La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1917, 16 Septembre. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 18 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/804xg9g47b/
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LA MÉTROPOLE IONEjiPENNY ,BOrr: CINQ CEHTlMEa aoLLASDE : VIJF CENT CONTINENT : DIX CENTIME» PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Chaacery Lane, W.C.2 Téléphoné : Holborn 2Ï2. ABONKK3II3F? lgmoisiS ah. ^3 'moia^tSife. ! 24MB ANNJ^lû DIMANCHE 16 ET LUNDI 17 SEPTEMBRE 1917 Nos. 259-260 LA GRANDE GUERRE La diplomatie suédoise Echec complet de Korniloff Nouvelles menaces maximalistes i II paraît définitivement .acquis que le [mouvement militaire tenté par le gèlerai Korniloff a échoué. M. Kerensky Innonce que l'ancien généralissime s'est fendu au général Alexeieff, qui l'a place sous bonne garde en attendant sa Comparution devant la justice, aomparution demandée du reste par Korniloff Lui-même.[ Il n'est pas aisé au milieu des nombreuses dépêches, souvent contradictoires, qui nous arrivent de Russie de démê 1er exactement ce qui s'est'passé, mais la buse de l'échec du coup d'Etat militaire paraît être double. D'une part, M. jierensky s'est -montré beaucoup plus erme qu'on aurait pu le supposer d'après son attitude molle au regard du loviet. Il agit avec une décision et une ppidité peu ordinaires, n'hésitant pas à démettre son rival et à prendre sa place iomme chef des armées et refusant toute médiation qui eût affaibli sa .position. D'autre part, Korniloff se montra faille. Partagé entre son désir de mettre ion ordre à ce qui se passait à Pétrogra-le et son devoir de chef des armées qui |ii commandait de continuer à diriger [s opérations au front, il n'osa pas quit-er son quartier général de Mohileff et narcher sur Pétrograde à la tête de ses artisans. Il prétendit faire un coup l'Etat par procuration et confia ses opé-ations "civiles" à un chef, sans autori-t e! sans initiative, le général Krymoff. If résultat ne se fit pas attendre. Les ■oupes mutinées ne marchèrent pas avec Ensemble, leur moral était faible et, dès ■«'elles entrèrent en contact avec la. Krnison de Pétrograde, elles fraternisèrent et se débandèrent. Krymoff, a-Jandonné, se rendit et se suicida; la di-■ision " sauvage " des cosaques elle-■tème se soumit aux ordres de Kerens-■J et Alexeieff, chef d'état-major du pré-■ffent-dictateur-généralissime, n'eut pas I ■fand'peine à faire comprendre à ■korniloff que ce qu'il pouvait faire de ■us sage, c'était de se rendre à son ■ Tout ce qu'on peut espérer mainte-Bit c'est que Kerensky me se montre- ■ p'as impitoyable et qu'il ne cherchera ■s, par des mesures outrancières, à fai- ■ de Korniloff un héros national et à ac-■ntuer ainsi la désaffection des cosa-■fS qui, sous la-direction de leur Het-■c démis, le général Kaledine, rnena-■^ une insurrection dans la province ■ Don. B^srensky peut d'autant moins ne pas ■connaître la pureté et le patriotisme ■^ intentions de Korniloff que le géraé- ■ a rendu de grands services à la Ré- ■ ll'ion et que son action a déjà servi ■ Prétexte au président du Conseil pour ■todre des mesures énergiques qu'il ■Fait ^ pu envisager — pour le plus bien de son pays — sans l'exis-■■fe de la "mutinerie". Celle-oi a per-H' ,entre autres à Kerensky de s'assu-■^ a collaboration des meilleurs géné-■7 russes, non seulement d'Alexeieff, encore de Russky, qui prend le ^Wmandement du front de Riga, et de ■Komiroff, qui va défendre la Galicie. ■ soldâtS-éprouvés n'auront pas ac-,es dissions qui viennent de leur wolues sans des garanties expres- ■ a preuve en est -que M. Ke Hj..' Vent de lancer un ordre du jour et à la flotte particulièrement Après avoir déclaré que la KLC e 'vorriiloff a désorganisé les opé Btiar'311 ^ont> '' ordonne aux soldats ■i; rins ^'abandonner toutes disputes Btm' S' rePrendre les transports BorUpeS,Selon ordres de l'état-■dém^e"era'' cesser d'arrêter ou ■ F issiotmer les commandants d'uni-■y,': ,le. Pas former de détachements ■L Maires" sous prétexte de com-^Ke. lrL®ouveinent contre-révolution-■Lm, autre part, les commissaires ^■pUnees serofit chargés "d'établir la ^»ati e SUr 'a base des principes dé-s r(^volutionnaires" et un com-en chef, siégeant au grand : quartier général, concentrera les efforts des commissaires particuliers. D'autre part, il est infiniment probable que l'échec du Kornilovisrne va renforcer l'activité politique dans l'armée et faire renaître les anciennes discussions au sujet des rapports entre les commissaires et les chefs d'unités, de l'application de la peine de mort, etc.; elle aura aussi pour effet d'augmenter les suspicions populaires à l'égard des modérés.Un symptôme caractéristique de cet étaf d'esprit apparaît déjà dans un long ordre du jour du Soviet de Pétrograde, voté au cours d'une séance plénière, le 13 septembre. Cet ordre du jour avait été présenté par le maximaliste Kame-raf et recueillit 279 votes contre 115. Il accuse carrément les Cadets et les bourgeois d'avoir participé à la révolte kormloviste, demande qu'on les prive de tout pouvoir, qu'on ne les admette plus dans un ministère de coalition et qu'on forme un cabinet composé exclusivement de socialistes et de paysans, dont le programme est exposé comme suit : proclamation d'une république démocratique, confiscation des terres au profit immédiat des comités de paysans; contrôle ouvrier de toutes les industries et de la distribution de leurs produits, nationalisation des industries; taxation sans merci du capital, de la propriété et confiscation des profits de guerre; déclaration de nullité de tous traités secrets; proposition immédiate à tous les belligérants d'une paix générale démocratique ; abolition de la peine de mort au front; rétablissement de la liberté absolue de propagande politique et de toutes les organisations démocratiques militaires; droit des associations locales à l'élection des commissaires; pleine autonomie de la Finlande et de l'Ukraine ; dissolution de la Douma et du Conseil d'Empire; convocation immédiate de l'a Constituante; abolition des privilégies et égalité complète de tous les citoyens devant la loi. M. Kerensky, qui s'est fortement appuyé sur le Soviet pour maîtriser la révolte, aura fort à faire pour le contenter. On annonce qu'il a constitué un ministère "dont la composition sera annoncée plus tard " et que, en attendant, les rênes de l'Etat seront centralisées entre les mains " de quelques membres du gouvernement provisoire". Certes, en présence de ces événements l'histoire politique de la Russie nous promet encore des jours troublés, mais il faut espérer çju'en fin de compte le bon sens aura'îe dessus. Fort heureusement, la situation militaire reste bonne et l'ennemi est fermement contenu, tant devant Riga que sur le front de Moldavie. — La situation diplomatique de la Suède ne s'est pas améliorée par de nouvelles révélations de M. Lansing, montrant que M. Folke Cronholm, chargé d'affaires de Suède à Mexico, était un agent allemand, que, dans une lettre du 8 mai 1916 à M. Zimmerm&nn, le ministre d'Allemagne au Mexique, M. von Eckhardt recommandait pour une décoration de services rendus dont l'annonce devait rester secrète jusqu'à la fin de la guerre. Le comte de Luxburg,expulsé de l'Argentine, a été rappelé à Berlin par M. von Kùhlmann. La presse américaine se montre très mécontente de l'attitude du gouvernement suédois "qui fait la sale besogne de l'Allemagne " et prévoit des mesures économiques à son égard. Dans te but de préparer l'opinion publique allemande à la réponse allémande k la note papale, le gouvernement allemand fait répandre le bruit par sa presse reptilienne que le gouvernement bri-rannique lui a fait des propositions de oiaix. Cette nouvelle est démentie officiellement à Londres de la façon la plus catégorique. Notre grand cardinal Eloquent tribut portugais Le Tablet, principal organe des catholiques anglais, publie le texte d'une adresse envoyée au cardinal Mercier et à I'épiscopat belge par l'épiscopat portugais. Nous traduisons du texte ati--glais les passages suivants : Transportés par une vive émotion, disent les signataires, nous avons suivi l'admirable spectacle présenté par votre pays, qui, renouvelant devant le monde le noble exemple de la Pologne, toujours fidèle à ses croyances et dévoué à la cause de la légitime liberté, n'hésita pas à prendre les armes pour défendre sa neutralité et ses droits. Si la Belgique avait déjà conquis le droit au respect et à l'estime universels par son caractère pacifique et laborieux, qui est tout à fait étranger à tout esprit de conquête, et par la conduite de ses affaires publiques, elle a aujourd'hui forcé l'admiration de tous ceux qui placent le grand principe de justice et le sublime sentiment du patriotisme au dessus de tous les intérêts purement matériels. Nous sommes saisis de la pitié la plus sincère quand nous songeons aux ruines accumulées sur votre pays et lorsque nous nous rappelons que "toute la richesse accumulée de l'intelligence, de l'histoire et de Part, le fruit de siècles de travail, sont annihilés ; et surtout lorsque nous pensons aux pertes de dizaines de milliers de vies précieuses de vos braves soldats et aux rangs raVagés de votre estimable clergé, qui a ajouté tant de noms à ce dernier martyrologe.Nous rendoflg hommage à votre brûlant zèle pastoral, à votre fortitude inébranlable et nous faisons nôtres de tout cœur les paroles de protestation qui ont été prononcées dans fous les pays pour condamner le traitement inhumain infligé à la population civile de la Belgique. Contraires au droit des nations, au droit international et à la loi morale, contraires aussi aux traditions les plus chères de l'Eglise et à tout ce qu'elle s conquis par ses longs et patients efforts, de telles violences ne peuvent que rencontrer notre réprobation directe et formelle. Recrutement des interprètes En vue d'assurer le recrutement du grand nombre d'interprètes belges nécessaires aux besoins de l'armée anglaise, l'autorité militaire fait un nouvel appel au patriotisme des Belges résidant dans le Royaume-Uni. Les conditions que doit remplir le candidat interprète sont les suivantes : être libre de toutes obligations militaires ou apparte-nir aux groupes non encore appelés au service. effectif ; écrire et parler couramment le français, le flamand et l'anglais; être reconnu physiquement apte au service spécial d'interprète; avoir plus de 21 ans et moins de 45 ans. Les candidats sachant monter à cheval sont particulièrement demandés. Les candidats doivent adresser leurs demandes au chef de la division militaire, 35, Grosvenor Place, S.W. La Hongrie et la réponse de M. Wilson Les journaux allemands se sont abstenus de reproduire les commentaires de la presse hongroise sur la réponse du président Wilson. On comprend aujourd'hui les raisons de ce silence. Pour VAz-Est, la réponse de Wilson est si claire que tous les vrais amis de la paix et tous les patriotes pourraient la signer. L'Amérique s'est ainsi prononcée sans restriction pour la paix sans annexions. C'est pour la Hongrie l'essentiel. Les principes dont s'inspire Wilson laissent espérer qu'après cette guerre de gouvernements régnera la paix éternelle des peuples. Selon le Magyar Orszag, organe du parti Carolyi, Wilson s'est acquis, par sa réponse courageuse, la reconnaissance de tous les sincères amis de la paix. .Celui qui, du point de vue de la paix, condamne la note Wilson a vendu son âme au diable de la guerre et ne désire pas la paix. Se prononcer contre le président, c'est se déclarer un ennemi cle la nation hongroise. r» r» 24 milliards de billets de banque Le Journal 'officiel a publié un décret portant de 21 à 24 milliards de francs le chiffre maximum des émissions de billets de la Banque de France et de ses suctursales. Un autre décret élève de 550 à 600 millions de francs le chiffre des émissions de la Banque d'Algérie et de ses succursales. L'AVENIR DE LA BELGIQUE ENCORE LA BROCHURE DU PROFESSEUR ZITELMANN Nous avons déjà parlé (Métropole du 31 août 1917) de la brochure publiée sous le titre : Das Schicksal Belgiens beim Friedensschluss (Le sort de la Belgique au moment de la paix), par M. Ernst Zitelmann, conseiller intime, professeur de droit à l'Université de Bonn, collaborateur de Niermeyer dans la compilation de l'ouvrage classique : Les Sources du Droit international privé Ce travail, d'abord confidentiel, a été publié, de l'aveu de son auteur lui-même, avec l'agrément des autorités allemandes.On sait déjà qu'il est destiné à préparer l'opinion allemande et, subsidiaire-ment, l'opinion européenne, et plus spécialement l'opinion anglaise, à une forme d' " indépendance " belge qui aurait toutes les apparences de l'autonomie complète,' mais qui serait en réalité exclusivement favorable à l'Allemagne. Tout l'effort diplomatique actuel de l'Empire, tel qu'il va trouver son expression dans la réponse allemande à la note papale du 15 août 1917, qui demande "l'évacuation totale de la Belgique," avec garantie de sa pleine indépendance poli-politique, militaire et économique, vis-à-vis de n'importe quelle puissance", va porter sur ce point. L'Allemagne trouve évidemment un appui dans le dernier membre de la phrase que le Pape consacre à la Belgique et que nous soulignons ici, au point de vue de ses craintes que la Belgique ne soit l'avant-garde de l'Entente sur sa frontière nord-occidentale, et elle cherche à exploiter cette situation. L'argument principal de Zitelmann est une subtilité phraséologique destinée à tromper les naïfs. Il faut, dit-il, faire une distinction entre les mots Unabhân-gigkeit et Selbstàndigkeit, ce qu'on pourrait peut-être traduire.par "autonomie" et "indépendance". Nous devons aujourd'hui au Daily Telegraph (14 septembre) la traduction effectuée sur la troisième édition de quelques passages caractéristiques de la brochure de Zitelmann. Voici ce qu'il dit au point de vue anglais par exemple : Il doit évidemment être clair pour les Anglais que la dépendance politique et militaire de la Belgique de l'Allemagne est à peine moins dangereuse pour eux que le serait son annexion. Mais ils ne pourraient pas consentir à une annexion formelle sans atteinte à leur honneur. Si la Belgique, cependant, demeure un Etat défendant, mais cependant libre, et si la maison royale reste sur le trône, ils. seront à même de dire aux Belges : "Nous avons au moins obtenu cela pour vous et nous avons tenu la partie principale de notre promesse. Vous javez gagné dans ce sens que vous êtes à même de sauver votre faoe." Tel est le joli marché que M. Zitelmann, professeur de droit, propose à l'Angleterre. Comme nous l'avons déjà dit, le statut de la Belgique "libre mais dépendante" serait assuré par un traité spécial d'alliance, dont le Daily Telegraph donne le résumé suivant : Article 1er. — Le royaume de Belgique conserve sa liberté et Son indépendance sur la base de sa Constitution, mais s'engage à l'interpréter dans l'esprit de l'alliance, traitant les intérêts politiques et militaires de l'Allemagne comme les siens propres. Art. 2, 3 et 4. — La représentation de la Belgique à l'étranger, pour ce qui concerne des affaires telles aue déclaration de guerre, conclusion de paix et conclusion d'allianoes, est placée entre les mains de l'Allemagne. Les ambassadeurs et consuls de l'Allemagne agiront comme tels pour le royaume de Belgique et ce dernier interviendra dans les frais. Art. 5, 6, 7, 8 et 9. — L'Empire allemand entreprend la protection militaire et navale de la Belgique. En temps de paix l'armée belge se trouve sous le commandement du roi des Belges, en temps de guerre sous celui cle l'empereur allemand. L'armée est commandée en (allemand- La flotte allemande est la flotte de guerre des Etats alliés. Art. 10. — La Belgique ne s'opposera pas à l'entrée des Belges comme volontaires dans l'armée et la flotte allemandes; pour chaque Belge à même de porter les armes et qui ne s'engagera pas comme volontaire dans l'armée ou la flotte allemande, une certaine somme sera payée à l'Etat allemand.Art. 11. — La Belgique interviendra dans les budgets de te guerre et de la marine allemande pour une quote-part à déterminer.Art. 12. — L'empereur allemand a le droit en tout temps de déclarer l'état de guerre (Kriegszustand), avec suspension des "libertés constitutionnelles", dans n'importe quelle partie de la Belgique, s'il estime que les intérêts militaires de l'Empire sont menacés.Art. 13, 14, 15 et 16. — L'Allemagne contrôle les chemins de fer et les caniaux de la Belgique. Arit. 17. — La Belgique entre dans le Zollverein allemand. Art. 18. — La Belgique adopte le système d'assuranoes ouvrières de l'Empire allemand.Art. 19. — En cas de guerre, les mesures économiques appliquées en Allemagne le seront à la Belgique. Art. 20, 21, 22, 23 et 24. — Uniflaation des systèmes législatifs belge et allemand, avec certaines limitations. Toute offense contre l'Allemagne et l'empereur allemand, commise en Belgique par des Belges, sera punie selon le code allemand. Art. 25. — Le roi des Belges ne peut devenir chef d'un autre Etat sans l'acquiescement de l'empereur allemand. Art. 26. — Tous les différends entre l'Allemagne et la Belgique seront soumis à une Cour mixte d'arbitrage composée de quatre membres, dont deux belges et deux allemands, qui éliront un président de commun accord- S'ils ne pouvaient se mettre d'accord, le président serait nommé par l'empereur d'Allemagne. Une opinion de la Suisse allemande Des Aargauer Nachrichten (un journal jusqu'ici assez germanophile) : - Si incompréhensible que cela paraisse à notre mentalité " réalpolitique ", les Etats-Unis sont, sous la présidence de M. Wilson, entrés en guerre non seulement pour défendre leurs intérêts menacés par la guerre sous-marine à outrance, mais avant tout pour faire triompher le principe démocratique. Cette conception, nous le répétons, est pour notre mentalité presque inintelligible, parce que nous sommes imbus de la conception allemande de l'histoire, laquelle n'admet que dés causes matérielles comme susceptibles de déchaîner la guerre. C'est cette mentalité particulière qui explique l'attitude hostile et dénuée de compréhension d'une partie de la. presse suisse-allemande en présence de l'entrée en guerre des Etats-Unis. Cette même mentalité "réalpolitique" explique pourquoi la même presse se montre incapable de comprendre la détermination de Wilson de poursuivre la lutte à fond. Cependant, à ceux qui ne veulent voir dans la politique de Wilson qu'hypocrisie et pharisaïsme, les lignes suivantes de sa note au Pape devraient donner à réfléchir : " Nous ne recherchons aucun profit matériel d'aucune sorte ; je tiens à le proclamer ici une fois de plus." Et plus loin : "Le démembrement d'empires ou la création de ligues économiques égoïstes, visant à l'exclusion de certains peuples, nous les repoussons également avec toute notre énergie." Ce sont là des phrases lapidaires, et peu calculées de façon à amener de l'eau au moulin des annexionnistes allemands et des hommes d'Etat qui, pour sauver le régime, essayent de faire croire au peuple allemand que ^Entente vise le démembrement de l'Allemagne et son anéantissement économique. o—o Un démenti américain La légation américaine à Berne est autorisée par le Département d'Etat à Washington à faire la communication suivante : Une information a paru dans la presse allemande, suivant laquelle la commission militaire américaine, rentrée de France, aurait présenté un rapport dans le sens que les lignes allemandes sont imprenables. Cette information est dénuée de tout fondement. Cette nouvelle a paru d'abord au mois de juillet dernier dans uri journal américain et elle a été démentie catégoriquement par le secrétaire de la Guerre immédiatement après sa parution. Les autorités compétentes ont interrogé tous les officiers rentrés de France et chacun d'eux a déclaré qu'il n'avait fait aucune communication ni aucun rapport dans le sens contenu dans l'article en question.Ces déclarations négatives étaient catégoriques et tout à fait complètes. Le secrétaire de la Guerre a déclaré alors que l'article en question était inventé de toutes pièces.

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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