Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1915, 24 Juillet. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 18 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/m61bk18d0w/
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DEUXIEME ANNEE, _ N' 890, TIRAGE JUSTIFIÉ 65,000 EXEMPLAIRES CINQ CENTIMES »BIYÏ®W B samedi: 84 jvmmr îm LE BRUXELLOIS ^B<>ivi«nB:£MaBr£vrir@ s i m„ î 2 !taaci« — I mois, 7 irsiaca, — 8 mcii, é Èmsg 1 saoisc 2 fesass Joma^nal Quotidieis id-épen cactixi. K!IBiA©Ti@£f, ADMINISTRATION, PUBLICITE «S, H«.'qa® ^Sc&nrorfl -«S. m®-asjse®iï.«»ie ^Liviwowrcsaacss ; Faits-Divers, k ligne 2 frimes. Nécrologie, te ligna, I &W.0 Petites annonces, la.ligne 20 seotàaeï Tribune Libre Ha croisade dLes mères Une dama de Mous, qui a son fils au front et m d# s»s neveux tué récemment à l'Yser, nous seiit : Beaucoup d# gen» ont dé lire aveo une grande ;atisfaction Le Bruxellois du 20 courant, dont 'artiele de fond Adjuration à l'Europe continua La Croisade des Mères, qui ne peut se terminer (u'avec succès, c'est-à-dire la cessation de cette îorrible guerre qui menace de rider les royaumes lans l'ossuaire des combats. Toutes les opinions, tous les faits de nature à atteindre le but en question doivent être cités, et es grandes décisions d'abnégation doivent être :onnue» et répétées même pour exciter les courages, entretenir les espoirs de ceux qui osent parer.Il est) néc«s«*ire, indispensable, d'apprendre iux masses, par exemple, l» noble geste d« Lewis Stephenson, le fabricant arehi-millionnaire de 1er et d'acier en Amérique, renonçant publique-nent aux gains fabuleux qu'il aurait pu retirer le la fabrication des munitions. Quelle bonté, au contraire, doit cingler au vi-lage d'autres gros industriels rapaces qui profite ut lonteusement de la guerre pour augmenter encore lans d'énormes proportions leurs immenses reve-lus et cela en fournissant des armes à ceux oui •êvent d'anéantir une nation entière, au lieu de eur erier : i Non, nous n» voulons point être eom->lic«s d'un crime aussi odieux, i D'ailleurs, le» procédés de guerre actuel» ont juelque cliose de si monstrueux qu'ils auto-•isent à déclarer que la guerre n'est plus un duel 'ormidable entre deux armées. Le principe en vigueur est « la fin justifie leg moyens n! Du haut les airs on attaque les populations civile», comme t Iseghem, à Bruges, à Ostende, à Gand et à îruxelle», on bombarde de paisibles villages non um i ■ s eûtes ; sous prétext» de chasser l'ennemi, es habitant; tombent victimes ; chose plu» in-:royabl» encore, nous l'avons déjà fait remar-[uer : certain belligérant rêve d'affamer femmes it enfants, parc» qu'il ne peut réduira l'enne-ni autrement! Toutes les femme», mes sœurs, suivez donc con-■ageusement l'exemple de celles qui réclament i cor et à cri la fin des hostilités, sans vous in-|uiéter des questions politiques; laissez ceci aux lommes, à eux de juger maintenant où ess ques-ions mal comprises ont conduit les peuples de 'Europe et surtout la Belgique, Etat tampon ilacé au carrefour des mondes latin et germain. Regardez et jugez de haut, voyez à vos pieds la erre ensanglantée, voyez cet horrible acharns-nent, quelle démenoe! N'écoutez pas ceux qui •ous disent : les guerres sont nécessaires, ou iné-•itableg pour rétablir l'équilibre lorsqu'il y a trop l'habitants sur la terre; autant d'affirmations, utant d'erreurs; car elles sont trop évidemment n contradiction aveo les. vues de la Providence, i vous v croyez. Avant la guerre «'était une oninion générale-nent acceptée, pensée seulement par les uns, mises timidement par d'autres, que l'encombre-lement des carrières, la concurrence dans 1s com-aeroe et l'industrie, un malaise général dans le» inances démontraient l'existence d'une «urpopu-ation fort gênante et qu'il fallait y porter remè-!e ; naturellement, la gêne, je dirai même la mi-ère, provoquaient de* idée» Ce rénovation social» ort déplaisantes pour les gens bien assi», à nui ien ne manque et à qui tout sourit : Et ae remède, 'était la guerre, nous autres, femmes, nous omprenons difficilement. D'ailleurs, nos destinées sont autres que celles :es hommes, et c'est oe qui nous permet de juger les questions actuelles à notre point de vue per-onnel. Chez nous, le cœur doit parler; les senti-aents oui idéalisent la femme n'auront jamais dus belle occasion de se manifester. Se taire, au ontraire, en présence de tant d'horreurs, ce serait me hoate pomr notre sexe ! Au»»i j'eepère en faveur de la pais que ne» vefct 'élèveront av«« la plus grande énergie, avec mn« énaeité inlassable. Le sexe faible n'a pas 1» dreit le s'éerier ; « Que voulez-vous que nous fassions, ions ne comprenons rien à ces choses! » Je lenr reponds : i (Je n est pas votre rôle de comprendre, mais que votre indignation se soulève devant la continuation des horreurs inutiles auxquelles nous assistons depuis un an. i Quoique nos voix soieit faibles, en parlant pour l'humanité, pour la justice, nous pouvons espérer qu'elles finissent par toucher aux cœurs les plus endurcis. Nos paroles feront leur chemin de bouche en bouche et parvenant dans les contrées d'outremer, elles susciteront chez nos sœurs en Amérique et partout, les mêmes cris de réprobation, les mêmes désirs de toutes les mères de revoir leurs enfants, de garder auprès d'elles leurs fils, leurs maris! Est-ce donc pour les faire massacrer au profit des Anglais et des questions coloniales et commerciales. De quel droit défendrez^vou» encore aux femmes de se faire avorter? Elle» vou» répondront qu'elles se refusent à p'-oor^.er de la chair à canon. Hélas! oe» pauvre» Boers, qui avaient cependant jadis excité la pitié de l'Allemagne, et que leur récent vainqueur oblige maintenant à marcher contre elle. Ces Hindous, qui ne s'occupaient guère des Européens, et doivent se faire massacrer pour eux! Et, chose plus dangereuse, nou» sentons la menace d'une intervention nipponne a laquelle jamais on n'aurait songé sans le fameux dé»ir d'extermination d'un peuple jugé trop difficile à abattre par l'autre. Et puis, une victoire obtenue grâce à tant de concours de forces étrangères n'apparaît pa» comme conséquence de se» propre» efforts. Au surplus, l'appel à ces différentes races fait présager des complications ultérieure» assez graves pour la race blanche. Je ne sais si c'est un signa des temps, je veux dire un effet de la guerre, mais il est curieux de constater combien les femmes se montrent en général plus acharnées que le3 hommes lorsqu'elle» discutent au sujet du mouvement des troupes, des combats, des canons à longue portée, des meilleurs moyens de destruction de l'ennemi, elles annoncent avec un sourire aux lèvres (un sourire diabolique) la dernière nouveauté américaine, le fameux explosif plus terrifiant que tous les précédents. asphyxiant et provoquant l'empoisonnement des blessures et la mort après quatre heure» d'horribles souffrances!! En disant cela, elles jubilent, elles <r boivent du lait ». On les écoute, on espère un mot d» révolte, l'indignation, contre pareilles inventions, mais rien .ne leur montre du cœur aux lèvres, c'est au point de se demander si elles sont bien responsables d'un pareil état d'âme. 0 femmes, ô mes sœurs, en bonté et en charité, réjouissez-vous à l'idée de pouvoir nous écrier toutes ensemble : « 0 peuples frère? de toutes les nations, voici poindre l'Aurore de la Grande Paix attendue, espérée et nécessaire, b Que de toutes nos poitrines haletantes s'élèvest l'hymne sublime à la vie — oui — à la vie heureuse du fécond labeur quotidien ! - Un nouvel idéal éolaire notre conscience : acclamons le règne de la Saine liaison au seuil des i temps nouveaux ; la sagesse des nations n'est plus ! un vain mot : elle vient présider à jamais, calme, sereine et radieuse aux destinées humaines dans l'ineffable Harmonie Universelle! P, S. — J'ai osé dire tout cela à Mon». On m'a appelée < Boche! d, moi, Wallonne, femme d'industriel wallon, fille de député et petite-fille de combattant de 1830. Les menaces de représailles futures, procédés d'auaches m'importent peu. Je sui» fort peu de chose iei-ba», n» suis guère avide d'honneur» ni de réclame, enoore moin» d'argent gagné par un procédé qui «erait en sontradicticn avec mes théories chrétiennes. J'écoute ma conscience et mon cœur, j'ai peut : être eu le courage de dire tout, haut ce que d'autres pensent tout bas. Pour avoir eu ce courage il paraît que j'aurai 3es comptes à rendre M... J'en accepte l'augure avec calme, avec plus de calme peut-être que ceux sur qui retomberont la malédiction des veuve», des mères, des orphelins! A ceux qni attisent le» haine», qui loahaiteit 1» continuation do 1* guerre jusqu'à l'anéantine-ment d'un peuple san» »itié pour les multiples souffrances de tou», à ceux-là je posa la question : A lc solde de «ui êtes-vovs donc f FiLVïïtE B... IWW"-' ■ ' Usez @n TROISIÈME PAGE les derniers télé-£f&msmes arrivés pemdant m ri Mît, B8Tii.TiMririiTrn^s«g^ DÉPÊCHES BELGIQUE- Les légionnaires belges L'Ecluse, 20 juillet. — A la demande du gouvernement belge, le gouvernement français a décidé de lihérer tous les Belges qui servent dan» la légion étrangère, s'ils expriment le désir par LA GUERRE €S<a> ALLEMANDS Théâtre de la guerre du Sud-Est Dans la poursuite les troupes allemandes du lieutenant-général von Woyrsch ont atteint hier la position de la tête de pont au sud d'Ivangorod. U ne attaque immédiate les mit en possession des lignes ennemies près de Wladislowow; on se dispute encore les positions s'y rattachant. Entre la Vistule supérieure et le Bug, Vadversaire a paru de nouveau devant les armées du général feldma-réclial von Mackensen. Malgré 'me résistance acharnée, les troupes austro-hongroises pénétrèrent dans les vositions ennemis près de Skrzynisc-Niedrzwica-Mala, au sud-ouest de Lublin et des détachements allemands dans les positions au sud-est de Krasnestaw. U attaque progresse. AUTRICHIENS Théfttre de la guerre russe Vienne, 22 juillet. — (Hier.) — U ennemi s'est établi de nouveau sur la ligne de chemin de fer, aillant du sud de Cholm par Lublin vers Ivangorod. Malgré la résistance opiniâtre, les forces coalisées ont débordé sur plusieurs points. Près de Rozana, les corps d'Art, en collaboration avec des bataillons allemands se fraya un passage dans les lignes ennemies. Au sud-ouest de Biskupice, les Russes f urent obliges à la retraite par les Allemands. Entre la Bistfêitza et la Vistule, l'armée de l'archiduc Josepnmerdinand rencontra une forte résistance. Des'deux côtés de Borzechow nos troupes enlevèrent\ dans des mêlées acharnées, aux régiments sibériens, leurs positions tenacement défendues. CWrz cette armée on a amené hier, 30 off iciers et-6,000 hommes prisonniers ; il a été pris également 9 mitrailleuses. Entre la Vistule et la Piltca, la poursuite a continué. La landwehr allemande a débordé au nord-est de Zwolen la position avancée de la tête de pont d'Ivangorod ; le combat continue pour les positions s'y rattachait. En Galicie orientale, de violents combats seront de nouveau dévelovnés rrrès de Sç7cal. A ]a 11'"*/! au I Dniester, la vfTtaiinn est inclmn Théâtre de la guerre Italien Dans le territoire de Gôrz, les Italiens ont continué hier, Également l'attaque générale. Au bord TTim 1°H "gTi il fTTTil (fegSK <Q«g'Dl<£S i du plateau de Doberdo et à la tête de pont de pont de G 'orz la bataille se déroula pendant toute la journée. L'ennemi parvint le soir à prendre le mont San Michèle, à l'est de Sdraussina. Ce matin tôt, le général major Boog a repris, cette hauteur avec les forces tenues jusqu'ici en réserve. Au sud-est de Sdraussina, nos troupes se maintiennent avec la plus grande ténacité. Une attaque de flanc venant de la hauteur des Ruines à l'est de Sagrado, refoula finalement les Italiens également ici. Ils fuyèrent en subissant des pertes considérables dans les positions de couverture. Comme d'autres troupes maintinrent également solidement en mains toute la côte sud-ouest du plateau et refoulèrent toutes les attaques ennemis, avec des pertes sanglantes pour Vadversaire, à la tête de pont de Gôrz, les efforts des Italiens,payés au prix de sacrifices énormes, n'eurent de nouveau aucun résultat. Sur le restant du front des territoires de la côte, le calme est relatif. A la frontière de la Carinthre, rien d'essentiel ne s'est passé. A l'est de Schluderbdch, trois bataillons ennemis attaquèrent le Mont Piano, mais ils furent repoussés et s'enfuirent. Ils perdirent à peu près les deux tiers de leur contigent. ITALIENS Rome, 19 juillet. —Après un combat sanglant, les Italiens ont nris d'assaut, dimanche 18 juillet, sur le front de l'Isonzo, plusieurs tranchées fortifiées sur le plateau de Carso; ils ont fait 2,000 vri-sonniers et nris 6 mitrailleuses, 1,500 fusils et une grande quantité de matériel de tir. Lundi matin (19 juillet), l'attaque fut reprise avec plus de violence. L'offensive des Italiens se dévelopve également favorablement dans la vallée de Cadore. Trois blocJchaus y ont été pris à la baïonnette. Le fort Hermann, au nord-est de Plezzo, en Ca-rinthie, a beaucoup souffert du bombardement. Rome, 21 juillet. — Le long de tout le front de l'Isonzo notre offensive suivit son cours en progressant, principalement sur le .Karst. Vers la fin a" H jnurnêe.d'autre.: tranchées furent prises et environs 500 prisonniers furent faits, par /ri lesquels 5 officiers. Malgré la fatigue éprouvée par le combat qui dura opiniâtrement et avec acharnement jusqu'au soir, nos troupes purent rapidement se retrancher dans les positions cou* quises et résister ensuite aux attaques ennemies exécutées pendant la nuit. La bataille se développe encore. Sur les autres parties du théâtre de la guerre, la situation est inchangée. ANGLAIS —Londres, 20 juillet. — Après une explosion de mines bien réussie, les Anglais ont pris, hier soir, environ 135 mètres de tranchées ennemies, "très du château de Hooge à l'est d'Y près. Le terrain conquis a été retranché. 50 hommes ont été faits prisonniers, ainsi que deux officiers ; deux mitrailleuses ont été prises et deux autres détruitei. RUSSES Rétrograde, 20 juillet. — Dans la région de Ri ga-Schaulen, les progrès de l'ennemi continuèrent le 19 juillet au front Grûnhof-Schagory-Krupp. Au delà du Njemen, l'ennemi exécuta une attaque partielle contre les tranchées d'un de nos régiments au nord-est de Suwalki, nrès du village de Glubokirow, autour duquel on se bat violemment depuis le 14 juillet. Dans la nuit du 19 juillet, l'ennemi, avvuyé de nombreuses batte ries, parvint à occuper les tranchées de quelques détachements ; nous les avons reprises hier. A la ligne du Narew, combat partiel d'artillerie. Le 19 juillet combat des avant-gardes. Le 18 juillet les canons de la forteresse de Novo-Gfeorgiewsk bombardèrent efficacement les premières colonnes ennemies, Entre la VistuP.e et le Bug, l'ennemi s'approcha prudemment le 19 juillet de notre nouvau front. Au Bug, les attaques ennemies dans le secteur Krytow jusque SoJcal &nt continué. Dans la région de SoJcal, l'ennemi se cD\veloppe un peu à la rive droite. Au Dniester, nous apons fait, après un combat acharné, 500 prisonniers et pris 5 mitraileuses. TURCS Constantinovle, 21 juillet. — Sur le front des Dardanelles, rien 'de particulier ne s'est passt du cours du 20 juillet. La rmne que nous avons fait cs-i'hser 1" 19 jv 'llet devant une coiifrrejnine e/n-v ?m> c, a enfoui (> e.i . ,&!&■■ ennemis nu i — laient, *!ien à mentionngf des autres fronts. éerit d'être ineorporés dans l'armée belge. Les intéressé» iraient alors au front belge. Les déserteurs de l'armée belge ne seraient pas traduits devant le conseil de guerre, maie seront traités avec indulgence, s'ils se oonduisent bien pendant la guerre. GUERRH AERIENNE Berne, 21 juillet. -— Les suites du dernier raid des aviateur» autrichiens au-dessus de Bari semblent considérables, puisque la censure italienne k« laisse perae-r aneune nouvelle à ce sujet.D'après le journal Carrière ieUa Puglia, paraissant à Bari, deux bombes seraient tombée» dans le voisinage da ehâteau, 8 bombes sur la gare et sss environs. De oes 8 bombes, trois auraient détruit 1-a partie avancée de la gare et deux autres un entrepôt de marchandises. C« dernier était gardé par des troupes de la territoriale dont plusieurs soldats furent tués et blesiés. FRANCE. — Lss levées françaises Paris, 21 jaillet. — Le Temps veut «avoir que le» hoiaaies j u£»s autrefois incapables au service et renvoyés dan» leur» foyer», et qui seront trouvé» apte» au service lors de la nouvelle révision, «ero*t appelés dans la première oninzaine d'août. FRANCS. — Le grand conseil de guerre de Calais On annonce de Berlin que les journaux parisiens publient quelques nouvelles sur le grand conseil de guerre que les Alliés ont tenu à Calais pendant une semaine entière. Cinq généraux anglais, trois français et deux belges auraient assisté à ce conseil. Le général italien Porro ne serait arrivé à Calais qu'après la clôture du conseil. Dan» ces conditions il se tarait berné à échanger quelques idées avec les autres généraux. Os dit que le» généraux des alliés seraient tombé» d'accord p«ur en revenir à la méthode de la ru erra d'usure, afin qne les Allemands perdent autant de monde que possible au cours de l'offensive que leur imposera la défensive des Alliés. On aurait encore réglé en détail quelque» déplacement» de troupes et les préparatifs nour la campagne d'hiver qui est reconnue inévitable. ANGLETERRE. — Pertes douloureuses Londres, 81 juillet. — La dernière liste des pertes contient 88 officiers et 1,141 hommes. Londres, 21 juillet. — Le Times appelle l'attention sur ce que les pertes anglaises aux Dardanelles, qui s'élèvent à 42,434 hommes, dépassent déjà le» perte» de toute la guerre boer, où ellos ont été de 38,156 hommes. ANGLETERRE. — A propos des communiqués anglais Londres, 21 juillet. — Le Student of War, qui commente régulièrement les opérations, écrit dans le Manchester Guardian du 14 juillet, au sujet du communiqué de French concernant la.lutte dans la Flandre : Une de nos véritables forces dans la guerre était de dire tous les jours la vérité. Nous l'avons expié. Les communiqués allemands sont authentiques, les nôtres de même. Une opinion impartiale américaine considère même les communiqués allemands comme plus véi'idiques que les nôtres. Le télégramme de French blesse toutefois grièvement notre orgueil national. Sur plusieurs points le communiqué allemand diffère du nôtre. Nous crûmes naturellement à notre variante. Malheureusement cette confiance n'était pas justifiée. Ainsi, par exemple, il est vrai que les Français ont perdu 50 canons à la première attaque des Allemands. En outre, nous crûmes que la hauteur 60 avait été maintenue ; nous l'avons perdue. Les canons perdus à l'aile gauche de la division canadienne n'ont pas été repris après la retraite des Français ; ils restent perdus. Les communiqués allemands étant tous plus authentiques que les nôtres, il en était ainsi également dans la suite de la bataille, lorsque l'attaque commença dans la direction de Frezenberg. Pour les Anglais, l'expérience. la plus décourageante dans la guerre est le manque de franchise des communiqués officiels. RUSSIE, -i La situation Pétrograde, 22 juillet. — Le journal officiel militaire Rushi Invalid, publie un récit très grave au sujet de la situation militaire do la Eu3sis et fait un apptl énergique demandant, l'aida des Alliés; car, dit 1« jeuraal, la batnills principal maintenant; «ngsgée, e»t «gaiement la bataille dâ ciïive da toute la guerra européenne. Busrr» à l'Est Uerlitt, 22 juillet. — On télégraphie rie CrEMnowitz en da-fco du 21 j aillât au Berliner TagtbhiH, au sujet de la nouvelle défaite dos Russe» : En désespoir do la parte de leur position au Dnjetr, les Russes firent des efforts répétés pour déborder notre front au nord-est do la Bukovine. Une semblable tentative de débordement S€ produisit la nuit dernière. L'ennemi profita de l'obscurité et d'une violente pluie d'orage pour exécuter la surprise sur notre front au nord-est de Czernowite. Après avoir laissé approcher les Russes de nos positions, nos troujpes ouvrirent un violent feu d'artillerie et d'infant-ario. Le combat dura cinq heures et se termina par le refoulement des Russes avee 'les pertes.leî plu» considérable» pour eux. La canonnade, qui s'entendait distinctement à Cz^raowitz, ne $S tut qu'aux heures matinales. BULGARIE. — Mesures de représailles Francfort-s./H., 22 juillet. — La Frà-akfurtzr Zeitung annonce de Constantinople de scro correspondant : On annonce de source sérieuse flue la Bulgarie a protesté énergiquement à Loiîdres, contre les mesures de blocus anglaises devant les ports de la Bulgarie, dans la Mer Egée, comi'ae étant en contradiction avec les droits des neulres'.-La Bulgarie demande la suppression du blocus et est décidée ,en cas où sa demande n'aurait pas de succès, de faire des représailles. ITALIE. — La désillusion au sujet du résultat de l'emprunt italien > Milan, 20 juillet. — Le Popolo d'Italia évalue le résultat de l'emprunt de guerre national à un milliard, résultat qui n'est pas en rapport avec i» fortune privée des Italiens, dit le Popolo. D'autres journaux expriment aussi franchement leur désillusion au sujet du résultat mesquin de l'emprunt. On a compté sur au moins 3 milliards; les efforts des autorités, de la presse et des fédérations, pour atteindre nn résultat favorable, ont été gigantesques. On croit que le troisième emprunt sera un emprunt forcé. RUSSIE. — La retraite des Russes Du quartier de la presse de guerre, 20 juillet : Malgré la réserve avec laquelle les communiqués officiels laissent plutôt deviner au lieu d'en convenir expressément, la corrélation des événements au nord-ouest de la ligne Nowo Georgiewsk-Var-sovie-Ivangorod avec les événements au sud de -a ligne Lublin-Cholm. la retraite russe s'est toutefois développée depuis deux jours daijs, ces régions en un ensemble stratégique "s'enchaînant. Cet ensemble, comme négative, reflète clairement les lignes fondamentales de l'action des coalisés. On voit au nord du théâtre de la guerre russo la marche en avant, victorieuse de fa forte armée commandée par le général feldinaréchn! yon Hiu denbourg au delà d'un point d'anpui, dofit. tout expert militaire sait-qu'une armée ennemie nui veut progresser contre le noyau du susdit système défensif, doit s'attendre à des combats décisifs sur ces points. On sait aujourd'hui que la décision y est déjà acquise dans des combats partiels sur plu. sieurs points, importants. Dans l'autre secteur, à l'ouest de la Vistule,. on- voit l'année.de -von WoyTsch arracher aux Busses l'une position avancée après l'autre de la ligne de la Vistule Abstraction de "Paflom pris d'assaut, aujourd'hui,

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