La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1915, 29 Decembre. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 26 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/tb0xp6w526/
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«LA METROPOLE," the inflaeniial Bclgidn newspaper now enjoyiog the l - p'fcalîty ot' S1lf êtindatôj was renaoved to this country affcer the destruction by be Gsrmaas of its Antwerp offices- Through its appearance in conjonction witfa thk râper thousands ai" reûigecs from Antwerp and other parts of Belgium are ,i„"tn nhtaiu the latest Belgian news in their own language. LA MÉTROPOLE D'ANVERS. PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 22mb ANNEE MERCREDI 29 DECEMBRE 1915. ST°- 363. LA GRANDE GUERRE. [L'INACTION des centraux — ses CAUSES.—les preparatifs des ALLIES — nouveaux renforts-DOUZE cents canons. — duel D'artillerie dans les vosges. —GRANDE bataille en bessaRABIE ?— le renforcement des LIGNES allemandes. — la cam-l PAGNE d'egypte. Iï féJégramme d'Athènes en date de lundi t dit qu'on croit d-e plus en plus dans cette ville Lue les Centraux resteront inaétiîs en Macé-[<§& d'après des avis de Genève basés sut je3 renseignements d'agents allemands à Salo-nique le brusque.arrêt des Germano-Bulgares [serait du à ce que les Autrichiens , consistent la situation comme plutôt critique. Le ravitaillement ennemi subit en effet beaucoup de retard et l'artillerie est très difficile à trans-\ porta', ét''outre,, le' désaccord sérieux survenu 'entre les Autrichiens et les Bulgares ne paraît pis encore aiplani, malgré les efforts de Berlin, les reconnaissances aériennes des Alliés cou-jSnnent du reste le calme absolu qui existe sur le Iront des Centraux et l'absence de tout pré-teratif d'offensive. Dn autre eorresipondant allemand prétend que ^IOjOOO hommes' auraient été débarqués à bionique, dont 90,000 seraient britanniques, ainsi que rien moins,que douze cents canons. La première ligne de défense serait prête, et la seconde en voie de construction" Le point central de la première ligne serait le village de Topcin, à vingt kilomètres au nord-ouest dn camp retranché, entre les voies ferrées cle Karassouli et de Monastir, où une forte tête de pont aurait été établie. Les points principaux de la seconde ligne sont les collines situées à un kilomètre au nord die la ville. Il y aurait aussi une espèce de tête de pont sur La rivière G-alfko, là où elle est enjambée par le chemin de fer. De gros renforts amglais sont attendus à Satonique avec une forte artillerie et depuis Jeux jours les Alliés ont débarqué des troupes lans le golfe Orphanou afin de faciliter les fortifications de la presqu'île de Clialcidique; ces débarquements continuent encore et s'opèrent sut place, où ils sont spécialement aménagés par les troupes alliées du génie. Lo général de Cas'telîiau s'est entretenu dans la matinée de samedi avec le général Bailloud et dans l'après-midi de vendredi avec le général Sarrail. Il a également été reçu par le Roi, et cette audience a été discutée à un conseil de cabinet. Les ministres refusent de faire aucune déclaration, mais ils semblent satisfaits des perspectives de la situation, le danger de voir Iles opérations s'étendre au territoire grec pa-jaissaiit exclu. Des permissions en grand nombre sont ac-; cordées aux mobilisés grecs; ce n'est pas seule-, "lent par mesure d'économie, c'est surtout parce qu'un .grand mécontentement existe dans les rangs de l'armée, mécontentement qui vient même de se traduire par de nombreuses mutineries, notamment dans les garnisons du nord-est. Les mobilisés ne comprennent pas pourquoi ils ont été appelés du moment qu'il est entendu qu'ils n'ont pas à tirer un coup de fusil contre les Bulgares. ( D'après une dépêche de Buc-arest, des dénouements autrichiens qui avaient travei-sé ■ ,ra ont été' rejetés par-.dessus 'la rivière par es Monténégrins, qui avaient reçu des renforts et ont fait trois cents prisonniers. T°j P^rre 1er de Serbie, après avoir séjourna à Valons, est parti peur Brindisi d'où J gagnera Caserte, pour résider, ainsi qu'on 1 dit à la villa royale italienne. Le palais d'e Caserte est une demeure royale «Jnntfiètê, aûx parcs ombreux, aux vastes S®f de statues :«t de jets d'eau. {„• , " Versailles " des' Bourbons nàpoli-|. L aqueduc de Maddoloui qui';Uu amèlie d'une.distance de '40 kilomètres, tra- ' Kn„ f vf^ée sur un pont splehdide, à trois . nrees d'arcades superposées, construit au un f s'èûle dernier par Vanitelîï, C'est dm fhefs-d'œuvre de l'architecture mo-fii ?■ |'e palais fut élevé sur l'ordre du roi I , s III. Long de 250 mètres sur 41 mètres latfT' u*' ® a 'a forme d'un immense quadri-fll,„e orn° de colonnes et de pilastres avec des s carrées aux quatre angles. lanl'11 T-ni' ^nçais, il n'y a d'activité que :L,„ Vosges, où le duel d'artillerie con-W ff? u'ne Scande vigueur sur tout le le i. el Armeinviller, et sur les pentes sud-est [•„_ eo;llne de Rehselsen. Un© tentative de iri-f'-t emi° pour sortir de ses tranchées a été iiiJ'>atîn.r'd,au^'eu- Dimanche huit itoj.Ws a 'iés ont bombardé les dépôts alle-Fn. .'rolltière franco-belge. feiwn8!8' ^ nv" a eu ces derniers jours Que lièrom^ es,ra détachements, particu- b g a Dvina, dans lia région dos lacs ' w'-.'a. Allemands continuant" à iîcuw. -™es d'une façon formidable, e&.fnsîia .sur ®llT iront les mitrailleuses et isnser i.° ®Ul®?18.Uquê8, sans doute pour corn-ettfs de plu's 011 Plus inférieure de 'u°Sl6 irune çrosse bataille en Bessarabie, tljg oofr n"en se ijerait rendu en toute hâte, Les P/8 nouv^lle "'est pas confirmée. 1 JJwst d'Han^a^UÎ,é ^ *** d'Asadabad- ni'ormat°i^RSire'®^é '! y a quelques jours une jfee dffliv » ' Petit Journal" d'après la-«wioup- '."dle hommes de troupes fiari-«r.la^f^» l;n vo^e de concentration Hinteninf .ttu canal Suez. Il a-ppert lues d;P r1frle?-es trou'Pes austrailiennes ve-'u« les ■ n?e trowen"t en Egypte, et 'lanidre V(J?e« mdiennes ont été évacuées de >roch|. tin i,â un tejTain d'opérations plus uc lCJ-r patrie." A. Hasseif. as» duit •' ,"ne dame belge, poursuivie lss® "marnii !• iUn °®e^er boche, ne pouvait ''otitcusp if6 "i 5011 mépris cette conduite le ffrÀ„ ' ,a^s 5a colère, elle laissa échap-,1'oÊ?1 smeerlap." et cel]p-r.!>0-Sai lrae Peinte contre sa vic-• ®®0mirt-U 1U.L ^f^damnée à une amende U dame i 0U0 j°urs de nrison, p a P^féré la prison. LE CHRISTIANISME ALLEMAND FLETRI PAR LE SYNODE LUTHERIEN DE PARIS. » Le Synode de l'Eglise évangélique luthérienne de Paris, réuni en session ordinaire le 14 décembre 1915, a adopté l'ordre du jour suivant: Le Synode, après avoir pris connaissance du numéro du journal le " Temps " du 10 décembre 1915, reproduisant, d'après le " Standard " du 4 du même mois, des extraits de sermons qui auraient été prononcés par lés pasteurs Fritz Philippi, de Berlin, Lœbel, de Leipzig, et par le jjrofesseur Rbeinold Sec-berg, de l'université de Berlin, sermons dans lesquels ces ministres du culte affirment que " le ciel a béni les Allemands et les a désignés comme le peuple élu"; que "la mission divine de l'Allemagne est de crucifier l'humanité"; que les Allemands "font, une œuvre d'amour en tuant leurs ennemis, en les 'faisant souffrir, en brûlant leurs maisons, en envahissant leurs territoires"; et concluent par ces mots: "Point de quartier pour les Anglais, les Français, les Russes, et tous les peuples qui se sont donnés au diable." S'élève avec indignation contre ces monstrueuses doctrines, contraires à l'esprit de l'Evangile, à tous les enseignements du Christ, et qui sont la négation même du christianisme. Julien de Narfon, dans le "Figaro," fait au sujet du. "christianisme" à l'Allemande, les réflexions suivantes:— Assurément, il n'y a rien de plus antichrétien et, ajoutons-le, de plus parfaitement dénué de raison que les propos dont il s'agit et auxquels on fait, ce me semble, trop d'honneur en les appelant des doctrines. Les fols pasteurs de Germanie sont, d'ailleurs, coutumiers de telles insanités, dénoncées déjà tour à tour au Collège de France, dans les chaires catholiques et protestantes, dans les cours de l'Institut catholique et des facultés de théologie protestante et dans la presse. Gardons cependant le sourire; elle es};, au fond, si comique cette sorte d'infatuation par quoi les Boches en sont venus à se prendre pour le peuple de Dieu, l'Israël des temps nouveaux ! Moïse s'exprime au chapitre II du Deu-téronome :— Du désert de Çademoth j'envoyai des messagers à Séhoin, roi de Hésebon, avec des paroles de paix, lui faisant dire: " Que je puisse passer par ton pays ; je suivrai le grand chemin, sans m'écarter ni à droite ni à gauçfce. Tu me vendras à prix d'argent la nourriture que je mangerai et tu me donneras à prix d'argent l'eau que je boirai; je ne \eux que passer avec mes pieds... jusqu'à ce que je passe le Jourdain pour entrer dans le pays que Jéhovah, notre Dieu, nous donne.5' » Mais Séhon, roi de Hésebon. ne voulut pas nous laisser passer chez lui... Il sortit à notre rencontre avec tout son peuple, pour nous livrer bataille' à Jasa. Et Jehovah, notre Dieu, nous le livra, et nous le battîmes, lui, ses fils et tout son peuple. Nous prîmes alors toutes ses villes et nous dévolûmes p^ar anathème toute ville habitée avec les femmes ot les enfants, sans en laisser vivre un seul. Seulement, nous pi lâmes pour nous le bétail et le butin des villes que nous avions prises... Jehovah, notre Dieu, nous les livra' toutes. Au lieu de Séhon, roi de Hésebon, mettez Albert, roi de Belgique, et vous croirez entendre un discours du Kaiser. D'ailleurs la page du Deutéronome que je viens de citer a été présentée par les fols pasteurs de Germanie comme une justification du " passage" des troupes allemandes sur le territoire belge et de tout ce qui s'en est suivi... " Gott mit uns !" Voilà ce qu'est devenu le "christianisme" allemand; une espèce de régression monstrueuse et cocasse vers l'Ancien Testament, par hypertrophie du moi national. LE RAILWAY AIX-CALAIS DOIT ETRE DETRUIT. Ce qui caractérisé la politique allemande, c'est d'abord sa vision à longue distance et la coordination de ses visées avec la préparation miataire. Le chemin de fer Aix-la-Chapelle-Bruxelles suivant le nouveau tracé en voie d'exécution nous fut demandé par l'Allemagne uniquement pour servir ses desseins militaires et politiques. La Métropole, a protesté plusieurs fois, à cette époque, contre ce projet néfaste. Aujourd'hui comme alors elle regrette que le gouvernement et particulièrement M. Hellsputte se soit 'prêté un seul instant à l'examen de ce projet. Sans doute, le gouvernement belge y mit une certaine mauvaise grâce. Il avait cependant une réponse facile à opposer aux prétentions allemandes: les intérêts de Liège et la nécessité de maintenir sous le feu des forts de cette position les routes venant de l'est. Nous ne comprenons pas que le souci de garder à la ligne Ostende-Douvres le trafic allemand ait pu influencer le gouvernement. C'est une considération importante sans doute dont nous devrons faire notre deuil du reste. Mais elle est de peu de poids en comparaison des intérêts en cause. Ceux-ci sont en raison inverse de l'énorme intérêt que l'Allemagne avait à la construction de la ligne directe Aix-Bruxelles et par conséquent Calais. Pour ces mêmes raisons—à moins qu'Aix-la-Chapelle ne devienne belg'e, et encore—il faudra détruire cette ligne sitôt la Belgique libérée. Il faudra montrer aux Allemands qu'ils ont travaillé en pure perte et qtie la spéculation qu'ils ont faite de nous voir conserver cette ligne par intérêt soit frustrée. Nous devons cette démolition à Liège, à nous-mêmes, aux Anglais qui ne manqueront pas de nous la réclamer. — Une chorale vient d'être créée au Havre; les éléments en sont exclusivement belges. Elle se fera entendre le 25 de ce mois en l'église de Sainte-Adresse dans un chœur dû à M. Nothomb pouor les paroles et à 51. Mousset fils pour la musique. LA CONSCIENCE ALLEMANDE. t I L'EVANGILE DE LA BRUTALITE. J\e donnez pas de quartier, ne laites pas de prisonniers, soyez sans pitié pour tous ceux qui vous tomberont entre les mains. Faites en sorte qu© le nom allemand soit craint comme le furent autrefois ceux des Huns et d'Attila. (Proclamation de Guillaume II au corps expéditionnaire de Chine, le 27 millet 1900.) Ce lendemain de la Noël commande quelques réflexions. Après clix-neui siècles, et la formule féconde qui fut donnée aux hommes par le Divin Rédempteur: "Aimez-vous les uns les autres," il existe encore une nation qui, touchée plus tard, il est vrai, par le bienfait du Christianisme, professe une foi d'orgueil, de force, et de brutalité qui la place au rang des peuplades barbares d'Attila. Voilà le fait. Et sa simple constatation suffit pour nous indiquer à quel recul de civilisation nous serions soumis si, par malheur, l'Allemagne devait l'emporter. On a appelé les Allemands des Huns, on a appelé leur Kaiser Attila II, on a qualifié l'Allemagne de barbare. Ce ne sont pas là des expressions formulées dans un moment d'exaspération. Elles n'ont rien de la partialité qui marque les appréciations émises en temps de guefre par les belligérants. Elles reposent sur des actes et sur des paroles innombrables, ceux-là corroborant celles-ci de la plus sanglante des manières. Ceux qui ne jugent l'Allemagne que par ses incontestables prejgrès dans le domaine matériel ont peine à comprendre, à admettre même qu'un peuple qui avait fait une pareille application des conquêtes de la science soit demeuré un peuple barbare, que certains peuples de l'Allemagne, sous la férule du prus-sianisme, soient retournés à la barbarie. C'est que ces gens ne veulent pas voir. Un 1 peu de réflexion suffirait pour leur montrer que les conquêtes matérielles de la civilisation sont d'une acquisition facile. N'avons-nous pas l'exemple du Japon, hier encore fermé à nos progrès scientifiques et qui les a assimilés avec une surprenante rapidité? Nous pouvons dire que le Japon d'aujourd' hui est un peuple civilisé bien qu'il ne soit pas acquis au Christianisme. Il a adopté nos connaissances scientifiques, copié nos organisations et nos lois. Mais cela ne suffit pas, il ne serait alors qu'au rang de l'Allemagne. Il faut qu'une morale de fraternité et d'amour inspire ses actions. Or le "Japonais observe dans la guerre avec les autres peuples ces règles de chevalerie que le Christianisme mit des siècles à conquérir. C'est là un témoignage de sa supériorité morale sur l'Allemagne. L'Eglise fut la première à sanctionner ces lois à les faire observer dès. le moyen-âge par les chevaliers et les preux. Plus tard, à mesure que croissait le pouvoir des Etats et que les princes—les princes allemands notamment—soustrayaient leurs actes à la discipline de l'Eglise, ces mêmes lois furent ob-sérvées ' traditionnellement tant leur forfaiture frappait de déconsidération. •Enfin, de nos jours, elles furent l'objet "de tentaives de codification doyt la dernière en date est la Convention de La Haye. Faut-il rappeler que les Allemands ne voulurent pas courir le riscpie d'une universelle désapprobation en n'apposant pas leur signature au bas de cette convention? Faut-il rappeler aux aveuglas volontaires comment cette convention, ce contrat entre honnêtes gens fut violé comme tant d'autres par l'Allemagne ? Le chevalier, au moyen âge, le simple honnête homme de nos jours, considèrent la parole donnée comme un engagement solennel. 'C'est la base, peut-on dire, de tous les rapports entre individus comme entre peuples. 1/Allemagne n'a cure de sa parole. Qu'on ne , vienne pas objecter comme M- de Bethmann-Hollweg: " Nécessité n'a pas de loi." Pareille maxime excuserait tous les crimes, car il suffirait de "créer" la nécessité tout conlme le' fit à l'égard de la violation de la Belgique le chancelier de l'Empire. 11 " créa " l'intention de la France d'attaquer l'Allemagne par la Belgique. Mais, comme il faut toujours qu'un menteur se coupe il déclara d'autre part qu'il fallait, à tout prix, que l'Allemagne fût à Paris avant que la Russie soit, prête ! Le caractère immoral de la foripule: "Nécessité n'a pas de loi " éclate suffisamment ici pour qu'il soit nécessaire d'insister. Les conséquences de cet acte immoral—la violation de la Belgique—comme celles de l'inobservance des lois morales consacrées par la Convention de La Haye, sont, en cê moment, terribles pour l'Allemagne. Tout l'univers civilisé est contre elle, et si l'Allemagne n'avait pas violé la Belgique la guerre serait finie, au moins localisée. C'esit que, comme l'a dit M. Louis Renault, le savant jurisconsulte, dans son discours prononcé à la séance publique de l'Institut de France, le 23 octobre 191-i: "Nous sommes plus irrités par un acte réputé par nous injuste et que nous n'hésitons pas à qualifier de crime, que par un fait normal de guerre, même entraînant de graves conséquences pour les choses ou les personnes. L'exécution sommaire, pa-r un belligérant. d'un habitant inoffensif, nous émeut plus que la mort de centaines de soldats dans un engagement régulier." En effet, les principes d'humanité'générale qui sont l'essence'riiême du christianisme, ont trouvé leur plus noble expression dans' ces lois de la chevalerie, véritable base morale des traditions militaires de l'Europe moderne. Là violation de ces lois frappait autrefois le coupable de félonie et à la voix de l'Eglise l'ensemble des peuples chrétiens, constituant alors la civilisation occidentale, acceptait de traquer les coupables, excommuniés (c'est-à-dire hors la loi), comme des bêtes malfaisants qu'il fallait détruire. * Comprend-on dès lors comment la survivance de ces lois fait dire aux, gens de cœur qu'il faut écraser l'Allemagne? Morte la Bête, mort le venin, dit un proverbe, mort le danger pour la civilisation, ajoutons-nous. C'est donc agir contrairement à la morale simple, à la morale chrétienne que vouloir atténuer le châtiment qu'il faut infliger à NOUVELLES DU PAYS. Considérations très sérieuses de 1' " Echo Belge " :— Malgré les avertissements réitérés, plusieurs familles rentrent en Belgique, où les attendent un tas d'ennemis et d'ennuis. Il faut ajouter que, étant données les conditions de vie qui deviennent de plits en plus difficiles, leurs illusions tombent rapidement. Combien regrettent un moment de découragement ! IV n'est pas vrai, comme le prétend le correspondant bruxellois de la " Bertiner Boersen-zeitung," que la rentrée de nombreuses familles facilite la reprise de la vie économique. C'est d'ailleûirs un non-sens, car toute bouche qui rentre au pays vient augmenter la misère. Le même correspondant écrit que l'industrie du ciment a repris une certaine activité, parce que la demande est grande pour la reconstruction des maisons détruites. C'est là un men-îsonge de plus à ajouter aux autres. S'il est vrai que l'industrie du ciment marche quelque peu, c'est parce que les Allemands ont organisé le travail forcé, réquisitionnant la production pour le bétonna,ce de leurs tranchées. Mais on ne reconstruit pas. A peine, par-ci pa,r-là répare-t-on les maisons les moins endommagées. Les continuels bruits de retraite qui circulent n'engagent personne à reconstruire, car on ne sai't pas ce que les Allemands nous réservent. Et si leur entrée en Belgique a été marquée par des désastres, il est à craindre que leur départ soit au moins aussi pénible pour nos populations. ■* * * Mercredi et jeudi de la semaine dernière les Boches ont distribué en Belgique toutes les, correspondances venant de Hollande et restées en souffrance depuis trois semaines. A Bruxelles, il est arrivé mercredi passé d'Aix-la-Chapelle deux wagons postaux contenant chacun 39 grands paniers remplis de cartes postales hollandaises et quelques sacs de lettres d'affaires ou .recommandées. Ou Js'imaigine la quantité de cartes que renfermaient ces 78 paniers pleins jusqu'au boird. Toutes ces cartes et lettres ont, été distribuées depuis et ont fait la joie de bien des Bruxellois.* * ' * Cinq sous-marins se trouvent dissimulés .dans un bassin intérieur, derrière la fabrique à coke à Zeebrugge. Ils font de courtes sorties tous les jours, Les Boches interdisent la circulation aux abords de ces bassins. Ils ont installé deux canons sur le Môle, dissmulés à proximité des- hangars, comme mesure de défense contre les aéroplanes et en vue de prévenir une attaque par mer. Des prisonniers russes ont été amenés à Knocke, et y sont employés à la construction d'un chemin pavé d'environ un mètre de largeur, tout le long de la côte. Le chemin doit aller jusq'au canal de Terneuze. Il doit permettre de transporter des munitions pour les travaux de défense établis à cet endroit. l'Allemagne si l'on veut sauver la civilisation chrétienne. L'Allemagne n'a pas seulement assassiné par calcul militaire et politique, pour épouvanter les populations aussi bien que pour ruiner des concurrents commerciaux, des milliers de civils innocents; ses soldats ont assassinés des femmes, des veillards, des enfants, sans raison aucune. Elle a employé des civils comme boucliers de. ses armées. EUe détruit systématiquement les biens de la veuve et de l'orphelin qu'un soldat digne de ce nom à la devoir de protéger. Elle a volé l'argent du pauvre, un crime qui—ne l'oublions pas—crie vengeance au Ciel, Elle a introduit dans les méthodes de gùerre d'inutiles souffrances à ses adversaires sous le prétexte que cela était humanitaire, parce que 1a, durée de la guerre en serait réduite. Elle n'a pas respecté les lieu sacrés ni le droit d'asile qu'ils conféraient. Elle n'a pas eu pitié, deê vaincus. Elle a odieusement abusé de l'emblème—chrétien^de la Croix-rouge. Elle a détruit Louvain et Reims, ces deux symboles d'une civilisation qu'elle hait. En un mot, elle a, conformément à une doctrine exprimée par de nombreux écrivains allemands et par l'Empereur lui-même, appliqué un Evangile nouveau, l'Evangile de la Brutalité. Cela lui a conféré d'incontestables avantages. Notre civilisation tout imprégnée de l'enseignement du Christ -est inférieure dans ses méthodes. Nous apparaissons comme des naïfs. I.a savante préparation de la guerre compte à l'Allemagne une apparente supériorité intellectuelle. En réalité nous avons commis une grave erreur: celle de croire que l'Allemagne était civilisée. Souvenons nous d'hier. Que disions-nous, tous, malgré la menace cependant visible de l'Allemagne? " Il n'y aura plus de guerre. L'homme qui la déchaînerait encourait la malédiction de Dieu et des hommes." Cet homme s'est trouvé. C'est un Allemand, c'est'Guillaume II. L'Allemagne ne comprend pas pourquoi malgré qu'elle ait remporté sur l'adversaire des ayantages qu'il serait puéril de nier, l'adversaire ne veuille pas entendre parler de paix. • Elle ne' peut pas comprendre pourquoi les peuples, comme les gouvernements alliés, veulent en finir. Elle ne peut comprendre l'admirable résignation des Belges dans la souffrance, le stoïcisme et la renaissance de la France, la froide résolution des Anglais, le calme impressionnant des Russes. C;est qu'il nous plaît de garder intacts les conquêtes d'une civilisation séculaire, que nous ne voulons pas d'une Kultur basée sur l'Orgueil et la Brutalité. Nous voulons le respect du Droit et de la Justice. L'Allemagne ne comprendra que lorsque plusieurs générations d'Allemands auront.souffert par cette guerre et se demanderont enfin: " Mais pourquoi souffrons-nous?" Nous répondrons alors: "Pour vous apprendre à aimer les autres. Car nous vous avons aimp comme nous-mêmes et vous nous avez trahis." Hélas, ce n'est pas demain que nous pourrons faire à l'Allemand cette réponse, car sa mentalité est remplie du poison de l'Orgueil et l'enseignement qu'il donne à ses fils distille dans l'âme de ceux-nj un virus que seul le traitement homœopat]ïiqu.e peut éliminer. Il faut guérir le four furieux par le cabanon, la Brutalité par la Brutalité. M. SEGERS A ORLEANS. LA BELGIQUE. M. Paul Segers, ministre des chemins d< fer, postes, télégraphes, et marine, a fait le L décembre, à Orléans, une visite officielle Nous croyons intéressant de reproduire i cette occasion les passages essentiels d'm article que le rédacteur en chef du " Jouma du Loix-et," M. Louis Vierge, a consacré à h visite du ministre belge, sous le titre " La Bel gique." On verra en emelle haute estime 1< province française tient notre distingué com patriote :— Cette Belgique, si petite et si grande à I< fois, comme elle fut donc bien, et justement et noblement, 'et magnifiquement louée, hie: au soir, à l'Alhambra, et louée avec son roi sa reine, son armée et son peuple tout entier par un de ses hommes d'Etat les plus dis tingués, M. Paul Segers, ministre des chemin: de fer, de la mariné, des postes, et des télé graphes ! De cette magnanime Belgique oi n'en dira jamais trop, on n'en dira jamais assez. Mais il était bon qu'un de ses fils lès mieux doués, possédant au suprême degré l'art du bien-dire joint à cette chaleur, à cett( délicatesse et à cette générosité de cœur qu seules font le véritable orateur, vint lui xen dre un public et éclatant hommage. On ne pouvait pas apporter aux réfugiés belges—pour qui la terre de France, quelqiu hospitalière et quelque maternelle qu'elle s« soit faite pour les ""accueillir, n'en est pas moins une terre d'exil—on ne pouvait pas leur apporter un plus puissant réconfort, or ne pouvait pas mieux raviver en leur âme endolorie la flamme du patriotisme, que de leur montrer, ^ans un lumineux raccourci tout ce que la Belgique a fait et tout ce qu'elle a souffert, et qui doit inciter ses enfants è élever le culte pieux et fervent qu'ils lui rendent jusqu'à la vénération la plus sainte el la plus profonde. En pensant à la Belgique, on se prend à évoquer ces paroles du pro-phète Miellée: "Et toi, Bethléem, terre de Juda, peu importe que tu sois la plus petite parmi les autres principautés de la Judée. Car c'est de toi que sortira le Chef qui régira mon peuple d'Israël." Il n'y a aucun rapprochement sacrilège à faire l'application de ces paroles prophéticiues à la Belgique. Elle a beau être, par sa superficie, l'une des nations les plus petites de l'univers, n'est-ce pas d'elle qu'est sorti le Chef magnanime par qui seront sauvés, en Europe, le droit, l'honneur, l'indépendance et la civilisation chrétienne menacés par la barbarie germanique? L'héroïsme de cette Belgique; son martyre, son sacrifice sanglant et, au milieu d'une infortune comme rarement peuple en vit de pareille, son indéfectible espérance, tout cela fut rappelé, célébré, magnifié par M. Paul Segers en un discours d'une heure qui fut comme un chant d'épopée. Et. dans quelle langue! Et avec cpiels accents! Ce ministre belge réalise pleinement la définition antique du véritable orateur: " Vir bonus, dticendi pei'itus." M. Paul Segers est un de ces hommes, en effet, qui ont la double autorité du caractère et du talent. Soit qu'il dise ou qu'il lise, c'est toujours le même rythme dans la phrase et dans la pensée. Il peut se permettra d'enchâsser dans ses périodes les pages les plus finement et les plus magnifiquement ek-rites. Tout cela se soude comme naturellement à la trame de son discours. C'est avec la même maîtrise et la même élévation de langage que M. Paul Segers a loué l'attitude, l'énergie et la grandeur d'âme des plus hautes autorités sociales de la Belgique, au premier rang desquelles on doic placer, dans l'ordre civil, M. Max, le bourgmestre de Bruxelles, dont l'héroïsme s'enveloppait de bonne humeur, est dans l'ordre religieux, le cardinal Mercier, achevêque de Ma-lines, dont la figure d'ascète, de savant et de défenseur -de la cité' a paru si grande au-dessus de t-out ce peuple de bourreaux et de geôliers dont elle était environnée. Ra.ppel-lant les mesquines persécutions dont cet émi-nent prélat fut l'objet, M. Paul Segers s'est écrié: "On peut bien emprisonner un prince de l'Eglise, on n'emprisonnera pas la vérité! " C'est la ballade du passeur, si bien burinée par le" vibrant poète belge Emile Vérhaeren, qui a servi de thème à l'enlevante péroraison élu ministre de la marine et des chemins de' fej'. Ce passeur voit ses rames brisées lui tomber des mains; le gouvernail de sa barque est enlevé par un coup de temps; lui-même est mutilié. Peu importe! Conservant entre les dents le roseau vert de l'espérance, il tient quand même contre le courant sans désespérer d'atteindre l'autre riv-e. La Belgique est semblable à ce passeur. Son territoire est réduit à quelques arpents de sable. Sa population est sous le joug ou dispersée. Il ne lui reste plus rien que son inébranlable confiance. Mais elle sait que la loi de la probité engendre la loi de la justice. Mais elle voit des peuples nombreux et puissants se ranger autour d'elle pour la soutenir. Mais demain, d'autres peuples, qui sont encore neutres aujourd'hui, se lèveront à leur tour pour la défendre, parce qu'ils comprendront que.ce.pays représente la cause même du devoir social, la cause de la civilisation contre la barbarie, la cause de l'humanité tout entière. Voilà pourquoi la Belgique va toujours, ayant le roseau rie l'espérance, le roseau vert entre les dents. Et ce furent des applaudissement tout mouillés de larmes et des -cris répétés de: "Vive la Belgique ! " qui saluèrent cette consolante et vibrante conclusion, ainsi que le discours tout entier et le ministre éminent qui venait de le prononcer. UN CONSEIL DE CABINET A SAINTE-ADRESSE.Un Conseil de cabinet a été tenu à Sainte-Adresse, sous la présidence du baron de Broqueville. Le ministre de la guerre a donné les renseignements à ses-collègues sur la situation excellente de l'armée beflge au point de vue matériel et sur le bon état des esprits. En réalité, le baron de Broqueville a confirmé l'impression de M. Koblukowski. ministre de France à Sainte-Adresse, qui a déclaré, après une visite au front, qu'il -avait trouvé le Roi et son armée "calmes et confiants." | M. CARNEGIE ET LA BELGIQUE. UN DON DE 60 MILLIONS. ? -Le correspondant bruxellois du " Handels- i blad " d'Amsterdam annonce cpie.M. Andrew Carnegie a envoyé au Relief Committee à i Bruxelles un " premier " don de £2,400,000', 1 soit soixante millions de francs, pour les vic- I firmes de la guerre en Belgique, i M. Gaoïegie envoie également des sepours - aux prisonniers de guerre belges en Allemagne, i auxquels il offre £2 à chacun. COMBIEN LES ALLEMANDS ONT-ILS ENCORE DE SOUS-MARINS ? * Laubeuf, le eélèbre constructeur naval ' français, donne, dans le " Journal," la situation approximative des sous-marins aile-| mands :— . Au moment de la déclaration de la guerre, .l'Allemagne possédait 27 sous-marins armés: , 7 grands, 8 moyens, 12 petits. Elle en avait, 12 grands en construction. Les chantiers alle-, mands avaient en outre, 5 grands sous-marins à construire pour l'Autriche et 1 petit pour la Norvège. On peut penser que ces 6 derniers ont été immédiatement réquisitionnés. Ces 18' bateaux en chantier ont été probablement tous terminés à la fin de 1914, formant un total de 45. Il y. en a eu un bon nombre -de détruits. Combien? il est à supposer qu'on ne connaît ' pas le nombre exact. Questionna sur ce point à la Chambre des communes, M. Balfour a répondu fort justement " qu'il y a toujours un doute sur le sort des sous-marins, et que, si - l'on s'en tenait aux cas où il ne subsiste aucun ■ doute, l'estimation jserait de beaucoup au-' dessous de la vérité." Certains journaux anglais ont parlé d'e 54 sous-marins allemands détruits., A quoi une note officieuse allemande a répondu que les pertes n'atteignaient pas le quart de ce chiffre. On peut croire qu'il y a exagération des deux côtes et que le nombre probable de "sous-, marins perdus ou capturés doit être compris entre 30 et 40. Mettons 35. Il ne resterait donc que 10 sous-marins allemands? Non, -car, dès le mois d'octobre 1914, la marine allemande mettait en chantier de nouveaux sous-marins, auxquels on travaillait, dès lors, jour et nuit, avec une activité que nous ne pouvons qu'envier. Les amirautés alliées connaissent peut-être le chiffre exact de ces mises en chantier. Le public ne peut avoir là-dessus que des renseignements incertains que voici, sous toutes réserves: 20 sous-marins auraient été commencés en octobre 1914, 40 autres depuis janvier jusqu'à octobre 1915. Les 20 premiers seraient terminés actuellement et tous en service. En ce moment, la marine allemande mettrait en ligne , 2 sous-marins nouveîaux chaque mois, ce qui doit bien compenser les pertes qu'elle subit, au point de vue du matériel. Mais il y a le point de vue du personnel: on n'improvise pas des commandants et des, équipage,s de sous-marins. La conduite de. ces bateaux est délicate, elle exige -une «xpérieneïe et un doigté qui ne s'acquièrent que par une longue pratique. C'est peut-être là qu'il faut -chercher une des raisons principales du petit nombre de torpillages de bateaux de guerre alliés depuis six mois. Les Allemands -se font la main sur d'inoffensifs cargos, en attendant mieux. Ajoutons que, d'après nos renseignements personnels, les Allemands ont-abandonné la construction, sur les chantiers d'Hoboken (Anvers), de petits submersibles. : ECHOS. Le Ligue du Souvenir. Les membres résidant en Angleterre sont priés de nous donner leur adresse en Beî- ■ gique, l'activité clé la Ligue devant se mani-. tester immédiatement après notre rentrée. - ON DEMANDE DES OUVRIERS DANS LE ROYAUME-UNI. Des ouvriers' belges désirant travailler dans le Royaume-Uni sont informés que les " Board of Trade Labour • Exchanges" (qui sont les seules aùtorisées par le gouvernement, britannique de présenter des ouvriers belges aux patrons anglais) ont un grand nombre d'emplois à conférer surtout dans les industries agricoles et du génie civil. Des offres de service doivent être, faites à la Bourse du Travail la plus proche du domicile; pour l'adresse, se renseigner au bureau des postes de la localité. Des Beiges se "trouvant dans les asiles de • réfugiés à Londres peuvent s'adresser aux Bourses du Travail qui sont établies dans ces àSiles; d'autres Beiges résidant à Londres", à la Bourse du Travail à 6, Catherine-strëet, S'trand. ANNONCES. 9 pence la ligne.—Joindre le montant aux ordres, s.T.p Prière de s'adresser directement * nos bureaux, 104, oûoo» lane, au premier. CHARLES VAN EYCK. clairon A.14, ÈjII. armée belge, demande marraine. OUTUR.IERE -demandée pour dirigier un petit atelie:.—S'adresser avec références à Madamo B., 24, Prior:>road_, Kflburn. _____ _____ DTîOTTSTRÏ.—^VICTOR CÔTÎLS, d'Anvers " Crue ôuellrnl,—Consultations tour les jours de 2.30 à 6 heures.—Oxford-street 351. Téléphone, 2783 Maylair. ( LlJ^eïiger. boane éducation, parlant bien français ronnswssant couture, demando place dame do compagnie.—S. V. S., ejspring» House, Sherborne, Dorset. - TVÛvtBNE kii.baey, armée bslgc, a. 41, J 1,) demand' mairraine pour correspondre. O' n~demaïicïe, dans famille bel'ge, une fémane •de chambre, sachant très bien coudre; bonnes références exigées —-Ecrire G. G..Jbureau du journal. . ' ASILB~DE37SOLDATS INVALIDES BELGES. SOLDAT îeformé, bon dactylographe, est de- mandé. S'adresser avic référence. ■ au directeur: 18, Widmore-roa'd, Fromley, Kent. •. ■ .. TXiLLÊÏI^E belge demande ouvrage chez elle ou à la 'journée: M. Blanckaert, Gartod Cottage, 3, Green-lfine, Ea-st Mole'sey, Surrey

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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