La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1916, 07 Juin. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 22 mars 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/g15t728c74/
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LA MÉTROPOLE IONE PENNY CIHQ CEHTIMEI K?ÎAKDE- VIJF CENT ffwENT: DIX CENTIMES Q9> ME ANNEE PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux: 43, Chancery Lane, W.C.—Téléphone: 212 Holborn. ABONNEMENTS : 1 mois, 3 sh. ; 3 mois, 9 sh. Etranger : 1 mois, 4 sh. ; 3 mois, 12 «ù 2Sme ANNEE MERCREDI 7 JUIN 1916 No. 158 LA GRANDE GUERRE I SUCCES BELGE EN AFRIQUE ALLEMANDE GRANDE OFFENSIVE RUSSE LA BATAILLE NAVALE ET LE BLOCUS I y» communiqué officiel du ministère ■belge des colonies en date du 5 juin dit : ■ ^près avoir occupé Kigali le 8 mai et ■ Nyanza le 11 mai, l'armée du général ■'Tombeur a continué sa marche en pour-Bsuivant les forces ennemies qui se reti-■raient rapidement vers le sud. A la fin ■de mai la situation était la suivante : ■Notre gauche s'appuyait à la rivière Ka-Bgera. Au centre, une colonne avait fran- ■ chi la rivière Akanjaru, à l'est d'Iruvu-Bra, où était signalée une concentration Hdes forces ennemies. Notre colonne de Bdroite approchait de la ville d'Usumbura. ■Au dire des prisonniers l'ennemi serait ■démoralisé par son échec. Une administration provisoire a été organisée dans ■le Ruanda. Nos troupes ont été partout ■très bien accueillies par les populations." I II ressort de ce communiqué que les ■colonnes belges opérant dans la région Hdu lac Kivu ont obtenu un succès con-Bsidérable. L'ennemi a abandonné la plus ■grande partie du nord-ouest du protectorat, dont la riche et populeuse pro-■vince de la Ruanda, qui ne se trouvait ■sous le contrôle effectif des Allemands ■que depuis peu d'années. La rivière Ka-■gera, sur laquelle s'appuie la gauche de ■l'armée du général Tombeur, se jette ■dans le lac Victoria Nyanza et forme ■pour une part la ligne-frontière entre ■l'Uganda occidental et l'Afrique oriën-■tale allemande. Dans cette direction les ■Belges prendront sans doute sous peu ■contact avec les Anglo-Boers stationnés ■au sud de la basse Kagera. I Mais le fait le plus intéressant men-■tionné par le communiqué de notre mi-■listère des colonies est que l'aile droite ■belge approche d'Usumbura. Cette sta-■tion est en effet le port le plus septen-■rional du lac Tanganyka et le point ■de jonction important des routes menant J^B'ers le sud à Ùjiji et vers le nord-est au ■lac Victoria Nyanza. L'avance belge à ■'extrémité nord du Tanganyka coïncide ■avec l'avance de l'armée du général an-■glais Northey sur la rive sud-est du lac ■et indique le refoulement progressif de ■ ennemi dans la moitié occidentale du ■protectorat allemand. Sans aucun doute, ■tyji> la station principale sur le lac et ■e terminus du chemin de fer central de ■Dar-ès-Salam, est menacé à la fois du ■nord et du sud, et l'on peut prévoir ■qu'après leurs succès initiaux les Bel- prendront une part de plus en plus ■Hante à la conquête, désormais iné-■uctable de la plus belle des colonies al- ■ Les Autrichiens n'ont pas attendu ■°ngtemps le châtiment de leur impruden- ■ offensive contre les Italiens. Une of- ■ ensive russe engagée sur tout le front, ■ong de plus de trois cents kilomètres, ■tau par les troupes de l'empereur Fran-■r°is-Joseph entre Pinsk et Czernovitz ■vient de leur démontrer qu'il ne leur est ■plus possible de défendre effectivement ■eurs %nes en attaquant sur un de leurs ■:euî fronts. Le communiqué russe est un ■ ulletin de victoire. " Dans de nombreux ■secteurs, dit-il, nos troupes, appuyées ■Par de l'artillerie, remportèrent d'impor- ■ succès; jusqu'à ce jour (5 juin) ■ ont fait environ 13.000 prisonniers Ie capturé des canons et des mitrailleu-■|es ■ Pétrograde ne se montre guère ■ (^Uace quant aux détails topographi-■ues des combats mais Vienne nous offre ■eu • comPensat'ons sous ce rapport, ■ e 'ait que le communiqué autrichien ■ïjj d'une " lutte désespérée " près ■y na (Bukovine), de pertes de tran- au nord-ouest de Tarnopol (Gali- ■ ^ de la " continuation " de com- ■ . opiniâtres " près de Sanow et • a (Dubno) indique suffisamment où ■ l'*#1' 6?t en recu^- ■Dp. °. . s've russe vient au bon moment. Bite p'"es allemandes avaient insinué ■ n^ "^trograde laissait les Italiens ■refii?/ ]e P^tr'ln " parce que Rome avait ■évén ven>r en aide aux Serbes. Les ■pici(wnt.s montrent combien cette sus- ■ Ses n ,tait risible. En effet, si les Rus aient attaqué en force dès le 15 mai, von Hofer aurait été immédiatement au courant de leur valeur combative et aurait peut-être hésité à entreprendre sa campagne dans le Trentin. Au lieu de cela, les Russes ont laissé s'engager les Autrichiens à fond dans le Trentin et déplacer toute leur artillerie lourde dans de lointaines montagnes. Et c'est au moment même où Cadorna paraît être en mesure de contenir les Austro-Hongrois que Brusiloff déchaîne ses cosaques depuis les marais du Pri-pet jusqu'à la frontière roumaine. On avouera que c'est là de la bonne et saine stratégie. L'offensive russe est un phénomène heureux à divers points de vue, d'abord parce qu'elle montre que, contrairement aux apparences de ces derniers mois, les Alliés n'ont nullement perdu l'initiative stratégique; ensuite, parce qu'elle prouve que nos amis de l'est sont amplement ravitaillés en fusils, en canons et en munitions. On ne peut regretter qu'une chose, c'est que ce qu'on pourra peut-être appeler bientôt la nouvelle campagne de Galicie constitue de nouveau un effort isolé permettant aux Centraux d'employer à leur avantage leurs lignes de communication intérieures, et qu'elle ne fait pas partie d'une attaque générale sur tous les fronts, depuis la Mésopotamie jusqu'à la mer du Nord. Mais peut-être est-il trop tôt pour porter ce jugement et devons-nous nous attendre dans cet ordre d'idées à des événements plus importants encore. Le communiqué italien indique un léger recul dans la zone de Cengio (à l'est d'Arsiéro) où, sous la pression d'attaques en forces très supérieures les troupes du général Cadorna durent se replier sur la ligne de la vallée de Ca-naglia, préalablement renforcée. Sur tout le reste du front, notamment dans la vallée de Lagarina, où les Autrichiens paraissent avoir concentré de puissantes forces d'artillerie, les Italiens tiennent bon. Sur le front de l'ouest, la bourrasque de lundi a retardé les opérations. Les Allemands se sont contentés de bombarder avec quelque intensité le secteur Vaux-Damloup et le fort lui-même, maris il ne s'est produit aucune attaque d'infanterie et la situation ne s'est aucunement modifiée dans l'ensemble. Sur le front britannique, un bombardement assez actif se poursuit sur la crête de Zillebeke, où les Canadiens ont repris à peu près la moitié du terrain perdu. Ailleurs il n'y a eu que des raids de tranchées et des opérations de sape. Il appert que sur ce front les Allemands possèdent toujours une grande supériorité d'artillerie et il est permis de croire que l'affaire de Zillebeke n'a constitué qu'une démonstration destinée à montrer à nos amis anglais ce dont les canons allemands sont capables. Un communiqué Reuter répète maintenant ce que nous avons dit lundi, à savoir que la sortie de la flotte allemande est un résultat direct de la pression du blocus britannique et fut entreprise pour calmer l'opinion publique allemande qui se plaint des effets économiques du blocus et de l'inactivité de la flotte allemande. Nous ajouterons qu'il n'est pas impossible que celle-ci ait voulu annihiler les navires du cordon de blocus et, soit ouvrir la porte de l'Atlantique à ses croiseurs auxiliaires, soit forcer les Anglais à affecter des unités combattantes puissantes au maintien du blocus. L'échec complet de ce plan et le fait que cet échec est pleinement apprécié par l'opinion allemande sont démontrés par le fait que la presse prussienne demande à grands cris le retour de von Tirpitz et la guerre sous-marine à outrance. L'importance des pertes allemandes se mesure par la fermeture et l'isolement de Wilhelmshafen, où s'est réfugiée l'escadre mutilée de von Scheer, et aussi par la circonstance que jusqu'à présent le Kaiser n'a adressé aucun message à la flotte. Les origines de la guerre Depuis le 4 août 1914, les puissances centrales ont cherché de nombreuses excuses pour avoir déclanché leur formidable machine de guerre, mais la grande partie de ces " causes " de guerre s'effrite à la longue et surtout en Allemagne et en Autriche, où l'on se rend compte que le mensonge, quelque profondément qu'on l'enfouisse, finit toujours, tel qu'une goutte d'huile dans un puits, par remonter à la surface. L'histoire du bombardement de Nuremberg, inventée pour couvrir la déclaration de la guerre à la France, a été démentie par un Allemand. Voici maintenant qu'un journal autrichien, organe officiel, le Pester Lloyd du 27 mai 1916, se met en devoir de tuer la légende de la mobilisation russe qui aurait empêché la solution pacifiqué du conflit austro-serbe. Le Pester Lloyd écrit notamment : Si Sir Edward Grey veut juger exactement combien profond et irrévocable était notre désir d'arranger le conflit avec la Serbie d'une façon qui aurait éliminé une fois pour toutes la menace .criminelle contre la paix venant de cette direction, il peut le faire par le fait que nous déclarons en toute sincérité que même si le gouvernement russe s'était abstenu de mobiliser son armée—ce qu'il fit secrètement et en dépit de promesses hypocrites et d'affirmations du contraire— et s'il avait interrompu une pareille mobilisation, l'Autriche-Hongrie ne serait pas allée* à une conférence, mais aurait insisté sur un arrangement de l'incident serbe en accord avec sa sécurité future et sans l'intervention d'un tiers. (Nous soulignons.) Cet aveu, dont on appréciera le cynisme, entrera dans l'Histoire ; ce que Budapest et Vienne, aidés par Berlin, voulaient à tout prix, c'était la guerre. Ce n'est pas l'Entente qui l'affirme, mais le journal officiel par excellence de Budapest, qui prend d'ailleurs bien soin de faire ressortir le passage que nous avons cité. L'Agence Wolff, qui transmet aux journaux allemands de longs extraits de l'article du Pester Lloyd, a omis de reproduire le passage le plus important. N'est-ce pas caractéristique ? On recherche du reste, en vain, ces lignes dans n'importe quel journal de l'empire allemand. La conférence économique des Allies Paris, 5 juin.—L'inauguration de la conférence économique des Alliés a été définitivement fixée au 14 juin. Outre les délégués belges dont nous avons déjà publié les noms, assisteront encore : pour l'Italie, M. Dayoo ; pour la Russie, MM. Potrovsky et Prelejiev; pour la Serbie, M. Marcukovitch; pour le Japon, M. Sahatoni et pour le Portugal M. Alfonso da Costa.—■ Wireless Press. L'appel sous les armes Le cas des familles nombreuses Nous soumettons à la Commission instituée pour examiner les conditions dans lesquelles se fera l'appel sous les armes des hommes de 18 à 40 ans, le cas des pères de famille nombreuse. En France, on a renvoyé à l'arrière les pères de cinq enfants, croyons-nous. Il semble plus que jamais urgent que l'Etat accorde des privilèges aux parents de nombreux enfants. L'occasion qui s'offre est tout indiquée Geissler condamné à trois ans de prison L'Allemand Geissler, l'ami des princes et des princesses boches, a été condamné à Paris, à trois ans de prison, 3,000 francs d'amende et 150,000 francs de restitution ès-mains de M. Raynaud, liquidateur de la Société de Grands Hôtels de l'Etoile. Le jugement admet que Geissler s'est rendu coupable du délit d'escroquerie en donnant en gage de ses emprunts des actions frappées d'indisponibilité et qui auraient dû rester dans le cofïre-fort de la Société, et d'abus de confiance envers la Société pour avoir, sur une somme de 500,000 francs avancée par la Banque Suisse et Française, gardé par devers lui 150,000 francs sans autorisation du conseil d'administration. Par contre, il l'acquitte du chef d'accusation d'abus de confiance au détriment de la Société de l'Hôtel Regina- Verdun prénom anglais Le Daily News rapporte que dans les journaux religieux, sous la rubrique : " Baptêmes on constate que le nom de Verdun a été donné comme prénom à des nouveau-nés. Des droits de succession en Angleterre La Fédération des notaires belges en Angleterre a fait connaître déjà aux Belges le grand intérêt qu'avaient cejux d'entre eux possédant des fonds en " Safe deposit compte courant de banque ou tout autre établissement, à metter ces dépôts et comptes au nom de deux personnes. Nous répéterons que la raison bien simple en est, que si le dépôt est au nom d'une personne seulement et que si celle-ci vient à mourir, ses héritiers ne peuvent pas, en-Angleterre, le retirer comme ils le feraient en Belgique. Ce droit est réservé aux exécuteurs testamentaires et, à défaut de testament, à la personne munie par justice d'un " grant of administration Or, pareil retrait occasionne des frais considérables et expose à des droits, tandis que si le dépôt est au nom de deux personnes, la survivante ira le retirer et il n'en résultera ni frais ni droits. Il y a en Angleterre différents droits dus ensuite de succession. Ce sont notamment 1'" Estate duty ", le " Legacy duty " et le " Succession duty ". Il y a encore le " Settlement duty " et le " Peppercorn duty '•'; le nom seul de ce dernier indique son étrange origine. Nous dirons quelques mots des trois premiers.1. L'" Estate duty " a sa raison d'être dans l'autorisation donnée par la " Court of probate " de pouvoir prendre possession de la succession et d'en être considéré. l'héritier. Ce droit s'appelait pour ce motif jusqu'en 1894 " Probate duty Il est calculé sur l'actif net, se paie dans les 6 mois du décès et est progressif. En voici le tarif : jusqu'à jQ 100, zéro; de jQ 100 à 500, 1 p. c. ; de £ 500 à 1.000, 2 p. c, ; de £ 1.000 à 5.000, 3 p. c. ; de £ 5.000 à 10.000, 4 p. c. ; de jQ 10.000 à 20.000, 5 p. c. et ainsi de suite jusque £ 1.000.000 et au delà, où il est de 20 p. c. Il est à remarquer que le calcul du droit ne se fait pas par subdivision, mais par classe de somme. Ainsi jQ 900 payeront £ 18 de droit et non pas 1 p. c. jusque jQ 500 et 2 p. c. sur les autres £ 400. L'" Estate duty " s'applique aux meubles et immeubles. Il est dû non seulement chaque fois qu'une propriété se transmet par décès, mais encore chaque fois qu'un bénéfice arrive par décès, fût-ce même sans transmission de propriété. Il est donc dû sur : a) les biens dont le " de cujus " pouvait disposer; b) ceux sur lesquels le défunt ou toute autre personne avaient des droits s'éteignant au décès du "de cujus "' tels les fidéi-com-mis * si fréquents en Angleterre, les usufruits, les rentes. 2. Le " Legacy duty " est le droit de succession proprement dit. Il se paie sur la part nette échue à chaque héritier ou légataire. L'art. 16 de l'Acte du Parlement de 1915 en a dispensé les successions mobilières délaissées p^r lés réfugiés belges actuellement en Angleterre. Ce droit ne frappe que les successions de plus de £ 1.000 et même l'enfant ne paie rien, si sa part ne s'élève pas à plus de £ 2.000 et l'ensemble de la succession à plus de £ 15.000. Le droit est de 1 p. c. pour les enfants, de 5 p. c. pour les autres parents, et de 10 p. c. pour les étrangers. 3. Le " Succession duty " n'est dû que sur les biens sujets à un " Settlement ", c'est-à-dire grevés d'un usufruit, d'une rente, d'un fidéi-commis. Exemple : Supposons deux légataires, a) un neveu, usufruitier " for life "; b) un étranger, nu-propriétaire. L^ neveu payera de suite ses 5 p. c. et l'étranger ne payera qu'en arrivant à la pleine propriété. C'est le système existant en Belgique.Cumulation. — L'" Estate duty " basé sur la qualité d'héritier est toujours dû. Les " Legacy " et " Succession duties " étant tous les deux basés sur la part recueillie, il n'est jamais, dû que l'un d'eux. Donc 1'" Estate duty " se double toujours du " Legacy " ou du " Succession duty Ensuite des circonstances de guerre, on a pris en Angleterre les dispositions suivantes : Les premières £ 5.000 délaissées par * X.es fidéi-commis sont des biens transmis à quelqu'un, à charge de conserver et de transmettre après décès à une autre personne désignée. Ils sont strictement défendus par le Code Civil Belge, sauf dans deux cas spéciaux. Le rappel des Belges LA DECISION DU CONSEIL DES MINISTRES. — CE QU'ELLE COMPORTE.(Correspondance de la Métropole) Le Havre, dimanche 4 juin. Les lecteurs de la Métropole auront constaté que j'étais bien informé, lorsqu'il \ a 15 jours, je leur annonçais que l'appel des hommes mariés et célibataires de 18 à 35 ans — le conseil de cabinet a décidé 4e 18 à 40 ans •—• était chose décidée. A ce moment, il y a quinze jours, il \ avait encore un peu de flottement chez certains membres du gouvernement, qui, tout en admettant que nos ateliers de munitions autant que notre réserve d'alimentation pour le front nécessitaient un prochain appel d'hommes, ne voulaient pas qu'on fît appel aux Belges mariés. Si je crus pouvoir vous annoncer que cet appel aurait lieu, même pour les mariés, c'est que je savais par les ministres personnellement qu'une forte majorité existait en faveur de cet appel au sein du conseil et que les hésitants n'auraient plus une seconde d'hésitation lorsqu'on leur aurait démontré que les nécessités de la défense nationale exigeaient impérieusement qu'on les appelât. Si, pour les gens qui occupent le pouvoir, " gouverner c'est prévoir pour un journaliste avisé " donner de nouvelles c'est devancer les faits ". Au sein du conseil de cabinet, on a donc discuté longuement les nécessités de la défense nationale, mais, en fin de compte, c'est à l'unanimité que l'appel des hommes mariés et célibataires de 18 à 40 ans à été adopté. En principe donc, tout Belge de cet âge, libre de rejoindre les lignes, doit défendre son pays. Mais il est entendu qu'on utilisera ses services avec discernement, c'est-à-dire que les plus jeunes iront au front, que les plus vieux seront dans les services de l'arrière ou dans les usines; que l'on veillera à accorder aux femmes et-aux enfants de mariés de quoi vivre; qu'on utilisera dans toute • la mesure du possible le travail des femmes des mobilisés. Bref, le gouvernement, tout en invitant les Belges du dehors à servir leur pays dans les rangs de l'armée ou à l'usine, comme les Belges du dedans luttent contre l'envahisseur en refusant de travailler pour lui, en repoussant ses avances et ses présents, en se privant du nécessaire plutôt que de lui céder en quoi que ce soit, — le gouvernement utilisera leurs services en bon père de famille, soucieux des intérêts de tous et de l'égalité, c'est-à-dire sans privilège pour personne, quelles que soient les conditions sociales. La commission ministérielle constituée à cet effet — elle comprend, vous le savez, MM. Berryer, Cooreman, Comte Goblet, Helleputte et Renkin — s'est déjà réunie hier samedi ; elle se réunira à nouveau demain , de manière à pouvoir présenter les résultats de son travail, c'est-à-dire un projet d'arrêté-loi au prochain conseil qui doit se réunir le lundi de la Pentecôte, soit le 12 courant.X. Nous recevons au sujet de cet appel de nombreuses demandes de renseignements auxquelles il ne nous est pas possible de répondre en ce moment, l'arrêté-loi n'ayant pas encore paru. L'opinion américaine et MM. Pirenne et Frédéricq On câble de New-York au Telegraaf : La déportation en Allemagne des professeurs belges MM. Frédéricq et Pirenne a suscité un grand mécontentement. Les deux savants jouissent ici d'une haute réputation, non seulement dans les cercles des érudits, avec lesquels ils étaient en relation continue, mais aussi chez les Américains civilisés, qui s'intéressent tous à la Belgique, connaissent les célèbres ouvrages d'histoire de M. Pirenne et apprécient ce que M. Frédéricq a fait pour la civilisation mondiale. Les sociétés américaines d'histoire et d'autres matières scientifiques s'occupent de l'affaire. Elles ont provoqué un mouvement dans le but de remettre en liberté les deux professeurs. un officier ou soldat tué à la guerre ou succombant dans l'armée de ses blessures et héritées''par la veuve ou héritiers légaux sont exemptes de tous droits. Ceux dus sur ce qui dépasse ces £ 5.000 sont réduits (discounted) en proportion de la durée probable de vie dont aurait joui le défunt. En cas de pareils décès successifs de personnes héritières, la seconde succession est exempte de droits. Les biens personnels — donc les fidéi-commis, usufruits, rentes exceptés — de marins et soldats d'un grade subalterne ne sont jamais soumis à 1'" Estate duty ". Il est certain qu'en Belgique des dispositions analogues seront prises. EM. BUTAYE.

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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