Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1918, 15 Juin. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 22 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/2b8v981632/
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ABONNEMENT - -"V * - Bruxelles - Province - Etranger Les abonnements sont reçus exclusivement par tous 1< BUREAUX DE POSTES. Les réclamations concernant les abonnements doive! Être ac essées exclusivement au bureau de poste qui délivré /abonnement. FRIX DES ABONNEMENTS : 3 mois : 2 mois • 1 mois Fr. 9.00 Fr. 6.00 Fr. 3.0 TÎRAGE s 125,CO© par jou ■■■ i.■■■ ■ _ LeSfiïxellois .TOURNAI. 0IJOTIDIEK Z PC I> ï£ T' Iï> JV 1") A. *3? r:r=r;■ ■—» , -■? ANNONCES Faits divers et Echos La ligne, fr. 5 (S Nécrologie Annonces commerciales ?.o< Annonces financières 2.C PETITES ANNONCES. . . .La grande ligne. 2.0i Rédacteur en chef : René ARMAND Rédaction, Administration, Publicité, Vente : BRUXELLES, 33-35, rus de la Caserne TIRAGE : 125,000 par joui ILa Guerre et les Microbes : C'est une chose un peu comique que ce souci ' 1 de l'antisepsie et cette préoccupation aigué de l'hygiène dont nous sommes tous atteints depuis le début de Ja guerre. Il ne 'agit pas, bien entendu, de l'hygiène pu- ' blique — celle-là mérite le respect, to ît notre respect — mais des fantaisies individuelles dont chacun, depuis trois ou quatre ans et particu- ' lièrement à cette époque-ci de l'année. complique sa vie scion ses manies particulières. Je 3 suis persuadé que les médecins attachés à nos admirables installations bactériologiques et autres du Parc Léopold prennent beaucoup mo:ns 1 de peine pour éviter les empoisonnements que 1 ne font la plupart des demi-ignorants qui savent -de leurs admirables travaux juste ce qu'il faut pour avoir peur de tout. On se méfie — de confiance — des choses qu'on boit, qu'on mange, qu'on touche, et de l'air qu'on respire. La bière est bannie, car elle développe dans l'org'anisme les toxines des ac- ■ ùvités excessives; le lait fourmille de lepto-thrix; la \iande — bien que nos accapareurs de bouchers nous la fassent payer des prix fous — ■ est chargée de ptomaincs ; les étoffes, même les pauvres draps de lit teints en mauve, bleu pâle et rose, sont enduites de vibrions ; il y a ■du. tétanos en poudre à. la tige des fleurs; le cancer s'embusque sous les feuilles de l'innocent cresson' et des salades naïves; le bacille I' d'Eberth guette dans la pureté décevante de l'eau, et, d'une façon générale, tous les comestibles sont vénéneux. Ce n'était pas assez de voir toutes les denrées, grâce à l'accord parfait entre les paysans I voleurs et les accapareurs-affameurs des gran des villes, atteindre des prix exorbitants ! La manie des microbes vient s'ajouter à nos maux ! Manger es.t décidément un exercice qui tend à passer de mode. On se le déconseille mutuellement. Que mangerait-on d'ailleurs ? Les œufs à fr. 1.25 intoxiquent les arthritiques _— et qui oserait se vanter de n'être pas arthritique? — Les légumes verts dilatent l'estomac; la torréa-'ine fait tomber les cheveux ;. et que dire des salaisons? à leur être comparé, l'«aqua tofana» semblerait un brillant régénérateur des cellules ! Puis on redoute encore : les poussières qui (mettent la tuberculose en circulation ; les livres qui abritent entre leurs feuillets le microbe du rhume de cerveau; le linge et ses staphylocoques, les verres mal rincés sur le danger desquels point n'est besoin d'insister.,. C'est d-e quoi perdre la tête, et on la perd. Ces craintes multiformes indiquent-elles une plus grande ,peur de la mort? il semble que non, puisque, si nous en croyons des échos de nos confi'èrcs hollandais, elles régnent en maî- I tresses absolues en Angleterre dont les gouver nants, non contents de provoquer les horribles hécatombes parmi les fils d'Albion, entraînent tous les jours dans le gouffre de la mort des milliers de Français, d'Italiens, de Belges, etc. .Cette époque-ci est ■— chose bizarre et ce mal--çré la guerre mondiale — optimiste à l'extrême, car si chacun grogne et trouve que les choses vont fort mal, on a, en masse, un goût frénétique de l'espoir. Qu'il s'agisse de la lutte titanesqus au front Ouest ou du bonheur réalisable le lendemain de la signature de la paix, le public accueille avec ardeur toutes les images prometteuses ,de mieux. Jamais on n'a eu tant de facilité pour faire croire n'importe quoi à "'importe qui et^ù jout^^ ( >• ..V * . pour peu qu'on ait regardé 1rs . .. autres -n sOT-mcure-, que les vrais acharnés à <•'£». • vivre sont les pessimistes, les malades, les dé- i® /"î tracteurs de la vie. Jamais on .l'est plus attaché à sa propre guenille qu'aux heures de souffrance physique ou de torture morale, alors que le spectacle de l'activité extérieure est impuissant à détourner l'esprit. On n'a plus que l'étroit domaine du moi ; on pense le détester, en réalité on l'adore, car on y est seul. 11 n est_ guère de joie qui ne ii'êcessïte une -s%. collaboration, un partage ; la douleur est égoïste, partant plus intense r elle nous lie à nous-même J& av?c une prodigieuse énergie : les désespérés qui manquent leur suicide ne le recommencent presque jamais, car pour avoir failli la perdrfc ils ont compris combien la vie leur était chère. L amertume du pessimisme comporte de sombres plaisirs d un goût si puissant qu'on n'a ■ M point envie d'y renoncer. L'optimisme, au contraire, fait bon marché de la vie. Son bel aboutissement en panache n'est-II pas l'esprit d'aventure et l'héroïsme? Il faut donc chercher ailleurs que dans une épidémi-que épouvante de la mort l'explication de la manie des précautions que nous opposons au microbe dont la méchante présence, partout devi- ■ _ née, nous trouble la tête. La forme des besoins change, leur substance ■ r=- demeure identique. L'homme a en soi l'irré'duc- ' » tible besoin de croire, d'espérer et d'avoir un | peu peur. En dessous de Ta grande foi unique, Iil y a une foule de petites croyances fragmentaires et tenaces. Jadis on venait se faire guérir autour des temples et, bien qu'on ignorât le radium, on utilisait la radioactivité des sour-; . ces sacrées. Puis les sciences sont allées cha-_ cune par son chemin hors du giron de la reli- Igion qui avait bercé leur enfance. Mais si elles a mère commtine, elles ont pourtant herite d elle, non seulement le dogmatisme, mais aussi les persuasives pratiques. La médecine .impose des règles comme le cloître ; elle exige l'obéissance passive, l'aban- Icion du vouloir vaincu, opère des miracles en agissant sur ] emotivité tout comme faisaient les oracles des temples illustres. On veut tout ensemble craindre et savoir qu'on sera protégé. Il faut que quelqu'un se mêle de nos affaires, queiqu un a qui nous reconnaissions un pouvoir supérieur et mystérieux. Le prêtre sait notre) H &Iïle et ses devenirs, le médecin connaît les secrets de notre organisme et ses menaces, l'un et autre peuvent conjurer, aider, changer, nous Eauyer du mal. Le sentiment du danger et la * confiance dans le salut c'est l'action et la réaction indispensables à notre équilibre vital. . voila pourquoi, il me semble, on prend plai-Sir a redouter le microbe et plus grand, plaisir encore a stenliser l'eau et le lait, à se soumettre a la gêne des1 régimes. L hygiène et l'antisepsie ne suffisent pourtant pas a rendre la vie dél'cieuse, ni même a perfectionner la santé g-cnerale. On n'a pas trouvé encore le vaccin préservateur des microbes de : g^gUr' haine, de l'ambition ou des cha- Toutes ces choses:là mettent dans les tissus des poisons aussi virulents qu'aucune bac 0:k\ 1 1. e serait-il pas sage de faTe chacun pour son. • compta un peu d'hygiène morale? Et le premier point de cette hygiène-là ne consisterait-il pas a s'occuper moins de soi-même, a ne pas s hypnotiser sur les molaires du corps et les inquiétudes du cœur ? En vérité ce qui nous tue, ce sont nos passions, c'est notre pensée. Aucune maladie n'est mortelle si le terrain où elle tombe lui oppose une suffisante résistance, lit de quoi sont faits les états déprimés qui nous mettent en infériorité quant à ces misérables et abondants microbes ? Des fléchissements de notre volonté, du délabrement causé par les soucis trop lâchement accueillis, de l'attachement puéril et maladroit à notre propre personnalité, de l'importance folle que nous nous accordons et qui nous retient de comparer notre- migraine au cancer du voisin, notre amour déçu à de plus effroyables infortunes. Rien ne décongestionne comme de regarder hors de soi, de se rendre compfe que si gené qu'on jouisse être, il y a pis encore, et que d ailleurs il existe des chemins pour sortir < de tout ou presque de tout, même des impasses, car on y échappe en revenant en arrière. La .manie de se soigner a peut-être plus d'in-convéruenta encore eue de bans résultats ; elle fait collaborer l'attention et le vouloir avec la ? maladie. L'activité et l'insouciance de soi-même 3 sont de magnifiques producteurs d'énergie et la meilleure défense contre tous les germes mortifère res qui circulent autour de nous. Avoir peur des jo. maladies contagieuses, n'est pas le moyen le plus certain de s'en préserver. Ce qu'il faut, c'est ou. être fort ! tre Cette lorce-là s'augmente par les contacts, elle ,nt est faite de la faculté réceptive qui nous emplit r'u. des échos de la vie générale; du don de sympa- 5lj_ thie qui nous mêle à tous ses intérêts, nous re- Te nouvelle sans cesse par des échanges psychiques los qui enrichissent le sang, en règlent le cours et au- tonifient les nerfs; cette force, c'est le senti- ns ment des autres qui nous rétablit dans nos limitée îue et nous arme mieux que l'exaltation imprudente sa_ et le souci exclusif du moi. j'il II y a dans l'Inde des fakirs qui passent ur temps considérable dans la contemplation de leui ses nombril, dont ils se persuadent qu'il est le cen de tre du monde. . . elle Nous faisons cela, nous aussi, mais a la dit te. ac- rence des fakirs, nous ne voyons que le nombril ito- La vraie hygiène, tant mentale que physique de ne consisterait-elle pas à tâcher, en outre, d'à- — percevoir quelque enose du vaste univers ? •me Gin. Mila. — -«»»» Lft GUERRE lie de Communiqués Officiels es- ALLEMANDS ;n" BERLIN, H juin. — Officiel de midi: •"s Théâtre de la guerre à l'Ouest Croupe d'armée ciu prince héritier Rupprecht ,x 1 Au sud-ouest d'Ypres les Français ont -prononcé à de violentes attaques contre nos lignes entre [le- V oormeseele et Vierstraat. Ils ont été repoussés | à avec des pertes sanglantes. ■jui Plusieurs officiers et plus de 150 soldats sont restés prisonniers à cette occasion en nos mains. éa- Engagements de reconnaissance couronnés de les succès au Kemmel. Sur le reste du front, l'action viiê ne s'est ranimée que passagèrement. es! Croupe d'armée du Kronprinz allemand, :lul Sur le champ de combat au sud-ouest de Noyon, r®s l'action d'artillerie est restée renforcée. Près de "u Courcelles et de Méry, ainsi que dans la plaine c?" de Mate, immédiatement à l'ouest de l'Oise, l'en-e'? ne mi a renouvelé sès vaines contre-attaques. Il a01 fui rejeté sous de lourdes pertes. Des deux côtés de la route Soissons-Villers-lne Cotterets, nous avons pénétré dans le bois de Villers-Cotterels. L'armée du colonel général von . Bochn a capturé depuis le 27 mai plus de 8S0 ca-lal" nons. Par îàj le nombre des canons ramenés par fr" groupe d'armée du Kronprinz allemand depuis le 21 mai, s'élève à 1,050. x Hier, 28 avions ennemis ont été abattus. Le ca- !ys pi'air.e Berthold remporta, sa SJ,e, le lieutenant ]" Vdet sa 29e, le premier lieutenant Loerzer sa 25e ar" victoire aérienne. Pour le mois de mai, la perte j c~ des forces acrinnees ennemies s'élève aux fronts allemands à 2J ballons captifs et J>13 avions,dont Jf 223 sont tombés derrière nos lignes, les autres ,ye tombant visiblement au delà des positions de . l'adversaire. Nous avons perdu au combat 180 L1?' avions et 28 ballons captifs. cu La guerre sou3-marme. uoi BEI?LIA7. 14 juin. — Officiel: ^ n nos soiis-rnarins, commandé i>ar le lieu-tenant-capital*»* cv —a mule eninm^? vG3 crjwxiv icrïïiôs ithtis èa Zone de uurruge aztzi'ur des à îles d'Açores,dans le golfe de Viscaya.Parmi d'au-dé- 1res les navires anglais suivants ont été coulés: :ta- Un vapeur inconnu (3,500 tonnes) avec une car-uf- gaison de houille, le vapeur « I.ancarvan » (J/ U9 lue tonnes, avec 3,089 tonnes d'orge et 912 pièces de lis- barres d'acier, le vapeur « Marionctshire » (4,808 l'é- tonnes), avec d.es marchandises diverses; le va-en peur « Cairncross » (4,010 t.) avec 5,000 tonnes de charbon, le transport de troupe vide « Anso-lne (8,153 i.) et le voilier « Ruth-Hichman » ;te. (417 t.) avec 500 tonnes de sel et de pommes de nle terre. Tous les vapeurs étaient armés de canons rés en partie de lance-mines. BERLIN, 13 juin. — Officiel du soir : Sur les fronts de combat, la situation est in-changée. Combats locaux au sud d'Y près, au. sud-^ ouest de Noyon et au sud de l'Aisne. AUTRICHIENS ^ VIENNE, 13 juin. — Officiel de ce midi: I,," Sur le front en Italie, opérations peu im-bor-. tantes. En Albanie, l'avance des Français dans la ligne Mania-Sinaprente a été enrayée. ;vi- Sur mer. VIENNE, 13 juin. — Officiel: ice L'Amirauté italienne annonce que deux tor-uc- pilleurs italiens ont attaqué le 10 juin au matin un une division navale austro-twngroise touché par ae, deux torpilles un croiseur du type « Viribus Uni-:-n- fis », lancé une torpille sur un autre navire et iié- gravement avarié un contre-torpilleur. Contrai-rât rement à cette informatioilj en dehors du torpilla-ur- ge du uSzent Istvann, aucun autre de nos navires 1a- n'a été touché. S TURC int CONST ANTIN OPI.E, 11 juin. — Officiel: ais Sur le front en Palestine, le 9 juin, lard dans la soirée, après une violente préparation d'artille- le fie, f ennemi a renouvelé son attaque dans le sec- m- teur de la côte, sous le feu précis de notre artil- en leriCj de nos mitrailleuses et de notre infanterie, les il a subi de très fortes pertes et son attaque a su- une fois de plus échoué. Il Rien d'important à signaler sur les autres es, fronts. p'r FRANÇAIS trc) PARIS, 13 juin. — Officiel, 3 h.j p. m.: s';" Dans la soirée d'hier et dans la nuit l'ennemi _ n'(l i?as renouvelé ses attaques contre Montdidier 1, et la région d'Antheuil. Nos troupes ont consolidé ré- hurs positions. A droite nos contre-attaques nous ont permis de rejeter l'ennemi sur la rive droite ai- ^u Nous occupons de nouveau les hauteurs sir ^6 .Cr°i*~Bicard et de Mclicocq. Une centaine de prisonniers et des mitrailleuses sont restés entre nos mains. Les combats ont continué avec |nt violence entre l'Aisne et la forêt de Villers-Cot-er- terets- L'ennemi a progressé jusqu'à la rivière à - l'est de La Versine et a réussi après une lutte fje acharnée à prendre pied dans Cœuvres et Saint-la_ Pierre-Aigle. L'ennemi a prononcé une violente attaque sur le front Bouresches et le bois de us Belleau. Les troupes américaines ont brisé l'at-ïS taque en infligeant des pertes sérieuses aux as-on saillants et en gardant leurs gains. PARIS, 1S juin. — Officiel, 11 h., p. m.: ne Au cours de la journée l'ennemi a lancé une îe, puissante attaque depuis Courcelles jusqu'au et nord de Méry. Prises sous nos feux les troupes ,us assaillantes n'ont pu aborder nos positions et ont dû refluer sur leur ligne de départ, aprsè avoir où subi de très fortes pertes. Dans le matérie cap-;e. Ituré au cours de nos attaques il trouve dix us canons dont quatre lourds et un très grand nom-et bre de mitrailleuses. Entre l'Oise et VAisne jour-Ire née calme. Au sud de l'Aisne l'ennemi a conti-op nué ce matin sa poussée entre l'Aisne et la forêt et de Villers-Cotterets, repoussé sur a plupart des m- points. Il a réussi à prendre pied dans le village pii de la Vereine. Toutes ses tentatives pour dé-tn- boucher de Cœuvres et pour progresser à l'ouest ra- de la ferme Vertefeuille ont complètement ne échoue. Il n'a pas renouvelé ses attaques au cours ie, de Vaprès-midi. Au nord de Corcy l'ennemi qui et avait pénétré momentanément dans nos lignes tir fn a été rejeté. N vus avons intégralement réta-ïs- bH nos positions.Lutte d'artillerie assez vive dans la région de Courcy, vers Champlat et la Pom-in- pelle. Journée c.alme sur le reste du front. Ile A viation : Dans la ioumén du xâ «m? 4,oinho-t- la diers ont lancé sur la zone de bataille seize ton- m me nés de projectiles et vingt-anq tonnes dans la se la nuit du 12 au 13. Des cantonnements, des convois C' ifè- des troupes en marche en arrière du frpjit en-ne- st des tri ont été bombardés ainsi que les villages de nt le Ressons-sur-Matz, Ricquebourg, Orvillers-Orel et 'est les régions de Rcye et de Guîgnicourt. Plusieurs incendies ont été constatés. Le même jour, sept , :11e avions ennemis ont été abattus et 0 mis hors de I c plit combat. Pendant la Ire semaine du mois de juin pa- 13 avions ennemis ont été abattus far les moyens re- de la défense contre avions. ITALIENS nti- ROME, 12 jui.i. — Officiel: ai ites Tout le long du front, feu de diversion de l ar- v; nte tillerie. Nos patrouilles ont infligé des pertes aux n' avant-posteî et aux détachements de reconnais- p; un sance ennemis au sud du Stelvio, dans la vallée j_, eur de la P/esfr.a et sur le monie Assoloitej elles ont :en- fait des prisonniers et pris des armes et du maté- tr, rïel de fiterre. Dans la vallée de Concei et dans tj ffé- fa value de Lagarina, nous avons repoussé des ac iril. détachements autrichiens. iue, Sur mer. i>a- RIME, 11 juin. - Officiel: n, Hier au lever du -jour, près des lies de la Ual- a, maiie, deux prtits torpilleurs italiens commandés par le capitaine de vaisseau Rtizo-Luigi de Mêla-zo, ont attaqué -une divi'ion navale austro-hongroise comprenant deux grands vaisseaux de li- ^ gne du type « Viribus Unilis », protégés par dix , _ contre-torpilleurs. Après avoir franchi la ligne sv S (fcs contre-torpilleurs, nos unités ont touché le navire de tête par deux torpilles et lancé une •troisième torpille sur le navire suivant. Nos na- tr vires, poursuivis par des torpilleurs autrichiens, ql ont gravement avarié l'un d'entre eux; ils sont p. îht rentrés indemnes à leur base. r; ANGLAIS se« HT/S ION DR ES, 12 juin. — Officiel: e; Vu détachement ennemi a tente celte mat d at- cl .ny,f taçuer un de nos postes établi dans le bois d'A- rc , veluy; il a été repoussé. Près de Boy elles, nous ' , avons exécuté une heureuse attaque et fait quel-5 que s prisonniers. L'artillerie allemande a été ac- tive hier par intermittence à l'ouest de Lens. Pf Les troupes françaises ont exécuté cette nuit sa une fructueuse attaque près de Locre. ri 'on, pour le reste, rien d'important à signaler sur : de le front anglais. ivac ——— ? — ^ '"li DERNiÈRES_DEPÊCHES | "f, L'OFFENSIVE ALLEMANDE §' von Les combats er.tro MonMidier et Noyon sc ca- Berlin, 13 juin. — Le gràad succès réalisé le f>cr entre Montdidier et Noyon démontre que les Aj- le lemands arrivent à percer le front ennemi mê- A me le plus fortifié, indépendamment d'une im- N ca- possibilité d'attaquer par surprise. Tous les pri- oi tant sonniers concordent dans leurs affirmations sui- la 25e vaT1t lesquelles l'assaut allemand était p/évu :3 erte ou 4 jours d'avance, et sont unanimes à certi- c nts 'fier que l'artillerie française avait été considé- qi lont rablemcnt renforcée. Dans leurs allocutions et 0! très harangues aux troupes, les chefs fiançais or- (j, de donnaient de tenir les positions^ jusqu'au dernier ,3, 180 homme : ce qui n'a pas empêche l'offensive al- n; lemande d'aboutir à un succès considérab.e et complet, en infligeant des perles extraordinaire-ment lourdes à l'ennemi; une; grande partie de • • son 76e régiment s'est rendue; son lie téx. de tr §KT cuirass.cïs.....,et son 131e d' nfanterie peuvent ci n ' ' < t.i.ip.r < omiiTê-v-:. - —.. —. .fpiO ) - ■/ faite du 11, l'ennemi revint à la charge, le len- le demain, avec des forces massées en contingents a ff' profonds, qui, appuyés par de nombreux tani.s, nr ,,,ô vinrent attaquer la position allemande des deux P . côtés de la route de Lille; mais après d'opiniâ- rr JqÎ très combats, il s'en fit rejeter avec des pertes vi » effroyables. Une seconde attaque, qu'il opéra P , va~ vers <3eux heures après-midi contre les lignes al- ri mes iemandes d'Antheuil, s'écroula sous la canon- c< ns_°' nade destructrice avant même d'ariiv^r à son d développement. • d: s Les attaques restées vaines ne valurent aux s] ions Français qu'un terrible accroissement de leurs s< pertes sanglantes. Bref, les journées: du 11 et n 12 juin peuvent compter parmi les plus césas- ni in- treuses pour l'ennemi depuis le 31 mars. Ajou- te sud- tons que ce dernier a encore perdu plus ce 3,500 ti prisonniers le 12. n Berlin, 13 juin. — On a trouvé, sur la près- C que tota!ité_ des Français faits prisopniers a 2 Château-Thierry, de nombreux objets volés dans re ior- les 'magasins ou les maisons particulières de L cette ville, qui, manifestement, aura été pillée tr gne par les troupes françaises. si CompièSne rctenaeéo v( Bâle, 1-1 juin. — De l'«Echo de Parisa : La ^ pression allemande des deux côtés de l'Oise se jc tor- renforce de jour en jour. L'ennemi a amené de C( atin nouvelles réserves et redouble ses efforts. Com- rc par piègne est menacée de trois côtés. Les avant- s( Jni- postes allemands ont atteint l'avant-plan devant n. e et la ville, qui est soumise à une canonnade con- 'rai- tinuelle et ne sont plus éloignés de'la ville que tc illa- de 8 à 10 kilom. n< ires La Haye, 14 juin. — On mande de Londres: s{ Les descriptions des journaux anglais s'accor- cj dent à dire que les combats pour la région de „] Compiègne ont été d'une violence extrême au cours des dernières 33 heures. Les pertes sont [ans énormes des deux côtés. Dans la région de Mor- y Me- temer, au sud-est de Montdidier, la mêlée corps ,, sec- à corps, les contre-attaques incessantes et le , rtil- feu des canons allemands échauffés à blanc ont | ■ rie, rappelé les jours les plus terribles devant Ver- f '■e a dun. A des heures à la ronde, l'air est noir de y fumée. Des douzaines de villages en flammes en- très cadrent l'horizon. Sans cesse, on entend le ton- * lierre de centaines de batteries. Une des plus grandes contre-attaques à jj, l'aide de tanks, qui aient été exécutées jusqu'ici, ] • a eu lieu au sud-ouest de Noyon, qui put refou- j- 1er légèrement les lignes ennemies, mais bientôt ^ lid' ^'s furent Pris sous le terrible feu-croisé de l'ar- e tillerie allemande. Aucun des tanks qui ont pu j °yS retourner n'a pu le faire sans de sérieuses ' 1 avaries. Le «Times» croit qu'une grande contre- !tfrs attaque des alliés, sur un large front, est immi- ■ une nente. Pour le surplus, le journal juge la si- /n~ tuation avec réserve. Jj' La menace contre Paris. C( e à St-Gall, 14 juin. — De Paris au «Journal de m 'Ute St-Gall» : En France on ne croit pas que Paris il int- soit réellement menacé, en se basant sur ce ir 'nte fait qu'Amiens, Verdun et Arras sont bien plus i"< de étroitement encerclés, sans être tombés jus- rt 'at- qu'ici. Si l'armée allemande devait se rapprocher P as- au point qu'un bombardement immédiat de Pa- r< ris surviendrait, il faudrait naturellement pro- u céder à l'évacuation des parties de la ville qui Cl une sont menacées. En tout cas, le gouvernement ne 1)1 \'au Quitterait Paris qu'au dernier moment. Clemen- P \pes ceau est fermement résolu à une résistance déses- 15 ont pérée. Il a trop vertement critiqué la fuite de ses voir prédécesseurs à Bordeaux, pour répéter lui-même :ap- pareille démarche ou la conseiller au président 1' dix Poincaré. si om- Considérations alliées sur les événements. c fur- La Haye, 14 juin. — Le «Times» décrit com- 1' nti- bien sont terribles les lance-mines allemands. c irêt Comme les Français ont changé presque chaque P des maison en un petit fort, les combats dans les âge rues sont extraordinairement acharnés. Il trace e: de- une sombre image de la fuite de la population t( test civile et dit que cela ne s'est vu ni en Italie, ni 9 ent en Russie. Des femmes, des enfants, des vieil- >urs lards entassés pêle-mêle avec des pièces de mo- ^ bilier dans des charrettes, dévalaient au milieu ffs des troupeaux bêlants de bétail, de moutons et '^a~ de chèvres, par les routes inondées littéralement f ans aussi de troupes et d'innombrables transports mi- j; om~ j litaires dans la direction de Paris. c I Bâle, 14 juin. — Du «Daily Mail» : Il faut J lot-1 s'attendrq à_ des attaques par surprise des Aile- c on- mands sur d'autres parties du front. On ne peut la se rendre clairement compte si l'attaque contre 'Ois Compiègne est une attaqué de décharge ou coa-ne- stitue une partie essentielle des projets de l'en-de nemi. et- Conseil des ministres à l'Elysée. liJJ, Zurich, 14 juin. — De la «Nouvelle Correspon-jg dance» : Le 11 juin, un conseil des ministres a uj,t eu lieu à l'Elysée sous la présidence de Poin-caré. On y a discuté principalement la situation militaire. Les attaciuss aériennes contre Paris Berlin, 13 juin. — Pour do mer idée du deçré auquel Paris doit souffrir des opérations d'a-ar- viateurs ou de la grosse artillerie des Allemands, u<:x n'en déplaise aux rapports contradictoires de la y s- presse française, nous pouvons citer la gare de lée Lyon, gravement endommagée par une bombe ont all moment o ùun train transport de troupes y en-ité- trait. Résultat: pertes considérables; et les obus ans du canon à longue portée ont occasionné de des nouveaux et graves dégâts dans la ^ille. La guerre aériorma Berlin, 13 juin. — L'une de ces dernières , 7 nuits, un train-hôpital allemand a été attaqué f f" avec préméditation de l'ennemi. Un aviateur fran-?, s çais. avait fait osciller au-dessus de ce train qui ? se trouvait en territoire occupe sur une voie de ctavàgc, une bombe lumineuse, et à faible hau-Jî~ teur, ce qui éclairait le train garé comiine en d%x plein jour et permettait de voir nettement les ""f successîons de croix rouges qu'il comportait. Néanmoins, l'aviateur ennemi en fit le but de u"e ses opérations, d'abord par la décharge de mi-na~ trailleuses sur ~e train, puis en laissant tomber 'ns< quatre bombes qui eurent pour effets la mise en ont pièces de trois trains-lazarets et de graves avaries à neuf autres. Le chef de train vient de succomber à ses blessures ; le médecin suppléant est cloué à l'hôpital pour de graves blessures, , , et ce n'est que par miracle que les autres oc-/J" cupants du train ont pu s'en tirer a^c de légè-A~ rcs contusions. °^s La guerre sous-marine ac- Washington, 13 juin. -— (Reuter). —- Le vapeur américain « Pinar del Rio » a été coulé i-uit samedi à hauteur de Maryland par un sous-marin. Tout l'équipage a pu être débarqué. sur Londres, 13 juin. — De New-York au «Daily Chronicle» : Les survivants du vapeur postal américain «Piuar del Rio», torpillé par un sous-, marin, racontent que le sous-marin était acconi-3 pagné d'un vapeur à 3 cheminées peintes,d'environ 0000 tonnes. Pendant que le sous-marin attaquait, le vapeur resta à une distance de 2 à 3 milles. Il reçut ensuite l'ordre de suivre le sous-marin et les deux navires disparurent. La [isé longueur du sous-marin est évaluée à 200 pieds. Al- Berlin, 14 juin. — De Rotterdam au « Lokal né- Anzciger » : On annonce de Wellington (Terre-im- Neuve) que près du cap nord de l'île, des mines pri- ont été repêchées à une distance de 10 milles de sui- la côte. 1 P Rotterdam, 13 juin. ■— Le «Nieuwe Rotterd. rti- Courant» apprend que les prisonniers allemands-dé- qUi sc trouvaient à bord du vapeur «Sandoro» ct ont ouvert immédiatement après la catastrophe ?r~ du «Koningin Regentes» une collecte en faveur lle.r des familles des victimes de l'équipage du «Ko-al" ningin Regentes» qui a produit 140 mark. Les effets de la gusrra sous-marine de Berlin, 1G juin. — Les conditions ce l'exis-de tençe ,en Angleterre subissent une aggravation 'ent. confirmée par tous les rapports de source pri- ^ * ' ...; .i"ci —■ r:ï!ii ,jT-t-:rirr: \ len- les choses ont pri s une tournure aussi fâcheuse, >:its au début de l'offensive sous-marine des Aile-i;„s,- mands ; elles ont encore assez brusquement erû-eux piré l'automne dernier. La disette est actuelle-niâ- ment si grande chez les. Anglais qu'ils n'arri-rtes vent même plus à donner le nécessaire à leurs :éra prisonniers. L'un d'eux, un officier allemand, al- réussit il y a quelque temps à informer ses • ion- compatriotes d'Allemagne de vérités dépourvues son d'artifice, entre autres celles-ci: On nous interdit tous les journaux anglais, tout exercice de aux sport ou partie musicale; nous n'avons qu'un :urs souper chaud par semaine ; quant à des colis, et nous 11'cn recevons plus du tout. Nous sommes 5as- menacés, en outre, de nous voir supprimer iou-jou- tes les chaises, tous W livres ; avec ce.-a, con-500 tinuellement affamés. Vraiment, notre langage n'est pas outrancier, il lépond aux faits réels, rcs- Depuis la Noël, je n'ai plus reçu un gramme de a graisse; de la marmelade ou du sucre, à de ra-ans res intervalles; très peu de pain et de viande, de Les Anglais sont pris par la disette, nous au-llée très aussi, naturellement ; si cela vous est possible, si vous avez suffisamment vous-mêmes, veuillez nous envoyer plus souvent un peu de T pain noir et de graisse ; tout sera d'ailleurs reçu a avec gratitude. Je n'exagère nullement; depuis longtemps, je n'ai que du pain sec, et pas en-"e core bien régulièrement, il me faut donc enou-3nJ" rer la faim dans les intervalles, car il n'est ab-xn ~ solument pas possible de se. suffire avec l'ordi-ant naire des repas ; les Anglais ne peuvent pas on" ou bien ne veulent pas nous donner davantage ; f-!ue toutefois, si l'on considère que, précédemment, nos compatriotes prisonniers étaient mieux pré-servés de la faim ici, il y a plutôt lieu de con-:o.r~ dure à l'impossibilité qu'au mauvais vouloir an-"e glais. au Uns opinion balgo ssnséo [or- Haye> 11 juin. — Le sénateur belge Léon ~ Van Pcborgh, membre du Conseil communal ' je d'Anvers, vient d'adresser une lettre ouverte aux ont sénateurs et députés belges actuellement réunis j à Paris sur la convocation du gouvernement français, pour y tenir une conférence spéciale. Van Peborgh fait observer qu'en sa double qua-. ~ lité de sénateur et de conseiller à Anvers, il est à même de connaître la pénible situation de v la Belgique en général, de sa ville en particu-• -a lier, vouée à l'anéantissement si la guerre se ' prolonge. Un échange de vues a eu heu entre le gouvernement belge et une partie des parle-mentaires de Belgique, et M. Van Peborgh constate l'opportunité d'en appeler aux députés, P dans la ferme conviction que parmi ceux-ci, on . en trouverait qui n'aient pas perdu tous senti-• " ments humanitaires, qui prendraient à cœur la pitoyable situation du pays et du monde entier, pour en démontrer les tristes effets au gouvernement belge. Le sénateur détaille les souffrances inouïes réservées non seulement à tant de de milliers de Belges, mais à l'humanité entière; iris il fait voir les vides creusés par la mort, les ce mutilations, les cas de folie, la torture des mè-ilus res, bref, tous les maux amoncelés par la guer-jus- re. En conclusion, il exprime la conviction que :her plusieurs députés seront sans doute disposés à Pa- réclamer l'intervention radicale du gouverne-jro- ment en faveur d'une paix générale. Il adresse qui cette requête à tous les sénateurs et députés ne belges séjournant à Paris en ce moment, avec ,en_ prière d'unir leurs efforts vers l'obtention d'une scs_ issue pacifiste. ses Le point de vue de Clemenceau. Budapest, 13 juin. — On mande de Madrid à ent 1' «Az Est» que Clemenceau a justifié comme suit envers l'un de ses amis sa répugnance à conclure la paix. « Te connais fort bien la menta-3m_ lité française. Si je concluais la paix, l'on m'ac-ids. cuserait de faiblesse et de trahison envers le qUë pays, même si cette paix était on ne peut meil-les leure et avantageuse. Si je continue la guerre ace entretemps, même si elle devenait encore plus ion terrible, je deviens un héros national. Songez n'i quel fut' le sort de Thiers et de Gambetta. Or, eij. je n'aspire pas au rôle lourd et ingrat de ■n0, Thiers. » ieu La fermeture de la frontière française ; et On mande de Genève que la fermeture de la ent frontière franco-suisse, établie depuis le mois de mi- janvier, est assurée avec une sévérité toute spéciale depuis le commencement de cette semaine. !aut Jusqu'à la fin de la semaine dernière, les jour-Ile- taux étaient régulièrement retenus quatre jours, a A u A irv 'i: a-M ■ a <c*« g Vr'' "ît? ieut à la frontière. Jeudi, les journaux de dimanche itre ne sont pas arrivés en Suisse. Les communication*, :on- télégraphiques avec Paris sont interrompue 'en- pendant la majeure partie de ia journée et même les communiqués officiels subissent des retards de plus de dix heures. D'aprsè la a Tribune dq Genève», le communiqué publié à Paris à 11 h. ~ du soir, n'était pas arrivé à Genève à 11 h. du matin, soit 12 heures plus tard. joa Installation d'un cabinet d'Empire permanent en Angleterre Rotterdam, 14 juin. — Le cabinet de guerre da - l'Empire britannique siégera pendant un an et détiendra pendant ce délai le pouvoir exécutif ; il ~,a" doit être considéré comme un cabinet de guerre )' .■ amplifié. Les séances du cabinet d'Empire seront • secrètes. Le cabinet décidera des questions qui nbe concernent ia guerre. Il ne sera pas public do cn_ compte-rendu de ses travaux. bus Vers la conférence socialiste à Londres de On mande de La Haye que M. Tïoelstra a interrompu sa tournée de propagande électorale et est arrive à La Haye pour faire ses préparatifs en vue de son voyage à Londres et à Paris. « British -res News» annonce que le gouvernement anglais a dé-flue jà accordé les passeports nécessaires à MM.Troel-an" stra et Bran tin g. La décroissance dc3 naissances en Angleterre tau- Londres, 14 juin. — Le chef du service de la en statistique démographique du Royaume-Uni, dé-les clare que la diminution de la natalité, comparéa ait. aux chiffres de l'année 1913 s'élève à 1.63 p. c. de L'attitude des nationalistes irlandais • ' jriI~ Le correspondant à Londres du « Petit Pari-°er sien » télégraphie que les nationalistes irlandais en ont décidé officiellement de recommencer à sié-tVa" ger à la Chambre des Communes. Beaucoup d'en-de tre eux sont déjà arrivés à Londres. Ils n'ont pas ant l'intention de provoquer une discussion au sujet res' de l'arrestation des chefs Sinn-Fein.Ils n'ont pas modifié leur attitudevis-à-vis du service obliga-'2e" toire en Irlande. Les Irlandais et l'Allemagne On télégraphie de Dublin aux journaux de -vf: Londres que ces jours derniers une manifestation c extrêmement désagréable pour les autorités an< CQa" glaises s'est produite dans la capital irlandaise. Un certain nombre d'Allemands internés devaient être transportésen Angleterre.L'autorité avait tout îtal préparé dans le plus grand secret. Néanmoins^ >us" lorsque le train spécial qui les amenait à Du-prn_ blin stopr.a, une foule énorme d'hommes et d<$ CP" femmes, brandissant des étendards Sinn-Fein et ""in, chantant des hymnes révolutionnaires se rua au-2 à tour des wagons, en poussant des vivats en l'hon-' le neur des Allemands. Sur tout le parcours ces ma-La nifestations se sont produites. Lorsque les pri-ls. sonniers arrivèrent à bord du transport, la mutai sique de leur camp se mit à jouer. On les acclama rre- aussi longtemps qu'ils furent en vue. nes Une déclaration du Pape L'Agence Stefani annonce qu'en réponse à uns , adresse de l'épiscopat de Lombardie, le Pape a 'r?' écrit qu'il n'est pas seulement affligé par les mal-s heurs indicibles qu'a causés cette guerre, sang 'r°J> exemple dans l'histoire du monde,"-mais encore phe pa rla campagne sournoise et habile de diffama-~ljr tion et de haine, qui est menée contre sa person-"°" ne et contre son œuvre. Dsè le commencement de la guerre, il a fait tout ce qui était possible pour en atténuer les douloureuses conséquences, xjs- A plusieurs reprises, spécialement dans l'allocu»-non tio:i prononcée au consistoire du déb.ut de 1915, et pri- plus formellement ençprç .dans une autre allocu- v * » o y i jjior ..riece C ■* -fluc. '.libre il'J, i J a, nie, il le fait de nouveau aujourd'hui, condamné tou-Lile- tes les violations du droit, où qu'elles aient été erti- commises. En exhortant les peuples à faire des îlle- prières publiques et à se livrer aux œuvres de pé-irri- nitence, aussi bien que par des propositions en vue :urs de la conclusion d'une paix juste et durable, il uid, s'efforce de hâter la fin de la vaste tuerie. Mal' ses • gré tout cela, on répand publiquement et secrète* 'ucs ment des accusations diffamatoires, aussi insen-ter- sées que fausses. Dans les campagnes et dans les de villages, on prétend le contraire, et notamment l'un qu'il desire une paix injuste, une paix avanta->;is, geuse pour un des groupes belligérants. On intermes prête faussement jusqu'au silence observé par lui tou- en plusieurs occasions, comme si, en présence :on- d'une insécurité pareille et d'un si puissant cou-age rant de passions, il était possible de formuler des els. protestations individuelles contre des faits isolés. ; de Le sort des prisonniers de guerre. I.a" Berlin, 13 juin. — Alors que les Français iu-'au ventent sans cesse de prétendues atrocités des a " ncamps de prisonniers allemands, les déclara-tions des prisonniers de guerre allemands ren-très <le France, démontrent combien triste est .. la situation des prisonniers au point de vue hu-3U;S manitaire, en France. Non seulement on leur en-lève, cela va de soi, tout objet de valeur, mais lou- leurs soins au point de vue de l'hygiène et leur ab- protection contre les intempéries sont quasi-nuls ; ;di- quant aux punitions, elles sont inhumainement pas dures. A Chambly. des prisonniers punis pour ge ; une peccadille durent porter pendant 3 heures le ent| matin et pendant 3 heures l'après-midi, un réci-pré- pient rempli de sable pesant 20 kilos. :on- Le rationnement aux Etats-Unis an- On mande de New-York que le gouvernement a' ordonné que les hôtels et restaurants de l'Etat de New-Yorlc ne pourront servir de la viande de éon bœuf que quatre fois par semaine : une fois du mal beafsteak, une fois une autre grillade, et deux aux fois de la viande bouillie. La même mesure sera mis édictée dans les autres Etats de l'Union. ient Les négociations russo-oukrainiennes. iua- Kiew, 12 juin. —■ Les journaux annoncent : 'jj Armistice sur tous les fronts. Il a été décidé de ' de laisser aux commandants de troupes au front le ij-y. soin de fixer la ligne de démarcation. On com-se mencera aussitôt les négociations concernant la ntre frontière oukrainienne. C'e;X pourquoi la ques-!r]e_ tion d'une ligne de démarcation générale a étéc, rgh écartée de l'ordre du jour. Provisoirement, au-ités, cun accord n'est intervenu quant à la reprise du on trafic des marchandises, des communications pos :nti- taies et télégraphiques et quant à la publicité r ia des séances plénières; d'après la décision minis-ïier, térielle,la délégation oukrainienne s'opposerait à ver- l'accès de la presse et du public à celles-ci. ran- Manuelski a déclaré, à la suite d'un entretien; de téléphonique avec Moscou, qu'il ne pouvait être ire ; question d'un échange de marchandises rosso-les oukrainien, si des céréales et non seulemeîrf le mè- sucre, moins important, n'étaient livrés en uer- échange des tissus russes. Les journaux annon* que cent que le ministre des affaires étrangères Dois à roschenko, a remis à l'ambassadeur allemand rne- baron von Mumm, une note concernant la né-esse cessité de l'annexion de la Crimée par I'Ouj utés kraine. ivec L-p r^ouvement tsariste en Russia une Stockholm, 14 juin. — On peut se rendre compte de l'ampleur qu'a déjà prise le mouvement en faveur du rétablissement du Tsar, par le fait id à qu'on distribue actuellement un journal portant le ame titre de « Tsar ». Jusqu'à présent, Lénine n'a pas con- léussi à découvrir les éditeurs de la nouvelle nta- feuille; il a promis une prime de 20,000 roubles à ;'ac- celui qui les lui fera découvrir. On mande au le surplus que des manifestations en faveur du tsar1 leil- ont journellement lieu en Russie et que Lénine a erre déjà été l'objet de plusieurs attentats. plus Mort du cosnpOsiîeur Bûjto igez Lugano, 12 juin. — On nous annonce la mort, Or, à 1'. ge de 76 ans, du sénateur italien Arrigo de Boito,# l'illustre compositeur de musique auquel on doit entre autres le prestigieux opéra de Mé-phistophélès, représenté pour la première fois e ja en 1868 à la Scala de Milan ; il venait de ter-. 5 de miner son opéra «Nerone». spé- L'assèchement du Zuiderzee. tine. La Haye, 13 juin. — Le projet de loi pré--our- voyant l'assèchement du Zuiderzee a été adopté >urs, sans vote par la Première Chambre. I s. 5<ne année • N° 1329 • Ed. D DIX CENTIMES "i*

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