La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1915, 23 Mars. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 22 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/8s4jm24b2b/
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LA METROPOLE D'ANVERa PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 22me ANNÉE. MARDI 23 MARS 1915. N°- 82. COMMUNIQUES OFFICIELS h FRANÇAIS. LA GUERRE DES MINES. VIOLENTS CORPS A CORPS. BAttlS, «2 mars.—Communiqué officiel de 15 , îuurcs:— Au nord d'Arras, à jKotre Dame de Lorette, une ntre-attaqiie allemande pendant la soirée d'à- . ant-hicr, nous a privés de quelques sections de tranchées- Nous les avons recapturées hier. {La Boiaselle, au nord-est d'Albert, la guerre v'mines continue. Après avoir fait sauter l'une ; , 'aleries ennemies, nous occultâmes la plus :mïe partie de l'entonnoir. " Au cours de la journée de dimanche, Reims a eçu environ cinquante obus. En Argonne nous avons infligé à l'ennemi < deux revers sérieux. Près de Bagatelle nous , avons fait sauter deux mines, et deux de nos compagnies liront l'assaut d'une tranchée allemande ilàna laquelle elles maintinrent leurs positions malgré une forte contre-attaque. A cinq cents mètres de là, l'ennemi, après aïôir fait sauter deux mines et bombardé nos i tianchrcs se lança à l'attaque sur un front d'encreur 250 mètres. - ■ Apres un corps-a-corps très chaud les assau-iriis furent rejetés eu dépit de l'arrivée de ren- i XoLrc artillerie les prit sous son feu pendant qu'ils se retiraient et leur infligea de fortes pertes. VERSION ALLEMANDE. BERLIN, 22 mars.—Le grand quartief-général rapporte ce qui suit :—- ,Sur le théâtre occidental de la guerre une ten-•.jvc nocturne par les Français pour se rendre maîtres tlo notre position sur la pente méridio-L: de la hauteur de Lorette échoua, ainsi u'une attaque de nuit en Champagne. Toutes les tentatives des Français pour re-].rendre position sur le Reichsackerkopf furent infructueuses. :fur le théâtre oriental de la guerre les Russes ■ ,t été une nouvelle fois repoussés de Memel Yr. après un court engagement au sud de la \ i. i'i. une lutte obstinée dans les rues. Au ! ord de Mariampol les Russes ont souffert leurs plu* fortes pertes au cours d'attaques repoussées. A l'ouest (TOrayc, à 3ednozorec et, au nord-est lie Cieehanow des attaques russes nocturnes et diurnes ont été arrêtées par notre artillerie. * Quatre cent et vingt prisonniers restèrent futre nos mains après ces engagements.—Wire-less Press. EN CAS DE RETRAITE. LA DEFENSE D'ANVERS. AMSTERDAM, 22 mars.-;—Suivant des informations du nord de la Belgique, il paraît que la .part des troupes allemandes jusqu'ici répan-.'iues vers le nord de Bruges et de Gand recevront ordre d'occuper les forts d'Anvers, les autorités i iliiaires allemandes ayant, par leurs espions, Menu la nouvelle d'un mouvement prochain k< Alliés, et si les Allemands ne peuvent garder ligne de l'Yser on ne s'attend pas à ce que Gand ou Bruges soient défendus. J>:'. défense principale sera Anvers, de façon penoettre aux Allemands de Bruxelles à se n tirer -eu sécurité vers l'est.—Exchange. LA BELGIQUE DEVANT L'OPINION ALLEMANDE. Sous le titre, " Le sort de la Belgique," le "Yorwiirts" du 9 mars écrit: Des pays en-tiaincs jusqu'ici dans la guerre, c'est la Belgique ' j: a. le plus violemment et le plus directement 'juffort. cle ses horreurs. Or, depuis des mois, l'opinion a été répandue en Allemagne que la Belgique est seule responsable de son sort. Il •' simplement équitable, pour ceux qui, au dé-bud<; la guerre parlaient d'une injustice à l'égard de la Belgique, et ce conformément à la ! arole du chancelier, d'entendre la défense et la it-ponse du pays accusé après coup. Le professeur d'université Dr. Emile Waxweiler a publié un livre, "La Belgique a-t-elle mérité ■'j:i sort?" (édition de l'Institut Orel Fûssli, Zurich, 1915, 276 pages, prix 2 marks). (N.d.l.R. : faï français; " La Belgique neutre et loyale." :ranco contre 3 fraiics à la rédaction de la Hitropole). Ce qu'il expose devrait au moins être entendu eu Allemagne... L' "Humanité" du 5 mars publie un remarquable article de Kurt Eisner, ancien directeur <ju " Vorwârts," qui s'adresse aux justificateurs à tout prix de l'agression allemande :— "On a fouillé los documents secrets belges pour prouver que la Belgique avait elle-même abandonné sa neutralité et que par suite et contrairement ;V la déclaration franche et courageuse du chancelier, le -1 août, aucune violation du droit •les gens n'avait été commise. Mais en réalité, tous ces documents secrets prouvent uniquement que la Belgique et les garants de sa neutralité, la l'rance et l'Angleterre, savaient depuis longtemps qu'en cas de guerre l'Allemagne serait forcée par «les raisons militaires d'envahir la Belgique. Le réseau de chemins de fer stratégiques, que l'Allemagne avait créé vers la frontière belge, ne pou-vait pour personne avoir un but secret. Si la Belgique a cherché à se protéger en invoquant l'appui d'autres puissances, non seulement cela "e constitute pas une violation de sa neutralité, mais cela répond plutôt ;aux devoirs de la neutralité.''LES ŒUVRES D'ART SAUVEES DES FLANDRES. ..LE HAVRE. 19 mars.—Le ministre de l'Intérieur de Belgique a reçu une délégation com-!>csée de MM. Deville, président de la commission des IJeaux-Arts du Conseil municipal de 'Vis; Falcoux, directeur des beaux-arts de la Ville de Paris. Ces messieurs sont venus s'en-t'ndrc, avec M. Berryer en vue du transport à ''aris, où elles seraient exposées, des magnifiques «uvres et objets d'art sauvés dans les Flandres ' spécialement dans les vieux bourgs voisins de l'Yser. LE SUCCESSEUR DE M. HENNION AUPRES DU GOUVERNEMENT BELGE. Le ministre français de l'Intérieur soumettra Probablement, au Conseil des ministres, un dé-''re.t nommant M. Talon, préfet de la Loire-In-'•deure, aux fonctions de commissaire du gouvernent français auprès du gouvernment '^elge, en remplacement de M. Hennion. — Le steamer danois " Bxyssel " a été relâché ; : les Allemands et est arrivé à Copenhague, 'uais sa cargaison, composée d'huile pour "oteurs, en destination de la Suède, a été volée restée à Swinemuende. Lue émeute contre la garnison de la Land-; ,11 ;i éclaté ii Ternath-lez-Bruxelles. Ixis i allemands ont tiré. Deux civils bûîges | été tues cî trais bteattfr COMMUNIQUES OFFICIELS RUSSES. UNE NOUVELLE VICTOIRE. j PRZEMYSL TOMBE. RETROGRADE, 22 mars.—Le communiqué jfîiciei suivant du grand quartier-général a été publié ce matin La forteresse de Przemysl s'est rendue à nos roupes. Au quartier-général du commandant mi chef un "Te Deum " d'actions de grâces a ité célébré en présence du Tsar, le grand-duc Sficolas, commandant en chef, et tout 1*état-major. —Reuter. CONFIRMATION. LONDRES, 22 mars.—Le "Press Bureau" lit que la nouvelle a été reçue que la forteresse le Przemysl et sa garnison se sont rendues aux irmes russes. DERNIER EFFORT. PETllOGKADE, 21 mars.—Une dépêche jfficieuse dit que vendredi dernier, outre un téroplane, trois ballons, avec des officiers et des ettres, quittèrent Przemysl, mais, le vent ayant ;ourné, ils furent poussés vers le. nord et forcés l'atterrir à Sokal, Brestlitovsk et Kamenetz-itovsk, où les habitants capturèrent les aéro-lautes.Le duel d'artillerie continue avec vigueur. 3ur le front occidental de la forteresse, les Russes )nt occupé le village de Krassitchine. La gar-îison de Przemyfel a été refoulée sur la ligne de orts sur toute la circonférence de la forteresse.— Reuter. LA JOIE A PETROGRADE. PETROGRADE, 22 mars.—La population entière de Rétrograde se réjouit à la nouvelle de la ihute de Przemysl et une foule enthousiaste circule dans les rues.—Exchange. LE VALEUR DE PRZEMYSL. Przemysl, dont le nom est le plus déroutant et le plus difficile à prononcer Lan s toute la zone de guerre, est une les villes les plus anciennes de Galicig, située à 96 kilomètres de Lemberg. Jadis capitale l'une grande principauté indépendante, la ville L'ait prévaloir qu'elle a été établie au huitième siècle. Elle est située sur la San et est une des plus solides forteresses de la Galicie. Les industries comprennent la fabrication de machines, de liqueurs et de soude, la raffinage du naphte, des meuneries, et la scierie du bois. Le commerce consiste surtout en blé, bois de charpente, suir et draps. Przemysl a une population de 50,000 habitants, la garnison non comprise. L'HISTOIRE DU SIEGE. Le siège de Przemysl a duré 183 jeurs, mais les opérations contre la grande forteresse ont été conduites très à loisir, les Russes voulant réduire la perte en vies humaines le plus possible. Jusqu'au 25 septembre, Przemysl et Craeovie turent "les seules villes de Galicie que les Autrichiens furent tenir contre l'avance de l'ennemi. Le bombardement de Przemysl avait été exécuté cinq jours auparavant, et déjà alor.s il était évident que la chute de la forteresse était inévitable. Pendant les semaines intermédiaires des milliers d'obus turent lancés sur les fortifications et le siège devint plus serré. Une sortie désespérée juste avant la Noël se termina par une défaite écrasante pour la malheureuse garnison. Gomme le disait le communiqué russe d'alors, les Autrichiens " échouèrent avec des conséquences lamentables pour eux-mêmes.'' Pris sur le flanc, ils furent" complètement mis en déroute. Six mille prisonniers tombèrent entre les mains des Russes. Jusqu'au mois de février les événements furent très calmes par suite de la grande offensive allemande en Pologne, mais une fois que le gTand-duc fut en mesure d'amener des renforts suffisants pour exécuter une contre-attaque effective, le siège de la forteresse fut repris avec une énergie formidable. Le dernier effort désespéré de la garnison fut fait il y a deux jours. Il échoua aussi lamentablement que la grande sortie de décembre, car 4000 prisonniers et un grand nombre de canons furent capturés. Des régiments furent anéantis et les pertes en morts et blessés atteignirent à peu près le pourcentage le plus élevé de la guerre. Avec la chute de Przemsyl la route vers Craeovie est ouverte aux Russes. L'IMPORTANCE DE MEMEL. LA REPRISE IMPOSSIBLE. PETROGRADE, 21 mars.—'Candis que la capture de Memel, avec ses chantiers de construction navale, ses manufactures de ciment, ses fortifications, sa garnison et ses canons est considérée comme peu importante air point de vue stratégique, on reconnaît qu'elle peut avoir une grande influence sur l'opinion publique allemande.Le géiiéral von Hindenburg a été pris par surprise et l'on croit qu'il sera impossible de reprendre la ville aux Russes. Memel est séparée du restant de la Prusse orientale par une région difficile, marécageuse dans laquelle des; troupes sont incapables d'opérer en grand nombre. A la suite de ce succès russe on s'attend à ce qiio les Allemands se retirent de Tauroggen parce qu'à présent les opérations tournantes contre Kovno sont paralysées. De grands navires de guerre ne peuvent approcher le port de Memel, qui n'a que peu de profondeur.—Central News. IMPORTANT SUCCES DANS LES CARPATHES. PETROGRADE, 21 mars.—Une dépêche du grand état->major dit :—— A l'ouest du moyen Niémen notre offensive continue avec succès. Sur les autres fronts, à la droite et à la gauche de la Vistule et en Galicie orientale, il n'y a pas eu de r^odifications. Dans les Oarpathes nos troupes ont remporté j un succès important dans 7a région de Sviclnik-Smolnik, où dans certains secteurs nous capturâmes les principales positions ennemies et prîmes 2400 hommes et 46 officiers, et capturâmes en outre deux canons et cinq mitrailleuses. Toutes les attaques ennemies dans la direction d'Uszok et Munkacs furent repoussées avec succès.—Reuter. LES PRIERES DU PAPE POUR LA PAIX. ROME, 21 mars.—Le Pape, accompagné de sa cour, se rendit ce jour à la Chapelle Pauline, où il répéta la prière pour la paix dite à St-Pierre le mois dernier.' La cérémonie eut lieu en présence d'une foule immense et distinguée, comprenant les membres (1 l'aristocratie romaine, le corps diplomatique eù les dignitaires écclésiastiques. Après l'oraison, Mgr Zampini donna une bénédiction solennel à la f<wlel—Reoi»r«, LA RESPONSABILITE DE LA GUERRE. DISCOURS DE SIR E. GREY. LA RESTAURATION DE LA BELGIQUE. LONDRES, 22 mars.—Sir Edward Grey, ministre des affaires étrangères, a présidé cet iprès-midi au Bechstein Hall une conférence de M. John Buclian sur " Les premières "batailles de La guerre " et a prononcé à cette occasion un important discours politique. Des centaines de millions ont été dépensés pour la guerre, a-t-il dit, des centaines de milliers le vies y ont été perdues, des millions d'hommes Dut été blessés ou mutilés en Europe ces derniers mois. •Tout cela aurait pu être évité par la méthode simple d'une conférence ou d'une discussion générale entre les Puissances européennes intéressées au conflit, tenue à Londres, a La Haye, n'importe où et dans n'importe quelle forme que l'Allemagne aurait Consenti. Il aurait été beaucoup plus facile (le solutionner à l'aide d'une conférence la dispute entre ['Autriche-Hongrie et la Serbie, dont l'Allemagne tit le prétexte de la guerre, que de passer avec succès par la crise balkanique s'il y a deux ans. L'Allemagne savait par 1 expérience de la conférence de ^Londres que aplanit la crise balkanique qu'elle pouvait compter sur notre bonne volonté pacifique dans tout conflit ou conférence des Puissances. Nous n'avions recherché aucun triomphe diplomatique dans la conférence balkanique; nous ne uous étions adonnés à aucune intrigue. Nous avions recherché la paix impartialement et honorablement. Nous étions prêts à en faire autant en juillet dernier (applaudissements). En ces dernières années, nous avions donné à l'Allemagne toutes les assurances qu'aucune agression dirigée contre, elle ne recevrait notre appui. Nous ne lui avions refusé qu'une seule chose—la promesse sans conditions de rester neutre, quelque fut le caractère agressif de ses actions vis-à-vis de ses voisins. En juillet, avant que la guerre éclatât, la France, comme l'Italie et la Russie, étaient prête à accepter une conférence, et nous savons que lors de la proposition britannique, l'empereur de Russie lui-même proposa à l'empereur allemand que le conflit fut discuté à La Haye. L'Allemagne refusa toute solution de ce genre. ' et la responsabilité complète d'avoir plongé l'Europe dans la guerre et d'avoir impliqué son empire et la plus grande partie du continent dans ses conséquences doit donc lui être attribué de tout temps. Nous savons maintenant que le gouvernement allemand avait préparé cette guerre comme seuls des gens qui préméditent savent préparer, comme il le fit en 18G4, en 1866 et en 1870- Nous savons d'après des documents révélateurs, que ce fut la Prusse qui prémédita et prépara cette guerre. La même chose s'est répétee de nouveau. Mais nous sommes décidés à ce que ce soit la dernière fois que la guerre sera préparée en Allemagne de cette façon (applaudissements). Nous avions assuré la Belgique de ce que nous ne violerions ]>as sa neutralité aussi longtemps qu'elle serait respectée par les autres. J'avais donné, cette assurance à la Belgique longtemps avant la guerre. A la veille de la guerre, nous demandâmes a là France et à l'Allemagne de donner les mêmes assurances. La France s'en acquitta aussitôt. L'Allemagne s'y refusa. Lorsque, après cela, l'Allemagne envahit là ! Belgique, nous étions tenus de nous opposer à ; l'Allemagne de toutes nos forces, et si nous n'en ; avions pas agi ainsi dès le premier moment, dès celui où l'Allemagne attaquait le Belgique, dès celui où elle fusilla les combattants et les non-combattants, et ravagea le pays d'une façon qui violait les règles de la guerre moderne et de la guerre de tqus les temps—y a-t-il quelqu'un ' qui pense aujourd'hui que nous aurions pu rester ! indifférents et simples spectateurs, saus nous i voir disgraciés à jamais? En ce qui concerne le but pour lequel nous combattons, un temps viendra où les termes de la paix pourront être présentés par nos Alliés et par nous-mêmes. Mais une des conditions essentielles de cette paix doit être la restauration de la Belgique dans sa vie nationale indépendante, la libre possession de son territoire et réparation aussi loin que réparation sera possible pour le mal cruel que lui a été fait (applaudissement).C'est là une partie du grand but que nos Allié# et nous poursuivons. Ce grand but est le suivant. Nous voulons que les nations de l'Europe soient libres de vivre leur propre vie indépendante. tle se donner leurs propres-formes de gouvernement et leur propre développement national. qu'ils soient de grands Etats ou de petits Etats,'en pleine liberté (applaudissements). Tel est notre idéal. Les professeurs et publi-cistes allemands ont présenté celui de l'Allemagne depuis le début de la guerre. 11 consiste en ceci que, les Allemands sont un peuple supérieur, auquel toutes choses sont possibles, et contre lequel toute résistance de toute espèce doit être sauvagement matée. L'Allemagne est libre d'établir sa domination sur les nations continentalés. Je préférais mourir ou quitter pour de bon ce continent que de vivre dans de telles conditions (applaudissements). Après la guerre, nous, et les autres nations de l'Europe, devons être libres de vivre, sans la menace perpétuelle des discours d'empereurs guerriers, d'armures étincelantes et d'épées raclant des fourreaux. Nous voulons pour nous-mêmes, et nos Alliés le veulent pour eux, qu'ensemble nous assurions à l'Europe le droit de souveraineté indépendante, le droit de poursuivre nos intérêts dans une existence de liberté égalitaire! En terminant sou discours, qui lut longuement applaudi, Sir Edward Grey rendit un vibrant hommage au patriotisme et au courage des armées et des marines alliées, de ceux qui sacri- ; fient leur vie à la guerre, et des hommes qui, où : qu'ils fussent, contribuent au maintien de la vie , nationale à ces heures d'épreuve. ! Il n'y a pas de cause plus noble que celle d'aider l'Etat ouand sa cause est juste, et il n'y a jamais eu d'heure où le but fût plus grand et plus impérieux, la cause plus juste et plus élevée. DANS LE CAUCASE. SUCCES RUSSES SUR LES TURCS. PETROGRADE, 21 mars.—Un communiqué publié ce soir au sujet des opérations dans le Caucase dit:— Le 20, nos troupes battirent avec succès des tentatives turques de prendre l'offensive dans la région côtière. Dans la région de Chorokh les Turcs furent rejetés vers Artvir après un combat. Entre Ardanuloz et Olty, les Turcs ont été repoussés sur une distance considérable vers l'ouest. Dans la vallée d'Alashkert il y a eu un combat entre les Russes et les Turcs, et les premiers occupèrent subséquemment deux points importants après avoir mis les Turcs en fuite*— Esuta LES PIRATES AERIENS. ATTAQUE D'UN VAPEUR NEUTRE. | $ AMSTERDAM. 22mars.—Suivant des informa tions complémentaires d'Ymuiden, le vapeuv hollandais " Zevenbergen," attaqué par un aéro- _ plane allemand, venait de quitter les Downs où il avait été retenu pendant deux jours avec une ^ cargaison de grains pour le gouvernement. j, Lorsque le " Zevenbergen " arriva à environ e; treize kilomètres ouest du banc du Noordhinder à il vit un Taube monté par deux aviateurs. Pendant que le capitaine et le pilote regardaient ° l'aéroplane, au grand étoixnement de l'équipage, Jj l'aviateur laissa tomber une bombe qui tomba _ dans l'eau à environ douze mètres à tribord du navire et fit explosion. P Peu de temps après le Taube jeta une seconde 1 bombe, qui tomba à environ sept mètres à l'avant du navire et fit explosion avant de toucher l'eau. 1 Alors le Taube survola d'autres navires, recon- ^ naissables à leurs cheminées blanches pour être a des vapeurs anglais venant de Leith, sur les- ^ quels le Taube avait déjà jeté des bombes. „ Après quelque temps le Taube revint, survola ^ pendant quelques minutes le " Zevenbergen," et » finalement partit dans la direction de l'ouest, j Le " Zevenbergen " battait, trois pavillons mon- ^ trant sa nationalité, deux drapeaux hollandais v étaieut placés sur la passerelle et trois étendus cj sur le pont.—Reuter. „ YM'UIDEN, 22 mars.—L'équipage du " Zeven- 1 bergen " raconte que quand le navire se trouvait dans les Downs, samedi midi, avec nombre n d'autres navires, un aéroplane jeta quatre d bombes, mais l'équipage ne fut voir si les bombes d faisaient de l'effet. Des navires marchands s anglais, poursuivis par le Taube. tirèrent sur lui. ^ L'équipage du " Zevenbergen " était très ému " de l'incident, et s'empressa de peindre sur le pont Q le nom " Zevenbergen," Rotterdam, Holland.— a Reuter. ' £ INDIGNATION HOLLANDAISE, n AMSTERDAM, 22 mars.—On est très indigné ^ en Hollande au sujet de l'attaque du " Zeeven- 11 bergen." D'après des détails de l'affaire qui . viennent d'être reçu, cette attaque est sans T' excuse. _ On croit que le ministère des affaires étrangères prendra l'affaire en mains dès qu'il aura reçu le ç rapport officiel, et qu'il enverra une protestation v à Berlin, tant pour ce qui concerne cet incident ^ que pour le transfert forcé à Zeebrugge du " Batavier V." et du " Zaanstroom."—Exchange. r f. UNE ESCAPADE MANQUEE. a NEW YORK, 21 mars.—Un télégramme cle a San Juan. Porto Rico, dit que le steamer Olden- v wald, de la Hamburg-Amerika Linie, qui se t- trouvait dans ce port depuis le mois d'août, a c éffectuê une tentative pour prendre subreptice- ci ment la mer. . s Les canons des forts tirèrent à blanc, mais le steamer continua sa course, sur quoi on lui lança ? cinq obus. Il revint alors, et fut saisi par la e douane.—Reuter. r NOUVEAU RAID D'UN ZEPPELIN A i CALAIS. f PARIS, 21 mars.—Un télégramme de Calais annonce qu'un dirigeable Zeppelin tenta un raid c sur la ville, la nuit de samedi à dimanche. Les r habitants furent prévenus de l'approche de l'en- i gin de destruction par des signaux et l'éclat des projecteurs. Les canons, au nord-est do la ville, ouvrirent immédiatement le feu sur le Zeppelin, qui changea sa course.—Central News. ; 0UN ZEPPELIN DETRUIT. 1 AMSTERDAM, 22 mars.— Des voyageurs arri- c vaut de Liège, à Maestrieht, annoncent que samedi au Zeppelin a été détruit à Liège.—Cep- c tral News. ( LA CRISE ITALIENNE. UNE NOUVELLE SENSATION- ' NELLE. j Un des nos confrères anglais apprend de ^ Rome que les sujets allemands et autrichiens ont . reçu ordre de leurs consuls respectifs de quitter ' l'Italie dans le plus bref délai. D'autre part, de j nombreux Allemands ont pénétré en Italie sous ( de faux prétextes; leur nombre est tel qu'une ( brigade spéciale (1e police a été chargée de leur surveillance. ~ l La police a des preuves évidentes qu'il s'agit j d'un vaste service d'espionnage que les Teutons ] veulent inaugurer ou plutôt amplifier en Italie. \ ROME, 21 mars.—Une dépêche de Trieste au ; "Giornale d'Italia" annonce que hier 40,000 < soldats autrichiens et «allemands sont arrivés à i Trieste et ont marché par les rues de la ville.— Central News. PARIS. -J2 mars.—L' " Echo de Paris" publie J la nouvelle sensationnelle suivante de Milan, sans cependant garantir son authenticité:^— ^ Le commerce est interrompu entre l'Italie et 1 la Dalmatie. Le commandant de la flotte italienne 1 a déclaré qu'il -arrêtera des navires de toute nationalité dans l'Adriatique transportant des 1 marchandises de ou vers l'Autriche.—Reuter. ROME, 22 mars.—Le gouvernement italien a arrêté aujourd'hui toute communication par rail 3 avec l'Allemagne, via la Suisse, pour autant qu'il i ' s'agisse de marchandises. L' "OSSERVATORE ROMANO" < A LA SOLDE DE L'ALLEMAGNE. < >n se montre assez surpris dans certains J milieux que 1' " Osservatore romano " ait cru devoir reproduire un article très hostile au nou- 1 veau ministre de Belgique, publié par un journal < catholique allemand. L'ambassadeur d'Angle- 1 terre et lo cardinal anglais Glasquet protestèrent ' aussitôt contre la publication do cet article, et ' 1' 44 Osservatore romano" reçut l'ordre de publier < une note de caractère officieux désavouant for- < mellement l'article du journal allemand. De I plus, le pape exprima ses regrets au sujet de cet incident, auquel le Saint-Siège se déclare absolu- < ment étranger. Nos lecteurs se rappelleront l'attitude hostile < au cardinal Mercier montrée par cette feuille qui est l'organe officieux du Saint-Siège. — Le monde du Palais de Justice à Anvers a été vivement frappé par la nouvelle de la mort inopinée, survenue samedi dernier, du vénérable ■ bâtonnier de l'ordre des avocats, maître Max , Bausart. i Ml. Bausart avait atteint l'âge de 74 ans et ; devait fêter le mois prochain le cinquantenaire de son entrée au barreau, dont il fut durant-ce , long Japs de temps, une des figures les plus saillantes et lés.plus justement; estimées. A -, rois reprises ses confrères A'élevèrent au bfctormat ^^J'^sarQ. E CAS DU CARDINAL MERCIER. LA PRESSE AUSTRO-.LLEMANDE REVIENT A LA CHARGE. Dans uii'j correspondance .datée de Bruxelles, ; r lévrier, le journal catholique allemand ' Koelnisebe Yolkszeitung "' (No. 175 du 1 mars 315) suivi par une foule d'autres journaux istro-allemands. recommence à prétendre, con-airement à tous les documents et faits do ia iuse, que jamais aucune entrave ne fut apportée la liberté des relations du Cardinal Mercier avec épiseopat, ni avec le clergé, depuis le moment i il reçut du gouverneur-général von Bissing un srmis de circuler en automobile, c'est-à-dire epuis une époque antérieure à l'incident de sa ettre Pastorale. Décidément, la presse allemande oublie vite, appelons que les faits prouvés par ses propres /eux, ainsi que par l'attestation personnelle et ublique du Cardinal Mercier, sont les suivants: Au début d'octobre 1914, peu après la prise 'Anvers, le Cardinal-Archevêque de Malines /ait reçu du gouverneur d'Anvers l'autorisation e visiter en automobile les paroisses de cette rovi.nce et, peu après, cette autorisation avait é étendue, par le maréchal von der Goltz, aux aroisses du Brabant, seconde province du iocèse de Malines; plus tard, le Cardinal, Primat e Belgique, avait obtenu la permission de isiter les autres évêques, ses suffragants; mais, e fait, il n'avait pas encore eu l'occasion d'en ser lorsque se produisit l'incident de la Lettre astorale de Noël 1914. Dès que les autorités allemandes eurent con-aissanee de celle-ci, elles arrêtèrent et con-amnèrent l'imprimeur diocésain à une amende e 500 marks ou trente jours de prison; elles lisirent en tous lieux, tant à Malines qu'à ruxelles et Anvers, et jusque dans les presbytères e villages, tous les exemplaires de la Lettre u'elles purent découvrir; défense fut intimée ux curés de la lire en chaire; plusieurs furent lême arrêtés pour avoir refuse de prendre engagement de ne pas la lire. Le samedi, 2 janvier 1915, à G heures du îatin, sommation officielle fut faite au Cardinal, e rendre compte de sa lettre pastorale, le matin lême, au gouverneur-général. Le dimanche, 3 janvier, le gouverneur-général lterdit, par télégramme, au Cardinal de se îhdre à Anvers où il devait présider la céré-îonie du salut à la Cathédrale. Le lundi, 1 janvier, un officier apporta au ardinal, de la part du gouverneur von Bissing, n mémoire dans lequel celui-ci lui déclarait for-îellement. entre autres choses, que l'autorisa-on de visiter les autres évêques belges lui était étirée; le cardinal prit acte de cette interdiction jrmelLe. Le gouverneur-général ayant communiqué peu près, aux journaux line note dans laquelle il vait l'audace de* déclarer "qu'aucune entrave 'avait été apportée à l'exercice do la charge pas->rale du cardinal-archevêque," le Cardinal se vit ontraint de lui infliger un démenti catégorique ans un,e lettre latine aux membres du cleTgé de on diocèse, datée du 10 janvier 1915. Il affirmait dans cette lettre que la note du ' ouverneur-général était 44 contraire à la vérité," t il protestait en ces termes: "Je proteste que vos droits, mes chers collabo-ateuTs, et les miens comme citoyen, comme pas-sur des âmes et comme membre du Sacré-tollège, ont été violés." (Voir le texte latin de ette lettre dans " De Tijd " d'Amsterdam, No. 0,520, du 27 janvier 1915.) Entre cette protestation solennelle du Prince .o,l'Eglise et la dénégation intéressée d'un jour-Lai allemand, même catholique, comme la " Koel-ische Volkszeitung," personne ne peut hésiter. Il est donc avéré que: lo. La liberté de la parole épiscopale du car-iinàl-archevêque de Malines, dans ses rapports vec son clergé et avec les fidèles de son diocèse , été v inculée: 2o. Par ordre du gouverneur-général allemand, e cardinal-archevêque de Malines a dû rester onsigné dans son palais depuis le samedi matin ! janvier, jusqu'au lundi soir 4 janvier, e'est-à-lire, jusqu'après avoir, sur injonction formelle, lu rendre compté de sa lettre pastorale au ouverneur; :>o. Le Cardinal a été privé de la liberté d'aller Anvers remplir une fonction religieuse de sa barge : 4o. Il a été privé formellement' de la liberté l'aller visiter ses suffragants: 5o. Le gouverneur von Bissing a sciemment Itéré la vérité pour donne* le change à l'opinion lublique sur sa conduite envers le cardinal. Ajoutons que le général von Bissing a commis me autre "altération de la vérité"; en adressant .u début de janvier, au clergé du diocèse de Jalines, une circulaire où il avait l'audace d'af-irmer que le cardinal lui avait déclaré par écrit onsentir à ce que la lecture de sa lettre pastorale lans les églises fut interrompu ou même omise. Le cardinal fut obligé de protester énergique-aent que cela aussi était faux (voir l'organe catho-ique néerlandais "De Tijd," du 16 janvier 1915, vo. 20,509, page 1); plusieurs journaux neiges >nt, de leur côté, mis le gouverneur von Bissing lu défi de publier le consentement écrit du car-linal, dont il avait l'audace de se prévaloir: le [énéral n'a pas encore osé relever ce défi. Concluons: En recommençant à dire, avec en-emble, que la liberté de circuler en automobile lans le pays n'a pas été rendue au cardinal puis-[u'elle ne lui a jamais été enlevée, les journaux illemands et autrichiens obéissent visiblement à m mot d'ordre: ils continuent à servir la vérité de a même manière que le gouverneur von Bissing a respecte. -A VILLE DE LYON ET E. VERHAEREN Mardi passé avait lieu à Lyon, en faveur des éfugiés français, une conférence sur l'œuvre et a vie de notre grand poète Emile Verhaeren. ette conférence faite par Mme. Jean Bach-Sislev. lont la réputation a franchi nos frontières et qui )lusietirs fois s'est fait applaudir en Belgique et •n Hollande, avait attiré un. auditoire d'élite ou >n remarquait entre beaucoup de notabilités de la )olitique, des lettres et du commence: MM. dulatier, Consul do Belgique; le Colonel Marcin, Commandant le Bureau Militaire de recrutement >elge; Huvelin, professeur à la Faculté de droit : drues. Rault, llerriot, etc....qui avaient place sur 'estrade à côté de la conférencière. Mme. Jean Bacli-Sisley avec émotion et autorité oua le grand et très Original poète, dont les dùvres admirables ne sont connues que d'un trop )etit nombre de Français. Elle s'appliqua à nontrer que cette œuvre est essentiellement Belge •t non française, malgré la langue dans laquelle dJe est écrite, et dégagea de toute cette œuvre :omplexe, la beauté grave, abondante, un peu ruste qui caractérise le génie flamand. Elle loua en Verhaeren un grand lyrique, ïhantre de la vie et du labeur humain, le peintre nspiré de la nature, enfin le patriote, celui qui >st en ce moment " la voix de la Belgique, comme e roi Albert en est le Cœur et le Bras." Des >ravos frénétiques saluèrent cotte péroraison. Des artistes de valeur illustrèrent de chant et le récitation, cette belle conférence: Opposant 'inspiration de Maeterlinck à celle de Verhaeren, Mme. Rollan-Mauger chanta avec un art consommé plusieurs mélodies; M. Magnat de l'Œuvre lit avec ampleur et autorité plusieurs poèmes, :ntre autres, "Vers la Mer" et "l'Arbre"; Mlle, i u/.ette Guillaud avec charme et intelligence déailla le "Départ," les 44Heures Claires," "La lôie," etc... M. Coignet. président de la Chambre de Com-nerce, présidait cette fête d'art et de charité ou -e manifesta un© fois de plus l'union des 0*8' et fiançaiseA. LES BELGES EN ANGLETERRE Nous nous, mettons à la disposition de nos lecteurs pour leur procurer les ouvrages suivants franco en Angleterre contre envoi préalable du montant d© commande:— Le Livre gris belge avec.préface de M. Paul Hymans, à 1 fr. 10. * . Les autres livres diplomatiques, chacun a 0 fr. 70. " . 4 4 44 Lfe Martyre du clergé belge, par A. Melot, député, U fr. 70. . " La Belgique martyre," par Pierre Nothomb, O fr. 00. Les douze rapports officiels de la Commission d'enquête, avec illustrations et préface de M. Van den Ileuvel, 1 fr. 50. 44 L'Allemagne et la Guerre," par Emile Bou-troux, 0 fr. 50. , "Les Allemands en Belgique (Louvam _c6 Aerschot), récit d'un témoin hollandais," O fr. 70* Il ne Sera pas donné suite aux commandes} non accompagnées du montant. * * * La société " Belgica," qui rendit aux réfugiés des services appréciés, réunit une nouvelle fois ses membres hier après-midi dans le local spacieux de Hanover-square. Une surprise agréable était réservée » l'auditoire par la présence de M. Paul Hymans, le nouveau ministre de Belgique, qui avait tenu à assister à cette réunion. En termes excellents M. Bauss, le président de la " Belgica, " souhaita la bienvenue au représentant du Roi, et après avoir vanté tous les mérites de. son prédécesseur, le comte de Lalaing, il lit l'éloge, de réminent; ministre d'Etat qui vient remplir en Angleterre le rôle plus difficile à l'heure décisive de l'avenir du pays. Avec lui, dit M. Bauss, la Belgique, fière e& confiante, s'offre au jugement de l'Angleterre. Répondant au président de la "Belgica," M. Paul Hvmans vanta toutes" les qualités de ta et et de dévouement de celui qui le précéda dans la carrière diplomatique xjuis, exaltant la cause de notre pays, il la déclare si juste et si glande qu'il suffit de l'exposer pour rencontrer l'hom mage du monde civilisé. Le distingué ministre plénipotentiaire exalte ensuite l'œuvre de la " Belgica," et fait un tableau particulièrement éloquent de l'esprit animant nos compatriotes, dont la pensée est dans leur pays et dont l'admiration va à notre admirable année et à notre Roi bien aimé,, qui est l'incarnation sereine et magnifique de la conscience nationale. Malgré toute? nos douleurs, dit M. Hymans, une chose nous console et nous grandit: c'est d'avoir fait tout #e que nous (levions, car la Belgique a été devant le monde entier la représentante du Droit, seul garant des petits peuples à l'existence. Puis, c'est un témoignage ému de reconnaissance que l'orateur rend à l'Angleterre grand f et héroïque. Elle fut pour nous l'amie fraternelle, la sœur de charité : à elle va toute notre gratitude. En une vibrante péroraison, acclamée par tous les assistants, M. Paùl Hymans, parlant de l'avenir de notre cher pays, dit que nous ne devons plus avoir qu'une passion: 44la Patrie.' un seul but: la sauver et la refaire dans uu grandiose rapprochement des hommes, des classes et des partis. Ce. remarquable discours, écouté avec une religieuse attention, produisit sur tous les assistants une vive impression. Les applaudissements s'étant tus, la parole fût donnée à M. le député Victor -Van de Wallé, do Malines, qui réserva aux membres de la "Belgica" la primeur de l'exposé de son roman: " Pax Mundi." L'œuvre, toute d'actualité et d'une observation vécue, met. ou scène les premières phases de notre grand drame national; elle prévoit la pai>: entre les peuples qui n'est, possible que par la destruction du militarisme prussien, et constitue un éloquent plaidoyer pour une Belgique libre, indépendante et indissolublement unie. On fit à M. Victor Van de Walle un succès des plus justifiés. PREPARATIFS AUTRICHIENS. VENISE, 19 mars.—Un télégramme dèBrescîai dit que l'Autriche continue avec une activité croissante ses travaux forfeificatifs tout le long de la frontière italienne. Des troupes en grand nombre sont arrivées récemment à Riva et à Gôrz, et toutes les garnisons de la frontière ont été considérablement | renforcées.—Reuter. L'INCENDIE DE L'EXPOSITION DE BRUXELLES. PARIS, 17 mars.—Le correspondant au HavxW du 44 Petit Journal " dit que dans les milieux belges bien informés on assure que l'incendie du pavillon belge et du pavillon anglais à l'ExjJosi-tion de Bruxelles, en 1910, serait l'œuvre des Allemands. On sait que les expositions anglaise, française et belge étaient concentrées dans .1* na.villon nrincinal. — Le gouvernement bulgare, qui ne peut recevoir d'armes par l'Autriche, vient de passer commande à des usines italiennes de 300,000 fusils, avec une date de livraison très rapprochée. — Le président de la République française, aocompagné du général Duparge et de M. Deeori, secrétaires généraux de la présidence, a visité, samedi après-midi, à 2 heures et demie, l'hôpital belge installé à l'Hôtel-Dieu, à Paris. Il a été reçu par le baron Guillaume, ministre de Belgique: M. Mithouard, président du Conseil municipal ; les préfets de la Seine et de police. — Nous apprenons lo décès de M. l'avocat Jacques Velleman. du chevalier Edmond t'Ser-stevens, mort à Stavelot, du docteur Sacré, membre de l'Académie royale de Belgique, et de l'avocat François Querdon. BELGES.—Albert Serste, s. Little Snt. An- drcw's-street. Londoii. W.C., se charge toujours cl© ramener des personnes, bagages, < t d ■ toutes missions d" < onlianeo jxmr les paya envahis do Belgique et de France; r enseignements gratuits.—Bureau do 9 à 1 ?. ■>! do 2 à 6 heti.i-s. 17URME anglaise cherche personne responsable pour direction usine de auperphosph»tr.-, tenu emploi cimilairo en Belgique.—Ecrire aveo rcfcrcnccô bureau du journal, sous initiales, 8.U.P. NOUS mettons vivement nos compatriotes en garde contre certaines agences do placement d'employé, qui ne rkent qu'à leur escroquer do l'argent. Ne Tenez <ii cautionnement ou do garantie qu'?rco kw "éléreucca loi plu« eérieusesi NAISSANCES. MONSIEUR et Madame Adrien Gheyséns ont le plaisir de tous faire part do la naissance d'une fille Jacqueline. JEastbournc, lo 20 mars. 1915, 7, Burlinglon-plaoe. 1 ■' DECES. DR. de Bie. d'Anvers, et ses enfants, ont ia. douleur de fane part à leurs amis et connaissance^ clu décès de leur chère femme et mère néo Richarda Convent. Enter rement, mardi 23 mars à 2 heures, 19, Clarence-road, Birkdalc. Southport. LA METROPOLE paraît chaque matin, sauf lo dimanche, dans lo ' Standard," rendu chez tous 1«> marchands do journaux au prix d'un penny. Non? conseillons riyement à nos amis de .s'abonner «u prix de 3sh 3 par mois pour lo Royaume-Uni et, 4sh. 4 pour l'étranger, et i * nous adresser le prix de l'abonnement en un mandat. J.* tarif des annonce* est, «le 9d lajlgne pour le " Line d'adresses des exilé?." nayablo d'aranc\ et pour tout «utrt nublicité. lo tarif : "Standard." Nous atons u'iTOrt. un bureau dans l'immeuble du ".standard," Fleetftrc-1, 132 4, E.O., ourect dè 2 * 6 heure». En cas de dcw*âde ççrits jo;.wira jàeu* iimbi* d'u»

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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