Le courrier de Bruxelles

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s.n. 1914, 11 Avril. Le courrier de Bruxelles. Accès à 19 fevrier 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/d50ft8fr1v/
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f Samedi H avril 1914. ABONNEMENTS i mb» m nu Tien un BELGIQUE . Dr 10.00 S 00 2.50 HOLLANDE . . ) 1Q 3q g 80 4.80 LUXEMBOURG -S UNION POSTALE 30.00 16 00 7.60 5 CENTIMES ivpoléments ne «ont sas «n ttfiti TÉLÉPHONE SABLON 1764 LE COURRIER DE BRUXELLES - 53* annS». — V IOIJ BUREAUX: A BRUXELLES s 52, rue de la Montagne A PARIS) i 30, rue Saint-Stilpfce, 30 5 CENTIMES Lac supplément* ne sont pas mis an vents TÉLÉPHONE SABLOM 175» La Passion d'aujourd'hui 'A chaque époque la Passion du Christ se refait dans le monde, où continue, par la lutte de l'erreur contre la vérité, contre l'Eglise. L'Eglise c'est le Christ vivant à travers les siècles dans l'humanité. Il a prédit qu'elle serait persécutée, comme Lui, et voilà bientôt vingt siècles que cela dure. A chaque époque aussi on retrouve et on refait dans le monde, ou continue, par la persécution tous les personnages qui ont concouru à la Passion du Sauveur; on les retrouve aujourd'hui plus facilement peut-être que jamais, la lutte des iictrines est plus vive et plus générale. C'est le même procès qui se fait aujour 'd'hui comme alors, c'est le procès de la Di jvinité du Christ. Etes-vous Dieu? La gran-rde question qui agite les esprits. A l'approche de la Pasoion les Juifs avaient entouré 'Jésus pour lui dire : « Jusqu'à quand nous tiendrez-vous l'esprit en suspens? Si vous •Êtes le Christ dites-le nous ouvertement ». ( Jésus leur répondit : « Je voua parle et [vous ne me croyez pas. Les œuvres que je Jfais au nom de mon Père, rendent témoignage de moi ; mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis. » N'est-ce pas la même chose aujourd'hui1? [Vous n'êtes pas divine, disent nos adversaires à l'Eglise. L'Eglise leur démontre sa divinité, et invoque, comme le Chrit les œu-tvres qu'elle fait et même les miracles qui s'accomplissent autour d'elle. « Les Juifs prirent des pierres pour le lapider » en réponse à cette affirmation si précise de sa divinité qu'ils lui avaient demandée. Ces pierres nous les voyons lancer encore aujourd'hui.*** N'avons-nous pas des scribes, des Pharisiens, des Hérode, des Pilate aujourd'hui comme alors? C'est dans les interrogatoires de la Passion surtout qu'il faut les reconnaître, dans la presse, dans les assemblées politiques et souvent dans les pou Ivoirs publics. Le Prince des Prêtres interroge Jésus et lui dit, toujours sur la même question : « Je (vous adjure par le Dieu vivant de nous dire iai vous êtes le Christ, fils de Dieu ? » Jésus •lui répond : « Je le suis,' et vous verrez le ifils de l'homme assis à la droite de la puis sance de Dieu et venant sur les nuées du )Oiel. » — Alors le grand-prêtre déchirant ses vêtements s'écrie : « Il a blasphémé JQu'avons-nous besoin de témoins — que (vous en semble? Tous jugeant qu'il méritait la mort. » Voilà le jugement sommaire et 'éclairé qui suffit pour condamner le Christ et son Eglise, pour enlever la vie à celui jqui nous a donné la vie, pour enlever à l'Eglise qui a donné au monde la civilisation chrétienne les moyens de nous la conserver et de ne pas retourner à la barbarie. Pilate représente une autre sorte d'ad iversaires, les politiciens, « les péchés que 'fait faire la politique », comme dit Bossuet. ;« Ces malheureux savent joindre si adroite ment à leurs passions les intérêt.' de l'Etat, jle nom et la majesté de César, cf ii n'y pen sait pas, que Pilate reconnaissait l'innocence et toujours prêt à l'absoudi :» ne laisse pas néanmoins de la condamner. Oh! que la passion est hardie quanJ elle poirt prendre pour prétexte le bien de l'Etat. » On dirait que Bossuet entend les discours 'de nos sénateurs d'aujourd'hui. « Toujours, si l'on n'y prend garde, dit-il, la politique condamne la vérité. * Il reconnaît à Pilate certaine vertu morale.il a commencé par ré sister. Mais « parce qu'il n'est pas capable de soutenir le nom de César qu'on lui op pose, tout l'amour de la justice lui est inu tile, sa faiblesse a le même effet qu'aurait jla malice; elle lui fait flageller, elle lui fait [condamner, elle lui fait crucifier l'innocence même. César c'est aujourd'hui le pouvoir populaire que servent et craignent les politiciens; la lutte contre la vérité les renc amis, ils font dès lors le cartel, comme Pi late et Hérode devinrent amis depuis k Condamnation de Jésus, nous dit l'Evan gile! I«Mater Dolorosa» Le soleil se couchait. Eve vint s'asseoir sur une grosse pierre à l'entrée de sa hutte. Ainsi faisait elle tous les soirs, sa journée terminée. Elle se délassait à voir s'éteindre peu à peu les feux allumés à l'Occident par le soleil couchant, tandis qu'à l'autre extrémité, dans le ciel pâlissant apparaissait le glauque croissant de la lune; puis à mesure que s'assombrissait l'azur céleste, éclataient, plus nombreuses, les étoiles scintillantes. Eve n'était plus l'harmonieuse créature dont l'apparition avait arraché au premier homme une enthousiaste action de grâces. Les intempéries de l'air avaient gercé son visage., le soleil avait recuit sa peau, de ^ombreuses grossesses avaient déformé son corps et ses mèches grises pendaient sur ses épaules.Doux peaux de bêtes, grossièrement rattachées par de grandes épines,couvraient tant bien que mal son torse. Elle s'attardait, les mains jointes sur ses genoux, à repasser sa vie si lumineuse à son aube, si traversée de douleurs, d'angoisses et de travaux depuis la fatale rencontre du Paradis Terrestre. Adam avait construit sa hutte sur une éminence d'où l'on dominait le pays d'alentour et ce soir-là,sa femme s'absorbait plus que de coutume à regarder les ors sanglants du soleil couchant se reflétant dans l'eau d'un lac voisin, les lumières cuivrées étreignant toutes choses avant de les livrer à l'ombre qui montait sournoisement des gorges et des vallées. Un orage formidable avait, dans la journée, déchiré le ciel de grands éclairs zigzaguant et une pluie torrentielle avait formé des ruisseaux au flanc de la montagne. Puis tout s'était calmé ; le ciel s'était rasséréné et, de la terre désaltérée, montait vers la pauvre femme une odeur tout imprégnée d'apaisante humidité. Il lui semblait que son mari et ses fils, partis pour les travaux des champs, tardaient bien à rentrer; quand sur le fond faiblement cuivré du couchant, elle vit se dresser à l'horizon une silhouette pesamment chargée. L'homme paraissait marcher à grand'peine, appesanti par son fardeau ; peu à peu, il disparut dans l'ombre bleue de la vallée. Puis, Eve entendit un pas se rapprocher d'elle, un souffle se faire plus violent et plus précipité, et elle vit son fils Enoch se dresser devant elle et déposer sur ses genoux le faîteau qui chargeait ses épaules. La lune maintenant argentait l'étroit plateau et inondait de sa lumière uniforme et sans vie, et la mère infortunée et le cadavre tout souillé de sang qui gisait sur ses i 'genoux. L'adolescent s'était agenouillé : près d'elle et, la tête contre sa tête, enla-. çait d'un bras vigoureux, le pauvre buste tout déformé. Eve j-eleva sur json bras, la tête inerte d Abel ; elle écarta les longs cheveux coagulés par le sang ; puis elle contempla dans un silence effrayant, le cher visage de son fils, les yeux éteints désormais, qui s'éclairaient si affectueusement en la retrouvant le soir à son seuil, la bouche désormais muette qui l'avait saluée ce matin, d'un si joyeux au revoir, ce grand corps blanc si souple, si vivant et maintenant inerte et rigide. Et elle revivait avec une netteté implacable, ces heures si lointaines déjà : la folle tentation, le désir intense de la science du bien et du mal, l'affreuse malédiction : « Tu mourras ! » Ah ! le mal, elle savait maintenant ce que c'était et la mort, c'était ça, ce corps glacé ce silence éternel, c'était être si près et si loin, tenir contre son sein froid et inerte, sans plus pouvoir le réchauffer, sans plus qu'il la caressât d'un regard reconnaissant, ce fils qu'elle avait allaité.Et c'est par elle, Eve, que la mort était entrée dans l'humanité et la première victime qu'elle faisait, 1 c'était l'enfant de ses prédilections. Et baignée dans la^ gla/ciale lumière de la lune, elle demeurait silencieusce, immobile, les prunelle seches et dilatées par l'horreur. *** Bien des siècles ont passé. Sur le mont où naguère Adam avait construit sa modeste hutte, trois croix découpent, ce soir-là, leur lugubre silhouette dans l'azur cuivré du ciel. Aux bras des deux croix latérales pendent encore, tordus et convulsés, les corps des condamnés.Au pied du gibet central, un petit groupe, trois ou quatre personnes, entoure une femme enveloppée de voiles de deuil qui, telle naguère Eve,tient sur ses genoux et enlacé de ses bras un cadavre ensanglanté. Avec un soin infini, elle lave le pauvre visage tout souillé de sang et de boue ; elle clot avec respect ses chers yeux. A suivre son divin fils sur le chemin de son supplice, elle a tant versé de larmes que ses yeux n'en ont plus. Et puis maintenant que le calme s'est fait sur Golgotha que ces Pharisiens insolents et grossiers sont redescendus vers la ville et qu'elle tient près de sa joue le divin cadavre, il semble que des lèvres closes,s'échappe, pour elle seule, la révélation du divin secret; une paix divine se fait en elle; douce et soumise comme au jour de l'Annonciation, elle se courbe devant la volonté d'En Haut; elle associe sa douleur de mère au sacrifice réparateur de son fils. Elle voit à quelques pas d'elle la ville déicide que domine l'orgueilleuse colonnade de son temple. La lune qui l'éclairé main tenant donne quelque chose d'implacable à la blancheur des marbres. Les échos arrivent, jusqu'à la mère infortunée des cris et des refrains joyeux de la foule. Ils ne savent pas, les malheureux, de quel drame ils ont été ce jour-là les acteurs féroces ou les spectateurs indifférents. Mais elle sait, elle, qu'à cette heure, elle a détruit l'œuvre néfaste d'une autre femme, que la mort est vaincue, et dans son cœur brisé, une immense espérance est née. Comte Ch. de Villermont. La Presse Catholique. D'une enquête sur la presse catholique, retenons ces indications : En Allemagne, à côté de 426 journaux catholiques du Centre qui tirent à plus de deux millions d'exemplaires, il existe 134 revues catholiques, des bulletins d'associations et d'œuvreî par centaines, dans chaque diocèse, avec le journal officiel de l'évêque, des hebdomadaires destinés à la lecture chrétienne dans les familles e1 dent plusieurs comptent plus de 30,000 abonnés une presse ouvrière importante, un certain nom bre d'organes techniques, sans préjudice hier entendu des bulletins paroissiaux, des tracti périodiques, etc. En Autriche, si la presse libérale ou juive, oi socialiste, continue à tenir le haut du pavé, lei journaux catholiques, en progrès constants exercent une influence incontestable ; c'est évi demment à leur action qu'est dû l'abandon de: mesures projetées pour introduire le divorce la crémation, l'école sans Dieu, etc., înalheu reusement, tout cela est l'œuvre de la seul* bourgeoisie ; les classes aristocratiques mécon naissent encore l'importance du journal ; de mê me en Hongrie. Elles l'ont mieux comprise en Hollande, ei Belgique surtout, et la presse catholique belg< a do quoi satisfaire toutes les catégories soeia les et toutes les opinions, de la plus démocratiqm à la plus conservatrice. Les journaux quotidien; sont nombreux et bien faits ; ils sont soutenu: dans leur œuvre par un grand nombre d'hebdo madaires — soixante dans certaines provinces — parmi lesquels nous ne comptons pas les bulle tins paroissiaux. Les fruits d'une aussi puissante organisation, nous les connaissons, ils se tradui sent en victoires répétées et retentissantes. C'est encore parce qu'ils ont enfin ooraprii l'importance du journal que les catholiques «ita liens » ont pu remporter les succès que l'on sait Leur presse a pris, en ces dernières années sur tout, un développement remarquable, notam ment en Vénétie et en Lombardie. A vrai dire il reste beaucoup à faire pour entamer sérieusement les masses populaires. Les mémos observations s'appliqueraient as sez bien, ce semble, au Canada. — En Suisse, ai contraire, où les journaux catholiques sont nom breux, ils pénètrent largement dans les milieu? ouvriers et ruraux. Us ont rendu et continuenl à rendre aux catholiques suisses des service* éminents ; au reste, ils sont fermement soute nus par leurs lecteurs. On se fait là-bas un de voir de conscience, catholiques comme protes tants d'ailleurs, de s'abonner au journal de se< croyances religieuses. Retenons enfin que les catholiques des Etats Unis se préoccupent d'organiser une agence d( renseignements qui rendra leur presse indépendante des agences plus ou. moins franc-maçon nés du Vieux Monde. Un bureau d'information* avec câbles transatlantiques enverra aux feuil les abonnées l'essentiel des faits, laissant à clia que journal le soin de commenter selon qu'il 1* trouvera convenable et utile. Des sommes importantes ont été recueillies pour aider à la fon dation. De l'enquête il ressort précisément que c'est une telle institution qui manque le plus à h presse catholique de tous les pays d'Europe. I serait nécessaire que tous les catholiques de cha que pays fussent mieux renseignés qu'ils n< le 6ont aujourd'hui sur les événements d'intérêt religieux qui se déroulent hors de chez eux « Il est temps qu'aux efforts tendancieux d'un* sorte d'anticléricalisme international toujours intéressé, soit à dénaturer les efforts et les initiatives des^ catholiques, soit à présenter sous un jour spécial les événements qui les concernent, d'autres efforts concentrés et organisé: soient méthodiquement opposés... » Nouvelles de Rome. Le Saint-Père a donné, lundi, audience au recteur de l'Académie des nobles ecclé siastiques, l'Ecole de diplomatie pontificale ; au T. R. P. Albera, recteur généra des religieux Salésiens et à la famille Rad ziwill. Eevue de la Presse Caméléon. — Le « Peuple » est furieux de l'épithète de Caméléon lancée par l'c Express » au citoyen Lambrichts. Après avoir félicité son ami d'être sorti des rangs des catholiques et, d'avoir toujours évolué et de ne jamais s'être arrêté à mi-chemin il attaque en ces termes les amis de J'« Express » : Nombre d'amis de 1' t Express », dit le «Peuple » et même tel de ses rédacteurs ont fait leurs études dans un collège de prêtres. Est-ce leur faute? Ne devaient-ils pas aller, enfants, où les envoyaient leurs parents? Demandez donc à M. Jules Noirfalise par exemple l ...L' « Express » oubhe-t-il donc qu'il y a quelques années M. Journez donna s» démission du parti progressiste, déclarant publiquement qu'il ne repondait plus à ses aspirations?... Héla.5 ! à l'instante prière de ses amis, il revint sur sa décision. Le citoyen Lambrichts qui ne s'arrête pas à mi-chemin d'ici peu sera certainement candidat anarchiste. Après avoir montré combien M. Journez partage peu les idées des progressistes, en matière de conclusion, le moniteur socialiste reproche à l'« Express » d'attaquer continuellement les socialistes et de négliger les cléricaux. La plus grande amitié règne toujours entre les ex-cartellistes' liégeois ! La vraie neutralité. — Dans son discours de mardi au Sénat belge, M. Carpentier, citant des paroles de M. Viviani, ministre français de l'Instruction, relatives aux instituteurs, ajoutait : « Voilà la vraie notion de la neutralité. Nos cléricaux ne peuvent s'élever jusqu'à cette conception. » | Oui ! Elle est jolie la neutralité dont nous trouvons l'exemple dans les écoles de la République Maçonnique. La « Croix » nous en donne précisément après bien d'autres, ce nouveau petit échantillon.Une institutrice de la région franc-comtoise interroge ses élèves : — Où va-t-on quand on est mort? — Au ciel ou en enfer. ' — Quelle bêtise ! quand on est mort, tout est j mort. Une autre fois: — Qui est-ce qui a saurçé la France? J — Jeanne d'Arc. ' — Qui estx;e qui a sauvé la France? . — C'est- un ange. — Quelle bêtise! c'est sa conscience. [ C'est cette même institutrice qui, faisant une ! leçon de « morale », pose la question suivante: « Pourquoi ne faut-il pas s'arrêter en chemin quand on va en classe? » et ne trouve rien de ' mieux que cette réponse : « Parce que en hiver on risque de prendre froid et en été d'avoir trop chaud. » Aussi intelligent que neutre, comme on voit. Et M. le sénateur Carpentier admire!!... L'esprit des libres-penseurs. — Extrait de la « Croix »: Au cimetière de Saint-Ouen, on trouve l'in-, scription funéraire que voici : 1 Ici reposent les Restes d'unw Machin* Humaine 1 qui eut pour nom PRADAS Décédé le 13 Février 1909 C'est beaucoup d'écriture, pour les restes . d'une simple machine au ropos. Et un peu plus loin, cette autre épitaphe: An 89 de la République Française Liberté — Egalité — Fraternité La Municipalité de Saint-Ouen En reconnaissance des services rendus par son maire-, Une des nombreuses victimes de la réaction de 1871 Le Citoyen F.', et Libre-Penseur A. DIETJMEGARD Lui vote la présente concession Où il doit reposer à perpétuité En laissant des regrets sincère*s à sa famille A ses nombreux amis et administrés Né à La Rochelle, le 29 février 1823 Décédé à St-Ouen, le 28 juni 1880. Et sur le devant de la plaque carrée en pierre ; — ladite plaque formant tablo est posée sur quatre colonnes de pierre — on lit, ainsi libellés,les noms des architecte et entrepreneur, précédés de trois points maçonniques. — Il revient ! — Qui? Mais M. Warocqué, retour des Indes. Cela, écrit le correspondant bruxellois de la ! a Gazette de Liège », fera plaisir à M. 't ICint qui n'a pas encore compris comment les ques-- tions du député de Thuin, en ballade aux Indes, | sont parvenues à M. le Président de la Chambre. . Le. nabab de Mariemont s'est embarqué dimanche et doit arriver à Naples le 17 ou le 18 avril. Dès à présent on organise en son hôtel de l'avenue des Arts, à l'occasion de ce retour, deux grandes fêtes: un banquet solennel le jour de l'arrivée: une soirée dausante lo lendemain. Mais plus satisfait que les invités du châtelain de Mariemont à ces festivités seront peut-être les propagandistes politiques qui attendaient anxieusement que la manne électorale tomba dans leurs trésors de guerre épisés. A tort ou à raison, M. Warocqué a ia réputation d'être le grand argentier des partis anticléricaux. Peut-être l'abstention do nos adversaires, dans certains arrondissements cessera-t-elle en même temps que réapparaîtra sur la scène politique le puissant multimillionnaire. Quant à sa retraite en qualité de questeur dont il a été parlé à la Chambre, elle est une invention d'un concurrent sans doute, en peine de galons. M. Warocqué ne songe nullement à abandonner le poste. Le cartel. — L'« Etoile Belge » est très mécontente de ce que M. Woeste, et avec lui tous les catholiques, continuent à dénoncer la survivance du Cartel. En vérité, nos bons cléricaux sont difficiles à satisfaire. Quand ils se trouvent en présenco d'un cartel électoral libéro-socialiste, ils poussent des cris d'horreur et d'indignation.Et lorsque libéraux et socialistes renoncent au cartel, les bons cléricaux' poussent les mêmes cris d'horreur et d'indignation, llu orient au cartel quaqnd il y a cartel, et ils crient au cartel, plus fort encore, quand le cartel n'existe pas. » La « Gazette de Liège » /emdrque : Nous nous garderions bien de crier si, avec la dénonciation officielle du cartel électoral, coïncidait une répudiation de la politique commune suivie par les deux gauches. Est-il survenu, depuis 1912, une modification du programme libéral ou <>u programme socialiste qui trahisse, entre les deux partis un désaccov d plus accentué qu'il n'en existait en 1D12? Nois u'en connaissons pas, et si l'« Etoile » peut nous en signaler, nous serons très heureux d'enregistrer sa réponse.Par contre, l'« Etoile » n'a pvus, que nous sachions, désavoué la déclaration de M. Lorand affirmant que le Cartel, dénoncé avant les élections, serait fatalement reoonstitué après ces élections au Parlement. La situation est donc la même aujourd'hui qu'il V a deux ans, et le Cartel subsiste toujours, avec la franchise en moins ! Réconforté. — M. Janson a vécu dimanche une journée historique : Il a, raconte 1' « Avenir du Tournaisis », traduit toutes les impressions de réconfort et de confiance qu'il a ressenties en prenant contact avec la population de Gaurain-Ramecroix. L'événement s'est produit dans une salle dite du « Coquin Petite Chronique Le Vendredi-Saint dans le monde. — Le Vendredi-Saint est célébré dans tous les pays de la chrétienté, mais point d'une façon uniforme. Les pays catholiques le célèbrent selon les prescriptions du rite romain. Les protestants en ont fait leur plus grande solennité religieuse annuelle. Les Anglais le nomment le « good Frieday », le bon vendredi, parce que ce jour-là le Christ a versé son sang pour le genre humain. Dans les vieilles monarchies le Vendredi-Saint était en même temps le jour de la « rémission » c'est-à-dire le jour d'amnistie et de remise de peines. A la Cour de Vienne et à celle de Madrid on observe encore aujourd'hui un cérémonial spécial. Dans l'ancienne monarchie française le chancelier de France scellait le Vendredi-Saint les lettres de rémission et d'amnistie, signée par le roi. A Rome il y a ostension des grandes reliques du haut du balcon des piliers de Ste-Véronique et de Sainte-Hélène de la coupole de Saint-Pierre. A la basilique ^sesso-rienne de Sainte-Croix on fait la procession avec une partie du bois de la croix qui a .porté Notre-Seigneur Jésus-Christ. Le dimanche de Pâques, de 11 heures à une heure les membres des comités scolaires de Liège,aidés des jeunes gens des meilleures familles de la ville, collecteront par les rues — sur les boulevards — dans les principaux cafés — au profit des Ecoles Catholiques et des Œuvres Scolaires ; colonies, vestiaires, etc. Ils auront à la boutonnière une carte portant la signature de M. Mignon, le distingué commissaire en chef, et à la main, le tronc aux couleurs liégeoises si sympathiques aux catholiques. Heureuse innovation, nous écrit-on à ce sujet de Liège, qui sera couronnée de succès ; car, en ce beau jour de Pâques où les cloches sonnent l'alleluia et les cœurs chantent l'allégresse, les catholiques, riches et pauvres, seront heureux et fiers de donner une fois, deux fois, dix fois, leur obole, pour l'œuvre belle et nécessaire entre toutes : l'Œuvre des Ecoles Catholiques. LA VILLE Le prochain voyage de nos souverains. —» Avant-hier soir, au palais municipal de Luxembourg, les représentants de soixante-six sociétés de la ville et de la banlieue, ont préparé les fêtes qui seront données en l'honneur de nos souverains les 28 et 29 courant. Trois mille personnes prêteront leur concours au cortège aux lumières qui défilera dans les rues de Luxembourg. ^ Au Palais de Bruxelles. — Le Roi a reçu jeudi matlîî Mgr Yawler, évêque auxiliaire de Saint-Paul de Minnesota, aux Etats-Unis. Le prélat américain était porteur d'une lettre de Mgr Ireland, archevêque de Saint Paul. Dans la diplomatie. — Le commandant Brinokmann, le nouvel attaché militaire de la légation d'Allemagne en Belgique, est arrivé à Bruxelles. — La marée du Jeudi-Saint. — Elle nous est arrivée cette fois, comme les années précédentes, abondante et généreuse, trimballée par chemin de fer,, à grande ou petite vitesse, en paniers, en tonnealix ou en caisses. Le déballage de cette <: moisson » gigantesque de l'océan a rempli et encombré notre marché qu'elle a au surplus un jour durant entouré d'un inextricable enchevêtrement de véhicules. Les transactions de la minque s'en sont trouvées augmentées... comme elles ne le sont qu'une fois l'an, puis les étals en ont pris des airs de fête ou d'exposition. Les majestueuses marchandes du lieu avaient à cette occasion retroussé leurs manches bien haut,leurs dames servantes et leurs chevaliers servants ayant préalablement selon leur savoureuse expression « claché » l'eau à pleins seaux sur le sol et sur les comptoirs. Puis, ces derniers étant nets et brillants, comme recurés jusqu'au fond des fibres de leur bois, on y a élevé les traditionnels étalages d'apparat. On distingue dans l'ensemble de cette formidable nature morte, visqueuse et odorante, des raies de toutes tailles alignées en attendant le couperet qui les débitera en tranches, des monceaux de plies et des parterres de soles superposées par paires, des maquereaux écaillés de bleu, des rougets écarquillant des yeux ahuris d'hydrocéphales et des merlans avec des yeux... de merlans tout simplement. Aux places d'honneur, trônent les saumons rouges, les esturgeons nacréSj les barbues d'ivoire et s'épuisent en inutiles reculades, des homards qu'attendent les casseroles d'eau bouillante parfumées d'un bouquet choisi. Plus de 900 colis ont aujourd'hui passé par la minque de Bruxelles et les transactions commencées dès 8 heures du matin s'y sont prolongées au delà de 4 heures de l'a-près-dînée. Les enchères, bien que disputées pour tous les articles ont généralement maintenu le kilo de soles en dessous des 5 francs, alors qu'il atteignit 7.50 l'année dernière. L'elbot a tenu le prix moyen de 1.50 le kilo et le turbot celui de 4 fr. 50; le cabillaud a fait de 2.50 à 5 francs la pièce, la raie de 2 à 4 fr., la flotte de 6 à 8, le maquereau de 0.30 à 0.40, etc. Le saumon frais a régulièrement dépassé les 6 francs le kilo.Quant au homard, il se réfugie dans des cours de plus en plus hauts, atteignant et dépassant parfois les 9 francs... Le « Grand Air pour les petits » a envoyé jeudi à La Hulpe, Genval et Over-Yssche, 525 enfants appartenant aux familles pauvres de l'agglomération bruxelloise.+ La ville fleurie. — La société « Bruxelles-Attractions » organise du 1er juin au 15 septembre, un concours d'ornementation florale extérieure des habitations. L'inscription est gratuite et doit être adressée avant le Kr juin, au secrétariat de « Bruxelles-Attractions », 19, Passage du Nord (Bureau de renseignements de la ville de Bruxelles). 4 L'emprunt d'Anderleeht nécessitera la perception de 50 nouveaux centimes additionnels à la contribution foncière,de 50 additionnels à la personnelle,de 22 au droit de patente, à percevoir à partir de l'exercice 1914. L'enquête prévue par la loi vient d'être clôturée par le collège, sans aucune réclamation.Quant au budget, comportant le service de l'emprunt, la députalion permauente l'a approuvé, nous l'avons déjà dit. l'EUILLETON DU 11 AVRIL 1914. 1C Dans la Tourmente 2>ar jVTa,rg"i.xerite Regnand Lauréate de l'Académie Française. — Comment, s'écria M. Rinelli, tu n'ei p i heureuse, entre nous deux! tu'n'es pa! heureuse !... ma chérie... tu me désespères.. Déjà Hélène regrettait son inutile confi dcnce. — C'est-à-dire, papa... non, je rends ma ma pensée... je veux dire, je suis si seule t présent que je vis au milieu d'une foul( d'indifférents et que je ne t'ai pour ains: dire plus et que Nanne est partie! • — Veux-tu qu'on la rappelle? — Non. ce serait toujours pour aboutir £ ,une rupture; la vérité est que tu m'as troj gâtée, et à présent (ju'il me faut vivre com me tout le monde, je trouve cela dur; mail fje m'y mettrai, tu -'erras, toutes mes tris tesses s'en iroi.t; tu vois, parce que tu ei là elles sont déjà toutes parties. Elle lui souriait, s'efforçant de le con .vaincre. . — Ecoute, lui dit-il, veux-tu que nous al lions faire un tour de bateau,tous les deux ?.. Il y a longtemps que cette folie ne nous est arrivée et le soleil est si tentant ce matin ' — Oh ! oui, dit-elle; comme jadh, ce sert si bon; et puis, tu sais, viens quelquefois Ibavarder avec moi, comme ce matin et ti ferras, je redeviendrai sage, très sage, c'est à - di re très gaie !... ...Sur la Saône transparente, la « mou Çhe » filait à toute vitesse, traçant sur l'eau ensoleillée son sillage miroitant. -, ~~ J'aime l'en disait Hélène, en "regardant les vagues minuscules naître au pas sage du bateau et clapoter légèrement con » tre les parois, j'aime l'eau qui fuit sans cesse, s agite ou se calme, se précipite ou s'endort, l'eau qui change, qui passe, qui livre toute sa transparence, ou qui cache son mystère, l'eau qui vit comme une âme et qui reflète l'infini. Elle berce ma pensée et l'emporte vers les pays merveilleux où tous les désirs se réalisent; vois-tu, quand je suis sur l'eau, il me semble que la terre et l'existence qùo-; tidienne sont très loin, que je viens de m'em-i barquer pour un autre monde; et que la distance, ie7 barrières, les impossibilités sont . de vair»s mots, et qu'il n'y a plus que du rêve et de l'illusion très douce entre le ciel ; et l'onde. — i'etite chimérique; tu n'e; vraiment : heureuse, tei, que lorsque tu n'es plus dans [ >a réalité. — Est-ce que c'est un reproche? — Non, ma chérie, il y en a tant qui ve, , savent pas s'en évader: et puis, je ne suis i pas bie^i certain, moi-même, qu'il y ait une . réalité; il y a l'aspect sous lequel les ob-i jets, les sentiments, les actes nous apparais . sent et ceux-ci ont probablement une âme i différente pour chacun de nous. — Mais, papa, je t'assure que je ne suis . pas toujours dans le bleu et que je sais très bien apprécier aussi les réalités incontestables, telles que, par exemple,l'ombre frii-che des ponts et le frisson c peur <jue j'é-; prouve toujours quand nous nous glissons entre deux arches avec juste la place pour , passer, et le son clair de la cloche qui ap-i pelle les voyageurs et glisse sur la rivière, se répond d'une rive à l'autre, t'; j'aime les vieux pontonniers, au visage basané, aux voix rudes comme de vieux loups de merj tu sais, le vieux de Saint-Jean, si gros et si pacifique qui devient toujours cramoisi quand il tire sur les cordes, sans, pour autant, quitter sa# bonne pipe, et celui de Serin §ui a la piine tragique d'un conspira teur, et celui du pont M-rutcn, qui siffl toujours. — Tu les connais tous. — J'aime les humbles travailleurs, j'aim les gens du peuple, et je n'aime pas les sa Ions et leur atmosphère de critique, d'envi et de dissimulation; Mme Rinelli ne m comprendra jamais !... Tu ne sais pas comm je suis heureuse de notre promenade Le bateau courait, pressé, d'un ponton , un autre, croisant d'autres « mouches alertes comme lui. frôlant les lavoirs plein de rumeurs populaires. Les quais étaien animés; on apercevait les promeneurs a< coudés aux parapets, et, en arrière, les hau tes bâtisses aux multiples fenêtres reluisan tes de soleil comme des lentilles. Bientôt, la perspective s'assombrit d l'haleine noire des cheminées d'usine et de vastes chantiers du quartier do Vaise; le bords de la rivière étaient encombrés de ba teaux marchands, chalands amarrés, d grues en marche, de chargement et de tra vailleurs; des cris, des rires, des grince ments d'essieux, des chocs de chaînes, de appels de sirènes planaient sur toute cett activité dont l'aspect> ouvrier ne déplaisai point à Hélène qui aimait toutes les mani festations de vie intense ; un remorqueu sortit d'un bassin avec un bruit de tempête la « mouche » se gara précipitamment com me une hirondelle peureuse devant quelqu redoutable oiseau de proie, trop tard ce pendant pour éviter les remous de la vague Hélène s'amusa du léger roulis, puis suivi longtemps des yeux le défilé des péniche chargés, reliées les unes aux autres et on dulant au milieu de la Saône, comme un gi gantesque serpent. Les seconds plans formés par les coteau: de La Croix-Rousse et de Fourvière, qu< dominaient les arêtes symétriques des fort de Loyasse et de Serin, disparaissaient sou la verdure rclose de la dernière nuit et s< détachaient d'un vert éblouissant et neu a : : ; 3 sur le ciel très bleu; puis ce fut la banlieue les villas aux teintes joyeuses, avec leur vérandas vitrées, leurs volets de couleu 3 vive, leurs mosaïques, leurs encadrement . de brigues, leurs toits do tuiles neuves o- 3 d'ardoise, leurs balcons, leurs terrasse 3 émergeant d'une avalanche de fleurs blac 3 ches et roses, neige d'avril semée à foiso: ; sur les pêchers et les amandiers épanouis i puis ce furent les grands parcs entourés d » murs qui ne laissent apercevoir que les faî s tes verdissants des arbres puis les route fc bordées de haies, les routes mal entretenue - de la banlieue qui se glissent caillouteuse . ou défoncées entre les jardins et les terrain . vagues et à l'entrée duquel sommeille u: petit cabaret flanqué de sa tonnellj encor 3 défeuillée et de son inévitable jeu de bou s les; enfin, tout en haut, noyés dans la véeé s tation, on apercevait les murs blancs et le - toits pointu s du petit lycée de Saint-Ram s bert. Mais déjà l'île Barbe dressait son îlo . en travers de la Saône comme pour barre . le passage. s Le bateau dessina une lar0^ courbe et re 3 broussant chemin, reprit la direction de 1 fc ville. M. Rinelli souriait : r — Une véritable escapade d'écoliers, san ; but, sans cause, sans préméditation; nou . sommes de grands enfants... 3 Hélène regardait les lointains s'effacei — Je voudrais continuer toujours... m'ei aller là-bas, là-bas, là-bas, remonter vers 1; t source où l'on trouverait les bois, la monta 3 gne, la solitude. Je me sens, ce matin, un- - âme de pigeon voyageur. Quel dommag - de rentrer en cage l : VI 3 Bien souvent, quand les situations sem î blent les plus tendues, que tout paraît dis ï posé pour un choc inévitable et que les es f prits attendent avec inquiétude quelqu* 5 événement décisif, une subite accalmie S( s produit, une détente imprévue cjui déroutt r toutes les appréhensions et apaise pour ur 8 instant les cœurs tourmentés. l Avec le soleil, la paix sembla renaître; le s .printemps passa, puis les premiers mois de . l'été sans amener les heurts redoutés. L'ha i bitude, cette grande conciliatrice, parais-; sait a-voir fondu les rancunes et nivelé les 3 aspérités de caractère. Hélène, tcnijours douce et soumise; Mme s Rinelli, toujours maternelle, vivaient côte à 1 côte dans une entente apparente qui aurait B pu tromper de plus perspicaces que le bor 3 M. Rinelli, puisqu'elle les abusait elles- 2 mêmes. 3 Hélène, secouant ayee son habituelle for-. ce de volonté sa persistante mélancolie, re - trouvait l'énergie nécessaire pour se pliei 3 avec entrain aux exigences de sa belle-mère . d'ailleurs, avec la saison d'été, les relatiom t mondaines et les sorties se ralentirent. Après r le repas du soir, Mme Rine.'li se plaisait aux flâneries le long de l'eau ou dans les - allées presque désertes du parc; elle prenait i le bras de son r:ari et l'absorbait par sa con versation toujours bruyante. Hélene chemi nait à une faible distance, savourant le cal 3 me de l'heure et la douceur du silence, dans s cette intimité avec elle-même qui avait poui elle un si grand charme. Des lueurs traînaient encore sur l'horizon, i allumaient parfois un dernier reflet sur le i lac endormi; puis les buées s'élevaient len- - tement, le crépuscule envahissait les fu î taies, les bruits s'éloignaient. Séuls, quel 3 ques promeneurs attardés et quelques amoureux animaient à de longs intervalles, l'ombre des allées, cependant que; de quelque café-concert s'éveillait soudain la musique sonore et nerveuse des tziganes à la - mode. Cette quiétude de leur existence ne don- - nait pourtant pas à Hélène l'impression ; d'un état définitif et solidement durable ; , elle vivait dans l'inconsciente attente d'un , changement, dans une sorte dé crainte et en même temps de désir du nouveau, de l'imprévu. Elle ne songeait ni au mariage, ni à prendre quelques décision qui dût l'éloigner du foyer; et madgré cela, elle se sentait pa reille à un oiseau qui, menacé dans le nid ; où il dormait en paix, cherche, en vain une branche proche pour set reposer. On touchait aux derniers jours de juillet", et M. Rinelli, profitant des vacance, qui allaient disperser la plupart de sei élèves, songeait à partir pour Paris et de là à gagner l'Allemagne et l'Autriche. Mme Rinelli voyait, elle aussi, diminuer de jour en jour le nombre de ses leçons. — Je vais vous faire une i roposition, dit-elle, un soir, à son mari; la chaleur devient excessive en ville et promet d'être très tenace cette année; notre quatrième exposé au Midi n'est plus supportable; j'ai donc songé à une ingénieuse combinaison : les de Saint-Martin vont louer, suivant leur cou-, tume, un villa à proximité pour y passer les mois de vacances. Cet été, préférant la hauteur et la vue, ils ont cherché du côté de Fourvières et viennent de trou ver ce qui leur convient à SainMrénée; la station est parfaite et le jardin des plus agréables; mais le logis est un peu vaste, et ils voudraient en sous-louer une partie. Alors que Mme de Saint-Martin m'en parlait, cette après midi, pendant la leçon de son fils, l'idée m'est venue de prendre pour Hélène et pour moi cette partie de la villa qui comprend six pièces meublées, au second étage et que Mme de Saint-Martin nous céderait pour un millier de francs avec la faculté de jouir du parc et de la serre. Qu'en dites-vous, mon ami, ce serait le rêve pour nous, pendant votre absence et je n'attends plus aue votre approbation 1 (A smvre.j

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Cet article est une édition du titre Le courrier de Bruxelles appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1861 au 1914.

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