Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1915, 21 Mai. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 24 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/qn5z60dr4n/
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DEUXIEME ANNEE. — N" 233. TIRAGE JUSTIFIÉ 58 000 EXEMPLAIRES CINQ CNTIMES EDITION B 3* VENDREDI 21 MAI 191-5. S sa, 18 &saC8o — 43 mois, 7 francs» — 3 mois, 4 teamet, 1 saoisj % ËEaw»fi0 J@Tiraai q;motlciie .,"1 tiid.êpenci^at REDAÇTION, ADMlNISTlitlOBB.' PUBLIGITB =g®0 pjtoaœfi BCsas,' ®p5saE@3.B®(£ J^VWOWOKS 8 fss'îi-Divers, I» ligass 2 francs. Nécrologis, ta %®s l'ïœm. Petite# ftssBOBcea,, la «gae 80 @®atfe©8 fe.,. Union ou Confédération Balkanique Un de nos amis roumains, M. Thomas Jonesco, Roumanie n'a rien à gagner à se voir encercler par nous fait l'honneur de nous adresser, au sujet de les éléments néo-slaves agglomérés sous l'hégémo- l'attitude actuelle de la Roumanie, l'intéressante nie du tzarisme. Or, c'est ce qui arriverait fatale- lettre que voici : ment si Oonstantinople tombe aux mains des « Les jeunes Etats des Balkans font preuve de Russes. La possession du Bosphore et des Darda- clairvoyance et de volonté en ne sa laissant pas nelles, — clef du monde asiatico-européen et entraîner dans le tourbillon de démence où ont porte ouverte sur le canal de Suez, — permettra été pris les vieux peuples civilisés de l'Europe. tôt ou tard à la Russie, quand le jeu des allian- i La Roumanie, la Bulgarie et la Grèce, tout ces factices actuelles se sera retourné contre la en ayant pris des mesures pour faire face aux France et l'Angleterre, d'imposer aux Etats bal- éventualités, continuent à garder une stricte et kaniques une tutelle qui menace de devenir si loyale neutralité. La politique d'abstention est lourde qu'elle équivaudra à une main-mise finale d'ailleurs la seule conforme aux intérêts de ces sur ces nationalités. Car qu'on ne s'y trompe pas, Etats et ce serait faillir à leur patriotisme que la Russie n'a contribué à les détacher de la Tur- de s'en départir. quie (eu 1878 surtout) qu'avec l'arrière-pensée, ï A certain moment, on pouvait cependant non déguisée d'ailleurs par les Panslavistes, de craindre qu'un de ces pays balkaniques ne s'al- créer une confédération néo-slave préliminaire à liât à l'action de l'un des deux groupements en une annexion lointaine. Seule la Roumanie lati- conflit. Heureusement il s'est ressaisi; un revi- ne lui semble irréductible. Aussi poux la récom- rement s'est produit et il est permis de croire que penser d'avoir sauve, à Plevna, l'armée russe en ce revirement sera sincère et pacifique tant que 1878, assurant par ses 200,000 héros la victoire la situation ne sera plus modifiée. sur Osman Pacha, la Russie l'a-t-elle dépouillée I C'est ainsi que s'affirme, une fois de plus, et aussitôt de la Bessarabie roumaine, qui depuis dans une circonstance héroïque sans précédent a été russifiée par l'exil, la déportation en Sibé- une communauté d'intérêts entre ces pavs et une rie, la persécution religieuse, la confiscation et solidarité qui résulte non pas des paroles mais autres systèmes familiers au gouvernement du bien de la réalité des faits, de la force des choses Petit Père de Pétrograde. On comprend ainsi, à elles-mêmes. la lumière de l'Histoire, les raisons majeure» qui » Les Etats balkaniques qui ont prouvé,en 1913, ont jeté naguère la Roumanie dans les bras de qu'ils ont conscience de leurs intérêts et assez de l'Autriche; elles sont les mêmes que celles qui volonté pour agir pour leur propre compte, sont en ont orienté la Bulgarie, vers Vienne et Berlin, à train de démontrer, une fois de plus, à l'Europe flfii elle a confié sas emprunts récents ; elles sera- qu'ils entendent rester maîtres d'eux-mêmes. Et mènent à cet argument suprême que la Bulgarie, ils le sont même assez pour s'imposer des sacri- comme la Roumanie, comme la Grèce et même la fices, afin d'assurer un équilibre qui se suffise à Serbie <nui ne fut qu'un instrument de l'équivo- lui-même, en dehors de tout appui étranger. A 1ue politique russe contre l'Autriche) redoutent commence? par les Roumains, les politiciens de pour leur indépendance l'appétit insatiable de qui aurait pour objet d'y établir un état de chose La solution que 1 avenir imposera à tous les stable, propice à une entente indispensable peuples balkaniques, s'ils entendent rester libres aux balkaniques, mais les faits qui l'affirmeraient et indépendants, est leur union étroite dans une manquent. Il ne s'agirait pas d'une confédération, vaste confédération balkanique, dont la Ligue, celle-ci se heurterait à trop de difficultés, mais créée en 1912 par Venizelos et Ferdinand de Bul- bien d'une union, d'une entente qui créerait com- garie, ne fut qu'un essai heureux par ces résul- me une patrie balkanique, tout en garantissant à tats, puisqu'elle assura le succès de la guerre chaque Etat un développement national pacifique d'émancipation contre la Turquie. et intégral. L'avenir balkanique sera dans cette La Russie arrêta toutefois les Bulgares à Tcha- entente et la neutralité est, sous ce rapport, de taldja. La guerre fratricide et injuste qui suivit bonne augure. » et dépouilla la Bulgarie (que la Russie craignait Le Corricre délia Sera nous apprend qu'une en- de voir devenir trop puissante), au profit de la tente en vue d'amener les pays des Balkans à se Serbie, qu'on agrandissait contre l'Autriche, fut grouper en une Union Balkanique n'a pas encore l'œuvre de la diplomatie cauteleuse du tzarisme abouti. servie par les capitaux et les canons français. Avec ses 7,700,000 habitants, répartis sur près Pétrograde préparait la liquidation escomptée de de 140,000 kilomètres carrés (139,033 kra2),avec l'Autriche. A Bucarest comme à Sofia et à Athè- sa natalité de plus de 40 par 1,000 habitants, la nés, les leçons d'hier ne sont point oubliées. Et Roumanie constitue un royaume latin homogène voilà pourquoi les Balkans ne bougeront que pour (93 p. c. de Roumains) du plus grand avenir. Ses réparer l'erreur, voulue par la Russie, des injustes dirigeants, la plupart formés dans les universités traités de Bucarest et de Berlin. En effet, si le occidentales (Belges notamment) ont,depuis long- traité de San Stefano fut déchiré en 1878, ce fut temps, compris que ce serait, disait Emile de La- à l'instigation de la Russie, qui réussit à désunir veleye, risquer de compromettre l'évolution assu- ainsi les peuple.-: ;■'k.miques dont l'union indis- rée de leur belle patrie que de l'exposer aux aven- soluble eût existé depuis lors, eût constitué tures guerrières dont l'issue ne serait rien moins pour elle une barrière infranchissable, étouffé à que douteuse. L'expansion de la Roumanie dans jamais ses visées sur Oonstantinople et rendu im- tous les domaines est d'ailleurs si remarquable possible l'atroce guerre mondiale actuelle. qu'elle porte ombrage au panslavisme russe. La MARO de SALM. M—WM—■—i—W—WWWW—WWW—KM— Lis-/ en TROISIÈ ME PAGH les derniers fnlé-gTinurnes arrivés pendnnt la mtfrt DEPECHES ITALIE ET AUTSIÇHjS Situation critique Bruxelles, 19 mai. — Il est certain qu'il y a de sérieux indices que la pression des instigateurs à la guerre a prolongé l'existence du Cabinet Sa-landra et que les nouvelles des villes italiennes dénotent le caractère révolutionnaire des manifestations. A la terreur de la guerre s'est jointe la terreur de la révolution menaçante et l'excitation harcelée du peuple pousse les personnalités dirigeantes, qui sont adversaires de la guerre, vers la politique de guerre, dans la crainte d'une révolution intérieure. On peut avec peine trouver un mot contre la guerre dans les journaux... annonçait un communiqué de Rome. C'est là le danger de l'heure. Las partisans de la neutralité n'ont pîiï, dès te début, comme leurs advers^îfes; déve loppé le même zèle pour la défense de la politique de l'intelligence et du véritable intérêt de l'Italie, et la terreur de la rue ne paraît pas, hélas! avoir eu pour effet de mettre fin à la passion et au courage, méprisant tous les dangers, des défenseurs de la neutralité.Si cela n'arrive toutefois,si des personnalités politiques puissantes ne s'opposent pas à la foule sauvage et ne deviennent pas les soutiens de la volonté de la majorité du peuple et de la représentation nationale, qui sont pour la neutralité, le danger deviendra toujours plus imminent. Ce danger est que la politique de j ia masse et de la phraséologie ne jette le pays ! dans le précipice avec ou sans surprise et violence ! de la représentation nationale. On devrait réflé-' l'hir qu'il est encore toujours possible à une poli-: tique qui ne veut pas faire la guerre pour une \ chose qu'on peut obtenir pacifiquement et qui : ne veut pas mettre en jeu l'avenir de l'Italie i dans la Méditerranée et dans l'Afrique septen-! trionale pour des mots à l'emporte-pièce popu-: laire et pour des instigations intéressées, de mettre également en mouvement des masses impor-i tantes. Car derrière cette politique d'intelligence j saine, il y a encore la majorité du peuple et les : intellectuels qui n'ont pas besoin d'être instruits ; par des phraseurs esthétiques sur ce nui est. bon | et juste pour l'avenir de l'Italie ; il y a encore i surtout les représentants des intérêts économi-j ques les plus importants du pays, iissurément, du côté opposé, il y a la passion, il y a l'appel à la vanité, au tempérament du ptupfe; il y a tes I GUERHib r*r>m mimiques officiels i ■ i T", . _ _ rj^i^noo mvnn.pH.P.T h HTL nOUVeall ANGLA1 ! Londrest 16 mai. — Le \trechal French annonce sous la date du 16 m ; L'attaque de la \-première armée, entre RicJjourg-L' Avoué et Festubert, a enfoncé la preùère ligne ennemie sur une partie du front. L'attaque commença à mi-;ii, au Sud de Ri-c.liebourg-L' Avoué, oit les nglais ont enlevé deux lignes successives de twchées. Près d'Y près les dernières carante-huit heures se sont passées dans le calme- RUSSES , Pétrograde, 15 mai. — iepuis le milieu du mois d'avril, il nous était aviva des nouvelles au sujet de transports de masseidè troupes alleman- j des venant de l'Ouest et quittaient concentrées ' en Gailicie occidentale. La situation qui * vit nous obligea à arrêter notre offensivedans la direction de Mesolabortsch et d Uzsok, afin de ne plus éparpiller nos troupes et de les mettre à même de porter nos réserves disponibles aux secteurs menacés de notre front. Les nouvelles troupes que l'ennemi était décidé à jeter sur notre front, paraissent si considérables que notre troisième armée ne parvint pas à exécuter sapoussee en avant dans les secteurs Senezkowice et Gorlice.Ala suite d'un combat violent ininterrompu et d attaques impétueuses, qui empêchèrent l'ennemi de briser nôtre front, comme il en avait l'intention tl dut se borner à des attaques de front contre les positions de la troisième armée, que celle-ci V^tlune après Vautre. Nos troupes parvinrent, en maintenant l'ordre existant, à résoudre les problèmes de combat les plus difficiles qu'elles s étaient impo-\ sées. Toute la 111°'" armée fut retirée sur le ban. — v~ - ^SSSSSSÈÊSPSSBBBBi jLsg i/o ,tv' — / . . r\ • groupement, même des armées voisines. Quoique forcés de nous retirer des Carvathes, nous avons, par une poussée en avant décisive en Galioie orientale, obtenu de réels succès. L'armée austro-hongroise au Dnjestr se trouvait le 14 à gauche au Pruth. Dans la région de Iiolomea, il fallait des renforts qui furent expédiés par chemin de fer. Le lendemain notre artillerie, qui s'était emparée des retranchements à la tête de front, prit Sniatyn. Dans la région de Schaulen, les combats se développent favorablement pour nous. Après avoir repoussé plusieurs attaques à l'Ouest de Schiauen, nous avons attaqué efficacement, près du village de Gurzdi, une colonne ennemie considérable qui I tentait d'encercler Schaulent du Nord.Nous avons | refoulé cette colonne. praue^e" nées du péril imMe^ de la Triple Entente, il y a avant tout 1 peur de la fureur révolutionnaire. Tout' cela dût encore être surmonté. L'Allemagne et l'Autriche attendent avec le calme de ceux qui sont bifei .armés et qui sont bien préparés par leur situation militaire. Le narti de la guerre J'agite. Lugano, 18 mai. — Le Roi ara un long entretien avec le chef de l'état-major, le général Cadorna. Celui-ci se rendit alors chea le ministre de la Guerre Lupelli. Une foule iinmense se rendit ce matin tôt au Quirinal. La f Aile portait des drapeaux aux couleurs de l'Entente et acclama le Roi, les ministres Salandra ct.lSonnino. Les cris de ir Vive la guerre ! » ne cessèrent pas. Une délé--rëç&êrcé1 YIÎSCTIJril? p. u': té son du Roi, Mattioli et par l'aide-de-camp du Roi, le général Brusati. La délégation exprima les vœux du peuple de Milan en faveur de la guerre. Le ministre de la Maison du Roi et l'aide de camp promirent d'en faire rapport au Roi. On croit que Giolitti n'osera pas faire d'opposition au ministère jeudi à la Chambre et que beaucoup de partisans du parti de Giolitti seront intimidés par la populace guerrière et ne paraîtront pas à Monteciterio. Il y a eu des excès aussi contre le Pape, qu'on croit germanophile et aus-trophile.L'Avanti, le seul grand journal condamnant la guerre, dit que l'immense majorité du pays ne veut rien savoir de la guerre et qu'elle n'est que la victime de la démence sanglante de la clique Salandra-Sonnino. Bâte, 18 mai. — La National Zeitung annonce d'après des nouvelles privées de Chiasso : Le Comité dirigeant du parti socialiste italien invite dans VAvanti, toutes tes organisations ouvrières à une dernière manifestation générale contre la guerre pour mercredi. La direction du parti a décidé de participer au congrès des socialistes des Etats neutres, qui aura lieu en Suisse, le 30 mai. Chiaso, 18 mai. — On munde de Chiasso au ]>okal Anzeiger : Hier soir l'état de siège a été proclamé à Turin, après que la ville eut été pendant toute la journée 1e théâtre de graves tumultes. D'après Y Avanti, 60,000 ouvriers ont déclaré la grève de 24 heures, pour protester contre 1e préfet de police, qui permet aux étudiants toutes les démonstrations, de briser des fenêtres dans le bâtiment du journal Stampa, etc., etc., mais qui empêche par la force toute manifestation paisible des neutralistes. Tous les ouvriers de Turin partici-peut sans exception à la grève générale. Des masses énormes de gens se sont rendues, vers 10 heures du matin, au Corso Sicardo, où, devant la Maison du Peuple ont eu lieu de? réunions de masses. De nombreux orateurs ont déclaré 1e dédain absolu du peuple de Turin pour la guerre. Lorsque ensuite un cortège de manifestants s'est formé pour se rendre à la Place Castello, où se trouve le palais du Roi, on construisait des barricades. Des deux côtés des coups de fusil furent tirés. Les tumultes continuèrent jusqu'au soir, quoique dans l'après-midi, un violent orage diminua fortement les rassemblements. La magasin d'un armurier fut. pris d'assaut et pillé. Un ouvrier fut tué par le coup de revolver d'un officier. Beaucoup de personnes furent blessées. Egalement entre les soldats, les blessés sont nom. Ireux. AIJ REICESTAG ALL1MANB Berlin, 18 mai. — Le Reichstag s'est réuni aujourd'hui. Le Chancelier de l'Empire a déclaré : Il vous est connu que les relations entre l'Italie et l'Autriche-Hongrie se sont envénimées con-«ûdérabtem'But dans les d)?Tnî>ra moi's. Vou3 aure! compris du discours de Tisza d hier que 1e Cabinet de Vienne, dans ses efforts loyaux pour assu- ] rer une amitié durable entre la monarchie dualiste et l'Italie et pour tenir compte des grands intérêts vitaux et durables des deux pays, s est décidé à accorder à l'Italie des concessions étendues de nature territoriale. Je considère utile de vous signaler ces concessions : 1. La partie du Tyrol habitée par les Italiens sera cédée à l'Italie ; 2. Do même la rive occidentale de 1 Isonzo, pour autant que la population soit nettement italienne. et la ville de Gradisca : . , . n 3 Trieste deviendra ville libre imperiale et recevra une administration de caractère local îta-!ieu çt.une université italienne: ^ sphère d'intérêts s'y rattachant sera reconnue ; 5. L'Autriche-Hongrie déclare son désintéressement politique au sujet de l'Albanie; G. Il sera particulièrement tenu compte des intérêts nationaux des sujets italiens en Autriche-Hongrie ; 7. L'Autriche-Hongrie accorde une amnistie pour tes Criminels militaires ou politiques originaires des territoires à céder; 8. Une considération bienveillante sera réser-vée à d'autres désirs de l'Italie au sujet de l'ensemble des questions formant l'accord ; :). L'Autriche-Hongrie fera une déclaration so-lonnelle après la conclusion du traité relativement aux cessions ; 10. Des commissions mixtes seront nommées pour le règlement des détails de la cession ; 11. Après la conclusion du traité, les soldats de l'armée austro-hongroise, originaux des territoires occupés, ne participeront plus aux combats.Je puis ajouter que l'Allemagne, afin d'accélérer et d'affirmer l'entente entre ses deux alliés, .. pris sur elle vis-à-vis du Cabinet italien, d'accord avec te Cabinet de Vienne, de garantir l'exécution loyale de ces offres. Le peuple et le Parlement italiens se trouve J devant la libre décision, ou d'atteindre l'acc .m plissement de toutes les espérances national -'s dans tes conditions tes plus étendues par la voie paisible, ou de précipiter le pays dans la guerre i, de tirer demain l'épée cotre ses alliés d'hier e d'aujourd'hui. Je ne puis abandonner l'espoir qui la balance en faveur de la paix sera plus lour I que celte en faveur de la guerre. Quelle que soit la décision de l'Italie, no i avons fait, d'accord avec l'Autriche-Hongrie tout ce qui se trouvait dans 1e domaine du possi ble pour appuyer les relations d'alliés, qu avaient pris solidement racine chez le peuple al lemand, qui a apporté aux trois pays 1e bien e l'utile. Si l'Alliance est rompue par une des parties nous saurons, d'accord avec l'autre, nous oppose aux nouveaux dangers sans crainte et avec u courage intrépide. LA RÉVOLUTION AU PORTUGAL La Have, 18 mai. — La légation portugais publie ce qui suit : A la suite d'un mouvement, populaire, auqui se sont jointes l'armée et. la flotte, le gouverm ment du général Pimenta de Casto, a remis s démission au président de la République, Mi noel d'Ariaga, qui a chargé Joao Chagas de formation d'un nouveau cabinet. Le nouveau cabinet est composé comme suit président du conseil des ministres et ministre < l'intérieur, Joao Chagas; ministre de la justic Paul Talcao; ministre des finances, Barroâ Que roz; ministre de la guerre, Bazilio Teles ; m nistre de la Marine, Fernandez Casta; minist ! des affsrrfrs étrauarèm, Aires Veîga fac'firell ment ministre du Portugal en Belgique) ; ministre des travaux publics, Magalhaes Lima , ministre des colonies, Jorge Pereira ; ministre de l'instruction, José de Castro. Afin qu'on ne puisse supposer que le mouvement populaire a son origine dans 1 action m0™ normale de la République, la légation raPPe11® que le cabinet du. Général^Pimenta de. Costa». a empêché la réunion du Parlement. Il publia, comme dictateur, des mesures qui étaient exclusivement de la compétence du Parlement, notamment : l'amnistie des royalistes qui ont conspire contre la République ; la réforme de la loi électoral" : le renvoi des conseils municipaux élus par le peuple et leur remplacement par des com-mi sions administratives ; la démission des tio maires républicains, etc., etc. ^uW1. Tl1r ^ i-L-JI qui empirait de jour en jour et qui a amené te mouvement populaire. Madrid, 18 mai. — D'après un télégramme de Lisbonne, la révolte est réprimée. Le capitaine Martino Lima a pris le commandement des troupes républicaines. Madrid, 18 mai. (Havas). — Le ministre président Dato a déclaré aux journalistes que te cuirassé Espana arrivera aujourd'hui à Lisbonne pour protéger les intérêts des Espagnols et des étrangers. On enverra probablement un second cuirassé au Portugal. . . Le bruit court que le congé des officiers de mo ine a été levé et que tes cuirassés Espana et Carlos Quinto, partiront pour Lisbonne. Deux régiments d'infanterie ont été envoyés à Bada-joz.Madrid, 17 mai. — On dit que l'Angleterre enverra un navire de guerre à Lisbonne. Lisbonne. 18 mai. — Le nouveau gouvernement a ; utorisé l'ancien ministre président Pimento Castro, et l'ancien ministre Medenos à se réfugier à bord du navire de guerre Vasco de Gama. I.isbonne, 18 mai. — Nous avons relaté dans notre édition d'hier l'attentat commis contre 1e président de la Chambre, Joao Chagas, par le sénateur Freitas. L'agence Havas annonce à co sujet : L'état du président du ministère (Chagas a été élu président du ministère après la première ; révolte) s'est amélioré. Aucune balle n'a pénétré \ dans la tête. L'œil droit est perdu et l'œil gau-~ che momentanément aveugle. Lisbonne est calme. Le commerce a repris. Les ^ croiseurs Espana et Rio de la Plata, ainsi qu un torpilleur sont arrivés. - Lyon, 1S mai. — Le Progrès, annonce de Lis-i bonne : Le nombre des victimes de la révolte s'est éle-t vé jusqu'au soir du 17 mai, à 200 morts et 500 blessés. Le plus grand nombre des victimes ap-, partient à la garde républicaine. L'amiral Xa-r vier Brito fut incarcéré ; il est accusé d'avoir a donné ordre au sous-marin Espadarte, de couler les vaisseaux de guerre, qui avaient bombardé la ville. Wlan annonce que le plan de la révolution fut e élaboré trois jours après la formation du cabinet. Castro. lie docteur Alvaro Castro est chargé de '1 la partie militaire, le ministre des postes, qui di-!- rigeait déjà l'organisation des carbona'ris, lors a de la chute de la monarchie, s'est chargé du i- groupement des civils, pendant que le capitaine a Ilego s'est chargé de l'organisation de la révolution dans la marine. Après la première séance, : le nouveau conseil des ministres a publié une le note, dans laquelle il remercie 1e pays pour l'as-3, sistance lors de la chute de la dictature et dans i- laquelle in invite la population à garder le cal-i- m- parce que le btfc de la révolte serait atteint, re Celui qui troublerait lé calme Sers! considéré e- comme' trn'ifrg.

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Cet article est une édition du titre Le bruxellois: journal quotidien indépendant appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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