Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1917, 21 Fevrier. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 25 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/df6k06z036/
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A M.V.B. \i 4me Année - N. 862 - Ed. B CSHQE^IiTIH^î Mercredi 21 Février 1917 Ff 3.00-Mk 2.40 rr1.50-.Ml: 1.20 _ • ________ g O - BMMMMMMMBwaaaBaaMMBaMaNnawMNMBHM»: '• ' Hl t" m ywaaarw——an—■■■■' i—a——■ *' tirage: mo.ooo ■ïïnïlSSi- ! a Journal QHtâifiya Inâ^KBâsat m "^SÎS.'TSÎSKœ: T,RA<;f.!îi2-°?° PAR JOUR . -J ——, — ! PAR JOUR ■ws^ ammamtamÊmmmBmammaaBmBmmcm asaami - anmnesnsKg ■ iiinn iimini ii'I m m ■!—'■>■ iwi«—nin»iiiif w mil» il iiii iiiitiimi irw m m —ht tiiiiiimm iim t e» ««ij ■■■j'i'i m ■■■«lin» DERNIERS CC JÉS OFFICIELS ALLEMANDS BERLIN, ?0 féviiar. — Olficiel, midi : Théâtre de la guerre à l'ouest. Groupe d'armée du feld-maréchal général duc Albrecht de Wurtemberg: une poussée anglaise diclanchée dans la matin 'e, après une préparation d'artillerie a tchoué à l'ouest de Messines Un officier et six schtets sont restés en nos m ins. O-Ïouoe d'armée du feld-marécii&l prince lïéiitler Rupprecht de Bavière: Au front d'Artois, quelques poussées d éclat-renrs anglais ont été rejettes. Sur la rive nord de l'Ancre, un détachement mobile a attaqué à l'im-, proviste un poste anglais et a ramené sept prisonniers. Après une brève canonnade, nos troupes à'attaque ont pris d'assaut un point d'appui au sud de Le Transloy et ont emmené la garnison de 30 s Idafs. Groupe d'armée du Kronprina allemand: En Champagne et dans les Vosges, de petites entreprises se s ont déroulées sans succès pour les Fiançais; au front noid-est de Verdun, nous avons réussi • ans us coup de main dans un rai? contre un peste enn mi qui a été enlr \>é en plein jour. Thé&Mc de la guerre à l'Est. Front d'ai^iée du leldmaréehal général prince Liopo'd de Bavière: Dans quelques ?acteurs, l artillerie i > sse a été plus active qw les jouis yjécêdcnts. Surtout, au si:d du lac d» Dryswjaty et sur la rive est de la Na-rcjmvka.Front d'armés du général colonel aîchiduc Joseph : Di.ns les Karpaihes, par un temps de rafa'es de neige, des / brouilles couronnées de succès pour nous. Nous avons fait sauter un blockhaus russe au sud du Smctrec, optes avrir fait prisonniers ses défenseurs. An nord de la vallée du Slanic nous a-vons avancé notre position de combat sur une cjjM de hauteur. Ap'ès avoir chassé les postes ennemis et repoussé des contre-attaques, dr- i-nupes d'assaut ont pé>i'lré dans h position russe et sont rc-vcr. :es après di striction des abris, avec onze prisonniers et plusieurs mitrailleuses. Groupe d'armée du fsldmarécha! général von Msckersen : Front en rîaeédoino: Entre le H', ùir a le lac de D;H-r., ris perlions ont étx exposées à un feu violent; une atfa-qh n'a pas en lieu. BERLIN, 19 février, soir (Officiel) : Le matin, '.ne attaque anglaise a échoué au sud-est de Messin (an nord d'Armentières). A part ce'j, lien d'essentiel à l'ouest, par suite dn brouillai d, ni à l'est, par suite du froid vif. Attaque aérienne contre Arensfcurg. BERLIN. 19 février. (Officiel.) — Le 1S lévrier, un de nos dr .geabies de nu rine a bombardé le port ' et les installai us maritimes d'Oesel, au moyen de ■ bombes expie sives et incendiaires. Ncvs avons ob-sové de bon* îésultats. Le tir de défense ennemi est resté sans fiet. autrichiens VIENNE, 19 février. — Officiel : Théâtre de la guerre à l'Est. Groupe d'armée du feldrartréchal général von Maekessen: et Front d'armée de l'archiduc Joseph: Aucun événement particulier. Front d'armée du ieldmaréchal général Prince Léopold de Bavière: A l'est de Lipnica Dul'ia, sur la Najarowka, les Russes ont fait exploser une galerie de mines sons nos premières tranchées et ont occupé l entonnoir ainsi creusé par une rapide attaque ultérieure. Iscus avons réoccupé ce dernier par des conlre-cuaques. An sud de Bnezany, nous avons repoussé une tentative d'attaque ennemie succédant ù une violente préparaiion de lance-mines. Théâtre de la guerre italien. Ces derniers jours, l'artillerie italienne a commencé ù bouger dans que,ques secteurs des fronis de montagne. Tarvis a été bombardé à diverses reprises. Ce Mutin, de bonne heure, les patrouilles du régiment à infanterie n. 73 ont ramené d'une entrepiise conire les positions ennemies « l est du Mente ( < bis ei au nord d'Asiago, 22 prisonniers. Théâtre de la guerre au Sud-Est. Rien d'intéressant sur la Vojusà. TURCS , CONSTANTINOPLE, 20 février. — Officiel du 19 février : Front du Tigre: Faible échange de feu d'artillerie et d'infanterie. Front du Caucase: ! Dans le secteur de notre aile gauche, an fort détachement de reconnaissance ennemi a attaqué iw tre ligne d'aiant-pcstes. Il a réussi au début à pénétrer dans noire ligne; au cours d'une contre attaque, il en n toutefois été rejeté. En outre, l'cn'ie-■mi a dirigé un feu d'artillerie nourri contre ce secteur.' ' Nos troupes, opéiant en Roumanie, ont repoussé de fort détachements mobiles russes qui ont voulu avancer. En Galicie, i'ennemi a renouvelé, le 18 février, ses tentatives d'attaque contre nos positions à D:ic-ki'.any. Celle attaque a échoué de suite dans notre jeu efficace. Pas d'événements importants sur les autres fronts. BULGARES SOFIA, 20 février. Communiqué officiel du 19 février : Front on Macédoine: ' Sur tout le front, feu d'artillerie isolé. Au nord-ouest du lai de Dviran, escw mouches entre pa-'frcuilUs. Dans la voilée du Va/car, nve activité d'aviateurs. Après un combat aérien, un avion cn- & &m g» *» m? ^sb m nemi a éié abattu vans la région de Gewgheli. .4 T'rama, le lieutenam von Eschwege a descendu un autre avion ennemi. Front en Roumanie : A l'est d'f^accea, feu d'artillerie isolé. A l'ouest de Mal mdie, faible éclia; ge de coups de feu. ... français PARIS, 19 février. — Officiel, 3 h., p. m. Activité d'. patrouilles dans la région de Burn-haupt-le-Hav.t. Nuit calme partout ailleurs. Dans la nuit du 17 au 18 un zeppelin a survolé la côte française du Pas-de-Calais jusqu'aux environs de Boulogne et a jeté plusieurs bombes suns résultat. PARIS, 19 février. — Officiel, 11 h., p. m. : Assez grande activité des deux artilleries dans les secteurs d'Avocouri, de la côte du Poivre et de ISezonvanx. Nos batteries ont exécuté des tirs de destruction efficaces sur les organisations ennemies au nord de Damloup. En Alsace un coup de main sur les lignes ennemies au Barrenkopf (nord de Munster), nous a permis de faire une dizaine de prisonniers. Canonnade intermittente sur le reste du front. RUSSES PETPOGRAD, 18 février : Sur le front à l'ouest les Allemands, vêtus de manteaux de neige et forts d'une compagnie et demie, ont prononcé, après une violente préparation d'artillerie, une attaque contie le secteur de notre position à l'est du bourg de Ktschava, au sud-ouest de Dunabourg. Une partie des Allemands a n'ussi, au cours de l'attaque et appuyée txir un détachement de réserve à pénétrer dans notre tranchée la plus avancée. Ils en ont été immédiatement rPjetrs. Front en Roumanie: Nos troupes se sont emparées par une attaque imprévue, sans combat, d'un point d'appui ennemi, extrêmement retranché sur la hauteur 13 au sud■■ ouest du village d'Okna. Des contre-attaques ont été repoussées. Nous avons fait des prisonniers. ITALIENS ROME, 18 février : L'action de nos détachements d'éclaireurs a conduit à de faibles engagements au Col Cuanfo (Ada-mello)^ Prit Forsellina Monlr. zo (uaUia- Iq Çq-monica), dans «fraîWS de la Brenta, au cours supérieur de lu Pcsinc (Astico), an Rio Feligon (Boite) et dans la vallée de la Wippach, L'ennemi a été repoussé et a laissé quelques prisonniers dans nos rneins. Dans le haut Boite et sur le Carso l'activité de l'artillerie a été plus interne. ANGLAIS LONDRES, 19 février. (Of,uiel dn 18 févn'er.) Le nombre des prisonniers faits par nous, lors de notre entreprise snr l'Ancre, s'élève ci présent à :0 officiers et 761 hommes. Nous avons en outre capturé un certain nombre de mitrailleuses et de mortiers de tranchées. Ce matin, de benne heure, des forces ennemies importantes ont attaqué nos nouvelles positions sur le sailiint an delà de lu ferme de Bailiesconrt .L'infanterie s'avança sur trois rangs, suivis de corps de troupes de soutien. Elles furent prises sous les feux réunis de notre aitillerie et furent repoussées avec de fortes pertes. Nulle part nos lignes ne fuient atteintes cl nous ne snbimes aucune pale. Durant la nuit, nous avons pénétré dans les positions allemandes au sud-ouest et au nord ouest d'Airas, au sud de Fauqui<isart et au nord d'Yprcs. No::s avons causé quelques pertes à l'ennemi, fait sauter une mitrailleuse et ramené 19 prisonnieis. Des tioupes d'attaque ennemies ont été repoussées durant la nuit au sud d'Ypres. Nous avons fait les prisonniers et occasionné, de fortes pertes à l'ennemi. Dans le courant de la journée, une activité d'artilleiie considérable a régné dans la région de Bcuchavesnes, dans la région de l'Ancre et dans le secteur d'Yprcs. Dernières Dépêches Retraite du cabinet australien. Melbourne, 19 février. — Le gouvernement australien a démissionné. Hughes a formé un ministère de coalition, qui d'après s;s déelaratiacs répond aux vaux du peuple de continu, r la guerre avec !a d-einitre énergie, jusqu'à la fin. A la Chambre italienne. Zurich, 19 février. — La « Stampa » de Turin annonce que Giolitti prendra part à la réouverture de la Chamhre italienne. D'après d' « Avanti », la résolution pacifiste des socialistes se trouvera à l'ordre du jour des premières sessions. La politique habile de la Suède. Nous lisons dans le « Dusseidorfer Lokal Anzei-ger » : Tandis que partout la nouvelle guerre du barrage naval se fait vivement sentir r'iez les Etats neutres et aggrave les conditions vitales de la population, la Suède fait une exception remarquable. Elle esf aujourd'hui presque indépendante comme aucun autre Etst neutre,dans la question du ravitaillement. Elle doit cette heureuse situation, en première ligne et principalement îi la politique ferme, perspi cace et habile du cabinet Hammcrskjô'.d, dont la politique de ravitaillement, a été constamment l'objet dans ces derrières années, d'attaques violentes de la part de ses adversaires. On lui reprocha particulièrement qu'il n'a pas i voulu se soumettre, comme la Norvège, aux prescriptions anglaises au point de vue du commerce suédois et de la cession de son tra.'ic commercial svec l'Empire allemand. Mais même les adversaires les plus acharnés du cabinet, somme le démocrate socialiste Branfing,doivent reconnaître aujourd'hui combien perspicace a été cette K>litique,lors- £ fe, & m M VJ m tsss»? .4 Qu'ils comparent la situation économique, p. ex., de e un la Norvège, où il règne^uf.e grave crise de char- li bon et de vivres, avec la ïitualîon économique de s la Suède, dont les besoin;-, tant en charbon qu'en c est vivres, semblent couverts pour longtemps par la p ptévoyance du cabinet Hsmjnerskj'Ud. Par exem- c pie, sur 200 000 tonnes d" froment que la Suède n doit importer annuellement, il n'en manque aujour- g d'hui que 60,000, qui peuvent être allongés par de p l'orge, ce qui assure le ravitaillement du pain pour (, la population ; la Suède est également mieux que ti tous ses voisins pourvue de charbon et cela dans g do telles proportions, que l'industrie peut égale- p ment maintenir son exploitation. Le cabinet Ham- e merskjôld a probablement même prévu la guerre ti sous-marine sans entraves dans ses calculs poiit! h ' 6 ques et économiques. Tand's que la Norvège suivait d da \ • • j les conseils anglais et api 'iquait en ce sens son ci at trafic commercial, la Suèdî s'est énorgiquemesnt A opposée à toutes les prétentions anglaises de tolé- cl a'~ rer des contrôleurs anglais sur son soi. La coosé- quence en a été que uation écon'mioue est Ai actuellement favorable, taniis que la Norvège se n voit devant les plus grandes difficultés grâce à sa n souplesse vis-à-vis de l'Angleterre. Dans la politique russe. k ^ Le « Rousskoje Slowo » annonce que le Tsar a 11 le reçu en audienc» simultanément MM. Stiîrmer et S: Proîcpopoff. ce qui a c?u?' d'autant plus do surprise. que la veille le Tsar avait reçu M. TrepoB. ^ Le Tsar aurait adopté vis à-vis de MM. Sturmer et V a Proiopoff, une attitude également bienveillante pour ■ / tous "deux. M. Protopcpoff d ésirerait que Stûrmer s( et Trepcff occupassent des situations en vue, afin d'augmenter la force du parti de droite, dans sa Ll lutte contre la Douma, de feçon à "pouvoir briser la puissance du bloc progressiste. D'après le «Jour- uc na* ue îg, Bourse » de Pétrrgrad, Protopoff espère- tr u: raif que, lors des nouvelles élections, le bloc pro / gressiée percha 30 sièges. ,ni Au Riksciag suédois. Stockholm, 19 février. — Le Rik.dag a tenu aujourd'hui une séance seciv.e au co"rs de laquelle le gouvernement a fait ce: ines communications. „„ suivies d'un débat. La $é*' c a duré cinq heures. al k- La notification da l'a^nament au trône g. austro-hengrois y qi " La Hâve. 19 février. — T/aïubassad e a rdi t >ï- naire austro-hongroise, chaînée de nctifUr officiel- gI té lement l'avérement au trôns de l'empereur Char- os les. est arrivée ici hier. Elle sera reçu demain par pl la Reine. tii té Le commerce de l'Angleterre. vi Londres, 5 février. — D'après le « Times » la valeur des importations anglaises s'est élevée pour se ) le meis de janvitr à £ 90,363,311, celle des expor-de tations à £ 46,860.342. « Le charbon anglais en Horvège. [e Christiania, 19 ■février. — L'ambassadeur norvé- (l'e gien à Londres mande que les restrictions particu-_ ^ e' lières se rapportant à l'exportation des charbons ont " 7a étê Ieve'eS' _ a, La situation agricole inquiétante en France. a. n Berne, 18 février. — Partant du fait, que la Fran- ^ es qui exportai? en temps de paix, pour 100 à 200 ft millions de francs de céréales, a dépas-é son im- fs ne portation de céréales de près d'un mffTî^n, le « Pe- t( ns tit Parisien » soulève, en présence des difficultés £ j de transports qui vont s'accentuant et des condi- ja °ci tiens climatériques défavorables aux nouvelles se-es mailles, la question des résultats de la prochaine rj moisson. M. Pluchet, président de la commission lnt agricole française, dépeint à cette occasion la situa-'us tion actuelle en ces termes : Les semailles d'au- ,es tomne ont été insuffisantes et inférieures de p;us ' : d un tiers à celles du printemps. Si le froid hivernal n's n'a pas causé de trep grands dégâts, les semailles e n d'automne donneront tout au plus 43 miilicns de doubles quintaux alors que les besoins de la Fran- g ce, se chiffrent par PO millions de doubles quin-- ci taux. La périede de froid a fortement retarde les travaux pour les semailles du printemps. En ^re- n ' nant les choses au mieux, le total pour cette année à peut s'élever à 60 millions de «roubles quintaux, v is- égalant ainsi le résultat le plus faible de l'année a is- précédente. Le temps défavorable peut toutefois di- ti •é- minuer ces chiffres de 100 à 50 p. c. En outre- n •Te le résultat peut encore être diminué par 'a question inquiétante des engrais, et i-ar le rnancu* d'ouvriers agricoles, qui en beaucoup de localités sévit -;n d'une manière décourageante. Dans ces conditions, lri — dit M. Pluchet, — il est à e<=- ' eue les milieux officiels useront de la plus grande économie |es dans l'usage des céréales. :e- La disette de charbon à Paris. t] Berne, 20 février. — l'n groupe de 100 à 150 personnes, parmi lesquelles beaucoup d'écoliers,de n =j_ Montmartre, ont circulé sur les boulevards de Pa- ^ ris, en criant : « Du charbon! du charbon! » La ( g„ foule a été dispersée sur les boulevards. Rue du c es chemin de fer, une foule de 300 à 400 personnes )n ont pris d'assaut un dépôt de chirbon et volé 7 a e-. à 8 000 kilos de combustible. s un Explosion d'une fabrique d'aluminium. ^ nt. Berlin, 20 février. — De Stockholm au « B.erli- c li- rer Lokal Anzeiger » -, La fabrique d'aluminium f pi Janson, à Ochta, la plus r ar.de du genre; a sauté, c io- eh l'air. Tout espoir de féédification est perdu.Plu- c jet sjetirs ouvriers ont été blessés. I de L8 Japon occupe des territoires ru:sas. o Bruxelles, 20 février. — Nous lisons dans le ' pas «Tremonia » : f es- D'après des nouvelles dignes de foi venant de rce la Russie, les Japonais ont repris la surveillance ûal d'une partie du clfemin de fer est sibérien, appa- d ai- remment pour la raison qu'à la suite de la pénurie à îo- dans le personnel aux chemins de fer-russes, les d ur- fournitures japonaises en canons et en munitions, r rs- peuvent être mises en péril. De nombreux Japonais \ exercent du reste les fonctions d'assistants dans I les ports septentrionaux russes. D éminentes per- 1 sou n alités russes craignent, en compensation de cette aide japonaise à la Russie, l'étab'isseoirnt permanent du Japon dans la Sibérie orientale et craignent aussi que le Japon n'évacuera le territoire russe que contre la concession d'autres avantages. La discussion de cette question a été ^étendue par la censure. Le Japon a profilé dès le début de la guerre actuelle pour s'enrichir sans difficultés. U déclara la gueue à l'Allemagne pour lui arracher Tsinglau et pour s'assurer ainsi un point d'appui économique et politique en Chine. 11 s'est frayé un chemin à travers la Sibérie pour avoir la main libre en Mandchourie et en Mongolie. Par son occupation des îles Palau, il est devenu un voisin menaçant de l'Amérique aux Philippines. En occupant les îles Malienne et Marschall, il s'est rapproché, à mi-chemin, de l'AusUalie. Un grand dignitaire japonais a déclaré un jour : Nous désirons tous de cœur une guerre européenne, dans laquelle vous vous déchirez — alors l'heure sera venue pour le japon. Tout ce que le japon a atteint jusqu'ici est encore loin de lui suffire; les impérialistes attaquent encore journellement le gouvernement, pa;ce qu'il croise les bras et ne fait rien pour profiter « des excellentes occasions de la guerre ». Les impérialistes soumettent franchement au gouvernement le programme suivant : 1. Le Japon doit faire valoir sa volonté dans la solution de toutes les questions en Orient. 2. Le Japon doit garder son point d'honneur en complète indépendance de l'Angleterre et sauvegarder tous ses droits et intéiêts internationaux. 3. Toute agitation contre le japon doit disparaître de la terre. Relativement au traité avec l'Angleterre, ce parti réclame l'adjonction de trois autres conditions : 1 .L'Angleterre doit se mettre du côté du japon lors d'ime guerre entre le japon, et l'Amérique. 2. Les Japonais doivent jouir des mêmv; droits que les Anglais dar.s tous les territoires anglais. 3. Les deux pays doivent conclure une entente amicale au sujet de la Ch'ue. On ne doit pas conclure de cette drrnièrF phrase CjUÔ 11. j. r- '• ««pxi&C .. Vil. j a UC r*I—ce • - t*-. ff-ti contraire, il veut toute la Chine, fidèle à sc-n programme : l'Asie aux Asiatiques! Seul un parti qui se sent supérieur il un autre parti, peut élaborer un pareil programme. Ce sentiment règne depuis longtemps au Japon et se développe de jour en jour, attendu que la guerre, quelle que soit so issue, finira par un affaiblissement de l'Angleterre. Le '< Dai Nippon » dit : Si la France ou la Russie, comme on le craint, é.ait forcée de rechercher l'amitié de l'Allemagne, l'Angleterre serait dans une siivation lamentable. La guerre mondiale a démontré abondamment que le Japon n'a aucun int 'rêt à se mê'er des affaires européennes. Le Japon est resté sourd à tous les appels au secours des journaux anglais et français au cours de l'été 1914, en vue d'obtenir l'envoi de troupes au théâtre de la guerre européen ;il a préféré prendre ce qui n'était pas loin de chez lui. Le fait qu'il s'est installé aussi dans la Sibérie orientale, rentre dans la logique de son programme.Not's doutons que la Russie soit encore à même, après la guerre, de se débarrasser ici du Japon. La guerre maritime. Christiania, 19 février. — D'après le « Ver-densgang », le vapeur norvégien « Stralsund » (510 tonnes), venant d'Islande et chargé de poisson pour l'Italie a été coulé par un sous-marin allemand. L'équipage a cté débarque par un bateau-patrouille, à Stornoijay. Lcndres, 19 février (Reuter). -r- Le vapeur anglais « Jolo » jaugeant brut 3,903 tonnes, a été coulé. Bgrlin, 20 février. — De Stockholm au « Berli-ner Tageblait » : Le vapeur « Kcwno » est arrivé à Drontheim avec 3.000 sacs postaux anglais. Environ 2,000 sacs postaux anglais et américains sont ai rivés à Bergen depuis le début d" blocus maritime. On annonce que très peu de navires de commerce ont été aperçus dans la mer du Nord. DEPECHES (Reproduites de l'édition précédente.) s Les deux courants américains. Londres, 19 fév. — Le correspondant du «Central Ne»s» à Washington mande : Au cas où la proposition de \t'ilson, tendant à armer les navires marchands ou à utiliser la flotte à la protection de la navigation est présentée au Congrès.les partisans de la paix la combattront de toutes leurs forcesRotterdam, 19 fév. — On mande de Washington au «Central News» : Le président de la commission du Sénat pour les affaires étrangères Stone, a déclaré, lors des débats au sujet du projet de loi ccncernant les sanctions contre les personnes qui font de fausses déclarations dans le but d'influen--eer les relations avec les gouvernements étrangers eu d'annihiler les mesures prises par les Etats-Unis, que les grands journaux ont sans aucun doute organisé uns conjuration, pour forcer les Etats-Unis à adopter une attitude hostile contre l'une des puissances beligéranies. Stegcmann et la situation à l'Ouest. Dans le «Bund», Stegemann traite la question de savoir si l'Entente essaiera encore une percée à l'Ouest. 11 fait remarquer que même au cas d'une percée réussie, ce n'est que dans une guerre de manœuvres que la décision pourra être trouvée et il dit à ce sujet : !La guerre de manœuvres a passé danS la ch?it et dans le sang de ''aimée allemande, alors que 1 armée anglaise, telle qu'elle est constituée à présent, l'ignore et que l'armée française ne la pratique plus, au moins depuis novembre 1914. On verra alors combien il était important et juste pour les Allemands 'se trouvant dans les lignes intérieures, d'échanger constamment leurs divisions et de leur aonner ainsi la possibilité de participer toutes, à un moment donné, à un grande campagne de mouvement et, partant, à la guerre véritable. Les campagnes de l'Est et récemment encore celles de Serbie et de Roumanie ont prouvé que, là aussi, l'artillerie prend une importance croissant pour ainsi dire par bonds, mais qu'après comme avant, la direction technique et l'aptitude de marche des troupes, mûrie par 1 instruction éprouvée des hommes, forment une loi stratégique qui à l'Ouest se trouve actuellement encore enfouie dans la fosse du matériel de guerre dégénéré. Le départ du comte Bernstorfl. New-York, 14 fév. (Radiotél. Wolff). — Le vapeur « Frédéric VIII », à bord duquel voyage l'ambassadeur comte Bernstorff, a quitté le .pier de Hoboken (Etats-Unis), iin peu après 4 heures de l'après-midi. Le comte Bernstorff et sa sui'e se tenaient accoudés aux bastingages du vapeur et répondaient aux saluts d'adieu. L'aigre siffl t des sirènes du navire résonnait sur les flots au moment où lè vapeur se mit en marche. Les équipages de9 vapeurs allemands ancrés ici lui envoyèrent des signes d'adieu. Officiers et équipages bonaaient les ponts des navires américains. Sur tout le parcours de Washington h Hoboken, les plus grandes politesses et les pius grands égards furent témoignés à l'ambassadeur. Les autorités américaines avaient pris les mesures les plus sévères de pru.ence pour sa protection sur terre et sur mer et nulle part on ne put percevoir la moindre trace d'inimitié. Le comte Bernstorff a manifesté sa reconnaissance au service secret et au délégué du département d'Etat pour les égards qu'on lui a témoignés. Dans une allocution d'adieu aux correspondants de journaux à Washington, le comte Brmstc.rlf a fait le 13 février la déclaration suivante, non formelle : « Si onrAc- un -î— 1 Eiats-Unis, je dt-sire exprimer à mes nombreux-amis personnels, une gvatitudq de cœur pour la grande amitié et l'hospitalité cordiale qui m'ent cté* témoignées.Mon cœur est rempli de gratitude pour ceux dont l'amitié personnelle n'a ;?mais chancelé pendant les années déprimantes de la guerre. Ces jours-ci j'ai reçu tant de cordiaux adieux, qu'il me serait impossible de répondre à tons. La comtesse Bernstorff-se joint à moi pour exprimer notre plus profende gratitude personnelle. J'espère que la guerre pourra être évitée et que les anciennes relations entre les Etats-Unis et l'Allemagne pourront être rétablies. » Avant le départ de. Washington,de l'ambassadeur, une réception d'adieu d'une heure eut liett dans la chambre présidentielle de la gare à Iaqt'el'e assistaient beaucoup de diplomates et représentais d'Etats neutres. Peu avant le départ du vapeur, le comte Bernstorff envoya par l'entremise du percepteur des douanes de New-York, le message suivant sign>; par lui- « Je ne puis laisser d'ajresser une dernière réponse au peuple américain pour la multitude de cadcaux et de fleurs dont on nous a comblés la comtesse et moi. Je ne puis trouver assez de paroles pour les prévenances dont on nous' a entourés et aucune expression ne sera cordiale assez, pour exprimer mes salutations c''adi;ti. » L'Angleterre menacée par la guerre sous-marine. Berlin, 17 février. — La question vitale pour l'Angleterre, écrit le a Daily Chronicle » dans son article de fond du 9 février, est maît.tenant celle-ci' Pouvons-nous tenir jusqu'à ce que le danger sous-marin soit écarté de l'tme ou de l'autre façon? La construction de nouveaux navires n'y portera remède que plus tard. Le public ne se rend pas compte de !a gravité de la situation au-devant de laquelle nous allons. La guerre serfî gagnée ou perdue dans les trois mois prochains. Ce qui se passe aux différents points dtt co.-itinent est un facteur décisif. Mais nous ne pouvons pas courir le risque d'une insuffisance dans les vivres et dans l'approvisionnement de nos armées, en hommes, en munitions et autres choses. La crise est survenue à une époque de l'année, où la fabrication des vivres est devenue des plus restreinte. II faudra plusieurs mois avant qu'on ait produit quelque chose. Ce qui nous sera seul possible, c'est de nous suffire avec nos ressources et provisions actuelles et d'économiser. Le gouvernement hésite à créer l'apparat infiniment compliqué du rationnement forcé d g-néial. Nous devons le comprendre absolument. Un article de fond du 9 février du « Glasgow Herald » dit: Il est bien posribie que des générations apprécieront plus tard la guerre sous-marine, car elle a ouvert enfin dans notre pays les yeux de tous au sujet de l'importance de Vagncr'ture. La guerre sous-marine vient seulement de démontrer que la force d'un pays ne consiste pas dans la richesse investie à l'étranger, mais dans les propres ressources du pays Les autres Etats de l'Europe en ont déjà dept is longtemps tiré leur profit, notamment l'Allemagne, qui a franchement reconnu que l'Etat, qui a produit lui même le plus de vivres avec le maximunij de ses propres producteurs serait le plus fort en temps de guerre et en temps de paix. Et c'est ainsi que l'Allemagne a gagné é/ un double j-c t de v:!<v d'abord dans la quantité de la meillcrrs matière humaine et ensuite dans la production des vivres les plus nécessaires. Ce n'est pas le canon Krupp, mais la charrue allemande qui nous impose cette guerre exténuante.

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Cet article est une édition du titre Le bruxellois: journal quotidien indépendant appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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