La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1918, 11 Decembre. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 26 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/rv0cv4cx5s/
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The Newspaper fcfor"Belgians LA MÉTROPOLE I BELGIQUE : DIXi CENTIMES ANKLETERBE : ONE PENNY HOLLANDE : |VUF CENT CONTINENT : DKIOENTIMES PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Directeur : JULES CLAES Bureaux: 43, Chancery Lane, W.C.2 — Téléphoné: Holborn 212. f 3 mole 9 «tet Abnnaemtiiti j - é mois ly «h [ 1 M 33 «fe •36™ ANNEE MERCREDI 11 DECEMBRE 1918 V. ■ 33 «Et RegUterei «t 'Hi G. P. O. -jyr o/lK tu a Ntwsfa}tr IN O. o4tO APRES L'ARMISTICE La marche vers le Rhin Le communiqué officiel du grand quartier I générai britannique dit que dans la journée I de dimanche, les troupes avancées anglaises I ont atteint le Rhin entre Gpdesberg tet Cdlo- I & Godesberg est à 30 kilomètres au sud de I Cologne. Les Américains ont atteint la ligne 'Kup-I perath - Boos - Keinpenich - Mayen - Grtei-I mersburg - Keltenbach et les Belges ont oc-I cupé Neuisis et Crefelld. Le communiqué amérioain du 9 décembre I dût que l'armée américaine, continuant son I avance en Allemagne, atteignit le 'Rhin de-I puis Rolandseck jusque Brohl et se trouve-I rai't Vers le soir, «sur !la ligne Rotlandseck-Brohl- Was.sen.ach, Munster-Maifieid, Rhein- f bollen. é . Le 'communiqué officiel belge dit que dans I la journée du 8 déoembre, une brigade de ca-I valerie ateignit Urdingen, sur la rive gauche [ du Rhin, à N'est de Crefelld. Le drapeau historique de Strasbourg Au cours de sa visite à Strasbourg, M. Cle-I menoeau a présenté à la cité l'ancien drapeau [ qui avait été offert par Napoléon 1er à la vîl-I le de Strasbourg. Ce drapeau historique avait échappé à l'at-■ tention des Allemands en 1870. Les français à Mayence Le 21e corps d'armée, sous les ordres du [ généra® Roulin, occupera sous peu Mayence, [ où le général' Mangin fera, dans quelques ' jours, son entrée à la tête de la 43e division I d'infanterie. , Les clefs de Mets Au 'cours de 'la cérémonie qui eut lieu à l'hâte! de ville de Metz, M. Clemenceau prit I la parole après le discours du maire et de I M. Poi-ncaré et dit : "Lorsque tes Allemands firent leur entrée à Matz, à la suite d'un acte de trahison, et violèrent la cité, le général Lapasset fut assez heureux de mettre en sûreté les clefs de la "Elites furent précieusement gardées par sa famille qui me les confia. Je vous les remets aujourd'hui, conservez-les bien." "Nous saurons maintenant comment les garder à jamais!" répondit le maire de Metz en acceptant l'écrin en cuir que lui rem.it M. Olémenoeau. L'occupation belge en Allemagne M. Emile Jacquart a été nommé par le gouvernement administrateur général civil1 1 des territoires allemands occupés par l'année belge. Il est assisté par M. Michaelis, procureur du roi à Huy. Le major Nuyten et le lieutenant Lepreux, de l'état-major de la 6e division, ont été chargés d'organiser la zone neutre sur la rive droite du Rhin au-delà de la zone occupée sur la rive gauche par îles troupes belges. Le général De Ceuninck, ancien ministre de la Guerre, a été désigné au commandement de lia 4e division, actuellement chargée de l'occupation de lia zone belge sur la rive gauche du Rhin, en remplacement du générai Michel, nommé général en chef de l'armée beflge. Le lieutenant général Mélis, inspecteur général de Santé de l'armée l'armée belge, a été chargé d'organiser les services sanitaires de l'armée belge en Prusse rhénane. Il part le 11 décembre pour l'Allemagne. En Russie Une dépêche du bureau esthonien de Stockholm dit que des transports chargés de troupes 'botchevistes sont en route pour Reval1. Les Russes ont débarqué près de Jewe, en-Hanquant* ainsi les gardes blanches. De vifs combats ont liteu. L'arrivée des croiseurs et des destroyers anglais à Sébastopol a provoqué des manifestations anglophiles dans toute l'Ukraine. L'escadre britannique qui avait charbonné à Copenhague, a quitté oe port en destination du sud. La ligne aérienne N ew-York-Chicago Le directeur général 'américain des postes, M. Burfeson, vient de 'faire officiellement connaître que D'inauguration du service postal New-York-Ghi'cago par avions aura lieu dans H la première quinzaine dte décembre. On n'attend pluis que les appareils commandés en vue die ce service spécial pour mettre en fonctionnement la nouvelle ligne. La ville de Cleveland a décidé de transformer le parc de Woodland Hills au champ d'aviation et se prépare à y faire construire un hangar qui 'coûtera dix mille dollars. C'est dans Grant Park que les avions postaux atterriront à Chicago et l'Aéro-Club de l'Illinois a offert Ashbum-Field pour les besoins de services techniques. La route entre New-York et Chicago sera divisée en trois tronçons : New-York-Belle-fonte (215 milles), Belltefonte-Cleveland (215 milles), Cteveland-Chicago (323 milles). L'extension de l'armistice Amsterdam, 7 décembre. — Un .télégramme de Berlin dit : Herr Erzberger annonce que les Français ont demandé au commandement d'armée allemand de désigner des plénipotentiaires en vue de la prolongation de l'armistice. Les délégués se réuniront à Trêves le 12 ou le 13 'décembre. — Reuter. Un démenti L'agence Reuter dit que renseigiements pris à l'Amirauté il est inexact qu'aucune condition nouvelle au sujet de la flotte ait été faite par les Alliés. Les détails publiés par les_ Allemands ne sont que ceux qui furent décidés au moment de l'armistice par le Conseil allié. Le fait est que l'amiral Browning se contenta d'exécuter les détails de ses instructions premières, qui sont basées sur les conditions de l'armistice. Au Foreign Office on ne sait rien de l'imposition de nouvelles conditions id'armistice à l'Allemagne et on y considère la dépêche éplo-rée de Berlin comme une des multiples formes de la propagande germanique. La situation à Berlin Il semble que la journée de dimanche se soit bien passée à Berlin. Les socialistes majoritaires avaient organisé treize meetings, les n-dépendants trois, le groupe Spartacus un, oe-lui du parc de Triptow où parla Liebkntecht. Le temps était pluvieux et brumeux. A la réunion de dimanche du Soviet de Berlin, le camarade Cohen-Reuss expliqua que les événements ide vendredi furent dus à un regrettable malentendu dont Scheidemann et Ebert ne1 pouvaient être rendus responsables. L'acoord est parfait entre le gouvernement et le Soviet. D'après Heine de Potsdam, le commandement d'armée de Berlin aurait établi secrète- ' ment un commandement comprenant une division de la cavalerie dte la garde et de tirailleurs, et la première division d'infanterie de la garde, dont les deux tiers sont stationnés à Potsdam. Leurs mouvements s'effectuent avec la complicité d'e fonctionnaires du railway.D'après un télégramme de Zurich au Journal les troubles continueraient à Berlin et les troupes occuperaient l'université, miais ces ' nouvelles 'se rapportent probablement aux évé-! nement de vendredi. Depuis îors les virulentes objurgations de Liebknecht contre le gou-' vernement paraissent avoir peu de succès. Le ravitaillement est bon à Berlin, mais les prix restent très élevés. Le prince Henri de Prusse serait à la tête du parti royaliste, établi à Thorn (Prusse orientale). Les locomotives Suivant le Lokalanzeiger on raconte dans les cercles compétents que le maréchal Foch aurait accordé de reculer jusqu'au 1er février la date de livraison des 5.000 locomotives exigées par l'es conditions de l'armistice. Les Belges quittent Âix Un télégramme du correspondant spécial de l'agence Reuter envoyé samedi à Cologne dit : Les troupes françaises et américaines 'sont entrées officiellement aujourd'hui à Aix-la-Chapelle et ont repris des Belges l'occupation de la ville. Les drapeaux alliés furent hissés sur la Friedrich W.ilhelm Pîatz, où tes généraux s'assemblèrent pour assister au défilé des troupes qui passèrent en un style magnifique. La démonstration fut contemplée en isilence miais respectueusement par les habitants qui se découvrirent devant les couleurs régîmen-taires.♦— Les tissus en cellulose L'office national du commerce extérieur à reçu de Bâlè des informations provenant dte Bade sur l'utilisation, très étendue en Allemagne'depuis la guerre, du textile en cellulose. Il a fourni des succédanés de cheviotes de qualité moyenne et de tricotages pour vêtements de dessous. Ce fil, si fin qu'il donne, dit-on, 900.000 mètres au kilo et d'un prix très faible, du moins avant la guerre, présentait cet inconvénient que la longueur des tissus s'altérait au dlécatissage, au lavage, etc. On y aurait remédié par un procédé spécial d'imprégnation.Un grand nombre de sociétés allemandes se sont formées en diverses régions pour fabriquer 'oes nouveaux tissus. Par parenthèse, c'est un brevet français que l'une d'elles ex-plloite à Pvina, en Saxe, Le coton manquant, le nouveau produit aurait rendu de réels services aux Allemands et ils se proposent de l'employer, même après la guerre, pour tentures, tapisseries, renforcement intérieur de vêtements, etc. Rapatriement Avis offic:el Afin d'éviter aux réfugiés de longues heures d'attente aux bureaux de la Sûreté militaire il a été décidé que tes demandes de permis de départ devraient être adressées par écrit à la Sûreté militaire belge, 132, Charing Cross Road, qui convoquera chaque jour tes personnes auxquelles le permis sera délivré. Pour le moment les personnes désirant emprunter la ligne Folkestone-Boulogne doivent : 1. Obtenir le permis dte départ de la Sûreté militaire. 2. Se procurer un passeport au Consulat. 3. Faire viser 1e passeport au bureau du Contrôle des passeports, 18, Bedford Square. Comme un service direct entre l'Angleterre et la Belgique sera vraisemblablement rétabli dans quelques jours il est recommandé aux réfugiés d'attendre la réorganisation de oe service, ce qui les dispensera de toutes les formalités actuellement exigées. En effet, la Commission de Rapatriement a été officiellement informée de ce que tes Belges se rendant directement d'Angleterre en Belgique n'auraient aucune autorisation à solliciter des .autorités britanniques, celles-ci n'exigeant ni permis ni passeport. Dès qu'un service de navigation pourra être organisé de l'Angleterre vers Anvers ou vers Ostende les Belges pourront donc rentrer au pays 9ans autre formalité que de comparaître devant 1e délégué de la Sûreté militaire belge. Des mesures seront prises pour que ce contrôle puisse s'exercer d'une façon rapide et pratique. D'autre part tes Belges rentrés en Belgique pourront revenir en Angleterre. Ils devront à cet effet se procurer un passeport et faire viser leur passeport au Permit Office Anglais qui vient d'être créé à Bruxelles à la suite d'un accord entre les deux gouvernements. (Bureau de Rapatriement, General Buildings, Aklwych, 2e étage). ♦ Singulières manœuvres Il est curieux de constater combien certains slociialisties — même après l'a victoire — se montrent soucieux des intérêts allemands.Voici, par exemple, des extraits d'un article que l'Humanité (7 décembre) consacre à M. Klotz, ministre français des Finances. Qui est ministredes Finances? On se sou. vient rarement du nom des ministres! de ce cabinet, mais, avec effort, on trouve M. Klotz oorrjme grand argentier. Tiens, au fait, c'est lui qui a prononcé un discours sur l'emprunt. C'est lui qui a dit notamment: "La Chambre aura à se prononcer..., elle dira si elle entendant faire payer à oe pays les frais de la guerre". Si la France ne paie pas les frais, qui donc les paiera? L'Allemagne? C'est la guerre qui paie, qui rapporte, comme l'écrit M. Maurras. M. Klotz oublie 'ou néglige l'adhésion, solennelle et écrite donnée par les gouvernements de l'Entente aux principes de Witson ; en ce qui concerne 'les indemnités, tes gouvernements alliés ont, par une note additive, précisé leurs pensées. Les Alliés "comprennent qu'une compensation devra être accordée par l'Allemagne pour tous les dommages causés à lai population civiles1 des Alliés eit à leurs propriétés par l'agression de l'Allemagne sur terre, sur mer et dans les airs". Il ne s'agit plus là, M. Klo'tz, d'une guerre qui, paie, mais seulement qui répare. Nous ne supposons pourtant pas que M. Klotz dira: "Les engagements de la France? Quelle importance ont-ils? Cela ne s'escompte pas à la banque..." M faut d "ailleurs être juste : M. Klotz n'a peut-être pas lu tes propositions de Wilson, il ignore peut-être encore que te gouvernement français les accepte... h' Humanité se fai't, on lie voit, contre le ministre dès Finances français., l'avocat de l'Allemagne, pouir quMJlui soit imposé les charges financières les plus mini-rraeis.Singulier spectacle, mais qui n'est peut-être pas aussi extraordinaire qu'il en a l'air lorsqu'on songe qu'avant 'la guerre la saciaWemokratie de Berlin su'bsLdSait l'Humanité. ♦ L'absence de lettres On nous dît qu'une pétition protestant contre 1e désarroi postal circule dans la City et recueillie partout des signatures. D'autre part, on se communique avec une joie intense 'la nouvelle que quelques heureux on't reçu des lettres de Bruxelles et d'Anvers. Un télégramme de cette dernière ville a été affiché dans la City. Détail typique : les lettres destinées à l'armée passent par la censure à Anvers, de sorte qu'un militaire belge séjournant en France reçoit sa correspondance avec un retard insensé depuis 1e départ de Calais de la censure belge. Comme trouvaille, c'est admirable! LETTRE DE BRUXELLES — ' ''uiaeeoooecn"i 1 ■ (DE NOTRE CORRESPONDANT SPECIAL) LE RAVITAILLEMENT — BELGIQUE ET LUXEMBOURG —ARRIVEE A ANVERS DU PREMIER BATEAU DE LA LIGNE D'HARWICH — LE CONTROLE DE LA PRODUCTION NATIO NALE — UN DISCOURS DE M. WAUTERS — LA POLITIQUE AUTOUR DU "PUR ET SIMPLE" BRUXELLES, 6 décembre (Transmis via Lille, 8 décembre). Le ravitaillement, conditionné par l'était des moyens die transport, reste lent et continue à accaparer presque tous les éléments dont or dispose. Dans tes milieux bien informés on me dit qtPil ne saurait être question avant la fin de l'année, d'améliorer la situation de 'façon bien sensible. Nous sommes loin, en vérité, de tous tes 'beaux projets d'après lesquels tes Américains devaient reconstituer en quinze jours, avec une rapidité toute yankee, le railway belge ! M. Renkin est plein de bonne volonté, mais il est neuf ià la besogne, il manque de matériel et de bras, les. transports militaires sont toujo -m fort exigeants et l'intensification du trafic ne répond guère aux espérances. A l'heure où je vous écris, on ne parvient pas à faire partir de Bruxelles plus de deux trains par jou à destination deis régions où 1e manque de vivres se fait le plus vivement sentir, et, en ces huit derniers jours, on n'a pu diriger en tout et pour tout qu'onze trains à destination de Namur, du Luxembourg, et du nord de '.a France. Le ravitaillement s'effectue toujours exclusivement par Rotterdam et la majeure partie des vivres arrive encore en allèges, qui don nent un fort rendement mais sont tentes. Ce sont surtout tes locomotives qui nous manquent. Ces jours derniers cependant, après de longues négociations auxquelles le gouvernement hollandais a apporté sa... bonne volonté habituelle, on est parvenu à faire rentier environ cinquante wagons par jour des Pays-Bas, tous chargés de vivres. Enfin, l'armée a cédé soixante-dix motor-lorries au Comité national. Mais il en faudrait bien cinq cents ! Le réseau fluvial reste désorganisé ; la Dend« n'est navigable que jusqu'à Ninove, et la Meuse entre Liège et Namur est encombrw d'allèges allemandes qu'on ne peut vider L'autorité militaire belge a cependant réquisitionné cinquante bateaux d'intérieur qui seront mis en service sur 1e canal de Char'ero pour le transport de vivres à destination de Namur et du Hainaut. Ajoutez à celaque nous ravitaillons auss maintenant 1e grande-duché de Luxembourg acte d'habile politique mais qui grève évideni ment nos tranports d'une charge imprévue, La chose s'est faite très rondement. Précédé: d'un train de /dix-neuf wagons chargés de farine, de riz, de lard et de saindoux, deux membres de notre Comité national, MM. Cres. sonnières et Flage se sont rendus à Luxem bourg et, après y avoir rendu visite au prince Albert de Ligne, notre nouveau ministre là bas, 'à M. Reuter, premier ministre, Atwies président de la Chambre et Houss, bourgmes tre, ils ont constitué au bout de deux jour-un Comité central d'alimentation du grand duché. Ce comité est composé de MM. Houss, pré sident, Pescatore et Huss, députés, vice-pré sidents; Sorel, directeur général des chemin: de fer, du prince Henri, Loosch, avocat e Funck, conseiller d'Etat, membres. Il a tem se première réunion 1e 3 décembre et s'est mi: immédiatement à l'œuvre pour créer partou des sous-comité et des magasins, recruter ui personnel, distribuer des cartes ide rationne ment, etc. Tout cela 'fonctionnera d'ici pei de jours, de telle isorte qu'au point de vu* des vivres le grand-duché aura exactement 1< statut d'une de nos provinces belges... La situation alimentaire du Luxembourg était atroce; c'est vous dire que 1e geste de: Belges y a été accueilli avec un enthousiasmf magnifique. Si la reconnaissance du ventrf n'est pas un vain mot, on peut attendre de cétte mesure excellente tes plus heureux résul tats. » « * Mais le ravitaillement ne saurait réellemen s'améliorer que 'lorsque te port d'Anvers pour ra remplacer Rotterdam dans les arrivages di Relief et lorsque tes navires venus d'Améri que pourront être supplémentés par des steia mers de toute provenance dont tes produits aili m enteront nos magasins de nombreuses ra tions'supplémentaires,. Quand? C'est 1e secre de l'administration de la marine qui (à moin: que la guerre ne l'ait beaucoup changée) n'; jamais brillé par la célérité et l'initiative. En attendant de meilleurs jours je puis vou annoncer que Ile premier navire à passager est entré au port d'Anvers. C'est 1e stteame Marylebone du Great Eastern Railway (lign d'Harwich) qui s'est amarré au quai Va Dyek mardi dernier [3 décembre] à 11 het res du matin ayant à bord1 Sir Ceci! Hertslel consul-général d'Angleterre, M. A. F. P. Hayman, directeur de la Compagnie du Gaz d'Anvers, 1e chanoine Tharcisius, secrétaire particulier de Mgr Heyten (et collaborateur oocasàonnel, m'a-t-on dit, de la Métropole de Londres), l'abbé De Stryeker, secrétaire du cardinal Mercier, chargé d'une mission spéciale de Mgr De Wachter, délégué du primat en Angleterre, et quelques membres du consulat d'Angleterre à Anvers. M. Strauss, échevin, M. Gerlingfi directeur de l'Antwerp Engineering Co, arrivé depuis peu d'Angleterre et une foule nombreuse assistaient à l'arrivée. Espérons que le Marylebone sera le précurseur die nombreux navires plus pesamment chargés... Espérons aussi que l'on se décidera enfin à organiser le rationnement intégral c'est-à-dire à monopoliser le production nationale et à supprimer le marché libre ides denrées qui est toujours l'objet de l.a spéculation et du trafic les plus éhontés. M. Wauters, 1e nouveau ministre du Ravitaillement, paraît décidé à agir. Au cours d'un grand meeting organisé hier soir par le Parti ouvrier belge à la Maison du Peuple il l'a clairement laissé entendre. "Pour ce qui regarde les produits de l'intérieur, a-'t-il dit, nous devons créer te contrôle que 1e pouvoir occupant ne nous a pas laissé créer. Nous ferons en sorte que tes produits soient équitable-ment répartis entre tous et nous ne verrons plus ce spectacle scandaleux id'une catégorie d'individus s'enrichissant en affamant la foute". Voilà que est parlé d'or. Il ne nous reste qu'là souhaiter des mesures rapides, un contrôle efficace et surtout de la discipline de la part du public 'belge. Celui-ci devra comprendre que pour éviter la spéculation il doit s'abstenir de l'encourager en acceptant loyalement te rationnement et en ne cherchant pas à le contrecarrer ou à le tourner. Ce meeting de la Maison du Peuple, fut fort intéressant. Trois orateurs, MM. Wauters, Vandervelde et Camille Huysmans (parfaitement l ) y prirent la parole et leurs discours mesurèrent exactement la distance qui sépare 1e socialisme national, syndicaliste, organisai-i teur et constructeur, du socialisme verbal, théorique et tout en formules des internationalistes dont tout l'art est de promettre la lune à leurs dupes. MM. Vandervelde et Huyismans y allèrent dte tout leur cœur. Notre nouveau garde des sceaux aurait parfaitement pu entretenir son public (composé du reste pour une bonne part de "bourgeois") de la réforme judiciaire, de la façon dont il entend déblayer tes formidiai-bles arriérés, die nos cours de justice, de la question des loyers. Il préféra se jeter à tête baissée dans la politique pure, annonoer le dépôt d'un projet de loi abolissant l'article 310, réforme sur laquelle tout te monde (ou à peu près) est d'accord, faire .applaudir la Russie "où après un efforte gigantesque, ta démocratie (sic) triomphe", défendre son cher > Karl Marx sans oser 1e nommer, et donner : dans 1e panneau de la république allemande, 1 camouflage d'une offensive économique formi-; dable. Quant à M. Camille Huysmans,, il se lança 1 en flamand, dians l'internationalisme le plus pur et ésquiva piteusement un interrupteur J réaliste qui lui rappela au bon moment la tra-: hison de Scheidemann ! A côté idie ces nuées stériles quelle sincérité, t quel bons sens, quelle juste mesure, quelle ; constance dans 1e rappel aux faits marquèrent | te discours de M. Wauters ! : L'occupation allemande a vidé île pays, nous : avons 600.000 chômeurs, la mortalité est "effrayante", la classe ouvrière et la petite bourgeoisie sont "couvertes de dettes", île niveau moral et intellectuel a "baissé considérablement". Voilà qui est clair, net, précis, exact. ~ Il faut reconstituer le pays. Pas de phrases, t pas de lyrisme déplacé : la tâche .sera formidable. D'abord l'alimentation. Pas d'illusions : tes produits du dehors ne viendront que lentement, tout restera mesuré, pesé et dosé par 1s comités. Contrôle du marché intérieur, oon-"t trôle des importations, envoi "prochain" de . six millions de mètres de drap khaki par "nos j amis d'Amérique". La question des transports n'est pas résolue. Il faut du temps, car 5 nous n'avons plus, ni chemins de fer, ni bateaux.r Pour l'avenir, demain viendront les répara-e tions, la semaine prochaine le gouvernement 1 cSuite, 3e page, ire colonne.)

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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