La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1917, 23 Mars. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 18 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/513tt4gk72/
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LA MÉTROPOLE ONE PENNY CINQ CEHTIM» » inli V1JP CF.HT Kiiir! °ixCEim"« PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux: 43. Chance^ Lane, W.C.2 — Téléphoné: Holborn 212. ABONNEMENT 1 mois, 3 sh. ; 3 mois, 9 lia. VENDREDI 23 MARS 1917 No .82 LA GRANDE GUERRE L'ennemi lâche ses nouvelles positions LA SITUATION EN RUSSIE Les Etats=Un s vont entrer en guerre La retraite allemande continue avec ne telle rapidité que les positions sur squelles on croyait que l'ennemi allait établir deviennent peu à peu intenables, n effet, on avait cru que l'ennemi avait irtifié et défendu suffisamment la ligne ambrai - St-Quentin - La Fère - Laon-eims pour y faire une résistance pro-jngée ou s'en servir comme base 'une offensive pour arrêter les armées liées. Ces dernières, du côté britanni-ue, ont atteint des points situés à 16 ilo'mètres à l'est de la Somme, et une uarantaine de nouveaux villages ont été capturés. Les premières indications 'une réaction sérieuse se sont fait sen-r entre Hurlu et Arras, mais les ar-Sre-gardes ennemies sont repoussées intinuellement. Du côté français la situation est in-langée au nord de Ham, tandis que les itachements légers restent en contact rec l'ennemi entre Roupy et St-Quen-in. A l'est de Ham les Français ont for-if le passage du canal de la Somme, en llpit d'une résistance vigoureuse. Les opérations qui sont conduites avec igueur ont permis à nos alliés de net-lyer les rives nord et est du canal et e rejeter l'ennemi jusqu'aux confins de tares et de Montescourt, où l'ennemi, ans l'espoir d'entraver les mouvements !s armées françaises, a causé'une inon-lation. La majorité des villages en face les lignes dans la région de St-Quentin ont en flammes. Dans la vallée de l'Ailette il y a eu quelques escarmouches entre patrouilles, tandis que de nouveaux progrès ont été effectués dans la région lu nord de Soissons. Toutes sortes d'indications prouvent que l'ennemi ne s'est pas attendu à une poursuite aussi rapide et il semble en ce (moment qu'il a compté effectuer sa refaite sur une distance beaucoup plus considérable. On dit même qu'on peut observer des signes de retraite derrière les lignes allemandes à une distance fort étendue. Si alors la ligne d'Arras à Reims est abandonnée, volontairement ou par nécessité, on peut supposer que l'ennemi a l'intention de se retirer jusque sur le font classique, et plus solide qui s'étend de Lille à Verdun, dont le centre s'appuie sur Condé et Valenciennes, entre l'Escaut et la Sambre, où elle s'appuye-rait sur Landrecies. A l'ouest cette ligne rejoint Lille par la Scarpe et à l'est elle se rattache à la Meuse par Hirson et les tiennes. De cette façon l'ennemi libérait à peu près toutes les provinces du lord de la France. En même temps il opprimerait le grand saillant dont le wimet se trouvait à Soissons, et ce r°nt s'étendrait sur une ligne à peu Irès droite entre Lille et Verdun. Des onsidérations diverses plaideraient plu-Dt en défaveur de l'adoption de cette ouvelle ligne qui ferait perdre à Penne-M une région industrielle qui lui est 'h profitable en ce moment. Si toute-)ls il s'y résigne ce ne sera pas sans causer des désastres qui rendront les unes de charbon et les fabriques inuti-sables pour longtemps à nos alliés. Elle «e cependant cet avantage de raccour-r considérablement le front ennemi et :lui fournir le surplus de divisions dont aura besoin pour sa prétendue sur-"ise.Quoi qu'il en soit, et malgré que les Urnaux allemands estiment — en vue • pousser le nouvel emprunt de guerre ' que le moment d'une bataille décisi-approche, il est certain que l'ennemi "t ou bien livrer une bataille ou con-!uer à montrer les talons à la pour-■te des Alliés. Il a le choix de faire ' arrêt et de se défendre sur une nou-"e ligne ou de revenir à la guerre de bernent. Mais en tout cas l'initiative 1 repassée aux mains des Alliés et sont prêts ou à détruire la nou-e ligne défensive ennemie ou à offrir bataille en terrain ouvert. En Russie la situation n'est pas aussi satisfaisante qu'on aurait pu le souhaiter. Les partis extrémistes, qui agissent sans aucun doute sous l'influence d'intérêts internationaux qui veulent mettre fin à la guerre par tous les moyens possibles, ont gagné du terrain. Les organes de ces partis saluent la République de Russie, et c'est sans doute à l'influence de ces organes qu'est dû l'emprisonnement du Tsar et de la Tsarine. Il n'est cependant pas difficile de s'imaginer que dans un pays comme la Russie où go pour cent de la population habite en dehors de la sphère d'influence des villes et est en majorité illettrée une forme de gouvernement républicain est inconcevable en ce moment. On s'en est rendu compte au cours du meeting des délégués ouvriers où un orateur a fait cette déclaration : " Si la Russie doit devenir une république, soit; devenons une république. Mais en tout cas, il nous faut un tsar." Le respect du Tsar, le " Petit Père " et cette espèce d'adorations dans laquelle le moujik ignorant et illettré tient le chef de 'Empire qui est en même temps le chef de l'église orthodoxe est trop profonde pour qu'elle puisse être effacée par un simple trait de plume. A côté de cela il y a d'autres faits dont le plus important c'est que les ouvriers et avec eux l'armée apprécient avec trop d'ardeur le " droit de grève " que le nouveau gouvernement leur, a promis et dont les agents allemands, qui ne sont que trop nombreux encore en Russie, comptent bien profiter à leur façon. En outre comment organiser, dans un pays pareil, dont environ 25 millions d'habitants sont sous la domination ennemie, un suffrage par lequel la généralité des Russes qui ne comprennent goutte à la politique, exprimera sa volonté au sujet d'une nouvelle forme de gouvernement ? Le dernier mot doit encore être dit, mais entre temps les événements suivent leur cours; un temps précieux qui pourrait être utilisé à la fabrication de munitions et d'équipements est perdu tous les jours, le feu sacré des troupes révolutionnaires se calme et s'expose à l'influence des agents secrets. La nomination du général Korniloff comme commandant militaire du district de Pétro-grade est saluée avec joie, car on espère que, grâce à sa popularité, il pourra faire comprendre aux troupes que leur rôle est terminé et que dorénavant leur place est au front. Aux Etats-LTnis les événements se précipitent et l'on peut d'un jour à l'autre s'attendre à une déclaration de guerre contre l'Allemagne. Le président Wilson a, en effet, convoqué le Sénat pour le 2 avril, soit environ deux semaines avant la date fixée antérieurement; le but de la réunion est de " recevoir une communication concernant de graves questions de politique nationale qui devraient être prises en considération immédiatement ". On croit que le président fera ressortir par les détails comment l'Allemagne fait déjà la guerre aux Etats-Unis par la violation sans pitié de toutes les lois d'humanité. Le Congrès adopterait alors une résolution déclarant que l'état de guerre existe pratiquement. o—o Les Etats-Unis et les munitions' Les Etats-Unis ont donné leur réponse au président Carranza, au sujet de l'embargo que le gouvernement mexicain proposait de mettre sur les exportations de munitions pour les Alliés. Le département d'Etat déclare au président de la République mexicaine qu'il refuse de mettre l'embargo sur les munitions et sur toutes autres fournitures destinées aux nations de l'Entente. — Une dépêche Reuter de Paris annonce que l'avance de l'heure aura lieu en France dans la nuit du 24 au 25 mars. La Hollande et l'Entente Amsterdam, 21 mars. — Dans les milieux bien informés on s'attend à ce que la réponse du gouvernement hollandais aux représentations qui lui ont été faites au regard des navires marchands armés, à la suite de l'affaire du Princess Malita ne sera pas satisfaisante au point de vue de l'Entente. On croit savoir également que le gouvernement hollandais a fait connaître qu'il n'est pas prêt à permettre l'accès de navires marchands américains armés dans les ports hollandais. — Reuter. o—o Les Jésuites en Allemagne Amsterdam, 21 mars. — Un .télégramme de Berlin publié par VAlgemeen Han-delsblad dit que le conseil fédéral s'occupera prochainement de l'abolition proposée de la loi contre les jésuites. Les membres prussiens du conseil sont en faveur de l'abolition, qui sera donc probablement votée. Note. — Nous reproduisons cette dépêche soijs réserves. Rien ne permet de croire que la haineuse interdiction dirigée par l'Allemagne calviniste contre les jésuites pourra être supprimée sans une vive opposition.o—o La guerre des Barbares Nouvelles horreurs en Roumanie Jassv, 1.7 mars (retardée). — Bucarest tient le record des victimes de bombes lancées par les zeppelins et les aéroplanes allemands. Plus d'un millier de personnes ont été tuées ou blessées, dont trois cents en un seul jour. Des aviateurs volant très bas ont mitraillé des paysans travaillant aux champs. Deux aéroplanes allemands donnèrent la chasse à une charrette sur une route. Les deux chevaux prirent le mors aux dents. Les aviateurs tuèrent le conducteur, le voyageur et les chevaux. Les journaux publient des informations au sujet de l'occupation allemande de Bucarest. Des maisons d'exilés ont été rasées jusqu'au sol, tous les vivres en possession des habitants ont été réquisitionnés dans les villages voisins le pillage^s'est fait avec la plus grande sauvagerie, des femmes et des jeunes filles ont été violées et de nombreux incendies ont été allumss. Tous ces outrages ont été perpétrés par des soldats allemands, turcs et bulgares. Des troupes de la Honved hongroise ont mis leurs chevaux dans les églises, profané les autels et alluma leur feu avec les saintes images.— Reuter. 0—o La question de la succession au trône en Hollande Un groupe de Hollandais a lancé un manifeste à propos des débats récents de la Seconde Chambre hollandaise sur la révision ie la Constitution. Il affirme que le Parlement s'est montré 3n dessous de sa tâche, qu'il n'a vu dans cet mportant sujet que les intérêts opposés des partis et nullement les grands intérêts communs du pays. Il critique l'ensemble des dispositions votées qui ne sont pas des arrangements oppot-tunistes et non des formules de gouverne- Il critique l'ensemble des dispositions votées qui ne sont que des arrangements opportunistes et non des formules de gouvernement ; il blâme plus encore le Parlement d'avoir écarté deux questions de la plus haute .mportance : 10 la succession au trône restet réglée de telle sorte que, à l'extinction ie la Maison d'Orange, un étranger sera roi ies Pays-Bas ; 2° la politique extérieure ;st abandonnée en grande partie au gouvernement et la représentation nationale n'y a qu'une part insuffisante. Le minifeste préconise en conséquence la création de comités locaux pour préparer es prochaines élections afin d'envoyer à la chambre des députés qui voudront entreprendre une révision sérieuse de la Consti-:ution.o—o □□□□□□□□□□□□□□□ AVIS NOUS AVONS DECIDE DE REDUIRE LE PRIX DE L'ABONNEMENT POUR L'ETRANGER A 3 SHILL. PAR MOIS A DATER DU 15 MARS □□□□□□□□□□□□□□□ LA FLANDRE VASSALE LA CONDAMNATION DES "AKTIVISTES " FLAMINGANTS La condamnation de la manœuvre des " aktivistes " flamingants, disent les Infor-mations belges (n. 271, 10 mars 1917), ne s'est pas fait attendre. On sait que ces messieurs, après avoir constitué entre eux un Comité qu'ils intitulèrent pompeusement " Conseil des Flandres ", ont fait auprès du chancelier allemand une démarche, combinée avec les autorités occupantes, dans le but de réclamer l'autonomie de la Flandre sous l'hégémonie teutonne. Les chefs les plus qualifiés du mouvement flamand, ceux qui défendirent les droits de la langue néerlandaise longtemps avant la guerre, réprouvent avec indignation le geste inqualifiable des " aktivistes Voici, d'après le Tembs du g mars 1917, les premières protestations connues : Le romancier Cyril Buvsse, écrit : Louvain, Aerschot et Termonde n'auraient-ils pas été détruits par les Allemands? Des milliers de Flamands n'auraient-ils pas été emmenés en esclavage? Tous ces événements ne se seraient-ils donc pas produits, puisque d'autres Flamands qui prétendent défendre les intérêts du peuple sont allés à Berlin comme amis et alliés des Allemands?Un professeur éminent de l'Université de Gand (l'ancienne) proteste en ces termes : En essayant de créer, contre la Belgique, une politique flamande, les Allemands ont poursuivi le même but qu'en suscitant l'aventure de Ca-sement contre l'Angleterre, en créant la diversion polonaise contre la Russie, en fomentant le complot mexicain contre l'Amérique. Les députés Arthur Buysse, Van Cauvve-laert et Camille Huysmans écrivent : La poignée de traîtres qui s'en fut à Berlin n'est rien, ne représente rien. La question flamande sera résolue après la guerre en Belgique indépendante, et sans qu'il soit question de séparation administrative. Ce que l'Allemagne poursuit, sous une forme déguisée, c'est l'annexion de la côle flamande. LA DERNIERE TRAHISON DES " AKTIVISTES " M. Franz Van Cauwelaert, député catholique d'Anvers, un des leaders les plus estimés du mouvement flamand en Belgique, s'est exprimé en ces termes au sujel de la dernière trahison des " aktivistes d'après les Informations belges (n. 273, 12 mars 1917) : "Tout homme droit en Flandre abhorrera'avec moi l'action des membres du secret " Conseil des Flandres ", dont les noms ne sont même pas connus, comme un double crime, un crime contre la Patrie et un crime contre le peuple flamand, dont ils ont souillé le nom.Ils ne le représentent en rien. Je suis également dégoûté de l'impudence avec laquelle le Chancelier ose parler au nom du Kaiser de sa sympathie pour le peuple flamand, après que ce même Kaiser a ordonné la boucherie de la fleur de notre jeunesse et de milliers de citoyens innocents, la destruction de nos villes et l'envoi journalier de nouveaux groupes d'ouvriers sans défense eq esclavage. La déclaration du Chancelier montre clairement que l'Allemagne veut la soumission perpétuelle de la Belgique. " La dépendance à l'Allemagne est égale à la perte lente, mais certaine, de notre indépendance économique et de nos libertés héréditaires. Le peuple flamand ne veut rien avoir à faire avec des traîtres. Nous pouvons être heureux que l'Allemagne a dévoilé ses plans. La déclaration de Berlin contribuera seulement à faire l'union plus ferme que jamais de tous les Flamands et Belges autour du drapeau national." UNE REPLIQUE PEREMPTOIRE La Gazette de Lausanne (8 mars 1917), citée par les Informations belges, n. 271, 10 mars 1917, a reçu d'un député belge, actuellement en Suisse, cette réplique péremptoire à la fameuse démarche, faite à Berlin, par un petit groupe d'" aktivistes " flamingants au service de l'Allemagne : Je lis dans votre journal la réponse faite par le Chancelier allemand à un soi-disant Conseil des Flandres. Ou'est-ce que cette institution? La Belgique ne manque pas d'assemblées délibérantes composées de mandataires régulièrement élus : en Flandre, par les Belges flamands; en Wallonie, par les Belges wallons. Le Parlement national composé du Sénat et de la Chambre des représentants fait les lois pour la nation. Neuf conseils provinciaux administrent les neuf provinces, dont quatre sont exclusivement flamandes. Les conseils communaux administrent les communes.II n'y a pas en Belgique de Conseil des Flandres. Le Sénat et la Chambre ne siègent pas depuis le 4 août 1914. Les conseils provinciaux et conseils com munaux continuent à se réunir pour l'administration des affaires courantes. C'est aux conseils provinciaux que M. von Bis-sing- a demandé le vote des contributions de guerre. Pourquoi n'est-ce pas à ces assemblées régulièrement élues qu'on s'est adressé pour leur promettre l'autonomie nationale des Flandres? Parce que ces assemblées, de même que le Parlement, représentant fidèlement l'opinion publique de la Belgique et que par suite elle eussent régulièrement refusé d'entendre l'humiliante, la méprisante, l'outrageante harangue du Chancelier. On en a vu la preuve lors de la fondation de l'Université de Gand. En réponse aux avances que leur fit à cette occasion le gouverneur général von Bis-sing, Ies leaders du mouvement flamand firent d'énergiques déclarations. Je n'en ni pas le texte sous la main, mais elles peuvent se résumer toutes par les paroles que prononça dans une réunion de Belges et sur I interpellation d'un Flamand, M. Buvsse représentant de Gand, frère de M. Cyril Buysse, le littérateur bien connu. Voici ces paroles que j'ai entendues : " Avant la guerre, j'ai réclamé dans la presse et à la Chambre la fondation d'une université flamande à Gand; je la réclamerai de nouveau après la guerre; mais c'est une question à débattre entre Belges. Les Flamands n attendent rien, ne veulent rien des Allemands. Les vrais Flamands considèrent comme des traîtres ceux qui admettent que les Allemands se mêlent des questions belges."Aujourd hui, il ne s'agit plus seulement dune question d'enseignement: il s'agit de construire l'édifice de l'autonomie nationale des Flandres." Le Chancelier qui parle ainsi ignore sans doute que, depuis Philippe-le-Bon, les Flamands de Belgique vivent fraternellement unis aux Wallons; que cette union est donc de deux siècles et demi, plus vieille que le royaume prussien ; qu'elle a résisté aux troubles de la Réforme et à l'odieuse tyrannie du duc d'Albe; qu'elle s'est maintenue sous les dominations de la maison d'Autriche, de la France et de la Hollande. M. de Bethmann-Hollweg espère-t-il que deux ou trois ans d'occupation sauvage déferont ce que les siècles ont fait? Si cette union, avait eu besoin d'être raffermie elle 1 aurait été au contraire par le sang versé, par les souffrances subies en commun, pour la même cause. UNE OPINION ESPAGNOLE Dans une article intitulé: "Au sujet du derniers discours du Chancelier, le journal espagnol El Universo (6 mars 1917), cité par les Infor,nations belges (n. 273, 12 mars 1917), émet entre autres les commentaires suivants : Indubitablement, l'Allemagne croyait trouver dans les Flamands des frères décidés à entrer dans le grand Empire. Elle a éprouvé, à ce sujet, une complète désillusion : depuis le mois d'août 1914, les Flamands se montrent aussi hostiles aux envahisseurs de leur pays que les Wallons. Dans les cent et quelques mille soldats du roi Albert, les Flamands sont aussi nombreux que le reste des Belges ; presque tous les aumôniers de l'armée sont de nationalité flamande et l'on compte que le clergé des Flandres est l'âme du mouvement régio-naliste.C'est par douzaines de mille que les Flamands ont émigré en Hollande, en Angleterre, en France, en Suisse, pour ne pas avoir à supporter le contact du maître étranger. Parmi les émigrés se rencontrent tous les chefs et les hommes les plus éminents du mouvement flamand. Les journaux flamands et écrits en flamand ou bien ont cessé de paraître ou bien sont publiés en Hollande et en Angleterre. Le gouvernement allemand n'a pas cessé d'utiliser, pour ses propres fins, la discorde intestine, il fait publier en Belgique des quotidiens flamands qui insultent la Wallonie et des quotidiens français qui injurient la Flandre. Il a si bien fait que des flamingants, dont le nom était ignoré de tous avant la guerre, écrivent à présent des manifestes réclamant la séparation régionale ! L'auteur de l'article, M. A. Salcedo, rappelle alors la flamandisation de l'Université de Gand, la patriotique opposition des professeurs Frédé-ricq et Pirenne qui leur valut la déportation, l'appel des Allemands à d'" obscurs médecins de village, avocats sans causes, ingénieurs qui ne dirigèrent jamais de travaux", et continue en ces termes : Finalement, se servant de cette catégorie de personnes qui ne manquent jamais à qui est maître du Polder ,et dispose de la force et de l'argent, il a simulé un mouvement flamingant dirigé par un fantastique Conseil des Flandres et celui-ci a demandé au (Voir suite, 3e page, 3e colonne).

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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