mars.—Le secrétaire 'de l'Ami-rauté publie par l'intermédiaire du Pï*îss Bureau la communiqué suivant:— Le sous-marin allemand "U20" a éfcé*'éperonné aujourd'hui par 1' " Ariel " (lieutenant, commandant James V. Creagh). Le sous-marin a coulé et l'équipage é*est rendu. LONDRES, 10 mars.—Un nouveau communiqué de l'Amirauté dit que le sous-mar.7n coulé est le " U12." Quelques hommes de l'équipage seulement ont pu être sauvés. Douze se sont noyés. TROIS VAPEURS TORPILLES ET COULES. RENOUVEAU D'ACTIVÏTE DES SOUS-MARINS.. LONDRES, 9 mars.—Le secrétaire de l'Amirauté publie le communiqué suivan k_*— Le steamer anglais " Tangistan," 373S tonnes, appartenant à MM. F. C. Strick et Cie., de Londres, a été torpillé en vue de Scarborough à 12 heures 30 le 9 mars, et a coulé. De l'équipage composé de 38 hommes, un seul homme a été sauvé. On ignore le sort des autres. Le steamer anglais " Biackwood,''* 1230 tonnes, appartenant à la Tyneside Line, I#td., de North Shields, a été coulé sans avertissement préalable, par un sous-marin le 9 mars à 0 l*eures, en vue d'Hastings. L'équipage de 17 hommes a été .sauvé et transporté à Newhaven. Le steamer "Princess Victoria.'" 1108 tonnes, appartenant à MM. Langlands et fi'ts, de Glasgow, a été coulé sans avis préalable, par un sous-marin 1© 9 mars à 9 heures 15 en; vue de Liver-pool. L'équipage composé de 34 hommes a été sauvé. NOUVEAUX DETAILS. LIVERPOOL, 9 mars.—Le stesaner " Princess Victoria," qui se dirigeait vers IiÉverpool, a été attaqué par un sous-marin au m-ornent où il se trouvait à 18 milles de oe port. Il voyageai! avec précaution en inspectant . soigneusement l'horizon, et ce ne fut qu'au mon tent où il vit le sillon d'une iorpine qu'il se rendit compte de la [ présence d'un sous-marin ennemi1» Il n'y avait plus moyen de D»anœuvrer poui éviter le péril. L'explosion eut . lieu et le bateai I coula en 15 minutes. L'équipage ayant pris place detns deux embar | cations, fut recueilli par un petit, navire et trans ' porté à Liverpool. J^e steamer " Blackwood " faisait le trajet de Blyth au Havre avec du chariion. Ce fut av. cours d'une térapête de neige <}u'il fut attaque par un sous-marin dont Je numéijone put être dis tingué. Les officiers déclarent avoir aperçu è peu de distance de ce sous-majrin le périscope d'un second submersible. En vue du danger menaçant le " Blackwood,' les embarcations de sauvetage avaient été pré parées. L'équipage put rapid/ament y prendre place et quitter le navire quii coula en dis minutes. ATTAQUE D'UN CHiLLUTlER. LONDRES, 10 mars.—Le capitaine et l'équi page, soit en tout seize homirfes, du chalutiei "Grisnez" de Boulogne ont c rté débarqués ce matin, vers trois heures, à N ewhaven, par le chalutier " Cosmopolite r," de Riimsgate. lie "Grisnez" se rendait il l'endroit de s: pêche en compagnie de deux autres chalutiers quand à environ vingt milles cruest-sud-ouest de Beachy Head, hier après-midi trois heures, ur sous-marin allemand, de la triasse U, numéro inconnu, vint à la surface et fit des signes ; l'équipage du " Grisnez " d'aller à bord du chalu tier de Ramsgate, qui était dans le voisinage. Avant que l'équipage pût mtettre les canots ; l'eau le sous-marin se mit à tjrrer sur le "Gris nez," endommageant un des ca nots de telle façor qu'après qu'il fut mis à l'eau 1<î capitaine et deu> hommes eurent les plus gran des'difficulté pou: le faire flotter. Ils furent recueillis par l'autr< canot. , , , i . _ . , Le "Grisnez" fut touche plusieurs fois par le: canons; un coup toucha la chaudière, car on en tendit une explosion. Le sous-marin plonge; en voyant arriver, de l'est un g eand vapeur. Au crépuscule le "Grisoees" flottait encore mais il sombrait. A leur arrivée à Newhaver les hommes d'équipage furent reçus par le consu de Franœ.—Evening StandancL LE VOYAGE DE L' " ELISABETH VILLE.' L' " Elisabeth ville " a quitfcf'i Dakar le 6 dernier dans la soirée, en route pour Liverpool, où L malle congolaise peut être .attendue le 15 pro chain. LA REINE DK5 BELGES AUX FEMMES ANGLAISES. La revue " Gentlewomaai;" a reçu de Sf Majesté la Reine Elisabeth une lettre autograph. où il est dit notamment :— "J'admiTC les femmes anglaises pour leu force tranquille et je leur sxuis reconnaissante d-tout ce qu'elles ont fait perar alléger les souf frances que la Belgique doit, supporter. Par no propres douleurs d'aujourd'hui, nos cœur s'unissent avec ceux de cel/tes qui ont si noble ment donné le meilleur et,le» plus précieux de c qu'elles avaient, pour la lumière de la civilisa tion. Je prie Dieu de bénir les femmes anglaise pour tout ce qu'elles ont fiait et j'espère que 1. paix viendra vite." LA MAIN-MISE SUBI LES POMME! DE TERRE BELGES. REQUISITIONS EN MASSE. AMSTERDAM, 9 mars.—On mande de Coui trai au " Telegraaf," que de nombreux blessé viennent d'arriver de Gheïuwveld et de Dudzeelc Les habitants de Coiirtrai, comme les Allemandi doivent faire usage de tijikets officiels pour ot tenir du pain. L'examen des passeports est très rigoureux. On apprend de Bergen op Zoom qu'à Maline toutes les pommes de te rre d'hiver ont été rr quisitionnées y compris, celles destinées à 1 plantation. Exception u été faite pour le tubercules destinés aux Allemands. L'exportation des pommes de terre dans cett région a été interdite.—jReuter» DANS LES DARDANELLES. AVANCE DANS LA PASSE. COLLABORATION DE LA FLOTTE RUSSE. PARIS, S mars (minuit).—Le communiqui officiel suivant a été publié par le ministère de li marine :— Le 8 dernier le " Queen Elizabeth," souten» par quatre de nos cuirassés, est entré dans le Dardanelles et a bombardé au moyen de se canons de 38.2cm. le forts Roumeli Medjidh Tabia situé au sud de la pointe de ELilid Bahr. Le mauvais temps a entravé les opérations.— Reuter. AMSTERDAM, S mars.—Un télégramme _d Constantinople daté d'aujourd'hui dit:—Un flotte russe composée de trois cuirassés, troi: croiseurs, dix torpilleurs et plusieurs vapeurs s'est montrée le 7 écoulé avant midi en vue de ports charbonniers du district d'Eregli surlacôti sud de la mer, Noire et a bombardé les forts d Zunguldak, Kozlu, Eregli et Alabli. Plus d'ui millier d'obus furent lancés sur Zunguldak. Ui vapeur fut coulé. A Kozlu quelques maisons on pris feu. A Eregli, sur qui plus de 500 obus furen lancés, quatre vapeurs et un voilier furent coulés parmi lesquels un vapeur italien et un persan Deux autres vapeurs furent endommagés. DANS LE CHAMP DE MINES. PARIS, 9 mars.—Le "Petit Parisien" appren-de Tenedos qu'à la suite du dernier engagemen d'hier le " Gaulois " fut félicité par l'amira anglais au sujet de sa brillante participation ai bombardement du fort de Dardanos. 'Ce navir démolit une puissante batterie et fut touché pa deux projectiles de 150 mm., qui ne causèren que de légers dégâts. Un raid très heureux est signalé par le " Su; fren," qui s'avança jusqu'à l'extrême limite d champ de mines turc et fut touché par des éclat d'obus qui tombèrent aux pieds de l'amiral Gut pratte. Il n'y eut aucune perte de vie humaine —Exchange. LE COMMUNIQUE FRANÇAIS. PARIS, 8 mars (minuit).—Un communiqu pUblié par le ministère de la Marine dit : Quatre cuirassés français, le " Suffren," "Gai lois," " Charlemagne " et "Bouvet" et deu cuirassés anglais, 1' "Agamemnon" et le " Lor Nelson," sont entrés hier dans les Dardanelles. Tandis que les cuirassés anglais bombardaier à longue portée les forts dans la passe qui sépai Çhanak de Kilidbahr, les cuirassés français le couvraient en bombardant les batteries à Da danos et Souandere, ainsi que des canons cache qui furent réduits au silence. Les forts Rumeli Medjidieh Tabia sur le côt européen et Hamidieh Tabia sur le côté asiatiqu répliquèrent au tir des cuirassés anglais, ma: furent également détruits.—Reuter. LE BUT DES ALLIES. PARIS, 10 mars.—M. Herbiette écrit dans " Echo de Paris " :— L'attaque des Dardanelles n'a. pas été organisé | en vue de forcer les états des Balkans à prendi les armes, on a le droit de la supposer. U sembl qu'elle a été entreprise surtout pour deux raisoiiî d'abord pour ouyrir la voie aux importations < exportations russes et ensuite pour priver l'Ail magne d'une base d'opérations diplomatique dans les Balkans et de sa propagande dans ! monde de l'Islam. Ce double objet peut-il être atteint sans l'aie des puissances balkaniques? Sans doute: sino la Grande Bretagne, qui ne confond pas l'hyp thèse et la réalité dans ses calculs, n'aurait p£ eu l'idée de l'expédition. Pour cela, le but sei atteint. Une fois cela fait, à quoi penseront 1< Alliés? Le passage des Dardanelles n'est qu'ur route de plus pour aller à Berlin.—Reuter. LE SORT DE CONSTANTINOPLE. AMSTERDAM, 9 mars.—La " Gazette r ' Cologne," discutant l'importance de Constant ' nople, prétend dans un long article que si h Turcs sont incapables de garder possession de ! ville, celle-ci devrait devenir ville libre, garant " par une alliance de la Bulgarie, de la Rournan et de la Grèce» sous le protectorat de l'Italie.-ï Reuter. LA CRISE POLITIQUE EN GRECï i LE NOUVEAU CABINET. , AMSTERDAM, 9 mars.—Le " Lokalanzeiger l apprend d'Athènes que M. Zaimis a dû déclin* [ de former un cabinet parce que M. Vénizélos r pouvait pas lui promettre le coneours de sa m jorité à la Chambre. Le correspondant ajou: que le Roi, d'accord avec M. Gounaris, a décic 1 de dissoudre la Chambre et de décréter de no" velles élections. La personnalité de M. Gounar > offre une garantie de la neutralité du nouvea 1 cabinet. A Athènes tout est calme. La comb - naison Zaimis a échoué principalement par sur du problème finajicier. M. Tnéotakis, pour c* raisons, a recommandé au roi de porter son cho: sur M. Gounaris, cjui prendra des mesures final cières nouvelles.—Reuter. ATHENES, 10 mars.—Avant de demander M. Gounaris de former un cabinet, le Roi ava pressenti M. Scouloudis, qui avait décliné l'off: pour raisons de santé.—Reuter. j ATHENES, 9 mars.—M. Gounaris a soumis l'approbation du Roi la liste des nouveaux mer bres du cabinet. La voici :— : Premier ministre et ministre de la guerre, 3 ; Gounaris; affaires étrangères, M. Cliristak ■ Zogrophos; communications. M. Baltadjis; i: 5 struction et travaux publics, M. Vozikis ; finance 3 M. Protopapadakis; intérieur, M. Triantafillakoi - économie nationale. M. Entaxias; justice, i î Isaldaris; marine, M. Stratas. Le nouveau cabinet a été approuvé par le R 5 et prêtera serment demain.—Reuter. i L'EXPLOSION DE LA PYROTECHNIE D'ANVERS. ' AMSTERDAM, 10 mars.—Un télégramme < ' Bruxelles, via Berlin, dit que trois hommes fure tués et sept blessés par l'explosion dans hangar de la Pyrotechnie à Anvers. L'explosion se proudisit pendant un travail < nettoyage sous la surveillance d'un sous-officie —Reuter. _ — On mande de Copenhague qu'à Kiel, on e s en train de construire quinze petits sous-marii d'r/i nouveau genre avec un équipage de ht hommes pour servir sur les côtes allemandes faire des reconnaissances dans la Baltique les mers de l'Europe du Nord. — A la suite de nombreuses plaintes ps s venues dernièrement au sujet de la propagam - antipatriotique au moyen de pamphlets séditei a, et par la propagation de fausses nouvelles, s police de Paris a arrêté différentes personne parmi lesquelles le nommé Lorulot et Provat, e .dernier un anarchiste millionnaire possédant < Grandes nronriétés à St. RaohaëL COMMUNIQUES OFFICIELS RUSSES. L'OFFENSIVE AUTRICHIENNE DANS LES CARPATHES. pertes ecrasantes. PETROGKADE. 9 mars.—Communiqué du ! grand quartier-général:— 3 Sur tout le front entre le Niémen et la \istule 3 les combats furent désespérés pendant la Journée d'hier. Notre cavalerie captura une partie d une * colonne de ravitaillement de Seiny. Dans la région dJAugustovo la bataille s'est étendue jusqu'à deux verstes de la station d'Au-gustovo.3 L'artillerie du fort Ossowiecs a engagé avec } succès l'action contre les batteries d£ siège en-5 nemies. » L'ennemi a attaqué sans résultat les positions 3 situées sur les routes de Ivolno-Lanza. Au sud 5 de Kohrjele les Allemands a amené de grandes 3 forces dans la ligne de combat. 1 Au sud de Drobin, où ils avaient pris l'offen-1 sive, les Allemands ont été repoussés avec de t grandes pertes. . Sur la rive gauche de la Vistule, dans la t région de Pilica, l'action est alternativement j offensive et défensive. Nous avons capturé des prisonniers et des mitrailleuses. Dans les Carpathes, dans la région de'Baligrod, les Autrichiens continuent leur offensive, malgré des pertes écrasantes. Près du village de n Studente l'ennemi réussit à capturer les tranchées i avancées de deux bataillons" russes. Dans la , région d'Uzok-Munkacs, l'offensive ennemis n'eut' . aucun résultat. j Après une bataille désespérée, l'ennemi cap-r tura le 7 la grande partie de la hauteur 992, près t de Koziouvka, mais hier matin notre contre-attaque fut couronnée de succès, et l'ennemi fut délogé de toutes, les tranchées qu'il avait cap-1 turées. s Au nord-est de Klausse nous avons faits pri-sauniers les restants d'une colonne autrichienne que notre flanc avait enveloppée.—Reuter. confusion dans les rangs allemands. | LES AVIATEURS RUSSES. ■ PETROGRADE, 9 mars.—Un communiqué; officiel dit:— s La confusion existant da'ns les troupes alle-> mandes qui opèrent contre nous prend des pro-s portions énormes. Par exemple, nous avons trouvé récemment un détachement, s'élevant à un é corps d'armée, composé de différents bataillons, e Au nord de la Pilica, les Allemands emploient s des nouvelles méthodes de guerre, lançant de la poix bouillante ou un autre liquide sur notre infanterie quand elle approche de leurs tranchées, qui cause des blessures malignes et enflamme les vêtements de nos soldats. Dans la même région, l' le lieutenant Kositzky, avec un groupe d'éclaireurs, exécuta une reconaissance au-e dacieuse et revint auvcamp avec deux mitrail-e leu ses. e Les Allemands subirent d'énormes pertes dans : une attaque au sud de Drobine. t Dans la soirée du 7 mars l'ennemi avançant - sur un front étendu dans le village de Vrogotsine s que nous occupions, fut forcé de se retrancher et e de prendre la défensive à une distance de 500 mètres de nos fusils. , En dépit de pertes énormes e les Allemands attaquèrent jusqu'au 8 mars, n moment où notre avant-garde fit une contre-)- attaque et reprit ses positions premières, s Nos aviateurs jetèrent avec succès des bombes a sur Czuczine et Stavisk. s Un combat sanguinaire continue au village de e Moczarze. Une auto blindée allemande qui essaya de s'approcher du village fut renversée par nos troupes. A Klausse, dans les Carpathes, nous fîmes prisonniers le commandant d'un bataillon du 29e •e régiment autrichien, huit officiers et trois com-pagnies entières.—Reuter. \l les allemands a vise. QUELQUES DETAILS i. RETROSPECTIFS. Nous extrayons d'une lettre écrite de Visé à la date du 5 janvier les quelques renseignements suivants :— Tout Visé est détruit à commencer par notre :r maison. Elle a été épargnée jusqu'au dernier e jour. Alors les Prussiens, prétendant qu'on avait l~ tiré de notre maison, ont d'abord emporté dans i des caisses, tableaux, etc., et puis ils ont brûlé. e Donc, il n'y a plus une maison debout, à com-I" mencer par la nôtre jusque Souvie. Vous ^ i appelez-vous la route pour aller vers Argenteau, r1 le long de l'église et le long de la Meuse? Là il y ^ avait le quartier pauvre de Visé, nommé Souvie. ^ Et bieu ce quartier n'est pas brûlé, toutes ces pauvres maisons sont restées avec leurs habitants. Ce sont tous les paroissiens qui restent au pauvre doyen; il remplace en même temps le curé d'Haccourt. Vous vous rappelez sans doute, le à premier village après Devant le Pont. Le curé it d'Haccourt a été tué en voulant sauver le St.. "e Sacrement, et ces monstres l'ont laissé pendant trois jours étendu devant son église; les témoins à prétendent ciu'ils l'ont scié en deux après. Dans ce grand village d'Haccourt, il y a grande misère aussi. Il y avait sur la route de -.Devant le Pont, I au canal, à Hallembeye un vieux prêtre retraité is de quatre-vingts ans, alité. Ils l'ont jeté par-v dessus une haie puis brûlé sa maison. Toutes s ces cruautés, je n'ai pas eu le courage jusqu'ici ;• de vous les décrire, .le vous disais tantôt que le L doyen de Nité et le bourgmestre étaient faits prisonniers à Navagne?... Je ne sais si vous vous 3i rappelez la maison de l'antiquaire le long de la Meuse, cette maison remplie de choses disparates de toutes sortes. Un peu plus loin, vis-à-vis, sur l'autre rive de la Meuse,'se trouvait la belle campagne de M. Dessain. Le château et la ferme ont ' été brûlés mais les _ dépendances étaient je restées, écuries, etc. Là étaient campés des _f milliers d'Allemands, tous hébergés dans les l villages environnants: Lixhe, Lanage, etc. J'ai pu obtenir l'autorisation du commandant d'aller j visiter les deux prisonniers afin de leur apporter " frissche Wàsche." .T'ai donc pu pénétrée ' jusqu'à leur prison, un grenier à foin. Je devais monter un escalier en bois et là j'ai trouvé ces . deux x^auvres malheureux; pas de table, pas de chaise, rien qu'un peu de paille par terre et une croûte de pain noir dans un coin. Ceci je l'ai ? vu. Le doyen, lui, a les grâces d'état et pai . conséquent plus de courage, mais le pauvre bourg-mestre, qui a femme et enfants était bien plus malheureux. Le commandant du camp m'avait r* retenue très longtemps pour causer. 11 préten-le dait que dans l'église de Visé on avait cacîhé des ix armes, que le doyen avait excité le peuple, etc. la J'ai pris courageusement sa. défense, car c'étaient s, des mensonges, rien que des mensonges qu'il ce débitait. St. Hadelin a été épargné à cause de la le Croix Rouge qui y était établie et ce sont surtout des soldats allemands qui y ont été soienés. EN BELGIQUE. LES TRIBUNAUX ALLEMANDS DANS LES CHARBONNAGES CAMPINOIS. ROOSENDAEL, 5 mars.—Le conseil communal d'Anvers a adopté à l'unanimité la proposition des conseillers Royers et Cools de faire une inscription hypothécaire de 150,000 francs auprès des banques de prêts, afin de contribuer de ciette façon à la reconstruction ou la réparation des maisons détruites ou endommagées. Les tribunaux allemands continuent à so montrer des plus sévères. Voici, à titre d'exemple, la liste des peines prononcées j^ar eux en une semaine, celle du 20 au 26 février:— A.—Par le Gouverneur allemand: André Loeker, Tholen, passage de zone interdite, / jours; Henri Jugters, Anvers, pour avoir détenu un pigeon-voyageur, 20 fr. B.—Par le tribunal du Gouvernement allemand: pour avoir voulu passer la frontière sans passeport, Ben. Braeke, Boom, 4 semaines; J-Marschal, Hemixem, id. 6 mois. A. Buisserat, Frameries, transport clandestin de lettres, 14 jours. A. Remy, Ixelles, passage clandestin de la frontière, 7 jours; J. Pire, Ostende, transport prohibé de lettres, 6 semaines; P. Wilhelmens, Anvers, insultes à l'empereur allemand, 6 semaines : Janssens-De Vroom, id., introduction fauduleust: de journaux, 6 semaines; M. Eermend; L. van. Hoof, Anvers, insultes à l'empereur allemand, mois; B. Citron, Bruxelles, cel de lettres, 4 semaines. C.—Par le Commandant allemand : F. Torfs, Borgerhout, conversations injurieuses et inconvenance grave, 2 jours: L. Marien, id., id., -jours: J. Ceulens, id„ id., 2 jours; L. van den Broeck, id. id. 2 jours. D'autre part le conseil de guerre tenu ^ Bruxelles a condamné MM. Jammin du Sart, négociant, et Debroé, inspecteur de police, à respectivement un et deux ans de forteresse. Ils étaient accusés tous les deux d'avoir, recruté des volontaires pour l'armée belge. Les Allemands de Bruxelles viennent de se rendre coupable d'un nouvel acte de vandalisme, particulièrement odieux. Gn assure que toutes le; petites statues en bronze du square du Petii-Sablon ont été expédiées en Allemagne et que les Allemands eut essayé, sans succès, d'enlever les massives portes en bronze à l'église Sainte-Marie, rue Royale. Du Limbourg, une bonne nouvelle: les travaux du nouveau bassin liouiller campinois n'ont pas été interrompus. A tout le moins, on entretient les puits, dont l'abandon aurait équivalu à une catastrophe. Aux charbonnages de Winterslag et de Water-schey les travaux de fonçage des puits d'extraction se poursuivent, quoique lentement. Dans chaque charbonnage une vingtaine d'ouvriers soin occupés pendant six à sept heures par jour. Les salaires qui étaient de 6 francs en moyenne avant la guerre ont subi une baisse sensible, ce qui s'explique vraisemblablement par le fait qu'én ce moment la demande de travail dépasse de beaucoup l'offre. Au Zwartberg. quelques ouvriers seulement sont occupés à dés travaux de surface. LA LIGUE DU SOUVENIR. SON BUT. 'La "Ligue du Souvenir" dont la création s'inspira d'un remarquable article intitulé les •' Châtiments " qui parut dans la Mr'iropolc, fut fondée le 22 septembre dernier. Dans leur premier appel les fondaicuis disaient que cette ligue aurait pour mission do faire ériger des tombes à nos vaillants morts et de faire apposer partout où les Allemands ont commis des dévastations et des crimes des plaques ou des monuments commémoratifs. lis ajoutaient: "Anvers qui n'aura pas connu comme les autres villes les horreurs de la guerre aura peut-être une propension à oublier plus vite. " Du reste, elle sera plus travaillée qu'aucune autre ville belge par les Allemands et les germanisants insinuants. C'est donc à Anvers même que les sentinelles vigilantes de l'antipangermanisme doivent se trouver." Les événements ont donné un démenti à la prévision qu'Anvers ne souffrirait pas des horreu rs de la guerre. Cela facilitera la tâche de ceux qui assumeront le devoir d'y rappeler les crimes des Huns. Le 23 septembre, la Ligue relevait ce fait que dans la ville d'Anvers assiégée on assistait à cies préparatifs pour le retour des Allemands après la guerre. Le 25 septembre, la Ligue enregistrait l'adhésion de trois artistes remarquables qui mettaient leur talent au serviee de la propagande. Les inscriptions étaient alors, comme aujourd'hui, reçues sans formalité ni cotisation, celle-ci devant être déterminée plus tard, par le nombre des adhérents. Néanmoins, nombreux furent ceux qui joignirent un don à leur inscription.La Ligue compte donc de ce chef une encaisse immédiatement utilisable. La rédaction des statuts comme la nomination du comité définitif sont réservés jusqu'au moment où la Ligue aura pu obtenir, en Belgique, l'adhésion de personnalités assez marquantes pour rallier tous les suffrages. Les listes sont à la disposition des propagandistes connus qui voudraient se charger de recueillir des adhésions sûres. On les obtient et on s'inscrit au bureau de la Métr<ypol.c. Le siège de la Ligue, bien que celle-ci doive exercer son action sur le pays entier, ne peut être fixé ailleurs qu'à Anvers, pour des raisons que ceux qui savent approuveront certainement. LES BELGES EN ANGLETERRE En présence du succès de la réunion: qui rut lieu récemment dans les salons de son local. De Keyser's Royal Hôtel, Londres, E.C.. le Club belge de Londres, à Ja demande d'un grand nombre de nos compatriotes, a décidé d'inviter les réfugiés belges à une réception du même genre le samedi 20 courant, de U à G heures. La fête comprendra une partie musicale, ainsi qu'une causerie sur la Belgique, par Mme Lambert Oluysenaer, notre sympathique compatriote; cette courte conférenoe intéressera . nombre de nos réfugiés et sera accompagnée d'une série de projections lumineuses de vues intéressantes des principales villes belges saccagées par les armées allemandes au début de la guerre. Les Belges désireux d'assister à la réunion sont priés de s'adresser à M. le secrétaire-trésorier du Club belge de Londres, 85, GTacechurcli-street, Londres, E.C., en se faisant connaître et en indiquant nominativement les personnes pour lesquelles ils demandent des invitations. NOUS mettons vivement nos compatriotes en garda contre certaines agences de placement d'employés, qui no lisent qu'à leur escroquer de l'argent. Ne versez de cautionnement ou de garantie qu'?rec ics rélérenoes les plu» térieuses I LA METROPOLE paraît chaque matin, sauf le dimanche, dans 1© " Standard," rendu chez tous lr* marchands de journaux au prix d'un penny. Noua conseillons Tirement à nos amis do s'abonner au prix de 3sh. 3 par mois pour le Royaume-Uni et 4sh. 4 pour l'ctrangor, et de nous adresser le prix de l'abonnement en un mandat. T.* tari! des annonces est de 9d. la ligne pour lo Lirro d'adresses des exilés," payablo d'avance, op pour tout autr» publicité, lo tarif du " Standard." Nous avons ouvert tin bureau dans l'immeuble du " Standard," Flcet-strect, 132-4, E.C-, ouvert de 2 à 6 hearee. En cae de demande pa* écrit, joindre deux timbroe d'un pennj.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.
Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Ajouter à la collection

Emplacement

Sujets

Périodes