Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1917, 11 Septembre. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 25 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/1v5bc3ts5v/
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tnenîs au front. Le gouvernement est d'avis que I lea autorités de la capitale ne doivent pas être t; eouip.isss à faute rite du général isafcao.C'est pour, c quoi l'on a décidé la formation d'un corps particulier d'administration auquel les autorités civile se- c raient soumises. La garnison de Pétrogrsd est sou- s mise à Kornilolf. c • etkanuëk : ITALIE. — Réglementation du roulage des automobiles. — Les journaux suisses annoncent qu'à 1 partir du 15 septembre, l'usage d'«aïtomobil©s sera * défendu aux particuliers en Itailie. S&uAs les autorités militaires et civiles, le corps diplomatique du j Quirinal et du Vatican, et les cardinaux seront autorisés à se servir d'automobiles, de même que j l'administration des postes. — • r Les événements miiitaires de la semaine finissant t le 6 septembre ÎS17 , i Pendant que l'EateniSe s'évertua à ébranler < le front dies armées coalisées à l'ouest et au sud et • qu'il se prépare de nouvelles attaques au sud-esl, 1 il a été porté à l'est un coup qui a surpris l'Entente par son impétuosité et sa rapidité et qui démontre 1 clairement de quel côté se trouve r initiative, quelles sont les troupes qui possèdent le moral le : plus élevé et otf existent réellement l'esprit et la 1 force agressives. 1 La tête de pont de Riga courait sur une grandie étendue sur la rive ouest de la Dwina, Les vigou- 1 reuses fortifications partaient d'environ 50 km. à 1 l'ouest de Riga, au golfe die Riga, et s'étendaient, en courbe plane jusqu'à la Dwina, environ 20 km. 1 aiu sud-est de Riga. Cette tête-de-pont formait une tour de sortie qui donnait de l'espace à une forte : armée et était une menace permantsnte pour le flanc et le derrière de tout le front de l'est des Aile- 1 mands. Les Russes avaient accumulé ici des forces oon- ' sidérables. A l'intérieur de la tête du pont, il y avait ,10 divisions avec environ 150,000 hommes. Cinq autres divisions se trouvaient en liaison aveç les premières 10 divisons, entre Kirchholm et Uex-kull, au front de la Dwna. Les positions russes qui avaient été perfectionnées depuis plus de deux ans, étaient considérées comme extraordinairement vigoureuses.Les Russes considéraient leur front derrière la Dwina, fleuve qui a une largeur de 300 mètres, comme particulièrement puissant. Mais c'est justement ce front que l'état-major allmend avait choisi pour l'attaque. Le bombardement des lignes russes par le feu de l'artillerie et des mines, commença le 31 août avec une extrême violence. Il ébranla les Russes au point que le passage de la Dwina put déjà être forcé le 1 septembre. Les buts de la journée, au Klein® Jàgel, étaient déjà atteints vers midi. Le lendemain, 2 septembre, les gains des Allemands purent être considérablement étendus; les contre-attaques russes furent repoussées. Vers le soir (2 septembre), les premières troupes allemandes pénétrèrent dans le faubourg de Riga, situé à l'ouest de la Dwina. Le 3 septembre, la partie principal^ de la ville, située à l'est du fleuve, fut occupée par une colonne venant de l'Est. Les opérations allemandes sur la rive est ont progressé rapidement. Déjà le premier jour, la seule grande route conduisant de Riga vers le nord-est était prise sous le feu de l'artillerie al lemande. Le 4 septembre, les troupes allemandes poussèrent jusqu'à la côte. Les masses russss évacuèrent Dunamunde en bandes déréglées et se dirigèrent vers le nord-est. Dans la poursuite, l'aile gauche allemande franchissait déjà l'Aa en Livonie, tandis que les Russes évacuaient, sur une grande étendue, leur front de la Dwina, sous la pression de l'aile droite allemande. La 12e armée russe continue à se retirer rapidement. La prise d© Riga es; un grand succès. Les Allemands ont écarté la menace de leur aile gauche et se sont mis en possession d'un vigoureux point d'appui qui est "d'une grande valeur pour tout le front de l'Est. Nous en constatons déjà les conséquences dans l'évacuation accélérée d'autres parties du front de la Dwina. Nous pouvons nous faire une idée de ces opérations, si nous nous représentons que les troupes allemandes ont occupé près de Riga, en peu de jours, un territoire d'environ 3,000 kilomètres carrés! (plus de trois fois autant que les Français en Alsace). Le front qu'ils ont percé s'étend sur 140 km., donc presque aussi grand que le front anglo-belge à la mer du Nord jusque dans la région au nord de Saint-Quentin. Tout le système de défense russe sur ce front est percé. Les Allemands ont même progressé au delà. Les forces russes-ont fortement souffert par la bataille et l'influence déprimante de la retraite accélérée.Les pertes allemandes gont trè9 minimes. Jusqu'ici, on a compté 120 officiers et plus de 7,50l) soldats prisonniers. Le butin est colossal : 180 canons, parmi lesquels des canons de gros calibre, 200 mitrailleuses et des batteries de pl^ge intactes, en outre plusieurs automobiles de charge blindées ej un abondant matériel de guerre. Avec la prise de Riga, les Allemands se sont appropriés la domination du golfe de Riga. Cette- prise consolide essentiellement leur position dans la Baltique. A quoi doivent-ils ce succès ? En première ligne à leur état-major, qui tenait prêtes pour cette poussée, malgré les offensives imminentes de l'ennemi, les troupes nécessaires et les y laissa, lorsque les attaques des adversaires commencèrent simultu-nément sur presque tous les fronts. La supériorité du commandement, qui s'est distinguée de nouveau ici brillamment, y a largement contribué. \ Tous les préparaifs techniques avaient ©té réglés longtemps d'avance. Les Russes furent surpris par la poussée des Allemands. Des journaux français croyaient encore il y a quelques jours une offensive près de Riga comme la chose la plus improbable.La supériorité de l'esprit et le moral élevé des troupes allemandes se sont encore dévoilés ici. Toutes les armes ont rivalisé dans leurs efforts à amener un succès complet. L'artillerie allemande, collaborant avec les détachements de lance mines, est parvenue à rendre en peu de temps le® positions ennemies mûres pour l'assaut, de manière que l'infanterie -ne subit pas de pertes inutiles. La cavalerie allemande a trouvé ici également, dans la poursuite de l'ennemi défait, un champ convenant à son activité. Il y a lieu de signaler finalement que ces grands succès ont été remportés contre un adversaire qui était très supérieur, numériquement, aux Allemands.Les événements sur tous les autres fronts sont éclipsés par les grands événements à l'Est. Au front des Flandres, les opérations des Anglais semblent avoir été fortement influencées par la température défavorable. Un colonel anglais a déclaré à un correspondant du «Matin», au sujet de l'offensive paralysée des Anglais, que la plaine flamande est transformée actuellement en une fange, de manière qu'il faut au moins cinq heures pour passer, sur une distance de 100 mètres, d'un poste à l'autre. Aussi longtemps que cette température subsistera, les troupes ne pourront pas avancer. Si la situation est un peu colorée, il n'en est pas moins vrai que les Anglais n'ont attaqué ces derniers jours qu'à la route Cambrai-Arias, donc bien plus loin au sud, où Us ont été repousses, et qu'ils ont prononcé une poussée au nord-est de Lens, qui a été repoussée par une contre-attaque. Au Chemin-des-Dames et en Champagne également, il n'y a eu que des combats de peu d'envergure. Une attaque française à la route Somme-Py-Souain a été réprimée dans un corpt-à-oorps. L'activité de l'artillerie s'est ranimée jjrés de Verdun, sur la rive est de la Meuse. Dans la Moldavie, de fortes attaques russo-rou-mames se sont prononcées et ont imposé un arrêt momentané dans les mouvements. Lors des attaques renouvelées des Russes et des 'Roumain® dans la vallée de la Susita et de la Putaa, les armées coalisées ont fait prisonniers, depuis le 28 août, 20 officiers et 1,650 hommes, et pris 6 canons, 03 , mitrail leusrs, de nombreux lamee-mime® et des betsaux-transports. A l'Isonzo, on doit compter sur de nouveaux efforts des Italiens. Leurs attaques visaient principalement le Monte San Gabriele. A l'est de Gorit-zia également, près de jarniano et de Madoni, leurs poussées ont été vaines. Les Autrichiens, par contre, ont de nouveau pu faire, près de Selo, plus de 4,000 Italiens prisonniers, de manière que le nombre total de prisonniers s'élève jusqu'ici à 15,000 hommes. En Macédoine, les attaques françaises près de Bratindol, au nord-ouest de Monastir, se sont écroulées avec des pertes abondantes; les Serbes ont subi une défaite sanglante au Dobropolje, et d«s détachements anglais ont été dispersés à la Strouma inférieure. En Pays Barbare Dans le « Dai:y Mail » du 17 mai 1917, un Américain germanophobe J. W. Wile, auquel un long séjour comme journaliste à Berlin, a fait connaître ^'Allemagne, intitulait un de ses articles : Les douze causes de l'invincibilité de l'Allemagne. Traduisons donc Wile : Suivant Les lois de La vraisemblance et Us prophéties du début de La guerre, L'Allemagne devrait depuis longtemps être à genoux Aevtmt nous. Au contraire «près tr-eis ans île guerre »Ue n'est p-es encore ébranlée. Pourquoi r Le tout-puissent esi-it ; avec elle nomme le prétrndent les inscriptions de ses drapeaux el de ses ceinturons ? On me pose chaque tour cette quesiion.Lti réponse est simple: VAllemagne est encore toujours loin 4e la défaite pour f^s motifs suivants : 1. Dans te pays, chacun, homme, femme ou enfant put acipe à la guerre et se comporte comme tel. Pas seulement des phrases haï ' ' • -■"=) Pas de vieilles traditions, comme 'es mesure® anglaises pied, inches, once, qui sépare Albion de la science continentale. 2. Le pays a en gouvernement qui n'a d'autre but que de gagner la guerre. (Et pas de tripotages, ni des pots de via comme en Russie, ou de caser des protégés politiques comme au Havre. Voici le résultat de oe népotisme ; Les protégés, sûrs de leur faveur, ne cherchent pas dans le travail le moyen de s'élever. Les non-protégés, sûrs de leur obscurité, se découragent. Les deux catégories s'encroûtent. 3. Le gouvernement allemand ne laisse rien au hasard. Il prévoit les éventualités et ne se laisse pas devancer par elles. L'état-major beige, au oonroke lançait nos soldats,vêtus de bleu ou de roug- contre les troupes allemandes sur le champ de bataille. Aussi nos fantassins trop visibles tombaient-ils comme des mouches. Lorsqu'après Liège, l'Allemagne voulant cesser cet inutile massacre de nos fils, offrit la paix, nos ministres refusèrent. Mais les journaux ne purent parler. On cacha même la chose aux troupes pour ne pas les voir hésiter. Et le massacre reprit. 4. L'alimemation publique, quoique réduite, est depuis novembre 1914 établie sur une base qui rend ta farrune impossible. Dites cela à nos magistrats patriotards, la plupart riches et inamovibles, qui ferment les yeux sur lee délits d accaparements, profèrent ladsasr aiffamer les pauvres que d'aider le gouvernement occupant. 5. Les fonctionnaires civils ou militaires qui commettent des bévues sont irrémédiablement démis. quelque élevé que soit leur naissance ou leur classe. ■ Quelle punition reçut le général anglais qui nous envoya quatre jours avant la chute d'Anvers, 3,000 fantassins? Etaient-ce ià les «secours immédiats» promis par Edouard Grey le 4 août 1914? Pendant 60 jours, nos jobards de ministres attendirent ces fameux « secours immédiats », en communiquant aux journaux : « Nos troupes combattent côte à côte avec celles d'Albion. » Et le public gobait cela 1 6. Les m lieux industriels sont d'accord peur admettre que leur existence et celle du pays sont en jeu. Us travaillent avec énergie pour la chose publique.Combien cette unité d'action n'a-t-e]le pas compensé 'es réserves de fournitures que les Alliés puisèrent dans les 'usines amcuiaaku-s? 7. Les grèves sont combattues sans merci. Ceux qui les fomentent sont traités en ennemis de la Pairie. L'Angleterre négligea l'organisation sociale de ses mineurs. Ceux-ci en pleine guerre se révoltent contre les bénéfices'fabuleux des propriétaires de mines. L'Allemagne marxiste est à l'abri de ces incidents parce que le capital et le travail y vivent en coopération équilibrée et en réciproque confiance.8. Malgré un sort colonial défavorable le peuple allemand, quoique très parcimonieux, est prêt à offrir tous ses biens pour la Patrie. Le soldat a'iemand a une solde quotidienne de quelques pfennigs, l'Anglais touche 2 shillings, le Canadien 4 shilling. Lequel s'immole pour son pays avec le plus de désintéressement? 3. Après trois ans de guérie, l'armée allemande a organisé judicieusement les territoires conquis. A peine installée chez nous, elle imposa à chaque médecin la déclaration obligatoire et sous peine d'amende, des maladies contagieuses. Pour nos ex-mi nis.res, é'us de cabarets ou de sacristie, un cas de diphtérie ou de typhus était soigné en cachette pour ne pas effrayer les voisins. Résultat de ce système ; Les locaux -> meubles non désinfectés communiquaient l'infection aux habitants ultérieurs. 10. La flotte allemande est encorc intacte, numériquement plus forte que jamais, et en état de mener à bien d'audacieuses expéditions dans les eaux anglaises, et capable de couler mensuellement des centaines de mille tonnes. Rappelons nous 'tes 240 maisons bombardées à Loxvestoft en 1915. Et la « Môwe »? Ou est la fameuse Royal Navy anglaise? Pourquoi n'ose-t-elle. pas attaquer les nids de sous-marins de Zeebuigge? 11. Les réseives austro-allemandes ne sont pas 65 Feuilleton du Bruxellois. PLIK ET Mi paj: KUUENii SU!£. C'est vraiment une laide rue que la rue Moa-B'd'hal, d'abord parce qu'un soleil ardent la calcine, et puis parce qu'elle est le repaire de juifs et d'Arméniens, qui ont trouvé le moyen de passer pour des brigands, même au milieu des peuplades de pirates qui habitent cette, partie tte la côte d'Afrique. Aussi n'est-ce pas sans quelque danger que l'on pouvait se haairder à traverser cette rue des Juifs, car souvent les Arabes du bey sa-musaient à s'embusquer à chacune de ses extrémités, et là, munis de leurs longs fusils, si merveilleusement incrustés d'argent et de nacre, ils guettaient les Arméniens, et dès que l'un dVjx mettait la fête hors de sa porte pour sortir, qtiatre ou cinq coups de fusil l'avertissaient que les fils du désert venaient de boire quelques verres de ce bon chispa, que la vieille Mauresque de la piaoe au poisson leur vendait si bon maaché, et qu'ils étaient en train de se divertir un peu. Aussi Fasillo eut-ii beaucoup de peine, non à se faire ouvrir, mais seu'ement à attirer à l'étroit guichet d'une énorme porte de fer la 'ongue et cadavéreuse figure d'un grand vieillard, coiffé d'une espèce de ca'otte jaune, qui encadrait d'une manière bizarre son hideux visage. Le dialogue suivant s'établit en linigue française: Fasillo. — Vous tardez bien, mon père, et vous savez pourtant qu'il pleut des balles pour^fes chrétiens dans cette rue maudite. Le /uif. — N'est-ce que cela? Adieu, jeune homme. Fasillo. — Un mot ; ne refermez donc pas s vite ce guichet. Le juif. — Parle, mais sois bref. Fasillo. — Ici dans la rue, je ne puis; laissez moi entrer chez vous, et alors... Le juif. — Que l'anneau de Salomon te se«rv< de collier ! Va-t'en. • FasMo. — Puisque vous me refusez, je vai; tenter un dernier moyen. (11 lui montre un sa chet couvert d'emblèmes hiéroglyphiques.) Le juif. — Que veis-je ! un tel trésur entre te; mains, jieune homme? Qui a pu... Mais entre entre vite; car une balle a bien vite traversé un* casaque, et, pour ma vie, je ne voudrais **as qui; ce talisman fût souillé par ces mécréants. La porte s ouvrit. Fasillo entra en se baissant, traversa deux au très énormes grilles de fer, et se trouva dans un' cour étroite qui ne recevait de jour que par ci haut; devant lui était le juif, vêtu d'une espèc-de surplis jaune, qui dessinait ses membres long et anguleux. — Voyons, — dit-il, — voyons, mon fils, qu< je considère ce sachet de rlus près. Et ses yeux flamboyaient sous ses épais'sour cils. — Voyez, mon père, — répondit Fasillo. ' — Par 'es cinq étoiles r<~ Stenboth ! ce sont les > it'sign-s d'un bien haut grade dans notre affiliation, et je dois obéir à celui qui les porte, sans 1 m'informer de quelle manière il lest possède. Qu'ordonnes-tu, enfant? le vieillard est'à tes ge. i noux. — On t'appelle Jacob, et pourtant ton nom est Plok; n'est-il pas vrai vieillard? — demanda Fasillo.— C'est la vérité. Que l'ange me touche du ; doigt si je mens ! — Or, seigneur Plok, vous avez des magasins ' qui ont une entrée donnant sur la grève, près l'anse de Bétim Sah? — C'est 'a vérité. Que l'ange me touche du 5 doigt si je mens ! — Et dans ces magasins vous cachez de riches. * tissus de Tunis, des écharpes de Constàntinople et de beaux cachemires venant du Caire et d'Is-pahan ? Le juif pâlit, mais répondit néanmoins. — C'est la vérité. Que l'ange me touche du * doigt si je mens! — Tu vas donc cettei nuit, tans délai, sans 5 fraude, fiaire charger de ces marchandises, un« tartane mouillée dans l'anse de Bétim-Sah, sous pavillon danois. Le juif, qui était agenouillé, ge releva comme s'il eût été mordu par une vipère. (A suivre.) Chaque année les 100 millions d'Allemands peuvent aisément fournir 500,000 recrues, soit 1 pour 200 habitants. 12. La savoir faire du gouvernement allemand résoud des questions brûlantes telles que le ra Uonnemeni du pa.n. Mais il ne lui viendra pas à l'idée de rationner l ait des aviateurs s cela peut occélcrei la victoire. Il n'attendra pas non plus pour délivrer les cailes d air, que la nation n ait plus de soujjle. Voilà ce qu'écrivait un Américain q.ui vécut longtemps à Berlin. Evidemment tel de nos pstrio-tards quj n'a jamais dépassé les rives du Mstel-beek dira : J. W. Wiîe est un Boche. Mais ceux d'entre nous qui travaillèrent en Allemagne seront de l'avis de J. W.Wile. Peut-être l'abondance de statues élevées à des moines réformateurs ou à des généraux empanaches ferait-elle sourire un touriste aux tendances socialistes. Mais le prêtre allemand n'a pas transformé son pays, en une succui sa le des Etats pontificaux comme le fit son confrère belge.Ag-nt électoral avant tout,celui-ci nous dota d'un ministère de dévots ignorant toût de noire dé-i veloppement satel lectuel et économique. La vé-; nération que 1 Allemand voue à ses uhlans n'est-elle pas analogue à celle du Parisien pour ses dra-» gens? Le snobisme maniéré de nos officiers des ; guides, n 'éblouit-il pas nos patriotards? Mais 1 im-i partialité oblige tout pacifiste et tout mterna-tiona-s liste de reconnaire que dans 'a caste militaire eu-: ropeenne, l'officier allemand a incontestablement t le mérite de la supériorité professionnelle. t Les journaux de l'Entente calomnièrent sd faci t iement l'Allemagne parce que le nombre de leurs lecteurs qui séjournèrent dans ce pays est colossa-lement inférieur à celui de ceux qui n'y mirent ' jamais les pieds. Et >-rmi ceux qui avaient vu i l'Allemagne, combien s'étaient bornés à visiter les bords du Rhin, sans s'appliquer à étudier la t langue dificile et les mœurs du peuple lui-même? 3 Aussi que purent objecter les rares Anglais, Français ou Italiens qui parlent l'allemand, contre les clameurs de ceux qui jugeaient ce pays en aveugles ' sur la lecture de tirades ronflantes et tendancieuses?r Ce fut le cas des Belges et même des Flamands, luttant pour défendre la France ennemie séculaire s de leur race, et pour l'Angleterre exterminatrice ^ des Boers. Aujourd'hui les troupes d'occupation et ' les habitants des Flandres ont ocmpris que leurs t langues semblables attestent une orgine commune. 5 Ils sont en train de se réconcilier. Etudions donc, 1 ce grand pays, situé à 2 heures en train de Bruxel-^ les. Tous les enfants y savent lire, ils ne peuvent t pas comme les nôtres fumer avant ' 'âge adulte. L'Etat veille à leur santé. Défense avant 18 ans d'aller se dévoyer au cinéma. Chaque ouvrier est I d'office inscrit à !a Caisse de Secours en cas de maladie. Les cabarets sont rares. L'ouvrier âgé est invalidité et peut vieillir sans craindre la misère grâce à une petite pension qu'il touche. Au prin- s temps 'es routes, où le piéton n'emprunte pas la piste du cycliste, sont bordées de cerisiers en fleurs. ï Aucun passent n'arrache les branches : chacun tra-8 vaille à améliorer la science. Récemment fut trouvée la solution du problème si ardu de la transfu-e sion du sang. Grâce à cette découverte des mil-* liers de gens guérissent. Les accapareurs de vivres e sont punis sans pitié. A la Noël, derrière les vitres embuées, scintillent de petites lumières au bran-t ches d'un sapin. On chante autour du foyer qui pétille. Les enfants partis au loin rentrent, ce jour-là, en famille. A la Pentecôte, riche comme pau-e vre, orne sa chambre de branchées de peuplier et la •- parfume de U'as frais. Dès l'aube des bandes de promeneurs partent en chantant vers les bois d'a-e lentour. Et la journée s'y passe à respirer à plei-e nés narines la première halcirus de l'été, n Bref, on est en pays barbare. C'est là que vivent les « Huns » chez eux. Maxim Benssus. FAITS DIVERS i- L'ASSASSINAT DE SCHAARBEEK-HELMET. is Arrestations. — M.le juge d'instruction 01iviers> II de Bruxelles, vient d'arrêter les meurtriers présu-i- més de Snyers, Marie, servante chez les époux it Vanden Eynde, chaussée d'Helmet, 94, à Schaar-i- beek, qui fut étranglée dans les circonstances que s nous avons relayées. C'est à la suite d'un autre attentat que les assassins ont été découverts. Il y j. a quelques jours, un certain B..., de Helrnet, s'é-ie tart introduit chez M. H..., boulanger et cabaretier, ,s à Haren, dans l'intention de commettre un pol. Surpris par M. H..., le bandit tira sur lui plusieurs coups de revolver, puis il prit la fuite; il fut airrê-à té peu après par M. le commissaire de police d'E-vere. Cette nouvelle affaire fut également confiée r à M. le juge d'instruction Oliviers, qui fit examiner les empreintes digitales relevées sur certains meubles dans la chambre où fut commis le meurtre de Marie Snyers. Ces empreintes oorresipon-iS , daient avec celles prises sur B... Ce dernier, mis sur la sellette, finit par avouer ga culpabilité. Il dénonça, commie étant ses deux oomplifcas, les ~ nommés D..., d'Evere, et C..., de la rue de Pavie, ;s qui furent arrêtés à leur tour et écroués à la dis-position du juge. Une confrontation a eu lieu dans ls le cabine, du magistrat instructeur entre les prévenus et les principaux témoins. Il paraîtrait que l' les inculpés de Thorrible crime ont été formellement reconnus. (A.) BTPÏÛVÏNŒ iu ACCIDENT A NAMUR. — A 1 usine :■ gaz, av. Prince Alberr, où était rassemblée une foule énor-is me attendant une distribution d>- coke, MerveiMe n- Hector, 47 ans, tourneur, à Belgrade, a été accro ché et écrasé par un véhicule. Il a une jambe frac-lu turée. AU PAYS DE CHARLEROI. ■— De notre corrfts-es pondant, le 9 septembre : le Ruse de j ruiier. — Un maïeur redoutait que fcer. s- tain agriculteur de s-s administrés, ne livrât encore qu'une minime partie du grain qu'il avait ré-co'té. En outre il voulut que cette opération s'ac-ju complit en présence de deux personnes compétentes et incorruptibles. Ainsi une meule de blé avait déjà passé à la machine : lorsqu'un métayer arri va dans la grange. Apostrophant ceux qui se trou-us vaient occupés il éclata en reproches. « Oui, leur dit-il, vous tardez à venir, et ma récolte moisit. Vous ne tenez aucun compte die vos ne engagements, mais je vous intente un procès et vous me payerez des dommages-intérêts ! » Alors les Interpellés invoquèrent le fait qu'ils avaient été quasi requis de venir là où ils étaient, t et ils proposèrent de suspendre le travail eonirnen. cé. Après un court colloque, et eu égard à la scène, qui venait de se passer leurs sollicitations furent écoutées. Maintenant le cultivateur matois se fétiche d'être parvenu à éloigner malicieusement et momentanément ceux qui Le gênaient. lintretemps, i! a su ménager quelques sacs, dont il exige, comme ses semblables, sans doute, 700 fr. environ. Ne subordonne-t-il pas également la fourniture d'un moulin, celle d'huile, de sucre ou de pétrole à la réalisation de ses t'afics? Probablement! Toujours est-il que le tour a réussi. (R. N.) iiMhUKiViAi îuimd riiMNGlERES BUUKSE Oi'iTlUIEUSE DE BJSuXJLj Les cours du jour. — Lundi 10 septembre. Rentes et lots de villes. — Rente belge 3 p.c. 72; Anvers 1887 84; Bruxelles 1905 86 1/2; id. 1902 70; Bruxelles-Maritime 66 1/2; Lots du Congo 90 3/4. Battues. — Caisse de Répons 1525; Crédit An-versots 412 1/2; Outremer cap. 715; Crédit. Nat. Industr. fond. 593 3/4; Chemins de fer et Tramways, — Bruxellois priv. 515; Caire jouis. 596 1/4; Espagne Electr. àrv. 66 1/2; id. cap. 140; id. fond. 1380; Tient-sic ...; Transport cap. 1120; Madrid Espagne ord. 148 3/4; Raiiway cap. 607 1/2; id. div. 560; Secondaires cap. 530; id. fond. 1270; Bi'bao fond. 84 1/2. Métallurgie. — Métal. Hainaïui 95; Tarestkod fond. 1210. Charbonnages. — Bois d'Avroy 935; Bonne Fia 900; Courcetles Nord 2150; Charb. Belges 540; romaine-i'Evêque 3875; Grand Conty 687 1/2, 680 Gosson 2325, 2350; Mariemont 2700; Houillères Unies 885, 877 1/2; La Louvière 312 1/2; Levant du Fléau 5500; Laura cap. 1875; id. div. 1380, 1360; Poirier 755; Marcineiles Nord 620; Réunie Charieroi 1750; Nord Flécu priv. 290; Unis Ouest Mons 1145; Wilhem-Sopliia 2450, 2410. Eaux.— San Antonio cap. 70; id. div. 2^; Sofia 785. Textiles. — Céramiques No. jouis. 50; Huile, ries Odessa ord. 170. , Valeurs coloniales. — Culture Java cap. 197 1 /2 202 1/2; id. fond. 1290, 1325; Hévéa 220; Kass-â ...; Geomine 585; Katangs 2900, 2925; Lacourt fond. 670, 662 1/2; id. cap. 551 1/4; Sennah Rubber 75 1/2, 75 1/4; Soenghei-Lipoet 525, 530; Tanga 114 1/2, 115; Selangor 425; Zuid Preanger 202, 203 3/4; Haut-Congo ord. 885, 910. Valeurs diverses. — Sucreries St-Jean fond. 292 1/2, 295; Sucreries Européennes oâp. 97; id. fond, 84 1/2, 84 3/4; Floridicnne cap. 480, 490; id.fond. 315, 325; Pétroles Grosnyi priv. 2900; id. ord., 2615, 2625; Pétroles Boryslaw cap. 74; id. div. 260; Pétroles Tustanow priv. 285; id. oap. 70; id. fond. 87 1/2; Brasserie de Haecht 300. Valeurs étrangères. — Barcelone 116, 118; Dyl© et Bacalan ord. 1010, 990; id. priv. 1000, 1010; Braz. Traction 335 ; Liguie Toscaita 300 ; Mexico Tram 302 1/2; Argentine 42; Kaiping 72 1/2, 78; Savigliano 1325, 1340; Aue>r Italien 21. COUïtS bli OHAiï&i,. New-York, 8 sept. — Berlin ...; Paris 5.7825; Londres 60 jours 4.72 ; Cable Transfers 4.7645 ; Argent en barres 96 5/8. BOU Estes Uis, MEW-ÏOB&, New-York, 8 sept. — Atch. Top. a. Santa Fé 4 p.c. 96; Unit. Stat. Steel 5 p.c. 103 7/8; Atch. Top. a. Santa Fé 96 1 4; id. préf. 94 1/8; Bali'mo-re a. Ohio 66 1 2; Canadien Pacific 156; Chesap. a. Ohio 56 1/4; Chic. Milw. a. St-F'a.ul 62 1/2; Denv. a. Rio-Grande 7 ; EriS 20 1/2 ; id. Ire pr. 30 5/8; id. 2e préf. 23 1/2; Great North. préf. 103 1/2; Illinois Central 100; Interbor. Cs. Corp. 8 3/4; Id. préf. 53 1/2; Kans. City a. Southern 38 7/8; id. préf. 51; Louisville a. Nashville 120; Miss. Kans. a. Tex 5; Missouri Pacific 28 7/8; Nat. Railw. of Mex. 2e préf. 6; New-York Central a. Huds. Riv. 87; New-York Ont. a. Wst. 19 1/2; Norfolk a. Wst. 113; Northern Pacific 99 5/8; Pennsylvania 51 5/8; Reading 82; Chic. Rck. Isl. ' a. Pac. 52; South. Pacific 90 3 4; Souîh. Rajlway 26 3/4 ; id. préf. 56 ; Union Pacifie 128 1/2 ; Wabash préf. 47; American Can. 41 1/2; Am. Smelt. a. Réf. 94; Anpconda Cop. Mg. 70 1/4; Beihlefcem Steel 101 1/4; Central Leather 82 3/8; Intern. Merc. Mar. 29 l'8; id. préf. 86 1/8; Unit Stat. S.eel Corp. 107 3/4; id. préf. 116 1/2. ■ A DINANT. — On nous écrit, le 9 septemb^: Fin août, un service à la mémoire des victimes de la guerre, a été célébré à la cathédrale. L'af-fluence était telle, que beaucoup de personnes ne purent pénétrer dans le temp^. Pendant l'office, M. Verhees, ancien fort ténor de l'Opéra de Paris et M. Charles Permané, un jeune fort ténor d avenir, se firent entendre. Le mariage de ce® deux voi£ fortes et magnifiques firent une vive impression sur la foule recueillie et lui arracha des larmes. L'orgue était tenu pff un jeune virtuose de 6 ans, M. Pi-rre Rodric. • '-"my-ii mu m i iiaiinrwwwirtmirt ANNONCES 2 fr. la ligne. jkSîo v* J'acliêie piaiu a'occasioa, plus iiaul prix. Mâteliands» v EdiiU s'absienir. Lettres bureau journal Lettres A. B. A. 36 Pour le bureau belge des expéditions de pommes de terre à Libramonî on demande 1 cîisi-cosiiEsiable, S de bureau, de préférence anciens employés cie chemin de ter. S sténo-dactylographes. CONDlliOMb : 1. litre .-el^c; 2. De moralité irréprochable; 3. Capacités prouvées. S'adresser par écrit a M. 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Cet article est une édition du titre Le bruxellois: journal quotidien indépendant appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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