Le Belge indépendant

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s.n. 1919, 10 Janvrier. Le Belge indépendant. Accès à 22 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/hh6c24v03t/
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LE NUMERO t PLMNY Mo 33 LE BELGE INDÉPENDANT ADMINISTRATION ET REDACTION: TUEOR HOUSE TUDOR ST.. B.C. i. TÉLÉPHONE: CITY 3963 VENDREDI 10 JANVIER 1919 (i MOIS. 9 SHILLING» ABONNEMENTS < & MOIS, 17 SHILLINGS tl AN. 32 SHILLINGS L'ESSOR DE DEMAIN -***-— Dans les colonnes de 1' " Indépendance Belge " de Londres, le " Bulletin des Gens de Lettres et Artistes Belges," différents journaux et revues en terre d'exil, je n'ai cessé au cours des trois dernières années de la guerre, de faire appel à l'union et à l'unité dans l'action, convenant avec tous mes confrères que ces deux vertus étaient plus que nécessaires â l'orientation exacte de notre effort national, pour que celui-ci fut le plus productif. Voici qu'à nouveau, considérant l'après-guerre économique, je pousse encore avec un enthousiasme non moins grand, le même cri de ralliement. Tous les Belges savent combien les produits allemands inondaient nos marchés nationaux, jadis. Tous ont pris, du fait de la guerre, considérant ce que nos yeux aveuglés d'avant-guerre se refusaient à croire, la résolution ferme de ne plus rien acheter qui vint d'Allemagne. Or, que peut la volonté d'un industriel, d'un commerçant isolés par devers l'organisation économique allemande d'avant-guerre? C'est ce qu'a résolu fort ingénieusement la Ligue " Vouloir." Il est prouvé que l'Allemagne, dès la paix venue, s'insinuera à nouveau sur nos marchés et par degrés insensibles, se réinstallera maitresse de notre vie économique.En cela, elle trouve de multiples avantages immédiats : > Elle touche au cœur l'Angleterre, atrophie nos sources productrices par le système du.*' dumping, "et fait dégénérer le commerce français, elle acquiert en boni urîe puissance industrielle et commerciale égale à celle que nos alliés et « nous perdons du fait de ses importations chez nous. Il suffit de quelques catastrophes industrielles ou commerciales, de quelques "krachs" financiers, d'une grève parfois, pour qu'un conflit inévitable survienne.Nous avons suffisamment enduré pendant la période 1914-1918. Une calamité nouvelle est indésirable. Comme " aux grands maux il faut les grands remèdes," il est de toute urgence que l'industrie et le commerce belges, mettant en relief la belle devise nationale, " L'union fait la force," prennent les dispositions utiles en l'occurrence! C'est dans ce but que M. Robert De Wandre a créé au front belge, tandis que les canons ennemis bombardaient de petits villages inoffensifs, la ligue d'intérêt national "Vouloir." Industriel à Bruxelles, mobilisé, ayant subi la guerre au froht pendant 51 mois, M. De Wandre est l'homme intelligent et actif, aux phrases courtes et sans diplomatie, qu'il fallait pour trouver le lien solide, créer une organisation économique durable et réellement utile. La ligue "Vouloir" groupe des industriels, des commerçants, des représentants et voyageurs de commerce ayant pris part aux hostilités contre l'Allemagne.Elle consacre ses efforts à entraver l'importation allemande en Belgique :t à la supplanter partout où elle tentera d'apparaître à nouveau. " Vouloir " recherche, dès à' présent, en faveur de ses adhérents militaires d'abord, la représentation des firmes alliées productrices de matières utiles au relèvement et à la restauration de notre industrie et de notre commerce. La Ligue, en préparant demain, se documentant, travaillant sans relâche par chacun de ses membres, poursuit un triple but : (a) Eloigner le commerce allemand de nos marchés ; (b) Fournir à nos industriels les matières premières'qui leur sont immédiatement nécessaires en les mettant en rapport avec les producteurs qui les possèdent ; (c) Procurer des situations lucratives à ceux qui s'adresseront à el'e dès aujourd'hui.Ce dernier point n'est pas le moins digne d'intérêt. Beaucoup de militaires se trouveront sans emploi dès leur libération. La Ligue "Vouloir" constituera pour eux un bureau de placement. Nous devons réagir, orienter les esprits vers les problèmes que poseront les réalités de demain et plus encore, leur trouver- des solutions. Telle est la tâche qui s'impose "Vouloir."D'autre part, nos industriels réclament déjà mille matériels divers, des machines, du personnel... Ils ne peuvent s'adresser qu'à des maisons connues d eux jadis. D'autres firmes peuvent lejir avoir été substituées, d'où perte de temps, ou avoir, pendant la guerre, apporté les améliorations du progrès au matériel à exporter en Belgique. Ils peuvent ne pas les connaître. "Vouloir," qui a agi depuis plus d'un an déjà, se documentant, leur trouvera, dans les premiers temps surtout, où il importe de faire vite et bien, tous renseignements documentés. En retour, nos producteurs, industriels et commerçants, ont tout intérêt à exposer clairement à la Ligue "Vouloir" leur situation et ce qu'ils désirent. En 1914, nous étions loin d'être prêts pour la guerre ! Aujourd'hui, sommes-nous prêts pour la Paix? Au fur et à mesure de notre développement nous toucherons régulièrement les conseils, les Chambres de commerce, les comptoirs et des renseignements utiles sur les tractations des marchés, les productions détaillées, le commerce du monde seront fournis à nos adhérents. Le "Matin," le "Petit Journal," 1' "Exportateur Français," "Le Bulletin de la Paix de Lyon," "L'Union Intersyndicale des Marques collectives," "Unis-France," 1' "Exportateur américain," 1' "Indépendance Belge", de Londres, "La Nation Belge," etc., etc., ont accueilli avec enthousiasme le programme de "Vouloir" et applaudi vigoureusement l'initiative de la Ligue. Nul doute que les intéressés belges et étrangers iront grossir le nombre des patriotes ^djjérents â- 1» ligue ^'Vouloir." Nos industriels, de leur côté, ont intérêt à se documenter chez elle, à l'appuyer de leurs influences. Le Secrétaire de "Vouloir" est M. Robert De Wandre, maréchal des logis chef, service de la remise en culture, Alveringhem-F urnes. V. VINICIUS-MARTIAL. LA VIE DE PARIS Paris, le 3 janvier 1918 Naturellement, les articles sur la repopulation recommencent dans les journaux ; cela va de pair avec la reconstruction des villes dévastées et qu'on ne _se presse pas de restaurer. On demande, avec raison, qu'on édifie des maisons neu- , ves et qu'on ait de nombreux enfants pour les habiter. L'un est beaucoup plus facile que l'autre. Les regrets sur la dépopulation ne datent pas d'hier. Déjà au XVIIIe siècle des philosophes alarmés prédisaient Ja décadence de la France si on n'avait pas beaucoup d'enfants; tous ces écrits arrachèrent "cette reflexion à ■ Voltaire dans une de ses lettres: "Mon Dieu que de bavarderies sur la population, sur le commerce, etc— Et Jean f... Parlez moins de population et peuplez !" On pourrait reprendre le mot pour tous ces célibataires qui proclament inlassablement la nécessité d'avoir beaucoup d'enfants, dont tout le monde est convaincu les grands prêches ne changent pas de thème. Ce n'est pas comme le personnage comique au théâtre où il est certains individus qu'il ne faut pas railler suivant les saisons. Ainsi vous vous rappelez que dans "Le Monde où l'on s'ennuie" de Pailleron, il y a un personnage épisodique, le général Briais, une demi-ganache et qui, sortant de la lecture d'une tragédie censée faite à la cantonnade,entre en scène pour déclarer, avec emphase, qu'il y a un beau vers ' et qu'il faut de la poésie pour le peuple. Ce personnage vient de disparaître, et on l'a remplacé par un sénateur. On a pensé qu'après la guerre il n'était pas séant de mettre en avant un général prêtant à rire, et on lui a substitué i:o sénateur ridicule à souhait. J'ai rencontré ce matin un honorable du Luxembourg qui n'était pas content. "Nous ne donnons pas un-o subvention à la Comédie Française pour qu'on nous représente comme des gâteux tout de même. Que n'a-t-on remplacé le général par un académicien ou par un professeur de chinois au Collège de France?" Il est assez difficile de satisfaire l'armée sans méoontenter le Sénat; et l'Académie »ne serait pas plus flattée que le Collège de France si on modifiait une fois encore le rôle grotesque de l'admirateur du "beau vers" unique. On comprend d'ailleurs à merveille que le Théâtre Français ait fait disparaître le général retraité; les temps ont changé et les opinions sur l'armée aussi. Ramollot n'est plus en vogue. Ces changements sont de l'essence humaine, et Balzac écrivait très justement que les hommes "sont des toupies, il ne s'agit que de trouver la fioelle qui s'enroule à leur torse.*' Ce qui ne change ni ne varie, c'est l'acharnement des socialistes contre M. Clemenceau ; ils veulent le renverser à tout prix et lui reprochent ce qu'il dit et même ce qu'il ne dit pas. Dans la dernière séance, au cours d'une interpellation, le président du conseil, faisant l'éloge de M. Wilson avec lequel il- diffère sur certains points, déclara que: "C'était un caractère plein de grandeur."Là-dessus M. Renaudel, de sa voix de basse profonde, lança un bruyant: "C'est abominable!" Qu'est-ce qui était abominable grand Dieu dans ce langage très parlementaire et dans cet éloge -mérité '! Renseignement pris, M. Renaudel avait mal compris, et il avait cru entendre M. Clemenceau dire que "M. Wilson était un caractère plein de candeur"; d'où sa colère. ' Rien ne vaut que de bien entendre, dit l'autre. Un mot pris pour un autre peut amener de singulières méprises;. S'il est.vrai, comme l'assure Victor Hugo, que "le poète peut créer un monde avec une parole," encore ne faut-il pas se tromper de signification comme il advint le soir de la première d'"Her-nani" où les admirateurs d t poète applaudissaient à outrance, roêmA qu&ud ils entendaient mal et comprenaient d« travers. Quand Hernani en parlent au vieux- don Gomez, ma'ri de dona Sol, lui lance en pleine figure: "Vieillard stupide il l'aime, il est notre rival!" un des admirateurs entendit: "Vieil as de pique, il l'aime, etc... Cet as de pique l'enthousiasmait, et en battant des mains il s'écriait: "Vieil as de Pique, c'est génial !" Une aventure du même genre, mais dans un milieu plus empesé, arriva en-oore à Victor Hugo qui fut reçu à l'Académie au moment du procès de Mme Lafarge, qui divisait la. France en'deux. Etait-elle innocente? Avait-elle versé le poigon ? Quand M. de Salvaudry répondit à Victor Hugo, il prononça cette phrase: "En ce temps l'art scénique a pris un si grand développement..." Toufe l'assemblée se mit à rire de ce calembour, auquel M. de Salvaudry n'avait certainement pas songé. Aussi faut-il être indulgent pour M. Renaudel qui avait bondi en entendant parler de la candeur de M. Wilson, quand M. Clemenceau faisait simplement l'éloge de sa grandeur. JEAN-BERNARD. Le PROBLEME de la PAIX M. E. J. Dillon, correspondant politique du " Daily Telegraph," fait remarquer, dans une correspondance de Paris, qu'il existe encore des divergences de vues assez larges, parmi les délégués des Grandes Puissances, au sujet des principes fondamentaux qui doivent assurer la stabilité politique et le progrès collectif des nations. On Se demande, avec une vive curiosité, dans quelle direction aura lieu le compromis nécessaire. Il semble probable que l'Allemagne refusera de s'écarter des 14 points du Président Wilson, et de signer une paix qui la dépouillerait des provinces qu'elle considère comme territoire essentiellement germanique. Elle se baserait sur les cqn-ditions formelles de l'armistice, acceptées par les Alliés, et elle en ferait valoir la violation Une source d'inquiétude en Russie est due â l'effet embarrassant que produiraient certaines décisions de la Conférence au sujet des conditions économiques à imposer à l'Allemagne. Si l'on n'accorde pas à l'initiative individuelle un profit raisonnable, un flot continuel d'émigration allemande ne manquera pas de se déverser en Russie. Les Allemands ne tarderaient guère, alors, d'y acquérir la domination économique, et ainsi la domination politique. En Italie, on est également anxieux au sujet des futures décisions de la Conférence de Versailles. Le journal " Stampa " publie un article en faveur de la politique du Président Wilson et en faveur d'un nouvel ordre mondial. Selon la " Stampa," tout le monde en Italie désire que la Conférence ue la Paix assure au monde un avenir supportable. " Les anciennes formes égoïstes des Etats, avec leurs rivalités d'armements et leur gaspillage des richesse? nationales, ne s'accordent plus avec ic nouvel ordre des choses, ni avec les aspirations des peuples." " Si les gouvernements," conclut ce journal, " demeurent sourds à la vois des peuples qui réclament des fondements nouveaux à une société nouvelle, c'est à ceux-ci que la tâche incombera d'employer dçs mesures légales qui leur permettront de prendre eux-mêmes la di- • rection de leur destinée." An sujet des indemnités à recevoir de l'Allemagne, 1.' " Echo de Paris " propose de lui faire payer d'abord les innombrables bons délivrés par les autorités militaires allemandes en retour des articles réquisitionnés. Il s'agirait ensuite, d'imposer la reconstruction des villes détruites et la réparation des dommages industriels et de la dévastation des campagnes. Les pays dont le sol ne fut point envahi par les Allemands devraient attendre, d'être indemnisés, que les contrées envahies fussent d'abord restaurées. Après les indemnités aux-familles des glorieux soldats tombés pour la patrie, viendraient les demandes de compensations spécifiques à recev$r par les Etats lésés par l'aggression allemande. Le Rapatriement Le transport des chiens Richmond, 7 janvier. Monsieur le Directeur, Les lettres de réclamation qui abondent chaque jour dans les colonnes de votre estimable journal prouvent l'écœurement que tous les Belges ressentent des conditions vexantes dans lesquelles on persiste à les rapatrier. En ce qui regarde le transport des chiens, je lis ce matin, dans le "Daily Mail," qu'on fait en ce moment en Angleterre, avec l'approbation de l'Army Council, une louable propagande pour recueillir £20,000 de f-onds afin de oou-vrir les frais énormes de quarantaine pour les cliiens que les Tommies. ont trouvés en France et en Belgique, et qu'ils désirent ramener chez=eux. Le gouvernement britannique payera le transport de ces animaux,'et pour les héberger, 500 nouveaux chenils ont déjà été construits par le R.S.P.C.A. Fund, à Hackbridge (Sur-rey); l'on ajoute qu'on en construira naturellement un bien plus grand nombre dans la suite. Jusqu'à ce pur, 700 licences ont été payées et 150 chiens ont été remis en liberté et rendus à leurs propriétaires. Nos amis anglais pourront donc introduire gratuitement leurs chiens ■— ou dois-je dire nos chiens ? — en Angleterre.Qu'accorde-t-on aux Belges? Rien; au contraire, on préfère chez nous adopter et maintenir en vigueur un système brutal imposé par les Boches, qui est de percevoir un impôt de Fr. 40 sur un petit chien ; puis l'on défend catégoriquement aux Belges du dehors d'amener leurs toutous. Décidément, les Boches ont fait en Belgique dè la bonne besogne, digne d'être continuée par nos gouvernants ! Quoi qu'il en soit, nous savons que bien de nos compatriotes ont quitté la côte belge, il y a quatre ans et demi, le cœur bien gros de devoir abandonner leurs braves petits compagnons entre des mains étrangères. Encore gardaient-ils l'espoir de les retrouver! J'en connais qui ont préféré subir les rigueurs de l'oc-. cupation plutôt que de consentir à cette cruelle séparation. Se plaira-t-on à nous occasionner à nouveau oet-te peine inutile à côté des mille antres tourments qui nous assaillent de toutes parts? Nous espérons et attendons avec impatience que l'on rapporte ces mesures draconiennes. Sûr de l'appui efficace que le "Belge Indépendant" apporte si généreusement aux justes revendications des Belges en Angleterre, je vous remercie par avance de l'hospitalité que vous voudrez bien m'aocorder dans vos colonnes, et je vous prie d'agréer, etc. P. G. LA QUESTION DES LOYERS On vient de nous adresser un projet de loi, œuvre du comité central de la section "Aide et protection aux sans-logis" du comité national, dit la "Gazette." Cette section a établi partout des comités de conciliation qui ont été saisis, pendant l'occupation, des contestations entre bailleurs et preneurs. Le projet que la section a élaboré est. le fruit des observations et de l'expérience de ses membres qui ont siégé pendant quatae ans dans les coi/seils de conciliation. 4 De nombreuses questions, dont le projet du gouvernement ne s'occupe pas, sont résolues par ce projet. La section s'élève contre l'idée de ne tenir compte que de l'arriéré des loyers, oette solution constituerait une prime à la mauvaise foi. Le locataire qui ne s'est pas acquitté du loyer qu'il pouvait payer serait favorisé à l'encontre de celui qui, honnêtement, s'est libéré dans la. mesure de ses moyens. Le propriétaire qui n'a pas hésité à recourir à la justice et qui a contraint son débiteur à s'acquitter, serait favorisé à l'encontre de celui qui n'a voulu user d'aucune mesure coërcitive. C'est pourquoi le comité estime que la réduction doit se calculer sur le montant intégral des loyers. D'autre part, le projet permet aux petites gens qui ont poussé l'honnêteté et la loyauté jusqu'à se priver du nécessaire pour remplir leurs obligations de récupérer l'excédent de ce qu'ils ont payé. En ce qui concerne les loyers perdus par les propriétaires, îë projet estime que c'est une charge qui doit être supportée par la nation toute entière. On prévoit donc que les propriétaires auront un recours contre l'Etat, à concurrence de 50 p.c., lorsque, par l'effet de la loi, ils ne pourront obtenir le paiement de la moitié du montant des loyers. Le projet maintient les chiffre du texte gouvernemental pour les limites dans lesquelles on ne pourra réclamer les loyers échus. Nombreux cependant sont ceux qui estiment que ces limites sont trop élevées, notamment pour l'agglomération bruxelloise, De même le projet ne permet pas aux bailleurs de réclamer les loyers échus pour cette catégorie, en faisant la preuve des ressources du preneur. Cependant, c'est cette disposition qui est une des plus critiquées du projet du gouvernement. Parnii les locataires qui en bénéficieront, il y eu a beaucoup qui aurait parfaitement pu remplir leurs obligations.S'occupant des débiteurs hypothécaires, le comité pense que la solution adoptée pour les loyers doit, à peine de flagrante injustice, entraîner la réduction du taux de l'intérêt d<r prêts hypothécaires grevant les immeubles dont les loyers sont réduits. Enfin la section propose d'annuler toutes les décisions judiciaires prononcées er» matière de loyers depuis la guerre; ce afin d'établir l'égalité entre tous les locataires et tous ,les propriétaires.Ce projet pourra être utilement examiné par la Commission spéciale de la Chambre qui est saisie de cette épineuse question. En combinant les deux textes et en les amendant on finirait peut-être par bâtir une loi qui donnerait satisfaction aux légitimes revendications de tous les intéressés. LA MISERE A TOURNAI Aux lecteurs qui nous accuseraient de pessimisme et d'exagération, au sujet de misère en Belgique, nous recommandons la lecture des déclarations faites par M. l'avocat O. Castaigne à notre confrère 1' " Etoile Belge," qui donne des détails précis syr la situation . lamentable à Tournai. Tout d'abord la ville s'est endettée de trente millions, sous l'occupation allemande; d'autre part, l'industrie a perdu dix fois davantage. Tournai, sans moyens de communication, reste isolé du pays. Rien n'y peut parvenir.. Il faudra plusieurs années pour rétablir la circulation des voies d'eau. Avec l'aide des Anglais et de leur matériel, on es-

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Cet article est une édition du titre Le Belge indépendant appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Londres du 1918 au 1919.

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