Le Belge indépendant

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s.n. 1919, 18 Janvrier. Le Belge indépendant. Accès à 17 juin 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/gh9b56hg68/
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LE NUMERO 1 PtNNY NO 45 LE BELGE INDÉPENDANT A TïXf TMT^TT? ATTON PT RFDACTION * (^ ^®IS. ^ SHILLINGS TUDOB HOU9E î'UDOR ST.. E.C. 4." SAMEDI tS JANVIER 1919 - ABONNEMENTS< ô MOIS. 17 SHILLINGS TÉLÉPHONE: CITY 3960 * 1 AN« 32 SHILLINGS ■ . » i I L'Extermination de: Bourgeois en Russie Un terri,ble tableau de l'extermiratio systématique de la classe bourgeoise e Russie a été donné par M. David Sos kice dans 1' " Observer." Son article un des mieux documentés qui.aient pa rus au sujet du fléau bolch'éviste, mor Ire ce qu'est, dans son effrayante réa lité, la " dictature du prolétariat." En Russie,des millions de déserteur "armés se sont joints à la populace c terrorisent la majorité des citoyen* Lancé .sous le patronage allemand, 1 bolchévisme se serait écroulé avec 1 Kaiserisme, si ce mouvement n'étai qu'une révolte de la populace, mais est une révolution savamment organisé par des fanatiques du communisme, tel que Lenine et Trotsky. La diiférenc qui existe entre Kerensky et Lénine entre Ebert et Liebknecht, est surtou une différence de méthode. "Kerensky, Vandervelde et Thomas, dit M. David Soskice, " croient dan un ordre social fondé sur l'égalité et 1 justice, et qui peut être établi par l'édu cation du prolétariat, par le développe ment de ses capacités dans Findustri et les affaires de l'-Etat, par Télévatio graduelle des masses ouvrières à un existence supérieure. Ils croient à l'évc lution, au progrès pacifique, et en cela ils ont l'appui dé tous les partis pre gressifs des démocraties modernes Pour eux les principes moraux de cor duite et le bien-être de la vie humain sont les premières considérations d leur activité politique." Pour un Lénin ou un Liebknecht, au contraire, la vi humaine n'a aucune valeur, et les loi morales .«.ont de vieux" préjuges boni geois, inventés par les classes dir geantes, afin de maintenir les masse dans l'obéissance. Lénine, qui, par nature, est un jouer ■ sans scrupules, a mis toutes ses char ces de maintenir le bolchévisme russ dans la sinistre aventure d'une révok tion européenne. Il a brisé impitoyable ment tous les partis d'opposition, fu; sent-ils même socialistes. Il a form une armée d'agresseurs dont le but e: de porter la révolution au delà des fror tières de l'a Russie, par tous les moyen: sans égard à leur valeur morale. Lénine fut d'abord sous le contrôl des agents du Kaiser—bien qu'il déte; tât le Kaiserisme. Mais il avait besoi d'instructeurs allemands pour organise son armée rouge. Lors de la débâcl allemande, pour achever l'assujettisse ment du peuple russe, il institua ces fi meux " Comités des pauvres,'' contr lesquels les paysans viennent enfin d se révolter. Ces hideux comités d'e; pions et de tyrans contrôlent toute 1 propriété des villages. Dans les ville sont établis des dépôt;? centraux, et qu conque refuse de livrer ses réserve à l'Etat est fusillé. C'est par cesjarc cédés de terrorisme que Lénine rffuss à obtenir d'énormes quantités de grain et de vivres. De même, toute propriét immobilière, tous les meubles, l'argem et jusqu'aux vêtements, sont déclaré propriété de l'Etat. Il restait à donner le coup de grâc à la classe bourgeoise. Un programm d'extermination fut élaboré par un cei tain N. Osinsky, agitateur bolchévist qui déclara ouvertement que le but de I Terreur prolétarienne était la destrue tion de la classe des bourgeois. Pour cette horrible besogne, le sar guinaire bolchéviste préconise troi méthodes : 1. Les " éléments combattants " do vent être physiquement détruits. 2. La masse des adhérents au sys tème capitaliste doit être divisée en cate gories. 3. Les malheureux, classés dans ce catégories, seront dépouillés de leur moyens d'existence, recevront des ra tions gouvernementales jet feront du tra ' vail forcé sous un stricte contrôle. T&ut épouvantable que soit un te programme, il fut exécuté à la lettre Le grain et la propriété accumulés dan liés dépôts centraux devinrent pour Le rKts: un puissant instrument dé domina tion, car il en réserva'la meilleure pat à l'armée rouge, et à la gendarmerie. « Le reste de la population fut divisé e quatre classes, dont la dernière, celle de bourgeois, fut réduite systématiquemen à la famine. Les gens qui ont droit à la £ nourriture sont : (1) Les travailleurs manuels de l'Etat bolchéviste. (2) Les intellectuels et artistes qui continuent leur profession sous les ordres n de l'Etat. n (3) La petite bourgeoisie. (4) La bourgeoisie supérieure intellec-tuelle et de profession libérale, qui se _ tient à l'écart du régime bolchéviste. Les deux premières classes reçoivent . des rations de pain, de pommes de terre et d'autres vivres. Les dêux derniers s groupes ne reçoivent ni pain, ni pom-t mes de terre, mais seulement des ha- reng's, lorsqu'il y en a. e C'est donc la famine systématique, le s despotisme de la faim. Comment s'é-. tonner que sous le double régime de la jj faim et du terrorisme rouge, fes corps e se soient épuisés et les âmes anéanties ? s Comment s'étonner, après l'exposé de e tels faits, que toute résistance ait disparu? Et, c'est ce danger qui menace t l'Europe : le despotisme du prolétariat, le plus féroce et le plus ignorant que' le , monde ait jamais connu. Y résister? Oui, lorsqu'il est temps encore. Mais, en Russie, il semble qu'il soit trop tard. Même les anciens opposants de la terreur bolchéviste, un à un, se sont sou c mis, la mort dans l'âme, parce qu'il ne restait pour eux d'autre issue que de e mourir de faim. MAX BLIECK. LA VIE DE PARIS Le député Turmel, accusé de com-c merce avec l'ennemi, qui, vient de mou-v rir à l'infirmerie de la prison de Fresne, e avait mis en pratique le conseil de l'as-e sassin Villain, "N'avouez jamais!" Sur s les sommes considérables dont il ne pou-'" vait où ne voulait dire l'origine, il" a l" fourni dix explications, toutes recon-3' nues fausses. Cette instruction durait depuis ejuinze mois quand ce gaillard est î" mort. Immédiatement des nouvellistes, !-• plus ingénieux qu'exacts, se sont mis à c raconter tout ce que le défunt est censé i- avoir dit lors des dernières heures de sa :- vie. ;- De ce silencieux obstiné, ils ont fait é ùn bavard in-extrémis. C'est bien in-;t vraisemblable et il est très-probable que, - même arrivé au terme de son existenoe, ;, et sentant, la fin venir, ce parlementaire indigne n'a rien dit; il est parti dans le e mutisme impénitent d'un homme.qui re- fuse d'avbuer ses méfaits. n II ne reste que les sommes considéra-r bles trouvées chez lui et acquises on ne e sait comment par ce représentant du .. peuple qui, quelques mois avant de me-_ ner grand tfrain, était poursuivi par dé nombreux créanciers. Il devait aux e oiseaux, comme on dit vulgairement, et tout à coup, il, se met à dépenser vingt-a cinq mille francs par mois. Laissons au s temps, et peut-être au hasard, le soin de découvrir la vérité. s Eut-il des complices ? H C'est jjossible; on n'en sait rien. lt II faisait partie de cette bohème poli-tique que la guerre a trouvée prête aux ^ criminelles tractations. Etaientdls nombreux ayant mis leur conscience à l'en-g can ? On ne le saura jamais. Quelques coquins et coquines, pris sur le fait, Eolo, Duval, Matta-Hari, ont payé ^ de leur vie» cette vilaine trahison. Tous e étaient les amis des puissants du jour et ^approchaient, plus ou moins intime-e ment, des hommes qui détenaient le ,l pouvoir. Un député révolutionnaire, M. Jean Bon, qui a des accès de franchise et l- donne par moment des coups de boutoir s à droite et à gauche, sans mesurer les distances, écrivait, il y a un an, dans i„ ses "Lettres à mes Commettants": Des Matta Hari! ou d'autres paillardes dont on chuchote les noms, qui étaient du dernier bien, avec des ''Excellences/' friands du fruit exotique, et parlant sans retenue dans ces moments où Eros permet auelque détente. Et l'on ne s'étonne plus que cette espionné de rêve ait pu prolonger sa vie de plusieurs mois. S sur les supplications des çrands de la terre ; comme l'on comprend aussi que l'annonce de son S exécution — pa-s assez publique — ait amené des soupirs de soulagement chez plus d'un, anxieux "jusqu'à la salve vengeresse." • De quelles "Excellences" M. Jean Bon a-t-il voulu parler? Qui donc a poussé des "soupirs de soulagement" quand l'espionne est tombée à Vincennes 3 sous les balles du peloton d'exécution ? ~ M: Jean, qui ne mâche parfois pas les ■* mots, devrait bien nous le dire. * Ainsi s'expliquerait ce cri de Matta Hari en descendant d'automobile le jour n de son supplice : s — Pourquoi suis-je seule ici?" t Elle cherchait des yeux des compa gnons, des camarades, des complices. Lesquels ? Voyons, Monsieur Jean Bon, vous qui semblez bien renseigné, écrivez donc un feuillet qui sera de l'Histoire de demain et vous mériterez, non seulement 1 i reconnaissance des annalistes, mais même des poètes qui répéteront avec Clo-vis Hughes,, ces vers que vous avez mérités : » Jean Bon dresse devant 1'-Histoire, Pour les siècles et pour ta, gloire. L'implacable procès-verbal. Ce procès-verbal, il manque de noms; vous paraissez les connaître; inscrivez-les donc et ne vous enfermez pas dans ce silence désespérant. D'ailleurs, rien ne presse; prenez votre temps; à moins que vous ne soyez devancé par d'autres qui sont bien informés aussi. Tout arrive. Il se passe de si étranges choses dans les coulisses du Parlement. Est-ce qu'un chroniqueur du "Ruy Blas,"' fort indiscret, mais qui semblait bien informé, n'écrivait pas récemment: " Cet autre —- qui n'est pas absolument persuadé que tout commence et surtout se termine par dos chansons — n'oublie pas qu'il a souvent été, et est encore, l'intermédiaire entré un célèbre distributeur de publicité" financière et quelques membres-du Parlement." Qu'est-ce que tout cela veut dire? A quoi rimant ces chansons et ce chansonnier ? Qui elonc fournit cette publicité financière 1 Dans quel but ? Et qui est-ce qui la reçoit? Ce sont bien "des points d'interrogation et cela embarrassera au moment des élections prochaines, où il faudra rendre des comptes à des électeurs qui, parfois, sont curieux. D'ailleurs oe sera la liquidation d'un passé d'avant-guerre et l'occasion de faire passer un courant d'air pur dans ces milieux un peu fermés. Comme disait Saint-Simon, c'est-une besogne "qu'on n'aimerait pas faire soi-même, mais qu'on n'ee;t pas fâché de voir--exécuté© -jwmr la tranquillité d-ès? honnêtes gens." JEAN-BERNARD. Le Rapatriement AYIS OFFICIEL Le service Harwich.-Anvers sera réorganisé à partir de la semaine prochaine. La Great Eastern Raihvay Company mettra en service les 'steamers "Maryle-bone" et "Woodoock" et il y aura deux départs par semaine. Le steamer "Amsterdam" ne pourra entrer en service qu'à une date Ultérieure. Des cabines de première classe sont également disponibles à bord des navires ramenant à Anvers les réfugiés rapatriés par les soins du Gouvernement anglais. Les personnes désirant emprunter l'une ou l'autre de cep voies eloivent s'inscrire à l'Office- de Rapatriement, General Buildings, Aldwyeh, London, W.C.2. * Les vivres Sur les instances de la Commission de Rapatriement, le Local Government Board a obtenu du Food Controller et du Wâr Trade Department l'autorisation pour les réfugiés belges d'emporter une quantité modérée et raisonnable de vivres non rationnés en Angleterre. * # « * Félicitons-nous ! LETTREde PERSE - La Perse, qui est un grand pays par sa superficie, car elle est de 1,645,000 kilomètres (soit trois fois la France), mais dont la population ne dépasse pas 10,000,000 habitants, ne possède qu'un réseau ferré de 158 kilomètres, dont 138 pour la ligne de Djoulfa (frontière du Transcaucase russe) à Tauris, 12 pour celle de Piné-Bazar à Recht, dans la province de Ghilan, et 8,7 pour celle de Téhéran à Chah Abdul Azim. Ce dernier tronçon appartient à la société belge des chemins de fer et tramways en Perse, et son matériel roulant est de fabrication belge, mais son personuel ne comprend aucun Belge. La société exploite les tramways à traction animale do Téhéran, qu'elle doit électrifier et développer.La Perse, malgré sa grande étendue, n'a pas non plus de voies navigables, sauf le Chat El Arab, au golfe persique, accessible aux gros bateaux, ét le Ka-roun, également au sud, accessible sur un parcours de plus de 100 kilomètres, aux bateaux à fond plat. Sur le lac d'Ourmiah, long de 130 f', kilomètres et large de 50, il y a un service de navigation à vapeur. Le vaste plateau de l'Iran devrait donc être sillonné d'un vaste réseau de routes, mais, en réalité, en fait de route» carrossables, il n'y a que celles d'Euzele à Téhéran, de 340 kilomètres de longueur, de Djoulfa à Tauris, et de Kas-vine à Hamadan,construites par les compagnies russes; celle de Téhéran à Sulta-nabad, construite par. une compagnie anglaise de transporte et celle d'Astara k Ardébil, construite par une société perso-russe. Il en résulte une grande' entrave au développement du commerce. Les transports se font par camions et voitures, lorsque la chose est possible. Les autres routes sont celles de Téhéran à Ispahan, Chiraz et le golfe persique, de Téhéran, à MecÊed, ville sainte, et de Kasvine à Zendjan et Tauris, mais ce sont généralement des routes de terre, sans empierrement, véritable bourbiers presque impraticables au dégel et à la fonte des neiges et par les fortes pluies. Les transports y sont d'ailleurs habituellement ' effectués par des caravanes de chameaux. D'autres voies de communication, à travers les régions ■ monta -gneusesy sont de simples sentiers accessibles seulement aux mulets et aux ânes, très précieux auxiliaires pour le» transports dans ces pays parfois extra-accidentés.L'administration générale des postes, dirigée par un Belge, fait construire actuellement une route, sous la direction d'un Belge également, de Téhéran à Demarend, au pied de l'ancien volcan du même nom, dont l'altitude dépasse 5,700 mètres. Le réseau télégraphique persan a un développement de 10,133 kilomètres, j La Compagnie du Télégraphe Indo-Eu-ropéen possède et exploite son propre réseau. La Société Anonyme des Téléphonés Persans exploite les réseaux téléphoni-; ques de Téhéran, Tauris, Ispahan, et Chiraz. Des compagnies de pêcheries, d'exploitations forestières et naphti-fères possèdent des -réseaux privés. Nous avons dit, dans une précédente lettre, que la guerre, bien que la Perse n'y ait pris aucune part, a provoqué un recul de son commerce extérieur. Quelques chiffres indiqueront sa répercussion sur les recettes budgétaire^. En 1913-1914, les recettes brutes des douanes furent de 47,4 millions de krans, laissant, après défalcation des dépenses .4,8 millions de krans) une somme nette de 42,6 millions de krans. En i916-1917, les recettes brutes furent de 28,9 millions de krans, les dépenses de 4,8 millions et les recettes nettes de 24,1 millions de krans. Le fait a d'autant plus d'importance que les recettes douanières constituent le plus fort chiffre des recettes budgétaires. En réalité, les impôts directs (Màliaù) qui comprennent les impôts sur revenus des propriétés agricoles et sur revenus industriels et professionnels, devraient produire beaucoup plus que les recettes douanières, mais leur rendement est faible. Les frais de peroejition sur place et de transfert à Téhéran ne laissènt parvenir à la Trésorerie générale que la moitié. le tiers ou le quart' des prévisions, mais d'après l'ancien trésorier-général Shuster, Américain, qui ne" rémplit ces fonctions qu'un an, et feu Mornard, notre compatriote, qui fut trésorier-général ensuite, les impôts directs pourraient produire beaucoup plus. On a même prétendu que la situation florissante ele la Perse, au lieu d'être gênée, pourrait être florissante si les recettes générales étaient soumises à un strict contrôle et parvs- naient intactes à Téhéran. « » Sur la gracieuse invitation de M. Le-comte, le distingué envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de France à Téhéran, nous avons assisté à la sessiou des examens craux de fin d'année de l'Ecole de l'Alliance Française de cette ville. Nous avons pu constater que cette école est relativement prospère. Sa population a atteint jusqu'à 400 élèves et est encore actuellement de 180, malgré' la guerre. Les coure sont très bien donnés et'les élèves montrent de réelles aptitudes en langue française, en mathématiques et en d'autres branches. Beaucoup de Persans parlent d'ailleurs correctement le français. Un journal français a paru naguère à Téhéran, mais a <3essé de vivre faute de moyens. Nous avons recommandé au' Gouvernement persan lui-même de faire paraître un journal français pour faire connaître la Perse à l'étranger et l'aire connaître les pays étran gers en Perse, afin de stimuler le gout des jeunes générations pour les œuvres utiles au pays. • m « Après un intérim de plus d'un an et demi confié au distingué M. de Roméro, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire d'Espagne, depuis le départ de M. de. Borchgrave, la légation de Belgique a été confiée à notre sympathique compatriote M. P. Bure, consul général de Belgique à Moscou et à Varsovie, nommé chargé d'affaires de Belgique à Téhéran, en attendant l'arrivée du nouveau ministre M. de Raymond. Nous espérons que les intérêts belges en profiteront. Nous pensons que notre gouvernement, en temps de guerre comme en temps de paix, ne devrait pas laisser une légation sans titulaire officiel aussi longtemps. PERSEPOLIS. LES FREINS Une importante usine fondée à Anvers en 1907 désirant remettre en marche ses installations, dont les produits multiples comprennent entre autres des désinfectants du type Crcoline et Lvsol,<jUÎ peuvent devenir el'un jour à l'autre indispensables, sollicitait des licences pour introduire deu^ cents temnes d huiles, graisses et sdvons, matières premières nécessaires à la reprise de la marche: de l'usine. Le 3 décembre les demandes sur formules sont adressées au .ministre ues ai-faires économiques. Le 12 décembre démarche personnelle d'un délégué au dit ministère. Le 30 décembre confirmation de cette démarche par télégramme. Le 31 décembre lettre répétant là démande.Le 7 janvier idem. Enfin, le 14 janvier, la firme anver-soise, qui s'est établie provisoirement h Londres, commence à se fâcher et adresse à M. le ministre des affaires économiques la lettre suivante : 14 janvier 1919. M. le Ministre, , Nous avons l'honneur de vous confirmer nos précédentes (3, 12, 30 et 31 décembre et 7 janvier) et regrettons vivement être toujours sans aucune réponse. Voilà deux mois que le territoire est libéré, deux mois que nous aurions pu remettre en marche notre usine d'Anvers, deux mois que nous pourrions produire en Belgique, si une, inexplicable décision de notre gouvernement ne nous empêchait d'introduire en Belgique les matières premières que nous avons accumulées à Londres, en vue de la remise en activité de ijotre usine dès la li-» bératiôn du pays. L'abstention de toute réponse à nos! lettres, démarches et télégrammes es!" el'autant plus incompréhensible que le gouvernement anglais, désireux de faciliter la renaissance industrielle de notre pays, nous accorde lés permis d'exportation nécessaires. C'est à se demander si nous rêvons, mais c'est notre gouvernement, le gou* vernement belge, qui s'oppose à ce qu'un industriel belge remette en activité .son usine fermée pendant la guerre. Est-ce trop demander de votre bienveillance, M. le ministre, cjue de vous prier de nous faire connaître la raison de cet ostracisme qui nous frappe? Votre gouvernement préfenel-il noiu-I punir d'avoir en 1914 sacrifié nos intérêts à notre patriotisme? Plutôt que de rester en Belgique cl que. d'encaisser de gros bénéfices cr. travaillant au profit de l'ennemi, noih avons préféré c.migrer temporairement pour travailler à, Londres pour nos Alliés, mais nous n'aurions jamais pu croire que la Belgique étant libérée, c'est de notre gouvernement que viendraient les obstacles à la reprise de notre activité en Belgique. Maintenant, depuis deux mois notre gouvernement s'-opposc à l'entrée 'de nos matières premières en Belgique, nous perdons ici notre temps, noire argent, et ce qui est pire, notre foi en l'avenir de notre industrie. Si le but de notre gouvernement était de nous dissuader de rétablir notre industrie en Belgique, il ne pourrait ctrj plus complètement atteint. Nous ne penivons pas attendre indéfiniment, et si notre gouvernement noua traite en parias, il ne nous restera qu'i nous établir définitivement à l'étrançcf

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Cet article est une édition du titre Le Belge indépendant appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Londres du 1918 au 1919.

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