La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1917, 23 Novembre. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 19 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/cr5n873x48/
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LA METROPOLE I ONE PENNY mnnî: CINQ CEimmn HOLLAKDK : VIJ F CENT MJTIHEirr: DIX CEHTIMEI PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux: 43. Chancerv Lane. W.C.2 — Telenhone: Holbom 212. ABONNEMENTS 1 mois 3 sh. ; 3 mois, 9 sh. 24rM» ANNEE VENDREDI 23 NOVEMBRE 1917 No. 327 LA GRANDE GUERRE L'offensive camoufflée Grand succès britannique Sur la route de Jérusalem La nouvelle offensive britannique faite entre Saint-Quentin et Arras avec le succès dont on connaît déjà les premiers éléments est caractéristique par les nouvelles méthodes employées; on estimait jusqu'ici qu'aucune sérieuse attaque ne pouvait se faire à moins d'une soigneuse préparation d'artillerie dont le but était de réduire en miettes les ouvrages fortifiés en béton armé, de détruire les fils barbelés et les tranchées et démoraliser complètement les survivants. Cette préparation quelque grands que puissent en être les avantages avait, ce côté éminemment défavorable de prévenir exactement l'ennemi de l'endroit où allait se déclancher l'attaque et de lui permettre d'attendre l'adversaire de pied ferme grâce à des réserves amenées en toute hâte. 1} ne faut dès lors pas®s'étonner que l'attaque conduite au sud de la Scar-pe par le général Byng, sans qu aucun coup de canon n'eut été tiré, ait eu tous les avantages de la surprise ; le travail de destruction indispensable à la réussite de l'attaque fut exécuté par les tanks et, comme d'autre part, le terrain où l'on ne s'était plus*battu depuis la fameuse retraite de la Somme était excellent, il n'est pas surprenant que les pertes de nos alliés britanniques soient minimes. Le champ de bataille était à peu près vierge, car il avait à peine été touché par les obus et l'on s'y est très peu battu au fusil ou à la bayonnette. Le terrain ondulé de l'Artois et de la Picardie avait encore ses bois et ses parcs, ses coquets villages et ses routes bordées d'arbres, et c'est à travers cette campagne que se trouve, comme une immense cicatrice, la barrière Hindenburg, obliquant légèrement en face de Cambrai. Des ruines de Saint-Quentin, la barrière allemande se dirigeait vers le nord dans une ligne à peu près droite le long du -canal de Saint-Quentin jusqu'à peu de kilomètres au sud de Cambrai et de là oblique vers le nord-ouest le long des pentes légères en face'de Ribecourt, Ha-vrincourt et Mœuvres. Cette ligne se rattachait à l'ancien système de tranchées en-deçà d'Arras, mais cette section fut démolie il y a des mois et l'ennemi "la rattacha alors avec les ouvrages au nord et au sud de la Scarpe. Devant Cambrai, le système Hindenburg était particulièrement fort- Il y avait une ligne d'avant-poste, puis la ligne principale avec la ligne principale d'appui à un millier de mètres en arrière, à laquelle la ligne principale 'était reliée par de nombreux couloirs bien protégés. Les abris étaient assez profonds pour ne pas être impressionnés par les obus leâ plus lourds, les ceintures de barbelés étaient d'une profondeur sans précédent, tandis que les mitrailleuses étaient distribuées à profusion. L'ennemi avait donc toute confiance et la ligne n'était tenue que par un mince rideau de troupes. Favorisés par un épais brouillard, les tanks avancèrent à cinq heures quarante du rpatin, précédés d'un barrage, aplatirent les fils barbelés et frustrèrent les premières tentatives de résistance. Moins d'une heure après les tanks — au nombre de dix — suivis par l'infanterie, occupèrent solidement Havrincourt. Suivant le communiqué officiel britannique, l'offensive s'est faite sur un front de 65 kilomètres et l'avance réalisée est de huit kilomètres. Dans la situation actuelle, la ligne britannique forme un saillant en forme de cône tronqué dont le sommet ne se trouve plus qu'à quatre kilomètres au sud-est de Cambrai, et depuis Honnecourt, elle suit les villages de Nobleville, Banteux, passe à quelques mètres à l'est de Crèvecœur et de Ru-milly, traverse Noyelles et Cantaing, devant Anneux et par Mœuvres et rejoint la ligne originale en face de Quéant. Le communiqué officiel publié à 10 heures 5 mercredi soir fixe le nombre des prisonniers à 8.000, y compris 180 officiers; quant au butin, celui-ci n'a pu encore être estimé. Cette victoire "camoufflée", qui n'en est pas moins réelle, constitue une merveilleuse diversion aux opérations italiennes et clarifie en quelque sorte l'atmosphère de désastre. Tous les journaux, y compris les organes de la presse française, font l'éloge de l'armée britannique et rendent hommage en particulier au génie tactique du général Byng et à ses méthodes originales. Sur le front italien, la situation est relativement calme, le communiqué ne signalant que des actions d'artillerie sur le front en entier. En l'absence de faits militaires précis, les journaux, français passent en revue les causes du désastre italien. M. Hervé, dans un éditorial très remarqué de l'Homme libre écrit à ce sujet : "Un fait plus grave (on peut le dévoiler maintenant puisque, comme par enchantement, ses traces ont presque disparu à l'heure qu'il est) s'était produit : les hommes qui, volontairement ou involontairement, se trouvaient débandés, sans cadres, au nombre d'environ 400.000 s'enfuirent vers l'arrière jusqu'à plus de 200 kilomètres de la zone des opérations; on put en voir jusque dans les rues de la capitale. Ces fuyards d'hier n'ont pas été les derniers à répondre à la voix du pays qui, dans son angoisse, se redressait tout entier contre l'Allemand ; ils se pressent en foule aux portes des casernes, ils reviennent à leur place de combat. Deux cent cinquante mille prisonniers, quatre cent . mille débandés... et, cependant, l'armée italienne est toujours là; elle a déjà repris ses forces, elle tient tête sur deux fronts à l'ennemi, elle lui tue des hommes, elle recommence à lui faire des prisonniers. Derrière elle, c'est la nation tout entière qui, après trente mois de guerre, a enfin compris ce qu'esteette guerre." Du front russe, il n'y a toujours pas de communiqué. Dans une proclamation publiée à Pétrograde, Braunstein (dit "Trotsky") annonce que sur l'ordre du Congrès pan-russe des délégués des soldats et des ouvriers, le Conseil des commissaires du peuple a pris le pouvoir entre ses mains avec l'engagement de proposer à tous les peuples et à leurs gouvernements un armistice immédiat sur tous les fronts dans le but d'entamer -immédiatement des pourparlers pour la conclusion d'une paix démocratique. Quand le pouvoir sera suffisamment assis dans le pays, une proposition formelle d'armistice sera faite. En Palestine, les succès britanniques continuent favorablement. Le 19 dernier, le village de Kuryet-el-Enab, à neuf kilomètres et demi à l'est de Jérusalem a été capturé. u u La mission américaine au front belge Comme nous l'avons déjà annoncé, une délégation du Congrès des Etats-Unis vient de visiter le front belge. Elle se compose de MM. Dill, Goodwin, Johnson, Nicks, Dale, Taylor, Tumber-lake, Miller, Stephens, Parker, Stout, Hammond, Rieu, Patton. Les parlementaires américains ont été reçus par le roi Albert qui s'est entretenu avec chacun d'eux. Ils ont pris le thé avec le souverain. Assistaient également à la réception : M. Brand Whit-lock, ministre des Etats-Unis près le gouvernement belge, le général De Ceu-ninck, ministre de la Guerre, et son chef de cabinet, le colonel Constant, M. Van de Vyvere, ministre des Finances. Le lendemain, les distingués visiteurs, divisés en plusieurs groupes et accompagnés d'officiers du grand quartier général et de la Maison militaire royale, ont parcouru une partie des tranchées. Ils sont partis enthousiasmés de ce qu'ils avaient vu et M. Dill, chef de la délégation, a déclaré que la Belgique pouvait compter sur le concours absolu des Etats-Unis. "L'Amérique, a-t-il dit, ne déposera les anmes qu'après avoir assuré une restauration complète et une I indépendance désormais intangible." L'union sacrée en exil On entend quelquefois dire à propos des agitations criminelles de quelque politicien arrivé, ou de tel autre en mal de mandat : — L'union sacrée ne signifie pas l'abdication de nos principes. C'est évidemment fort juste et fort exact. Ceux qui comme nous ont été les premiers à réclamer cette union de tous les Belges en face du danger formidable qui menaçait notre nation l'ont bien entendu ainsi. Mais ce n'est pas parce que de misérables préoccupations personnelles travaillent quelques arrivistes que nous devons rien changer à notre idéal du début de là guerre. Au contraire, la concorde la plus étroite doit continuer à régner parmi nous, dussent s'en alarmer tous ceux dont la seule mission était de nous dresser les uns contre les autres. Il sera toujours temps de reprendre plus tard — et le plus tard possible nos chères et détestables chamailleries. Ce qui nous inquiète dans le propos que nous relevons, c'est l'inévitable restriction mentale qu'il comporte et même le blâme non formulé qu'il renferme. Il y a, en effet, tout un monde dans cette courte phrase : "L'union sacrée ne signifie pas l'abdication des principes Pour" être complets et clairs ceux qui la prononcent devraient ajouter : " car les autres (c'est-à-dire leurs adversaires) n'observent pas le pacte et travaillent pour leur parti Eh bien, dussent ceux qui ont l'excommunication et le soupçon injurieux si facile nous ■ jeter la pierre, nous n'hésitons pas à déclarer que nous n'entendons pas prêter Toreille à' l'invite. Que d'autres fassent mal, ce n'est pas une raison, pour que nous les imitions Nous voulons pouvoir dire en rentrant dans notre Patrie libérée : " Nous n'avons pas failli. Nous n'avons voulu connaître et nous n'avons connu qu'un seul ennemi et, celui-là, en dépit des menaces et à l'encontre de méprisables intérêts personnels, nous l'avons combattu sans répit et sans trêve." Que ceux qui ne nous approuvent pas, et de ceux-là il n'y a qu'un bien petit nombre, justifient publiquement leur manière de voir. Qu'ils viennent, dans nos colonnes, défendre leur thèse suivant laquelle les citovens d'une même nation, vivafit à l'étranger, ne doivent par faire fi des opinions qui les divisent pour ne se souvenir que du pays auxquel ils appartiennent. Cette vertu civique du temps normal combien n'est-elle pas plus-impérieuse en temps de guerre? Et qu'on vienne donc nous dire à quoi vraiment nous aurait servi de suivre des politiciens impénitents dans l'hypothèse, heureusement invraisemblable, d'une annexion de notre pays par l'Allemagne? Or, jusqu'ici que nous sachions, nous sommes un peu dans Cette situation d'un pays annexé puisque grâce à son mépris du droit, l'ennemi fait chez nous ce qui lui plaît? Et n'est-ce pas vendre la peau de l'ours que de se livrer en ce moment à des spéculations politiques alors que ceux qui sont restés là-bas et qui ont, j'imagine, quelque chose à dire, nous donnent quotidiennement l'exemple de la parfaite fraternité et de l'absence totale de préoccupations de parti? Ah ! Nous le savons bien, c'est là ce qui inquiète positivement les brasseurs d'opinion. Ils se préoccupent beaucoup de ce rapprochement fraternel des Belges. Pensez donc ! Si nous allions nous apercevoir que les abîmes artificiels que l'on a creusés si laborieusement entre nous sont comblés? Plus de catholiques auxquels on vient, dans le tuyau de l'oreille, glisser cette phrase redoutable : " Vous savez, la franc-maçonnerie se prépare à nous attaquer! " Plus de libéraux auxquel on fait accroire: "Le cléricalisme, voilà l'ennemi! ". Sans doute, il ne faut pas que personne d'en{re nous abdique ses opinions, mais tout de même nous sommes d'avis que nous ferons tous très bien de leur garder le sens de la mesure et de rester maîtres de notre conscience sans plus la laisser cambrioler par tous les professionnels de la politique. La leçon a été dure décidément et f'expérience chèrement acquise. - La tournée des footballers en Angleterre Une nouvelle victoire à Liverpool La tournée en Angleterre du team belge se continue de façon triomphale et nos compatriotes accueillis partout de la façon la plus enthousiaste cueillent de nombreux lauriers. Après avoir triomphé samedi à Glasgow le team, admirablement en forme, a joué devant une foule énorme mercredi après-midi au terrain de Goodison Park à Liverpool. La rencontre se termina par la victoire de notre équipe nationale par 2 goals à s. Après avoir joué jeudi à Manchester le team jouera à Birmingham samedi après-midi et reviendra à Londres dimanche matin. Nous apprenons qu'un match supplémentaire sera organisé le 28 à Folkestone où nos nationaux rencontreront une équipe canadienne. Toujours la neutralité belge UNE RIDICULE INCRIMINATION ALLEMANDE Une note des officieuses Informations belges (No. 515, 13 novembre 1917) dit : "La Gazette populaire de Cologne du 26 octobre 1917, numéro 840, publie un long article, en trois colonnes, intitulé : Un nouveau document illustrant la neutralité belge avant la guerre. L'auteur de ce factum déclare que "l'on vient de découvrir dans un ministère à Bruxelles un document qui n'était certes pas fait pour tomber entre les mains des Allemands". Il s'agit d'une circulaire transmise par le ministère des finances belges, le 31 juillet 1914, aux fonctionnaires-comptables de rang supérieur et contenant des instructions à suivre en cas d'occupation du pays par des forces étrangères. Cette circulaire — c'est toujours la Kôlnische Volkszeitung qui parle — disait que les comptables de l'Etat avaient pour devoir, aussitôt la guerre déclarée, de transformer leur encaisse en chèques postaux; de rester à leurs postes et de continuer leur service pour le bien de la population civile à moins que l'occupant ne s'y oppose; de se plier loyalement aux ordres de l'occupant, qui édictera certainement des mesures de contrôle; de prêter même serment s'ils en étaient requis par l'occupant; de répartir conformément aux capacités financières de la population les contributions de guerre que l'occupant viendrait à décréter; de rappeler les stipulations de la Con-cention de La Haye au cas où il donnerait des ordres contraires aux instructions de la circulaire; de se plier quand même aux exigences de l'occupant, s'il venait, malgré des protestations formelles, à ne pas respecter la Convention de La Haye, etc... Or, la conclusion que l'auteur tire de tout cela est pour le moins originale... ou' très naïv^e. La voici : La tendance de cette circulaire est visible. Le gouvernement belge ne voulait en aucune façon préparer des difficultés à l'occupant et, étant donné la date de la circulaire, on peut interpréter ce document comme étant la preuve d'une collaboration • avec les puissances de l'Entente-en vue de l'occupation de la Belgique. Cette "illustration de la neutralité belge avant la guerre" a quelques affinités avec l'œuf de Colomb. Seulement, l'œuf de Colomb tient debout. Comment un publiciste à qui l'on permet de s'étendre en trois colonnes a-t-il pu ne pas comprendre une circulaire écrite en langage limpide? Il suffit, en effet, de la lire pour voir qu'elle vise expressément le cas d'une occupation par une puissance ennemie et non pas une puissance alliée. Le journal allemand n'a même pu tenter de faire croire le contraire qu'en tronquant le texte qui est intégralement le suivant : La Convention du 18 octobre 1907,concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre, règle ainsi qu'il suit la perception des impôts en territoire occupé par des forces étrangères qui traiteraient les nationaux en belligérants .(suit la reproduction des articles 48, 49, 51 et 53 de la IVe Convention de La Haye). En se basant sur ces conditions, la ligne de conduite à tenir par les comptables du département des Finances, en cas d'invasion et d'occupation du pays par des forces étrangères, serait la suivante : Lorsque la mobilisation de l'armée belge sera décrétée, les comptables du département des Finances, sans devoir attendre un ordre de l'administration centrale, verseront toute leur encaisse, telle qu'elle est composée, à leur compte de chèques postaux. Ils demeureront à leur poste et, dans l'intérêt des populations^ continueront à exercer leurs fonctions à moins que l'envahisseur ne s'y oppose. L'envahisseur leur tracera sans doute les devoirs qu'ils auront à remplir envers lui et établira les contrôles qu'il jugera nécessaires. « Les comptables rempliront loyalement ces devoirs et se soumettront au contrôle. Si l'envahisseur exigeait d'eux un serment à cet égard, ils pourraient le prêter. L'attention des comptables est appelée sur les points suivants : L'article 48 de la Convention du 18 ooto-bre 1907, d'ont le texte est reproduit ci-des-sus, exclut la perception par l'occupant des impôts perçus au profit des provinoes et des communes. Les parts qui leur sont dévolues dans les recettes de l'Etat peuvent donc être réclamées à bon droit par elles et doivent être tenues à leur disposition par les comptables qui en ont encaissé le montant. Dans l'éventualité envisagée à l'article 49 de ladite Convention,' c'est-à-dire si l'occupant exigeait la levée de contributions extraordinaires en argent, les comptables veilleraient avec soin à ce que la charge en soit répartie équitablement, d'après le degré d'aisance des redevables et le taux de leurs impositions ordinaires. Si l'envahisseur méconnaissait les règles indiquées ci-dessus, les comptables les leur rappelleraient et protesteraient en invoquant le droit des gens. Ils ne s'inclineraient que devant des injonctions formelles. Il est à présumer que l'occupant ne s'opposera pas à ce que les comptables demeurent en relations avec leur directeur provincial et les fonctionnaires chargés de la surveillance de leur gestion ; ils pourront «ainsi recourir éventuellement à leurs con-, seils. Ce texte est d'une clarté parfaite; il n'offre aucune ambiguïté : il vise exclusivement le cas d'occupation par des forces hostiles, dessaisissant de fait le gouvernement belge de son pouvoir exécutif et le traitant en belligérant et nullement celui de l'entrée dans le pays d'un corps expéditionnaire allié envoyé en Belgique, d'accord avec celle-ci et pour l'assister dans la défense de son indépendance et de sa neutralité violées par son envahisseur. La Kôlnische Volkszeitung prétend, ensuite, trouver une contradiction entre l'attitude actuelle du gouvernement belge et ses instructions du 31 juillet 19.14. En effet, dit-elle, il a menacé des peines les plus sévères les fonctionnaires belges qui prêteraient la main aux mesures édictées par l'occupant, notamment en oe qui concerne l'application des dispositions linguistiques dans les administrations. A quoi le journal allemand trouve comme explication ceci : C'est parce que l'invasion de la Belgique nia pas eu lieu du côté où l'escomptait le gouvernement belge ; c'est parce que les Allemands ont pris les devants — dans un but de défense s'entend—et non pas les Anglais.Cette allégation est aussi puérile que le reste de l'article. L'article 45 du règlement annexé à la IVe convention de La Haye interdit à la puissance ennemie de contraindre la population du territoire occupé à lui prêter serment; il n'interdit pas au gouvernement de droit>d'un pays occupé d'autoriser, dans certaines conditions, ses fonctionnaires ou certains d'eçtre eux à prêter serment au pouvoir de fait : dans le cas considéré, les conditions posées par la circulaire étaient précisément, en premier lieu, le respect général, par l'occupant, de la convention de La Haye- Le gouvernement belge n'a jamais songé à frapper les fonctionnaires qui, dans les limites du droit de l'occupant et de ses propres instructions, continuent leurs services sous le joug allemand.S'il a récemment édicté des peines sévères contre des fonctionnaires qui prêteraient la main aux manœuvres allemandes tendantes au morcellement administratif du pays et à l'exploitation de sa dualité linguistique, dans l'intérêt des desseins politiques de l'Allemagne, c'est parce que ces actes de l'occupant violent, d'une manière flagrante, l'article 43 de la IVe Convention de La Haye, en bouleversant, sans aucune nécessité, non seulement les lois d'organisation administrative, mais même la constitution belge, et en portant atteinte à l'intégrité de l'Etat et à l'essence de sa souveraineté. o—o- Le Noël des petits pauvres d'Anvers Septième liste Report £ 93 12 3 Fr. 110 Agence maritme Walford ... 200 Compagnie belge maritime du Congo ... ... ... 200 M. Draps ... 10 o Au nom de M. Cateaux ... 50 Au nom de M. L. Habay ... 1 o Total £ 98 8 3

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