La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1918, 12 Juillet. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 26 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/3b5w66b143/
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The Newtpaper for B«lgJan LA MÉTROPOLE ONE PENNY cuq cEiTimt H LAIDE I VIJ» C«T iîAïira, Dix cnriKti PARAISSANT PROVISOIREMENT ▲ LONDRES Boréaux : 43, Chancery Lue, W.C.2 — Telepkone : Holkora 212. f 3 moi* 9 *hi Abonnements : 4 6 mois 17 «h. 1 1 an 3a «h, 1 25** ANNEE VENDREDI 12 JUILLET 1918 Registered at the G. P. O■ -kj_ -iqq as a Newspaper. J.N Q. loO LA GRANDE GUERRE Avance italienne en Albanie I Démission de von Kuhlmanrv Nouveaux succès français I Jeudi midi. front occidental continue à nous offrir Hectacle d'opérations locales hardiment menées à notre avantage. _ . . • Sur l'Aisne, les Français ont poursuivi et linplété mercredi la brillante entreprise qu'ils Hient commencée la veille au soir dans le Bteur de la ferme de Chavigny. Ils ont réduit plusieurs points de résistance ennemie au nord ■cette position, où quelques détachements allemands persistaient à rester accrochés et, p|ssant de l'avant, ils ont conquis de nou-veai: terrain, enlevant la ferme de la Cretle Ï?s carrières fortifiées à 1 est de cette posi-, sur la lisière de la forêt de Retz. uelques partis progressèrent même jus-aux confins du village de Longpont et d'iutres pénétrèrent dans ta partie nord de Ctrcv. Un certain nombre de prisonniers fu-reïit capturés. L'artillerie fut active au nord dl Montdidier et dans le secteur de la ferme Cfcvigny. Les Français effectuèrent en outre plusieurs coups de main réussis en Champagne.■Le succès français du g juin au matin à l'ouest d'Antheuil fut une surprise complète ■ur les Allemands. Leur contre-attaque sur la ferme des Loges leur coûta beaucoup de monde, ainsi qu'en témoigne le terrain semé de cadavres. Le nombré total de prisonniers s'élève k6o, dont vingt officiers. Ceux-ci appartenaient à trois régiments différents et comprenaient un chef de bataillon, son second, et un officier de liaison d'artillerie. Le " butin " pour employer un terme cher aux ■ Allemands, fut de 25 mitrailleuses, Hux mortiers de tranchée et un important matériel. Comme nous l'avons fait prévoir, les nouveaux chars d'assaut français firent merveille et n'éprouvèrent aucune perte. ■Un incident qui vaut d'être noté eut lieu dans la nuit du 8 au 9 juillet au nord de No-mény. Comme une patrouille française quittait ce village elle se heurta à un détachement allemand d'environ 150 hommes postés en em-aiscade. Malgré leur grande infériorité numérique, les Français acceptèrent le combat et jgtaquèrent leurs adversaires avec tant de vigueur que les Allemands prirent la fuite,abandonnant des morts, des prisonniers et des mitrailleuses aux mains de nos alliés. ■De tels incidents et, en général la faiblesse de! la réaction allemande contre les avantages lçcaux obtenus par les Français dans les nombreuses opérations d'une certaine envergure qu'ils ont effectuées depuis le 15 juin avec un Bccès marqué, pourraient faire croire à un affaiblissement du moral ennemi. Il faut se montrer prudent cependant en tirant une telle inclusion. D'après le correspondant du Times au front français, ce phénomène est le fcrollaire naturel du système Ludendorf par lequel la plupart des meilleures divisions allemandes sont, autant que faire se peut, retirées du front de combat pendant la période d'at-®nte et de reconstitution qui précède maintenant toute nouvelle offensive sur une grande jschelle, et ce fait rend d'autant plus certain, fce nous n'aurons plus à attendre longtemps jour voir se produire la prochaine ou les prochaines tentatives allemandes pour enfoncer les lignes alliées. ■j" Lorsque le moment de cette attaque ar-Ivera, ajoute le correspondant, c'est-à-dire le premier moment où les Allemands seront prêts, ils peuvent répéter une fois de plus leur effort pour séparer les armées britanniques des armées françaises, où ils peuvent tenter une nouvelle diversion, telle qu'une tentative pour couper les communications de chemin de fer des Français avec leurs forces pns l'Est. En tout cas, les Français, comme |os propres armées, emploient utilement le temps d'attente sans se préoccuper outre me-|ire, en général, de spéculations sur le point ae savoir où et quand l'offensive viendra." I Le front britannique reste calme. Le feu ■ artillerie et de mitrailleuses a été violent en-tr< I Ancre et Villers-Bretonneux, où une attaque locale fut repoussée. Pendant la nuit de pardi à mercredi, les Anglais avancèrent guelque peu leur ligne à la suite d'une opéra-|on locale réussie dans le voisinage de Merris, îu cours de laquelle ils capturèrent des prison-pers, neuf mitrailleuses et deux lance-bom-îes. Une tentative allemande au sud de Buc-foy (entre Albert et Arras) fut frustrée. ■ Mardi, malgré le temps nuageux coupé ^averses, ''aviation britannique détruisit neuf Jroplnnes allemands, en a forcé un autre à la jes'cente et à lancé dix-sept tonnes de bombes |>r des objectifs " choisis " comprenant no-•mnient la jonction de Lille (deux tonnes) et |s bassins de Bruges (une tonne et demie). Un aroplane hostile fut en outre descendu par Artillerie de défense. Lundi, les Français 1 abattirent sept machines allemandes et incen- \ dièrent deux saucisses. Les Italiens poursuivent leur avance victorieuse en Albanie. Leurs troupes ont atteint à l'ouest le cours inférieur et moyen de la Semeni et ont étendu vers l'est l'occupation des hauteurs à la source de la Tomorica. Leurs progrès continuent, et elles refoulent j l'ennemi au centre au-delà de la rivière Osum. ( La chute de von Kuehlmann est officielle- j ment confirmée par un sans-fil de Nauen (Ber- j lin) qui dit que l'Empereur a accepté la démission du ministre des Affaires étrangères et i ajoute que " tes journaux " désignent unanimement l'amiral von Hintze comme son successeur, mais qu'une décision définitive n'a j pas encore été prise. Le correspondant berlinois de la Frankfurter, habiuellement bien informé, dit que la démission de von Kuehlmann a été annoncée au Reichstag et donne la nomination de von Hintze comme certaine, j Le Reichstag a renvoyé aussitôt la discussion du vote de crédit (en troisième lecture) à son Comité central, afin que les " conséquences [ politiques " de la démission puissent être dis- : cutées à l'abri des oreilles indiscrètes. Un ajournement du Reichstag est improbable. Le règne de von Kuehlmann n'a donc duré qu'un an. II succède en effet à Zimmermann lorsque le " colonel " Michaelis prit la place de l'homme du chiffon de papier à la chancellerie impériale. Après une " mis- | sion " en Scandinavie au début de la guerre, Kuehlmann représenta l'Allemagne à La Haye, d'avril 1915 à septembre 1916 et remplaça ensuite le comte Wolff-Metternich à Constantinople, d'où, dit-on, les intrigues du comte Hertling l'appelèrent à la direction des Affaires étrangères. Il est inutile de s'étendre longuement sur sa carrière. Kuehlmann était un chef d'oeuvre d'hypocrisie et de dissimulation. Il posait volontiers au modéré, mais son esprit véritable vit dans les scandaleux traités de Brest-Litovsk et de Bucarest, qui le montrent sous son véritable aspect. C'est un étrange destin que ces monstrueux instruments diplomatiques survivent à la carrière diplomatique de leur auteur. C'est aussi un signe des temps que Kuehlmann succombe au ressentiment des pangermanistes et des annexionnistes, sans l'intervention d'un Reichs^ tag qui vota la fameuse résolution du 19 juillet 1917 et pour le simple fait d'avoir osé dire que l'Allemagne ne peut tout attendre de la force. Son successeur, jeté dans la " diplomatie " par la faveur impériale, sera peut-être plus habile, mais on ne peut attendre de lui plus de scrupule. Kuehlmann, qui n'a que quarante-cinq ans, reste évidemment dans la coulisse, et son avenir dépend du sort des armes allemandes. ♦ Fonck super-as des belligérants? Fonck est-il le " super-as " de tous les belligérants? C'est très probable; c'est même certain, si les deux dernières victoires que nous avons annoncées et qu'il a remportées à plus de 15 kilomètres dans les lignes ennemies lui sont homologuées. En attendant, il compte 49 victoires officielles. Seul, l'Anglais Man-nock le dépasse avec 5° succès ; mais il faut tenir compte de ce que l'homologation anglaise est différente de la française. Elle se dé- , cerne sur déclaration des camarades de vol du vainqueur, alors qu'en France le contrôle des observateurs terrestres est rigoureusement exigé, A ce compte, Fonck serait actuellement titulaire de 74 victoires. Après Fonck et Mannock, viennent comme " as des as " des belligérants : Berthold, pour l'Allemagne, 37 victoires; Brumowasky, pour l'Autriche, 34 ; Baracchi-ni, pour l'Italie, 31 ; Kosakoff, pour la Russie, 17 ; Willy Coppens, pour la Belgique, 13 ; Put-nam, pour l'Amérique, 9; Suk, pour la Roumanie, 7. Les " as des as " bulgares et turcs sont des aviateurs allemands — rois dans les royaumes des aveugles! Nous n'éprouvons pas le besoin de les faire figurer dans le présent tableau. -♦ Le germanophile Hearst voudrait être gouverneur de New-York New-York, 5 juillet.— La perspective d'une candidature de M. Hearst au poste de gouverneur de l'Etat de New-York a causé une vive effervescence dans tes milieux politiques de New-York et de Washington.Des démocrates éminents sont à la recherche de qulqu'un qu'ils puissent opposer avec succès à M. Hearst. On cite entre autres MM. Roosevelt et Gérard, ancien ambassadeur des Etats-Unis à Berlin.— Daily Mail. Contre les Allemands Les mesures proposées en Angleterre Un comité spécial institué par M. Lloyd Georges pour examiner la situation au regard des Allemands et des Allemands d'origine résidant dans le Royaume-Uni a remis un rapport au premier ministre, dont voici la substance : Le Comité attire l'attention toute spéciale du gouvernement sur la loi allemande de nationalité du 22 juillet 19'3 (qui permet qu'un Allemand natural'sd reste toujours Allemand). Il recommande : 1. L'internement de tout ennemi mâle au-dessous de 18 ans; 2. Le rapatriement des femmes d'origine allemande; 3. La revision des naturalisations accordées depuis le 1er janvier 1914 (date de l'entrée en vigueur de la loi allemande de nationalité) ; 4. Le retrait de t^oute naturalisation accordée avant cette date si un conseil institué à cette fin le juge bon; 5. La révision des naturalisations ac-oordées à des sujets neutres depuis le 1er août 1914 ; 6. L'examen attentif de la conduite et des relations de personnels d'origine ennemie, qui ont été naturalisées en pays neutres ou allié depuis le 1er août 1914; 7. La mise à pied immédiate de tout employé officiel d'origine ennemie; 8. Le déplacement immédiat des zones prohibées de toutes personnes d'origine ennemie ; 9. L'interdiction absolue1 de délivrer désormais à ces personnes l'autorisation de se rendre dans des zones prohibées; 10. Que tout changement de nom effectué depuis le 1er août 1914 par des personnes d'origine ennemie soit rendi inopérant six mois après la signature de La paix; 11. Que la liquidation de toutes les entreprises ennemies soit terminée dans troils mois; 12. La fermeture des banques aile mandes. Les trois autres propositions ont trall à la police des camps d'internement et aux équipages des navires neutres stationnant dans les ports britanniques. ♦ Notre armée coloniale Notre armée coloniale vient d'êtr< constituée définitivement. A la Force Publique se substitue l'armée coloniale belge. Son chef, l'ancier commandant d'une des divisions qui fi la conquête du Ruanda et de l'Urundi le colonel Molitor, s'embarquera incessamment pour l'Afrique. A la veille de son départ du Havre, h cloloinel Molitor redevait sa promotion au grade de général et, simultanément la cravate de Commandeur de l'ordre di Bain, que le gouvernement britannique venait de lui conférer en reconnaissance de sa brillante participation à la campagne d'Afrique. L'armée coloniale aura ses cadres £ elle, son état-major, ses services d'inlan-terie, de cavalerie, d'artillerie, de pontonniers, du génie. L'uniforme kakhi affectera la coupe du vêtement anglais, c'est-à-dire que le col sera ouvert. Pour l'Afrique, le règlement prévoit la chemise avec poches et ceinture. Sous peu, le major Reul, un de nos plus brillants adjoints d'état-major, qu fut un des agents les plus actifs de is préparation de nos victoires en Afrique, quittera Sainte-Adresse pour aller pren-eire à Borna le poste de chef d'état-mn-jor de l'armée coloniale à côté du général Molitor. 4 Pierre Loti cité à l'ordre de l'armée M. Pierre Loti, de l'Académie française, vient d'être cité à l'ordre de l'armée française par le général commandant en chef dans les termes suivants : Bien que dispensé par son âge de toute obligation militaire, a repris du service dès le début de la guerre, donnant ainsi un bel exemple de dévouement et de patriotisme. A rempli sous le feu de l'ennemi, notamment à la tête de Behouille (est de Saint-Dié), en forêt d'Apremont et au fort de Manonviller, plusieurs missions dont il s'esl acquitté à l'entière satisfaction de ses chefs, Nos Souverains à Londres Une grandiose manifestation de loyalisme Lord Curzon dit la gloire de la Belgique Grâce à l'auguste présence du roi VI-bert et de la reine Elisabeth, la fête musicale organisée mercredi après-midi au Royal Albert Hall en faveur de l'œuvre de la Croix-Rouge britannique par la comtesse Curzon de Kedleston, s'est transformée en une grandiose manifestation patriotique belge, dont le souvenir restera gravé dans le cœur de tous les assistants. Ceux qui auraient encore pû douter des sentiments de loyalisme de nos compatriotes n'auraient eu qu'à se trouver dès une heure avant la fête aux abords de la vaste salle de concert. Ils y auraient vu des milliers de Belges, ayant ressorti pour la circonstance un bout modeste de ruban national, et venus de tojs les coins de la capitale anglaise dans le seul espoir d'apercevoir les traits aimés de leurs souverains. L'attente de tous ces braves gens ne fut pas déçue et la foule qui se trouvait sur la route conduisant de Buckingham Palace au Royal Albert Hall acclama chaleureusement le cortège royal qui était composé de la façon suivante : dans la première voiture avaient pris place le roi George, ayant à sa droite | le roi Albert. Le prince de Galles se trouvait assils en face des deux souverains.Dans la seconde voiture, la reine Mary d'Angleterre avait, à sa droite, la reline Elisabeth, portant avec une g*"âce charmante une toilette blanche et une capeline qui lui seyaient à ravir. La princesse Mary, toute rayonnante de jeunesse, faisait face aux deux reines; un troisième équipage comprenait les personnages de la suite. | Dès longtemps avant l'heure du concert, la salle, aux proportions immenses, était archicomble d'une foule comprenant, outre le monde officiel, toute l'aristocratie londonienne. De nombreux blessés formaient dans le vaste hémicycle comme des tai fces glorieuses, tandis que des nurses, dont beaucoup arborent fièrement la médaille de la Reine-Elisabeth, s'empressent pour la vente des programmes. On fit un succès enthousiaste à nos musiciens du front au moment ou ceux-ci, au nombre d'environ 120, vont prendre place sur l'estrade. A trois heures exactement LL. MM. le roi et la reine d'Angleterre, le roi et la reine des Belges, la reine Alexandra, le prince de Galles, la princesse Marv, etc., viennent prendre place dans la loge royale installée dans le fond de la salle ; pendant que l'orchestre de Corneille de Thoran fait retentir les accents de la Brabançonne. Ce fut pour tous les assistants une manifestation d'un e:aractère imposant; ce fut pour nos compatriotes très nombreux dams la salle un moment d'ind'ei-ble émotion et tel qu'il n'en fut plus donné à beaucoup d'en ressentir depuis le mois d'août 1914. Ceux qui vivent les épreuves de ''exil sont seuls à comprendre combien la blanche silhouette ele la reine se dessinant aux côtés de son glorieux époux et surgissant ainsi après une séparation ele près de quatre années, fût pour tous comme une apparition radieuse faite de-grâce et d'espérance. Malgré la solennité du moment et I l'auguste qualité des personnalités présentes, les acclamations éclatèrent avec-une spontanéité foudroyante et ce fut une salle en délire et oubliant pour quelques minutes les rigueurs du protocole, | qui fit une ovation qui se prolongea indéfiniment.Les cris de "Vive le rai !", "Vive la reine!" se réperoutèrent durant un 1 temps considérable comme si l'on se sen-1 tait heureux et soulagé de pouvoir donner de l'air à des sentiments que chacun sent couver en soi depuis la première heure de la guerre. Quand le calme fut rétabli, l'excellent chef d'orchestre Corneil de Thoran fit attaquer les premières mesures de l'admirable symphonie en D mineur de Cé-sar Franck. C'est au milieu d'un silence religieux I que l'on éœuta cet orchestre symphoni-que, recruté parmi nos musiciens-soldats qui, entre deux séances de tranchées, savent encore sacrifier à leur art. Il y a là des éléments de tout premier ordre que Corneil de Thoran conduit avec une autorité remarquable et qui firent preuve d'une grande finesse d'exécution dans le ballet : Céphale et Procris, de Grét-y, dans l'ouverture d'Egmont, de Beethoven, et dans Fantaisies sur deux noëls wallons, cette délicieuse composition de Joseph Jongen, qui, par sa grande fn'i-cheur d'inspiration, obtint les suffrages enthousiastes de l'auditoire. Dans les Variations symphoniques de Boelmann, on eut l'oœasion d'admirer la perfection du jeu de M. Jean Gerardy, un violoncelliste, qui fait honneur à notre école musieiale belge. On fit aux musiciens de l'orchestre belge du front et à leur excellent chef, M. Corneil de Thoran, un succès bruyant, qui fut un hommage mérité au merveilleux résultat artistique obtenu au milieu des tourments de la guerre et en même temps un salut d'admiration pour notre vaillante armée. Le public prit aussi un plaisir extrême à entendre deux artistes belges de très grand talent. Mme d'Alvarez chanta d'une voix au timbre des plus purs et d'une sonorité puissante les grands airs de la Gioconda et de Carmen, et le distingué chanteur Robert Radford, du Beecham Opéra Company, détailla avec un art infini : She alone charmeth my sadness, de Gounodi, et l'm a Roamer, de Mendelssohn. Entre les deux parties du programme, lord Curzon de Kedleston, ce grand ami de notre pays, parla avec une émotion contenue et avec une éloquence pondérée, mais qui n'en produisit que plus d'effet sur l'assistance, de la Gloire de la Belgique. "Lorsque, dit lord Curzon, Sa Gracieuse Majesté prit l'initiative de cette solennité musicale, qui consistait à faire venir du front belge l'élite de vos musiciens-soldats, qui sont autant de héros, Elle ne s'imagina pas un seul instant qu'Elle aurait été présente à cet événement artistique. "Et voilà qu'Elle et son glorieux époux sont ici et que Londres a enfin l'occasion d'exprimer des sentiments de bienvenue si longtemps attendus. "Dans leur ardent désir d'adresser leurs félicitations à Leurs Majestés Britanniques, à l'occasion de leurs noces d'argent, le roi et la reine ont interrom" pu durant quelques heures l'existence vigilante et magnifique qu'ils vivent au milieu de leurs soldats sur ce petit coin de terre, qui est encore leur royaume. (Acclamations prolongées.) "Ce fut pour le salut de la Belgique et de la Grande-Bretagne que nous sommes entrés dans la guerre, mais c'est pour l'Europe et le monde, c'est pour la défense de la liberté et du droit que nous la continuons. "La petite Belgique ocoupe encore toujours toutes nos pensées et la première condition de victoire, pour laquelle nous luttons, est que la Belgique soit débarrassée de son oppresseur, qu'elle se trouve rétablie dans la place à laquelle elle a droit dans le monde et qu'elle otbienne l'indépendanœ économique qui lui revient par droit de naissance. "Ce sera toujours pour la Belgique un titre de gloire que d'avoir souffert, mais ce sera pour nous un autre titre de gloire que de ne pas vouloir qu'elle ait souffert en vain." Après ces paroles, qui furent un profond retentissement, la seconde partie du programme se déroula et ce concert, dont l'organisation fait le plus grand honneur à la comtesse Curzon, se clôtura dans une nouvelle atmosphère d'enthousiasme aux acœnts de la Brabançonne et du God save the King. A la sortie, une foule invraisemblable s'était massée aux abords du Royal Al- (Voir suite 3e page, 3e colonne.)

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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