Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1916, 07 Avril. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 21 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/445h990x3s/
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3— Année - N° 550. - Ed. B CINQ CENTIMES Vendredi 7 Avril me ABONNEMENT POSTAL, ÉD. g , -Bruxelles - Province - Etranger 3 mois : Fr. 4.50. - Mk. 3.60 Les bureaux de poste en Belgique et "â l'Etranger n'acceptent que des' abonnements TRIMESTRIELS; ceux-ci prennent cours les IJakv. 1 Avril 1 Juillet 1 Octob On peut s'abonner toutefois pour les deux derniers mois ou même pour le dernier mois de chaque trimestre au prix de : 2 Mois 1 Mois Fr- 3.00 - Mk 2.40 Fr. 1.50 - «M .20 TIRAGE : 75.000 . PAR JOUR Le Bruxellois ANNONCES — La ligne Faits divers et Echos . frv 2.00 Nécrologie 2.00 Annonces commerciales . 1.00 > financières. . . 0.50 PETITES ANNONCES La petite ligne 0.20 La grande ligne. ..... 0.50 TIRAGE : 75.000 PAR JOUR Rédacteur en Chef : Mciro de SALM b Journal Quotidien Indépendant Rédaction, Administration, Publicité, Vente : 9 BRUXELLES, 45, RUE HENRI MAUS Le discours du chancelier allemand LA PRISE DU VILLAGE DE HAUCOURT Derniers Commanioiiés Officiels ALLEMANDS Berlin, G avril. —- C'omm. de midi: La prise da village de Haucourt Théâtre de la guerre à l'Ouos!. A l'ouest de la Meuse, la journée a été très agitée, d'abord pur suite des feux de 'préparation que nous avons concentrés sur les alentours de Haucourt. Dans l'après-midi, votre infanterie à son tour, a déployé une grande activité. Elle a enlevé d'assaut le village de iTVaucourt et à l'est de cette localité, un point (L'appui que les Français avaient solidement organisé. L'ennemi a essuyé des pertes sanglantes très importantes et, en outre, laissé entre nos mains 11 oficiers et 581 hommes non liesses, appartenant à deux divisions diffé-renies. Sur la rive droite de la Meuse, nous avons prompte ment écrasé une nouvelle tentative des Français dirigée contre les positions que nous avons enlevées, le 2 avril, dans le bois de la Caillette et au nord-ouest de là.— Thôûlre do !u guerre à l'Est. Dans les Balkans. Il ne s'est, rien passé de particulier. Evénements aériens. Berlin, 6 avril. — Officiel : Dans leunuit du 5 au G avril, des dirigeables de la marine ont détruit, près de Whithy, une grande usine métallurgique comprenant des hauts fourneaux et de vastes installations ; auparavant, ils ont lancé des bombes explosives sur une batterie établie au nord de Huile; celle-ci a été mise hors de combat. En outre, ils ont bombardé les fabriques de Leeds et des environs, ainsi que jilusicurs gares du district 'industriel; on a constaté que ces attaques Pilonnaient de très bans résultats. Nos dirigeables ont été violemment ccinonnés; tous sont rentrés indemnes. ANGLAIS "Londres, 6 avril. — Comm. ojf, du quart, irféncr. britannique en France en date du" }/. avril. — Hier matin un de nos avions a dbatlu un aéroplane allemand derrière nos lignes au sud de Souciiez; pilote et observateur sont morts. Activité d'artillerie des deux côtés de Souciiez, Angres, Saint-Eloi et Yprcs. Quelque activité de mine à Neuville, Saint-Vaast,Hul-luch et à la redoute du « Ilohenzollern ». FRANÇAIS Taris, 6 avril. — Officiel du avril, 15 A : Un Argonne, combat à la grenade dans le secteur de Dolante. A la Fille-Morte, nous avons fait sauter deux mines qui ont: endommagé une tranchée ennemie. A l'ouest de la Meuse nuit relativement calme.A l'est de la Meuse, nous avons engagé plusieurs combats partiels au cours desquels nous avons progressé dans les boyaux au nord du lois de la Caillette. En Woevre, bombardement intense des secteurs de Moiilainville et de Châtillon. L'ennemi a 'jeté dans la Meute au nord de Saint-Mi-hiel 22 mines qui sont venues exploser sur nos barrages sans causer des dégâts. En Lorraine, l'ennemi, après un violent bombardement de nos positions entre Arra-eourt et Saint-Martin a lancé plusieurs petites attaques d'infanterie échelonnées sur divers points de ce secteur. Il a été partout repoussé par les feux de nos mitrailleuses et les tirs de notre artillerie. Dans les Vosges, une forte reconnaissance ennemie qui tenta d'aborder nos tranchées au sud-est de Celles a été dispersée. Taris, le 5 avril. — Officiel, 23 h.: En Belgique, un tir de destruction sur les 'tranchées ennemies, en face de Strcensfracte,à "donné de Ions résultats Au nord de l'Aisne, notre artillerie s'est 'montrée active entre le bois de Beaumarais (sud de Cretonne) et Derry-au-Bac. En Argonne, notre artillerie acontinuc ses 'tirs de concentration sur les lignes et les voies de communication du front ennemi nptam-ment dans la région de MontfaucoiL et du bois 'de Maiancourt. A l'ouest de la Meuse, journée calme. A l'est de la Meuse, canonnade intermittente dans le secteur Douaumont-Vaux. Aucune action d'infanterie sur l'ensemble du front dans la région de Verdun. RUSSES Tétrograde, G avril. ■— Comm. off. du î£ avril, 7 h. Jfi du soir. — La crue clcs eaux continue. IjCs Allemands poursuivent la canonnade de la tête de pont d'UxJcul du moyen 'des batteries de gros et petits calibres. *—Devant le village de Maslalcovrka au sud-est de Dunabourg (10 km.) nous avons bom-■batrdê efficacement les Allemands, qui ont 'évacué leurs tranchées inondées. Sur le front des troupes du général Tewcrt pas d'événements importants. En beaucoup d'endroits des aviateurs ennemis ont survolé nos abris. Neuf bombes ont été lancées contre Ljachàivitscliî. ■'Dans la région des villages de BoguslawTta et de Basûyhi, au nord-est de la gare d'O-lyha 19-9 km. respecivement) nous avons refoulé des tentatives ennemies de s'approcher de nos tranchées. Des aviateurs ennemis ont jeté des bombes sur Roiuno et Sarny. Dans la région de Sopanow au nord-ouest de Erzemienic (8 l;m), l'ennemi fit sauter deux mines. Il n'a pas pu s'emparer de l'entonnoir. Une attaque ennemie dans la région de la ligne ferrée à l'ouest de Tarnojtol a été repoussée. Au nord de Bojan l'adversaire a fait sauter une mine devant nos tranchées. Sa tentative d'en occuper l'entonnoir n'a p>as eu de succès. ITALIENS Rome, G avril. — Comm. off. dit Jf avril. — Le long du front entier, activité de l'artillerie des deux côtés, la plus intense entre la vallée de la Lagarina et la vallée de la Lu-gana, ainsi que sur les hauteurs au nord-ouest de Côrz. Au cours de la nuit du 2 au 3 avril de faibles atctques contre nos positions sur le ''auchhofcl (Monte Cristallo) et sur le Mrzli Vrh (Monte Nero) ont été repoussées. — Des avions ennemis ont tenté avec opiniâtreté des raids au-dessus de noire territoire; le feu de nos batteries et les contre-attaques de nos avions les ont toutefois mis en chasse. Un avion a réussi à lancer sur Baésano 2 bombes qui n'ont causé que des dégâts insignifiants. Un de nos appareils Caproni a jeté une grosse bombe sur Grajenberg (GôrzJ, provoquant un incendie. _— m Discours du chancelier allemand A l'ouverture de la séance, le président donne immédiatement la parole au Chancelier de l'Empire.Le Chanceliï " de l'Empire Dr. von Beiimann-Hollvveg : Messieurs ! Quand je ivous ai adressé la parole il g a un trimestre, je me suis efforcé de vous exposer la situation militaire en me basant sur des faits avérés. Les événements ont justifié la confiance avec laquelle je pouvais parler (approb.). L'entreprise de l'ennemi aux Dardanelles s'est terminée par un fiasco sans précédent. Après la campagne victorieuse serbe, an cours de laquelle à côté de nos troupes et des troupes austro-hongroises, l'armée bulgare s'est couverte d'une gloire impérissable, le Monténégro et l'Albanie septentrionale sont tombés aux mains de nos alliés (a.pprob.). Les anglais continuent leurs efforts pour délivrer leur armée enfermée à Kut-el-Amara. Les russes sont parvenus, il est vrai, à s'emparer d'Erzeroum avec des forces numériquement plusieurs fois supérieures. Mais des forces considérables turques empêcheront à l'avenir que les russes progressent encore (approb.). Comme les assauts russes en Galicie orientale, les attaques toujours renouvelées des italiens à la ligne de l'Isonzo, se sont brisées également à la bravoure opiniâtre des troupes autro-hongroises. Les russes ont lancé également avec des efforts inouïs et sur un front étendu, leurs colonnes assaillantes contre nos lignes. Devant Hin-denburg et ses troupes, ils se sont écroulés en subissant des pertes énormes (approb.). Les gouvernements ont affirmé aux peuples ennemis que nous étions à bout de nos forces militaires, que nous n'avions plus d'hommes ; que le moral de nos troupes commençait à s'é-mictter. Mais, Messieurs, je crois que les batailles de Verdun leur ont appris quelque chose de mieux (très juste). L'opération préparée avec des précautions géniales est exécutée par les troupes héroïques qui remportent avantage sur avantage sur un ennemi combattant avec un courage plein de sacrifices (approb.). La situation militaire sur tous les fronts est ainsi très bonne et répond entièrement à notre attente. Messieurs! Si nous ,e disons ici dans cette assemblée, quelle reconnaissance, qtielie chaude reconnaissance, devons-nous adresser à nos guerriers et à leurs chefs qui protègent héroïquement depuis 20 mois la Patrie de leurs corps et de leur âme, toujours au delà de la frontière, comme aux premiers jours de la guerre (vive approb.). Nos ennemis croient que. ce qu'ils ne peuvent réaliser par les armes, ils l'atteindront par le fc_!œ blocus et par la famine. 1 je ne comprends pas, comment des gens raisonnables, après les expériences de 1915, puissent encore s'accrocher à cet espoir (très juste). Nos adversaires oublient que notre pays, grâce à la force organisatrice de toute la population, est à la hauteur de la question difficile du partage des vivres ; ils oublient que le peuple allemand dispose d'une réserve mora'e puissante qui le rend capable de restreindre sa maniéré de vivre devenue si luxueuse dans la dernière dizaine d'années. Messieurs, ce serait déjà supportable si nous revenions, par exemple, à propos de la question de-la viande et dans d'autres questions de la vie matérielle à l'état des choses existant à l'époque de 1870. Je pense que nos ennemis se rappelleront que la génération de cette époque était également assez vigoureuse pour porter des coups terribles (très bien). Messieurs, les mois que nous vivons maintenant — je le dis franchement — sont difficiles. Ils apportent des restrictions et de l'inquiétude dans beaucoup de familles. Mais d'autant plus grande et plus reconnaissante est notre admi-ratian pour les sacrifices et l'amour de la Patrie, avec lesquels l'armée et la population moins aisée s'arrangent dans cette époque difficile et, sont prêtes de s'imposer même l'impossible dans cette lutte pour notre existence (approb.). C'est ainsi, Messieurs, que les nouvelles du pays entier le proclament. Mais elles disent, en même temps, que le travail de ceux qui sont restés au foyer portera ses fruits si le ciel bénit nos champs. On annonce de tous côtés que les semences d'hiver sont en excellent état et il y a déjà bien des années que les rapports au sujet de l'état des semences n'ont été aussi favorable à cette époque ci, que dans le cas actuel (approb.). La récolte du froment de 1915 a été une des plus mauvaises depuis des dizaines d'années; et pourtant nous ne nous suffisons pas seulement avec le stock du froment de pain, mais nous commencerons la nouvelle année de récolte avec une réserve appréciable (approb.). La force agronomique de l'Allemagne! se maintient donc toujours. Comme nous nous sommes suffi jusqu'ici, nous nous suffirons encore à l'avenir. Dans leurs efforts pour nous affamer et pour nous bloquer, pour étendre la guerre sur tout le peuple allemand, femmes et enfants compris, l'Angleterre et ses aillés ont violé tous les droits des neutres de traiter et de trafiquer avec les puissances centrales. A ta note américaine du 5-11-1915, qui contient un exposé exact de la violation du droit des gens commise par les anglais, il n'a pas encore été répondu jusqu'à ce jour par le gouvernement anglais, comme on le sait du reste (cris : écoutez ! écoutez !). Comme ceile-ei, toutes les autres protestations des neutres n'ont abouti chez nos ennemis qu'à de nouvelles violations de neutralité. L'Angleterre en est-elle au point qu'elle ait dû interdire l'œuvre humanitaire de philanthropes américains, comme l'envoi de lait aux enfants allemands (écoutez ! écoutez !).Le dernier order in counoil menace le commerce avec les pays neutres d'un nouveau renforcement des mesures de blocus, déjà contraire au droit des gens et contre la violation duquel le gouvernement américain a déjà proteste autrefois. Aucun neutre sensé, qu'il nous soit sympathique ou non, ne peut exiger de nous que nous ne nous opposions pas de notre côté contre cette guerre de famine contraire au droit des gens (approb.) ; il ne peut attendre de nous, que nous nous laissions enlever les moyens de défense dont nous disposons (vive approb.). Nous appliquons et devons appliquer ces moyens (vive approb.). Nous reconnaissons les intérêts légitimes des neutres, au commerce mondial et sur mer ; mais nous nous attendons à ce que les égards que nous prenons soient compris par eux et qu'ils reconnaissent notre droit et notre devoir d'user de représailles par tous les moyens, contre ceite politique de famine honteuse pour nos ennemis, non seulement au point de vue du droit des gens, mais aussi au point de vue de la plus simple humanité (approb. et longs applaud.). Depuis que je vous ai naguère adressé la parole ici, nous avons été obligés de déclarer la guerre au Portugal. Vous avez eu connaissance de la série de violations de neutralité dont le Portugal s'est rendu coupable. Les vols hontaux de nos navires, commis sous les salves des canons ont fait déborder la coupe. Le Portugal a agi sous l'influence de l'Angleterre. L'Angleterre a de nouveau fait preuve de son affectueuse protection des petits Etats (très bien). Lorsque j'exprimai, le 9 décembre, notre bonne volonté pour négocier la paix, je déclarai que je ne voyais chez aucun gouvernement ennemi les mêmes bonnes dispositions. Tout ce qui s'est passé depuis lors, et ce que nous avons appris des dirigeants ennemis, a prouvé que j'avais raison. Les discours prononcés à Londres, à Paris, à Pétrograd, à Rome, sont tellement) clairs dans leur teneur que je ne dois pas y revenir. Un mot seulement à l'adresse du mi-nistie-président anglais Asquith. Je ne réponds pas à ses injures personnelles, (approb.) parce que je trouve indignes, même en temps de guerre, les calomnies per sonnelles vis-à-vis d'un adversaire. Mais au point de vue des faits, je veux répondre brè-vement. Pour M. Asquith, la condition « sine qua non » des négociations de paix est la destruction complète et décisive de la puissance militaire de la Prusse. En même temps, AL Asquiih ne trouve pas dans mon discours des offres de paix allemandes (rires) ; tout parti est prêt à négocier au sujet d'offres de paix parties du côté adverse. i i Oui, Messieurs, admettons que je propose à Ai. Asquith de s'attabler avec moi et de conférer au sujet de la possibilité d'une conclusion de paix. M. Asquith commencerait par demander la destruction complète de la puissance de la Prusse, et la conférence serait finie avant d'avoir commencé (très juste). A de pareilles conditions de paix il n'existe qu'une seule réponse et cette réponse est donnée par notre épée" (vive approb.). Si nos ennemis veulent continuer à répandre le sang, s'ils veulent continuer cette tuerie d'hommes, la destruction de l'Europe, ce sera leur fauté. Nous sommes debout et notre bras se lèvera toujours pour frapper des coups de plus en plus violents (vive approb., applaudissements dans la Tribune). Lors de l'explosion de la guerre, j'ai rappelé le mot de Moltke... que nous devrions encore une fois défendre dans une lutte sanglante, ce que nous avons conquis en 1870. Pour la conservation de l'unité et de la liberté de l'Allemagne, nous sommes, nous,toute la nation, allés au combat, comme un seul ■homme et c'est cette Allemagne unie et libre que inos ennemis veulent anéantir. L'Allemagne devrait redevenir impuissante comme aux siècles passes, exposée aux envies des voisins, le bouc émissaire de l'Europe, paralysée éternellement après la guerre dans le déployement de ses capacités économiques. Voilà ce que comprennent nos ennemis par la destruction de la puissance militaire de la Prusse. Ils se casseront la tête (vive approb.). Que voulons-nous par contre ? Le sens et le but de toute guerre est pour nous une Allemagne si bien établie, si fortement protégée que personne ne tentera plus de nous anéantir, que chacun dans le monde entier devra recon-naîtse notre droit à l'acMvité de nos forces pacifiques (vive approb.). C'est cette Allemagne que nous voulons posséder, et non pas la destruction des nations étrangères ; c'est en même temps, sauver le continent européen ébranlé dans ses fondements (vive approb.). Que peut offrir à l'Europe une coalition ennemie ? La Russie : le sort de la Pologne et de Finlande. La France : la prétention à l'hégémonie, de cette hégémonie qui était notre misère. L'Angleterre: La désunion, i'état d'excite-tion constant, qu'elle se plait à qualifier d'équilibre sur le continent européen et qui a été la dernière et la cause intime du grand malheur qui s'est abattu, par cette guerre, sur l'Europe et le monde entier (très juste). Si ces trois puissances ne s'étaient pas unies contee nous, si elles n'avaient pas essayé de faire revivre l'histoire des temps passés, la paix européenne se serait peu à peu. améliorée par les forces d'un développement reposé. C'était là, le but de la politique allemande avant la guerre. Nous pouvions avoir ce que nous voulions par un travail paisible. Les ennemis ont voulu la guerre. Comment l'Europe sorlira-t-elle de ce flot de sang et de larmes, de ces tombes de millions d'hommes ? Nous sommes allés an combat pour nous défendre, mais ce qui existait, n'est plus. L'histoire a avancé à pas de géants. Il n'y a plus à revenir en arriére. E n'est pas entré dans notre intention ni dans celle de i'Autriche-Hongrie de mettre sur le tapis la question de la Pologne. C'est le sort des batailles qui l'y a mise. Elle en est là et elle attend sa solution. L'Allemagne et l'Autriche-Hongrie doivent la résoudre et y arriveront (vive approb.). L'histoire ne connaît ,pas un statu quo ante après des événements si considérables dans l'histoire (cris : très bien). La Pologne. La Pologne rançonnée et opprimée par le Tschinownik russe, que le cosaque russe a abandonnée, incendiée et pillée, n'existe plus. Même des membres de la Douma ont franchement reconnu qu'ils ne veulent pas s'imaginer le retour du Tschinownik dans un pays, où entretemps un allemand, un autrichien et un polonais ont travaillé honnêtement. Al. Asquith, dans ses qpndiiions de paix, parle du principe de la nationalité. S'il le fait et s'il se met dans la position de l'adversaire invaincu et invincible, peut-il admettre que l'Allemagne restituera volontairement au régime des réactionnaires de la Russie, les peuples délivrés par l'Allemagne et ses alliés entre ia Baltique et les marécages de la Volhynie, qu'ils soient Polonais, Lithuaniens, Lettons ou habitants de la Baltique (vive approb.). Non, Messieurs, la Russie n'enverra plus ses armées pour une seconde fois contre ia frontière sans défense de la Prusse orientale et occidentale (longs applaud., bravos dans la Chambre et dans la Tribune). Elle ne peut plus s'installer même avec l'argent français, dans le pays de la Vistuîe, la porte d'entrée de l'Allemagne non protégée. Quelqu'un penï-iï croire que nous abandonnerons, sans une complète garanlie, pour njiïe avenir, les pays occupés à l'ouest, où le saag du peuple a coulé? Nous nous procurerons des garanties réelles pour q«e la Belgique ne devienne pas uu état vassal anglais on français, et qu'elle ne soit pas constituée, comme un rempart contre l'Allemagne au point de vue militaire et économique, (vive appob.) Ici il n'existe également pas de «status quo ante». L'Allemagne, ne peut abandonner ici à la' francisation, le peupie flamand si iongkmps opprimé. Efle doit lui assurer un développement saiii, large, répondant à sa nature sur la principe de sa langue et de son caractère néerlandais (approb.). Nous ne voulons pas de voisins qui s'allierait de nouveau pour nous étrangler. Nous voulons des voisins qu1 collaborent avec nous et avec lesquels nous collaborons pour nos intérêts EHitueSs(longu'eapprob.). Savez-vGKS, Messieurs, où en était la situation avant la guerre? Le travail pacifique le zèle paisible allemand, à flavers oit collaboré, visiblement an bien-être dn pays. ,. Ne nous efforçons nous pas, mimï pendant la guerre, de rétablir la vie du pays, pour autant que ce soit possible? (approb.) Le souvenir de cette guerre fera encore longtemps frémir ce pays si gravement éprouvé; mais nous ne pouvons tolérer, dans l'intérêt cornu jus, que de nouvelles guerres puissent en rejaillir (approb.). Je voudrais, à ce sujet, toucher encore une autre question. Le gouvernement russe s'est efforcé de tout son pouvoir, depuis le début de ia guerre, de voler, de chasser les allemands de la Russie et les sujets allemands en Russie. C'est notre droit et notre devoir d'exige» du gouvernement russe qu'il répare l'jnjastitj?. commise à l'èneontre du droit des' ' qu'elle rouvreles portes de l'esclavage risse a» compatriotes chassés et prisonniers (approb.j. L'Europe qui se reconstituera de cette crise des plus épouvantable, ne resembîera pas en beaucoup de points, à l'ancienne Europe. Le sang répandu ne revient plus, le bien perdu ne revient que lentement. Mais quoi qu'il advienne, à l'avenir il faudra que l'Europe soit pour tous une Europe de travail pacifique. Le conclusion de la paix qui terminera cette guerre, doit être définitive. Elle ne doit pîus semer le germe de nouvelles guerres, mais elle doit constituer un reglèment nouveau, définitif, pacifique, cïias rc<lat.ion;3 européeoun&s. Nous sommes de plus en plus liés à nos alliées dans cette communauté guerrier (appl.) Une communauté de travail pacifique au profit du bien économique et intellectuel des deux empirer, de plus en plus intimement-liés doit suivre et suivra la camaraderie mMiraire (vive approb.) Nous prenons aussi dans ce domaine une autre voie que nos adversaànes. (Lire la fin demain.) • Dernières Dépêches L'enquête sur le « Tubanlia ». Amsterdam, 6 avril. — Le Conseil de navigation s'est occupé hier de la parte du « Tiv-ban-tia. ». Entre autres assistèrent à la séant-ce : l'inspecteur principal efc le directeur du Lloyd. Ltô lieutenaait-oapitaine O&uters, chef du service des torpilleurs rempliœaib les fonctions d'expert. Aucun fait nouveau n'a résulté des interrogatoires des témoins. Le capitaine Canters a déclaré que l'expertise des pièces de cuivre, trouvées dans un canot du « Tu-bantia » a amené la certitude que celles-ci proviennent de la chambre d'air d'une tosno pille. Sur la question du président : s'agissait?} il d'une torpille allemande? Cantors répon» dit, qu'il ne pouvait tirer une conclusion & ee sujet, les pièces de cuivre ne portant aucun point de repère. Des torpilles « Schwarz-kopf » auraient été fournies au Japon, à la Hollande, à la Grèce, à l'Espagne et à quelques Etats sud-américains. Il est presque certain quo le «Tubanlia » a été touché par une torpile du type « Sohwarzkopf ». H a également appris du département de la marine qu'une nouvelle pièce de métal a été retrouvée, ainsi qu'un torpille en bronze. Les doux" objets vont être expertisés. L'examen diinû*» que a démontré que le métal trouvé, est identique à celui employé à la fabrication des tox> pilles du type « Sohwarzkopf », ooanjne elles' sont utilieées dans la marine. Lors, de la visi-»-te du « Tubantia » par les scaphandriers, il fut constaté que le trou dans le corps du«. navire mesurait 12 mètres de longueur. Lei « Tubantia » est couché sur le flanc opposé au côté avarié a 10 milles du phare de Noord-hinder. La décision du conseil de navigation, sera prise ultérieurement. f Les avalanches en Italie. On mande de Brescia que la population esb très émue des énormes ravages produits par les avalanches. En dehors de l'avalanche, qui a dégringolé près de Cegolo et écrasé une caserne avec 140 soldats, _un autre grand srlisse-

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