La métropole: journal quotidien du matin

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s.n. 1918, 25 Decembre. La métropole: journal quotidien du matin. Accès à 25 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/rb6vx0752v/
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LA MÉTROPOLE CEN le aaméro JOURNAL QUOTIDIEN BU MATIN 54, RLE NATIONALE, 54, AMVERS Mercredi 21S et ^endi 2© déoemlbr© IHi8 in. ■■■i..ih. il i ru nu m.jwiiju>K.>ar'!aal 'agi .bav-visr m i ' m ' ' im "i IJournal adm'S P<lr /a ce"$Ure l A l'occasion de la fête de NOÉL, h "MÉTROPOLE" ne paraîtra pas midi. Les bureaux seront fermes mercredi. LE ORA^p MAX !•» "Sr035J [,SliïermIïiID1 ''qu^lwmbar-* mkJ°T ef aussi l'operiogue. ,m J?unk8rque, « 0n appelle ■ ^ ^ douMie no- Dits cooioadro avec le f.rin-„ du même uom, (le bolidesque ™mc'« " «son chAleau au hameau de Leu-Joboom, situé il 2 kilomètres à i ea' de Euckolacre. ■Nous disons 6on château, car coramanl walifier autroment l'énorme., bâtisse en BC armé construite, à 10 mète*.. co-tirou <lc la lisière d un bon», ou elle «s Sieimiiie, pour abriter ce oolcsse _mal-faisant : lin 380 de marine, long d une prtttzaine de rostres ot ayant uno porte» v 35 kilomètres Avec ses dépendances ce gigantesque Éomunent, il coup silr l'un des plus rc-wrquables de la gnwre, aura, peine s se tenir dans la plus large de nos «nies. M consiste principalement en un sou-«ssomont ancré en terre & une proion-tenr de 5 mètres, et émergeant du sol a un hauteur d'un mètre cinquante envi- Le milieu est constitué par un carele l'une douzaine de mètres de rayon,établi uaat une tourelle, et flanquégauche '< à droite, do bâtiments destinés i léger les accessoires du monstre. A l'intérieur du cercle, et protégé par riuo coupole métallique, le canon lui-mé-îie est accroupi sur de3 rails qui per-nellont de lo faire pivotor dans les diffé-amies directions : la mer, Dunkerque, »Oj>erw\gliô. Ces mouvements sont régies; »ar l'électricité Toute la maçonnerie est en béton armé le la meilleure facture. Lee murs ont les épaisseurs de 2 m 50 et au delà. )ans le saubassement sont creusées des «ves, richement desservies par toutes les iiataliatlons électriques, et où les servante: jouvent s'installer tranquillement à 1 abri les pires bombardements- La réserve d'obus, amenée on wagons jor une voie spéciale, est acheminée par ïlnsîeura voitures DecauviMe, vers tas galeries solidement voûtées où d énormes linces électriques les saisissent^ comme eo plumes pour les aligner^ soigneuse-lient. Au fur et à mesure des besoins, _-s mômes pinces viennent reprendre _ les îrnadabJes pruneaux, et, par un méca-isrne aussi ingénieux Que puissant, les cheminent vers la culasse du géant. On comprendra le remarquablo travail Ho représentent ces diverses m&n'.pula-ons, lorsqu'on saura qu'un obus de 3«80 èse, tout complet, le poids cocjuet d'en-iron 850 kgs, dont 695 pour 1 obus lui-idme, 70 pour la charge destinée à pto-oquer l'éclatement de l'obus à destina-on, et environ 70 pour la douille et la îargo destinée à faire partir l'obus. La ïutour de ce jouet est celle d'un homone 3 taille moyenne: 1 m. 55. Dans_ la ïuille, — magnifique pièce d'un cuivre in3 défaut, épais de 3 millimétrés, et ul résonne comme un gros bourdon, — ,n fttre humain peut facilement s'insfcal-ar.•Pour construire le redoutable for-ut il a fallu employer durant 9 mois a total de 300 ouvriers et dépenser ►rès de 4 millions. Non contents do la protection qu'ap-K>rtait à l'ongin la forêt complice, les Soches avaient disposé tout autour, do >0 on 80 mitres, dan3 un rayon de 300 nètres, des bidons contenant un produit mimique destiné à produire un rideau le fumée. Les youx du monstre, tels ceux d'un infernal limaçon, s'élovaiont de trrrre lôus forme de ballons captifs portant les 'bsorvafeurs. Notre vaillant aviateur Willy Coppens mis on feu plus d'un de ces ballons. O'est le momont de rappeler ici com-ien ce hardi pilote était populaire par-i les populations voisines de la ligno » fou. Quand on le voyait arriver, on ait sûir què c'était pour un exploit; — , de fait, Il compte pour la campagne »e quarantaine de victoires officiellement jmologuées. —. On savait bien qu'il hésitait pas h descendre jusqu'aux ar-•es pour mitrailler à bout poctant les >nvofs ennemis, qu'il descenmt plus d'un ube . assez audacieux pour s'en prendre lui, et que surtout il avait la spécialité i piquer siu les ballons pour les mettre i feu. Aussi, la plupart du temps, à son ap-roche, les ballons regagnaient au plus to leurs abris. Mais Coppens savait les mrsuivre jusqu'à terre et les ratait ra-raont.Pour finir les Boches Imaginèrent do •otéger leurs ballons par des réseaux fils attachés à do grands cer's vo-ots et à des ballonnets, qu'ils faisaient îir à terre par des ga/mins de la po-ilation civile. Ils s'imaginaient naïve-ïnt que l'hélioe du hardi a\1ateur vien-ait a'embarrasser dans cet obstaclo. «s au moment où le grand oiseau armait, nos braves "lcetjes" faisaient le ilchez-tout", et s'enfuyaient de toutes irts, abandoanant leurs cordes, sous •étexte d'une frousse incoërcible. Cop-ns alors se jetait tranquillement sur la udruohe démasquée, et y boutai't le feu-! Malheureusement la destruction des bal-is observateurs no portait pas un énor-préjudico au gro3 Max, puisqu'il avait ur objecti'f des endroits immuables et n dos troupes en mouvement. * Max stait pour semer la mort, la terreur le découragement dai>s les populations iles dorrière le front. Chaque fois qu un sos colis arrivait c'en était fait do is ou quatre maisons et d'une certaine mtité de vies humaines. Aussi la ville Dunkerque lui dilt-elle bon nombrodo nos et do deuil. Poperlnghe ai.ssi. lax fut installé à Couckelaere au dé-» de 1916. Il fallut longtemps avant 0( l'artillerie des alliés no parvint à le >érer. Pourtant les* nombreux entonnoirs trouent le sol autour de 6a maison, aonfcrent qu'en ces derniers temps, il copieusement bombardé par nos 280 nos 3Cj5 do marine. Sur la massive sfcruçtion elle-même, les obus les plus s n'avaient que peu d'effet. On a >vê la traco d'un obus de gros cali-tombé en plein dans la maçonnerie: ;t une simple éraflurc. Par contre les s d'accès furent plus d'une fois brisés tordus, mais le personnel de la pièco rétablissait aussitôt. oici qui va donner une idée de l'in- \ isemblable puissance de l'arme tapie s oo repaire invulnérable:, "Quand ils ' attt partir, les officiers de l'état-major mand ne pouvaient évidemment orner le joujou dans loutr pocîie, ce- L dant grande. Ils imaginèrent de faire £ :er touto la construction en tirant un , > aprls avoir braqué la guenle di istre juste sur le parapet de béton, is avons dit que ce parapet avait line 1 îsseur dépassant 2 m. 50. L'orifice du on arrive ù un mètre de distance do formidable obstacle. La pointe de l'o- à devait donc toucher le mur alors qv.o louille était encore fortement engagée r i le canon. O'était ATaiment ce qu on ° appeler "tirer à bout portant", et ieo nieurs boches ne doutaient pas que is allait éclater sur place et provola destruction complète des installa* ^ Us ignoraient enooire eux-mêmes la w ^noe du monstre : la charge formi-s so fraya une brèche à travers l'ob* le e. n'alla éclater que cent m6trcs loin l Le canon et sa taupinière w restaient indemnes. Seuls, dans leur effort excessif, les deux solides tendons enar-îrés do ramener la pièce & ea p'ace après le recul, s'étaient brisés comme du va.-re. Aujourd'hui on peut encore voir Max, en très bonne ■ santé, malgré ea tentative de suicide. Tous le3 hôtes de marque qui sont passés en Belgique depuis lo 16 octobre 1918, date à laquelle il tomba aux mains des nôtres, 3ont allés le contempler ot se rendre compte de ses proportions. Qno demi-douzaine d'obus chargés se trouvaient encore dans lrn caveaux et on retrouva aussi 90 douilles vides, dont deux furont offertes à la famille royale belgo et deux aux souverains d'Angleterre. * A Lo portrait du grand Max, ainsi que plusieurs photos très remarquables de son château, sont exposés, au _ milieu d'autrosî actualités également intéressantes', aux étalagés d'un de nos motlleu-rs artistes photographes, M. A. Masqueller, Comptoir central do photographie, chaus- j séo dft Mali nés, 32. Jj'un0 des vues montre d'une façon trèts i nette la brôche ouvei*te dans le parapec < par lo dernier coup de canon. * 48 * i Nous avons sous les yeux un poème flamand édité à Couckelaere, sous forme de souvenir mortuairo "à la mémoire , maudite du grand Max de bronze ot d'acier "j i "... Lucifer t'a mis au monde, Le cerveau qui enfante sans aiuouc. . Lo rigne exclusif de 1* terreur Fut le but de ton existence. , Contre tout droit humain, Tu fus érigé à Couc!cela«?e. Des citoyens, obligés par contrainte, Bâtiront ta ville fortifiée, Ta gueule, braquée vers les airs. Crachait le feu avec un fracas infernal, ( C'est, dis-tu, lo soleil de la civilisation! Nul, ici, ne pouvait dormir. Que Dunkerque fut trop vert pour le }Prussion, Mainte personne dut le payer de sa vie. _ Des avalanches terribles de poudro et [de frayeur S'abattirent sur nous -durant des mois. ; Autour do toi co ne sont qu'entonnoirs. Veuves et orphelins pleurent maintenant. Max, tu tombas comme Satan : 1 Contre lo droit il n'y a pas de ! résistance. Ca'ïn est ton nom, assassin, Voleur patenté et menteur 1 Cela s'applique- entièrement à ton père Maintenant et dans tous les eiôclos. JAmen. " * * * Nous apprenons qu'une des "grosses Bertha " est arriveo tout récemment à Bruxelles, où oTle a été garée sur une voio d'évitement de la gare d'Etterbook. C. D. /W .V -V -V L'ACl bALHE la/vw LE DEBAT NEERLANDO-BELGE I.o débat au sujet d'une revi-Tsion de traités intéressant les rapports nêerlando-belges continue. En Belgique, un "Comitédo | de politique nationale", vient de se constituer, dont les lecteurs connaissent le programme. Do l'autre côté de l'Escaut, ' au parlement néerlandais, divers orateurs ont appuyé' les manifestations de loyalisme émanant d'un grand nombre, do communes du Limbourg et de la Flandre zélandaise. dos Etats provinciaux de Zélande, dos communes d'Axel, de Philip-pino, do Schoondycke, de divers groupements. limbourgeois. , Cea manifestations patriotiques ne doivent ni nous offusquer ni nous surprjn-dre. Lo fait d'appartenir à une nation déterminée — lo "Staatszuhorlchkeit" si l'on nous permet d'employer un langage ennemi scientifique — produit une " psychologie"- spéciale. La dénationalisation — surtout quand elle est collective — constitue généralement un dur saerifice.Nous sommes en présence de résultats historiques : atavisme, traditions, connivame, intérêts, sana parler d'une espace de respect humain ou plutôt de la peur du soupçon do non loyalisme. Les situations politiques et économiques produites par î,es faits de l'histoire se consolident, et un jour arrivo où il est permis de dire que les distances morales entre les peup!e3 ou populations eont parfois plus considérables que lea distances géographiques. Puisque nous parlons d'histoire, la question des frontières néerlando-belges s'ex- ( plique par uno, série • de conventions, do ; guerres, et de conquêtes, remontant jusqu'au XlVe 81'cle. Ainsi la. question de la Flandre zélan-dàise, nous ifait remonter jusqu ^ 1 ann< o 1323, quand, pour mettre fin à l.i iutto ontre les Avenues et 'les Dampierrc, le roi ' de France amena Guillaume II, comte de 1 Hollande, et Louis de Ne vers, comte de ' Flandres, à conclure un accord aux termes duquel le premier fut déchargé de 1 tous liens de vassalité à l'égard du Ee- 1 cond, et celui-ci reçut le pays d'Alost, le pays de Waas et 1 s Quatre Métiers,aux- ' quels renonça le comte de Ilainaut.Louis 1 de Bavière, empereur, confirma Cot ac- ' cord et sa qualité do suzerain en chef de la Zélande située h l'ouest de l'Escaut. Mais les bouches du Zwin continu'.-- 1 rent à faire partie de la Flandre, de ! même les districts d'Ysendyke (Franc I de Bruges), d'Oo^bourg, d'Àrdetnbourg 1 et la ville de l'Ecluse. Celle-ci tomba aux 1 mains des Hollandais en 1587, pendant 1-l.a guerre do 80 ans. < La ' paix t-isrtement célèbre de Munster 1 (30 jinvier 1048) — qu'un repr 'sentant ; belge appelait, en 1839, un scandale d'ini- t quité dans les annales diplomatiques — » peut-être considérée, selon le mot do M. ; Pirenne, comme la mise au point définitive de la trêve de 1609 Le roi d'Fspa-gno abandonna aux Provinces-Unie < les territoires conquis par elles : la mairie de 1 Bois-le-Dtic avec ses dépendances, là ville 1 ot le marquisat de Bergen-op-lZoom, la ville et le baronnie de Bréda, la ^âllc de ] Maestricht avec son ressort; Hulst avec 1 son bailliage et son métier, le métier ( d'Axel, plusieurs forts au pays de Waas, i les trois Quartiers d'Outre-Meuee, Fauque- l mont, Dulhom et Roiduc 1 C os éclaircissements rétrospectifs nous 1 9emblent indispensables à l'étude de la < question ou de3 questions néorlando-belges, sur lesquelles nous aurons à re- <■ venir. j 8« ec'aîor | -V— ■ j UN CONSUL HOLLANDAIS j EXTRAORDINAIRE \ (Un industriel bien connu sur la plaop l'Anvers nous raconte une incroyable ( îistoire. Elle en dit long sur les oon- r taissances géographiques d'un certain onsul de S. M la reine des Pays-Bas. e Or donc, ^ notre ami l'industriel avait n frère qui habitait Ilansweert depuis lo c ébat do la guerre En 1915, le bruit A ou rut en ville que ce frère était mort f ''ite, le voilà qui se précipite au t:l.;- i raphe de la rue de J^us, pour envoyer 1 no dépêche h Ilansweert. c — Imposeiblc, lui disent les de ix Teu >ns. Télégraphiez au consul de Hollande 1 Aix-la-Chapelle. " r Ainsi fut fait. Et voici l'ébouriffante j ipcn60 télégraphique du consul> Nous r >pions textuellement : r " Stel'o anheim zu drafen wo Hansweort egt. Ooneul Nîederlande. " J Tavaduisons : * " Prièi'o mo dire où so trouve Hans- p eort. " 1 Si nous ne l'avions pas vu, nous no croirions pas !... a Ajoutons que le frère de notre ami est q ntré ces iomrs-ci en excellente santé. ci Les chemins de ter et la poste Un 3e train circule depuis lundi sui a ligne Anvers-Tôte de Flandro-Saiiit-\ico!as. Dâpart do iSt Nicolas à V. h ; trrivte à 9 h. 46. Départ de la Tête de ''iandro à 12 h. 15 ; arrivée à 13 h. 2. Rappelons que les voyageurs doivent se ransporter à leurs irais à 1.x gare de a Tête de Flandre, par le bateau d-c >ain;o-Anne. Nous avons annoncé, il y a quelques ours, que l'on euvisageait la création L'un train Anvers (&id)-Termonde, pai ^ontich et Boom. C>o train devait rouler i partir d'aujourd'hui, mai3 la pénurie le locomotives, ot diverses autres diii :uttés. foL.t retarder sa mise en inarciio le quelques jours £lle aura probable-cent lieu la semaine prochaine. l^idtuiinistrayon des chemine, do fer, >our donner saito à de nombreuses do-uandes, étudie la possibilité do faire rouer à bref délai deux trains nouveaux l'Anvers (Centre) vers Bruxelles, l'un e matin vers 6 1/2 h., i'autre, vers la f;i le i'aprés-midi. Eiipéroas que cet'e rc-orme, si désirée par le public, serc jientôt oxécutée, grâce au concours pro >ico dos autorités milita.rea et civiles [ont olle dépend. D'après des informations sûres, la ligu dal i n es- T ornou zen ne tardera plus à être remise en exploitation. Les Boches on ont complètement dômol es voies et les ouvrages d'art depuir >t-Mcolas jusqu'à la frontière; mais de* •quipes d'ouvriers or.t travaillé d'arraché lied à la restauration, qu'oa espère pou /"oir achever d'ici une quinzaine de jours trains pourront rouler do suite, cài a, réparation d© la ligne permettra ^ d< •amener au pays lo nombreux matérie' le la Société, garé depuis le début de l£ ruorro à Terneuzon et aux environa. « * * Selon les journaux de Bruxelles, ur rain est organisé pour Tournai. Ii par le Tournai ù G h., et arrive à Bruxelles klidi. à 10 h. 31, pour en repartira li îoures 57, et regagner Tournai à 18 h [G.. Arrîtls à liai, Enghien,. Ath «et Leuze. De nombreux trains nouveaux avant ét; ;rôés depuîfc la publication de la premifl •e affiche-horaire, datéo du 12 décembre a direction se propose d'en faire parai re uno nouvelle à très bref délai. ** * A partir du vendredi 27 courant, ur rain sera mis en marche pour Paris vit Jne. Voici son horaire : Départ, Bruxelles-^ïidi, à 6 h. 20 ; Enghiea, 7 h. oO; Ath ) h. 2 ; Tournai, 10 h. 56 ; Raisieux Ll h. 40 ; Paris, 20 h. 20. L'horaire du retour est fixé comme suit Paris, à 7 h. 30 ; Blandain, 16 h, 10 Tournai, 16 h. 45 ; Ath, 18 h. 33; En chien, 20 h. 10 : Bruxelles-Midi, 21 h. 2 Lo service démission des manoats e nons do poste a repris dans le3 Flan dros, d'où l'on peut donc envoyer doi mandats payable^ ici. TrCe prochaine nent Bruxelles en émettra aussi. Quant à Anvers, nous pouvons annoncer que lo service d'émission de man Jats, ainsi quo ceux de la caisse d'opar spie et des chèques postaux seront ro^rk iftns le courant de la semaine prochaine quand l'énorme travail de remboursemen des marks s-eira complètement achevé. Le service de3 envois par exprès n'es pas encore sur le point d'être rétabli. Ixi premier message . o'ficiel a été lanc. rnardi matin, par la télâgrapbio . sans lil ie Braxclles à Paris. Désormais, touf I s télégrammes d'Etat, à destination d( la capinalo de la France, emfprunjtoronl a voie aérienne, qui leur sera, tout au noins provisoirement, exclus^yoïnent ré-îervee.Lo Coureur vV LA CHÂSSE^AUX^AOTiViSTES Au barreau bruxellois On noua assure que le conseil do l'or Ire des avocats va proposer la radiatioi le douzo avocats qui ont fait preuve de sentiments', germanophiles ou ee sont "dis tingûés" par leur propagande activiste c séparatiste. En tête de la liste de ces mar. tyrs figurent, bien entendu, Mtres ÎSor Ion, Brij;;e;er, Bogaért et son stagiaire De Smedt. A Louvain Le oons'sil communal de Louvain, s'csl jeeup '1» ù. huis-clos des mesures à prou lrc contre les membres du personnel enseignant qui ont donné dans i'activisme, .>ii publiera incessamment la listo de ce, messieurs. A Saint-Nieo!as Nous n'avons pas encore appris que de.: iXLCutious d'activistes aient dt5 eTectuées i 3t-ÀSicoias. Des mesures s'y imposent, 'epondant, et rigoureuses, et urgentes. L'un des .premiers rôles de la comédic i déjà eu le temps de filer en Suisso. 3'est le sieur Karl Hondrix, qui donna a démiifiion de secrétaire communal pour sntrar dans le ministère flamboche, et lui 'ertiinement l'un des auteurs responsables 10 la déportation de l'honorablo avocat, Vitro F. Thuysbaert. Le jour où Hondrix avait signé lo roa-ilfe.vte pour l'Université de band, il fut lubliquement pris à partie, dans un café, >ar M. Thuysbaeit qui le traita non sans lumour de "Freiherr Ilendrix". Sommé do étract r ses pa-'olcs, l'avocat s'y re'usa. >'où procès, qui, plaid ) par Mtre I.ebon ontre. Mtre Ad. ITenderickx, finit par lo riompiie du bon droit... Mais peu de emps après survenait l'inévitable épilogue : arrestation de 1 avocat, incarc'ration i la eas«rne des Prédicateurs, puis dé-lortation en Allemagne. Les « Wallinboches » L' "Etoile belge" publ.o une inléressanlo •orrespondance do Liège, relativement aux iienées do quelques aigles activistes de la Vallonie. Ils furent ■ particulièrement sous a coupe, paraît-il, d'un certain Jager, o Leipzig, que les Boches avaient amené [ans' un de leurs fourgons pour en faire e " référendaire " de la bibliothèque de 'Université de Liégo. Ce Jager no fit >as mentir son nom ; il commença aus-litôt une chasse en règle pour recueillir les adeptes au ^ mouvement wallinboohe. 11 fonda, avec l'aide de quelques indivins fongibles un bureau pour le dévelop-teinent du mouvejmpnt intellectuel en Wal-pnie. Cette association avait son local à 'Université même ; mais elle n'eut pas 5 moindre succès. M. Jager so tourna alors vers le monde ) la presse ; il voulait fonder un jour-al de revendications wallonnes. Les jour-alistes liégeois auxquels il parla de ses rojets ne voulurent rien savoir. Il fit alors une démarche auprès de M. >scar Colson, instituteur, directeur de la ovue "Wallonia", M. Colson commença par résister mais n décembre 1917, il céda, et Ht dès lors artie du ministère de Namur. Il y remontra entre autres un personnage falot, E. Henri Henquinoz, docteur en philoso-hlo et lettres de l'Univer3iljâ de Xyiégc, édaôteux à 1' " Information" de Bruxel-2S, une givzot.te ignominieusement embo-hée.Fntretemjps, le "Peuple wallon", journal cbdomadaire, paraissait h Bruxelles, di igé par MM.I^eperon et ITouba, qui avaient réalaGloment "sondé" la Wallonie, mais vaiont pu se convaincre qu'elle ne "don-oit" gu^re ! D'hebdomadaire, le "Peuple wallon" de int quotidien, puis, vers le milieu de 918, transporta ses pénates à Liège où, araît-il, le Jager compta parmi ses meil-îuirs collaborateurs. Pas plus qu'en Flandre, le mouvement ctivistî wallon n'eut de profondeur.Quel-iiea rafcôs et quelques fons, avide3 de lu-•o. c'était tout son continuai- ' Le Conseil provincial d'Anvers au Aiii Sire, en reprenant aujourd'hui ses travaux, 6uspendus arbitrairement par l'occupant, lo Conseil provincial d'Anvers a acclamé en Votre Majesté la personnifi-j cation sublime de l'honneur inviolé, l'iiha-i ' go auguste du droit invincible et 1? symbole suprême de la Conscience inalt'r. e. C'est à cette tripla source do la fid l'.tj à la foi jur^o, de la soumission aux s \-crifïcej n'cessairea et do la confiance aux cons-quenees ultimes qu'a puisé le choix de Voire Majesté da:is sa réponse aux sommations de l'envahisseur, la vigueur , rie son opposition et la beauté de Ses , espoirs. Dans le domaine qui lui est dévolu, le Conseil provincial s e t efforcé de suivra la voie que Vous lui avio/? tracée, en re vendiquant intégra!entent l'exécution dis Convontions intornationalrs, refusant pj riodiquement de aouscrire aux contributions de guerre quelles qu'en fussent l,o; conséqueneee, et prociamant hautement sa croyance dans une justice immanente. Aux sentiments d'admiration pour Votro vaillance héroïque le Conseil provincial a . joint uno pensée do vénération pour cello qui fit à vos côKs. pendent l>s quatre année3 de guerre, l ourf.rme de son ceur, i plus encore que 'es dons ?ans nombre do la nour -i'ure et des pansements aux plaies et aux bio-sures. C'est en ee souvenant de cet oxemple, parli du Trône, quo lo Conseil p.'ovineial ; n'a pas hésité à prodiguer son avoir pour • alléger les mîsircs de .la population. Siro, ce fut dans une joie delirante que la population vit r';apparaitro aux confins de H provinco cette m?.me armée qui fie ret'-'a d'Anvers flous l'effort, du nombre, mal3 quo Votre Majest'; conduisit au suc-, c'»s_ final. Honneur à c qs braves qui nous délivrent enfin du joug de l'oppresseur, qui firent triompher lo droit sur la forco brutale et qui méritèrent bien du pa; s. Lo Conseil proviue.'al a salué en eux {les sauveurs de la Patrie, les défenseur j 1 du Dro't et les héros du monde. , LES INSTITUTEURS ADOPTABLES lies 40O institutrices et Instituteurs adoplables do la ville d'Anvers ont fait parvenir uno adresse d'admiration j et de reconnaissance au Roi, à. l'occa- ; sion do la libération de la patrie. : Au nom do la "GUde catholique d'insti- j tuteurs", ils expriment le vœu d'«Xre mi3 ! sur le mémo pied que leurs collègues de l'e.iscignoir.ent. ! wv Chambre de comrasrce ti'An/ers L'honorablo président do la Chambre de commerco d'Anvers communique à la • presse 1 avis suivant : Il importe do c'ouper court aux malcn-1 tondus qui so répandent trop aisément sur le rôle de lu Chambre do commerce dana dos complications où die n'a aucune part quelconque de responsabilité. Dès les première* communications du gouvernement actuel aux représentants- du commerce et de l'industrie, il a été signifié qu'en vortu d'arrangements intorallns ' et jusqu'au rétablissement d'uno situation plus normale, no {amènent des matières pro-mièffés, du crédit et du fret, le^ importations en Belgique no pourraient plus ! s'effectuer que par des groupements des mai-sons d'importation ilo c.haque article. Dans oes groupements no sont admises que les maisons ayant f.Ul des importations en 1913, leur c'.ii.fre d'affaire j de cette dernière, année devant servir i\ déterminer la proportion de leur parti ipation dans les importations éventuelles de leur groupe. les groupements en question devaient d'abord comprendre les maison5 similaires de tout loj>a3"8. Lls' difficultés insurmontables croies par l'absence du télépliono et 1 insuffisance do:t . communications prx télégraphe, poslo et chemin de fer, ont fiii admetiro quo les groupements devraient n'êfcrè quo régionaux et comprendre uniquement les maisons d' "importation" de produits similaires d'une même province. Le? Chambres de commerce ont été invitées h faire appel pour la formation do C63 groupements à leurs chambres syndicales ou sections dos diverses branches in-tér ssées. C est ce qu'a fait la Chambre de commerce d'Anvers on invitant ses sections ù constituer les group./cr.en's suivants : 1. Ressor'; du minnt ro des Affair.s économiques : bois, caoutchoucs, charbons, cuirs, crins, soie de pore, matières t.in-nantes et tinctoriales, ivoire, laines, co-tonï, lins, jutes, textiles, minerais, sacs, toilos et bâches, labaca, engrais, huiles et péi.rôles 2. Ke-sorfc du ministère de l'Ind; strie, élu travail et du ravilaillemcnt ; cafés et cacao, frui'S; grains et graines, riz, sa-laitons et lards, sucre. Ces groupoments doivent naturellement comprendre toutes les maisons importatrices en 1913, qu'elles fa sent ou ne fassent pas parlio do la Chambre de commerce.Une fois constitués, ils désignent c.ve 1-tuellornent un d l gué par lequel seront transmises les demandes de licences déportation approuvées par le groupement soit peur des groupes soit pour des par-liculicis faisant pa. tio do celui-ci; La nomination du délégué et, par celui-ci, les demandes de licences d'importation, doivent éfcro t:ansmisoa au ministre compétent en rttendant la rc onrtitution du comptoir national. En tout cas, les groupements ainsi con-stitués agisse; t de fa-on autonome vis-à-vis du ministjre comqyétent, la Chambro do commerce, comma telle, n'a plus rien à voir dans leur action. Toutefois dans l'intérct général.e-ile s e t empressée i\ touto? démarches pouvant hâter les précisions nécessaire j à la reprise du trafic par los vo'e^ imposées. Ces démarches sont lo"in d'avoir abouti à dej résultais salisfaisanîs. Mais il y a des branches commerciales qui 11e sont pas représentées dans les sections de la Chambre de commerce,comme les viandes consorvées, los poissons frais et conserves, les tissus, les machines agricoles, certaines autres machineries spéciales, etc. La Chambro do commerce n'a évidemment ni titre ni aptitude à créer des groupements dans ces diverses branches. Ces groupements doivent donc sj créer par les intéressée eux-mêmefs qui so connaissent, peuvent se rechercher, s'organiser entre eux et former des groupements qui nommeront un délégué et fonctionneront dans les niâmes conditions que les groupements issus des sections de la Chambre de commerce. 11 convient d'ajouter qu'ils se trouveront éventuellement aussi devant les mêmes incertitudes et les mêmes confusions au sujet de facteui's aussi importants que 1 attribution des frôts et la constitution de oré-dits à long terme permettant d'éviter los cours onéreux du change actuel et d'en attendre un nivellement probable. Ecq at'.cndant, on a dit trop aisément ces derniers jours, dans des milieux gouvernementaux, qu'il suffit do s'adresser à la Chambre de commerce pour s'éclai-ror sur le3 voies à suivre puisqu'elle aurait reçu olle-ntôme toutes les indications nécessaires. La vérité est quo l in-suîfïsanco et l'iropré, ision' des indieati. ' s re.uos démonlrent surtout le caractère sj rieux des difficultés q^i'il reste à ré- ( sondre. . 11 se p^ut quo feetto situation soit lo fai{ de3 circonstances plutôt que des hommoe que 1 on en voudra rendre responsables. . Mais ce qui os-t -certain, c'est que la Chambre de commerce -n'y est pour rien, malgré l'impuissance dtfs efforts qu'elle a i dépensés jusqu'ici pour obtenir des indi- j cations claires et pratiques. ' , r président ff,f ] * Ii. Casteleio Les Alliés en Allemagne Les Français k Coblence Coblence, 23 déc. — Les troupes françaises ont traversé la ville, en allant occuper lo secteur do la rive droite du Bhin. A Em3 elles ont déillé d'uno façon euperbo devant les généraux, puis elles ont franchi le Khin en vainqueurs au cri de "Vive la France!" Le ravitaillement de l'armée anglaise et la Hollande Londres, 23 déc. — Relativement à la nouvelle, publiée récemment, que le gouvernement briiannique aurait informé la Hollande de son sntention do ravitailler l'armée anglaise d'occupation par la voie do l'Esoaut et du Limbourg, l'agence iveuter apprend qu'il y a quelque temps, à la sruite de la décision prise par le gouvernement hollandais d'autoriser les troupes allemandes à traverser le terri-loiro dos Pays-Bas, le gouvernement belge demanda que de3 avantages similaires lui fussent accordés. Cette demande fut appuyée par les alliés. Comme la- question soulevait des points do droit inter-.national, il. est pou probable que la solution puisse être donnée immédiatement, maiis on croit que les Hollandais eoulè-voront uniquement des objections de for-mo, .étant donné le sen'Sment régnant parmi les puissances alliées, selon lequel elles devraient jouir d'un traitement au moins similaire à celui dont a joui l'Allemagne.L'opinion de la presse anglaise Londres, 24 déc.— if o "Daily Chroni-cio" commentant la nouvelle epio le gou- j vornemeit britannique a informé celui des] Pays-Bas, qu'il forait usage de l'Escaut, ot du Limbourg pour b ravitaillement de ses armées, est d'avis quo cette manière d'agir est tout à fait correcte. ^ Ce sora un meilleur moyen de communication quo le long ohemin par Boulogne et Cologne qui 0': rirait d'insurmontables difficultés. Lo gouvernement hollandais a perdu tout droit do protester, lorsqu'il a permis le passago à travers le limbourg aux Iroupes allemandes, sans en référer au préalablo à la Belgique ni aux Etiîts de l'Entente. Oetto manière d'agir, à suscité un grand désappointement parmi les Belges chez' qui i on a. déjà entendu des voix s'élever pour demander la cession d'une partie du Limbourg t la Belgique. Quoique cetto .dernilro question ait ét\ il y a SO ans, réglée d'une manière arbitraire par I33 grandes puissances, le Limbourg est maintenant hollandais et tout changement violerait le principe des nationale s. Nonobstant les Belges ont le bon droit do leur côté lorsqu'ils demandent la révision du traité liollando-belge do 1839 et ils doivent, s'ib ne peuvont obtenir autre chose, demander ie pa-sage tout à fait libre de ''Escaut, en temps de paix comme en temps de guerre. (Vaz-Dias). ■ -vV* LUI S L'état de saatô de l'ex-Kaiser Londres, 21 déc. r- On mande au "Daily Télégraphe d'Aniorougeu, à ia date du 20 : Lo bruit - court quo l'état de sauté do, l'ex-kaisér semble très mauvais. Depuis vendredi dernier, il est demeuré dans 6a chambre, alité la plupart du temps. Au commencement du mois, il ne j sortit pa^ pondant trois ou quatre jours, I sur l'ordre do son médecin, et ce fut alors quo les terribles épreuves qu'il a eu à subir commencèrent à avoir un effet marqué sur ses nerfs. Il ost hors de doute qu'il pressent maintenant les conséquences do sa chuto. Dimanche mat.)n, la maladie .d'oreille qui le troubla depuis son enfance ot qui le trouble beaucoup plus depuis quelques années, fit ressentir ses effets. On usa des remèdes qui ne lé quittent jamais, et un certain soulagement on résulta ; toutefois, il n'assista pas au service divin. Depiib lundi, il se lève pendant une ou deux heures, mais sans rien faire, sauf la lecture de quelques journaux, et son état reste grave. On a tant parlé de l'activité de Guillaume II quo l'on est porté h oublier qu'il est sujet à des attaques d'épilepsio qui, depuis cinq ou six mois, sont beaucoup plus fréquentes ; de plus il a d*j accès die prostration nerveuse très Sréqueuts ; la nuit où il décida do quitter l'Allemagne, on dut ie laisser seul avec son médecin, Ce sont ces abïaques nerveuses, avec sa mahidio d'oreille, qui sont causo de son état présent. Les médecins qui l'entourent oonti nullement proscrivent un repos complet au point qu'il doit môme laisser croîtro sa barbe. Il est actuellement plus déprimé quo jamais. La potence l Dans une iottne, largement répandue par la publicité, la Société- de défense américaine dit qu'un télégramme ele iNew-lork, 01 date du 20 décembre publié par P'Evening News" appuio vigoureusement la motion présentée & la Chambre dos représentants par M. Darrow, député do Ponsylvanio, demandant lo jugement el l'exécution de Guillaume do Honenzol-Icrn.L'auteur de « J'accuse » chez Eisner L'auteur de "J'aocuse", le docteur Ki-chard Groliiug, a eu une longue entrevue, à Munich, avec Kurt Eisner. Les questions de la culpabilité et de la mise en accusation de l'exrcmporeur allemand ont surtout constitué le sujet de la discussion. L'aeeord entre les doux honunes politiques a été complot. Avant son départ pour l'Allomagne, le docteur Grelling avait dit qu'il considérait la -mise en accusation de Guillaume 11 comme absolument nécessaire. Les vandales seront punis Le groupe des représentants américains des journaux commerciaux qui a récemment visité les zones dévastées do l'ancien front do guerre, vient d'adresser au président Wi'lson une pétition lui demandant d'insister pour que les auteurs do ce>5. dévastations eoient punis et que les dégâts soient réparés. " Les • dévastations ne sont pas l'ceu-vro d'un seul homme ou d'un seul groupe cl'hommes, dit la pétition, elles sont le résultat d'un système qui a été appliqué avec méthode par des gens qui t'approuvaient. De toute part, on constate les preuves d'un pillage et d'un vandalisme- organisés. ■ vV La vie militaire La mère des soldats Elle aussi est arrivée à Bruxelles pour Y passer sa "permission" au milieu d$ ses enfants qu'elle n'avait plus vus depuis longtemps. Mme veuve Tack, âgée de 82 ans, surnommée la "mère des soldats" est, en rfrot, restée pondant plus de trois ans Ions les premières lignes de la région ïe Dixjnudo, au milieu de nos vaillants "Jasa". Elle s'occupait d'eux avec uno ïollicitude toute maternelle, s'inquiétant de eurs besoins, soignant les blessés avec m inlassable dévouement, bravant mille langors pour accomplir la tùche qu'elle i était imposée. Originaire do Nieuwcappelle, la vail- 1 ante octogénaire a assisté k la destruction lo son village natal, ainsi qu'à celi.es de ' Dixmudo ot d'Ypres. ] I>e Roi, la Reine et le prince de Teck ui ont fait visite au front. La vaillante omme a reçu l'ordre de Léopold en récompense des services rendus h ses fils, 1 es soldats. Elle a bien mérité da 1» "PatrU Souscription Liste du journal la « Métropole •• pour U Noël des enfants pauvres Report fr. 3392,7£ Un permissionnaire houreux G. A 25,0< S. S. 1.01 Un lecteur assidu • v\* — ECHOS Programme de la journée : SPECTACLES Variétés.— A 7 h. 1/î «La Vie do Boliymo" Théâtre flamand.— Eli matinée à 2 h.l/: et on soirécâ Th. « De Hinderlaag ». Opéra flamand. — A T h « Martha »♦ Scala. — A 7 h. 1/2 « Zo Zijn Scheuf ». AVIS A NOS ABONNES Nous prions nos anciens abonnés d< nous faire connaître le plus tôt posslbli leur adresse actuelle exacte, nos registre: ayant été détruits lors du bombarde ment d'Anvers. Au 1er janvier (919 commencera 1< service régulier des abonnements, don voici le tarif : UN AN : Fr. 24.- S1X MOIS : - 12.50 TROIS MOIS : - 6.50 Les abonnés qui habitent les villes e communes de provinces sont priés d> se faire inscrire au bureau de poste û< leur localité. Noël entre nous Naïvement confiants, nous disions, dan les premières semaines de l'invasion " Oh I ce sera bien fini pour la Noël ! Noël passa, et le Nomel an. Alors nou nous bernâmes d'un nouvel espoir : " 11 seront sjroment partis pour NotL ! " Noël pansa encore, et nous refîmes -m nouveau bail d'un an qui nous menait fi] 1916. Même décep'ion ! I-cg parieurs repriren leurs positions : on serait, ma parole, li béré avant Noël. Uno quatrième fo.'s ce fut " Wcihnaclitu mais pourtant personne ne désespéra.Seu lement les moins optimistes tlécidCfft'i] qu'il y avait d'à lors liou de ne plu repbrter ses espoirs que de deux ea deû ans. Et 1 on ponta sur NoSl 1910. Et voilà comme quoi boaucoup de pa rieurs, — heureux de perdre — ont pay hier aoir Ix bouteille de ohampagne. l?lù tôt qu'instruits par de coûteuses e :p: riences ils n'o-aient l'escompter, nou pouvons fêter Nol'l sans les. Boches, Noj chez nous, ontre noufl, et avec nos pe tita soldats l Plus de gaz de 8 à 15 heures La Compagnie du Gaz d'Anvers a l regret d'infiDrmer sa olientÊile que, pa suite de la pénurio du charbon r;sultau des difficultés actuelles du transport, oil-i so voit dans la nécessité d'interrompre provisoirement la fourniture du gaz peu dant la journée, do 8 à 15 heures, i dater du 27 décembre. Les abonnés sont instamment priés d ne pas ouvrir les robin-els des ccmpteur et appareils aux heures ci-dessus, afti d'éviter tout accident. Cette nvesuro, dictée par les ciroon stances, a été priS3 d'accord a\ec l'Ad ministratibn Communale d'Anvers. 11 Le secrétariat communal Il est beaucoup question, à l'IIôtel d ville, de la succession du saciv't'iirc .coin munal. Beaucoup de candidatures sont pc s$es ; certains signalent comme ayant 1 plus do chance de succès- MM. Cornette seorHalro particulier du cabinet du bourg niestre, ot Ritchie, chef du bureau de 1er geignement. On cite oncore MM.Desp^oùJi chef du 2e bureau, qui a l'atout de l'an ciennotô, Grcg. Bayons, chef de burea au secrétariat; J. BruylanK directeur di service de3 quais; W. Schopmans, chef di llo bureau. Et l'on ajoute qu'une candidature as.e redoutable pourrait bien so produire ai dernier moment, cello do M. Gyselinck bien connu comme secrétaire du Oomit provincial. On dit..., on dit... Intolérable Jjx paiionco est uno vortu, mais cl!< n'est pas du goût de tout le monde. 1/ public s'y ost accoutumé pondant 1< guerro aux différenls Comités où il pou vait fairo le pied de grue pendant de Ion gues heure» avant d'ôtro servi. La créa lion toute neuve de ces institutions oxcu sait ces défectuosités, qui s'atti-nuèren du reste rapidement. Mais, ce qui est pénible en ce3 temps c'est de voir i l'hôbel de ville, où nom avons été jeter un coup d'coU, une pro fusion de nos compatriotes, retour d'exil dont la plupart harassés de fatigue " droguer " pendant dos heures avant di se voir remettre le bout de papier néces sairo pour leur ravitaillement. Nous croyons devoir attirer l'attentdor des autorités sur co fait intolérable pou: notro grande cité ot auquel, nous semble t-il, il pourrait aisément être remédié ei augmentait la phalange des employés qu desservent ce service. Les cartes d'identité Allons-nous devoir conserver notro cart< d'identité allemande ? Probablement pondant quelque tempt encore : son changement demandera di personnel, du matériel et du temps. Lo projet de nouvelle carte ost cepen dant établi. 11 comporte une amende d< 25 francs pour qui n'aura pas de cart< d'idenlité ; la délivrance de cette cartf contre payement de 25 centimes ; et 1< payement, en cas de perte de la carte d'une amende de un franc. Quoi qu'il en soit, la carte d'idenlil; constitue un moyen do contrôle do promiei ordre ; ce qui a été démontré une foû de plus à l'occasion do l'échange dec marks. A bas les Boches f Nous avons fait connaître, il y a quel ques jours, que le Crédit Anversois, ei assemblée générale extraordinaire dose* actionnaires, a retiré le mandat de deuj de ses administrateurs de nationalité aile mande. Nous sommes étonnés que ce niouvomem no continue pas et que cet exemple ne trouve pas d'imitateurs De nombreuses sociétés existent à Anvers, dont la plue grande partie du capital est fournie pai des personnalités anversoisos, appartenant au commerce, à la haute bourgeoisie at à la noblesse. Nous ne comprenons pas qu'on tarde à imiter lo geste patriotique du Crédit Anversois. Y aurait-il en jeu des questions d'inté rêts particuliers, mollesse, laisser-aller ou — ce qui serait plus coupable — conti nuation de relations de bonne amitié ef io camaraderie ? En présence des procédés ignobles en->is par nous, do la ruine qui aurait suivi ime victoire allomande, cotte attitude ne & comprend pas. Sur la tombe des fusillés Un lecteur nous envoie le souvenir mortuaire d'un patriote, Louis d'Heldt, aé à Duffel, Je 21 février 1874 et fusillé par les barbares le 8 septembre 1916 Nous nous plaisons à rendre hommage i ce martyr do la défenso nationale. Le bureau des passeports Depuis hier, 2vl décembre, les bureaux le la Sûreté Militairo de l'armée de cain->agne et do la circulation (passeports) , lont transférés du palais do Justice & la )laoo Verie (ancien hôtel Van don Abcolo) . Les banques Les banques resteront fermées aujour-l'hui, jour do fôte légal. Elles soront ouvertes jeueli pour la con-inuatio® de l'échange do marks» Le retrait des msrks Lo public no doit pas s'étonner de c« que l'opération du retrait des maris ait paru traîner. Celte opératba était, en effet, complexe. Elio oompronait d'abord ( l'émission des Bons du Trésor, destiné® , i absorber une grande quantité» des mark», , do façon & ne pas obliger la Banque Nationale à fabriquer ot émettre pour tréa peu do temps une grande quantité do billets ; car il ne faut pas perdre de vue qu'il y a en circulation plus do 2 1/2 milliards' ele billets belgoa (Banque Nott'o-nale et Société Générale), c'est-à-diro presquo trois fois la circulation normalo du pays. Malgré l'appel de la Banque Nationale, les billets, dont la grando part e a été 1 cachée, no sortent pas do leurs cachet.es, ' do sorte que la Banque doit fabriquer o| émettre, pour retirer les marks, de grandes quantités de billets inutiles, o: cela au milieu do difficultés toujours croissantes d'approvisionnement en papier, encre, huile, etc. Lo ministère des Finan.e3, de son côté, } s'est trouvé aux prises avec de grandes . I difficu't'-S d'impression et de transport* l dans tous les coins du pays, d innombra- ■ blee avis, affiches, imprim's. II est vraisemblable que, dans quelque# 5 jours, quand les marks n'auront plus t cours, les billets cachés commenceront à sortir et se déverseront, par l'intermédiaire des banques, dans les caisses de la Banque Nationale. Celle-ci, eai peu de temps, achèvera l'opération du rem-t boursement des marks. ï Lzs billets de banque belges Lo public a to'~t de faire une différence entre les billets de la Banque National* de Belgique et ceux (lu département d'é-5 mission de là Société Générale. Ils ont '• la môme valeur et, par un arrêté de M. lo ministro des finances on date du 16 3 décembre 1018, le gouvernement vient do 3 porter b la connaissance du public .qu'il les accoplo dan3 les caisses de l'Etat au 1 môme titre que les billets do la Banque i Nationale. Les billets de la Société Générale por-1 tent, d'ailleurs, une mention indiquant ■ qu'ils soront remplaces par des billets de la Banque Nationale. Co romplacement ► s'effectuera sans perte aucune pour le ■ porteur. i La première ordination depuis i la guerre Si. E. lo cardinal Mercier a conféré 1 . diaconat à 2-1 élèves du Grand Séminaire 3 do Matines el h un religieux du Couverj 3 des Carmes déchaussés, et la prêtrise à . 31 autres élèves du séminaire et à un } religieux du mèane couvent. I Ia cérémonie, rehaussée par la présence . du chapitre métropolitain, so déroula sui vant les rites d'usage. C'est en présence des familles des jeu nos séminaristes, lesquelles s'approche j ront de la Sainte Table, que fut célébrée r la moe^e d'Actions de Grâces terminar t cette cérémonie imposante qui se prolor. > gea durant quatre heures. S. E. le Car ; dinal archevêque officia c'.le-mfrno assist a . de Mgr Mieits et des chanoines Nauwe \ loerts, Lemel'o et Do Weerdt. Les étiquettes do propagande patriotique y Noua recevons la lettre suivante, signéi de M. Hendrix-Plumot, rue Montebe.lo, . Anvers. Elle répond à dos interrogations . qui nous ont été plusieurs fois posées 3 par. nos lecteurs et font connaître l'ori gine d'une propagande h laquelle noup ne pouvons qu'applaudir. ^ " Depuis quelques jours on 6'occupo " beaucoup de la propagande patriotiejue cl ^ d'union, ejui s'est faite en notro ville depuis lo premier jour de la libération : 3 " Flamand l Wallon ! ne sont quo dos ' prénoms, " Belgo " est notre nom de famillo ! u " Un Osrc'le "Union Belge" s'en dé-' clare. à tort lo propagandiste et voilà co qui me décide à faire rendre à César ce 1 qui revient à César. Cette propagande a 1 été faite uniquement par moi. C'est mon 1 ami Jos. De Volder qui on connut l'idée dès 1914 et en fit alors l'impression. Tj Commencement novembre 1918, nous oa 1 fl:nes une nouvelle : 25 000, et c'est moi, • moi seul qui mo suis occupé de la ' distribution .dans les principaux magasins do la ville et à la population. " En présence du grand' succès obtenu et grâce à deux braves patriotes, ji'ob. lins, dans. Io courant de ce mois, un bon d'impression do 20.000 exemplaires aux-quels M De Volder et moi noua en ajoutions oncore 20.000 pour notre compte O'était en prévision du grand cortège pa« triolique. Ces 50.000 oxomip'lairea (grands e* ^ petits) furent distribués du 13 au 15 décembre, sous ma soûle direction et avoo le concours, des Boys-Scouts, dans toufl les magasins de la ville ot à la population, et c'est encore moi qui organisai la propagande dans les trams, ciaémas, music-halls, etc., etc.... " Je tiens à profiter de la présente pour resmercier la population du bon ao-cueil qu'elle a faite à ma propagande e4 pour 1 informer quo la vento faite par mol de "Casquettes" pour la Croix-Rouge a rapporté fr. 888,66 et "Chansons Patria. tiques", pour l'Enfant du Soldat, fr. 361 91 cent. Cos sommes ont été versées au* œuvres susdites. " Démarche des Francs-Maçons belges Les sénateurs Goblet d'Alviella, Grand Commandeur du Suprême-Conseil de Bel. giquo, or filagnette. Grand Maître du Grand Orient do Belgique, ont adressé aux Grandes-Loges des Etats-Unis d'Amérique 'e télégramme suivant : " Liège. — Les Francs-Maçons allemands se sc>nt adressas à vous pour obtenir votro intervention en vue d'un aeloucisso-ment des conditions de l'armistice. Nous vous prions do ne pas accéder à cetto demande avant que la Franc-Maçtonnerio belge ait pu vous documenter. ! Les Francs-Maçons allemands, sollicitée ' par le Grand-Orient de B elgiquo de s'op.-i poser aux atroeités et aux déportations d'ouvriers qui ont accablé ce malheureux pays n'ont répondu que par des paroles de mépris ot de ricanement et par des persécutions et condamnations. Ils ont perdu toute qualité pour faîra 1 appel à la généreuse Franc-Maçonnerio américaine. " ; ——— « Les relations^franco-belges Une visite de M. Loucheur {De notre correspondant de Bruxelles) M. Loucheur, qui fut ministre de l'aitf» mejnent avant ele devenir ministro de la reconstruction industrielle dans le gouvernement de la République, est arrivé h Bruxelles, mardi matin, en automobile. Le représentant du Gouvernement français, accompagné de S. Exc. M. Dofrance, ministre de la République à Bruxelles, s est rendu à 21/2 heures au ministère des Affaires économiques où il s'est rencontré avec M Jaspar, son collègue de Belgique, et M. Bru net, directeur général du Commerce et des consulats, représentant M. Paul Hymans. On devine que les questions qui ont étfl agitées au cours de cette conférence ont ou trait à la reconstruoiion industrielle de la Belgique. Les deux ministres on! traité notamment la question du rapalr'c-ment des machines qui nous ont étéenlê- . véos par les Allemands ; ils. se sçv-VtKC cupés aussi des commandes de iftalértel à. faire eu France, pour compte des usi-no3 belges, et des crédits nécessaires à cette fin. A 3 heures, MM. Tjoncheur et Joa-pap ont reçu les représentants du Comité central industriel, MM. Jules Carlier, t^eor-ges JDeprez, et Jules Jadot. Mardi soir, M. Jaspar a convié à b% table le ministro de la Reconstruction industrielle, S. Exc. M. Defrance ; Ml, Léon Delacroix, premier ministre ; M, Masson, ministro de la Défense nationa/ le ; Francqui, ministro d/Etat, et diffôi rentes oersonnalitéa du. monde Industriel-

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Cet article est une édition du titre La métropole: journal quotidien du matin appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Anvers du 1894 au 1974.

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