Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1916, 08 Fevrier. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 23 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/r49g44kh9f/
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3° Année. - N° 491. Edition B CINQ CENTIMES MARDI 8 FÉVRIER 1916 ABONNEMENT POSTAL, ÉD. B Bruxelles - Province - Etranger 3 mois : Fr. 4.50. - Mk. 3.60 Les bureaux (le poste en Belgique et à l'Etranger n'acceptent que des abonnements TRIMESTRIELS; ceux-ci prennent cours les IJanv. 1 Avril 1 Juillet 1 Octob. On peut s'abonner toutefois pour les deux derniers mois ou même pour le dernier mois de chaque trimestre au prix de : 2 Mois l Mois Fr-3.00-Mk-2.40 Fr-1.50-MM.20 TIRAGE : 75.000 PAR JOUR Le Bruxxelois ANNONCES — La ligne Faits divers et Echos . fr. 2.00 Nécrologie r , . . l .ooj Annonces commerciales''.'l.00* > financières . , . 0.50 PETITES ANNONCES La petite ligne 0.20' La grande ligne 0.40 TIRAGE : 75.000 par jour Rédacteur en Chef : Mai'o de SALM ■ Journal Quotidien Indépendant i Rédaction, Administration, Publicité, Vente : BRUXELLES, 45, RUE HENRI MAUS NOUVEL EMPRUNT ANGLAIS La situation en Grèce Derniers Communioués Officiels ALLEMANDS Théâtre de la guerre rte l'Ouest Berlin, 7 février (communiqué de midi), i— Violentes luttes d'artillerie entre le canal de La Bassée et 4ms, ainsi qu'au sud de la Somme. Les jours derniers, l'artillerie ennemie s'est de nouveau acharnée à bombarder la ville de Lens. En Argonne, les Français ayant fait exploser un fourneau sur la hauteur 285 (La Fille Morte), au nord-est de Im Chalade, en ont occupé-l'entonnoir, mais à la suite d'une contre-attaque, ils en ont été expulsés immédiatement. Théâtre de la guerre de l'Est Une position de garde avancée russe, située sur la rive est de la Schara, sur la voie ferrée de Baranovitschi à Ljachoiitschi et enlevée par nos troupes dans la nuit du 5 au 6 février, a été attaquée sans succès par l'ennemi; celui-ci a été forcé de se replier avec des pertes considérables. Au sud-ouest de Widsy, un avion russe, dont le pilote s'était trompé de direction, est tombé intact entre nos mains. Théâtre de la guerre des Balkans Rien de nouveau. AUTRICHIENS Vienne, 7 février (d'hier), — La journée 'd'hier se passa sur tous les théâtres de la guerre sans faits notables. ITALIENS Rome, 7 février. (Comm. off. du 5 févr.) Vans la vallée de la Sugana, entre Roce-gno et Torcegno, de petites rencontres eurent heu; l'adversaire fut repoussé et nous laissa entre les mains quelques prisonnier s.Dans le secteur de Tolmein, l'ennemi a attaqué à la, levée du 4 février, nos positions à Santa Maria, quoiqu'un brouillard épais empêchât l'activité de notre artillerie, il fut repoussé grâce à l'arrivée rapide de nos troupes de renfort et a subi des pertes sensibles. Sur la hauteur de Podgora, l'ennemi a également tenté de s'approcher de nos positions à deux reprises, au ours de la nuit du 4 février; pendant la deuxième attaque, nos troupes ont prononcé une contre-attaque, et ont mis l'ennemi en fuite en capturant quelques prisonniers. FRANÇAIS Paris, 5 février. — (15 heures.) — Aucune action Importante à signaler au cours de la nuit. Paris, 5 février. — (23 heures.) — Entre Sois-sons et Reims, tirs de notre artillerie sitr la tête de pont de Veriizel et les ouvrages ennemis de Ven-dresse et de Cernay. Une colonne en marche a été prise sous notre feu à l'est de St-Souplet. En Champagne, nos batteries ont endommagé les organisations ennemies au nord de St-Thomas. A la Haut-Chevauchée, nous avons occupé la lèvre nord d'un entonnoir provoqué par Vexplosion d'une mine ennemie. En Lorraine, activité de notre artillerie das la région de Coincourt et de Domèvre. Aviation : Ce matin, vers onze heures trente, le sergent pilote Guynemer a livré combat à un avion ennemi, dans la région de Frise et l'a abattu en flammes entre Assevillers et Serbccourt. C'est le cinquième appareil ennemi abattu par le sergent Guynemer. ANGLAIS Londres, 7 février. (Communiqué off. du Quartier général britannique en France sous la date du 5 févr.) — L'artillerie ennemie est entrée aujourd'hui en action au nord et au sud du canal di La Bassée. Notre artillerie a bombardé les tranchées ennemies entre les fleuves Ancre et Somme. Des aéroplanes de l'adversaire ont été actifs dans les environs d'Y près. Elvcrdinghe a été de nouveau bombardé. RUSSES Pétrograde, 7 février. (Comm. off. du 5 févr., 7 h. 40 du soir). — Des parties de l'ennemi ont tenté de s'approcher de nos tranchées près de l'île de Glandcn (24 km. en aval de Dunaburg), elles furent repoussées par notre feu. TJn grand nombre d'evions allemands ont survolé la contrée de Dunaburg. Des Zeppelins se sont également montrés. On annonce quelques bonnes entreprises de reconnaissances exécutées hier par les troupes 'du général Iwanoxo. Dans la région de Gon-tawa (situé à 7 km. au sud de Nowo-Aleck-siniec), nos éclaireurs ont pénétré jusqu'aux obstacles en rl de fer de l'adversaire. Après que le feu de notre artillerie lourde eut battu une brèche dans les obstacles, ils ont progressé jusqu'à l'espace entre la première et la deuxième ligne d'obstacles, y ont atta qué un détachement ennemi et l'ont anéant en grande partie. Dans la région de la Stry pa moyenne et au nord-est de Zaleszozyki plusieurs patrouilles ennemies furent dis persées et exterminées. TURCS Constantinople, 6 février. — Au front d> l'Irak, près de Felahie, faible combat d'ar tillerie et d'infanterie. A Kut-él-Amara pa, de changement. Le 3 février un torpilleur e un croiseur ont lancé à la grande entrée de, Dardanelles quelques bombes contre Teke-Bumu et Sedd-ul-Bahr et se sont retirés ensuite. Rien d'important sur les autres fronts Constantinople, 7 février. — Au front de l'Irak pas de changement. Au front du Caucase, des ai taques ennemies contre nos positions et des avant postes dans plusieurs secteurs ont été repoussé"-s Aux Dardanelles, un aéroplane de combat pilo*-par le lieutenant Kronhais a poursuivi, le i, ui biplan anglais et l'abattit, de manière qu'il tom ba à la mer entre Imbros et Kala Tebe. Deux croi seurs ont tiré sur Teke Burun et les environs d< Sedd-ul-Bahr. Après que nos batteries de la côtt d'Anatolie eurent risposté, ils se retirèrent aprè. avoir tiré SO obus. Le S février, deux navires d( guerre ennemis ont tiré, sans occasionner des dé gâts, iO obus dans le secteur de Bergama sur deuo localités à la rive septentrionale et méridionale di golfe de Tschanderli. Dernières Dépêches Nouvel emprunt anglais Berlin, 7 février. — Comme l'annoncent plu sieurs journaux du matin viâ Amsterdam, le mi nietre des finances anglais a conclu un accorc arec les grandes banques de Londres au sujet de; principes du troisième emprunt de guerre anglais qui devra être émis en mars. L'emprunt s'é lèvera à £ 200 millions. Le taux d'intérêt ser* de 5 p.c., le prix d'émission environ 99 p.e. L'em prunt ne sera pas remboursable les premières di: années. La situation en Grèce Le règne des Anglais et Français à Salonique Sofia, 7 février. — L'Union Télégraphique annonce : TJn voyagent arrivé d'Athènes viâ Monastir, raconte que Le voyage er chemin de fer jusqu'à Larissa a duré dix-sept jours. De là on continue en voiture jus qu'à l'ancienne frontière serbo-grecque Toutes les routes et chaussées, ainsi que les défilés sont, gardés et surveillés par 1k Français et les Anglais. Tout le trafic de h poste et du télégraphe doit passer la censur* anglo-française; le gouvernement grec même ne posisède plus le droit d'expédier de! télégrammes chiffrés. Les Anglais et le: Français occupent constamment de plus ei plus de territoire grec. La population man que de tout, le3 vivres les plus élémentaire: font défaut par suite du blocus de la Qua-druplice.Lf>s Zeppelins ont causé de grands dégât: à Salonique. La population grecque est J montée contre les Anglais et les Français parce qu un re.s éèiliideï'e connue aui/èiirs d~ tous les maux. Les Alliés poursuivent leur: travaux de défense et continuent à la hât< leurs ouvrages de retranchement de la pre mière et de la deuxième ligne de défense La vie à Salonique est éteinte, le trafic rura est totalement arrête, tous les magasins son fermés, faute de marchandises. Les vivre: pour la population sont fournis par les An glais. Le soir, la ville et le port, de Saloniqm sont totalement plongés dans l'obscurité pa; peur des Zeppelins. Kara-Burun a été occupé par l'Entente de peur que des sous-marins y pourraient pé métrer. Cette mesure ne suffira probàblemcn pas, car entre le cap Kara-Burun et l'em bouchure du fleuve Wardar des sous-marin peuvent très bien se glisser sans être aperçi d'aucun côté. En Grèce, on craint en général que le Anglais et les Français vont occuper tout la Grèce, ce qui donnerait le ù oit aux Puis sauces Centrales de considérer la Grèce com me adversaire. La Grèce doit se contente d'envoyer des notes de protestation, car s elle voudrait défendre ses droits l'arme à 1; main, elle devrait se widre iaute de vivres - vu qu'elle >.<?t forcée d'avoir recours à l'im-i portation et les Puissances Centrales ne - pourraient les pourvoir de nourriture vu les , difficultés techniques insurmontables. - L'Angleterre n'Hésitera pas, d'autre part, de changer au moyen de quelques coups de canon toutes tes grandes villes de la Grèce en des monceaux de décombres. Si, cependant-, la Grèce faisait cause commune avec la Quadruplioo, elle signerait de ce fait sa condamnation à innrt;^ll^ rm'nw o-f. anéantie comme la Serbie. - *" , La dernière attaque aérienne contre l'Angleterre Cologne, 7 février..— Rola.tivemont à la perte du petit croiseur anglais Carolina,touché dans l'Hum-ber par une bombe de Zeppelin et qui a coulé en entraînant de nombreuses victimes humaines, on signale que le Carolina a été lancé le 21 septembre 1914 et qu'il avait un déplacement d'eau de 3,500 tonnes et une vitesse de 30 nœuds. Son équipage se composait de 400 hommes. Il était armé de 3 k oanons de 15.2 et de 6 canonç de 10.2 et possédait 2 lance-torpilles. - Le « Telegraaf » au service de l'Angleterre et ' de la France La Haye, 7 février. — On annonce officiellement : Les ambassadeurs anglais et français ont rendu visite au ministre des Affaires étrangères et lui ont déclaré que leurs ambassades n'ont rien eu à faire aveo la création, l'organisation et les travaux du bureau antifraudeur qui aurait existé au Telegraaf. Si ces ambassades ont reçu des renseignements de ce buieau, cela ne peut être considéré que comme une chose très normale, attendu que les missions éh-airgèro-» «nonne raison de refuseï des rapports qui leur sont envoyés spontanément. L'Angleterre et l'Italie Berne, 7 février. — On annonce de Rome au Temps, que le gouvernement anglais a approuvé ' définitivement, dans la question du charbon, le 1 principe de réquisitionner un certain nombre de 1 vapeurs pour le service d'outre-mer exclusif pour ' l'Italie et notamment aux mêmes prix que ceux ' qui font le service pour la marine anglaise. Au Danube Bucarest, 7 février. — Havas annonce de Tults-' cha : Chaque vapeur qui navigue sur Je Danube inférieur sera accompagné de gardes de frontières afin d'éviter des attaques imprévues russes. Les gardes de frontières devront, non seulement protéger le navire, mais également l'équipage. Débarquement des troupes françaises sur l'île de Mois Rome, 7 janvier. — L'Agence Télégraphique italienne annonce que de forts détachements français de marine ont été débarqués à l'île Mois, en face de Castellorizo. Déclarations de M. Zimmermann sur les relations entre l'Allemagne et les Etats-Unis 1 Berlin, 7 février. — Au cours d'une entre-' vue avec le correspondant berlinois de l'As-1 sociated Press, M. Zimmermann, sous-secré-! taire d'Etat, a exprimé l'espoir que les nou-' velles propositions, qui viennent d'être sou-miseis aux Eltats-Unis, formeront la base 1 d'un, règlement définitif. M. Zimmermann a ajouté que l'Allemagne ne pourra faire au-' cune autre^ncession et ne reconnaîtra ja- > mais l'illégalité de la guerre des sous-marins. Le gouvernement allemand serait prêt à faire tout son possible pour répondre aux > vœux de l'Amérique ; il l'aurait du reste dé-: jà fait. Mais il y a des bornes à tout. Puis i M. Zimmermann a déclaré ne rien compren-" dre à l'attitude prise par les Etats-Un1 a. On ; avait cru, en Allemagne, que les divergen-! ces de vues au sujet des sous-marine} auraient - été aplanies etfc que la question du Lusi- - tania serait liquidée. L'Allemagne aurait L oensanti à payer des'dommages-intérêts, mais : le gouvernement américain aurait élevé des > prétentions complètement nouvelles, que - l'Allemagne ne saurait accepter, l'Allema-» gne ne pourrait pas se dessaisir de l'arme ; que constituent pour elle les sous-marins. Le sous-sécréta ire d'Etat, ajouta que si les , Etats-Unis voulaient en venir à une rup- - ture, l'Allemagne -ne pourrait plus rien t faire pour l'éviter. L'affaire de 1' < Appam » 5 On mande de New-York, 7 février : Les 1 passagers et l'équipage de VAppam viennent d'arriver dans cette ville. Le capitaine 3 du Corbridge a déclaré que c'est le Donga 5 qui a fait couler son navire. Le Donga mar-■ chait à une vitesse de 25 nœuds ert avait un - fort équipage à bord. Les passagers ont af-r firmé que les Allemands Leur- auraient ra-i conté que neuf bateaux de oe type ont été v construits et que quelques-uns croisent actuellement dans l'Atlantigue, La famille royal.? monténégrine Lyon, 6 février. — Le prince Danilo et se femme ont quitté Lyon et se rendent à leui villa Arethusa, au Cap Martin. La Chambre grecque Zurich, J février. — Comme l'annonce Havas, la Chambre grecque a formé son bureau. Theodokis, frère de feu l'ancien ministre-président, a été élu président de la Chambre par 275 voix. Katsukaris, an Cretois, et Velios, Macédonien, ont été élus vice-présidents.Relâchement de l'activité des combrttants en Bessarabie Czernowitz, 7 février. — On constate un relâchement complet de l'activité combatti-ve au front be9sarabique. Depuis quelque temps le calme est complet sur toutes les parties du front. Le changement de température se fait vivement sentir, le froid est plus vigoureux. Dans ces derniers deux jours il y avait un brouillard épais sur tout le front; le combat d'artillerie a complètement cessé. Au Maroc Ceuta, 6 février. (Havas.) — On annonce officiellement : Une tempête a arraché -le toit du bâtiment militaire daais lequel étaii logé un régiment de Ceuta. Un lieutenant et un soldat des troupes coloniales ont été tués 5 soldats ont été grièvement blessés et 70 légèrement. Toutes les commu- ications télégraphiques avec l'intérieur du pays sont interrompues. Batailles entre Persans et Russes Constantinople, 7 février. — Des nouvelles arrivées ici disent que les Russes ont subi au« défaire considei-aDie a Mixendzil. Mia-ea Kuelsehuk Khan a attaqué les Russes avec les tribus Miadzsahid. Dans une bataille de plusieurs heures,- à laquelle participaient deux régiments de mahométans persans, les Russes ont été repousses. Ils perdirent, en dehors des morts et blessés, 600 prisonniers non blessés et un nombreux matériel de guerre. En Italie Turin, 7 février. — Le lieutenant du génie Guide a établi hier un nouveau record avec son biplan. Il a atteint une hauteur de 5,300 mètres en 75 minutes. La deuxième attaque aérienne contre l'Angleterre Rotterdam, 7 février. — Lors de la dernière attaque aérienne contre l'Angleterre, le petit croiseur anglais Caroline a été touché, sur l'Humber, par une bombe, et a coulé avec des pertes considérables en victimes humaines. Pertes anglaises en Mésopotamie Bâle, 6 février. — Dans les combats autour de Kut-el-Amora, 18 commandants de régiments sont tombés sur les champs de bataille, d'après les listes officielles des pertes. Guerre sous-marine La Haye, 7 février. ■— L'Exchange Tele-graph annonce que le vapeur anglais Clare-hill (4,583 tonnes), a été coulé en route de New-York au Havre. L'équipage a été sauvé par un vapeur espagnol. Londres, 7 février. — Lloyd annonce : Le vapeur anglais Balgownie a coulé. L'équipage, à l'exception d'un officier, a été sauvé. L'Allemagne et les Etats-Unis. L'affaire du « Lusitania » Francfort-s./M., 7 février. — Les journaux de New-York ne sont pas convaincus du tout que la crise du Lusitania soit grave. Généralement ils sont d'avis que sa solution n'est qu'une question de formalités, attendu que l'Amérique n'est pa3 hostile à la guerre sous-marine, mais elle est décidée à obtenir une réponse satisfaisante dans la question du Lusitania. Les négociations continuent. La situation est inchangée et ne se modifiera pas dans le3 cinq ou six premiers jours. Un nouvel emprunt 'de guerre anglais? On se rappelle que sir Edward Grey déclara jadis que l'Angleterre ne risquait pas plus à participer à la guerre qu'à rester neutre. Aujourd'hui que l'Angleterre esi depuis dix-huit mois parmi les puissances belligérantes, l'on commence à déchanter, car le poids de la guerre se fait de plus en plus lourdement sentir de l'autre côté de la mer du Nord. Les avertissements des hommes réfléchis gagnent de jour en jour plus de force et devant la diminution inquiétante des exportations et l'augmentation formidable de3 importations, d'un peu partout or entend partir des appels invitant les particu liers à restreindre leurs besoins autant qu< possible. Le l'ail Mail Gazette, par exemple insiste sur ce fait que l'excédent des importations sur les exportations est au moins de . 200 millions de livres sterling,tout en tenant compte des soi-disant « exportations indirectes », — et à ces 200 millions de perte sèche il faudrait encore ajouter les 400 millions de livres sterling qui ont été prêtés aux alliés. La réduction du chiffre des exportations prouve, dit-elle, à l'évidence que l'Angleterre n'a pas réussi jusqu'ici à conquérir sur le marché international les débouchés actuellement fermés à l'Allemagne. Mais s'il est imposible d'augmenter lej exportations, ajoute-elle, il fauorait absolument diminuer ' la consommation nationale, afin de préparer i<- terrain pour les nouvelles demandes que le gouvernement s'apprête à adresser aux coffres-forts et aux portefeuilles du peuple anglais. M. Félix Schuster, président de la t London and Smith Bank s, s'est prononcé dans le même sens et a attiré l'attention sur les efforts faits pour maintenir le cours du change anglais. Il a fa*, ressortir le danger que l'on court lorsqu'on a une trop haute opinion de ses propres ressources et une trop petite de celles de ses adversaires. Il a terminé ces explications, qui ont trouvé de l'écho dans la presse, par les mots : a II faut se' faire à l'économie la plus prudent*. ; chacun doit collaborer à l'œuvre commune. » « Tohs ces discours, dit le Times, préparent un nouvel emprunt qui — il est vrai — n'est pas encore annoncé o ci el lemen t, m a is qui serait émis pendant le semestre en cours. » Il résulte de tout cela que le « strain of the war » se fait sentir lourdement aussi dans le Royaume-Uni. A*» fl.U, .7„ . Montréal, 7 février. -- La nuit dernière les postes de l'important pont Victoria ont tiré deux fois 6ur mn homme suspect qui tentait de s'approcher du pont. Ottawa, 6 février. — D'après une nouvelle de Reuter, une fabrique d'uniformes militaires, qui occupe cent personnes, la plupart des femmes, a été détruite ce matin tôt par un incendie. Ottawa, 6 février. — Comme on l'annonce de Hespeller (Ontario), la fabrique de munitions en cette ville est en feu. Attaques aériennes Londres, 6 février. — Le Times annonce : Le gouvernement a déjà fait plusieurs démarches à la suite de la dernière attaque aérienne. La nouvelle visite qui a été d'une si grande envergure,a eu pour conséquence une activité très animée dans les départements intéressés. De nouvelles mesures défennsives et agressives seront prises. Le député Joynson Hicks proposera au Parlement, au cours des débats sur l'adresse,que le service aérien soit installé sur des bases plus solides et sûres et que Aa Chambre exprime le regret que, jusqu'ici, on n'ait pas pris des mesures convenables pour la défense du pays contre les attaques aériennes. L'Allemagne et la Roumanie Le journal roumain la Politique, qui paraît à Bucarest, rapporte les impressions de l'ex-maire de la capitale roumaine du parti conservateur, le prince Grégoire Cantacuzino, qui vient de rentrer depuis peu d'un voyage en Allemagne. M. Cantacuzino eut l'occasion de s'entretenir et d'étudier l'organisation militaire de J'empire allemand. Le politicien roumain dit que le sous-secrétaire d'Etat Zinimerman regrotte le refroidissement de® relations amicales qui existaient auparavant entre l'Allemagne et Ja Roumanie. « Ce n'est' pas nous qui sommes responsables des nuages qui se sont accumulés entre les deux pays, car l'Allemagne fit tout ce qu'elle put pour dissiper l'incerti!» tude et provoquer un rapprochement. Naturellement, ce n'est pas VAllemagne qui souffre le plus de ces malentendus. » Le sous-secrétaire Ei.at exprima également son étonnement de oe que l'on ne connaisse pas en Roumanie la force et l'organisation de l'empire allemand. C'est pourquoi il se réjouit toujours en voyant venir des Roumains en Allemagne. Il se donne lui-même la peine de leui faciliter les moyens de se donner une juste impression de l'Allemagne.M. Zimmermann parla également do M. Fili-peseo (francophile) qui, en 1914, commentait la question de Transylvanie do la même manière dont la comprend maintenant. M. Cantacuzino. On avait alors l'impression qu'il voulait faire de la politique raisonnable. Si M. Filipescu avait le désir de servir utilement son pays, il pourrait venir en Allemagne (1) et s'y convaincre que l'empire allemand possède encore assez do soldats pour continuer la guerre encor^plugeu^annéM et qu'il est impossible da ^fRmerrTI^mirwa tout voir afin qu'il sach* 1 la vérité. ! (1) M. Filipescu ira, paraît-il, sous peu en , Russie étudier la situation dans l'armée russe.

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Cet article est une édition du titre Le bruxellois: journal quotidien indépendant appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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