Le bruxellois: journal quotidien indépendant

375 0
close

Pourquoi voulez-vous rapporter cet article?

Remarques

Envoyer
s.n. 1915, 25 Mars. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 17 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/fb4wh2fn99/
Afficher le texte

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

DEUXIEME ANNEE. — N° 177 CINQ CENTIMES ÉDITION S JEUDI 25 MARS 1913. LE BRUXELLOIS ABOJWWSJMSWXS : 1 an, 12 francs. — 6 mois, 7 francs. — 3 mois, 4 franc 1 mois, 2 francs. «J<0"0.3^xa.^,l cs;XLOti.c2.i<323, ixxcfL^ï:p>exxcl.£»,:i3.~t RÉDACTION, ADMINISTRATION, PUBLICITE 45, s=sii© îîeiirl Isatis, 45, Bruxelles <A.i«aT>a-oi*arc3Bcs : Faits-Divers, la ligne 2 francs. Nécrologie, la ligne 1 franc Petites annonces, la ligne 20 centimes Sur le front français '^Zxs.o d'ensesnjole Z' phase. — La lutte sur l'Aisne et sur l'Yser (mi-septembre 1914 à mars 1915) De la Marne, la bataille s'était prolongée jusqu'à l'Aisne, où les Anglais poursuivirent l'en-emi. Il était important pour eux de traverser ette rivière. Mais l'armée du général von Kluckij ;ivait déiruit les ponts et occupait une position favorable sur les hauteurs dominant la rivière, Ce fut d'abord un impressionnant duel d'artillerie. Enfin, entre Compiègne et Soissons, et sous n feu destructeur, les Auglais réussirent à jeter m pont, ce qui bientôt mis les Alliés, sur ce point, en possession des deux rives de l'Aisne. Plusieurs autres ponts avaient été ou établis ou réparés pour la marche en avant. Les généraux anglais Douglas, ïïaig et Fergusson firent preuve ■ !e ténacité contre un ennemi également vaillant ■ t résistant. Même à Yaillv. à l'Est de Soissons, ' s contre-attaques allemandes obligèrent les An. '■finis à abandonner leurs positions. Le 21 septembre, un violent combat se conti-iua sur le plateau de Craonne et il en fut de mène dans cette région jusqu'à la fin du mois, car Alkmanda étaient bien décidés à ne pins reculer. D'ailleurs, la chute de Maubeuge (T septembre) leur avait permis d'amener sur le front ;!e l'Aisne des renforts d'hommes et de la grosse rtillerie. D'autre part, Anglais et Français étaient terriblement épuisés par l'effort fourni durant tout le mois de septembre, et c'est ainsi nu'à la fin dè ce mois les Allemands cessèrent d'être <i tenus en fuite », selon une injuste expression des Anglais. Dès ce moment, d'ailleurs, les Allemands, puis les Français, avaient commencé à recourir au système des tranchées et des fortifications sur "lace, système qui caractérisera la guerre de i 914-1915 et trouva son application aussi les deux ( ôtés du double front central : en Flandre et sur les deux rives de l'Yser, d'une part, dans la forêt. d'Argonne et en Lorraine, d'autre part. Pour de ongs mois, lu situation des belligérants resta telle que l'avaient laissée les combats sur la Marne de septembre 1914. La ligne franco-anglo-allemande, de l'Est à l'Ouest, avait une étendue d'environ 500 kilomètres quand, en octobre, elle eût achevé d'atteindre le littoral belge et français de la mer du Nord. Sa largeur, du Sud au Word, devait comprendre une quarantaine de kilomètres des deux côtés de la double ligne des belligérants. Ces deux dimensions délimitaient ce qu'on appelait la. zone des armées ou du front. Pour ce qui est de l'espace entre les belligérants, il variait selon les points ; parfois, quelques centaines de mètres à peine séparaient les troupes adverses. Dans la période d'octobre 1914 à marjs 1915, la double li-.^•ne ne subit en sa largeur que de faibles modifications. Par un retour à la forme antique des combats et par un curieux contraste avec la portée lointaine (à des 15 à 30 kilomètres) de l'artillerie moderne, les infanteries ennemies, se faisaient face, souvent beaucoup plus rapprochées que la portée des fusils ne l'aurait, exigé. Aussi la terrible arme blanche et les attaques à la baïonnette-revécurent comme à d'autres époques. S'incurvant et pénétrant plus ou moins en territoire français, la !igne allemande suivait, à l'Est, à peu près la frontière franco-allemande de l'Alsace et de la Lorraine, puis, an delà de la forêt des Argonnes, s'infléchissait le long de la rive Nord de l'Aisne pour enfin gagner, en un tronçon assez droit, la Flandre belge et la mer par Saint-Quentin, Lille, Dixmude et Ostende. En face, la ligne française était marquée par les points suivants : Altkirclf et une bande de territoire dans l'Alsace allemande, en Lorraine française, Nancy et Verdun, puis la forêt des Argonnes que se partageaient les belligérants; en Champagne, Reims, la rive méridionale de l'Aisne, Soissons, enfin, plus à l'Ouest, Arras, Ypres, Furnes pour aboutir également à la mer. Ainsi, bornée d'un côté par la mer et à l'autre extrémité par la Suisse, pays neutre, la double ligne n'offrait pa» de flano accessible et les deux belligé-lants en étaient réduits à rechercher chacun un point moins solide sur l'immense front hérissé de défenses naturelles ou artificielles, de tranchées ot do fortifications si importantes que, d'octobre 1914 à mars 1915, cette guerre sur le front français ou occidental mérita de s'appeler a une guerre de forteresses improvisées en pleine campagne ». Sur un seul point, un instant, il parut possible pour chaque adversaire d'opérer un mouvement tournant. C'était entre Dunkerque et Ostende. sur une bonde de côte franco-belge d'une largeur d'environ 100 kilomètres. Après la chute d'Anvers (10 octobre ]!H4). il se produisit une sorte de course à la mer, une rivalité des Allemands et des Anglo-Français pour s'assurer la position la plus favorable. De l'Aisne, les troupes anglaises, sur leur demande, avaient été transportées sur la Lys, plus près ainsi de leur base maritime. L'enjeu était important. Il s'agissait pour chacun de tourner l'adversaire ou du moins d'atteindre la mer pour échappa- soi-même à un mouvement tournant. De plus, les restes de l'armée belge d'Anvers étaient en route afin d'opérer leur jonction avec les Alliés. Coupées par des troupes allemandes venues de la direction de Termonde, une partie des forces belges — 20,000 hommes environ — durent franchir la frontière de la Hollande où elles furent internées. Le reste parvint, à travers la Flandre, jusqu'au front anglo-français, protégé dans sa retraite par les troupes françaises du général Gresetti et de l'amiral anglais Ito-narc'h.D'octobre à janvier, de tout le front belgo-an-glo-franco-allemand, le point de lutte le plus intense, ce fut l'Yser. Après l'occupation de Gand ot Brugas, les Allemands, au prix de combats héroïques, s'emparèrent de Roulers et de Dixmude (11 novembre). Ypres à plusieurs reprises fut bombardé. Mais en inondant la région de Nieu-port sur une étendue de 30 kilomètres avec une profondeur de pTuainurg pieds, les B: iges arrêtèrent la marche des ennemis. Furnes qui, la première des villes belges, avait vu en 1831 l'entrée de Léopold I", venant de La Panne, sur le territoire national, devint alors la dernière capitale., du roi Albert. . Des semaines durant, la lutte sur l'Yser fut acharnée. Mer, terre et ciel mêlèrent tous leurs éléments guerriers. De la mer, la flotte anglaise bombarda Zeebrugge, Ostende et Westende occupés par les Allemands. Dans l'air, les avions précipitaient les bombes et les flèches. Sur terre surtout, c'était une suite ininterrompue de luttes Jl forteresse, d'alertes, de combats corps à corps. Les tranchées étaient prises ou reprises à la baïonnette ou bien on les faisait sauter au moyen de mines. Les mitrailleuses déchiraient l'air, les canons faisaient entendre leur tonnerre, balles, shrapnells, obus pleuvaient. Belle jusqu'à la mi-novembre, la saison automnale vit soudain les vents, la pluie et la neige. Puis, en décembre et janvier, ce furent les froids rigoureux, l'humidité pire encore; sur un sol détrempé par les pluies et les inondations, les belligérants devaient en plus soutenir des combats meurtriers. Leurs pertes à tous furent terribles. On dit que, liés ensemble, telles des gerbes de blé, les cadavres devaient être transportés loin du théâtre des combats pour y trouver une sépulture plus facile. Si, de la- mi-septembre à janvier et même plus tard, la lutte sembla particulièrement intense vers 1 Ouest, de l'Aisne à la mer, néanmoins le restant du front, plus à l'Est, ne fut. pas sans combats. En Alsace et en Lorraine, il y eut des avances et des recuis réciproques; dans les fourrés inextricables et à l'ombre de la forêt d'Argonne, célèbre déjà dans les fastes militaires de 1T92, les adversaires se disputèrent chaque pouce de terrain,-car le sort de l'importante forteresse de Verdun se jouait là en partie. Autour de lîeims, de violents combats eurent également lieu. Enfin, sur c» mêm® point occidental de l'Aisne, où nous avons vu, fin septembre, les Allemands si opiniâtres à arrêter là les conséquences de la bataille de la Marne, l'importante bataille de Soissons, les 12 et 13 janvier, obligea les Français à évacuer la rive Nord de l'Aisne, perdant une quantité énorme de morts et de prisonniers. Quant aux Allemands, qui occupent les hauteurs de Crouy, Vrégny, Chivre, ils semblent depuis lors attendre le moment de franchir à nouveau l'Aisne, puis la Marne. Comme nous l'avons dit, c'est, en effet, en cet endroit du front, qu'ils touchent le plus près de Paris, toujours plus que jamais menacé. Si les événements qui se déroulent dans l'Europe entière et au delà nous obligent à en suivre l'ensemble et même les détails possibles, que ce ne soit pas sans voir sous le dessin extérieur des marches, des combats, des avances et des reculs, les douloureuses et tragiques réalités humaines qui y palpitent, sanglantes. Assez d'héroïsmes splendides, mais vains en même temps, et horribles. Assez de ruines, de morts et de deuils, assez de destructions de toutes sortes, assez de haines ! Au nom des victimes qui, par centaines de mille, furent immolées et s'immolèrent noblement elles-mêmes à des causes sacrées, puissent les peuples trop longtemps égarés reconnaître enfin que sous les prénoms des nationalités diverses, tous portent également le nom de la grande famille humain» de race blanche ! A défaut des hommes, cuo les femmes implorent enfin cette paix tant Slésirée dans la justice et la fraternité. Ou l'horribje guerre actuelle s'arrêtera dans un élan d'humanité, ou elle ne s'achèvera, quels que soient les vainqueurs ou les vaincus, que pour laisser de» haines abominables et préparer de nouvelles -Catastrophes, après une ruine générale des nations civilisées. (Reproduction réservée.) TONY. Lisez en TROISIÈME PAGE les derniers télégrammes arrivés pendant la nuit. DÉPÊCHES AUTRICHE. — Chute de la forteresse de Przmyszl après un siège de rmatre mois et demi Vienne, 23 mars. — (Communiqué officiel-) — Après un siège de quatre mois et demi la forteresse de Przmyszl est tombée hier soir. Après la sortie de la garnison du 19 mars, une économie extrême dans la ration d'approvisionnement ne permettait qu'une résistance de trois jours. Pour ce motif, le commandant de la forteresse avait reçu V ordre de capituler, après ce laps de tejnpt et après la destruction du matériel de guerre. On a réussi, en effet, à détruire à terni)s •les forts ainsi que la batteries, les munitions et tenis les ouvrages fortifiés. La chute de, la forteresse, avec laquelle V état-major devait compter depuis quelque temps, n'a aucune influence sur la situation en général. Avant la chute. — Bruxelles, 23 mars. — Au sujet de la cliute de la forteresse autrichienne de Przmyszl on annonce de Pétrc^rad:> au 22 mars : Avant la dernière sortie de la garnison de Przmyszl, 20,000 obus furent tirés dè la forteresse. On vit dans ce fait un dernier effort. Le feu était dirigé surtout dans la direction Nord et Sud, la sortie fut exécutée au lever du jour dans i la. direction Est. Les Russes ne sont plus qu'à 1,500 mètres des forts. Leurs pertes ne s'élèvent plus qu à environ 100 hommes par jour. Un aviateur autrichien qui vola avec des documents importants de Przmyszl à Cracovie fut fait prisonnier. Les Eusses ne veulent plus risquer des gTan-des pertes r>our conquérir la forteresse. (Lire détails complémentaires en troisième page.)LE BLOCUS DES COTES ANGLAISES Amsterdam, 22 mars. — On annonce de Ter-neuzen aux journaux : Il vient d'arriver ici 50 personnes des navires hollandais Zaanstroom et Batavier V, qui ont été arrêtés, vendredi,près du bateau-phare de la Meuse nar un sous-marin allemand et qui furent conduits à Zeebrugge, ayant à bord des officiers allemands. Les équipa- j ges, en dehors des officiers, les femmes et les | enfants des passagers belles ont été mis en li- i berté. 16 Belges furent maintenus en état d'arrestation.Rotterdam. 22 mars. — Le vapeur Batavier V qui était parti d'ici mercredi soir, et de Hoek van Holland jeudi matin a été arrêté en mer par les Allemands et amené à Zeebrugge. Le chargement se compose de marchandises en ballots et de vivres. Il y a à bord 50 passagers, en partie .belges. En raison de oet événement, aucun Batavier n'est parti, hier, pour Londres. Amsterdam, 22 mars. — Relativement à l'arrêt par les Allemands du vapeur néerlandais Zaanstroom, la direction de la société à Amsterdam nous a déclaré que le navire ne portait que des vivres, principalement des œufs (300 tonnes). Il n'y a pas de contrebande à bord. Rotterdam, 22 mars. — lies armateurs Adam Brothers, d'Aberdeen, ont déclaré qu'on est sans nouvelles depuis le 9 du vapeur Aberdeen (1,000 tonnes construit en 1909, équipage de 9 hommes). Un canot de l'Aberdeen a été trouvé dérivant par un trawler de l'Amirauté. Les N a peurs anglais Beeswing (2000 tonnes), et Aberdeen doivent avoir fait, naufrage. Des cadavres de l'équipage du Beeswing ont dérivé à la côte anglaise. D'après le Llovd, le vapeur norwégien Else, de la Nouvelle-Orléans à Gothenborg, a été arrêté et conduit à Shields ; le vapeur suédois GreMand, allant de New-York à Gothenborg, a été remorqué à Middlesborough. Londres, 22 mars. 1— Les Anglais ont arrêté un vapeur américain chargé de vivres, destinés à Gothenbourg et Stockholm, parce que le chargement semblait destiné à l'Allemagne ; un vapeur espagnol ayant à bord du minerai de fer a également été arrêté pour le même motif. LA GUERRE Com no ta.niq;ués ofS.ci©ls FRANÇAIS Paris, 21 mars (15 heures). — On n' annonce aucun changement dans la situation. Paris, 21 mars (23 heures)- — L'ennemi a bombardé de nouveau avec des obus de 27 cm. la cathédrale de Soissons, qui fut gravement endommagée. En contradiction avec les indications allemandes, aucun poste ni observatoire n'a. jamais été installé sur les tours. Le drapeau de la Croix-Rouge de Genève n'y était pas non plus hissé. En Champagne, nous avons légèrement progressé au cours de la journée du 20 mars, à •l'est j de la hauteur 196 (au nord-est de T^e Mesnil). Pendant -la journée du 21 mars, de simples bombardements d'artillerie eurent lieu. Dans les Argonnes, pendant toute la journée, un feu d'infanterie assez vif fut échangé ; cependant, aucune attaque d'infanterie ne fut livrée.A E par ges, nous avons maintenu les gains enlevés dans la journée d'hier, malgré deux contre-attaques vigoureuses de Vennemi, qui échouèrent avec des vertes sérieuses pour l'en' nemi. Dans les Vosges, nous avons reconquis le petit. R eicha cher six onf, après que nous eûmes perdu le grand et le petit Reichackerskopf. Notre contre-attaque pour reprendre le grand ReichacJcers- 1-nni rnnt.i.min prcn-re. Copenhague, 22 mars. — Le vapeur danois islandais Sterling a été retenu pendant dix jours à Leith, parce que les Anglais considéraient son chargement d'huile de baleine comme contrebande.Amsterdam, 22 mars. — On a annoncé de îjondres à un journal : Un sous-marin allemand 1 torpillé, dimanche après-midi, près de. Beachy-3ead, le vapeur Cairntoir, en route de New-■astle à Gênes. Le vapeur coula: l'équipage a été sauvé. ANGLETERRE. — L'Angleterre et la neutralité belge Berlin, 21 mars. — La Norddeutsche Allgemei-ne Zeitung écrit : A la Chambre des Communes anglaise, le député libéral Outhaite adressa la question suivante au secrétaire d'Etat aux "Affaires étrangères : « A ? quelle heure, le 2 août, le cabinet anglais prenait-il la décision d'appuyer la France sur mer et à quelle heure du même jour le gouvernement allemand demandait-il au gouvernement belge d'autoriser le libre passage des troupes allemandes à travers la. Belgique ? » L'interpellateur ajouta : a Si la première décision susnommée a été prise au cabinet anglais le 2 août au matin et si la demande alAemande ne fut posée à Bruxelles que le soir (après 4 heures), est-il correct de dire que l'Angleterre n'est en- ! trée en guerre contre l'Allemagne qu'à la suite ■ de la violation de la nexitralité bellge? Le ministre demande que la question soit introduite par écrit. En attendant, continue la fbuille ôfficieuse allemande, nous allons répondije par écrit à la demande : 1° D'après le Livre Jaune français (n° 137), sir Edward Grey donna à l'ambassadeur français, le 2 août, et notamment à J'issue du conseil des ministres tenu le matin, officiellement et au nom du cabinet anglais, la déclaration que la flotte anglaise interviendrait clans le cas où la flotte allemande tenterait d'entrer dans le canal ou de passqr par la mer du Nord. Au télégramme qui transmettait cette déclaration, il fut encore répondu le même jour par le ministre-président français (Livre Jautue n° 138). La décision du cabinet doit donc avoir' été prise avant la transmission de la demande allemande à Bruxelles le 2 août; 2° Déjà, avant lia séance décisive du cabinet, sir Edward Grey fit à l'ambassadeur français une communication anticipant sur la décision du cabinet. D'après le Livre Jaune français (n° 126), il déclara, le 1" août, à l'ambassadeur français, qu'il proposerait à ses collègues que la flotte anglaise empêchât le passage de la flotte allemande par le canal ou, si ce passage réussissait malgré tout, qu'elle empêchât toute démonstration à la côte française ; 3" L'ultimatum de l'Angleterre ne fut posé que le 4 août, au gouvernement allemand; 4° Il est donc, en effet, établi, que le gouver-! nement anglais était décidé à la guerre, tout à | fait, indépendamment de la question de la neutra-| lité belge et. avait pris nue résolution sur cette question. Si, à cette époque, du 2 au 4 août, les navires de guerre allemands n'avaient fait que la tentative de naviguer par le canal ou même seulement par la mer du Nord, il y aurait eu, d'après la déclaration de sir Grey et d'après les décisions du cabinet anglais, une action immédiate de la flotte anglaise et un état de guerre entre l'Angleterre et l'Allemagne, même si la neutralité belge n'avait jamais été violée. Ce sont des choses que nous avons établies à plusieurs reprises. Peut-être cette nouvelle constatation précise et documentaire contribuera-t-elle à faciliter à sir Edward Grey la réponse claire et franche à donner à la question qui lui est posés. Telle est la thèse exposée par le grand journal officieux allemand sur cette question tant con» traversée et qui, vraisemblablement, fera encor» couler des flots d'encre. ANGLETERRE. — La nouvelle liste des pertes navales anglaises Amsterdam, 22 mars. -— La dernière liste des pertes anglaises contient également les noms des 182 hommes du croiseur auxiliaire coulé, Baya-no; ensuite, 6 hommes du cutter Tem, échoué le 23 février. De plus, l'Amirauté publie, à la date du 13 mars, une une liste des pertes des Dardanelles, qui comprend 69 noms, dont 26 tués, soit 23 tués et 37 blessé de l'Amethyst ; 2 tués de l'Océan et 2 blessés du Prince George; le reste pour deux cutters. FRANCE. — Les Zeppelins au-dessus de Paris Paris, 22 mars- (Havas) — Entre 1 112 et 3 heures du mutin, quatre Zeppelins volèrent vers Paris, venant de la direction de Compiègne, en longeant, la vallée de l'Oise. Deux d'entre eux furent forcés de s'en retourner avant d'atteindre Paris. Ils ne survolèrent que le quart du territoire voisin de la périphérie de Paris, au nord-ouest, et se retirèrent après avoir jeté 12 bombes, dont quelques-unes explosèrent. Les dé-gâts matériels causés sont peu importants ; 7 ou 8 personnes ont été touchées, une grièvement blessée. Plusieurs postes de défense aérienne ouvrirent le feu sur les Zeppelins qui étaient con stamment éclairés par les projecteurs. Un Zeppelin paraît avoir .été touché. Des escadrilles d'aéroplanes participèrent à l'action, mais le brouillard empêcha, la. poursuite. L'attaque des Zep* pelins contre Paris permet de constater l'excellence des mesures de défense. La population parisienne a été extraordinairement calme. Dans leur retraite, les Zeppelins jetèrent 12 bombes à feu sur Compiègne en causant des dégâts matériels peu importants. Trois autres bombes touchèrent sans succès Ribeaucourt et Dellincouri au nord de Compiègne. AUTRICHE. — Le combat dans les Carpathes. Vienne, 22 mars. — Le correspondant de guerre du M or g en annonce : Par ce beau temps de printemps, le combat le plus violent depuis le commencement de la guerre, a commencé dans les Carpathes. Les Russes ont amené toutes leurs forces disponibles au front, et exécutent attaque sur attaque- Près de Dukla, Uzsok et- Lupkow, les combats atteignirent. le maximum de violence. Nos troupes parvinrent à repousser partout les masses ««aillantes avec des pertes terribles pour l'ennsmi. Au sujet de la durée et de la décision de cettô lutte, on ne peut encore, pour le moment se faire un jugement. AUTRICHE. — La poste aérienne à Przemysl, Stockholm, 22 mars. — Le correspondant à Saiut-Pétersbourg du Tidningen, de Stockholm, télégraphie : Il se confirme maintenant que Przemysl est en communication avec l'extérieur au moyen de la poste aérienne. Chaque matin, un aéroplane vole vers les Carpathes et en revient régulièrement le soir. Les Russes ont bombardé les aéroplanes. mais sans succès. Il y a quelques jours, une panne de moteur obligea l'aviateur-facteur à laisser tomber des sacs postaux contenant 30,000 lettres, de manière que toute la correspondance tomba entre les mains des Russes. L'aviateur aura sans doute cru que ses lettres étaient tombées dans les lignes austro-hongroises. Parmi les envoi postaux on trouva de nombreuses cartes très intéressantes, contenant des nouvelles au sujet de la situation dans la forteresse et démontrant qu'il y existait une communication postale avec toute l'Autriche-Hongrie- Les journaux de Vienne parviennent à Przemysl le' jour même de leur parution. C'est ainsi qu'une lettre contenait la nouvelle suivante ; a Pour nous, tout

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.
Cet article est une édition du titre Le bruxellois: journal quotidien indépendant appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Ajouter à la collection

Emplacement

Périodes