Le courrier de Bruxelles

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30 juin 1914
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s.n. 1914, 30 Juin. Le courrier de Bruxelles. Accès à 19 fevrier 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/h98z893k98/
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Mardi 30 juin 1914. ABONNEMENTS t tut* misa nuisBSti BEÏ-GIQTJB . .fr tO.OO 5 00 S-60 HOLLANDE. . | 10 20 8-60 4.80 LUXËMBOURS -S ÏJNiON POSTALE. 30 00 1 S.00 7.60 5 CENTIMES |pit §uO0)in»tnts «€> «ont ô#® ®'* TOfit# TèLÊPiiONB SASLON 1784 LE COURRIER 5^ gnaS». ~ÏV 18 l.'y BUREAUXï A BHUXELXES g 52, rue de la Montagne A PARIS t go, rue Saint-Sulpice. 30 6 CENTIMES iMSuooiéitiente ne sont cas ml* an vent» TÉLÉPHONE SABLON 1764 DE BRUXELLES Pro arls et focis Assassinat du prince heritier d'Autriche et de sa femme. L'archiduc François-Ferdinand s'éta rendu vendredi dans l'Ouest de l'Empii austro-hongrois pour assister aux grand-manœuvres qui ont iieu cette année eu lîo uie- Herzégovine. Partout sur son passage, le prince a va été l'objet d'acclamations enthousiastes. Aujourd'hui, 28, nous télégraphie-t-on i Serajevo, l'archiduc cl sa femme se tro vaient à Serajevo, place fortifiée à pro> mité de la Serbie. Taudis qu ils trave «aient les rues en voiture, un individu ti des coups de pistolet sur eux. Tous dei lurent mortellement atteints et ils cxpii renl quelques minutes .après. L'ATTENTAT Les criminels arrêtés : l'a typographe et un jeuue étudiant. Sarajevo, 2S. — L'archiduc héritier Fra ^ois-Ferdinand et sa femme la duchesse 1 Hohenberg se rendaient à l'hôtel de ville i avait lieu une réception lorsqu'une boni fut lancée contre l'automobile mais l'are! duc put l'écarter de la main. La bombe fit explosion après que l'aut mobile fut passé mais les personnes se tro vaut dans l'automobile suivant, le con Boos-VValdeck et l'aide de camp lieutcnai colonel Merizzi furent légèrement bless- Dans le public six personnes furent pî ou moins grièvement blessées. L'auteur de l'attentat est un typograp de Trebinje, nommé Cabrinovic, qui fut i rêlé sur-K-ehamp. Après la réception à l'hôtel do vil l'archiduc héritier poursuivit sa tourn en automobile à travers les rues de la vil Un élève du Lycée, de la huitième clas; nommé Princip, de Grahovo, tira al( plusieurs coups de revolver sur l'auton bile de l'archiduc. Celui-ci fut atteint visage et la duchesse de ilohenberg, femme, fut atteinte au bas-ventre. L'archiduc héritier et son épouse furc transportés au kouak où ils succombère peu après. L'auteur du deuxième attentat a < également arrêté. La foule,, furieuse, a voulu lyncher deux assassins. DÉTAILS SUR LES ATTENTATS Vienne, 28. — De nouveaux renseigi ments disent que l'archiduc héritier et duchesse de Hohenberg étaient très sat faits ae leur séjour en Bosnie et notamme de l'accueil qui leur avait été fait à Ilis: Pendant tout leur voyage ils avaient < l'objet d'ovations chaleureuses de la jî du public. L'archiduc et sa femme étaient arrivés matin môme de Ilisze. Une magnifique ception leur avait été préparée à Seraje^ C'est non loin de la gare que fut lancée bombe. Onze personnes parmi la foule c été blessées, 6 grièvement et 5 légèreme A leur sortie de l'Hôtel de Ville, l'arc duc et la duchesse se préparaient à al prendre des nouvelles des blessés lorsqi sur la Grand'Place de Serajevo, un jeu homme correctement vêtu sortit de la fo; et tira deux coups de revolver sur !e c< pie princier. L'automobile poursuivit al< sa marche à une vive allure jusqu'au 1 nak où on fit venir des médecins. Mais te secours fut inutile; les deux blessés ex raient bientôt. A L'HOTEL DE VILLE DE SERA4E\ L'ARCHIDUC VENAIT DE L'HGPITA Vienne, 28. — La « Nouvelle Presse Libn donne les détails suivants sur la tragédie Serajevo : A l'Hôtel de Ville, le conseil munici] avec le bourgmestre à sa tête reçut l'arc duc héritier et sa femme. Le bourgmes voulut prononcer une allocution et com il se préparait l'archiduc lui dit à haï [voix : « M. le bourgmestre, en arrivant à Se ■jèvo pour faire une visite on m'a lancé u bombe. C'est indigne. » Après une pause dit: « Eh bien, maintenant, vous pom parler. » Le bourgmestre prononça arors son al cution et l'archiduc héritier lui répondit r il Le public qui avait entretemps appris *c l'attentat éclata en bravos à l'adresse de »s l'archiduc héritier. Après avoir visité l'hô-tel de ville pendant une demi-heure, l'archiduc héritier voulut se faire conduire t l'hôpital militaire où se trouve le lieute-it nant colonel blessé par la bombe. Comme l'archiduc héritier était arrivé l je l'angle de la rue François-Joseph et de h rue Rudolf, un individu nommé Greville lî" Prinzip, de nationalité serbe, se précipite et rapidement tira deux coups de revolver r- Le premier coup transperça la paroi d< L-a l'automobile et pénétra dans le côté dror IX du .ventre de la duchesse. Le deuxième coup atteignit l'archiduc hé e- ritier à la gorge et transperça l'artère ca rotide. La duchesse s'évanouit et tombj sur !e3 genoux de l'archiduc. L'archidu< perdit aussi après quelques secondes con , naissance. L'automobile se rendit alors ai konak. Dans l'automobile se trouvait en plu: de l'archiduc et de sa femme le» comman dant du corps d'armée de la région et 1< comte Harrach. lequel conduisait l'automo bile, ainsi que le chef du cabinet militajri n- de l'archiduc, le colonel Bardorff et ui le commandant. bc L'INSTRUCTION û- INTïîRROGATOIllE DES DEUX CRIMI o. NEES. - « MOTIFS D'OUDlîE INTEB NATIONAL ». — CYNISME. u- te Sarajevo, _ 28. — L'auteur de l'attentat Gevrillo Prinzip, est âgé de 19 ans. Il es . * né à Grahovo, dans le district de Livno. I a avoué, au cours de son interrogatoire us avoir depuis longtemps déjà l'intention d< tuer une haute personnalité quelconqii' pour des motifs d'ordre international. Il i attendu l'automobile de l'archiduc à l'an ll" gle de deux rues et a profité du ralentisse ment dans le virage pour exécuter son cri le, me. Il a, dit-il, hésité un moment parc ce que la duchesse de Hohenberg se trouvai |e# dans la voiture, mais il tira rapidemen deux .coups de revolver. Il nie avoir de * 9 complices. ,rs Le typographe Nedeljko Gabrinovic, âg 10- de 21 ans, dont l'attentat avec une bomb an avait échoué, a déclaré lui aussi n'avoir pa ga de complices. Il eut au cours do son inter rogatoire une attitude très cynique. Il étai sauté dans la rivière. Miljacka aussitô nt après l'attentat pour tenter de prendre 1, ut fuite, mais des agents et des civils s'élan cèrent et l'appréhendèrent. it0 LES ASSASSINS AVAIENT PASSf: PAR BELGUADJ Serajevo, 28. — L'interrogatoire de Prie zip a établi que le jeune homme avait étu dié pendant quelque temps à Belgrade D'autre part, Cabrinovic a déclaré que 1 bombe qu'il avait lancée lui avait été en .a voyée par un anarchiste habitant Belgrad nt (*u'^ ne conna-ît Pas- :f; ON SAVAIT QU'UN COMPLOT SE TRAMAI' Paris, 28. — D'après une correspondan ce du « Temps » le bruit d'un complot con tre l'archiduc avait couru ces jours dei niers en Autriche. La police avait ouver une enquête et pris d'importantes précau >Q. tions, mais elle n'a pu empêcher le crim ^ odieux. bi- LE CO31 PLOT ÉTAIT BIEN ORGANISÉ ier ON TROUVE UNE DEUXIÈME BOMBE Serajevo, 28. — A quelques pas du théâ jjg tre du deuxième attentat, on a trouvé un )U_ bombe non utilisée. On suppose qu'elle )rs avait été jetée par un troisième individ :o_ lorsqu'il se fut rendu comptevque l'atten )ir^ tat ae Prinzip avait réussi, ' • COMPLOT 0, Les faits acquis à l'instruction de ce ^ ^ exécrable attentat ne laissent pas de doute $1 il y a conspiration, complot, et, de l'ave d'un des criminels, un caractère interna tional s'attache à ce complot. Qui a tramé >al La Russie, ou la Serbie, féale, alliée de 1 hi- Russie? L'effacement du roi Pierre a-t-i ire quelque rapport à ce complot? Ce sont le deux questions que la curiosité ou l'in 1 e stinct soupçonneux posera, mais commen „a_ les résoudre avec sécurité? ne Ce qui est hors de doute, c'est que les as jj sassins ont passé par Belgrade. rez II y a quelques mois, on racontait à Pari que la Russie poussait la France à profite lo- de la première occasion pour déclarer 1 guerre à l'Allemagne, promettant, si 1 France tenait sept semaines, de verser un million et demi d'hommes sur l'Allemagne. Le coup qui ôte à l'Autriche-Hongrie son futur souverain, un prince instruit, hon-' nête, résolu, un prince catholique, un ami éprouvé du Kaiser, aura, selon toute apparence, de graves répercussions : d'abord, , en affaiblissant l'Autriche-Hongrie, en ar-: rêtant peut-être net sa. régénération admi-: nistrative et militaire, eneryera-t-il considérablement la Triple-AIliar.fDe, c'est-à-: dire, au fond, en dernière analyse, la puis-' sance de l'empire allemand. Cette rupture de l'équilibre européen n'ajoutera-t elle pas aux .inquiétudes qui L pèsent sur l'Europe, livrée aux combinai-> sons de la force, et dépourvue de la stabi-. lité vraie que' procurerait au monde civilisé i une législature internationale basée sur la justice ? 5 La population de l'Autriche est alleman-| de pour un tiers seulement. La population _ hongroise l'est pour un dixième. Une pro-; portion plus forte'est slave. La Bosnie-Her-{ zégovine est croate-slave. Tels sont les éléments que la politique russe ne perd pas de vue, que, directement ou indirectement, elle travaille, on met en ligne pour ses desseins. Des forces aussi contraires ne peuvent revêtir une sorte de cohésion que [ sous une main puissante, habile, sympathique.. Auprès François-Joseph, Franz-Ferdinand eut été cette main. Il était tentant de » la supprimer, du moins pour ceux qui ^ voient un moyen dans le crime le plus horrible.^ La liste des assassinats politiques s'al-î longe, pour la honte de nos temps de pro-t grès et de civilisation raffinée. Depuis - Louis-Philippe, dont, dix-huit ans durant, " la famille vécut dans les transes, que d'at-* tentats dans tous les pays 1 La Maçonnerie ^ portugaise a essayé d'assassiner toute une t famille royale, en plein Lisbonne : elle a s réussi à tuer le père et son fils aîné. Des si- caires, au service d'une politique interna 3 tionale, décident de massacrer en plein 3 jour le prince héritier de la double couroa 8 ne des Habsbourg et de St-Etienne, avec la " compagne que l'amour le plus pur efc le j. plus noble lui avait donnée. Dans un royau , me voisin, le souverain régnant est entr^ _ dans son palais en enjambant deux cadavres.Que ferait de mieux la sauvagerie? Quelle garantie de durée, de tranquillité onl ^ encore les rois et les peuples? Le monde, — _ celui d'en haut, celui d'en bas, — le mond< . des intelligences et le monde des intérêts ne se ligueront-ils pas,avec une décision abso a, lue,pour faire prévaloir enfin,dans le do _ maines de toutes les relations, celles des g peuples et celles des individus l'empire di droit sur le « droit de la force » ? Nul ne sait ce que coûtera aux affaires, du haut au bas de l'échelle sociale, 1e sang ^ innocent versé dimanche matin dans la pe- - tite capitaJe de la Bosnie-Herzégovine. " D'obscurs bandits ont opéré comme de " grands diplomates et d'illustres généraux ils ont mis le crime au service d'un calcul ~ ou d'une ambition! L'archiduc Frauz-Fcrdinaiid, fils de feu l'archiduc Charles-Louis et de la princesse 3 Annuuciata, fille du feu Ferdinand II, ro 7 de Naples, avait épousé le 1er juillet 1900 Ici 1 comtesse Sophie Chotcck, fille d'un ancier ministre d'Autriche-Hongrie à Bruxelles, devenue depuis, avec l'agrément de l'Empereur,,duchesse de Hohenberg. Il avait rc. nonce, à la suite de ce mariage, à tous droits aux trônes d'Autriche et de Kon grie, pour ses enfants. x Intime ami du Kaiser, avec lequel i: - échangeait de fréquentes visites, cxcelleul ? officier, âme élevée et religieuse, le princc 1 héritier promettait un règne brillant. Sa 1 mort est un désastre pour l'Empire. s t ^ " ™' L'Empereur François-Joseph est né le 18 août 1830. Il était fils de l'archiduc Franz-Charles, second fils de l'Empereur Fran-cois 1er d'Autriche et de l'archiduchesse " Sophie, princesse de Bavière. Il fut procla-r mé empereur d'Autriche a.près l'abdication 1 de son oncle, Ferdinand 1er et la renoncia-3- tion à la Couronne de son nère (2 décembre 1848). H fut couronné roi de Hongrie le i juin 1867. Il se maria le 24 avril 1815 à Elisabeth hlle du duc Maximilien de Bavière, qui fu assassinée par l'anarchiste Lucheni, à Ge nève, le 10 septembre 1898. Son fils, l'archiduc Rodolphe, époux de h princesse Stéphanie de Belgique, périt tra çiquement à Meyerling : Il n'a laissé qu'un< fille, l'archiduchesse Elisabeth, mariée le 2i janvier 1902 au prince Otto Windisch Graetz. Ses filles sont nées : l'archiduchesse Gi sèle, le 12 juillet 1856, — l'archiduchess» Marie-Valérie, le 22 avril 1868. L'archiduchesse Gisèle a épemsé le 20 avri 1873 le prince Léopold de Bavière et l'archi duchesse Marie-Valérie,le 31 juillet 1890,l'ar chiduc autrichien Franz-Salvador.; La duchesse de Hohenberg. épouse d r archiduc-héritier, aurait-elle eu ran. d'impératrice après la mort de l'empereu actuel? Question souvent controversée,mai cà laquelle l'empereur d'Allemagne s'appl: quait à donner, dès à présent, une solutio conforme aux vœux de l'archiduc. On souvent remarqué, en effet, que Guillaum II, dans toutes les circonstances où il s trouvait avec l'archiduc Franz-Ferdinan^ et sa femme, réservait à la duchesse de Hc henberg les donneurs souverains. Il n'y pas de douto que l'exemple ostensiblemen donné par l'empereur d'Allemagne aurai exercé plus tard une influence décisive su le protocole des Cours et que la duchess aurait été officiellement traitée en impére trice dès l'avènement de son mari. La merveilleuse propriété de Miramai avec son château «qui se mire dans la mer Adriatique était l'une des résidences fave rites de l'Archiduc héritier.C'est là qu'il re cevait chaque année l'empereur d'Allema <gno, qui aimait beaucoup, au retour d printemps, à passer quelques jours dans le jardins enchantés de cette demeure. _ L'archiduc héritier était propriétaire d ce domaine depuis la mort de Maximilie d'Autriche, l'époux infortuné de l'infortu née impératrice Charlotte. L'empereur a un frère, encore vivant l'archiduc Louis-Victor, né le 15 mai 184 qui a occupé un très haut rang dans l'ai mée. Il a perdu un autre frère, l'archidu Charles-Louis, qui a laissé trois enfants Franz-Ferdinand (qui vient d'être frappé! né le 18 décembre 1863; Maria-Annunciat? , née le 31 juillet 1876, qui fut installée al besse à Prague en 1895 ; Elisabeth, née le , juillet 1878, mariée le 20 avril 1903, au prie ce Aloys de Lichtenstein. L'empereur a er core, de feu son frère l'archiduc Otto, de cédé le 1er novembre 1906, un neveu Chai les-Franz-Joseph, né le 17 août 1887, mari 1 le 21 octobre 1911 à la princesse Zita d Parme ; et un neveu : Maximilien, né le 1 avril 1895. APRES UATTENTAT Comme les' événements déjouent les ca! culs et les prévisions de l'homme! Il y quelques jours, l'Europe s'attendait, ave un vif sentiment de regret, à la disparitio du doyen des Souverains. François-Josepl octogénaire, était gravement menacé. ] vient d'arriver à Iscn, au milieu d'une ten pête d'acclamations populaires; il sembl avoir fait avec la vie un nouveau bail. Son héritier, naturellement et politique ment indiqué, devait fournir une longu page d'histoire ;le voilà frappé,avec sa f dèle et distinguée compagne, — frappé mort, sur l'heure, frappé par un fou ou pa un.sicaire. Ischl, 28. — Lorsqu'on apprit la nouvell à l'Empereur François-Joseph, qui est âg de 84 ans, il se mit à pleurer et s'effondr 1 en prononçant ces mots : « Affreux. A freux. Sur cette terre, rien ne m'aura ét épargné 1 » L'Empereur se retira ensuite dans se appartements puis il donna des ordres pou ■ son retour à Vienne. Il partira lundi soi pour le château de Schœnbrunn. Il aura peine passé 48 heures à sa résidénee d'ét d'Ischl. LA CONSTERNATION A VIENNE. Vienne, 28. — Les bruits de l'attentat d Sarajevo se sont répandus à Vienne dès le premières heures de l'après-midi. Ils reçu rent leur confirmation officielle vers 3 h de l'après-midi. La nouvelle fut aussitôt ré pandue par des éditions spéciales. Toute les fêtes ont été décommandées. La plu grande consternation règne partout. ! Vienne, 28. — La nouvelle de la mort de , l'archiduc héritier et de sa femme a pro-} duit dans toute la ville la plus profonde - émotion. Beaucoup de maisons ont arbore le drapeau en berne. Les journaux font des éditions spéciales. A l'aérodrome la nouvelle a été connue 5 vers 3 h. 15 sous forme de bruit vague au-5 quel on n'attacha pas de créance. Dans la • loge impériale se trouvait l'archiduc Charles-Albert qui suivait les évolutions des aé- ; roplanes. Lorsque la nouvelle fut officielle ' ment confirmée, les épreuves furent arrêtées et l'archiduc quitta immédiatement l l'aérodrome. Vienne, 28. — Les journaux ne parais- - sant pas le dimanche soir ont publié à 5 heures des éditions spéciales sur l'attentat de Serajevo. Une grosse émotion règne parmi les rares promeneurs qui se tiennent s dans les rues de la ville. Une grande partie y de la population était partie en effet à cau-r se de la forte, chaleur, dès la matinée pour s les environs et ignore encore la nouvelle. - Demain étant jour férié, les journaux quo-i tidiens ne paraîtront que mardi matin. % Selon les nouvelles publiées par les jour-e naux d'hier et de ce matin l'archiduc et sa q femme se montraient enchantés de l'accueil i qu'ils avaient reçu partout en Bosnie. Les enfants des augustes victimes * LES PREMIÈRES CONDOLÉANCES. t Ischl, 28. — Dimanche après-midi, Fran-r çois-Joseph a reçu le duc Ernest-Auguste e de Cumberland, qui habite Gmunde. Venu - à Ischl pour féliciter l'empereur de son retour à la santé, l'héritier des rois dépossédés du Hanovre n'a pu que présenter ses condoléances au vieux monarque si éprouvé. i MANIFESTATIONS I)E PATRIOTISME ET DE LOYALISME Sarajevo, 28. — Aussitôt que la mort de l'archiduc et de sa femme fut connue en ville, les drapeaux furent mis en berne. Lo deuil est général. Le président de la Diète de Bosnie a aussitôt adressé à l'Empereur ; un télégramme dans lequel il exprime la 3 douleur de la population, sa fidélité inébranlable et son dévouement à la maison impériale. Le conseil municipal s'est réuni à 4 h. et la Diète de Bosnie est convoquée pour 5 h. » L'ordre ét la tranquillité régnent par-z t-out. c CONDOLÉANCES DE PIE X. » Rome, 23. — Le souverain Pontife a ' adressé un télégramme de condoléances à 'i l'empereur François-Joseph. De son côté le cardinal Merry d&l Val a envoyé un télégra-mme à l'empereur, Fran- - çois-Joseph et au chancelier, comte Bereh- - told. LES ENFANTS é DES AUGUSTES VICTIMES. 3 i^es en^an^s de l'arehiduc sont restés au château de Kouopiseht où l'empereur Guillaume fit récemment une visite. LE DEUIL PUBLIC. Bruim. 28. — Le 13a concours de tir de Moravie qui avait été inauguré solennelle-ment par le Stathalter, a été décommandé des qu'on a appris la nouvelle de l'atten tat. Les fêtes organisées par les Allemands ï ef, l°s Tchèques ont été également ajour-■' nées. o L'ARCHIDUC FRANZ-FERDINAND EN BELGIQUE. e T, I' y a quelques mois l'archiduc Franz- - ' erdmand et la duchesse de Hohenberg tra-à versèrent la Belgique se -endant en Angle-r terre ou ils furoilt pendant une quinzaine de jours les hôtes do George V à Windsor et de plusieurs grandes familles de I'aristocra-e tie anglaise. é Au retour, l'archidu" s'arrêta quelques a heures à Bruxelles, incognito, pour faire vi-site à sa sœur, religieuse dans un cou-é vent ù. Uccle. s LE NOUVEL HÉRITIER DU TRONE r l'archiduc Charles-François-Joseph est âgé à de 27 ans. Il est neveu du roi de Saxe. Il é est marié à la princesse Zita de Parme. L'arehiduc a déjà conquis des sympathies auprès de l'élément civil comme auprès de l'élément militaire.Il est lieutenant-colonel e d'infanterie. 11 fit ses études de droit à Pra-s gue et parle l'allemand, le tchèque, le hon-. grois et le français. Le sentiment général à Vienne est celui . d'une profonde pitié pour l'empereur. On s craint que cet assassinat n'ait un eontre-3 coup sur sa santé: (Voir suite aux Dernières Nouvelles). LA VILLE Le Roi passera en revue, le 19 juillet, le$ anciens militaires belges qui ont été appelés à la garde de nos frontières lors de la guerre franco-allemande de 1870-1871. A cette occasion, un cortège et de grandes fê* tes seront organisés par la Fédération d'aa* ciens militaires. « Nos Souverains en Suisse. — Nous avons annoncé que le Roi Albert rendra visite, le» 7 juillet, au Conseil Fédéral Suisse, à Berne. Le Roi sera reçu à la gare par le baron d® Groote, ministre de Belgique en Suisse. Il sera conduit immédiatement au Palais Fédéral. Le président et lo vice-président de la Conf& dération suisse rendz^ont au Souverain, sa visite, à la légation do Belgique. A midi, un dîner sera offert au Roi. Celui-ci visitera, l'après-midi, l'Exposition nationale air le soir, il regagnera Territet. — A la société royale des sauveteurs d'î Belgique. — Dimanche a eu lieu, à l'hôte < de ville de Bruxelles, l'assemblée générait; annuelle de la société royale des sauveteur!' de Belgique. Sur l'estrade avaient priij place MM. le lieutenant-général Donny, président; le major comte de Borchgravu d'Altena; De Ro, secrétaire général; Fran* Van HaJen, trésorier général; Cheval; Til« lier, De Letter ; Victor Born ; Vanderlin-den, administrateurs du comité de Mônsl Lenger, président du comité du Luxembourg; etc. Le trésorier général donne d'abordl ecture du rapport sur la situation du comité de Mons ; Lenger, président du comité du Luxembourg; etc. Le trésorier général donne d'abord lecture du rapport sur la situation de la société au 31 décembre 1913, ce qui l'amène à donner un aperçu détaillé de l'article des d>perses sections : la section de la mutualité, du sauvetage et de la caisse des secours aux victimes des accidents du travail.L'orateur rappelle notamment que grâce aux subsides des pouvoirs publics et des bienfaiteurs prives, une somme de 246,101 francs a pu être distribuée depuis 1887, par l'intermé-diaires des commissaires — visiteurs de la société, à 6,249 victimes des accidents du travail. M. le sénateur de Ro, secrétaire généra1, se félicite du succès remporté par l'assemblée générale de société, l'an passe* a Gand. Puis il souhaite la bienvenue aux nouveaux membres, spécialement à M. te lieutenant-général Chapelié, L'orateur rend enfin un hommage ému aux sociétaires, assez nombreux, que la mort a faucûés dans le courant de T exerciez. L'on procède ensuite à la distribution de? récompenses et des diplômes a-ux membres,-qui ont fait preuve de zèle et de dévoue< ment dans l'exercice de leurs fonctions ; d'administrateur, de visiteur, etc. M. le président remercie M. de Ro des services qu'il rend à la société. Il parle ensuite de la patrie, et termine son allocution par le cri : « Vive le Roi, que les assis»-tants répètent, debout. Les juges (les enfants efc les juges d'appel des enfants ont tenu le samedi 27 juin leur assemblée générale en présence de M. le ministre de la Justice, qui les a retenus à déjeuner ain§i que les hauts fonctionnaires de l'office de la Protection de l'Eufan* ce et les directeurs des écoles de bienfaisance de l'Etat. Au cours du déjeuner, M. le ministre ai remis à M. Prudhomme, président du tribunal pour enfants de Lille, les insignes d» chevalier de l'ordre de la Couronne. ■ ♦ Le monument Léowold II. — On lit dang la « Chronique des Travaux publics » : I! est question de trois emplacements : le rond-point de l'avenue de Tervueren et la Cour d'honneur du Palais du Cinquantenaire. On n'obtiendra jamais un bel ensemble nu Cinquantenaire, parce que les bâtiments conçus par feu l'architecte Bordiau sont complètement ratés. C'est une gare. Certes, l'arcade est belle, mais, pour l'admirer, il faut mettrè des œillères à droite et a gauche pour ne pas voir les bâtiments. Le monument Léopold II placé dans la Co-Jr d'honneur, fût-il le chef-d'œuvro des cliofs-d'œuvre, perdra au lieu de gagner, au voisinage des abominables constructions do Bordiau. Le rond-point de l'avenue do Tervueren semble avoir été créé pour recevoir un monument de grande allure qui dominerait la belle vallée de Woluwe et se verrait à deux lieues à la ronde. Cette avenue est, du reste, une des plus belles conceptions du feu Roi. Le troisième emplace* ment que l'on envisage est la place du Trône, — Manifestation de sympathie à YToIuwe* St-Pierre. — Samedi soir, le conseil -communal de Woluwe dans une séance spéciaJe, a donné un témoignage de sympathie à M. Edmond Dewaeg, secrétaire communal et aux deux instituteurs en chef à l'occasion du 25e anniversaire de leur entrée en fonctions. M. Thielemans, bourgmestre, a félicité les jubilaires et leur a remis la mé* daille civique de Ire classe. FEUILLETON DÎT 30 JTtrM 1Q1 t. MIRENTCHU - " - w U M PAR IPiei-re * Mais la résolution prise par ce timi qu'était Joshé-Maria était trop impétueu les intérêts en jeu étaient trop sacrés pc quï le jeune homme se laissât décontenî cer par cette froideur. Il poursuivie : — Vous ne l'ignorez pas, mais je ve vous parler ejuancl même. Mon frère aîné i pas le coeur a la maison 1 Nikazio, ran s détourner ses yeux de l'I rizon, répondit : — Il n'a pas senti peser ci.core les respe Babilités. Laisse venir l'heure. L, maisc en s'imposant à lui, se chargera bien de faire passer tous ses caprices. —Jje ne m'inquiéterais pas d'un capri passager, dit Josbé-Maria. Il y a plus q celai plus qu'un caprice! Croyez-moi : i tre héritier s'engage dans une mauva: rvoie ! Il faut que vous le rameniez, s'il est temps encore I Ecoutez, ajouta-t-il se rapprochant davantage du maître, qua je vois s'élargir sur le mur branlant de r tre maison quelque lézarde, mon premi soi i est de boucher avec du ciment cel brèche par où j'ai idée que fuit h.- sève Guztizederra. Eh bien, ces jours-ci, j'ai se creuser dans notre foyer des fissures £ tremciît redoutables que les crevasses w nos murailles : pour les réparer ce n'est pli l assez de moi : père, il y faut votre main! D'un coup violent, il avait planté son oi Jtil dans l'argile nue, tailladée par les fc< ches. Il croisa les bras. Immobile auprès d père, il racontait 1ers événements des de: niers jours recette intimité étranga avec do Pantaléon, Paccueil reçu à bord des vapeui de la Société « Au Petit Jour », les éqi* pées nocturnes, les longues flâneries dar de la barque amarrée au bas du ravin... S se, voix tranquille, son clair regard, la gravit ur presque religieuse dont ses traito étaier lu- empreints disaient assez qu'en révélant a chef du domaine ces f utes dans la vie d ux son frère il n'obéissait point à un esprit d l'a vengeance ni à des ambitions indignes, ma: qu'il accomplissait n devoir sacré. io- Tandis au'il parlait, Kikazio avait ferm les yeux. Son masque impénétrable et ras >n- était tourné face à l'océan. Q ;and son fi] >n, -eut achevé l'écœurant récit, il rouvrit le ui paupières : la mer toute proche le3 empl: de son immense clarté : il promen.^ sur ell ce un regard cui étincelait et se recourba vei ue la terre. 'o- Mais à ce silence don'; s'enveloppait 1 se maître, au soupir oppressé qui, d'espace e en espace, montait à sa gorge, Joshé-Mari en comprit que le coup avait portéj qu'une re nd solution avait été prise. Il avait confianc io- dans la force d'âme du vieux paysan pou er ne point redouter, après cette révélatior -te dès scènes d'excessive violence. Du rest de il serait là, il veillerait. Dieu ne permettrai vu pas qu'il eût à regretter d'avoir accomp u- son devoir. La parole qu'il ^vait ditj peu d de jours auparavant à sen frère venait h se a ■WIIIBI IS3WM■■■!!■ ■M— - s lèvres avec l'émotion de la première fo: — Crains-tu que la maison ne toml i- avait dit Joshé-Antoni. i- — Il y suffirait d'une lézarde... Je la u pare; 1 Nikazio possédait au suprême degré n qualités d'un chef de maison ancienne c s admirables de tout point tant qu'eî l- s'exercent dans le cadre des institutions s e-es étaient nées, deviennent insuffisan a en face de circonstances nouvelles. Une é ble. confiance dans la soumission des f t une assurance un peu hautaine devant ! u venir, une sérénité, en apparence voisine e détachement, aident certes t. parer de pi e tige et de force un maître de maison, d; s une communauté florissante, bâtie sur pierre angulaire de l'autorité. Mais ces é titudes qu'un chef peut garder impuném é devant des troupes disciplinées cessent c s tre prudentes sous les menaces (le la tur s lence ou de la rébellion. t Tant qu'à Guztizederra s'était déroulé j e siblcment le cycle immuable des traditn s antiques, sans que rien en vînt déranger classique ordonnance, le vieux chef était e mouré dans son rôle et dans sa pose en □ rigeant le domaine comme de haut, le a gard un peu au-dessus des femmes, des tants, des ouvriers. Par la force acquise e cours de longs siècles, le tranquille roui r de la- maison basque égrenait un à un i, beaux mouvements. e Mais voici que des éléments étranger! t la tradition menaçaient de troubler l'ai i que eurythmie. L'ambition,la soif de joi e l'inc[uiétude s'étaient hissées des villes b s se3 a la montagne perdue : elles avaient, s : gné l'inacessible domaine et s'étaient assi )C \ ses à son foyer. Le regard du maître pion geait trop loin pour apercevoir ces spectre; ré rampants. Nikazio, en effet, n'avait pas daigné s'a ces larmer du goût très vif que son héritier ma ui, nifestait poiir la vie de marin. Puisqu'i les était l'héritier il continuerait la maison où c'était de toute évidence. Le sacrifice — s'i tes en fallait un — ne comptait pas devant le no- exigences du foyer. En face d'un devoir te ils, que celui de la succession, tout héroïsme de 'a- venait banal. jN:'était-il pas élémentaire d'ac du complir, au prix même de tous les renonce es- ments; ce que la race et la famille accom ins plissaient, depuis des siècles, à l'entrée d< la toute génération nouvelle? L'idée d'une for at- faiture possible ne l'avait pas seulement ef snt fleuré. !'ê- Devant les révélations de Joshé-Maria, i 3U- fallut à ce paysan-gentilhomme toute sa for ce d'âme, pour dissimuler, sous 13 voile de: ai- paupières abaissées, sous la rigidité di >ns corps maintenu très droit, le trouble affreuj la qui l'avait envahi. .Son héritier traître à h Je- tâche! Le Guztizederra de demain sacrifian di- à des caprices le culte, peut-être — qui sait re- — la sécurité et l'avenir de ja maison ! L'hor în- rible cauchemar! Et c'était Joshé-Maria au l'homme dont ni la loyauté ni la sûreté d< ge vues ne pouvaient être suspectes, qvf dévoi ses lait cette infamie! Nikazio avait senti tout à coup son sang > à s'affoler... Courir à la maison! envoyer des iti" hommes après son fils, comme on fait pour iir» suivre un fugitif! le chercher, partout, dans as- la crique, au port des pêcheurs jusqu'à ce qu'il l'eût rejoint! puis... Mais le grand pay . san matait sous l'empire de l'âme ses se . déchaînés. La violence compromet l'auto 5 té : et s'il voulait ramener l'infielèle au. d voir il aurait Lesoin de toutes ses ressource . de toute la puissance contenue de ses c . dres,^ de ses supplications, de son geste s'il I fallait. Pour livrer issue à la mortelle fure . trop violemment comprimée, il s'était reir j à morceler, sous le hoyau, les bruyères.Ma 5 dans le silence qui, de nouveau, a^ait e 1 veloppé son obscure besogne, dans le r . cueillement de la veillée après la prière e . scir et tandis que Sébastiana couvrait . feu, surtout dans la fièvre féconde d'ui . dure#insomnie après cette journée d'angoi « ses, il avait mûri longuement son projet < . vue de reconquérir son fils par la force. 1 - devoir, la maison réclamaient irapérieus ment son intervention : ^1 agirait. \ Le lendemain dès l'heure matinale où S bastiana éveillait sous leur coussin de ce ; dres chaudes, les braises de la nuit, Josh 1 Antoni descendit le raidillon ourlé de fo : gères aux crosses maigres qui conduisait 1, la crique. U suivit, au creux du ravin, > triste filet d'eau saumâtre où de loin en loi ] $ans les éclaircies des joncs lépreux, d ■ sangsues, allongées sur les pierres jaunes,; ( chauffaient au pâle soleil, sous une peti ! couche d'eau. Sur sa droite la grande m raille rocheuse et pelée barrait de sa mas: sombre presque tout le ciel, couvrant de t ; nèbres une moitié de ces bas-fonds sinistre i Mais au bout de ce paysage désolé, — al qu'il la connaissait bien,l'enchanteresse su i prise ! — brusquement la mer apparaissait : non pas la grande mer libre, mais une petii mer, large de quelques palmes,un petit gou ns fre vert cerclé d'écume et contenu à grand'-! •i- peine dans la vasque noire des hauts 10-e- chers; quelque chose de beau, de mystérieux s, et de vif, comme la Porte de l'Océan ! r- Le canot était là, sous l'auvent d'un énor-le me bloc de pierre qui surplombait les eaux jr et elont la masse évoquait, de loi 1, l'image is d'un éléphant gigantesque, émargeant des is éboulis. Toujours en mouvement comme n- l'eau de la crique elle-même, la légère cm-e- b-rcation lançait des éclairs d'un rouge ar-lu dent sur la nappe verte, quand elle découle vrait et baignait tour à tour, au gré du rouie lis, sa ligne de flottaison peinte an minium., s- Le marin la rejoignit, d'un bond souplo ;n de ses espadrilles. Il la caressa comme on ,e flatte de la main un alezan remuant et joli, e- puis, debout, les deux poings aux hanches, le regard sur le goulet où venait, à chaque é- vague mousser une ligne d'écume, il rêva., n- Ses yeux noirs riaient à „de. 'usions., é- S'égayaient-ils de voir frisant, là-bas, la 11- passe, cingler des voiles mystérieuses quo à poussait vers des îles inconnues le vent des le inquiétudes ataviques ? Ou n'était-ce j oint a, le fuselage sombre d'un petit chalutier qui îs avait taché de noir l'envers gris trouble »e d'une vague en haute mer? :e Joshé-Antoni s'enivrait de sentir le gouf-fre bouillonner sous ses pieds qui le maîtrise saient. C'était comme 1 âpre volupté de che-2- vaucher une cavale turbulente et de bri-er S. sous soi l'orgueil de seis flancs affolés Dea 11 alouettes de mer se levaient à grands cris r- des failles de roche par où la montagne, eu : se brisant, finissait-.., g „ (A suivre.)

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Cet article est une édition du titre Le courrier de Bruxelles appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1861 au 1914.

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