La Métropole

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s.n. 1914, 25 Septembre. La Métropole. Accès à 19 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/df6k06xx8z/
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5 tiis LA METROPOLE I Mil! ' lî nisrn 21e Année ~~~ No 268 édition A S rue des Peignes? 59 ANVERS rue des Peignes, 59 ANVERS Vendredi 25 septembre!914 LA GUERRE li bataille n inlip LA PBISF. RE JABBSUW Un Zeppelin syr Ostende Les ccntmun'qucs oJfisis s français A l'ai e gsuchs la tailla continue Les Aiiemands se fatiguent Paris, 24 septembre. — (Communiqué de 12 heures du soir). — A notre aile ga.u-ch , développement de la bataille. Au centre, accalmie. A notre aile droite, les attaques allemandes paraissent en rayées. (Havas et Reuter's Tel. Co.) L'aile gauche avance encore La cavallerie allemande repoussée Les Russes continuent leur offensive Anvers, 25 septembre. — (Communication de la Légation de France).— De Bordeaux, 24 septembre, 22 heures 15. Le 23 septembre à notre aile gauche, entre la Somme et l'Oise, nos troupes ont progressé dans la direction de Roye. Un détachement occupe Péronne et s'y est maintenu, malgré de vives attaques de l'ennemi. Nous avons repoussé la cavalerie allemande vers Ham et Amiens, à la fi., du jour, Rethonvilliers, Fresnières, Ribecourt. Entre l'Oise et l'Aisne, l'ennemi continue à maintenir des forces importantes solidement retranchées. Nous avons légèrement avancé au Nord-Ouest de Ber-ry au Bac. Au centre, entre Reims et I'Argonne, aucun changement. A l'Est de I'Argonne les Allemands se sont avancés jusqu'à Varenne. Sur les hauts de la Meuse, l'ennemi a poursuivi ses attaques avec une violence toute particulière. Le combat continue avec des alternatives de recul sur certains points et d'avance sur d'au très. L'action a eu lieu dans le Nord de "YYoevre, sur le front Treauvaux-Souzoy., dans le Sud, sur le front Beaumont-Liron ville-Namey. A notre aile droite, aucun changement notable. Dans la région de Nancy et dans les Vosges, quelques détachements ennemis ont de nouveau essayé de pénétrer sur le territoire national, refoulant nos élé ments légers de couverture. Mais leur offensive a été bientôt arrêtée. L* Russes s',étant emparés de Jaroslaw. investissent complètement Pr&emyzl et continuent leur offensive sur Cracovie. (signé) DELCASSE, Ministre des affaires étrangères. (Havas). —. — . te co: rage allemand Ostende reçoit la visite d'un Zeppelin Trois bombes tombent sur la ville Elles tuenî "un chien,, Ostende, 24 septembre. — Un Zeppelin venant de Thielt viâ Turnhout, survola Ostende à 11 heures du soir, il laissa tomber trois bombes, dont 1 sur le Bois de Boulogne, 1 sur- la minque et 1 dans le bassin. Il n'y a eu aucun dégât ni de blessés. Il retourna vers Thielt. Ostende, 25 septembre. — Ce sont des bombes que le Zeppelin laissa tomber, la première sur le pont de Smet de Nayer, qui se trouve à la sortie de la ville sur la route de Blankenbergbe. A l'entrée du Bois de Boulogne une seconde bombe tomba dans l'eau du bassin. La troisième sur '.a minque, dans le bureau de M. Camille Willems, négociant en gros en poissons. Tout oe bureau fut démoli, le coffre-fort enfoncé dans la cavité à un mètre de profondeur. Le chien de garde du bureau fut tué, les murs 3ont lézardées avec des trous dn 40 centimètres de profondeur, un mètre de largeur. Sur 100 mètres de long dans les maisons en face de la minque tous, les carreaux sont cassés, les file du tram électrique arraché. La prise cfe Jaras'-w Cinq jours de combats violents Londres, 25 septembre. — Une dépêche à l'Agence Reuter, de Pétrograde, en date du 24 septembre, dit qu'un combat des plus acharnés, avant la capture Jaroslaw, s'est engagé à Sadvaya et Visbnuya, qui dura une semaine. Les Autrichiens occupaient les hauteurs dominant plusieurs milles de la campagne et s'opposèrent à l'avance des Russes avec un feu terrible de canons et de mitrailleuses. Les Russe? ne cédèrent pas et le 5me jour ils réussirent de placer leurs propres canons en position et. maîtrisèrent l'artillerie ennemie. Ils firent une charge à la baïonnette impétueuse, vanquant l'ennemi. Le3 prisonniers autrichiens déclarent qu'ils manquèrent de vivres pendant 4 jours et mangèrent seulement des poires ît des pommes de terre des champs. A cause du manque de papier les journaux cessèrent leur publication à Lubî.in 2t les nouvelles de guerre sont annoncées par un crieur public. > «a © g» < — La détresse à Vienne Vains appels au secours Londres, 25 septembre. — Une dépêche k l'Agence Reuter, de Venise, en date du 24 septembre, dit que dans une déclaration officielle le bourgmestre de Vienne-dit que le cité doit soutenir 82.000 réservistes et leurs familles, dont le3 frais ï'élèvent à 12.000 L. sterling. La cité doit a,ussi essayer de pourvoir à 100.000 sans travail et à 100.000 réfugiés de Galicie et do Bukovine. Le bourgmestre se plaint de la réponse insuffisante faite à ses appels pour les fonds de secours de guerre. D'après le rapport officiel de la Croix-Rouge autrichienne, les souscriptions totales s'élèvent seulement à 168.-000 Livres Sterling, malgré les appels urgents répétés au public. Le cardinal Mercier à Malines Le cardinal Mercier a fait, jeudi passé, i Malines une nouvelle visite et a repris possession de son palais à moitié rut.ié. fous les jours Son Eminenee est allée visiter les quartiers populaires de la vni», )ù dans toutes les maisons éprouvées Elle i distribué les consolations de sa bonne parole et les encouragements de la charité inépuisable. Son Eminenee a distribué de arges dons, tandis qu'en Son palais les pauvres recevaient des vivres en abjn iance. Puisse l'abnégation et générosité de Son Eminenee engager les Malinois, fortuné? *t réfugiés à l'étranger, à se souvenir do eurs frères dans la détresse, La situation est excellent j remaniement fotiir ds la carie L5£uropi Anvers, 25 septembre. •— G'oimnunicatio do la Légation britannique. — i>ans une in tervièwr récente avec le correspondant d'u journal italien, M. Winston Churchill, m-inis ;re de la marine, a déclaré: a^uoiqu'il n'y a:t eu jusqu'à présent au fun engagement, décisif avec la t'iotte a-te mande ,nous sommes maîtres de la mer d'un façon aussi absolue que si une bataille avai eu lieu. L'embouchure de l'Elbe est soigneu semant bloquée et, tandis que le commerc allemand a cessé et que son approvisionne ment a été étranglé, les importations b ri tan niques et les industries d'Angleterre conti nuent sans interruption. Des vingtaines cl milliers d'hommes sont transportés au-déli des océans en toute sécurité. Nous somme confiants que nous gagnerons la guerre et dans ce but, nous sommes prêts à dépense notre dernière guinée et à exposer notre der nier homme. Actuellement, grâce à la rai! lance do l'armée française, grâce à l'entré en action des forces-russes, plus rapide qu'oi ne l'avait prévu, grâce à l'audace et à l'éner gio de la Serbie, grâce à lagrande débâol autrichienne, la situation, à la fin du pre mier mois des hostilités, est de beaucoup p'.u: Favorable que ce que l'on avait attendu pou le huitième ou le neuvième mois «nous avon commencé en possédant un avantage nava de presque deux contre un.» «Le programme actuel de oonstructioi nous donnera dans un an un avantage en core plus grand par l'entrée^ en ligne de navires les plus puissants qui aient jama: été mis à la mer. »I1 semlbe que l'Allemagne a déjà fourn son effort, mais la Russie et l'Angleterre n Font que commencer le leur. Avant un nip'? il y aura un million de soldats rolontn-?^ angl-aû sur les champs de bataille," amené de tontes les partes du monde grâce à petn oré^ominance navale. Cette guerre doit remanier ta carte d< l'Europe suivant le proie5 ne des nationalité; °t restaurer les nations dans leur intégrité ni» doit aussi permettre de rédir.-re noir ton ion rs le fardeau insupportable des arme ments.» Li débâcle aBtiichiennë Les Autrichiens essaient da barer aux Russes ia route de Cracovie Londres, 22 septembre. — Des dépêches de Vienne annoncent que les Autrichiens se sont Fortifiés sur un front étendu de Drohobycz i Cracovie. Le général Boveerig commandera i'aile droite dont le centre est à Przem.vzl, le •entre de l'armée sera sous le commandement la général Auffenberg, avec Tarlow poui base. A l'aile gauche sera le général Danke Avec les Allemands à son extrémité gauche, On s'attend à ce que toute l'aile gauche russe, sous le commandement des généraux Russky et Brusiloff, commence immédiatement l'attaque et porte son effort initial sut 'es forts de PrzemysJ. (Exchango Telegraph.) c Un brillant raid de Circassiens à Czenstsohowa Pétrograde, 21 septembre. — L'offensive russe, sur Le front autrichien, se poursuit Avec le même succès, malgré les tentatives d< l'ennemi d'opposer de la résistance. L'artiMecie de siège russe a bombardé éner-giq lieraient Jaroslaw dont deux forts situés au nord-ouest ont déjà été enlevés d'assaut. Les voies ferrées conduisant à Przemyzl sont aux mains des Russes. Les Autrichiens >e replient et se réfugient derrière les forts le cette forteresse. Des rapports interceptés montrent que Przemyzl n'était pas préparé i un siège. Le « Messager de l'Armée » annonce que les restes des foroes autrichiennes so recueillent et se reforment sur un large front de îeait verstes, de Cracovie à Yalo. Il constate }ue le riche réseau de chemins de fer faci-ite aux Autrichiens cette opération importante.Dans la Prusse Orientale, les troupes russes se replient en ordre parfait, emmenant tous les entrepôts et les hôpitaux. Ce qui n'a pu être emporté a été incendié et les Allemands ne purent profiter même d'une livre le farine. Soixante Circassiens ont opéré un raid bri.1-a.nt à Czenstochowa, qui était occupé par des Allemands. Ils y pénétrèrent la nuit, sabrant m préalable boutes les patrouilles qu'ils rencontrèrent. Ils firent irruption dans les cafés *t restaurants, tuèrent les officiers allemands jui faisaient ripaille, coupèrent les fils reliant es casernes aux camps et se retirant en-» uite rapidement i Hav as ). Sur Mer Un vapeur i heurte une mine ' L<mdres, 25 septembre. — Une dépêche Ide South Shields, en date du 24 septembre, annonce que le vapeur « Hesvik » heurta uno mine dans la mer du Nord hier soir, le vapeur a été détruit. Il y a 2 tués. Les survivants ont été débarqués ici. L' 'lilian PÈoe „ coulé Rio de Janeiro, 24 septembre. — Le vapeur allemand «Prussia» est arrivé à Santos, et a débarqué le capitaine et 15 hommes d'équapage du vapeur <t Indian Prince», coulé par le « Kronprinz Wil-\ helm ». « ^!l Selon une dépêche du «Lloyd», le reste Ide l'équipage est à bord de 1 «Ebernburg.» La destination de l'« Indian Prince» était Trinidad et New-York. (Reuter's Tel. Co.) 1 La mission belge au Canada Un incident Londres, 25 septembre. — Une dépêche 3 de fylontreal dit : A un banquet, tenu au- 1 jourd'hui au Club canadien, en l'honneur de la délégation belge, une résolution a ét ' présentée, tendant à expulser du club - le chef nationaliste Heuri Bourrassa, à - oause de sa déclaration publique dans la- 2 quelle il disait que le Canada n'avait au-1 cun intérêt dans le conflit actuel. i ? \ i o M ; J r î l i s i ; ! I II Un incident extraordinaire Dix-huit Allemands tués par un taureau Paris, 22 septembre. — M. Mithouard, président du Conseil municipal, raconte un incident extraordinaire, qui s'est produit à Monceau, près de Sézanne. M. Mithouard revenait du champ de bataille de la Marne, qu'il était- allé visiter ; arrivé sur une hauteur il aperçut un toureau mort, entouré des cadavres de 18 soldats allemands. Un témoin oculaire lu: raconte que le taureau avait été relâché avec d'autres au moment où les Allemands approchaient. Etourdi par le grondement du canon un des taureaux entra dans une ra^3 folle et se lança dans les rangs d'une compagnie allemande, établie non loin de 1 àet renversa les hommes comme des fétus de paille. Un soldat tira et le blessa légèrement, mais l'animal poursuivit sa course parmi le3 Allemands surpris, les foulant sous ses pattes puissantes. Une grêle de balles l'abatrit en fin de compte, mais dix-huit Allemands restaient sur le carreau.— La vie à Bruxelles La pousse des feuilles Depuis quelques jours il paraît de nouveau ! à Bruxelles trois journaux rédiigés en français ; g Lo Bruxellois », le a Quotidien de ■ 1 Bruxelles»^ et l'« F.cho de Bruxelles». Les i deux premières feuilles ne publient aucun ] iK>iwetle de la guerre et ne 9ornt destinées qu 'à ; (( faire renaître la vie économique à Bru- • xelles». Par contre Pu Echo de Bruxelles» s'est tracé comme tâche de «répandre < vérité au sujrt des opérations militaires ». -Pour ce mo:if ce journal e9t soumis à la censure, oe qui a'est pas le cas pour les deux ! auîres. ? L'industrie allemande arrêtée Les journaux allemands confirment d'une façon absolue les nouvelles que nous avons publiées au sujet de l'arrêt à peu près complet de l'industrie allemande. L'industrie de l'ameublement, dit le Berliner Tayeblatt} est pour ainsi dire complètement paralysée, au tant par la cessation de l'exportation que par le pe*,n nombre des mariages. 11 n'y a que les usines fabriquant des meubles d'hôpitaux qui travaillent encore. A la réunion générale de la «Stahlwer'.ts-verband », jeudi dernier, il fut annoncé que le trafic indigène avait été suspendu à moitié; les fournitures de guerre étaient en légère augmentation." De fortes commandes de rails, faites en juillet, n'avaient pu être exécutées, par suite de la difficulté des transports. La Gqzette de Francfort, du 18 septembre, publie le rapport d'une grande firme de filature de jute, qui en ce moment travaille autant qu'elle peut pouria four nitiye des sacs; elle devra bientôt cesser tout travail par suite d'un manque ab-1 solu de matières premières. Les industries du cuir ne travaillent que pour l'armce, les fabriques de machines à ooudre de même, et dans l'industrie du ciment, ce u'est que dans la Sud de l'Allemagne qu'on travaille encore, à équipes restrein-1 tes. La Neue Freie Presse, du 16 septembre, publie le rapport de la compagnie du Lloyd Autrichien, dans lequel il est dit que les affaires sont complètement arrêtées : le trafic outre-mer est suspendu ei Dans le Limbonrg A Ton&nes, une huitaine de maisons, à proximité de la gare, onit été incendiées ou bombardées. Parmi eeliltis-ci se trouve la maison qui était occupée par M. Huybrich.ts. archéologue, don* la collection de monnaie* romaines sans rivale a été détruite dit-on. Tous les habitants de Tongres omt lui sou.s la grêle des bailles et des obus. I^s Allemands avant prétendu que la population avait rine sur leurs troupes, se somt cruellement vengés. Mais la vérité a éclaté au grand jour : une troupe de sokiats, pris de boisson, om tiré su< l^urs frères et ce sont tes Tongrois quii on; payé la casse ! C'est à pamtiir de. cet événement bachique et tragique que les autorités allemandes ont prohibé parmi leurs troupes et dans les villes où ils sont les maîtres, la consommation df> .'alcool. On m'assure toutefois que l'usage de l'alcool et surtout celui des vins volés dans nos caves continue de plus belle parmi les hordes d'outre-Rhin. C'est aussi de ce jour que date le décret des Allemands qui oblige les cafetiers à fermer boutique dès sapt heures. Cette excellente mesure ne fera pas oublier les horreurs commises par nos amne-mis.A Bi'jsen plusieurs maisons, délaissées par les habitants on/t été littéralement dévastées à 1 "intérieur. A Diepanbeek, gros village à une lieue de Hasse.lt, une patrouille de uhlans avant pénétré dans un café de celte commune, la filile de la maison, dévisagea un des cavaliers, ■reconnut l'Allemand qui avait vendu, il y a trois ou quatre ans, à son père une faux et un rasoir payables h long 'terme. A Hasselt, chef-lieu de la province du Lim-bourg, tout est morne et tranquille. La vie économique ainsi que la vie administrative ri'y existe plus. Les paysans des environs ont vu une partie de leuos récoltes détruite. Les avoines alignées en dizains à la campagne, ont été enlevées et ont servi de litière. Les Allemands qui ont nourri leurs chevaux avec ces avoines, j peine mûres, ont vu leurs montures périr par douzaines. Les cadrans de l'horloge de l'égliiise paroissiale marquent, par ordre, l'heure alf.ema.nde maiis le.-> Hassekois ont dans leurs goussets l'heure belge. Ven<lredli de la semaine dernière un patrouille de uhlans traversait la ville se dirigeant vers le nord. A Heppen ces envahisseurs furent attaquée par nos braves gendar mes quû en tuèrent quelques-uns et firent plusieurs prisonniers. Ce qui restant de la troup. rec^ssaà Hasselt se dirigeant vers Ton grès Mardi, q septembre, nouvelle invasion d'Allemands. Il s'agissait de se venger de 'a mésaventure de He- ^en et les Allemands s*-mirent en devoir d'incend'ler la gendarmerie de Hasselt. Les boiseries et les murs Turent endu.i's de benzine. A Tongres, M. Denrickx, avocat et député permanent, qui s'était réfugié h Canne (Lim- I Vvurg) a été lâchement assassiné par les soldats prussiens. M. Denrickx laisse une veuv ' ^t sent enfants. Mme Poswiehd, femme de M. Poswiehd, conseiller provincial, mère de plusieurs petits enfants a subi le sort de M. Derrickx. A Kcrmpt, village situé à une lieue de Has-=e1t. les Allemands ont incendié le moulin de VI. Smeets, ancien !>ourgmestre A Lurnmcn. une lieue de Kermpt, le spec-:acle est terrifiant. Ive long du gravier ' ^eîhermolen est détruit ainsi que la ferme ■ se trouve vis-à-vis. T>u presbytère il ne • este plus que les quatre murs. Au milieu lu village se dresse un kiosque, qui est .resté intact, la plupart des maisons ne présentent • >!us qfite des ruines. C'est M. George Virrès, l'écrivain bien ç x>nriu, qui est bourgmestre à Lummen, Son I nanoir a été épargné. Cette ancienne pro >rié:é du comte de la Marck, le célèbre san- : 'lier des Ardennes, grand ravageur en son emps est donc resté intact. Seule la mère du î xxirgmestre amra eu à se plaindre des Aile- ! rtands. On lui a volé un bijou de prix, souve-îir de famille. Schuelen qui se trouve à une demi lieue r le Lummen a peu souffert, pas plus que r rlerck-la-Ville. A Haelen eut llieu le glorieux combat perlant lequel une poignée de soldats belges < jervis par un terrain dont les Allemands igno ■aient les boueuses # tra.pres, détruisirent une » fi vision de cavalerie ennemie soutenue par 1 les canons qui se trouvèrent immobilisés haos la vase, l^es Allemands avouent la perte le 3,200 hommes sans compter les blessés et \ es disparus. Dans un chemin creux 3,000 ^ :adavres pru.ssiens reoosent. L'i.nhumatior 1 paraît avoir été trop hâtée. Des buées méphi l iiqu?s s'y élèxent. Haelen n'existe plus ou ïresque plus; seule l'église dont la flèche a >té abattue s'offre mélancoliquement aux '■ égards, tel un hangar inachevé. 't La commune de l>oxbergen. qu'on a-r^rciit n tans le lointain, a peu souffert; le presbytère 'j eu.Je est devmt la proie des flammes. n lx> vieux béguinage de Diest est détruit, îchaffen, tout près de Diest est enMèromer. " •asé, plus u.ne maison, c>lus rief in Tous au travail ! La guerre économiqua Les commandités qui veulent se libérer On nous écrit : Monsieur le Directeur, Un négociant de la place (belge), sérieuj et bien Introduit travaillant avec des cap: taux arlémanais (15,000 francs), voudrait rem bourser cette somme i son commanditais allemand. Pourriez-vous renseigner une personne qu voudirait reprendre ce prêt avec intérêts, afir que ce négociant puisse se libérea' et tra railler pour compte belpe. Un® industrie à introduire chez nous Les manchons à gaz proviennent srartoin de l'Allemairne. Des journaux anglais om exprimé la crainte, ces jours derniers, d< voir l'Angleterre manquer de mandions i iraz, la source d'importation étant tarie. Ot répond que df»s manufaeturiers anglais onl pu s'assurer des provisions suffisantes do prorlnit chimiques néce.ssaires pour la fabri cation des manchons et que, bientôt, le-\ngla-is arriveront à se suff-re à eux-mêmes 11 nous sembla qu'en Belgique nous ponrripn* nrendrp la iffNe initiative. 1m consommatior le l'art'ole c-n question e*t énorme chez non? "•t l« fahr'eation et la vente en sont très ré munératrices. Les eheres et autres articles de bureaux Employés belges qui avez souffert le; avanies des patrons et des employés aille mands, boycottez les articles de bureau aile m.and, suggérez à des carton ni ers et à de relieurs, la confection de classeurs, de feurl 'ets mobiles, ete. Fnit-es fabriquer des encre en Rejff'que et recommandez en général le oroduitM bpj<ree. Vous devez être les meilleur oroi>a«ra nd ist-es. Reproductions artistiques M. Walter Van der Ven, 42, rue de l'O* rient, Anvers, execute les repiocluctiout. artistiques nous dit-d. C'est, en effet, es v^u ti ait a.oi-s l'initiative de ses oentrerefl allemands. C'est oe qu'il fera du reste. Encre à copier Un lecteur nous écrit son uiuignation du lait qu ayant besoin d'encre à copier, il n'a ;ju se la i>rocu/i ei mêiue dans les pi us gran<is .uagasiiis, sans qu'il doive agréer i ottre d'en-.are de fabrication alleiuaudf. C'est honteux, nous ecjit-il et j'ai nata-rtsilenient r et use cette uiaivhandise 1 N. D. L. R. — Nous cioyonu que notre •on^espondant pourra cei-tainement tiouvor lans nos granits établissements de |'encr« jo-Lge, angiiaise, française et américaine. £soufl K>uiTions lui donner des indications. Cire de Carnouba On nous écrit que la firme franco-suiss© Durtsck et Co, de Itio de -Janeiro, s'occupa ie l'exportation <le oet article. Cuivres d'étalage Un lecteur attire l'attention de nos amii •ur les cuivres allemands qtu orneut di-• ers étalages. Ces articles, dit-hl, ne sont ^u« Jes reproductions machinales de notre vieil ut flamand, ils sont minces, peu solides, tandis que nos pièces à nous sont faites à h» uam et en cuivre très résistant. C'est le moment de revenir à notre vieij art flamand si longtemps méprisé et de s« rappeler que la véritable dinanderie se fa> brique encore dans notre ville. Notre correspondant qui est fabricant de véritables dinanteriee et qui a eu l'occasion l'apprécier à leur valeur les oeuvres aUc-uandes se tient à notre disposition pour pîun impies renseignements. •■inninffi-juMiaPUMt.». nTrFVC&j«ir- .VKSXJlVjaUXlÀXJ! Au pays wallon A Athus Le chef de gare d'Athus qui est passé par Libramont a pu constater que les Allemands ^nt établi iin camp d'aviation dans la plaine de Recogne. Au moment de son départ ver? le 2ô aortt à Athus, il n'v avait rien mai^ aux environs de Virton, Ethe. Oroix-Rouge. les Allemands ont emmené lôO personnes et les ont fusillées sur la plaoe d'Arlon. > — © <a>—< Dans le Courtraisis L'industrie linière reprend Une sérieuse reprise se manifeste dam l'industrie du lin, du Cou.rtraisis. Dès le début de la guerre et par suite de l'arrêt dans le transport des marchandises, l'importation de lin de Hollande et de Normandie, nouvelle récolte, avait complètement cessé ; le rouissage fut arrêté beau coup plus tôt, quoique le temps se prêtât admirablement à cette opération et qu< par suite de l'arrêt des fabrique du Nord de la France l'eau fût d'une limpidité remarquable.Mais depuis, les tranports par mer, vi6 Gland, sont rétablis et les services sont à peu près réguliers ; il en est résulté que nos grands amis les Anglais, ont immédiatement acheté du lin teillé, de telle sorte que cette intéressante industrie est *n légère reprise. La demande se fait jour surtout poui sortes de moindre qualité de lfc à 20 couronnes, à des prix assez fermes et sans [•révision de baisse. D'un auare côté, dès que les transporte nar chemin de fer seront complètement rétablis et que les tissages français se re-uettront à acheter, on peut s'attendre à roir revivre complètement l'industrie du in. " 1 ' 1 . La presse russe ef la politique Voici quelques extraits des journaux russe*-1 l'adresse de la Belgique, extraits qui nouis orot^ communiqués par notre ministère des t.ffaires étrangères. Du « No voie Vrémia», du 14/27 août : « Oue de sacrifices énormes et de services noubluabtes ont déjà été fournis par ce peuple lénoîqiite et immortel ! Aussi le devoir sacré les grands Etats sena de chercher à réoom-lervser largement bes vivants... » Du ((Courrier de St-Pétersbourg», du août : (( L'acte le plus important de la Belgiqu* . été de renverser la fausse renommée et le rrestiLge quasi invincible des Allemands. » Du «Den», <ftu 5/18 août: (( N'est-ce pas un miracle que la lutte hé-oïque de la petite Belgique? Mais cela n'es; as possible sans le patriotisme élevé et 'a auteur d'âme... La défense de Liège entre ans les livres d'histoire. l>es soldats belges ot couvert de leurs corps le défilé quii de-ait laisser pa=*er les Allemands. N'est-ce pa--n acte rappelant celui de Léonidas à Sparte ? ^ petite Belgique s'est jetée à la mort et a éfendu '0 France. Tous les grands pays orna es intérêts matériels, mais la Belgique n'a-ait que le désir d'être tranquille. L'ennemi enu, le pays se transforme. I^e pavs civil rtte encore mieux que le pays militaire, .'amour de la patrie a passé avant tout. » Du (( Rousskoé Slovo ». de Moscou : (( l^a lutte héroïque des Belges contre la arbarie allemande a prouvé que l'amour de ; 1 patrie et de la liberté vit dans ce peuple ' dmirable av-"c une force invincible. Que les rancis peuples a'liés gardent dans leur mé- ! îovre les résultats brillants. acquis par ce , e-uple adminable, en l'aidant à ohienir des 1 ^mpensa pions cjui seront une faible recon-ai^wanoe d« la justice et dju droit,. Mort d'un jeune *iiéros alsacien Au nombre des documents trouvés par le» troupes françaises en Alsace, il en est un qui démontre, en même temps que le saperb# courag d'un jeune Alsacien de dix huit ans, les sentiments d'attachement à lia France animent toujours les populations de ce pays: c'est le procès-verbal, dressé par un «énérai commandant une division de réserve bavaroise, d'un événement qui s'est produit dana un des derniers jours du mois d'août. Les Allemands traversaient le village di !a Bourgonde, situé au fond, d'une vallée, à :rois kilomètres environ de Sainte-Marie-aux-Mins, en territoire annexé, où ils avaient et4 accueillis par quelques coups de fusil. Tand»« qu'ils passaient par la principale voie, un garçon de dix huit ans, Théophile Jaogout sortit d'une maison. — Y a-t-il quelqu'un dans cet immeuble? lui demnda l'officier. — Personne, rénondit carrément et sans l« moindre émotion le jeune homme. Les Bavarois continuèrent d'avancer.maia au moment où le gros de la troupe arrivait devant ' ^ logis, il fut accueilli par un fea nourri. Une douzaine d'excellpnts tireurs.qui v étaient cachés, les décimaient. La maison fut aussitôt cernée. Les tireur* furent pourchassés ou tués, et Théophile Jao-lout, bientôt arrêté, fut conduit devant le général et de nouveau interrogé. — Savais-tu, questionna If général.quan<J tu nous as déclaré que la maison était ride que des personnes s'y trouvaient? — Oui, déclara l'enfant, ie le savais et j€ •l'ai pas voulu vous le dire... Le sort dp Théophile .Ta.--eont fut vit* d£ '•idé. T,ps Allemands l'emmenèrent avec eu* à Berarhpim, h quelques kiîmhMre«j dp mar. et là, par ordre dn Général bavarois. «enne Alsacien fut fusillé en présence troupes et de la population. On nouveau plan allemand New-York, 20 septembre. — Lo correspondant du « New-York Herald » à Rome, "kui e prétend renseigne par un personnage autorisé, dit que l'échec de l'offensive foudroyante des Allemands va les amener à rectifier eur front d'opérations sur le théâtre ocot-lental de la guerre. Ce front sera raccourci >t probablement ramené jusqu'à la ligne fortifiée Strasbourg, Metz, Namur, où les Allemands resteraient sur la défensive, tandi« 111 ' i-ls prendront prochainement l'offensive lu côté russe sur la ligne \flava-Myskvr;r.*f le Posen vers Tx>dz, et de Breslau vers Sa lom. Us chercheront à occu.-er la litme d< a Vistule et à opérer leur jonction avec le» Vutrichiens. CONTRASTE Les cent trente Allemands prisonniers et blessés qui avaient été installés dans la net de la cathédrale de Reims, sous la protectioo du drapeau de Genève, dressé par surcroît de précaution au sommet de la basilique, on* été transportés dans des maisons voisine- et mis à l'abri des obus, dès que l'on s'aperçut du danger qu'ils couraient d'être achevée par leurs compatriotes. Ainsif dans cette ville en ruines, et malgnf la légitime colère que ressentaient toutes le* xmes généreuses, au spectacle de l'exécrab!« Forfait commis par ordre du kaiser, l'incor. rigible générosité de notre raee a tenu quand même à sauver ce« malheureux. Il s'est trouvé des habitants, des soldata — des Français — pour se mettre eux-mêmes *n péril en transportant loin de la 'fournaise es ennemis vaincus, W pillards désarmer lui gisaient làl Toute haine s'est tue et tan lia que pleuvaient sous les coups allema^di es pierres de l'église vénérable, ces Aller mands ont vu se pencher sur eux des soini 'raternelsl Rien ne définit mieux un peuple qu'un/ :el!e action? accomplie simplement, coton* s'il eût été indigne de lui d'en concevoir m* mtre. La France envahie, insultée, bombardée ensanglantée, s'applique encore k toulac» a douleur et à sauver la vie de l'ennemi t<rm >é à terre. La France est toujours la France. («Matin» de Paria,)

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Cet article est une édition du titre La Métropole appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à - du 1914 au 1918.

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