La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1918, 14 Mars. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 21 mars 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/930ns0mt6x/
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The Newspaper for Belgian» LA MÉTROPOLE I ONE PENIMY ■—.. CINQ CENTIME* ■ffilDE: VI,F CERT KnSr: DtX CENTIME. PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Chancery Lane, W.C.2 — Téléphoné : Holbora 212. ABONNEMENT | 1 mois, 3 sh. ; 3 mois, 9 »fa. 26"* ANNEE JEUDI 14 MARS 1918 ïo. 73 LA GRANDE GUERRE L'intervention japonaise LA GUERRE AERIENNE I Bombardement de Coblence >S pronostics faits l'année dernière au si Je l'intensification de la guerre dans le Lu printemps de 1918 sont en passe de s yr. Il a suffi de quelques jours de bea fcs pour provoquer des opérations aérier l'une multiplicité et d'une étendue qu'o ait à peine pu prévoir l'année dernière §>ardement de Londres jeudi; de Paris dredi et lundi ; de Naples, dimanche ; d vence, samedi ; de Stuttgart, dimanche ; d ilence, mardi. Dès à présent, la présence d nne n'est plus indispensable, aux randor s aériennes à longue distance. Bien mieux aviateurs anglais ont opéré par trois fois plein jour, à d'énormes distances de leur K en ne subissant que des pertes légères in'lira d'autre part les détails du grand rai lundi sur Paris entrepris, dit-on, par plu ioixante aéroplanes et qui fit relativemen de victimes directes, mais fut malheureu ent marqué par une panique meutrière. I ■ espérer que l'on saura tirer une leçon d riste événement qui montre que le meilleu :contre les bombes est la maison qu'on ha ï. Aucun immeuble n'est à l'épreuve d'un ide bombe-torpille, et le principal dange rient en somme des éclats de shrapnell, de oidissements et de l'excitation nerveus raqués par des déménagements intempes p Allemands cherchent à excuser le bom iement de Paris en annonçant qu'il a ét repris comme " représailles " pour les atta S aériennes des 9 et 10 mars sur Stuttgart lingen, Unter Ttirkheim et May en ce. Il es iiter que ni Tiirkheim, au nord-est de Mun -, ni Esslingen, au sud-est de Stuttgar ut été mentionnés dans les communiqué |lais et français.L'excuse allemande est évi îtfient une tentative naïve de semer la dis le entre les Alliés, qui n'aura pas le moin 'succès. Ce n'est pas la première fois di icque les Allemands l'emploient ; en 1916 prétendirent bombarder Londres en repré les pour des attaques françaises contre le (s du Palatinat. Aujourd'hui que c'est sur t l'aviation britannique qui bombarde, il fvertissent les rôles ! Comment osent-il surplus parler de " représailles "? Depui lombardement aérien d'Anvers toutes le rations aériennes des Alliés sur des ville: mandes sont des représailles pour un genri 'guerre" distinctement allemand. t raid sur Coblence (au confluent du Rhii Je la Moselle) est le troisième grand raie lais en Allemagne accompli en quatri rs. Coblence avait été déjà bombardée pa aviateurs français le 1er octobre 1917 is quelques petites bombes seulemen lient été lancées. L'affaire du 12 paraî »r été beaucoup plus sérieuse. La gare, de: irnes, des usines furent arrosées de plu mille kilos d'explosifs, deux incendies écla nt et une grande conflagration se produisi is le quartier sud-ouest de la ville. Les Aile nds n'opposèrent qu'une faible résistance ■ communiqué anglais ne parle pas de feu di ^rage mais seulement de quelques aéropla itnnemis qui n'empêchèrent pas l'escadril Je bombardement de rentrer au grand com t. ■« Anglais paraissent être dotés mainte 't d'un nombre suffisant d'avions de bom 'bernent puissants, et l'on peut prévoir qui » quelque temps Bonn, Cologne, Dussel Aix-la-Chapelle et peut-être même Esseï mapperont pas à leurs coups. Comme 01 ■ tardera pas à s'en apercevoir, les Aile Pi<ls sont fortement handicapés dans leu l'enst, 1. par le nombre de villes " intéres P1"" situées à la portée de l'aviation bri ■nique, 2. par la facilité avec laquelle elle: l^nt être répérées, grâce à leur positioi Kr le Rhin et 3. par le fait qu'elles ne son M' (fis considérables (comme Londres et Pa )«qui augmente indubitablement l'impor lc- 5t l'effet moral des destructions qui ; "t opérées. P* qui est très important aussi, c'est qui [raids aériens anglais en Allemagne ne si P' pas aux dépens des opérations aérienne: ■ 'e front, où la maîtrise de l'aviation bri ■""lue reste complète. Lundi, elle détruisi ■ ®®uveau dix machines ennemies, et en des P"" huit autres dont un grand quadruplace ■ ' ,Un ballon d'observation, en ne perdan ■ x appareils. Sept cents bombes furen ■ •itre lancées derrière le front, principale F ®>ntre Aulnoye (au sud-est de Maubeu D ' 1r 5 de Cambrai, de Valenciennes, di K et de St-Quentin. Les Français, le mê Pk lr' descendirent huit avions ennemis, ■«gouvernement anglais a répondu au gou ■réçtn,ent a"emand qu'il avait suspendu le: tf C'U''' ava't l'intention de faire pou ■ttirt* °'tz-Wookey, mais qu'il ne pouvai ■soi:''! ,qU® ceux-ci aient été " grâciés ' ■eil,] l' n ont commis aucune offense. Ot » 'onr des explications complémentaires 1- Le front occidental reste soumis au régime s exclusif des raids et des coups de sonde. Mar-e di, ce sont les Australiens qui se sont surtout u distingués dans ce genre d'entreprises. Ils ont attaqué avec succès des postes allemands à n l'est et au nord-est de Messines, tuant un :. grand nombre d'ennemis et faisant quelques ;, prisonniers en ne subissant que des pertes lé-e gères. Les Allemands ont tourné leur ire sur e les Portugais et essayé de pénétrer dans leurs e lignes au sud-est de Laventie sur un front de sept cent mètres préalablement bombardé avec , vigueur. Ils furent complètement repoussés, , Les troupes d'assaut furent prises sous un vio-s lent feu de mitrailleuses, de front et sur les deux flancs et subirent de fortes pertes pen-i dant qu'ellles essayaient de franchir les barbe-s lés et qu'elle se retirait sous le barrage d'artil-t lerie aussitôt déclanché. Elles durent abandonner de nombreux morts et blessés entre les 1 lignes ; les Portugais firent aussi quelques pri-e sonniers. Un poste anglais près de Zonnebeke r fut surpris, avec perte de quatre hommes ; trois autres attaques du même genre au sud s de ce village furent repoussés. L'artillerie en-r nemie fut active dans les secteurs d'Armen-s tières, de la Scarpe, de La Bassée, d'Ypres et ; de Passchendaele. Les communiqués français ne signalent qu'une seule action d'infanterie, un raid de troupes américaines sur les tranchées alleman-- des au sud de Richecourt (Woevre), mais l'artillerie fut active sur la rive droite de la Meuse, , en Lorraine, en Argonne, dans les Vosges et j t en Champagne. D'après les pronostics de M. Marcel Hutin, t les Allemands auraient l'intention de diriger s leur offensive — qu'ils appellent "l'offensive Ludendorff " — contre le point de jonction des lignes britannique et française, au sud de St-Quentin, et peut-être aussi en Lorraine. 1 On sait maintenant que le bombardement de , Naples a été exécuté par un dirigeable autrichien parti de l'île de Lagosta (Herzégovine) s à 290 kilomètres de distance et survolant la ville à 5.000 mètres d'altitude. 3 D'après le Fremdenblatt de Hambourg, les 3 Allemands sont à 15 kilomètres d'Odessa, et 3 de petits détachements bolchévistes se retirent 3 devant eux. Trotskv reste à Pétrograde où il 3 dirige un nouveau comité révolutionnaire mi-; litaire. Le président Wilson a adressé au Congrès maximaliste de Moscou un message dans 1 lequel il assure le peuple russe de la sympa-1 thie américaine, probablement dans l'espoir î d'éviter la ratification du traité de paix avec l'Allemagne. , Saint-Brice fait observer, avec quelque rai-t son semble-t-il, dans le Journal, qu'on est t parti un peu vite dans la question de l'inter-; vention japonaise. 5 Dès que l'on a su, le 6 mars, que les Etats-Unis ne disaient pas non, les imaginations t se sont lancées. En un jour, tout serait réglé. Quelques heures de plus, et les têtes de colonnes nipponnes seraient à Irkoutsk. Le seul fait : que les événements marchent d'un pas beaucoup plus mesuré aurait suffi à engendrer le malaise. Sur ce, nous avons vu paraître une série de dépêches officieuses américaines très réservées, faisant remarquer que les Etats-Unis entendent garder les mains libres, mettant en î garde contre toute politique d'expansion, sou- ] lignant la nécessité de ménager les droits des 1 peuples russes. Ces notes n'ont pas surpris les 1 initiés, qui y ont vu immédiatement une manifestation des préoccupations propres de la politique américaine et non pas l'indice de malentendus entre Washington et Tokio. C'est faire à la politique du Japon une in-5 jure imméritée que de la juger capable de ne 1 pas discerner des écueils à éviter. Certes, cette t politique s'inspire de principes très réalistes. Les hommes d'Etat nippons n'ont rien des pêcheurs de lune. Mais ils sont encore beaucoup ' plus éloignés de la rapacité des pangermanis-tes, avec lesquels on a vraiment trop de tendance à les confondre. Tout le jeu suivi, depuis vingt ans, par l'empire du Soleil Levant est un chef-d'œuvre de souplesse et de mesure. Les Japonais ne se t sont résignés au conflit avec la Russie que quand ils ont été obligés de reconnaître l'impossibilité de s'entendre. L'épée n'était pas t plus tôt rentrée au fourreau que les adversai-t res de la veille nouaient des accords pacifiques. La guerre éclate en 1914 : le Japon reconnaît spontanément qu'il est solidaire des puis-î sances de l'Entente. L'Amérique entre dans l'arène : les Japonais comprennent la nécessité de s'entendre avec eux. Voyez-vous des hommes aussi avisés ris-; quant de compromettre un magnifique avenir par une voracité déplacée? Que non pas. Ils t ont pleinement conscience de la nécessité de briser l'hégémonie allemande, de parer aux 1 conséquences désastreuses de l'effondrement russe. Une occasion unique s'offre à eux de Les crimes allemands Quatre'médecins d'Anvers condamnés à mort Suivant l'Echo belge, ta nouvelle que Le Dr. De Mets aurait été fusillé serait confirmée. Au cours du même procès, les docteurs François, Bremken et Vande Wildenberg ont été condamnés à mort. La peine a été commuée en travaux forcés à perpétuité.Le directeur de la prison de Turnhout serait arrêté pour avoir favorisé la fuite de jeunes gens. La semaine dernière, les chevaux, le foin, la paille et les pommes de terre ont été réquisitionnés à Eecloo. Note. — Il y a deux docteurs Vande Wildenberg à Anvers, l'un spécialiste des maladies de la gorge, l'autre gendre du sénateur Vandermolen. o o L'affaire Schwerdt Un soldat belge au service de l'Allemagne Nous demandons à nouveau que l'on nous fasse connaître les raisons pour lesquelles le soldat belge Eugène Scîlwerdt, qui se livre à la propagande allemande en Amérique du Sud et qui est l'agent de son père pour la formation de stocks de laine pour compte de l'Allemagne, a été libéré du service militaire. Nous demandons aussi le nom des personnes qui ont nanti cet espion de lettres de recommandation. o o Choses d'Argentine Luxburg en fuite Le comte' Luxburg, le ministre d'Allemagne en Argentine qui complotait contre ce pays par l'intermédiaire de la Suède, est en fuite. On le croit arrivé au Chili, où il voyagerait en auto. Le diplomate allemand avait obtenu, il y a quelque temps, un sauf-conduit du gouvernement anglais pour rejoindre son pays. o o Les complots allemands La Suède dupée Le Dagens Nyheter, de Copenhague, apprend que le baron von Rautenfels, l'homme des bombes découvertes en Norvège, est arrivé en Finlande. Il avait demandé un passeport au gouvernement suédois, mais celui-ci l'avait refusé. Il est arrivé en Finlande à bord d'un transport allemand pour y organiser une propagande contre les intérêts Scandinaves.— Reuter. o o Chez les socialistes allemands On attend avec curiosité en Allemagne les résultats d'une élection supplémentaire à Niederbarnim, près de Pots-dam, localité industrielle, où un minoritaire et un majoritaire socialistes sont en présence. Aux élections de 1912, le majoritaire Stadthagen eut 92.559 voix contre 32.614 attribuées aux cinq autres candidats- Cette fois, c'est Wisselt, majoritaire, qui se présente contre Breitscheid, socialiste indépendant. prendre la place de premier plan, de devenir les arbitres de l'Asie. Le rôle est infiniment plus beau et plus riche d'avenir qu'une conquête générale. Il n'y a pas à craindre de différend entre Washington et Tokio. Si l'affaire traîne, c'est pour de toutes autres raisons. Autant la conception de l'intervention japonaise est aisée, autant la réalisation en est difficile. Dans quelles limites exactes se tiendra cette action? Comment se combinera-t-elle avec ce qui reste de souveraineté russe en Sibérie? Problèmes infiniment complexes, qu'il faut résoudre. Ce qui prendra évidemment quelque temps... Le vicomte Motono, dans une nouvelle déclaration à la Chambre japonaise le 9 mars, l'a laissé clairement entendre. Le ministre des Affaires étrangères a déclaré que les Alliés n'ont pas demandé au Japon d'envoyer des troupes en Sibérie et qu'aucune décision n'avait été prise dans ce sens. " Un échange de vues se poursuit toujours, et des révélations dans les circonstances présentes seraient prématurées." La Belgique une et indivisible Contre le Conseil des Flandres La déconvenue activiste de Maliaes On a reçu, en Hollande, des détails complémentaires du plus grand intérêt au sujet de la déconvenue " activiste " du 10 février 1918. On sait que la manifestation et le meeting convoqué au local " Salle de Paris en vue de la proclamation de l'autonomie de la Flandre et de l'élection des députés (!) flamands, aboutirent à un échec retentissant. Voici, au sujet des scènes qui se déroulèrent dans la salle du meeting et ensuite dans la rue, une physionomie du spectacle : René De Cleircq commença son discours en se plaignant d'avoir été frappé; il ajouta qu'il pardonnait... Une voix dans la salle cria : "Ne pardonnez pas trop vite, car vous aurez encore des coups". — Qu'est-ce à dire, demanda De Clercq, êtes-vous des Wallons ou des Flamands ? Et la salle de répondre d'un cri unanime : "Nous sommes des Belges". Le discours de De Clercq fut haché tout au long d'interruptions, d'interpellations les plus saroastiques, de bordées de sifflets, de tempêtes de huées, à tel 1 {xsint que les Allemands présents dans la salle — et ils étaient au moins une douzaine en dehors des soldats — ne pouvaient s'empêcher de rire aux éclats. Comme le discours de l'orateur durait trop longtemps au gré de la foule, celle-ci, impatientée, s'est mise à réclamer le tour des contradicteurs et l'avocat van Kersbeek grimpa sur la scène. Immédiatement sont sortis des coulisses trois individus "activistes" de Lierre et quatre sentinelles allemandes, qui l'ont empoigné et tiré derrière la scène; mais, après un colloque des plus vifs, pendant que la sallei hurlait à pleins poumons, on vit tout à coup reparaître l'avocat qui réclamait à De Clerq son tour de parole, un papier à La main; ce papier était une lettre écrite par le "Kreischef" à l'administration communale et dans laquelle il était vaguement question, à propos d' "activistes", de la liberté d'opinion. Et voilà donc van Kersbeek y allant de tout cœur et la salle, vibrante de colère et d'indignation, électrisée par l'argumentation fougueuse du jeune avocat, manifestant avec un enthousiasme débordant ses sentiments de loyalisme. Van Kersbeek a parlé pendant une demi-heu-re : les "activistes", impuissants, devaient bien le laisser faire et lorsque, à un moment donné, paraphrasant une parole prononcée en Allemagne à propos des dernières grèves de Berlin, il s'est écrié : "Zwijgt en vecht" (Tais-toi et combats), il se produisit une telle manifestation dans la salle que, sauf les "activistes" et Allemands compris, tout le monde semblait atteint d'un accès de délire. La péroraison du discours de Van Kersbeek fut longuement ovationnée. Quelques orateurs ont encore voulu se faire entendre après cela. Deux "activistes" sont venus bredouiller quelques phrases; un socialiste est venu déclarer que son parti tout entier réprouvait la politique "activiste" et qu'aucun de ses membres, malgré de vives sollicitations, n'avait accepté une candidature quelconque. Cependant, l'intérêt de la séance était passé; le tmit dominant tous les orateurs, oeux-ci c.rt bien dû cesser la joute oratoire. Alors, M. Deglas, avocat catholique, a rédamé le vote. M. van Kersbeek et lui, unissant leurs efforts, allaient procéder immédiatement à un vote qui eut été une excommunication complète, quand René De Clercq, après un colloque de quelques instants, s'est avancé vers la rampe et a fait la déclaration suivante : "Il est inutile de voter. Je reconnais loyalement que Malines n'est pas conquise par 1' "activisme" et que, dans la salle elle-même, la majorité est contre nous; un vote quelconque est donc superflu."Cette déclaration fut accueillie par des acclamations et bientôt la salle retentit d'une formidable Brabançonne. Les "activistes", ahuris, tout penauds dans leur coin, n'osaient bouger pendant que la salle se vidaient. Ils ont attendu trois quarts d'heure pour sortir et puis, finalement, avec une garde renforcée de baïonnettes, il» ont essayé de regagner la gare. La foule immense qui les attendait dans le Bruel, les a accueillis avec les mêmes manifestations, peut-être plus bruyantes encore que celles du matin. Le cortège a regagné la gare au pas de charge, échappant à grand'peine aux coups et aux projectiles qui pleuvaient de toutes parts. Dans la gare, sous la protection des Allemands, ces Messieurs ont attendu le train pendant une heure, sans oser se montrer. De rares "activistes" qui ont été aperçus dans les rues de Malines, après le meeting, ont été traqués par la foule, battus comme plâtre et ont regagné leur domicile à grand-peine. Tout l'après-midi, la foule, débordante de joie, a rempli les rues et les cafés, manifestant ses sentiments sans la moindre contrainte. o o Le chantage à l'offensive La Nouvelle Presse libre de Vienne, dont las relations avec la chancellerie de Berlin sont connues, publie un article dans lequel on relève des indications fort intéressantes sur le plan de campagne diplomatique poursuivi par les gouvernements des empires parallèlement avec les opérations militaires. L'officieux autrichien, commentant le discours prononcé le 25 février, par le comte Hertling, écrit : Les Alliés ont à choisir entre la paix ou l'attaque allemande. Les explications du chancelier prouvent que l'Entente à la possibilité d'échapper à la grande bataille mondiale. Le chancelier est incliné à attendre l'effet produit par son discours. Il attendra d'abord la réponse du gouvernement du Havre. Il attendra ensuite que le président des Etats-Unis dise s'il accepte de négocier sur la base des quatre principes qu'il a lui-même définis. Le gouvernement belge a déjà répondu : la Belgique, fidèle à son passé, ne se déshonorera pas par une paix séparée. Le président Wilson — qui va bientôt être l'objet de propositions autrichiennes, que les empires centraux voudraient bien, dit-on, voir transmises par le Vatican — a déjà fait connaître son sentiment sur le discours d'Hertling. Quant à la menace d'offensive, base du chantage allemand, les soldats de France et de Grande-Bretagne et de leurs alliés ont assez prouvé que sa réalisation ne les inquiétait pas. Et ces manœuvres, qui montrent le peu d'empressement de nos ennemis à se lancer dans la "grande bataille", ne feront que les confirmer dans la belle attitude de nos braves. o o L'appel de Bolo est rejeté La Cour de cassation a rejeté l'appel de Bolo et de Porchère. A moins qu'il ne soit grâcié par le président de la République, Bolo sera donc guillotiné. o o Le raid de lundi sur Paris Voici encore quelques détails au sujet du raid des Gothas qui eut lieu, lundi soir, sur Paris. Ce fut le 21e que vécut la capitale française et un des plus sérieux puisque soixante appareils, répartis en neuf escadrilles, y prirent part. Le raid commença peu après neuf heures et se continua durant trois heures. Il1 coûta aux Allemands la perte de quatre appareils du dernier modèle. Les pirates s'approchèrent de Paris en deux groupes, dont l'un arriva entre l'Oise et l'Ourcq, et l'autre suivit la ligne de chemin de fer Creil-Soissons. Comme nous l'avons dit, le barrage fut des plus efficaces et empêcha de nombreux appareils d'atteindre Paris. Grâce aux mesures qui avaient été prises et aux avertissements donnés, le public s'est mis à l'abri dans les sous-sols et dans les gares du métropolitain. Une poussée qui s'est produite à l'entrée d'un des souterrains du métro, coûta la vie à 66 personnes, qui périrent par suffocation. Il y eut, à Paris, 29 tués et 50 blessés par l'effet des bombes, tandis que dans les faubourgs, on compte 5 morts et 29 blessés.

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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