La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1915, 02 Decembre. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 26 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/086348h887/
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"LA METROPOLE," the infiuential Belgian newspaper now enjoying the hosoitaiity of ©hf Stauiarï, was rcmoved to this country aftcr the destruction by the Gerroans of its Antwerp offices- Througk its appearanes in conjunction with this paper ihousands of refugees from Antwerp and othcr parts of Bclgium are able to obtain the latest Belgian news in thcir own language. LA MÉTROPOLE m «Bw w mmmmm ■ mmmm itmm D'ANVERS. PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. «M1" ~ 22me ANNEE JEUDI 2 DECEMBRE 1915. Na 336. LA GRANDE GUERRE. L'AUTRICHE CHERCHE UNE PAIX SEPAREE AVEC LA RUSSIE.—LA MISSION SECRETE DU CARDINAL HARTMANN A ROME. — FRANÇOIS-JOSEPH SERMONNE PAR LE KAISER. -MODIFICATIONS DANS LE CABINET AUTRICHIEN.—LA LENTEUR DE LA GRECE—REDDITION DE MONASTIR ? -LES SERBES TRAHIS.—EN RUSSIE ET EN FRANCE. Un de nos grands confrères du matin ! confirmait hier—sur la foi d'un diplomate neutre—des bruits de mésentente, poux dire le moins, entre le Kaiser et l'empereur d'Autriche, par suite des efforts de ce dernier pour obtenir une paix séparée. Voici encore des détails à ce sujet, qui montrent l'esprit de détermination des Centraux: L'empereur d'Autriche essaya récemment, dune façon indirecte, de conclure une .paix séparée avec la Russie, ne pouvant s'entendre avec l'Allemagne au sujet do la Pologne, et craignant à juste titre l'influence dominante delà Bulgarie dans les Balkans. Guillaume II soupçonnait le roi d'Espagne de servir d'intermédiaire, et il lui dépêcha aussitôt von Buelow; mais apprenant que les efforts do François-Joseph avaient échoué, il fit aussitôt contremander le voyage de son émissaire. Mais François - Joseph s'était également adressé au Pape, et Sa Sainteté comptait faire allusion aux intentions pacifiques de l'empereur d'Autriche dans son allocution con-sistoriale. Prévenu à temps par von Buelow, qui se trouvait en Suisse, le Kaiser envoya dare-dare le cardinal Hartmann à Rome, où, comme nous l'avons dit il y a deux jours, il s'occupait fiévreusement d'une mission secrète, qui serait clé persuader le Pape que toute initiative vetrs la ijaix (séparée?) serait prématurée et combattue par l'Allemagne, f'est alors que le Kaiser se chargea lui-même l'aller sermonner François-Joseph, à Vienne. L'entretien aura probablement été orageux, i comme une des premières conséquences il r a eu un ne-ttoya-ge dans le ministère austro-lonjrrois, où le ministre de l'intérieur, le ministre du commerce, et le ministre des înances ont été remplacés par des éléments :ans doute plus favorables aux: Allemands. modifications au sein du cabinet n'ont pas flanqué d'émouvoir profondément le pays, car e Parlement austro-hongrois ne s'étant pas incore réuni depuis le début de la guerre, on ;stime que seul un événement très sérieux a pu motiver les changements ministériels en in moment aussi critique. En Grèce, aucune réponse officielle du gouvernement aux Alliés n'a encore été rendue ou'olique,; et il semble que les négociations continuent. Le cabinet grec s'est Téuni hier, après que M. Skouloudis eut été reçu en audience par le Roi. Ce dernier, suivant les journaux d'Athènes, partage complètement les fies du gouvernement. D'après certains bruits le gouvernement aurait exprimé l'opinion ïu'il n'est pas possible de retirer les troupes 4e la zone alliée en Macédoine, parce qu'elles pourraient être ravitaillées ailleurs. La situation militaire en Serbie est à peu près inchangée. Un journal du matin reçoit de son oorresr>ondant la nouvelle que le colonel Vassitch, commandant la place de Monastir, dans le but de ne pas verser le sang futilement, aurait décidé de rendre la ville. Il communiqua cette décision au consul de (,rèce, et ce dernier, accompagné du consul (le Roumanie, du patriarche grec, et de l'exarque bulgare, se rendit âu quartier-général de la division bulgare la plus rapprochée, pour négocier la reddition de la ville. Le colonel \a,6siteh aurait lui-même ouitté la nlace oour 6e rendu? ù Florina. ^nouvelle de la reddition n'est pas encore confirmée, mais tout forte à croire qu'il n'y a Saere de raison de douter de son exactitude. L armée serbe, qui continue sa retraite en ou ordre, est actuellement divisée en deux, ■une partie s'avunçant en Albanie, l'autre en j "ténégro, On communique aujourd'hui que a perte par les Serbes du défile cie Katclianik, point vital qui donnait accès à la plaine de aossovo, est duc à la trahison de quelques -libanais. , -0!,s 'a conduite de ces gens qui la guida ! ate lus sentiers à travers les montagnes, une •Mine bulgare tourna les positions serbes, . J lesquelles les efforts bulgares se bri-■ lent. Elle apparut soudain derrière l'état-ajor serbe, l'encercla et faillit le faire Prisonnier. ],?eux «ents gendarmes;.telle était la faible e etlse de cet état-major; mais ils résistent bien qu'ils permirent aux troupes ' Mourir et de repousser l'ennemi. Mal-ureusemeht, pour ce faire, ces . troupes uent dû abandonner leurs positions, que les ' ' ;.ares occupèrent aussitôt. Les Serbes ne plus que les dernières hauteurs. ' (>e0 a ia sortie du défilé; cependant, ils s'y intenaient depuis un mois, quand ils retient enfin à repousser l'ennemi et à ;ov^ jusqu'à la station du " général Ian- y^ne' on annonce °-ue 8000 Serbes ont 11 » J ârmée monténégrine à Diakovo, et <ij00 Serbes, avec de l'artillerie, sont pas- , 'Psk. 3u delà de la frontière du «onieuegro. Une force imposante d'Austro-Ailemands ,.parait-il, descendu le Danube, vers Rust-probablement en vue de la concentrais m;rbSP' ?"r ,a Dobruja, tandis que dans -• mieux uiterventioiiisies de Roumanie on ne une certaine signification à l'achat par U-J18?1® ® unn Quantité considérable de char-ta'm U< ^ournanic. Sur le front russe le 5ivi>lf!ne,?ne' au sud-ouest de Pinsk une ofïen-* ande « été arrêtée. Les Allemands Pos^ibl SUr ®US' 011 vuc "'unc rctraite a ciiMi n lrou'L f'e l'ouest l'artillerie française flans i 'j,8 ^anchees ennemies à Muhlbach, Chamn , t'e, 'a, Fecht; dans le district de sui i» f'nt, , dégel entrave les opérations, et granfi\ r°? il s'est manifesté une très ounae activité. LE SECOURS ITALIEN. l'expedition albanienne. Dans un article rédigé avec compétence, le " Carrière de'.la Sera" ne conteste (nullement l'utilité d'une expédition italienne en Albanie. Il en souligne seulement les difficultés d'ordre pratique. Le journal milanais commence par définir le rôle que pourrait jouer utilement un corps expéditionnaire italien. Ce corps devrait, après avoir débarqué sur la rive orientale de l'Adria- 1 tique, s'avancer sur la brèche qui reste ouverte entre l'arrpée principale serbe et l'armée franco-anglaise venue de Salonique. Les Italiens pourraient, en assurant .a liaison entre ces deux groupes de forces, reconstituer contre l'ennemi un front unique et menaçant qui s'étendrait depuis la frontière austro-monténégrine jusqu'à la frontière serbo-grecque. Examinant ensuite la question de débarquement, le " CorrieTe délia Sera " énonce :-r- La présence de forces navales autrichiennes à Cattaro est un grave obstacle, car une expédition de 50,000 hommes seulement exige une flotte de 100 transports environ. Si l'on choisit néanmoins comme point de débarquement l'embouchure de la Boyana. fleuve qui permet de remonter avec de petits bateaux jusqu'à Scutari d'Albanie, on s'aperçoit que les deux mouillages possibles—celui de San Nicolo et celui de Médua—-offrent de grands inconvénients: l'un à cause d'une barre formée par les atluvions de la Boyana, l'autre parce que sa'rade n'abrite qu'une douzaine de petits bâtiments à la fois. Quant au port do Durazzo, il est, comme tout le monde le Sait, extrêmement mauvais, et seuls de petits navires peuvent s'y tenir à l'ancre. Il est donc nécessaire d'aller débarquer dans l'excellent rade de Valona. Em admettant que cette solution soit adoptée, il restera à résoudre la question d'une marche à travers l'Albanie. Il s'agit de franchir une série de plissements de terrains parallèles à la côte, de soTte que les troupes et leuTs convois seraient sans cesse occupés à escalader les crêtes ou à descendre clans les vallées, avec tous les inconvénients militaires et autres que comporte un pareil genre de voyage. Pour aller d'abord de Valona à la vallée d'Elbas-san. les communications ne sont pas trop difficiles, quoique la route (par endroit impracticable aux voitures) do Valona à Bérat (134 kilomètres) soit facilement obstruée en hiver et qu'il soit plus prudent de lui préférer la route muletière à fortes pentes qui passe par Aroiéni (114 kilomètres). Mais une fois qu'on est arrivé à Elba>s&an, on n'y trouve qu'un petit nombre de routes muletières : l'une s'élève jusqu'à 190G mètres d'altitude, pour redescendre sur Strouga, d'où une mauvaise Toute de voiture conduit à Okhrida (84 kilomètres au total). Ce segment est impraticable en plusieurs points pendant la saison des pluies, entre octobre et mars. D'Okhrida, une bonne route mène par contre en 66 kilomètres à Monastir. Notre confrère ajoute qu'il ne suffit pas naturellement que le corps expéditionnaire parcoure ces routes:— II doit les faire garder derrière liai pour se ravitailler et évacuer ses blessés, ce qu.; représente une difficulté considérable. D'autre part, il faut qu'en arrivant sur la route Monastir-Gos-tivar-Tétovo, il ne trouve pas en face de lui une armée bulgare victorieuse, déjà installée et maîtresse de cette voie de communication, qui serait la base indispensable de toute action ultérieure dans les Balkans. Ces conditions, conclut le " Corriere délia Sera," sont si malaisées à remplir qu'il serait alors préférable d'aller tranquillement à Salonique. la correspondance avec la belgique. La légation allemande à La Haye communique aux journaux la note suivante:— Le nombre sans cesse croissant de lettres et de cartes postales envoyées des Pays-Bas en Belgique a tellement augmenté, ces derniers mois que les censeurs d'Aix-la-Chapelle ne sont plus en mesure de contrôle, et de faire suivre les correspondances avec la promptitude nécessaire. C'rst pourquoi, clans leur intérêt, nous conseillons à ceux qui correspondent de Hollande en Belgique de borner au strict nécessaire leurs correspondances. Du contenu et du nombre d'une grande partie des correspondances soumises à la censure, il ressort clairement. que les expéditeurs, sans nuire à leurs intérêts et ou égard aux circonstances, pourraient facilement se borner à écrire moins longuement.. Au cas où cette diminution désirée n'aurait pas lieu, on doit s'attendre à un retard notable dans la remise des sacs postaux à destination, pour autant que les envois ne courent pas plus de danger. nos mitrailleurs en russie. Le " Vlaamsche Nieuws" d'Anvers continue sa sale petite besogne de découragement. Il reproduit l'articulet d'un journal hollandais où l'on, plaint nos mitrailleurs partis pour la Russie d'avoir à subir les rigueurs d'un hiver russe. Le " Vlaamsche Nieuws" voudrait-il bien dire à ses lecteurs, écrit 1* " Echo Belge," que nous avons lu les cartes enthousiastes écrites par un de nos jeunes volontaires arrivés en Russie après un très long voyage. Il y parle avec émotion de l^accueil chaleureux qui leur a été fait. Il décrit la caserne qui les abrite: chacun a son lit. les chambres sont chauffées au chauffage central et éclairées à l'électricité. Ils n'iront au front qu'au printemps lorsque commencera le grand nettoyage. "Lorsqu'on voit, écrit-i.l, les soldats russes qui sont , jeunes, admirables et innombrables, la con- | fiance en la victoire ne fait que s'affermir." | Cageons que le "Vlaamsche Nieuws" ne publiera pas cette rectification. —-A Barcelone, l'Université a dû être fermée à la suite.de désordres graves provoqués par les étudiants. j LATAXESURLES ABSENTS 4 la bonne maniere. APPEL A NOS AMIS RUSSES. Le ministère russe des affaires étrangère; avait reçu tout dernièrement avis officieux de cc que les autorités militaires allemandes ca ressaient l'intention de frapper d'une contribution, de quinze pour cent "ad valorem" les propriétés immobilières appartenant aux sujets russes qui avaient refusé de vivre sous ls botte teutonne et avaient quitté le territoire russe à l'approche des armées de von Hindou-burg. En en mot, les Allemands voulaient établier en Pologne, sous une forme légèrement différente, la " taxe sur les absents" qu: frappe les émigrés belges contrairement ai, droit international et dont le principe fut suggéré à von Bissing par le conseil communal de Gand. Que fit le gouvernement russe? Se contenta-t-il, commo le gouvernement belge, d'une platonique protestation auprès des neutres, dont le gouvernement de Berlin se fiche comme de C'olin-Tampon? Non. Il employa la seule manière efficace celle de la menace de représailles. Par l'entremise do l'ambassadeur d'Espagne à Berlin, il fit assavoir au Kaiser que si la taxt proposée était appliquée, le gouvernemenl russe employerait aussitôt son " droit " de représailles et confisquerait purement et simplement des propriétés d'Allemands en Russie à concurrence des taxes illégales perçues on Pologne, et ce à l'effet d'indemniser les sujets russes lésés. L'avertissement était conçu dans les termes les plus modérés, mais sçn t-on était très ferme. Résultat : les Allemands se le sont tenus poui dit, ils n'ont pas donné suite à leur projet. et les Russes échappent à toute taxe sur le; absents. La nouvelle nous en est confirmée par le " Rosskoye Seio," dont les informations sont puisées aux meilleures sources. Ces événements ne comportent-ils pas une leçon dont le gouvernement belge pourrait utilement tirer profit? Nous prenons la îibertc de le suggérer. Le gouvernement allemand a frappé d'une taxe décuple de leurs contributions ordinaires les Belges qui, conformément à leur droit absolu, ont quitté temporairement le territoire national envalri. Le caractère injuste et illégal de cette taxe spéciale est démontré, et le gonyernement allemand lui-même n'a pas essayé de réfuter les critiques officielles et officieuses dont elle a été l'objet. Un certain nombre de nos nationaux sont rentrés au paya pour échapper à cette contribution extraordinaire, encore que le gouvernement belge leui ait donné l'assurance que s'ils s'en acquittaient, son montant serait considéré comme une avance sur les taxations légales à venii et que si, faute du paiement, il était procédé à saisie et vente de leurs biens, ces actes ne seraient pas reconnus. D'autres, confiants dans cette assurance, ont acquitté purement et simplement la taxe illégale, estimant que leur liberté leur valait plus qu'une diminution de leurs ressources, quelque réduites que celles-ci puissent être pour un grand nombre d'entr'eux. La question se pose maintenant de savoir, en présence de la continuation de l'occupatior du territoire national par l'ennemi, si la taxe sur les absents égale au décuple des contributions, sera appliquée à nouveau en 1916? Rien n'indiepie dans l'arrêté du gouverneur-général von Bissing que cette taxe ait été perçue une fois pour toutes. Tout porte au contraire à croire, étant donné la mentalite des Allemands, et le système d'épuisement financier institué en" Belgique, qu'ils l'appliqueront à nouveau en 1916, et qu'il-essayeront une fois de plus de faire argent de l'amour de la liberté et de l'esprit d'indépendance qui a porté tant de Belges à continuer sans entraves, à l'étranger, l'exercice d'activités utiles et patriotiques—ne songeons qu'au munitionnement—que le régime allemand rend impossible. Il n'y a pas à se dissimuler cependant que la second paiement de cette taxe élevée présentera pour beaucoup de Belges des difficultés plus grandes encore que le premier, e! que, par conséquent, les défauts de paiemenl seront plus nombreux, les saisies et ventes au profit de sujets allemands établis en Belgique plus fréquents. D'autre part, comme il fallait s'y attendre la protestation du gouvernement belge auprès des neutres n'a exercé aucun effet, et il est douteux du reste qu'aucun de ceux-ci- ait adressé sur ce point à l'Allemagne la moindre observation. Ce serait mal les connaître que de supposer le contraire. Dans ces conditions, ne conviendrait-il pas que l'on examinât sérieusement l'opportunité de représailles? Le gouvernement belge est incapable d'ei: exercer lui-même, puisqu'il ne détient aucun gage utile à cette fin; le gouvernement français est plus ou moins immobilisé par le fait que les Allemande sont en possession du bassin industriel élu nord ; eiuant au gouvernement anglais actuel, il a indiqué déjà aux Communes qu'il se refusait à user de ce moyen, malgré le nombre et la valeur des propriétés allemandes qu'il détient. Il continue en cette matière comme en d'autres—à tort ou à raison nous n'en disputerons pas ici —cette politique de " fair-play " dont, comme nul n'en ignore, la nation allemande, .si généreuse dans le succès, et si chevaleresque etans la victoire, lui sait un gré infini. Reste la Russie. Celle-ci, on l'a vu, se place à un tout autre point de vue et ne répugne pa^ à employer des moyens énergiques, avec le plus grand succès d'ailleurs, et pour le plus grand: bien do ses nationaux. Plus que la France et la Grande-Bretagne, elle est à l'abri do toutes représailles sérieuses. Il ne faut pas oublier, en effet, qiie les intérêts allemands e.i Russie sont immenses, et que l'Allëmagnc ne détient en Pologne aucun gage russe sérieux puisque la plupart eles industries, notamment dans le bassin de Lodz, appartiennent en majeure partie à des sujets du Kaiser. Dès lors, nous disons à nos amis russes: Vous avez réussi à éviter à vos compatriotes de Pologne, grâce à des mesures énergiques, LE " TIJD " ET NOS AFFAIRES. ^ la peche en eau trouble. " Le Belgiseh Dagblad " vient de protester dans son numéro du 19 novembre contre l e.s-prit dans lequel un journal d'Amsterdam s'oc-cope des affaires belges:— Combien certaines feuilles néerlandaises : sont mal renseignées sur les affaires de Bel-. gique, c'est, écrit le " Belgiseh Dagblad,'' ce qui résulte des dernières aventures dont un , journal catholique sérieux et respectable, le ' " Tijd," a été victime- A la suite de ces aventures, le journal en ! question se vit dans l'obligation de démentir ses informations sur la maladie du roi Albert et sur on prétendu entretien du Roi avec M. F. | Van Cauwelaert. La dernière décision du gouvernment belge concernant le milie» nationale sonne comme un démenti officiel au fameux télégramme du Havre au " Tijd" selon lequel la loi de 1915 ne s'appliquerait pas aux Belges en âge de milice résielant en Hollande. Le " Tijd " accueille enfin sans enquête, une protestation d'un inexistant "Jeune Flandre," ' écrite par un rédacteur fraîchement émoulu de la "Vlaamsche Post," un journaliste dilettante.Voici ce que le sieur Léo Picard lui-même, ancien rédacteur de la feuille pangermànisto ; " Dietsclre Stemmen "—vulgo " Duitsche Stammen "—écrit, sur ce Monsieur Kimpe et ' sur sa collaboration aussi peu connue:— " La nouvelle rédaction considère le droit flamand dans l'Etat belge comme une impossibilité, et nous lisons dans un article de fond, no. 228: ' Aux barricades, pour gagner la libre i indépendance de la Flandre, de Dunkerque à la Meuse ! ' " Le point de vue actuel de la " Post," pour autant que nous puissions en juger, est le même que celui de Domela Nieuwenhuys Nio-gaard élans sa brochure " La Flandre libérée de tout joug du sud." La jeune Flandre n'est donc personne d'autre que ce dominé Hollandais—qui n'est plus jeune—-de Groningue. qui veut faire de la Flandre une annexe de l'Allemagne, sans oublier la clochette protestante. Cet étranger qui jouissait d'une prébende de l'Etat belge, c'est celui qui rêvait de transformer St-Bavon de Gand en un temple protestant et bénissait les soldats allemands qui se rendaient d'Anvers à l'Yser par Gand, contenus avec peine par nos vaillants jeunes gens, Flamands compris.Est-ce que le ■" Tijd," qui exerce lui-même sa censure, quand il parle des catholiques allemands, estime qu'il ne doit pas faire usage du même discernement en ce qui concerne la Belgique, les affaires intérieures de Belgique et le roi Albert? nouvelles du pays. Un commissaire de police d'un de nos faubourgs, écrit le correspondant d'Anvers de 1' " Echo Belge," s'est imaginé pouvoir faire impunément le jeu des Allemands. Il est découvert, ses moindres actes ont été notés. Il aura donc à répondre de ses actes lorsque nous serons entre nous. J'ai son nom, son adresse et tout son dossier sous les yeux. Et voici comment procédait—ou procède, pour mieux dire—ce misérable. Il s'occupe soi-disant de recruter des jeunes gens pour l'armée belge. Son titre inspire confiance. On se rend à ses rendez-vous, sans crainte, le cœur battant d'espoir. Quelques mots échangés, le rendez-vous avant le départ pris pour un jour prochain, et le commissaire vous quitte.... Cent mètres plus loin, des espions-policiers boches vous ordonnent de les suivre : Votre compte est bon ! La triste aventure est arrivée à plusieurs jeunes gens. Ce qui prouve que, pour un traître, nous avons quantité de jeunes braves qui affrontent tous les dangers pour prendre place dans notre vaillante armée. Et ma foi, ceci console de cela. Mais le commissaire assistera à une exécution quand la paix sera . conclue: à la sienne. Il ne doit pas se faire . d'illusions... * * # Nous apprenons que M. l'avocat Hubert de Moor, de Bruxelles, se trouve à présent à Londres. Los bruits répandus sur son . compte, notamment l'accusation portée contre lui par certains de nos confrères d'avoir écrit dans " La Belgique'" un article pour lequel il aurait été rayé du tableau de l'ordre,-sont controuvés. Sans entrer dans d'autres détails, l'anti-germa-nisme de M. de Moor est assez connu pour qu'on ne puisse le soupçonner d'avoir fait cause commune avec les bourreaux de notre pays. l'application de toute taxe sur les absents. L'Allemagne se prépare à prélever une seconde fois, sur les biens des Belges qui n'ont pas voulu, vivre sous sa botte, la même forme de taxation illégale, pour une somme évaluée à cinquante millions de francs. II ne lui a pas suffi d'attaquer, au mépris de la foi jurée, notre pacifique petit pays, de l'envahir, de le martyriser, de la dépouiller, de lui voler, sous forme de contribution de guerre, une somme d'un demi-millard. qui s'augmente chaque mois de quarante millions, elle s'attaque encore à ceux qui ont eu l'audace de préférer la liberté à son joug odieux ! Vous êtes nos Alliés, nous avons indiciblement souffert pour une juste cause, vous nous avez promis de redresser les torts commis à nos dépens. Voici une occasion toute prête do nous prouver, sans grand embarras et d'une façon pratique, votre sympathie que nous savons chaleureuse. Faites donc savoir à Berlin que vous étendez votre menace de représailles à la taxe illégale sur les absents perçue et à percevoir en Belgique et que, pour chaque centime volé aux Belges volontairement, exilés, vous récupérerez à leur profit un kopeck sur les propriétés allemandes en Russie. La proposition est simple, concrète, susceptible d'une application immédiate. Le gouvernement belge pourrait utilement l'appuyer et nos amis de la presse russe rendraient un grand service à la cause belgasen la Soutenant. Aux temps où nous vivons un seul acte vaut les plus beaux discours... AU C.N.E.B. section des voies fluviales. Au cours de l?„dernière réunion, M. Tcugcls-Devos a donné lecture d'un rapport sur les vœux de la batellerie belge :— Le tonnage do nos bateaux d'intérieur suit toujours de près la progression de capacité des voies navigables. Que l'Etat perfectionne et développe ce réseau, et en peu d'années, pour le plus grand bien de l'industrie nationale, le volume des transports par eau sera doublé. Quant aux lignes ferrées, l'expérience démontre que loin d'y perdre, elles ne font que gagner en activité à mesure que parallèlement les voies navigables se développent. Les vœux de la batellerie se résument en une transformation du réseau belge, de manière à permettre l'utilisation do bateaux de 2000 tonnes sur la plus grand nombre possible de ses sections et d'être partout accessible aux barges de 300 tonnes, le tout dans les conditions lqs plus économiques. Actuellement Ha grande navigation intérieure est trop limitée. Elle pénètre à Gand par le canal de Terneuzen; au centre du pays, elle s'arrête à Bruxelles, à Termonde et à Lou-^ain. Le canal de Charlcroi obstrue la route entre l'Escaut et la, Sambr-e, celui de la Cam-pine, à profil étriqué, et navigable seulement pour les bateaux d.; 300 à 400 tonnes, n'aboutit à la contrée industrielle liégeoise qu'après un long détour. 11 en résulte qu'aucun des bassins industriels de Mons, de Charleroi et de Liège n'est relié, dans des conditions écone>-miques de transport, avec nos ports maritimes d'Anv&rs et de Gand. Ce qui fait la prospérité de Rotterdam, le redoutable concurrent d'Anvers, c'est, en grande partie, le trafic fluvial des grands bateaux rhénans. Le programme des travaux réclamés par le Comité national pour la défense des intérêts de la navigation intérieure comprend, outre le perfectionnement des artères existantes, la création d'un canal direct d'Anvers à Liège,' par Hasselt, et une liaison entre le bassin charbonnier du Limbourg et le centre de la Belgique. L'exécution du programme élaboré par la ejommission des canaux brabançons assurerait l'évacuation, dans des conditions do prix réduits, des produits 1 imbourgeois destinés à l'exportation, via Anvers et Gand et leur arrivée élans les régions manufacturières ele Louvain, de Bruxelles, de Liège et de Charleroi.L'affranchissement de nos voies navigables serait un progrès logique et supprimerait une entrave au développement de la batellerie. La diminuation des frais de transport qui en résulterait serait hautement profitable à notre industrie'. I«3 bénéfice d'un telle réforme s'étendrait donc à la fois à la batellerie, à nos ports maritimes et à notre industrie. A tout le moins, si la suppression des péages ne peut être immédiatement réalisée—comme en France et en Hollande—l'unification et la modération des tarifs s'impose-t-elle, si l'on veut placer la batellerie belge et ses clients nationaux dans une situation moins désavantageuse vis-à-vis de leurs z'ivaux étrangers. Voici en conclusion les vœux présentés par M. Teugels-D-evos et votés par la section des voies fluviales:— "La section: Considérant que l'Etat Grand Voyer, dont les impôts atteignent tous les citoyens dans une même mesure, a le devoir de mettre les services publics à la disposition de tous dans des conditions identiques; " Rappelant le barême de prix unique en vigueur sur le raihvay national; " Emet le yœu de voir l'Etat unifier les péages perçus sur les voies fluviales en les classant d'après leurs dimensions; " Et tenant compte que le coût des transports infhlenôe le eléveioppement de l'exportation, la Section prie le Gouvernement de proposer aux Chambres législatives l'abolition des droits de navigation intérieure et subsidiaire-ment, leur abaissement aux prix le plus réduit possible." D'autre part, le vœu suivant, visant le développement, de nos échanges commerciaux avec la France, a été également adopté :— "La Section, estimant que les relations entre la France et la Belgique augmenteraient considérablement par la création entre les deux pays d'artères hydrauliques multiples, spacieuses et d'usage économique, " Emet le vœu de voir le Gouvernement belge s'gntendro avec l'Etat français en vue de la création d'un organisme international chargé de l'étude des modifications à apporter aux liaisons fluviales reliant déjà les deux pays, afin de provoquer en cette matière l'action rapide des deux governements intéressés." A l'intervention de M. Boey de Malines, et après lecture d'un intéressant historique du canal de Malines à Louvain, le vœu suivant, présenté par M. Tcugels-Devos, fut également adopté :— " Considérant qu'une ville riveraine el'une voie navigable doit être mise à même de retirer tous les avantages découlant de sa situation et tenant compte du régime vétusté et exceptionnel du canal de Louvain, propriété exclusive de cette ville, " La section exprime le vœu de voir l'Etat assurer, par voie de rachat, d'expropriation ou par toute autre mesure équitable,'à toutes les localités situées le long du canal de la Dyle, l'usage'économique de cette voie, ainsi que le droit d'y amorcer des quais et des installations fluviales." En terminant ce compte-rendu de la réunion de la section des voies fluviales, signalons l'intérêt tout particulier qu'ont offert ces débats, auxquels ont participé des représentants autorisés de la plupart de nos ports intérieurs— Bruxelles, Ganel, Louvain, Malines—ainsi que de nos ports de mer—Anvers, Ostende, Nieu-port—dont les intérêts si étroitement liés à l'essor économique de notre pays, préoccupent à juste titre tous ceux qui ont le souci de son rapide relèvement. Ch. B. Pour rappel: jeudi 2 décembre, section ports et marine marchanele; vendredi 3 décembre, section eles créances; jeudi 9 décembre, réunion plénière ele la section industrielle, chaque fois à 14 heures 30, 28, Victoria-street, Westminster. pour la noël des petits pauvres d'anvers. Report £86 1 7 Frs.100 Un Anversois, vente de cartes peintes " Les Drapeaux des Alliés " 0 9 0 A. et .T. Delsart 0 2 6 Les réfugiés de Woodslee 0 4. 0 De la part de Frédéric 0 10 0 De la part do Caroline 0 10 0 De lajiart de Charles 0 10 0 René et Lucienne 0 2 0 M. P. H 0 40 De la part de Marcelle et Jeanne Sielens, d'Anvers frs. 5 ECHOS. Belgian Town Planning Association." La conférence hebdomadaire du " Belgian Town Planning Association " sera donné© jeudi, 2 décembre, par le professeur Adshead3 à 5 heures et demie, au University Collège, Un concert au Egham Constitutional Hall. Le samedi, 11 décembre prochain, a } heures de l'après midi, aura lieu au Egharu Constitutional Hall un grand concert organisé au profit de la " Noël du soldat belge" par le comité de Virginia Water. Le comité s'est acquis de Mlles Marie Christine et Paule Ray mont, ainsi que de MM. Combet, Abeele, et Valéry. deux martyrs. Comparant le sort fait aujourd'hui à la Serbie à celui que les Allemands ont fait a la Belgique, M. Stephen Pichon, ancien ministre des affaires étrangères, écrit que " la Belgique et la Serbie sont les deux martyrs de cette guerre," et il ajoute:— " La Belgique et la Serbie revivront parce que, sans leur résurrection, il n'y a pas do paix possible. Elles seront restaurées dans leur droit parce que, sans lui il n'y aurait plus de droit en Europe. Elles retrouveront leur liberté et leur indépendance, parce que c'est, pour les puissances alliées-, une question d'honneur autant que d'intérêt de les leur restituer. Et, plus grandes dans leur malheur que les bénéficiaires de leur défaite momentanée, la victoire future leur apportera la. réparation des maux epi'elles auront soufferts pour la plus sainte des causes: celle de la justice et de l'humanité." — Le Portugal a envoyé à l'Angleterre 39,000 îuoils et 20 millions, do cartouches. Il ravitaille Gibraltar. Il a offert à la France 58 canons modernes prélevés sur son artillerie et a refusé toute indemnité. — Le gouvernement italien vient d'imposer de nouvelles taxes sur le service postal, les bicyclettes, les annonces et affiches, les allumettes, le sel, etc... De plus, le revenu est frappé de 1 p.c., dit "le centime de guerre"; exception est faite pour les salaires ne dépassant pas 4 francs par jour. ON DEMANDE DES OUVRIERS DANS LE ROYAUME-UNI. >( Des ouvriers belges désirant travailler dans le Royaume-Uni sont informés que les " Board of Trade Labour Exchanges " (qui sont 1er-seules autorisées par le gouvernement britan- ' v nique de présenter des ouvriers belges aux patrons anglais) ont un grand nombre d'eni-pl-ois à conférer surtout dans les industries agricoles et du génie civil. Des offres de service doivent être faites à la Bourse du Travail la plus proche du domicile ; pour l'adresse, se renseigner au bureau des postes de la localité. Des Belges se trouvant dans les asiles de> réfugiés à Londres peuvent s'adresser aux Bourses du Travail qui sont établies dans ces asiles: d'autres Belges résidant à Londres, à la Bourse du Travail à 6, Catherine-street, Strand. | /n A PR!EST,^sé S g f ~, trentments for Diabètes, Kg] V Albuminuria, Kidneya, Heart, PjX \l J Livor, Stomach, Rlieuroatism, H i'SCAjT and ail Chromo disoaaes. KoB diet necessary, only plants ■ S taken sa Tea. Free book on la Wê to ÏÎOTANICAL WR s i'-mûratoiujs, às. ChanceryWm m Lamt lonqqn, w, c, m annoncest" 9 pMic» la ligne.—Joindre le montant aux ordres, s.r.p. Prière de s'adresser directement i nos bureaux, iQ4, ^no> lane, au ijremier. DENTISTRY.—VICTOR COTILS, d'Anvers (ruo Quelhn).—Consultât ions tous les juwrs de 2.30 i ? heures.—Oslord-street 551. Téléphone, 2782 Mayfair. DEUX demoiselles belges,bonne famille notions anglais, français, flamand, demandent pince s'occuper enfants; l'une toute la journée, l'autre aprèri midi à Londres. -—J. V.. Brook-stréel, Stotloid, Baldock. El). JAUBKRT, 2e esc., À. 18, armée belge, en campagne, domande__uno marraine. _ TEUNK femme Franç, parlant anglais, seu * avec deux fillettes, désire louer chambre uana ïamil'a belge ou française; hautes références.—Ecrire, Mme. Fligitter, 10, Donglas-avenue, Christchuroh, Hants. TÈUNE ménage belge demande seconde servante parlant lîamana.—Se présenter, 45, RedcliHe-square (Karl's Court). Rez de chaussée. ■ ON demand-e- aux soldats belges en servies actif, natiîs d'Oleye, de faire connaitre leur adresse au journal la " Métropole." ^ ON demande pour famille belge, bonne femme d* chambre sachant b'«n coudre.—Ecrire, Mme. Chandoir, " Llanovcr." Bournemoutb West. ON demande CHAUFFEUR (éxpèjimenté), impropre au service militaire pour maison de campagne près Sevenoalcs, sachant man er automobiles cheffield Sirurlcx et installation éclairage électrique; appointements £2 par samain« ave< maison à 4 chambres et avei; lumiore électrioue. —S'adresser par lettre à U. U. B., ç.o. Mfttsie. Charles Barker and Son, White Lion-court, Cornbill. IS.C. ai^UVRE des Consultations Infantiles Belges: li I/p mardis a 2.30: ù- St.. Panc-as School ior Motjiers, 1, Ampthill-square, Hampstead rd., N.W» Lee jeudis a 2.30: à Chelsea School for Mothcrs, 49, Sid-ney-streei, S.W Les vendredis à 2.30: X Kil'purn, Kinçsjçate House, Î07, Kingsga.tc-road, N.W. TAI.LLEUSE belg,- demande ouvrage ohe;-. elle ou à '.a journée: M. Bîanckaert, Gairod Cottage, 3, Green-lane. East Molesey, Surrey. DECES. ON nous prie d'annoncer le décès de Madame Henri Rigole, survenu à Edeghem le 25 novembre, 1915, «près une courte maladie. En raison des circonstances U ne sera pas envoyé de lettres de laire-part.

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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