La Métropole

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s.n. 1914, 27 Août. La Métropole. Accès à 27 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/6d5p844p5j/
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LA MÉTROPOLE EDITION NI MATM 21e Année "^No 237 édition. B g Cltll! It 111! LA GUERRE Le combat de Malines L'armée belge a arrêté une partie ( ii ptiis in il a pi h® Le combat la laies lotre but est atteint ! Anvers, 26 août, 8 heures soir. (Officiel.)—' Ainsi que nous l'avons annonce le mouvement de troupes qui a eu lieu à Malines a complètement réussi. Il avait un double but : 1° Détruiro les défenses passagères conduites par les Allemands. 2° Attirer vers nous les troupes les plus îonsidérables possible pour dégager de leurs adversaires les lignes des alliés sur la fron-tàtae française notamment à l'aile gauche française. Los défenses passagères sont détruites et le quatrième -corps allemand qui s'était déjà avancé loin vers le §ud a été obligé de faire demi-tour pour revenir renforcer les forces allemandes engagées contre nous entre Malines et Bruxelles. Détails sur ies engagements (De notre envoie spécial.) Malines, 26 août, 1 heure do relevée. Quand nous arrivons ici il y règne uno ani-mauen extraordinaire de troupes so dirigeant vers X... Le canon tonne au sud do la ville et sans discontinuer. Certains coups font résonner les vitres des maisons. Tous les magasins et toutes les maisons particulières soûl fermées hermétiquement. j'apprends que le combat au sud de Malines est acharné et que nos troupes, cavalerie, infanterie et artillerie font subir aux Allemands dee pertes incalculables. Les gens des villages avoisinant Malines arrivent ici de toutes parte. C'est une véritable cohuo de carrioles où s'entassent des familles entières. La gare est as&ifgée par une foule apeurée prenant des coupons pour la direction d'Anvers.2 heures. — Le bruit du canon se répercute ici de plus en plus fort. Je vais aux renseignements et j'apprends que devant des forces supérieures, nous battons méthodiquement en retraite, en faisant beaucoup de mal à nos ennemis qui tombont par oeu-talnes sous un feu acharné. Us gendarmes traversent en ce moment la ville escortant des prisonniers allemands qui mordent à belles dents dans du pain qu'ils ont reçu des Belges. 3 heures. — Le canon tonne do plus en plus! fort et nos troupes de réserve s'en vont vers le front de bataille, tandis que d'autres rerUnnent du feu pour prendre un repos bigrement gagné. ^ Nous continuons notre mouvement de retraite, dans l'ordre le plus parfait, échelons par échelons, me dit-on. Ifes soldats qui en viennent, me disent que les Allemands doivent savoir ce qu'il en coûte do s'attaquer aux soldats belges. Je suis stupéfait du moral de nos vaillants soldats. Pas un qui ne soit enchanté. — Ce que ça chauffe, ah ! mes amis, me dit un gaillard, couvert de poussière et dé poudre, niais sapristi ce que j'ai tapé là-dedans? Et dire que l'on nous rappelle quand «ça devenait intéressant.» 3 h. 25. — Les trouprs rentrent dans un ordre parfait, traversent Malines à une allure dégagée et nos glorièux troupiers gagnent les points indiqués par les circonstances. A ce moment, des milliers de personnes gagnant la route et se retirent vers Anvers. Force nous est de revenir à pied jusqu'à Contich où nous parvenons à prendre place dans un train de marchandises.qui se dirige vers la métropole. A 3DUFF1X. (De notre envoyé spécial.) I>uffol, 26 août, 6 heures soir. — La fuite des Malinois par route et par fer est extraordinaire. Les troupes en réserve s'abritent contre la pluie comme elles peuvent. Celles-là aussi sont d'une bonne humeur qui fait plaisir. ()n a dû évacuer des fugitifs sur Gand, car Anvers ne peut les recevoir. A ce moment, les coups de canon ont cessé et les rares détonations que l'on entend sont celles de quelques maisons quo l'on fait sauter.Les mouvement de troupes donnent à Duf-fel une animation invraisemblable. L'impression générale est bonne, bien que l'ennemi se *oit-. dit-on, avancé jusqu'à Sempst. A ANVERS L'arrivée des fugitifs à Anvers a provoqué * tel encombrement qu'il a fallu procéder à la gare Centrale à un classement entre ceux qui avaient un logement assuré et ceux qui n'en avaient pas. On a logé ces derniers un peu partout et ttn a mis à part les femmes et les enfante. M BEAU SUCCES BELGE La quatrième division arrive è Laon. - Les forts de Naroui tiennent toujours Anvers, 26 août, 8 heures soir. (Officiels-La quatrième division de Namur a réussi l atteindre le but qui lui est déterminé, commc l'avait fait la troisième division de Liège. Après avoir arrêté par sa présence les têtes de colonnes ennemies, elle a pu se dégagei entièrement par le secteur de Sambre-ot-Meuse et s'est retirée en colonnes par bii y,ade par Mariembourg, et elle a atteint le: .ignés françaises à travers lesquelles elle £ passé, se dirigeant vers Vervins et Laon, oi oLIe va prendre un repos bref et nécessaire avant de repasser à l'activité. Les forts de Namur continuent à tenir. Le prince Frédéric e'a Saxe-ffieinitiseii tué (îevarit iaitiui Copenhague, 26 août. — Le Wolff bureai (officieux) annonce que le prince Frédori< do Saxe-Meiningen fut tué par un obus ; Namur, le 23 courant. (Havas-Reuter) A BRUGES Bruges, 26 août, 8 heures soir. — I)e no tre correspondant, par télégramme : On a arrêté aujourd'hui dans les environ; do Bruges un petit châtelain brugeois accus* d'avoir fourni des renseignements à une pa trouille do uhîians. La garde civique a ramené de Thourou deux uhlans blessés, abandonnés par leur; compagnons avec toute la lâcheté qui oarac térise la race prussienne. lia traître à Hiecht De nombreux habitante de Berlaer, Kear bergen, Putte, etc. sont venus se réfugie: hier après-midi à Anvers. Ils racontent qu< des troupes allemande venant de la direotâoi de Louvain étaient aux prises avec les nôtre dams la région, ce qui nous est d'ailleurs con firme par d'autres renseignements.A Haecht un détachement de troupes belges aurait fadl li être attiré dans un guet-apens par ut traître, directeur d'un établissement agri cale, auquel le commandant du détachemen s'était malheureusement adressé pour se ren soigner, faute d'autres habitants. L'individi conduisit nos hommes on plein dans de> lignes allemandes. Toutefois, après un com bat assez vif, nos troupes purent se retire presque sans pertes. Le traître est un Aile mand naturalisé. Deux cartes postaies Voici le texte de deux cartes postales, écri te9 par un dragon allemand qui a pris par aux combats de Malines: «La première est adressée à Mme veuv< Bertha Millier, à Carlshagen Ie7/-Usedam Ostsee. EUle est ainsi libellé, en allemand : _ «Dragon Millier II. 4mo division, fait pri sonnier aujourd'hui à Malines (Belgique) sans être blessé le moins du monde. IL SÊRj TUES BIEN TRAITE ICI. Mes cordiau: compliments et meilleurs baisers. Ton fils.» L'autre carte est adressée à une jeune fille e*t porte le même texte, avec cette variante «...NOUS SOMMES CERTAINS D'ETRI TRES BIEN TRAITES ICI.» Ces deux cartes représentent la tour de Li cathédrale avec le site environnant, vue pris< certainement du toit d'une maison de la vil!< et sont d'un type que nous n'avons jamai rencontré dans le commerce. Elles paraissen avoir été faites spécialement pour être distri buées aux troupes allemandes. Elles ont ét< trouvées dans la botte d'un dragon, merored matin, près de Malines. Elles sont sympto matiques de l'état d'esprit des soldats aile monde. Le bourgmestre d'Âerschot vengt Un officier belge qui a tué un officier aile mand a trouvé sur celui-ci une lettre qu'i écrivait à sa femme et dans laquelle il s vantait d'avoir fait tuer le bourginestr d'Aerschofc. L'ennemi se retire sur tonte ia ligne Londres, 28 août. — Le Preesbureau annonce que le 25 août les Français dans le sud du théâtre de la guerre, furent attaqués en force par les Allemands. L'attaque a été repoussée et l'ennemi se retira sur toute la ligne. ( Havas-R eu ter ). I la Qlfflke des Communes L'Angleterre maintiendra par tous ies moyens i'intiépendanoe feolp Londres, 26 août. — A la Chambre des Communes, une doo<;n:-ation sur les mesures : militaires fut faite hier par lord Kitclienor, En réponse à une autre question au sujet des atrocités allemandes en Belgique, M. As-quith répond que le _ gouvernement belge prend des mesures, afin do faire connaître ces faits au monde entier. (Applaudisseanents nourris. ) M. Asquith ait qu'il présentera demain une adresse devant être envoyée au Roi, le priant de retransmettre au Roi des Belges, la sympathie et l'admiration du Parlement anglais en ce qui concerne la résistance héroïque, offerte par son armée et son peuple, \ contre la formidable invasion de son territoire, et de lui donner l'assurance de sa détermination pour ?o pays, et de seconder de toute façon. Ie3 offerte do la Belgique pour maintenir sa propre indépendance et les lois ' internationales. (Applaudissements.) 1 M. Lloyd George dépose uno proposition " jx>uvant servir de base à un projet d'emprunt de guerre. Ce projet diffère sous deux aspects des emprunts précédente. 1° Le montant actuel des fonds à prélever n'était pas fixé, et le total devant être-émis comprendrait no?i seulement un vote_ d'un crédit de 100 millions de livres sterling (2 milliards 500 millions de francs) déjà autori-\ sé, mais aussi les sommes représentant une ? diminution des recettes publiques, résultant de la guerre. 2° Le projet n'indiquait pas une méthode ; précise à l'aide de laquelle, ces fonds se-; raient laissée à la discrétion du Trésor, qui déciderait selon les circonstances prévalant. Les kïmmt reoolenl toujours (ta! les lusses SaLnt-Pét&rsbourg, 26 août. — L'arrière ; garde autrichienne ne réussit pas à arrêter 1 les Russes. Dans la Tégion do Tarnopol cite ' perdit 2 mitrailleuses et un train aveo un nombreux matériel. ' L'offensive russe continue en Allemagne. ' Dans la Prusse occidentale les Allemands re-1 culèren.t. (Havas Ileuter.) . Remaniement ministériel en France Paris, 26 août, —- Les journaux du soin parlent d'un remaniement des portefeuilles ministériels projette. Deleassé, Milleraaid. Briand et Sembat sont cités notamment. M. Viviani reçut dans la matinée MM. Miilerand et Malvy. Ces modifications n'auraient aucun carac-- tèiro politique particulier et tendraient seulement" à renforcer l'autorité des décisions du , conseil de la défense nationale. ' (Havas) : U bioci'S de Kiaolcfcéci; : Tclcio, 26 noûb. — Les Japonais ont commencé le blocus à Kiootclieou. Blessés belges à Caeii Cacn, 26 août. — Le paquebot belge « An-» vers-Aden », amena dans la matinée, 150 of-: ficiere, 9ous-officiers, et soldats belges blés ; ;é6, embarqués à Dunkerque. Ces blessés, dent le moral est exceàlent, fu-; rent conduits à l'ambulance St-Joseph au mi-; lien des ovations de la population. Cet acte est contraire _ au droit îles gens Nos troupes ont oçcujyê le Luxembourg \ et foulent peut-être le sol belge. (Motive J ment et approbation.) Cet acte est con> traire au droit des gens. i LE CHANCELI1-;Il DE L'EMPIRE D'ALLEMAGNE (Compté rendu sténographique de h éanco du Reichsta^ du 4 août 1914.) A propos des dirigeables Anvei"s, 26 août. --8 heures soir. Il est sévèrement interdit cïo tirer des coups do fusil et de pistolet sur les dirigeables.Cela ne servirait à rien. Des dispositions sont prises pour agir efficacement.Les coups de fusil ne peuvent occasionner! quo do 1a panique. Anvers doit ce soir se trouver dans une obscurité complète. Aucune lumièro ne peut briller aux fenêtres des étages ni aux lucarnes. Le public est prié de faire la police lui-même et d'engager ses voisins d'éteindre les lumières. Les gens sont priés de rester chez eux dès d'obscurité. Des patrouilles circuleront et au imoindro incident on peut s'attendre à une intervention énergique de la force publique On ne doit pas voir des dirigeables partout. Il y a des gens qui observent le ciel et qui en font leur métier. Il ne faut pas surtout importuner les autorités militaires par des communications téléphoniques inopportunes. Il ne faut pas confondre la planète Jupiter qui apparaît au S. E. au début de la soirée avec des foyers lumineux inexistants d'un dirigeable. A proy>os du «Zeppelin» qui nous a rendu visite, disons qu'il n'est pas capable de viser des édifices publics ou certains quartiers en particulier. Les aZeopelins» ne peuvent pas faire plus que ce qu'il a fait l'autre nuit et qui est son maximum d'effet. Les Français ont-ils prévu ig mouvement enveloppant des ÂileiMods par la leloipe ? Lo « Temps » répond affirmativement à cette question : Non loin du ministère de la guerre à Paris, dans une librairie militaire fréquentée par toutes les personnes qui aiment le document précis, on trouve ce livre : « la Belgique d^v vaut uno guerre franco-allemande », par M. Jules Poirier, dont la couverture es& ornée d'une carte où l'on voit le tracé Berlin-Paris passant par Liège, Namur et Maubeuge. !)ans la même librairie, pour la modeste somme de 50 cen i-imes, ou peut so procurer une carte de ne s frontières du nord et de l'est-, au verso de laquelle t=>nt clairement exposés c. en théorie » les différents problèmes do concentration que doivent résoudre les etaci-majors des armées belligérantes. Nos écrivains militaires —„pas plus quo notre état-major — n'avaient pas attendu pour soupçonner le « y1 an allemand ». Rien de plus net que ia 'description du « mouvement enveloppant par ia 'Belgique», telle qu'on La voit au ver~o de la carte en question. Nous voulons en citer une phrase: a A partir du moment cù un escadron de cavalerie franchira la frontière vers Aix-la-Chapelle, Malanédy ou Trêves, « 1 'Allemagne aura en face d'elle un nouvel adversaire », l'armée belge; dont la concentration se soiti effectuée derrière la ligne forte de Liége-Na.mur. » Les écrivains militaires français so sont toujours préoccupés du plan allemand. Et comme nous avions pour nos voisins^ et amis du Nord des sentiments d'estime qui se sont fortifiés d'admiration et do fraternelle reccn-rmissance, nos écrivains militaires no doutaient point — le texte précité îe prouve — quo l'armée belge s'opposerait à l'envahisseur «zermain. Les peuples «oyaux ne soupçonnent r>as la loyauté des autres. Tandis que nou.r l'Allemagne, nation de fourbes, la dtfe-nse dn "-ol l>el^ro a constitué uno véritable snrori^e. Les adorateurs de la force brutale, grisés par des triomphes passage'", ne pouvaient pas en effet concevoir ni arrêter l'attention de leur esprit hut cette idée: qu'un peti.t peuple ola-m au-dess-ns de tout le sentiment de la lovau-to ot de l'honneur. —< —— La "Brabançonne" en anglais Le u Times > publie une traduction, un peu libre, mais très biea venue, de la « Brabançonne ». . Nous croyons intéressant de la reproduire car cette piiblioation constitue un indice très curieux de l'enthousiasme qu'excite en Angleterre la valeureuse conduite de nos soldats. Voici le morceau: Fled the years of servile sliame! Béîgium, 'tis thivno liour at last. Wear again thy glorious name, Spread thy banner on the blast. Sovereign people in thy might, Stedfast yet aud' v<diant be, On thine ancient standard write: King, and Law, and Liberty. Strive, nor seek discharge at ïength, Hold thy ^urago as thy crown. God, Who keeps thee in His strength, On thy labours smileth down. Over ail tliy fruitful land Labour's prize is full and f»ce. On thine arts enthronèd stand, ICing, and Law, and Liberty. Foes, that were our friends of old, Aro returned to love at last. AH the free wo prize as gold, Praying tbat our strife be past. Be'jgians and Batavians, friends, Knit in brotlierhood shall be ; W'ith onc voice tho shout ascends: King, and Lav.-, and Liberty. Belgium, Motlior, tlius we vow, Never shall our love abate. Thou our liope, our safety thou, Hearts and blood are conseerate. Grave, wo pray, ut>on thy shield Tliis de vice eternally, Weal or woe, at home, afield, King, and Law, and Liberty. ■ s Les atrocités des Allemands Rappelons encore que la commission d'enquête sur les violations du droit des gens et des lois de la guerre, qui s'occupe de tous les cas d'atrocités à charge des Allemands est établie sous la présidence de M. Cooreman, j ministre d'Etat, à l'Athénée royal d'Anvers, I place de la Commune,^ où elle siège chaque jour de 9 heures à midi. Nous faisons un nouvel appel à tous ceux . qui seraient au courant de tels faits de s'adresser à cette commission et nous prions tous ceux qui sont ou ont été en rappoi t avec r des réfugiés témoins d'atrocités de faire au plus tôt leur déposition, Ce n'est pas là seulement pour eux un .droit, mais UN VERITABLE DEVOIR PATRIOTIQUE, L'Allemagne Mante! Une correspondance symptomatiquf Voici lo résumé d'une correspondance adres sée de Berlin au journal espagnol «El Mundoi par un Allemand qui signe «Karl Eiseuachi qui dans sa dernière lettre disait que i'aiu-antissement de la France s'accomplirait en un temps, deux mouvements: En peu de tenr , il s'est produit un visible changement dan.-, /opinion publique au sujet de la guerre. La paitie la plus cultivée do la population est remplie d'horreur, en lisant le compte rendu des nombreux fusihements relatés froidement dans les notes laconiques de l'ctat-major. 20, 30. 40 exécutions de paysans français, russes, belges ou luxembourgeois sans raison péremptoire sont plus que suffisantes pour que les hommes de cœur estiment que l'on retourne à la barbarie... »Les violences dont sont l'objet les personnes à qui l'on devrait témoigner du respect, répugnent pareillement, telles, l'attaque dirigée contre les établissements étrangers, les tentatives do lynchage des ambassadeurs de Russie et d'Angleterre, les tracasseries et les grossièretés dont furent victimes celui d* France et le grand-duc Constantin et sa famille...«Pour le plus grand nombre les motifs de désenchantement sont autres.'Les appréciations de la presse impériale étaient tel.es que la masse irréfléchie, toujours simpliste, pen-sfa:t que tout serait facile dans cette entreprise guerrière. Une promenade militaire sans pertes suffirait pour soumettre la Belgique. La Franco surprise par une offensive foudroyante qui aurait lancé deux million.' l'hommes sur Paris avant que l'armée de la République ait pu se concentrer payerait 31 milliards. La Russie dont l'alliée aurait étt vaincue et ayant en face à elle les arinéei allemandes et autrichiennes subirait le mêmt sort que d vns sa lutte contre le Japon. » Rien de tout cela ne s'est réalisé. La Belgique arrête quatre de nos meilleurs corp< l'armée et des milliers de jeunes Allemand? ont trouvé la mort devant les forts de Liège. La France a eu lo temps d'achever sa concentration, de couvrir ses frontières et d'envoyé» des troupes au secours des Belges._ L'Angle terro a. pu débarquer sur le continent uni oentaino do mille hommes et la Russie a près-'jifo terminé la mobilisation de ses immense? phalanges. Tout < cla contraste tellement avec ce qu'or avait, dit au peuple que'celui-ci est sur 1e poim de so croire trempé. Déjà les murmures sue-cèdent aux murmures. Non pr.s que l'on doute u triomphe finaJ. m is on s'aperçoit que cc no sera pas aussi facile qu'on îe croyait. Il ne s'agit plus, quant h présent de vaincre la France immédiatement afin d'annihilei l'aide de l'Angleterre et attaquer immédiate-mort le colosse moscovite. Maintenant il faudra lutter contre Ir France. l'Angleterre et la Russie pbssédanl la plénitude de leurs moyens d'action en divisant nés forces et en comptant peu sur PAutriche, pas du tout sur l'Italie. L? -mobilisation n'est nas encore terminée, quoiqu'il y ai: Jéin 1 miilio^ '500..000*hor-mes en xtco de k Ruî'sv, La Belgique et la France, et partant on n'a pu commencer contre la Républiqtu cette :?ttaquo dans laquelle on avait une fo aveugle... » A voix basse, on critique l'état-ma jor.Qu< fait le giand-duc elo Bade avec les VIIJ, XIV< et XVe corps? Et von Eelihorn à Sarrebrucl r»v-ec le Vie, XVIJIe et XXIe coi-ps? L'inac tien apparente qui est logique (dans sa pre mièrelettre le correspondait disait que l'état inrtjor était sûr <le pouvoir empêcher la mo l'i'isation fiançaise par une attaque fou 'royauté) c-nerve le t-npl-e, s':rioit dc-pui: q*ie 1 on s.&it que 550.0,<0 Fran -a.s ont cin-ah i'A^a-e- et- quo ^es Moscovites fou-U>:ir. lo so allemand. »... A en croire ce qui se chacnete, l'assair de Liégo a. été une catastrophe militaire.Ma dirigées, beaucoup de troupes n'ont pu } coopérer aveo efficacité, tandis quo d'autre: fatiguées par plusieurs jours (le lutte, > es taient sur la ligne do feu. L'inten-tance n!i pas fourni aux soldats le nécessaire puisqu'el-f croyait trouver dans le pays oe dont elle ava.l besoin, en quoi erie s'est trompée et naturel lement les hommes ont souffert <le la faim L'évacuation des blessés a été si mal fait< qu'il se trouve dans les ambulances des mil hers d'hommes auxquels îe service sanitain no peut donner les soins que réclame leui état. On a battu en retraite avec un tel désor cire que des blessés, des batteries et menu des généraux, dit-on, tombèrent au pouvoi de l'ennemi. Liège capitulera (qui en cloute?' mais de pareilles nouvelles blessent profondé ment l'âme teutonne. »Et puis, beaucoup estiment que l'agressioi contre la Belgique (dont plus de la moitié de habitants avaient une culture germaniqu (hum ???) et qui maintenant est tout entièr anti-allemande de cœur) était inutile, injusti ot blâmable. Voilà pourquoi les plus optimistes estimeu que la victoire (?t) coûtera cher, très cher Ajoutez à cela les échecs plutôt ridicules d l'armée autrichienne dans sa lutte contre le Sorbes, la défection de l'Italie que ni menaces ni cajoleries ne peuvent faire revenir sur s décision, l'invasion de l'Afrique allemand par les Anglais, la paralysie de notre com merce extérieur, la capture de nos meilleur transatlantiques, la perspective d'une lutt sur mer contre un ennemi dont la puissanc numérique est énorme,_ la ruine déjà consom niée do tant d'industries et l'on comprendr l'évolution qui s'est opérée dons l'âme aile mande. II nous faut des victdires et surtou do l'activité, sinon le moral des gens pondér sera de plus en plus d exprimé tandis que de groupes de gens qui estiment sans doute qu nous n'avons pas assez d'ennemis iront d temps en temps vociférer dans les rues e montrer le poing aux ambassades. (Traduit par Ramsès.) ■ Sur Mer La flotte de guerre et la flotte marchande allemand 1200 navires marchands sont renseigna commo se trouvant dans le port de Han bourg. On croit que les navires de gue<ri allemands, du dernier type, se trouvent lai lo canal du Iviel. Les torpilleurs allemands < les croiseurs à l'embouchure do l'Elbe He goJand, défendent la côte. (Havas Router Le neutralité bienveillante appréciée par un ÂHeman La soi-disant «neutralité bienveillante («wohlwollende Neutralit&t») dès qu'el dépasse l'appui purement diplomatique est également contraire au concept de l neutralité et justifie l'adversaire à traité l'ami de l'ennemi de la même façon qt l'ennemi lui-même. von LISZT.- («Das Volkerrecht», 7me édition, 101: S 42). L'avant-querre Contributioii à l liislolre de l'invasion rilieiaaà1 en Belg'qne IX (*) L'ESPIONNAGE ALLEMAND EN BELGiQUE (SUITE) Qn a prétendu jaelis que les Allemands d'Anvers devaient corusiituer au momeiu voulu une troupe armée et encadrée don-, l'action serait coordonnée avec oeiile des envahisseurs. C'était là un propos que nous <u pourrons vérifier qu<.- plus tard, si 1 en^uû.■ c;ue mène M. le procureur général Demeure réuni* des indices suffisants. 11 est certain qu'on a découvert dos arme.-: un peu partout, que eles chairgemenits d'à; mes et d'explosifs ont été trouvés dans dét navires marchands. Ce peut être pour ce.-derniers l'effet du hasard, niais comme déplus en pius les indices abondent d'une longue préparation de l'Allemagne à la guerre, il y a là aussi une présomption que tout cela aût été voulu. Quelle aurait pu être l'action d'un ou de dix miliiers d'Atlemands résolus s'aimant à Anvers ? C'e^t fon simple. Tandis que suivant le plan eie bataille prévu et préparé ixur Pétai-niajor allemand une attaque brusquée devai; mettre les Allemands en possession des forts de Liège, un fort détachement pouvait s'em-,âhrer de plusieurs ouvrages de la première ligne de défense d'Anvers. La chose était d'autant plus aisée que ces forts sont à l'écart et que pas mal d'Allemands ayant leur villégiature dans le voisinage pouvaient sans éveiller la suspicion faire venir chez eux des compatriotes, lin outre les forts étaient plutôt mal gardés et peu occupés. On nous dlira, mais c'est du roman ce que vous raoiu ez là ! Evidemment c'est une supposition sans plus. Mais retenons ce fait-oi, car il est capital : On a découvert à Liège, dans l'impasse Jonken des fusils en nombre, des mitrail lcuscs, 100,000 cartouches, des équipements et des harnachements. Cela démontre qu'outre l'attaque extérieure eie Liège, les Allemands avaient orga nisé l'atitaque par l'imérieur de la ville et vraisemblablement la terrortsat^on des habitants.Toutes ces belles prévisions ont été réduites à néant pnr la rapidité avec laquelle notre troisième division fut à la frontière et par lt-, , résistance de Liège. Néanmoins, à défaut d'avoir pu exécuter en pleine paix cet acte hardi de piraterie des Allemands demeurés à Liège s'équipèrent pour aiOtenler à ba vie dai général I -eman e: frapper ainsi la défense de Liège à la tête. Il est aujourd'hui acquis que c'est dans la viùlie môme que le ooup fut monté. La coopé-[ ration de civils allemands à cette nuamceuvre le prouve. C'est, en effet, précédés fie civils | qui criaient : « Les Anglais sont là » que l'auto traversera la ville. Ce sont des civils qui rue SaiinOe-Foi et derrière les bureaux du r;Ouvemeune militaire tirèrent sur l'état-major.A remarquer en passant que le même fart se retproduisit récemment à Charleroi, région Voir la «Métropole» du 19 août et jours également infestée d'Allemands. De troupe* i demandes précédées de civils purent s'appro. :hei* de très près des troupes françaises sur .osqueis ejies ouvrirent le feu. Mais à côté des faits de guerre il y a d'autres indiens de la préméditation que nous dlons réunir sous le -titre de : DOCUMENTS ANNEXES lis ont vendu leurs coi!ectiori3 de timbres Un gros marchand de timbres-postes pot» collections nous écri: : « l^a fameuse oolleolion de timbres qui a . té vendue il y a trois mois pour la modeste .oiMie de 300,000 francs environ appartenait i un Allemand d'Anvers, directeur d'une de 10s plus importantes firmes maritimes. » Dès !s 23 juiilst la Deutsche Bank ne remboursait pius Un de nos négociants établi à Anvers do l'ait recevoir de la Deutsche Bank à Berlin, .e 23 juillet, une somme de 11,000 mark qu .■ai était absolument due. Malgré plusieurs rappels jusqu'à la fi-p iuiilet il n'a jamais reçu de réponse ni <W / ouverture. Les souscripteurs allemands d'Anvers pour l'armés On ruxts demande de publier la liste d<» ruégeK^ianits d'Anvers qui ont versé des contributions de guerre à l'Allemagne M-y a un an l»u deux. Nous, ne possédons pas cotte liste, mail nous savons qu'elle a été publiée dans un ournal d'Anvers. L^es pcrsonr.es qui possède, aient un numéro de oe journal nous obligeraient.Environ 100 bateaux du Rhin mobilisés La « Mannhciimer Lagerhaus - Gescii-schaft » ; la « Mannheimer Dampfschie-pp--vGlîilfahrt Geselîsciiaft » ; La « Rnein-und« See Speditions GeseLlscliaft », possédant, l'an dernier, 96 bateaux (renioi queurs et péniches) , on-: fusionirié dans ces derniers temps. En même temps que cette fusiou s'opérait, !e gouvernement allemand s'assurait ia pos< session de tous les titres de la firme nouvelle. Les bateaux de la société sont requis par i'autorité militaire allemande pour 1e tran®. port des troupes et du matériel. Il seract curieux de connaître combien de bat eaux de oe groupement se trou venu ei> core dans notre por-t. S'il n'}' en a plus, la préméditation aura une preuve do plus. Mais ce qu'il convient de retenir, dès i présent, c'est que l'entrée de ces bateaux dans l'Escaut s'effectuait par le canal d'Hansweert. Ceci pour le ea3 où la neutralité hollandaise serait violée. (A suivre.) Note. — Chacun peut collaborer à l'Avant-guerre. Déposer lœ communications dans I boîte du journal. : L'Allemagne a faim : lis doivent être éssnsnss Berne, 26 août. — On annonce que le gouvernement allemand a recommandé à la po puLation de l'empire d'économiser le pétrole les oeufs et l'essence. (Havas Router.) # » # t •Le peuple est ntatent 1 ? D'autro part le t Vonvarts », le journal - socialiste de Berlin, élans son numéro du 20 s août, écrit œ qui suit : e a La question du ravitaillement de la popu- - lation apparaît sous un jour très «ombre. a » Le bassin de la Ruhr est le plus grami - consommateur des produits agricoles de la t Hollande. Toute importation y est suspendue, 6 ce qui h pour conséquence que les prix, en s Hollande, ont baissé dans des proportions in-e croyables (les pommes de terre s'y vendent e 2 pfennig la livre), tandis qu'ici les prix de t nos propres produits agricoles ont augmenté d'une manière extraordinaire. » Les pommes de terre, les légumes et les fruits sont devenus très rares ici. » Pour remédier h la pénurie des légumes, la ville de Dortmund adresse un grand appel aux grands propriétaires afin qu'ils convertissent leurs terres non cultivées en jardins potagers. » A oe travail sont employées les femmes et les jeunes filles, qui se sont offertes à oette fin. 6 » Des terrains h bâtir communaux sont transformés en jardins potagers, par des em-« vriers du service communal des plantations.» 1- A Berlin le prix des denrées a été fixé e officiellement en vertu d'un décret du cam-is mandant militaire supérieur von Kessel, t Les prix arrêtés pour Berlin et l'agglomé-3- ration sont les suivants: une livre de farine ) de seigle, de 20 à 27 pfenning; une livre de farine de froment, de 24 à 30 pfennig; une ~ livre de sel, de 16 à 20 pfennig (décision du 19 août). Le « Vomrarta » signale que des centaines ©t des centaines de personnes se pressent ao-b tour des réfectoires organisés par la bour-[i geoisie, qui y procure un dîner complet pour 10 pfenmg (12 1/2 centimes). Oe repas comprend des fèves, de la viande de poro et une tranche de pain. e Le* dames de la Oroix-Rouge font eUles- mômes le service. a L'organe socialiste critique les nombreux r photographes qui viennent prendre des vues e du speotacle qu'offrent ces malheureux fo i-endant aux réfectoires. Ce patriotisme de _ l'organe socialiste es£ tout à fait syni.ptomati-que : la documentation photograpihque^ est ^ rlangereufse; il demande qu'on la «upnrime C'eads bi&i DC.UB5i«nJ Les fauves (SONNET) Duramt qu'en toute la Belgique Corps, cœurs, tout est un peu meurtre, Dans le Jardin Zoologique Tout est doux, et tiède, et fleuri ; Le tigre n'a rien de tragique ; Il va, vient, sans pousser un cri ; Le lion rêve, nostalgique ; L'ourson danse et l'hyène rit; Ec chez eux parfois je me sauve De l'Homme barbare : le Fauve Semble avoir plus d'humanité ; Et je trouve injuste, et j'enrage De voir les carnassiers en cage Quand Guillaume est en liberté ! Théodore BotrcI, Jardfin Zoologique d'Anvers, 21 août iqi4. JHwnnewsflts d'un nscis À la demande de nombreux lecteurs, nous avons décidé d'accorder des Abonnements d'un mois à raison d'UN FRANO SO CENTIMES. Oes giionnemeufs sont payables d'avance La " METROPOLE " est servie à sss abonnés anver-sois en CEUX ÉDITIONS ElTIEREHEr DIFFÉRENTES à S h. du soir et à 6 h. du. matin. ÉÉ ■ ■ h w H-H

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Cet article est une édition du titre La Métropole appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à - du 1914 au 1918.

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