Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1918, 28 Juillet. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 25 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/804xg9gv18/
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Le Bruxellois DIX CENTIMES éiWWiIi i' ém& <œm JOURNAL QUOTIDIEN INDEPENDANT Dimanche 28 Juillet 1S18. - N° 1372 S ■ ■■ • —= ABONNEMENT Bruxelles - Province - Etranger - Les abonnements sont reçus exclusivement par tous le« BUREAUX DE POSTES. ' Les réclamations concernant les abonnements doivent être amassées exclusivement au bureau de poste qui a délivré l'abonnement. PRIX DES ABONNEMENTS : ^•3 mois: 2 mois: Imols; ,Fr. 9.00 Fr. 6.00 Fr. 3.00 TIRAGE : 125,000 par jour <i1 ■ Tl I Dimanche 28 JusISst 1918. • N» 1372 ANNONCES r Faits dirai ef Echos ,'V . ". . , . La Signe, fr. 500 Nécrologie Annonces commerciales 2.00 Annonces financières * 2 00 PETITES ANNONCES. . La' grande ligne. 2.GG Rédacteur en chef : René ARMAND Rédaction, Administration, Publicité, Vente : BRUXELLES, 33-35, rue de la Caserne TIRAGE : 125,000 par jour NOUS INFORMONS notre honorable clientèle que nous avons ouvert un Sureau Auxiliaire de Publicité, 14, RUE SAINT-GERY, 14 (Bourse), où les annonces seront reçues tous les jours, DIMANCHES ET JOURS FERIES COMPRIS. - — La Vie à Bruxelles pendant la Guerre V. La psychologie du public et le goût du théâtre Après bientôt quatre ans de guerre, il reste i encore des pointus, ou plutôt des gens peu aver-lîis, pour crier au scandale en constatant que la rfoule continue à remplir les salles de specta-fcle, les brasseries, les cafés de tout ordre et surtout les théâtres. Je connais même un brave type bourgeois qui, depuis le 4 août 1914, a fermé son piano et interdit à ses enfants de prendre encore des leçons de musique. Ces sentiments, poux outrés qu'ils nous paraissent, procèdent d'un état d'âme parfois si (sincère qu'ils commandent des égards d'appréciation et nous inciteait à une respectueuse réserve dans nos jugements. Leur outrance même n'est souvent (que l'extériorisation irréfléchie ou excessive d'une aperception instinctive de la gravité des jours douloureux que nous vivons depuis de longs mois et une manifestation plus ou moins raisonnée de la conscience, en. face des appréhensions légitimes d'un avenir incertain et peut-être menaçant. C'est assez dire tome la légititaie susceptibilité qu'il convient 'd'observer dans les jugements que nous formulons sur les modalités d'expression de ces opinions respectables, pour autant, évidemment, qu'elles revêtent les apparences d'une réelle .sincérité intime. Ce n'est pas toujours d'ailleurs le cas. L'hypocrisie, en effet, le snobisme, l'affectation, l'incurable manie ambiante du battage, l'amour du convenu, la peur du qu'en-dira-t-on et, par dessus tout, le vil et égoïste intérêt personnel constituent, plus souvent qu'on n'ose se l'avouer, les raisons essentielles et déterminantes de ces aversions factices. Mais, nous le répétons, nous ine voulons envisager ici que la spontanéité sincère de la conscience des gens vraiment honnêtes et nous nous bornerons à livrer les hypocrites au mépris de chacun. L'homme. en effet, doit parler comme .. il pense et agir comme il parle, sous peine de n'être qu'un .lâche moral. Mai n'y a-t-il donc aucune antinomie rationnelle entre le devoir de conscience actuel et le désir incoercible de se distraire et, risquons le mot, de s'amuser, qui gît au tréfonds de l'être •humain et impose impérieusement à l'individu, comme à la foule, au milieu et en dépit des circonstances les plus tragiques ? En apparence, ces deux termes : souffrance et plaisir, hurlent d'être accouplés. En fait, cette contradiction in'est que dans les mots et point dans les réalités de la vie quotidienne ni de l'histoire. Lorsque, en 1453, Mahomet II, sultan des Turcs, assiégeait Constantinople et que déjà le Bosphore était forcé par la flotte puissante de son amiral Hassan-Pacha, les courses de chars des fameux Verts et Rouges battaient leur plein dans les stades ; les moines byzantins, réunis à l'académie) Sopliia, s'amusaient à disserter avec chaleur sur les subtilités- du miracle de la Grâce et sur le mystère de la Transsubstantiation eucharistique. Tout cela, à l'heure tragiaue où Constantin Dragoses, le dernier César de Byzance, périssait glorieusement sur les remparts et s'ensevelissait sous les ruines de la ^patrie. Plus près de nous, en 1793, alors que la Terreur sanglante faisait tomber en France l'élite de la nation sous le couperet de la guillotine, le peuple de Paris chantait, dansait, buvait, ripaillait, les sinistres tricoteuses assourdissaient la Convention de leurs refrains, les Girondins marchaient à l'échafaud en reprenant en chœur des hymnes glorieux, la gaîté débordait partout, les volontaires partaient aux accents de la Marseillaise, le peuple entier semblait délirer de joie... Même phénomène sous la Commune, après le 18 mars 1871. Un vieux menuisier communard, qui mourut ouvrier chez mon père, m'a souvent endormi au berceau en me chantant les belles et immortelles strophes lyriques que hurlaient, sur les barricades de la Porte Maillot, ses camarades et- lui-même, pendant que les mitrailleuses des Versaillais couchaient dans la mort les Fédérés abattus comme à la cible. Aujourd'hui encore, sous la fplus effroyable saignée qui menace de le laisser exsangue, le peuple de France, à Paris et dans les grandes villes, s'amuse et, en vertu de la loi de réaction psycho-physiologique bien connue, rit et s'efforce de se distraire pour oublier ses angoisses et calmer son énervement bien compréhensible. Tout comme en 1870, sous la pluie d'obus, Paris voit tous ses théâtres ouverts. Il en est de même de Berlin, de Vienne et de Londres. Alors, pourquoi n'en eût-il pas été de même chez nous ? Chez nous où la vie sociale est si identique à celle de nos voisins et où la mentalité populaire ne diffère presque pas, au fond, de celle des pays limitrophes. Toujours et partout, sous toutes les latitudes^, l'être humain en proie à la peine cherche à s'étourdir pour oublier. C'est un effet inéluctable de la loi de réaction à laquelle nous faisions allusion plus haut. Seuls des misanthropes attardés peuvent se refuser à accepter ces constatations d'évidence. Au fond, s'amuser, tout comme jouer chez î'enfant, répond à un besoin naturel de repos, de contraste et de variété dans l'existence. Seuls les êtres anormaux ou malades ne rient et ne s'amusent point ou le font à regret. Une grave chronique contre la joie et le rire in'est pas plus logique ni plus rationnelle qu'une -résolution de ne plus manger parce qu'il pleut ou que la vie vous a déçu... Ainsi pensait Rabelais, le spirituel curé de Meudon, le père de «Pantagruel», qui trouva ■cet aphorisme lapidaire : Le rire est le propre de l'homme ! La musique apaise, enchante et délie Des maux d'ici-bas a écrit le' doux Sullv-Prudhomme, lui qui souf-■ frit pourtant atrocement pendant les vingt dernières années de sa vie. Mais déjà, avant la guerre, la frivolité de ijadis dans le plaisir avait peu à peu fait place à la^ gravité. C'est que l'humanité a vieilli et qu'ainsi est passé pour elle le temps des trop bruyantes 'expansions de l'instinct et des puérilités excessives. La phase douloureuse que le monde moderne traverse maintenant, accélérera cette maturité fatale. J'ai, autrefois, étudié ce phénomène en m'ef-forçant de chercher les raisons psychologiques de l'énigme en vertu de laquelle les masques de carnaval sont généralement si tristes, malgré leur exubérance de façade. Réellement, la .caractéristique du faciès de tous les êtres rencontrés aux fêtes et aux réjouissances, quelles qu'elles soient, est une gravité sérieuse que nos aïeux ne connaissaient point et que vous n'apercevez que bien rarement sur les physionomies des scènes de liesse peintes par les artistes de genre. Cette gravité est le fruit de l'évolution des choses. (; Seuls des êtres frustes simplistes relativement ignorants, ou des passionnés et des anor-(maux peuvent encore afficher en toute sincérité, dans toute son ampleur et sans effort, l'an-[llique# glaîté en dehors, permanente ou plutôt [chronique oui distinguait l'humanité autrefois. Aujourd'hui, la vie a passé et le temps ni rebrousse pas vers les commencements des cho ses ; c'est comme les fleuves, ces chemins au marchent, jamais ils ne remontent vers leur: sources... Voyez au théâtre, au cinéma, même au café l'enfant, à son tour et trop précocement, hélas^ éprouve l'inéluctable tendance à devenir se rieux. Pour tous d'ailleurs, le plaisir ou la joii tirés de l'amusement, tout aussi désiré que ja mais, se fait autre, plus grave, plus sérieuv plus réfléchi, plus interne, plus aperceptif. L; frivolité ne sera bientôt plusoue l'apanage, d< moins en moins envié, des êtres en retard oi en régression et des dégénérés impulsifs. Le rire frais et fleuri d'innocence ne sonn< déjà plus clair que sur des lèvres d'enfant... Et pourtant, l'on s'amuse ferme et il faut si distraire et s'ébaudir, dût-on avoir l'air, en se livrant au plaisir, d'accomplir auelque rite so dennel ou quelque austère dievoir envers soi même. Au demeurant) donc, l'humanité désire 'd< moins en moins rire pour le seul agrément d< rire, mais plus l'existence se fait obsédante e sérieuse, plus les hommes comprennent cettf vérité éternelle — qu'ils n'ont jusqu'ici saisif 'que par intuition — à savoir qu'il faut fair< alterner le plaisant et le sévère, mêler judicieu sement la joie à la douleur, ne point, en ur mot suivant la veille comparaison de Saint-Au-gustin d'Hippone, « tenir trop longtemps ten due la corde de l'arc, si l'on ne veut pas 1: voir se rompre ». Cette loi physique élémentaire commande, rx cuse et légitime le plaisir, voire toutes les mo dalités du plaisir, dès que celui-ai n'est pa: anunaiurei. marc as eaim. «> ■ LA GUERRE uomniuniques umciels ALLEMANDS BERLIN, 27 juillet. — Officiel: Théâtre de la guerre à l'Ouest Croupe d'armées du prince héritier Rupprecht L'action s'est maintes fois ranimée dans la soirée. Elle fut renforcée, au cours de la nuit, -particulièrement de -part et d'autre de la S carpe, en liaison avec des agressions infructueuses par l'infanterie anglaise. Croupe d'arméss du Kronprinz allemand Sur le front de bataille entre Boissons et Reims, l'action, hier, à continué à diminuer notablement d'intensité. En Champagne, des attaques partielles françaises de part et d'autre de Perthes, ont été repoussées. Croupe d'armées du dus Albrecht Agressions de reconnaissance couronnées de succès dans les Vosges et dans le Sundgau. BERLIN, SG juillet. — Officiel du soir:, Journée calme au front de bataille. La guerrs sous-marins BERLIN, 27 juillet. — Officiel: Nouveaux succès sous-marins dans la zone de barrage autour de l Angleterre : 18,000 tonnes de jauge brute. AUTRICHIEN VIENNE. 26 juillet. — Officiel de ce midi: Sur le théâtre de la guerre en Italie, une attaque ennemie a échoue près de Canove, dans les Sette Commun:. Par ailleurs, pas d'événement particulier à signaler. Sur le front en Albanie, entre Ruci et la mer, nous avons atteint le Semeni sur plusieurs points. Notre marche en avant provoque de violentes contre-attaques ennemies. BULGARE SOFIA, 2i juillet. — Officiel-: Front de Macédoine : Canonnade réciproque plus violente à certains moments en plusieurs endroits du front. A l'ouest du, lac d'Ochrida, dans la boucle de la Czerna et au sud de Huma, nous avons repoussé de fortes patrouilles ennemies qui s'étaient approchées de nos lignes de sûreté. Dans la boucle de la Czerna, nous avons forcé un avion ennemi à atterrir derrière ses lignes, où il a été détruit à coups de canon. TURC CONSTANTINOPLE, 25 juillet. — Officiel: Front de Palestine : Combats d'artillerie par endroits. Dans le secteur de la côte et sur la rive orientale du Jourdain d^fdétachements de reconnaissance ennemis ont et^bepoussés. A l'ouest de la rive orientale dv Jou7fta<n, la cavalerie ennemie a constitué une cible excellente pour nos canons lourds. Durant la nuit âu 22 au 23 juillet la garnison de Maan a réussi une audacieuse entreprise contre les forces ennemies. FRANÇAIS PARIS, SG juillet. — Officiel, 3 h. p. m. Hier en (in de journée nos troupes ont enlevé V'dlemontoirc après une lutte acharnée. Nous avons fâW deux cents prisonniers et pris vingt mitrailleuses. Plus au sud, Cjulchu-Je-Châlçau est tombé entre nos mains. Nous avons progressé à l'est de la ville et capturé quatre canons. Au cours des combats engagés hier dans la région au sud de l'Ourcq, nous avons (ait plusieurs centaines de prisonniers. PARIS, 26 juillet, — Officiel, 11 h. p. m. Au sud de l'Ourcq, journée marquée par l'activité des deux arlitteries, sans action d'in[anterie. Sur la rive nord de la Marne, nous avons enlevé hier, en {in de journée, Reuil et la ferme des Sa-varts, et jeté l'ennemi aOSftTsTères sud de Binson-Orquigny et de ViUers-sous-Chdlillon. Le total des prisonniers faits par nous dans la journée du 25, tant à Villemonloire que dans la région d'Outchy-le-Châtcau, s'élève à 700. Sur le front de Champagne, après avoir brist"Voffensive ennemie, les 15 et 16 juillet, nos troupes ont entrepris les jours suivants une série d'attaques locales. En dépit de la résistance de l'ennemi, elles ont réalisé à l'est de la Suippes une avance de 1500 mètres environ sur un front de 20 Kilomètres, au nord de la ligne "générale ~SaînJ-nHaife-le-Giahd-Souain-Mesnil-ùs-Hurlus. Nous avons reconquis toute la Main-dc-Massiges et réoccupé dans celte région nos Wîctèhnês premières lignes. Au cours de ces opérations nous avons fait plus de 1100 prisonniers, capturé 200 mitrailleuses et 7 canons7" ITALIEN ROME, 25 juillet. — Officiel: En plusieurs secteurs du front de montagnes de la Vallarsa,de la vallée de la Brenta et le long du Piave entre Candelo et Zenson nos batteries ont riposté efficacement et violemment au feu opiniâtre de l'ennemi en vue de nous inquiéter ; elles ont détruit des tranchées et endommagé des postes d'artillerie et repoussé par notre feu des patrouilles adversaires qui s'avançaient contre nos lignes du Stelvio, près de Mon, dans le bassin du Laghi au Monte Valbella et sur la rive gauche de la Brenta, ou qui furent mis en fuite par nos détachements après un combat animé, là où ils avaient quitté leurs tranchées pour s'opposer à celles-ci. Deux avions ennemis o?it été abattus en combat aérien. ANGLAIS LONDRES, 25 juillet. — Officiel: Durant la nuit nous avons légèrement avancé notre ligne au sud de la forêt de Rossignol dans le secteur d'Hébuteme et fait quelques prisonniers. Nous avons capturé six mitrailleuses. Nous avons repoussé des attaques allemandes contre quatre postes au sud de Meteren.à l'occasion desquelles l'ennemi subit des pertes considérables. Les Londoniens ont progressé avec succès.Au sud-ouest d'Albert nous avons fait 17 prisonniers et capturé quatre mitrailleuses» ; DERNIERES DÉPÊCHÉS i - Henderson demande des négociations avec l'Allemagne Berlin, 27 juillet. — De Berne à la «Gazett'i ! de Voss» : Au cours d'un discours prononcé i Oldham, Henderson a déclaré qu'il fallait crée ; une afniospihère internationale où pourraien - être débattues les difficultés entre les peuples Il a terminé en demandant à Llovd Georgi i d'entamer des négociations avec l'Allemagne ai : moyen d'un comité neutre. Des pourparlers pré i 'paratoires n'engageraient en aucune façon 1< gouvernement anglais et pourraient d'autre par : aboutir à une entente. LA CONTRE-OFFENSIVE FRANÇAISE ! Berlin, 26 juillet. — A l'est de la Suippes l'ennemi a engagé le 25 juillet, à 4 h. 15 di matin, un violent feu d'artillerie, à la suite du quel l'adversaire attaqua sur une largeur d'en viron 5 km. Ici encore, il fut repoussé avec de: pertes considérables. Troï„; officiers et 52 sol dats restèrent entre nos mains. Aux dires de: prisonniers, l'attaque avait pour but de recon quérir_ les anciennes positions françaises. Berlin, 26 juillet. — Dans la région de Mail ly, il y a 12 tanks de la uernière attaque enne mie gisant sur le terrain de combat. En de nom breux endroits où l'ennemi engagea des forma tions de tanks, notamment sur le front de com . bat principal entre Aisne et Marne, il a éprou ! vé des pertes inouïes à chaque engagement. Berlin, 26 juillet. — Le rapport d'hier men tionnait des attaques ennemies refoulées au sud ouest de Bucquoy; celles-ci, d'après une infor , mation ultérieure, avaient été précédées d'une forte canonnade préparatoire et exécutées pai de puissantes masses, ce qui. d'ailleurs, résulte du texte de l'ordre trouvé par les Allemands. Il y a maintenant des combats d'avant-plan er cours. Après un feu de courte durée, mais d'une • grande violence, par des pièces de tous calibres, les Anglais ont décla'nché une attaque er trois vagues assaillantes de contingents nom-breuxi, contre les positions allemandes situées au nord de Dernancourt, n^ais ont été refoulés, partie devant les lignes allemandes, partie grâce à une contre-attaque immédiate et ce, avec de< pertes considérables et en laissant aux Allemands de nombreux prisonfiiers. Berlin, 26 juillet. —- L'ennemi, après ses attaques qui, entre l'Aisne et la Marne, avaienl causé des pertes excessives/sans pouvoir opérer la percée voulue, malgré ses sacrifices humains à tort et à travers, «avait encore trouvé, ces deux derniers jours, la force de reprendre une attaque passagère qu'iljopéra de grand matin, sous le couvert d'une .puissante canonnade, contre les positions allemandes de Villemontoire. En même temps, il opérait' vainement une poussée contre le front raccordée au Nord. Ses mouvements et positions furent fréquemment pris sous le tir efficace des Allemands ; sa défense et ses contre-attaques aboutirent à la capture, par ceux-ci. de 12<) Français. A Oulchy-le-Châ-teau, renouvellement des efforts ennemis, et échec des attaques, aprèJ «Ses combats opiniâtres, avec pertes^ particulièrement lourdes pour l'ennemi. La région de Cointy fut également le théâtre de combats partiels ;acharnés en va et vient, avec vains sacrifices C.e l'ennemi. A la Marne, après une heure et demie de canonnade préparatoire, à la fin de l'anrès-midi, attaques ennemies dans la région de Dormans, avec continuation sans diminuer de violence, et toujours avec issue en favefar des Allemands. Même sort aux multiples attaques ennemies au sud-ouest de Reims. Des colonnes ennemies partant de Boulennes et marchant au champ de bataille, furent prises sous le tir rapide des batteries allemandes, qui leur infligèrent les pertes les plus lourdes Ces combats curent pour résultat de laisser aux Allemands des centaines de prisonniers français ; en outre, 52 prisonniers furent encore capturés au nord de Bailly. Fartes contre-attaques aîlÇTnandes Londres, 26 juillet (Reuter). -— Les Allemands ont renforcé leurs lignes et ont exécuté de fortes contre-attaques sur toute la ligne de l'Ourcq à Vrigny. Leurs attaques se dirigent vers l'Est, l'Ouest et le Sud. Au sud de l'Ourcq, les Allemands ont entrepris une violente attaque dans la direction du sud-est contre la forêt cle Tour-nelle et sur la ligne Beuverdes-Charnel. Attaques et contre-attaques se suivent de près et le combat est très violent. A l'est de cette région de combat, _ l'ennemi a attaqué les nouvelles lignes anglaises et notamment près de la forêt à l'ouest de Vrigny. La préparation technique allemande Paris, 12 juillet. — De P«Intransigeant», sous la signature de Léon Balby : Certains ont cru que la guerre de tranchées serait terminée lorsqu'on" serait parvenu à diriger contre les tranchées une quantité colossale de canons et à les inonder de tonnes d'acier. Mais ils n'ont pas calculé nos forces industrielles. Nous' avions 30 hauts-fourneaux ; l'Allemagne par contre en a 45(0. On s'est également mépris sur notre force financière. Un mètre de tranchées nous coûte environ 20 francs : sa destruction par l'artillerie lourde nous en coûte 40,<K)0 et 100 francs par les petits canons annexes. La reprise du territoire occupé par le martellement à coups do canons lourds, nous coûterait de 500 à 600 milliards. En outre, l'artillerie lourde ne peut être mise en avant que si l'infanterie tient bon et pendant ce temps, l'ennemi a parfaitement le temps de creuser de nouvelles tranchées. Cela revient à verser de l'eau dans le tonneau des D.anaïdes. En France, les divers milieux compétents se sont disputés pendant trois ans sur l'introduction des canons légers d'accompagnement. Pendant ce temps, l'Allemagne chercha et trouva des nouveautés. Elle créa une nouvelle tactique, multiplia les mitrailleuses, introduisit le canon d'accompagnement, risqua l'emploi des gaz empoisonnés sous lequel notre .front d'_Y-pres manqua de s'écrouler, inventa la surprise et poussa jusqu'à- l'apogée de la perfection la science du déguisement. Tout a été mis en oeuvré pour le succès des quatre offensives de cette année-ci où l'Allemagne a failli se rendre maîtresse de nos admirables soldats. Chez nous, on jase; l'ennemi agit. Gosiséquence des pertes de l'Entente Berlin, 2>3 juillet. — Les perdes inouïes subies par l'Entente à l'Ouest, depuis le 21 mars, ont abouti à ce résultat que durant ces derniers mois, plusieurs divisions françaises et anglaises ont dû être dissoutes, faute d'hommes. Le butin des ASjiés Paris, 2>3 juillet. — De P«Echo de Paris»; Au cours de leur grande offensive, le butin eles Alliés a été réellement peu considérable, les Allemands ayant réussi à rendre inutilisables toutes les positions et ressources de combats là où il ne leur fut pas possible de les emporter. D'après ce journal, des combats particulièrement violents ont eu lieu pour la possession de Fère-en-Tardenois et de Ville-en-Tardenois, au cours desquels ces deux localités devinrent la pr^ife des flammes. Une opinion française Du «Matin» ; Au cours du mois dernier, Foch a déclaré à Toulon que la l^rance amènerait en .tout cas la décision de la gtiH^re cette année-ci. Nouveau bombardement de Calais Berne, 26 juillet. — De Calais au «Petit Parisien» ; Durant la nuit de dimanche à lundi, des avions allemands ont survolé par deux fois la ville. Ils ont lancé de nombreuses bombes et causé des dégâts matériels. Plusieurs personnes ont été blessées. Mort d'un général français Berne, 2>5 juillet. — Du «Petit Parisien» : Le général Boutteaux, chef du génie d'une des armées françaises, a été tué à la suite d'un , accident d'automobile £»<— Les nouvelles lois militaires en France Genève, 26 juillet. — De l'«Echo de Paris» : La nouvelle loi concernant les sanctions infligées aux généraux n'aura pas d'effet rétroactif. Le député Déguisé a déposé un contre-proiet . de loi opposé au projet de loi concernant la le-^ vée de la classe de 1920. Il s'oppose à la con-r vocation de la nouvelle classe, aussi longtemps t que l'unité d'après les classes n'a pas été établie dans le recrutement des effectifs des Al-; liés et que les vieilles classes françaises «l'ont i pas été licenciées. La guerra aérienne • Berlin, 27 juillet. — Afin d'arriver à la sup-c pression, tant demandée par voie diplomatique, des attaques d'avions en territoire luxembourgeois, le grand-duc de Luxembourg, dit le «Ber-liner Tageblatt». vient d'adresser au Pape une ' requête lui demandant d'interdéder en sa faveur..Les nouveaux crédits de guerre adoptés ; à la Chambre autrichienne Vienne, 26 juillet. — Après de longs débats, '< la Chambre des députés a adopté le crédit de 6 milliards. La majorité qui a voté le crédit se compose des socialistes-chrétiens, des partis nationaux allemands, des radicaux allemands, des Roumains, des Polonais, d'une partie des Italiens. La Chambre est entrée ensuite en vacances d'été. Le passage du Semeni en Albanie Vienne, 26 juillet (Ag. tél. vienn.). — On mande du front en Albanie : Les combats continuels sur la ligne du Semeni se développent favorablement pour les troupes austro-bulgares. Elles ont réussi, malgré un engagement de forces ennemies considérables, à forcer le passage du Semeni près de Kuci et de gagner du terrain entre Kuci et la mer. Nous avons fait de nombreux prisonniers italiens. Avertissements anglais contre l'optimisme prématuré Londres, 26 juillet. — Du «Times» : Bien que les Alliés aient déclanché tous ces jours-ci de violentes attaques contre la position allenxande en erul-de-sac sur la rive septentrionale de la Marne, ils ne purent néanmoins avancer au cours de ces dernières 36 heures, que de 800 à 1,000 mètres en quelques endroits, tandis que les troupes_ allemandes offraient une résistance extraordinairement violente. Ou'on n'attache plus de trop grands espoirs aux entreprises offensives de Foch. Pour cela, abstraction faite d'autres motifs, la saison est trop avancée déjà. Les Américains ne sont d'ailleurs pas suffisamment instruits. De la «Morning Post» : Les combats d'avant-postes se ravivent par bonds, près de Reims, Verdun et dans les Vosges. La contre-offensive n'a que passagèrement entravé les préparatifs de l'ennemi. Du «Times» ; Aux dires des experts militaires, la bataille en France peut durer encore icut le mois. Aucune des deux parties n'a épuisé à tel point ses forces qu'une 'décision puisse être considérée comme proche. Espoir chez les nations opprimées par l'Angleterre Berlin, 26 juillet. — Un télégramme adressé au Khédive d'Egypte par le comité central européen des nationalistes indous. est conçu en ce sens : Nous désirons Saluer en Allemagne le chef légitime de l'Egypte asservie par l'Angleterre. La situation dôs Egyptiens affecte sincèrement aussi les indous nui combattent pour la réalisation de leur principe nationaliste par la déi;-vrance du joug anglais. Nous espérons en toute confiance oue la victoire^ de la quadruplice ai dera les nations opprimées d (Egypte, Inde et Irlande à s'assurer leurs droits. La grève des ouvriers de munitions anglais Stockholm, 26 juillet. — Un télégramme transmis de Londres au «Stockholm Tidning» annonce l'entrée en grève des ouvriers anglais occupés aux munitions, par suite de l'envoi forcé par le gouvernement de 12,000 ouvriers exercés dans les usines de matériel de guerre de Co-ventry. Mercredi, extension de la grève à Birmingham, ce qui portait à 71,000 le total des grévistes. Le cabinet de guerre veut_ envoyer au front! les ouvriers refusant la reprise du travail. Manchester, ainsi que d'autres villes, sont également menacées par la grève. Christiania. 26 juillet. — Des télégrammes particuliers, transmis de Londres à i'«Aften-posten et aux «Tnidenstagn», signalent un accroissement continuel de la grève dains toute l'Angleterre; hier, elle comportait déjà 150,000 hommes, dont 80,000 à Birmingham, 12,000 à Coventry et 10,000 à Manchester. Pronostics de récolte anglaise Berne, 26 juillet. — Enfin, une période de pluies est venue améliorer les perspectives pour la récolte. Seulement, leur surabondance a gâté les foins, les pommes de terre et les légumes. Quant au blé, il souffre de la verse. Le correspondant agricole du «Times» déclare que le grain ne peut être convenablement fauché _ par les gens maladroits dont disposent les fermiers. En somme, pronostics encore pessimistes pour la récolte. Un général italien tué On mande de Rome aux journaux suisses que le général Allegro Pavia, le plus jeune officier supérieur de l'armée italienne, a été tué en Albanie. Pavia avait dirigé les opérations contre la Lybie. Au Parlement néerlandais La Haye, 26 juillet (Korrespondenz Bureau). — La Première Chambre a rejeté par 20 voix contre 19 le projet de loi relatif à la taxe de défense. Le projet de loi sur la taxe à imposer sur la fortune privée a été adopté par 24 voix contre 22. Le. choléra en Suède Stockholm, 26 juillet (Bur. tél. suédois). -— Le choléra paraît définitivement vaincu, après avoir fait 3 victimes. La crise économique en Suisse Berne, 27 juillet. — Le Conseil fédéral a décidé que dans toutes les fabriques de broderies qui emploient les machines à broder à navette on ne pourra plus travailler que quatre jours par semaine à l'aide de ces machines. LES EVENEMENTS EN RUSSIE Mqscou, 25 juillet. — Les délégués de l'Entente se sont rendus de Wologda à Arkhangel, ce qui fait émettre à Tchiticherin cette déclaration reproduite par l'alsvestia» : Le fait n'aura aucune influence sur la politique du gouvernement russe. Le passage des diplomates enten-tistes de Wologda à Moscou, proposé par le gouvernement, n'aurait été aucunement entravé, seulement, les diplomates ont préféré se rendre à Arkhangel, qui ne doit être considéré que comme une étape sur le trajet pour quitter la Russie. Le gouvernement des conseils proteste énergiquement contre la violation de la neutralité russe par les troupes des alliés ainsi que contre l'assistance procurée par les Tchéco-Slovaques sans toutefois désirer la rupture des relations diplomatiques avec les puissances de l'Entente et avec l'espoir que ce départ ele Wologda n'ait pas de sens fâcheux. Le gouvernement désire rester en relations économiques avec les Etats des deux groupes belligérants, pour assurer les échanges et soutenir mutuellement) l'existence productive des nations; il ne se prêtera pas aux provocations dans le but de l'entraîner à une guerre qui ne lui laisserait pas les rapports de cordialité avec tous les peuples. Il ne voit pas pourquoi, même après le départ des diplomates de Wologda. il faudrait cesser les relations avec 'les pays de l'Entente, du fait des délégués qui se trouvent à Moscou. .Taroslaw fut entièrement détruit par les canonnades lors de sa reprise par les gardes rouges qui ont fusillé 350 gardes blancs, la plupart ex-officiers. ÎLa pressa gouvernementale lance i des manifestes déeJarant que l'insurrection tché« co-slovaque et le coup des socialistes révolution^ naires furent cause de la pénurie des arrivages de vivres. Il n y a pas eu de pain distribué hier et* auiourd hui ; des mesures extraordinaires vont etre appliquées ; entretemps, la population est invitée au calme, afin de déjouer l'espoir des _ ennemis qui comptent la prendre par la> famine. * ^ ^ dimanche, dans de nombreuses, cglises, des messes à la memoire de l'ex-tsar. J Situation incertaine à Moscou Bâle, 26 juillet. •— De Moscou au <(Temps»"ïi La. situation devient de jour en jour plus inquiétante à Moscou. Plusieurs milliers d'arres-uatlCj!;S ont ocrées déjà. Les prisons sent bondées et on a déjà dû caser un certain nom-. '6 personnes arrêtées dans des maisons par-ticulieres. 19 clubs socialistes-révolutionniaires ont eAie fermés. L'intervention Japonaise en Sibérie Londres, 26 juillet (Officiel) (Reuter). — La Japon a accepté la proposition - des Etats-Unis rP?rî^.r sec°uxs aux arm-ées tchéco-slovaques eu biberie. On écrit de Tokio à Londres, à propos de l'intervention japonaise : D'après les journaux bien informes, la Commission des affaires étrangères et le Cabinet sont d'accord, malgré l'opposition de quelques politiciens, sur la nécessité d'une intervention en Sibérie. Le Parlement offre une vive résistance à cette décision. On espère cepen- q,u® Ie Cabinet viendra à bout de toutes les difficultés par les voies parlementaires." Le traité de paix gemiano-oukrainien Vienne, 26 juillet. — L'échange des docu-> monts concernant la ratification du traité da paix germano-oukrainien a eu lieu ici le 24 iuil-, let. iLa grève dos cheminots oukrainlens Kiew, 24 juillet. — La grève des cheminots oukrainiens n a pas essentiellement changé d'allure; il n'y a toujours pas de circulation da trains a destination lointaine, sauf ceux orga- • mses militairement; quant aux transports du service ordinaire et de la banlieue, ils ont par-J tiellement repris. Les trônes de Finlande et de Lithuanie Berlin, 26 juillet. — Sous le titre de « La Couronne Royale de Finlande», la «Gazette de yoss» publie un article emprunté, paraît-il, au journal russe « Novaja Gazeta ». Or, l'ambassade finlandaise déclare que les faits énoncés par le journal russe sont complètement du domaine de la fantaisie du commencement à .'a fin et ne contiennent pas un mot de vrai Cologne, 26 juillet. — De Dresde à la «Gazette de Cologne»; La question de la caidida-ture du duc d'Uradh au titane de Lit,manie peut être considérée comme une affaire terminée. La position de la Saxe" en ce qui concerne la succession au trône est toujours la même. La forme du gouvernement en Finlande Helsingfors, 27 juillet. — Le Landtag finlandais se réunira le 5 août. On tranchera probablement dans cette assemblée la question de la forme du gouvernement. — ETRANGER ALLEMAGNE. — Forts salaires. — Berlin. 23 juillet. — L'administration du syndiejat des entreprises métallurgiques et .minières n calculé qu'elle a payé en 1917 i ses ouvriers, 3 3 4 milliards de M , soit ■ 1.34 M. do plus qu'en 1916 et 2 M. de plus qu'era 1914. Le nombre d'ouvriers employés dans cetto industrie a passé de 1.364,024 occupés en 1914, à 1,701,005 en 1917. Le salaire moyen était de 1404 M. en 1914-, de 1747 en 1916, et de 2138 M. en 1917. Rapports économiques germano-lurcs. — La Centrale ea-éée en 1915 daas le but de resserrer les rap--ports économiques entre l'Allemagne et la Turquie est elevnuo, sous le nom de «Institut économique pour l'Orient », une institution permanente. Cet institut a pour but de renforcer les rapports économiques de l'Allemagne en Onent en général et en Turquie en particulier, et de favoriser tout ce qui est susceptible de coopérer à ce but. Question da langues. — Le ministre de l'Instruction publique du Royaume de Prusse a décidé que! le néerlandais (flamand), pourra dorénavant être' considéré comme matière complémentaire lors du, passage des examens pour l'enseignement moyen' et primaire. ANGLETERRE. — Un ministère des prisonniers do guerre. — Londres, 16 juillet. (Reuter:) — Le comité de guerre du parti unioniste a décidé d'envoyer uns délégation à Lloyd George, afin de solliciter la création d'un ministère spécialement destiné au service des prisonniers de guerre. Le comité exprime ses regrets au sujet du retour de Cave en Angleterre, avant d'avoir mené à bien les négociations entamées à La Haye avec l'Allemagne. (H.) AUTRICHE. — Banque austro-bulgare. — Vienne, 22 juillet. — Avec le exmeours d'institutions d.e crédits bulgares et allemandes, la « Banque de Dépôts de Vienne vient de créer, à Sofia, la « Banque austro-bulgare » au capital eie 25 m. de lei, dont 30 p. c. ont été versés. FRANCE. — Les bons « intermédiaires n en France. — Sur la proposition du ministre de l'a-! griculture et du ravitaillement et du ministre delà justice française, un décret sera rendu incessamment qui prescrira l'affichage des prix de certaines denrées de consommation courante, afin de garantir les consommateurs contre les procédés de certains intermédiaires qui pratiquent sur les prix de vente des majorations non seulement excessives, mais encore variables suivant les clients. HOLLANDE. — La prévoyance sociale aux P. B. — A la date du 1er juillet en application des art.1 369 et 370 de la loi sur l'invalid ié, 193,434 deman-; des ont été introduites, dont 35.256 ont été rejetées' ou sont demeurées en instance. Des demandes agréées, 158,182 tombent à charge de la cai se d'assurance de l'Etat et 1804 sont portées devant la Commission d'appel. Au 1er juillet, 90,647 pensionnés sonfdêcéclés, six ont renoncé au bénéfice de la loi, de sorte qu'il en reste 109,333 en cours. Durant le mois ele juin, 716-pensionnôs sont morts, ch l'Ire qui porte à 7S.60 p. c. la mortalité moyenne des iiensionnés. Nombre de faillites. — Durant la semaine du 6 au 13 juillet, il a été déclaré 17 faillites contre 1S durant la semaine correspondante de 1917. Du 1er janvier au 13 juillet des années 1917 et 1918, il a été déclaré 501 et 487 faillites respectivement. (Quelque paradoxal que cela paraisse, ne peut-on pas conclure que la guerre enrichit? (Réd.) ITALIE. — L'action diplomatique du Saint-Siège. — Rome, 25 juillet. — Dans les milieux religieux on continue à envisager la possibilité ele' l'établissement de relations avec le Saint-Siège pour plusieurs autres nations, notamment pour la Bulgarie et la Roumanie. JAPON. — Les constructions navales du Japon. — D'après une correspondance de Kobe, le Japon travaille fiévreusement à assurer sa suprématie dans le Pacifique, au détriment des Etats-Unis et de l'Angleterre. Le programme naval du Japon » pour l'exercice 1918-1919 comporte la construction de 230 navires, dont 3 cuirassés, 4 croiseurs cuirassés, 7 croiseurs légers, 46 contre-torpilleurs, 160 sous-marins et 10 vaisseaux spéciaux. Seront mis en construction cette année ; 3 cuirassés, 3 croiseurs légers, 11 contre-torpilleurs, 12 sous-marins et 4 vaisseaux spéciaux. RUSSIE. — tes créanciers et les forêts. — La revue «Geographical Journal», l'organe de la puissance Association Royale de Géographie de Londres, rend compte dans la livraison dei juin du voyage d'un de ses membres, E. P.' Stebbing, spécialement envoyé dans ces pays; pour s'y rendre compte de la valeur des forêts de la Russie septentrionale et voit dans quelles proportions ces régions pourraient contribuer à. la fourniture du bois dent le mondç avra bç* .soin après la guerre-;-- " '

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