Le Belge indépendant

931 0
close

Pourquoi voulez-vous rapporter cet article?

Remarques

Envoyer
s.n. 1919, 09 Janvrier. Le Belge indépendant. Accès à 26 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/5717m0768n/
Afficher le texte

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

LE NUMERO 1 PUUftSY No 37 LE BELGE INDEPENDANT ADMINISTRATION ET REDACTION : TtJDOR HOCTSE. l'UDOR ST.. K.C. 4. TÉLÉPHONE: CITY 39(0 JEUDI 9 «JANVIER 1919 (3 MOIS. 9 SHILLINGS ABONNEMENTS-; S MOIS. 17 SHILLINGS (l AN. 32 SHILLINGS LA VIE EN BELGIQUE dn correspondant nous écrit : Tout va aussi mal qùe possible en Belgique "débochée. " Les frontières ont été fermées, sous prétexte de protéger le public contre l'exploitation ; et le résultat, c'esl que nous sommes soumis à une coupe réglée de la part de nos paysans, devenus gros propriétaires, et de. nos commerçants qui, grâce à la fermeture des frontières, peuvent écouler leurs stocks à des prix exorbitants. Le pôrc a augmenté cette semaine, et coûte Fr. 20 le kilo. Depuis 15 jours la viande de bœuf a augmenté de Fr. 4 et revient à Fr. 16 le kilogramme. On affiche le fromage à Fr. 44 le kilogramme, et nous sommes livrés de toutes parts aux traficants, accapareurs et exploiteurs." Cette opinion est confirmée par M. E. J. Dillon, le correspondant du "Daily Telegraph," qui est revenu récemment de Belgique, où l'armistice n'apporte, parait-il, aucun soulagement matériel à la misère de la population. Celle-ci a énormément souffert, et la pauvreté s'étend à la grande masse du public. , Comment le peuple belge a pu résister à quatre ans de misère et d'oppression allemande est un continuel sujet ci'éton-nement, pour notre confrère anglais, qui juge de la dûreté des conditions de la vie en Belgique sous la tyrannie uoche, par les ruines actuelles de la vie nationale et !e découragement de la population. Certes, comme ailleurs, en Europe centrale, les riches ont pu se tirer d'affaires ; les pauvres ont été secourus par la charité américaine, mais les nombreux bourgeois, "qui n'étaient pas riches," et ne recevaient pas de secours, ont horriblement souffert du froid, de la faim et des maladies résultant de la privation. C'est parmi eux que la mort a fait le plus de ravages. Un simple rhume devenait mortel à leur organisme sans résistance, réduit au dernier point d'affaiblissement.La classe moyenne, pendant cin-quante-deux mois, a donc vu la plupart de ses membres tomber un à un dans la misère et faire queue, sous la pluie et la neige, devant les cuisines communales, où l'on pouvait obtenir des rations à bon marché. Depuis l'armistice beaucoup de gens continuent d'y chercher leur subsistance, les conditions de la vie étant aussi pénibles qu'auparavant. Dans ces cuisines communales, après quatre ou cinq heures u attente, on peut obtenir, à des prix raisonnables, un peu de soupe, de pain lourd et de " café " de glands torréfiés. Ceux qui peuvent se payer du sucre doivent faire queue h d'autres centres de ravitaillement. On y accorde une demi-livre de sucre par mois, des pommes de terre, des jiavets, des choux aux prix fixés par le gouvernement.Pour ceux qui comparent la détresse des provinces françaises du Nord à celle de la Belgique, M. E. J. Dillon fait valoir cette énorme différence : la Belgique, pendant plus de quatre ans, fut détruite romme Etat. La France conservait ses débouchés, la plus grande part de son industrie. Elle en a même créé de nouvelles.En Belgique, les grands' établissements industriels furent fermés, les hauts-fourneaux éteints, les machines transportées en Allemagne, où elles continuent de fonctionner aujourd'hui. Quant à la reprise de la vie nationale, elle est encore nulle, ou à peu près. Il n'y a pas de communications inter-ur-baines. Un voyage de 25 kilomètres prend onze heures environ. D'autre part, on ne produit rien par défaut de matières premières et de machines pour les manufacturer. Les magasins sont ouverts, mais ils n'ont rien à vendre. Ceux qui ont de la marchandise exploitent le public sans la moindre vergogne, grâce à cette fameuse fermeture des frontières, dont tout le monde, en Belgique et ailleurs, est exaspéré. On accuse le gouvernement de protéger les accapareurs, et le mécontentement fait perdre patience à la majorité du peuple, qui, âu dire de notre correspondant de Belgique, commence à protester ouvertement contre un état de choses qu'il n'a plus la force de supporter.La situation s'aggraye encore d'un abaissement moral qui a pris des pro portions désastreuses durant l'oppression allemande. On se rappelle que les tribunaux belges ont fait la grève de la justice, pai j^sprit patriotique et en protestatior contre les agissements des activistes, soutenus par les Allemands. 11 en résulte que pendant la dernière année de la guerre, des bandes de malfaiteurs ont ravagé le pays. Le pillage le vol et les attaques nocturnes se pratiquaient librement. La justice n'existaii plus, et les Boches ne demandaient, pas mieux que de voir les Belges s'extermi ner les uns les autres. Aussi les citoyen; paisibles n'osaient-ils plus sortir après le coucher du soleil. Le sens moral s'es; donc perverti, particulièrement parmi le jeune génération, moins apte à résiste! aux influences pernicieuses, pt c'est U un des crimes les plus vils que l'on doii reprocher aux oppresseurs de notrt pays, car c'était assez de martyriser, de dépouiller, de ruiner la Belgique, sans vouloir encore abaisser son âme au niveau de la morale des Allemands. MAX BLIECK. LA VIE DE PARIS Et les bonbons? Vous ne nous aves pas parlé de bonbons? C'est vrai, mais que peut-on dire des absents 1 Le sucre manquant, nous n'avons cette année qu< des caricatures de bonbons, des rond: en pâte d'amande, des mélanges de mie et de cacao, avec de la saccharine ai) fond. Tout cela est laid, peu savoureux âpre et peu engageant. Il y a bien la forme mais le goût est absent. On a vendu quelques sacs de ces produite bizarres, mais c'est par un vieux reste d'habitude une superstition de la politesse. Cett< marchandise naturellement très chàre. n'a que l'aspect de ces fondante de jadis et de ces pralines d'autrefois. Où sont les excellente^, dragées de Verdun d'il j a quatre ans ! Quelques confiseurs se sont rattrapéf sur l'originalité et ont vendu des tète1 de Wilson et de Clemenceau taillée: dans ces imitations de chocolat. C'est assurément de la popularité telle que la connurent, il y a quarante-huit ans Thiers, Victor Hugo et Gambetta, au lendemain de l'autre guerre; ces deuï hommes d'Etat et le grand poète étaient alors aux vitrines des confiseurs en véri table chocolat exquis, et en sucre délicieux. Il y a bien des mois que nous er avons perdu le goût. Le président des Etats-Unis et le président du conseil, intéressants à regarder comr^e cûriosite de la fantaisie parisienne, sont amers s: on les croque, mais ce n'en est pas moins la popularité que Victor Hugo appelait : 'La grande menteuse," après l'avoir qualifiée de "gloire en gros sous." Il ne manque plus à ces deux hommes politiques que d'être sculptés en fourneaux de pipes pour atteindre ce que Thiers déclarait être le comble de l'engouement populaire. -Jules Simon connut cette satisfaction au lendemain de son retour de Bordeaux, il figura sous cette forme en face du libérateur du territoire, dans les vitrines des marchands alors installés sous le3 galeries .du Palais Royal. Deux ou trois ans après le célèbre philosophe était vilipendé par ceux de son parti qui l'avaient fêté sculpté en pipes et acclamé et nous comprenons cette réflexion de l'auteur de "Jenny l'Ouvrière," écrivant en termes brefs : "J'ai connu la popularité, ce n'est rien." Dans tous, les cas c'est quelque chose de fragile. Il ne faut pas trop s'y fier. MM. Clemenceau et WilFon sont en pleine vogue pour le moment et s'en vont à l'ouverture de la Conférence de la Paix avec les beaux mots de Droit e'; de Justice sur les lèvres. Ce sont ceux qui figuraient dans les instructions de Talley-rand se rendant au Cong.ès de Vienne, et qui écrivait à Boarriem alors à Hambourg pour lui annoncer son arrivée à Vienne; le Congrès allait s'ouvrir. "La conduite que les instructions de Sa Majesté nous prescrivent de suivre, est de défendre constamment, et de faire prévaloir les principes de la J ustice et du Droit'public, et conséquemment de tendre à assurer les droits de chacun pour assurer le repos de tous. Le retour du Roi de France ayant fait disparaître les idées que la révolution avait fait naître et propager, il faut espérer que, de même en Europe, on cessera de transformer la force en Droit et que l'on prendra pour règle non sa convenance, mais l'équité." Droit public, fuprématie de la justice sur la force, ne croirait-on pas entendre ■ un discours de ceux qui espèrent fondei la société des nations ? Les diplomates ■ égoïstes et arriérés de 1814 se vantaiem ■ eux aussi de donner à l'Europe la tran i quillité définitive et la paix immuable Et c'était Talleyrand qui pénétrait ai Congrès, la main tendue, pour les pot: de vin, et la bouche pleine de ces beauj mots de vertus dont il étaiJ si peu mé nager et qu'il prononçait sans rire tant il est vrai, comme à écrit Alphonse Karr que "la vertu... beaucoup croient qu< c'est être sévère pour les autres." La lettre inédite que je viens de citei a été vendue l'an passé à la vente de: autographes de la collection de Jules Cla ret-ie. On a vendu en même temps ur paquet de lettres du même Talleyranc écrites de Valançay, à un nommé Bruno [ l'ancien évêque y parle des événement; politiques du commencement du règn< de Louis-Philippe raillant les hommes ai pouvoir et même se montrant sévèr< pour ces politiciens, qui, dit-il, "savenl . si bien rester sur leurs jJieds au miliei des ruines et des décombres qu'ils entas sent autour d'eux. Je suis sûr que M de Marbois, M. Laimé, et M Molé s« réjouissent de toutes les suppression: qu'ils font. Il n'a jamais manqué d< ces charlatans de vertu." Oui, oui, Talleyrand, ce typ^ accompl ; du scepticisme et du vicieux sous toute: ; ses formes, parle de vertu, lui qui auraii . pu répéter avec mille raisons cette ré ; flexion célèbre de Juvénal: "Pour moi i si je venais à rencontrer un homme in tègre et vertueux, je ne serais pas moin! surpris que si je voyais le corps d'ui: quadrupède sur le corps d'un enfant des poissons déterrés par le soc de 1? charrue ou une mule féconde." Aujourd'hui, nous sommes plus favo risés que du temps du satirique latin . nous avons des hommes intègres et ver tueux, mais nous , ne les nommons pas i pour ne aesobliger personne. , JEAN-BERNARD. POLITIQUE ET RELIGION | Le 3 janvier, le cardinal Mercier, ar chevêque de Malines,a présidé en l'églis* 1 Sainte-Gudule, à Bruxelles, la cérémoni< de la consécration de la Belgique au Sa cré-Cœur. D'autre part, un message de Bruxelles ■ nous annonce qu'une réunion des évê ques belges a eu lieu sous la présidence du cardinal Mercier, et qu'il y fut décide qu'ils s'abstiendraient, à l'avenir, d( 1 toute intervention dans la politique di ! pays. ^ Voilà une nouvelle qui réjouira tous le: . Belges, à quelque parti qu'ils appar tiennent. Les évêques hollandais contre le socialisme Une dépêche Reuter annonce qu'une lettre pastorale de l'archevêque et d< quatre évêques des Pays-Bas a été lue dans toutes les églises catholiques. Elle i repousse les doctrines socialistes concer nant la propriété, le mariage, la famille les autorités et la société humaine, attendu qu'elles ne prennent pas en considé ration les lois éternelles et immuables de Dieu. La lettre déclare que le socialisme est en conflit avec la religion catholique. C'est pourquoi les catholiques ne peuvent pas être membres d'associations anarchistes ou socialistes ou les appuyer. Les sainte sacrements doivent être refusés à tout catholique adhérant à l'anar-chisme ou au socialisme. Si les évêques hollandais avaient vécu au temps d'Hérode et de Pilate, ils auraient exclu Jésus-Christ de leur Eglise. L'INTERNATIONALE M. Camille Huysmans, député de Bruxelles et secrétaire du bureau socialiste international, est arrivé à Paris, où il assistera, avec M. Arthur Henuerson, à un meeting de la Confédération générale du travail et du Comité administratif socialiste. M. Huysmans déclare que sa mission est d'accomplir les décisions du comité exécutif de l'Internationale, composé de M. Vandervelde, ministre de la justice, M. Anseele, ministre des travaux publics, et de M. Bertrand,<■ ministre d'Etat en Belgique. Ces décisions se rapportent à la convocation en Suisse d'un meeting du Bureau socialiste international, lequel e.st composé de trois délégués de chaque pays. A ce meeting M. Vandervelde fera un ■ rapport sur sa politique, en qualité d i président, et M. Huysmans, en qualit > de secrétaire y fera un rapport sur 1; ■ sienne. En même temps, le comité inter-alli a convoqué, à la même place et i 1 s même date (du 15 au 20 janvier), ui meeting$ des partis ouvriers et socialis tes des pays alliés. Des représentant ; des pays neutres et des organisations d? i pays centraux se réuniront sous le » mêmes conditions et avec le même ;»rc gramme. M. Huysmans déclare que la questioi > d'une fusion permettant une conférenc • internationale est à l'étude et ne peu 1 être résolue qu'au meeting qui aura liei ! en Suisse. M. Huysmans déclare auss ne rien savoir au sujet des obstacle qu'on opposerait au meeting projeté d Lausanne. 1 Au sujet de l'attitude des socialiste ' belges à l'égard de cette conférence, M : Huysmans fait connaître que le Consfa [ général du parti ouvrier belge a donn ' son approbation au projet de la confe rence internationale de Lausanne, qu' a autorisé ses délégués à y prendre par! • mais qu'il a réservé sa décision sur 1 • question de savoir s'ils pouvaient y ren contrer des délégués allemands rnrajori 1 taires. 1 Quant aux syndicats américains, il ' ont donné une réponse favorable, mai préfèrent l'action séparée des syndicat 1 à l'union de toutes les forces des parti ouvriers. ' Tous les partis russes affiliés à l'In 1 ternationale ont été convoqués. Le 1 Bolchévistes ont refusé de se joindre a" 1 autres partis socialistes. Il n'y aur donc de représentés, au Congrès de Lan sanne, que les partis opposés au Maxi malisme russe. Pour ce qui concerne le délégués allemands, qui seront présent it Versailles, M. Vandervelde sera e rapport avec eux, comme ministre belge à la conférence des différents Etats. Cet tains de ces délégués ont reçu la missio de se rendre également à Lausanne— moins que ce ne soit à Genève—où M Vandervelde pourra conférer avec eu comme président de l'Internationale, s Les problèmes à discuter dans tous ce > meetings sont à peu près les mêmes e ■ se rapportent tous à la paix. Ainsi qu M. Vandervelde l'a déclaré, ces confé s rences n'ont point pour but d'entourage Ja fraternisation, mais de chercher de ; solutions aux problèmes politiques e économiques circonscrits par M. Vv Uso: dans ses quatorze points. Il y aura au moins trois séries de ques tions à discuter: celles de la Ligue de 1 Nations,"les questions territoriales et le questions purement ouvrières, c'est-à dire, l'élaboration d'une charte ouvrière Les démocrates autrichiens délégué ront Herr Otto Bauer, ministre des al i faires étrangères. Probablement l'Aile , magne enverra-t-elle Herren Haase e . Scheidemann, et l'on croit qu'un deu , xième congrès socialiste internationa aura lieu quand la Conférence de la Pal aura terminé ses travaux. Le Rapatriement AYIS OFFICIELS La Commission de Rapatriement oon tinue à faire de pressantes démarche pour que les réfugiés soient autorisés ; emporter une oertaine quantité de vivres Elle espère obtenir dans quelques jour- une solution satisfaisante. ♦ • • A partir du 15 janvier le Local Govern ment Board disposera de quatre grand navires, qui seront affectés exclusivemen au rapatriement des réfugiés via Anvers Les malles de l'Etat rapatrieront, en ou tre, les réfugiés' via Ostende. On espèri que le rapatriement sera terminé vers 1< fin du mois de mars. * » Londres, 8 janvier. Monsieur le Directeur du "Belg< Indépendant," Le Ministère de l'Industrie, du Tra vail et du Ravitaillement, qui octroyaii les licenoes d'importation concernant le! marchandises suivantes : alimentation tabacs, vins et spiritueux, chaussures vêtements et accessoires, tissus, parfume ries et ses accessoires, m'informe que, pal arrêté ministériel en date du 4 janvier, ces marchandises pourront entrer en Belgique sans permis d'importation, à l'exception, toutefois, des articles suivants. ; qui resteront soumis à l'octroi d'une li-; cence: i Céréales panifiables, sucre, tabacs bruts ou manufacturés, vins et spiri-» tueux. i Les licenoes d'importation devront être i demandées par l'intermédiaire des Cham-. bres de Commerce régionales, à M. le mi-s uist-re de l'Industrie, du Travail et du -, Ravitaillement. ♦ » 5 * Ainsi, un peu à la fois, nous nous rapprochons de la solution désrrée, c'est-à- 1 dire, de la liberté commerciale complète. 2 Comme on le voit, désormais, il ne faut 1 plus dé licence pour importer en Belgi* J que les produits alimentaires, conserves, i confitures, lait condensé, ni pour les s étoffes, chaussures, vêtements, savons, e parfumeries, etc. s Richmond, 5 janvier. Monsieur le Directeur, ^ Un cas qui ne doit cepenelant pas ètra isolé ici, et que je n'ai pas encore vu j traité, est celui-ci : Trois de mes fils sont soldats,et aussi ' un ami de mon village qui était réfugié 1 avec moi. J'ai ici à peu près tous leurs effets, coffres, bicyclettes, etc. Aurai-je droit à 300 livres pour chacun d'eux? Si non, que dois-je faire de leurs effets? s S'ils sont soldats on ne peut pas, je s pense, leur en faire un grief, ni leur s causer de dommage de ce chef. 3 J'ose espérer que vous daignerez porter la question devant Qui de Droit et que " -la réponse sera favorable. s Dans cet espoir, recevez .. F. D. * a * Walhain Green, 6 janvier. Monsieur le Directeur, s Comme d'autres, je lis journellement s vos articles et les correspondances de vos n lecteurs, et réellement on y perd son la- , tin. Je voudrais savoir si, comme photo- - graphe professionnel, il me sera permis n d'emporter un ou deux appareils photo-•i gfaphiques, oeux-ci faisant partie de mon . outillage de travail, ainsi que quelques k articles absolument nécessaires dans ma profession. F. de B... * * 3 * 1 Lettre d'un père de famille Hexham, 5 janvier. Monsieur le Directeur, s Si vous voudriez être assez aimable d« r m'accorder l'hospitalité de vos colonnes, ^ je voudrais, comme beaucoup de mes compatriotes, protester contre les mesures qui nous frappent à l'occasion de notre retour. 5 J'ai six enfants, cinq garçons et une ' fille. Mon aîné est à l'armée, et comme jé lui ai acheté de nouveaux vêtements avant son incorporation, devrai-je lea jeter ? Mon quatrième fils est en Belgique, étant en vacances chez mon père à La Louvière quand les Boches envahirent " notre pays ; force me fut de partir en 1 Angleterre sans lui, et le pauvre petit, v qui a 10 ans maintenant, m'écrit avec joie pour m'annoncer qu'il a réussi ses compositions de fin d'année et qu'il est 19 premier de sa classe. En même temps, il me supplie de lui rapporter des vêtements, chaussures, etc, dont il est priv© depuis quatre ans. ► A force de travail, je suis parvenu à habiller ma nombreuse famille de neuf, - et vous voyez ce petit garçon être privé 3 de vêtements? N'a-t-il pas déjà assez 1 souffert ainsi ? Quel est le père qui pourrait supporter 3 de voir cinq de ses enfants bien habillés et le sixième en guenilles : il serait bien lâche, celui-là. Allons, Monsieur Qui de Droit, ayez au moins du coeur ! Que les pauvres exilés j. rentrent au moins contents : il y aura encore assez de larmes à verser à la rentrée pour beaucoup. En vous remerciant infiniment pour ^ l'ennui que je vous cause, je vous prie d'agréer mes bien sincères salutations. Isidore MARÉCHAL, Réfugié de Furnes (Fl. Ooc.)' UN DEMENTI ; La nouvelle de l'arrestation de M. Elie i Hainaut, député suppléant socialiste, est , démentie. Il n'a jamais été en prison et affirme énergiquement n'avoir' fait aucun trafic de bétail, ou autre, avec les Allemands. La "Libre Belgique," qui avait, d'après son correspondant du Centre, publié cette fausse nouvelle que 1' "Echo Belge'* a reprise, reconnaît son erreur.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.
Cet article est une édition du titre Le Belge indépendant appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Londres du 1918 au 1919.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Ajouter à la collection

Emplacement

Sujets

Périodes