La presse de Bruxelles

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26 decembre 1918
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s.n. 1918, 26 Decembre. La presse de Bruxelles. Accès à 16 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/v11vd6q11f/
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JEUDI 26 DÉCEMBRE 1918 JOURNAL QUOTIDIEN — Le Numéro î 10 centimes lft ANNÉE. —• N° S .. . .. —. .. -nrrrn -"'Vir'WMMBWMHHMWWiWMBrMHWHWBHWWirWWHBMBWnBWPfnniBBMW—— abonnements t UN MOIS. . w ...... .fr- 2.50 TROIS MOIS 6-50 UN AN 20.00 Qu s'abonne dans tous les bureaux de poste du pays est aux bureaux du journal £drtiStt2sl?»aiH>n-Rédacfcîim : |7, fiiij, au t,0-ïjasq. bruxelles LA PRESSE UE BRUXELLES PUBLICITE î Petites annonces, la ligne. . .. . , fr, 0.25 Annonces commerciales, la ligne . . . 0.60 /innonces riot., jitdic., financ., la ligne . 1.00 Faits diveis, la"T „îie . I.jO Vie en province, » 1.53 livilOS * a « | • ^-^1 Nécrologie » ....... 2.00 Les articles signés n'engagent que fa res-]poifsuibïlilé de leurs lutteurs. Les manuscrits non insères ne sont pus rendus. 1^1 "tjr - -- ..;T'SΣ1L3&~Zi&Z2SÏ2&mtKX"'"m"" —M——WMWj—BBgiSSÏ. M—IMJUMMigWMgW—<MMt-JmiWglgBMBW—SF^jV ' g-t ;gacEaa—g——Bgaw On réclame des actes Le Congres socialiste de ioil Indiscutablement, il règne chez nous un mal-aise-qu'il faut à tout prix dissiper au plus vite. Certes, la Presse, suivant en ce sens un engagement tacite, a tout fait jusqu'à présent pour fairt prendre patience au peuple. En des articles où la conviction avait fait place à une grandiloquence de commande, les journaux ont tenté d'expliquer pourquoi notre gouvernement,après cinq semaines, n'est pas encore parvenu à rendre à la vie un peu de son confort de jadis. I es denrées alimentaires sont restées tout aussi rares et presque aussi chères qu'avant la rentrée de nos troupes. On paie encore un oeuf 1 fr. 50, un kilo de beurre 26 ou 28 francs, la viande à 18 francs le kilo, le lait à i fr. 21) le "litre; les vêtements sont introuvables et on vous demande couramment 400 francs pour un complet et 125 francs pour un pantalon; les chaussures restent à des tarifs scandaleux, bref, les ménages modestes, les employés et les classes bourgeoises n'ont pas vu s'éclaircir la situation lamentable qui a marqué Ifi derniers mois de l'occupation allemande.Dans nos ministères, c'est l'incohé rence et le chaos. Nos ronds-de-cuir n'ont rien appris pendant ces quatre années où le « dolce far niente » d'avant la guerre a fait place à l'inactivité absolue. On est tombé dans les an ciens errements, le côté pratique n'est guère amélioré et le triste règne de la paperasserie et de la bureaucratie poussée à son point ' 'me va renaître si l'on n'y met résolument le holà î Certes, il faut que la Presse soit la collaboratrice dévouée des pouvoirs publias en.ces temps dificile3. Mais il ne faut pas cependant tomber dans l'ex cès, et, sous prétexte de « mission sa crée' », collaborer à la ré-instauration d'un régime qui est bien fait pour étouffer les meilleures bonnes volontés, pour . annihiler les initiatives et pour ramener chez nous le règne de ces ianom-brables autant qu'inutiles noircisseurs de papiers, budgétivores rapaces et tenaces qui a-', aient la hair.e innée de tout ce qui est marqué au coin du progrès et de l'intelligence. bans un article auquel on ne peut nier un esprit de franchise marquant bien cette presse française qui a conservé son Kbrc-parler et toute sa large-indépendance contrairement à la majorité de nos journaux devant payer par un asservissement aux volontés « officielles » l'appui qu'ils ont trouvé danr leur « villégiature » de quatre années. André Paisant écrit d^ns le « Journal .) un article dont nous extrayons les ligues suivantes, car elles s'appliquent admirablement à la situation que nous lvivr>"r rh?z nous : Comprendra-t-on tout do même que lo pays en a assez des promesses vaincs et dos assurances trompeuse», qu'i. veut vn-re, respirer, tire u'ore, et qu'après avoir tout donné pour la guerre, se refuse à compr-enure que ta |>aix ne lui apporte que -du désordro et des défaillances? Nos oldats ont-ils libéré le territoire pour qu'on y moure do laim, qu'on ne puisse ni s'édlairer, ni s® chaurfer, ru circuler, ni télégraphier, et faut-il que nos populations retrouvées, qui ont applaudi à leur victoire, rougissent de comparer cotre organisation à celile qu'ils ont subie 1 Leg wagons? A quoi bon réparer les nôtres? Les Boches en donneront 1 Les ca-lûions? A quoi bon s'en servir, puisqu'on aura des wagons? « Ordre et méthode, chaque chose en son temps » » Mais nous manquons de tou/t 1 « C'est la guerre 1 » Pas de itabac, pas d'allumettes | « C'est la guerre I » Pas de vin! « C'est la guerre 1 » Pas de charbon! « C'est la guerre 1... » Vraiment, lui trompe-t-on ? Si c'est la guerre, qu'on <esse de se taire et qu'on le dise. Si ce n'est plus la guerre, qu'on agisse. Où est le plan, où est la metihodie ? Tout se fait au jour le jour et comme au petit bonheur. Les mr vices rejettent l'un sur l'autre «s responsabilités. Et quand on a couru toute la journée de porte en porte, on reçoit dix lettres contradictoires qui vous renvoient chacune à une autre adresse | Va-t-ou reconstituer les cadres do La vie civile? Va-ton laisser les communes sans inaire, les écoles sans instituteurs, les centres agricoles sans maréchaux «t sans char irues, les v Sles sans boulangers? Va^-on B'entêtear à garder loin de chez eux, dans des bureaux înutilos.tous oes blessés de guerre qui ■promènent leur main morte ou leur pied rac ton ici, parmi la ioulo qui ne comprend pan ? Qu'on demande des volontaires. Il y en a. Ou on garde des armées solides. Il le faut. Mais qu'on rende à la nation lous ceux qu 1 ont bien servie et ne peuvent pLus r en pour elle. La Franco est le pays du bons (sens. Elle supporte tout, mais à'condition qu'elle comprenne. Elle sait qu'elle a des devoirs. Il faut iles lui faire connaître, et elle les remplira. Mais elle n'ignore pas qu'elle a des droits. C® serait uno gravo erreur de persister à les méconnaître. Si la bureaucratie officielle manqu 'de ce bon sens que réclame pour la France M. André Paisant, le peuple belge a, lui aussi, le droit de le revendi quer. 11 est temps qu'on montre à no administrations que le pays, mainte nant que sont passées les première manifestations d'enthousiasme, atten d'elles autre chose que des mots. ; faut passer aux actes. Il faut, avar tout, qu'on rende au public la confiât ce qui lui manque à juste titre et o n'arrivera à ce résultat que si, avar tout, on ramène les conditions de l'exii tence dans un rapport plus étroit ave les ressources de la population. C'est à cette tâche que les journau doivent s'atteler. La phraséologie d'er thousiasme et de lyrisme doit faire pis ce à une action plus terre-à-terre, mai combien plus utile. La « Presse de Bri xelles » ne sera pas la dernière à er irer dans cette voie. V. L. — UN CONCORDAT eaire le goavcrnsmen.t italien et le Sîlnî-Siè[ Un télégramme de Rome dit que le « Gio nale d'Italia » penche en ce moment poi /établissement d'un concordat entre l'Ital et le Saint-Siège et fait valoir leurs intérê communs en Arménie et au Liban. Le jou pal préconise l'idée que le Pape trouvera en Palestine des compensations pour sa r nonciation à certaines prétentions territ riales qu'il peut avoir à faire valoir Rome. L' « Osse-rvatore Romaao », journal <3 Vatican, y répond par un article intitulé « Une nouvelle phase dans les rapports ei tre l'Italie et le Saint-Siège ». La Noël du président Wiïsoi Le Président Wilson s'est rendu a milieu de l'armée américaine pour pa; ser les fêtes de la Noël. 11 a quitté Pa ris, chaleureusement ovationné par 1 foule, en compagnie de Mme Wilson de l'ambassadeur de France à Washins ton, M. Jus-serand, de Mme Jusserand de l'amiral Grayson et du général Lec rat. Au moment du départ du train, le officiers de la Commission mfîitaire d réseau de l'Est ont offert à Mme Wi' son un rameau de gui, cravaté de ru bans aux couleurs américaines et frac çaises. UE» -réserva au sujet du programma ce M. Wilson Washington, 21 déc. — M. Lodge sénateur républicain, a proposé de rt mettre jusqu'après la conclusion d traité de paix, toute décision au suj« de cinq des principes exposés dans 1 message de M. Wilson. Ces cinq point sont:la Ligue des Peuples,la liberté de mers, la diplomatie secrète, le boycot ;age économique et la réduction des ar mements. lie prime© ÎLvoîf it, I®ar£î Pa^is, 24 déc. — Le prince Lvoff, anciei président de la République russe, est arriv à Paris samedi eo>r. Dans l'après-midi d dimanche, le prince Lvoff a assisié à une in: portante conférence à laquelle <n.t pris par l'ambassadeur de Russie à Paris et diverse personnalités rosses venues en France ave l'ancien chef d'Etat. Cette conférence ne s'ee terminés qu'assez tard dans la soirée. D'autro part, M. Kokovtsof, an c'en prési dent du Conseil des ministres et ancien -mi nistre des Finances de Russie, accompaonj ■ cle sa femme, est arrèré dimanche soir à Pa ris, où il vient en mission. Un Ministère qui change de dénomination en France Le « Journal Officiel » publie un dé cret modifiant l'organisation du Minis tère du Blocus et des régions libérées La direction du Blocus est rattaché* désormais au Ministère des Affaire Etrangères. La direction des régions li bérées sera donc autonome. Depuis le signature de l'armistice, les question: se rapportant au blocus sont dfeve >e: d'ordre plutôt diplomatique, tandis îjuj celles, innombrables, qui ont trait i la remise en état des régions libérée; passent au tout premier plan. LES GREVES EM SiLESU Berlin, 23 décembre. — La grève dan: les mines de la Siiésie n'est pas terminée contrairement aux bruits que l'on fait cou rir. Le « Berhner Tagebiatt » mande que ces jours derniers des députes du groups Liebknecht sont arrivés en Siiésie et en gagent les ouvriers, nonobstant les conven tions, à se remettre en grève. Les ouvriers mineurs ont émis une nouvelle série d'exigences économiques et sociales, au sujel desquelles les directions de mines désiraient d'abqrd se concerter. Les 'ouvriers insisté rent cependant sur l'acceptation immédiate de leurs exigences et, comme ceci ne leui fut point accordé, se mirent aussitôt er grève. Les mines touchées en premier lieu pat la grève sont jusqu'à présent celles de Freoszen, Hedwigwunsch et CasteHengo. La, situation «est considérée comme grave. S* s Le Congrès extraordinaire (kl Parti ouvrier i- s'est tenu aujourd'hui à la Maison du Pomplc. S (iOl groupes avaient répondu à la convoca-. tion du Bureau. Oa comptait plus d'un millier de délégués. Il M. Lekeu, au nom du Bureau exécutif t et du Conseil général, salue la mémoire det t grands disparus. Il rend hommage à ceux qui ont lutté pour ia délivrance du pays.ai-n n si qu'aux classes ouvrières si courageuses qu it ont refusé le travail pour l'ennemi. Il salue I la mémoire du va'Uant DeJsaux, mort en martyr. Il dit aussi son a-dnuratian pour Coi-^ ,leaux, qui a été détenu dans 'es prisons allemandes.x Les membres du bureau soait les citoyens : Vandervelde, Lekeu, Back, Colleaux, Del-l~ porte. M. Solau, secrétaire du bureau, et M. Mei S tens, rapportent le salut fratoinei des amis I d'Outre-Manche et les félicitations de ceux ci pour le travail qui a été accompli par le Parti ouvrier belge pondant îee quatre dor nièros années. Un rapport de la situation financière est donné en lecture. La situation n'est pas trop brillante. On fait un appel aux o-rouixme>nts ■g pour parer immédiatement aux besoins que va nécessiter la campagne électorale. Le rap-port est adopté à l'unanimité. M. Emilo Vandervelde, chaloureu;s<ment acclamé, prononce une longue allocution où il :c dit son émotion de se retrouver parmi ses "s amis après quatre ans d'exil. 11 sait corn-r" bien la classe ouvrière a souffert pondant ces l4 quatre ans, dit-il, et je la félicite de n'avoir jamais désasparé do la cause de notre cher o- Parti ouvrier. Il rappelle qu'au moment do à sa rentréo à Bruxelles, le Conseil général venait de voter l'ordre du jour suivant : u Le Conseil général du Parti ouvrier, esbi-: me qu'au lendemain de la libération du teirl-j- toire, il y a hem de réclamer immédiatement la réalisation du Suffrage Universel à 21 ans, _ 6 mois de résidence,avec lia représentation pro-_ portionnelle intégrale, l'abolition de l'article 310, l'extension du elroit d'association à tous les fonctionnaires et ouvriers dos services pu-U blios, la taxation des bénéifices de guerre et la poursuite des traitas et deg accapareurs. A ces conditions, il approuve éventuellement pour la période transitoire, la consti-a tution d'un gouvernement nat.onal, sans ma-., jorité do parti, chargé de gérer les affaires du pays, préparer les élections dans un délai maximum de 6 mois, et prendre les mesurés > urgentes que nécessitent les événements. Un Congrès sera réuni dès qu'il sera pos-S sible, pour donner son avis-sur cette résolu- U tion' Il signale que le gouvernement actuel n'aura qu'une durée transitoire, puis il parle de - ia reconstitution du pays à laquello la classe . ouvrière est principaiement intéressée. M. Vandervelde demande donc à i assam-bléo de se prononcer sur l'opportunité de la participation des ministres socialistes à la constitution du gouvernement national. Si la reconstitution nationale se faisait sans les socialistes, dit-il, olle se ferait contre eux. II était donc nécessaire que le Conseil général ' ait des représentants au sein du nouveau gou-" vernetnent. H M. Vandervelde demande alors le Suffrage-! Universel pour tous les hommes âgés de 21 ans et l'abrogation de l'article 310; puis il ® fait un réquisitoire très vigoureux contre les S accapareurs. Après avoir abordé la questiem s du serment de fidélité prêté au Roi, et à la constitution qu'il met au-dessus do la personnalité du Roi, M. Vandervelde déclare quo le - mandat das Chambres n'étant plus réo-ulier, if ne leur est pas possible de proposer la revi- _ sion constitutionnelle et de procéder à cei!e-ci. j Dans quelques moi®,termine le ministre.lors-que grâce à Anseele,il y aura moins de chô-1 meuTS, et grâce à Wauters plus à man-i 8'er. vous verrez que ceux qui disent ^ que les ministres ont abandonné la lutte des classes ont tort. Je les attendrai alors et je t ne craindrai pas leur jugement. (Applaud ) s Séanca d3 l'après-midi : Les délégués d'Alost, Audenarde, Ath, t Tournai, Gand, Cour irai, Huy, Liège, Lou-vain, Luxembourg, Niv_elles, Namur, Mali-nes, Mons, Dinant, Philippevilie, Saint-Nico-; .las, Soignies, Termonde, Thuin, Turnhout, î Vorviers, Bruges, Ostende, ont approuvé ia participation au ministère à l'exception des délégués do 3 fédérations qui se sont ab- - stenus au vote. A son arrivée à la tribune, M-Carliejr (Atih-Tournai), est longuement applaudi. M. Lekeu rappelle que c'est uu hommage j ! La rémunération en matière de milice i ' Le service de rémunération en ma-• tière de milice, dépendant du Minis-l tère de l'Intérieur, établi précédemment au Havre, a été transféré à Bruxelles, rue Ducale, 91. Les allocataires qui résideront encore t en France postérieurement au 14 jan-1 vier 1919, continueront à y recevoir, sur leur Romande, les indemnités qui leur étaient servies à l'intervention du Ministère de l'Intérieur au moyen de mandats-postaux.Les allocataires résident à l'étranger, dans d'autres peys que la France, continueront à recevoir les indemnités de milice à l'intervention des consuls belges jusqu'au moment de leur rapatriement.Les allocataires qui sont domiciliés en Belgique recevront, comme précédemment, les dites indemnités à l'intervention des organismes locaux du Co mité National de Secours et d'Alimentation.Les allocataires ayanÉ résidé à l'étranger et qui rentreront en Belgique devront : 1° s'adresser aux organismes locaux <lu Comité de quo l'on. TCfid à M. Carlier, celui-ci rentrant au pa;'», après plus do trois années passées dans les gtôles allemandes. M. C&rirf oomie son adhésion au ministèle de coalition, mais il est utile que le parti ocialiste s'intéresse plus que jamais à .l'action de see ministres. Il signale au -ministre 10 la Just ce les accapareurs qui sont à l'abri et qui dêi eanent encore chez eux des \i-vros. Il demandé l'arrestation de tous ceux qui exploitant la classe ouvrière en l'affamant. (Appl.) M. Wauir-.rs, ministre do l'Alimentation, expose la situation déplorablo dans laquelle so ûrouvo noi.re ravitaillement. Cotte question n'est pas tacite à résoudre et demande uno iérieuse attention. Les difficultés des trans. ports empêchent l'arrivée îminéd'ato des vi-ires ind^ tes. Mais il promet que dos bateaux nous arriverons bientôt. Nous sommes acfcuoilemofc on pleine périodo d'organisation, lit-il. Il faut que nous soyons francs, que nous dision- la vérité telle qu'elle est. M. Wau^rs annonce le trafic intenso fait à nos from è ,-es par les soldats de nos armées. M. Waut -rs expose ensuite ses vues sur l'organisation -du ravitailleraient en créant des centrales. Désorma;-', tout appartiendra à ia collectivité, dit-il..Nous veillerons avec énergie à ce quo tout trafic ou accaparement soit sévèrement réprimé. M. Wau'ars fait un appel aux délégués pour entre, rendre une croisade contre ceux qui n'ont -lucun scrupule et aidai les membres du ig^yvernement à faire Tespecter 'es arrêtés et décisions au sujet de ces matières. 11 parle encore des questions du Lait, do la viande, du beurre et des mesuras qui seront prises" afin que tout le pays puisse être ravitaillé.M. Wautt-is ajoute qu'il y a £5,000 wagons chargés et abandonnés par les Allemands et que ce faif, joint à d'autres obstacles, empêche la réalisation immédiate d'une amélie>-ration. La situation actuelle esc grave. J'ai cependant io ferme espoir que oientôt nous pourrons arriver à imposer des prix relativement modérés pouir certaines denrées ; le café, les huiles, le savon, par exemple. M. Jacqiiiottc. — Il y a le prix du pain. M. Wautprs. — Il iauc mettre do la bonne foi en tout. Le prix du pain sera abaissé de 10 centimes à partir du 1er Janvier. (Tumultes.) V ous n'avez pas le droit de critiquer les efforts de ceux qui travaillent à l'a-mélioratioW de la plus lamentable des situations.M. Wau(ere termine par ces nots : Nous travailleron.-, croyez-le, avec la dernière énergie pour :onner, lo plus rapdemont possible à la ciafso ouvrière, plus de bien être et lui permettra d'entrevoir l'avenir sous de meilleures auspices que dans le rs-?-<. (Longue ovation.) M. Van^rvelde, répondant a M. Carlier, explique I naction des Parquets, par ce fait que i nrsça^.ation judiciaire est encore nulle. 11 a préconisé des moyens directs e», très er-f icaces. J'ai réuni, «ra-il, les nouveaux magistrats et il a été entendu qu'il fallait poursuivre avant tout ceux qui ont été les pourvoyeurs de l'ennemi, et non los petits. Nous mesurerons l'iniportanco.des peines à l'impor-baince dos'"forfaits de ceux conire lesquels nous aurons des faits précis. (Appl.) M. Lekeu approiîve la participation au ministère de coalton. Il démontre la nécossi- , té de coopérer à ta restauration nationale. M. Uytroover est nettement ennemi de l'annexionnisme du nouveau gouvernement. Il y voit, dit-il, une future guerre qui serait encore le maàheur des classes ouvr ères. Il demande ; aux délégués do bien examiner ta question do la politique extérieure et intérieure au* point do vue internationaliSie. ' M. JacqmotU» prend la défense des classes 1 ouvtères ot des employés. Il ne veut pas i admettre la participation social «e ministérielle. Il demande des résolutions ot des révisions au sujet lie certaines questions politiques. Il développe l'argument du syndicahs- . me et du droit cle grève. Il prêche la rëvo-lut ion sociale. Il demande auisi l'abolition de ' la forme du gouverncm-U: actuel. (Appl.) ' Les délégations passent au vote sur la ques- ' tion des membres sortants ot c'« 1 admission i des nouveaux candidats dont les noms suivent: j MM. Baock, Bortrand, De Bunne, de Brouc-kère, Deiporte, Lekeu, Vandervelie, Wauters, Brunfaut, Jacqinotte, Souplit, Uytroover,Van ' Rooshroeck. La séance est levée et la discussion sera re-priso ce matin. - -— ( Secours et d'Alimentation en vue < d'obtenir l'indemnité de rémunération ; t 2°'faire connaître au Ministère de l'In- i térieur, service de la rémunération, a i Bruxelles, la date de leur rapatriement i et leur nouvelle adresse. t Faute de fournir ces renseignements en temps opportun, ces allocataires s'exposeraient à voir retarder les paiements. i Invitation de la reine Wilhelmine i à M. le président W.ison Concernant le télégramme du Président 1 VVilson, reçu le 3 courant par la Reine, le Bureau de Correspondance à La Haye ap- s prend que la publication en fut suspendue ^ jusqu'à ce que ion obtienne la certitude '' du consentement du Président c ' j L'occupation en AHemagna Le commandant -français de Huchst a dé- t cidé quo les communications çeraicriit intor- ( rompues entre la région occupée et la &ono ' neutre, donc entre Huchst et Francofrt. 1 Los Français ont fait sauter lee rails près l do Mied, à l'est -de Huchst. Des otages ont été constitués. Les autori és allemandes ont protesté contre celte mesure. Les F rançais ont également occupé la lo- T calité de Nied; tous les hommes qui n'avaient d pas leur résidence dans la localité au me>- , ment de l'occupation et qui n'avaient pas quitté la ville dans les quarante-huit heures, ont été internés. De FYser à la Meuse (De noire eiiuo'yé spécial. ', (i, La joie du retour, Bruges. La gaTO goui-qu-e, dan® ia nuit, -est comme une église où délena .' i - e«^s voyageurs venant de Paris. Les inscriptions allemandes la déshonorent encore. Le uraiic mal organisé provoque des contestations, uus mouvements, des cr-s- Jusqu'ici, la voyage fui presque facile. Maintenant que nou- .«mes sur le raihvay belge, les contrariétés vont commencer. M. Renkin n'est p s --is de son réseau. Certes, los prix modérés du chemin do fer do campagne déconcertent un peu, comparativement au tarif élevé de* Iota de chemins de fer français. Mais on paierait volontiers davantage pour con .a rapi dité et l'orebe des Français que l'on uiaan pourtant nég-igenis et désordonnés Les rayons ces lampes électriques de poche fusent dans les couloirs obscurs où l'oà presse les voyageurs, pliés sous lo po.eis c.-. , gages. La toule cet fiévreuse. Les Belges qui vécurent sous l'oppression ont enduré stoïquement le long- martyre d'un esclavage. Ma's ?avont-ils qu'ils connurent au moins l'apaise-ment du foyar oon orvé, a douceur de la Patrie, le réconfort de la famille et dos amis. L'atmosphère du pays, même .'oulouroux, irrespirable, disent quelques-uns, manqua cruellement à ceux qui sont partis. Leur ne laig.e le la maison s'approfond's ait en vrille torturante dans leur cœur, tanc:is que passai nt le* innées. Auasi, la joia du retour est-olie puérile et émouvante, la maison, après quatre ans d'ab-bence, oftr-e-t-elle des as;>ei.s nédits et merveilleux, les chas es sont prometteuses <je dou-»ur, de calme et do reipos. Vous qui êtes resté et qui avez souffert, ne méconnaissez pa3 les angoisses do ceux qui sont partis et que votre accord se scelle sur l'amour des mêmes visages et dos mêmes objets familiers. - Bruges. Bruges n'est plus la morte. La ,.;.nde jpéée autour de la ville aux canaux lents, ornés de cygues éclatante, par les pages de Ro-lenbach ou les poèmes de Loagfeilow, a vécu. La littérature neurasthénique no tp u»eja plus i s'inspirer dans la cité qui tente à redevenir le centre actif du com et de l'înùi «trie le la Flandre occidentale. La guerre n'a pas achové Bruges dans le silence de son recueillement. Au lontraire. D>. vastes projets de renaissanco économiques sont _ en cours. Apoint de vue maritime, Brugut et veut joner un rôle. Il serait ridicule de n-cr a- qu'un mouvement d'idées très intense y est né e- S «'y dé'.- ge» il est uno capita e du mouvemenit flamand. L» j. joie extrême de red . » a pas fait jt oublier aux Brug-eois d' >Ter à leucs bal- ûs cons le draixiau d'or au Lion noir Le Loeuw at van Vlaanderen a apporté son falut a.u Roi cavalca lant dans la pittore-quo cité. le Les journalistes n'ont pas acco.dié l'atlen. e- tion qu'elle mérite à cette man'fos-tatjon, non u, plus qu'aux autres qui eont los multiples as- ts pects d'un état d'âmo pip-ula'ré tiès flamand, it pour no pas diro très flamingant. Celui-ci ,i- m'est nul ement i rom t bu avec le fervent it loyalisme do ceux qui lo pi - Ma» tl frappe celui qui a vécu dn-ni une atmosphère îe presque Exclusivement fre.»çaise. se Notre gouvernement devrait «'en "ridre - i- compto et s'on préoccuper. w Gand. o- A— A Gand, la situation est la même, et ul ®- ques'.ion de l'Université de Gar rallie pas ia du 4out l'un: e tai niïfvrrv$ s- de la presse bruxelloise essayent do le faire r- admettre. ;l- Comment en «ciait-il autrement Quand '« ■e Roi semble lui-même en contre'liction i.Vdes i' sus avec les Gantois, s'il faut tn croire le es Conseil communal de Gand, et quand des divergences profondes sépaient sur co sujet los mombres du Ca'> net Delacroix La flamandisation de l'Université do Gand, i'- son maintien comme un vers té 'rançai^o ou la création d'une université franraiso à côté de l'université flamande, est thème de>s dis-'e eussions dans la populati i civile et militaire -li do la cité de Van Artevelde. ir J'ai vu dos soldets distribuer des tracts ta > faveur de ia ija,r< ainl sat-ion. Dans la nuit, j'ai vu un autre lamentable j spectacle. Tous les hôtels étant bourrés de voyageurs, des soldats belges sonnent à toutes io les portes, harassés après une >1 >ue marche, r- sollicitent vainement des bourgeois de Gand > l'hospitalité. Dos soldats aller, mis sscat J. réquisitionné un lit. Les nôtres étant revenus, i6 les Belges sentent en eux l'égoîsme faire plaça ir à la cra nte des jours passés. ie Et nos glorieux héros de i'Yser .nt dans la boue, sur le trottoir, par la nuit U 'roide. Ils sont, n'est-ce pas, habitués? >e Raymond COL1 . ï E. lit, _ | ALCO-O-OL 1 Je suis entré hier, par hasard, je vous jure, dans un ca/é à L'heure de t a périlif. Lin écriiemi icquil immédiate ment mon attention « En suite a h décision du yuapemenient yruvincia. prohibant la cente de l'alcool, il ne st ta plus servi de consornmalions frap ; pées de cet interdit. » Bun, me dis-j in petto, voilà bien ma veine. J'ai tou jours eu un faible pour le pousse et I pousse-pousse café. On a bien le droit n'est-ce pas, de choisir ses vices et puis, n' est-il pas écrit « .4 tout péché miséri corde ». J'allais donc, en bon citoyen,me sou ' mettre sans maugréer — nous en avon eu tant d'autres — à l'impérieuse pi' clamalion du limonadier, lorsque je je : tai un coup d'œil sur les tables, autow de moi.Ce n'étaient que cognacs,amers, curaçaos, bilters. Toute la lyre quai! Alors, je l'avoue, j'eus un scrupule. Je me dis ces gens sont peut-être des privilégiés, on distribue à l'alimenta lion tant de cartes. Peut-être n'ai-je pa le jeu complet. On parle tant de surali mentation. Renseignons-nous. Je héla le garçon. Celui-ci devait être occupé à discuta la circulaire d'une ligue internationale pour la suppression du pourboire.C'est une question importante et qui mérite qu'on le vide à fond. Mon homme se fit attendre un bon quart d'heure. Enfin,i! daigna s'informer du haut de son plas tron immaculé. Je pris un air innocemment candide, me pre mettant de ne pa insister le moins du monde s'il m'envoyait à tous les diables, selon son droit. — Pourriez-vous me servir un cognac.. Le garçon me regarda goguenard. — Deux, Monsieur, laissa-t-il tom ber, deux ou même trois. Je n'en revenais pas. Ce garçon se payait ma tête. — Mais cette pancarte, ajnutai-v pour mettre ma conscience a l'aise. Le garçon ne répondit rie, . Il hau-sa les épaules et superbe, mais dédaigneux,s'en alla d'autorité me commander un cognac du reste ignoble qu'il me fit payer fort cher. Maintenant je suis troublé. A-t-on pris,oui ou non,un arrêté interdisant la vente de l'alcool?S'i l'on n'en a pas prist qu'on supprime les pancartes qui l'annoncent. Si, c'est le contraire, qu'on l'observe, c'est bien le moins. Mais qu'on ne prête pas au ridicule. C'est comme pour la pâtisserie. On réglemente la vente du lait, il n'y a pas de sucre et jamais on n'a tant fait de gâteaux. Bizarret excessivement bizarre. MILIANDOL. ' Un nouvel hommage à M. M. Ad. Max, notre c r Bonrgmes-i;a, vient d'être l'objet d'une nouvelle distinction de la part du Roi. Voici, en effet, l'arrêté que publie 'e Moniteur : Vou.ant, par un nouveau témoigtia.ge ue 'votre bienveillance, reconnaître l'attitude jnergique et la magnifique endurance, pen-lant la guerre, de M. Adolphe Max, bomg-inestre de Bruxelles, ainsi que les signa-és services qu'il a rendus à la Belgique, Nous ons arréé et arrêtons : M. Ado.phe Max est promu Grand-Offi--ler de TOrdre de Léopold. 4 ^UNIVERSITE DE GAND C'est M. Léon Frédér'cq qui vient d être ommé recteur de l'Université de Gand. La ieille université gantoise a confère -a ie do professeur « honoris causa » au Président Wilson, à MM. Cémenceau, J offre, Lloyd George, aux maréchaux Foch et Jof-j fro, à l'amiral Bealhy, au général Léman et ! au cardinal Mercier. —■ Grave accident à Tirkmoîïî De notre correspondant particulier.) Un grave accident s'est produit hier-, | mercredi, à la caserne d'artillerie de Tirlemont. En démontant un obus lais-é pour compte par les Mtpmnnds^es j îldats furent surpris par une i xplosion formidable qui dentent.it u loin faisant voler en éclats de •ombreux carreaux. On se précip;ta. Joua un hangar en ruines, deux soldats isaient tués sur >, coup, un troisième nortellement atteint respirant encore, an quatrième blessé lui aussi réclamait '"■s soins. Ceux-ci furent prodigués aux finies. Une enquête est ouverte quant L "x causes de l'accident. On croit que |! imprudence des victimes doit seule I 'tre mise en cause. Wos ûiilci'iEés de S"oIIan«So ' Jeudi dernier, les derniers internés tle Hollande ont été rnnatriés. l NOS_CHEMINS DE F£R L'Administration des chemins de 1er compte faire circuler à bref délai des trains pourvus de l'éclairage, du chaînage et de freins Weslinghouse. Cette dernière disposition comh'péf à. né "^finn de la voie ;er-mettra d'augmenter la vitesse des trains et, pnr suite, de réduire la durée de$ voyages. Le rapatriement des prisonniers de guerre Paris, 22 déc. — Une escadre frança'se est partie pour la Baltique, afin d'exercer ua 1 contrôle sur la mise à exécution des conditions d'armistice, notamment le rapatriement des prisonnière de guerre. |Router.],

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Cet article est une édition du titre La presse de Bruxelles appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1918 au 1919.

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