Le courrier de l'Escaut: journal politique, commercial et littéraire

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12 novembre 1918
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s.n. 1918, 12 Novembre. Le courrier de l'Escaut: journal politique, commercial et littéraire. Accès à 25 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/5h7br8n84s/
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COURRIER DE L'ESCAUT 89e année. — 12 novembre 1918. — N® 1. • 10 centimes le numéro. Bureaux : Fîue du Curé N.-D. 18. . I 1 1 ■" UJ L AJ L-'-l H.M IL I -J 1 -L— IL-.. ■— " - —' -- - '.■! "J-- - — ■ 1 1 '■ L'armistice signé. - Le Roi à Tournai L'armistice signé Communiqué officiel L'armistice a été signé ce jour et les hostilités ont été suspendues à 11 heures du matin. Arii officieux L'armée allemande a quatre jours pour évacuer la France et la Belgique. Tournai, 11 novembre 1918. Libérés ! Loué soitDieuet remerciée Notre-Dame de Tournai, protectrice de la Cité ! L'abominable cauchemar qui pesait sur nous depuis quatre ans, a pris fin. La délivrance est venue, i Le drapeau national flotte à l'Hôtel-de-Ville ; nos cloches si longtemps I muettes ont retrouvé leur voix sonore; les maisons sont pavoisées, le drapeau tricolore voisine avec v les drapeaux anglais et français ; t dans l'air de nos rues flotte ce cri * cent tois répété : Vive le Roi ! Vive * la Belgique indépendante ! , Dans la nuit du 8 Novembre, les Allemands irrésistiblement repoussés par les Anglais se sont retirés sur la rive droite de l'Escaut, faisant sauter tous les ponts derrière eux ; mais les formidables préparatifs de défense qu'ils avaient faits a sur la rive droite, ne purent arrêter l'élan des troupes anglaises : la même nuit des détachements anglais traversaient le fleuve en divers d points et forçaient les Allemands à d un nouveau recul. Samedi matin la ville entière était libérée et dimanche nous chantions à la Cathédrale ▼ le Te Deum de l'allégresse et de la p reconnaissance. Ce n'est pas l'heure de revenir £ sur les souffrances et les tortures v qui nous ont été infligées, pendant p ces quatre années d'esclavage, par un ennemi sans honneur; nous avons r aujourd'hui trop de joie dans le * cœur pour y arrêter nos pensées. Notons cependant que leurs derniers gestes furent une goujaterie s. et une lâcheté qu'il faut flétrir I Goujaterie misérable, la destruc- si tion de Barthélémy Dumortier. Rien u ne saurait expliquer pareil acte si- P' non leur dépit de voir debout ce * monument parlant de notre indépen- 5I ce nationale. Et pendant qu'on lui p passait au cou les cordes qui de y vaient l'arracher de son piédestal le grand orateur tournaisien, semblait leur crier encore : « Non, bour- c reaux, la Belgique ne périra pas ! a. Lâcheté, leur odieux bombarde- ei ment de vendredi, sur une ville ouverte, où il ne pouvait se trouver fl encore, et ils le savaient, que de a faibles détachements de l'armée anglaise. C'est contre la population civile, contre les monuments de la dl cité que ces misérables tournaient ^ les derniers sursauts de leur rage Sl impuissante. La Cathédrale demeu- «, rée intacte, jusqu'à ce jour, a été m atteinte d'un obus qui a fait de graves dégâts dans le chœur L'Hôtel-:5e-Ville a été touché. Un obus a atteint aussi le pied du beffroi, cr\ mais il n'a pu ébranler le vieux r( coloss*, symbole de l'âme tournai- d' sienne qui,malgré quatre années de e misères et de tortures sans nom, ne s'est jamais laissée entamer par D la tyrannie boche. L'union fut notre forcetaux heures de l'épreuve, soyons y fidèle, à l'exemple de nos pères de 1830, et la terre belge refleurira bientôt. Le prochain Consistoire La « Tribun* », de Rome, annonce que le prochain Consistoire se réunira le 12 décembre prochain. Dans les milieux du Vatican, on attribue à ce Consistoire une importance exceptionnelle du tait de l'allocution que le pape devra y prononcer et de par les personnalités des prélats qui recevront la pourpre cardinalice. Parmi ceux-ci, on désigne l'archevêque de Prague et Mgr Endticci, évêque de Trente. Mgr Endricci, qui affichait de fervents sentiments italophiles, avait été interné récemment sur l'ordre du premier ministre Hussarek. Sollicité par le gouvernement autrichien d'inter-venirdaas le différend, le Vatican avait répondu alers qu'il réservait sa décision pour après la guerre. Manifestation patriotique au Sénat français Pari», t novembre. — Le Sénat français, em un geste que l'histoire ratifiera et qui rencontrera l'applaudissement enthousiaste de la France entière a voté jeudi, à l'unanimité, cet hommage de vérité, de justice et de patriotique reconnaissance k ceux qui nous ont donné la victoire : PROPOSITION DK LOI Article l«r Les armées et leurs chefs, Le Gouvernement de la République, Le citoyen Georges Clémenceau, président du Conseil, ministre de la Guerre, Le maréchal Foch, généralissime des Armées alliées, Ont Mou mérité do 1» Patrie Article 2 Le texte de la présente loi sera gravé, pour demeurer permanent dans toutes les mairies et dans toutes les écoles de 1* République. Révolte de la flotte allemande La Haye, 7 novembre. — Le dimanche 3 novembre, la révolte qui grondait parmi les équipages éclata à Kiel. Des matelots et des ouvriers de l'arsenal, la plupart armés, attaquèrent les prisons militaires et libérèrent les détenus. L'émeute, malgré l'intervention de la troupe, se rendit maître du port de guerre et de l'arsenal. Le 4 novembre, un immense cortège de marins, grossi de soldats, parcourut la ville de Kiel. Le soir, le Syndicat des ouvriers se solidarisait avec les matelots et décidait la grève générale. Le 5, tout le port de Kiel et les bâtiments qui s'y trouvaient était au pouvoir des mutins. Le 5 et le 6, l'émeute se propagea à Wilhelm-shaven où le port et les bâtiments de la flotte ne tardèrent pas à suivi e le mouvement. Les autres ports: Heligoland, Borkum et Cuxdhaven furent atteints à leur tour. En tait, la presque totalité de la flotte allemande est en révolte.Les mutins se sont emparés des postes de T,S F. et correspondent entre eux, malgré leurs chefs réduits à l'impuissance. A Hambourg et à l ubecq. Amsterdam. 6 — On mande de Hambourg : Certaines usines se sont mises en grève. Des actes de violence ont été commis à Hambourg et à Lubecq. Des informations très sftres permettent d'affirmer qu'à Hambourg 13 à 21' qgilie hommes de la garnison se sont joints aux marins révoltés. Les causes de la révolte. La Haye, /. — Le rédacteur parlementaire du c Daily News » affirme savoir quelle fut la cause du retour des sous-marins à Kiel. Il l'attribue à la révélation de la terrible vérité au sujet du nombre des unités coulées avec leurs équipages, vérités juuqu'iei adroitement dissimulés à l'escadre et au peuple allemand. La demande d'armistice Par un échange de radiotélégrammes, le haut commandement allemand a sollicité une entrevue avec le maréchal Foch. Les plénipotentiaires suivants ontjété désignés par lui : Général d'infanterie Von Gœbel, Secrétaire d'Etat Eriberger, ambassadeur comte Obeurndorf, général Von Winterfeld, capitaine de vaisseau Danselovr. Réponse du Maréchal Foch m — . i \ T /\ A /T .i recevoir et les conduire au lieu fixé pour lf rencontre. Devant le Maréchal 8 Novembre (Officiel). — Les délégués aile mands sont arrivés ce matin au quartier-général du Maréchal Foch. Ils ont formellement demandé un armistice. On leur a lu le texte des conditions des alliés et on le leur a remis- Ils ont demandé une suspension d'aruies: elle leur a été refusee. L'ennemi a soixante-douze heures pour répondre.Les conditions Berne, 8 — Au cours d'une manifestation à Berlin, un orateur a déclaré que les conditions de l'armistice imposée à l'Allemagne, seraient: L'Alsace-Lorraine doit être occupée par les Français; Mayence, Cologne et Coblenz, par les Américains et les Anglais ; les Etablissements Krupp par les Anglais, de même qu'Héli-goland et Sorkum. La fllotte allemande doit être livrée à l'Angleterre et, par-dessus le marché, il doit être payé 140 milliards d'indemnité de guerre. (Sous réserve.) L'abdication de l'Empereur Amsterdam, 8. — Le « Dentscher Volisblatt », principal organe du centre en Wurtemberg, déclare que* si M. Wilson et l'Entente estiment que l'empereur d'Allemagne est un obstacle a la paix, l'emperenr n'hésitera pas à abdiquer, parce qu'il vaut mieux qu'un homme périsse pour un peuple, que tout un peuple pour un homme. » Les Bavarois envahissent le Tyrol Bile, 7 Novembre. — Les « Dernières nouvelles » d'Innsbrtlck, publient la communication suivante : « Le Ministère de la guerre bavarois a adressé hier, à >3 heures, au Conseil National du Tyrol, le télégramme suivant : Les conditions de l'armistice entre l'Autriche et l'Entente nous contraignent à envoyer des, troupes dans le nord du Tyrol. Ces troupes devront en même temps aider à régler le passage des troupes autrichiennes isolées vers l'Est et mettre le pays à l'abri. Nos avant gardes ont franchi la frontière le 6 novembre. ■■t tT-ts contingents suivront Nous verons es amis et nous comptons qu'il ne sera mis aucun empêchement à nos mouvements du côté dn Conseil National du Tyrol ou des autorités mil taires autrichiennes. Si cela, cependant, devait se produire, nos troupes ont l'ordre de s'ouvrir un chemin par l«s armes. L'opinion autrichienne Amsterdam, 7. — Le « Fremdenblutt » dit : Le danger des opérations militaires contre l'Allemagne par l'Autriche, n'est pas du tout écarté du fait de l'entrée des troupes Bavaroises dans lo Tyrol. Le seul fait que nous voulons retenir actuellement est notre crainte que le Tyrol ne devienne le théâtre d'opérations de guerre. La reconstitution de la Belgique On mande de Londres : Une mission officielle britannique, chargée de taire une enquête sur la situation actuelle des territoires réoccupés au point de vue de leur reconstitution, est partie pour la Belgique. Depuis quelque temps le gouvernement britannique a fait un examen approfondi de la question de la reconstitution de la Belgique. On a déjà pris des mesures pour assurer le remplacement le plus promptement possible des machines et autre matériel enlevés ou détruits par l'ennemi La commission de reconstitution interalliée s'occupe rapidement de cette affaire, immédiatement prise en mains par le bureau spécial britannique dénommé « section de reconstitution et de commerce belges du département du commerce d'outremer ». Un ultimatum de la Bavière à l'Allemagne? De Berne : On croit savoir que M. Dindl, président du conseil de Bavière, aurait adressé au gouvernement allemand, au nom du gouvernement bavarois, une note d un caractère particulièrement pressant pour lui faire savoir que, si l'armistice n'était pas conclu sans délai, il se verrait obligé de donner officiellement aux troupes bavaroises sur le iront l'ordre de réintégrer immédiatement la Bavière. Ces mesures, préciserait cette note, sont nécessitées par la menace militaire exercée sur la frontière au sud par les Alliés ainsi que par la situation intérieure. — Nos charbonnages pour la communication suivante à l'attention du gouvernement allemand. Dans sa tiote en date du 20 octobre, le gouvernement allemand avnit annoncé que < les és aile- troupes allemandes avaient les instructions •r-géné- les p!us rigoureuses d'épargner la propriété llement privée et de prendre soin de la population le mieux possible » e des j-)cs jnf0rmations sont maintenant parvenues 's' au gouvernement des Etats-Unis, disant que es: elle les autorités allemandes en Belgique avaient prévenu les compagnies houillères que tous les our ré- ^omales et animaux devaient être remontés des puits, que toutes les matières premières en possession des compagnies devraient être remises aux Allemands, et que les mines seraient ation à détruites immédiatement. Des actes aussi déli-. berés et aussi malveillants, entraînant comme 1 lions ,|s je font) destruction d'une nécessité vitale raient: pour les populations villageoises de Belgique, par les et causant dans la suite des souffrances et des nz, par pertes de vies humaines, ne peu vent manquer »hhsse- impressionner le gouvernement et le peuple des Etats-Unis comme étant « volontairement [u tien- cruels et inhumains ». de doit Si ces actes, en violation flagrante de la dé-le mar- clara>ion du 20 o tobre, sont mis à exécution, emnité n® feront que confirmer l'opinion que « les assurances solennelles du gouvernement allemand ne sont pas faites de bonne foi. » • Dans ces circonsiances, le gouvernement des Etats-Unis, à qui la déclaration du 20 octobre blatt », a £tg fa,te, élève une protestation énergique nberg, contre les mesures projetées par les autorités itiment allemandes, de la conduite desquelles le gou-tacle a vernoment allemand est entièrement respon-itquer sable. » Robert Lansing. périsse La panique en Allemagne our un La Haye, 7. — D'après un correspondant de Mayence les habitants de cette ville, ainsi que yrol ceux de Carlsruhe et Coblence et des localités de la vallée du Rhin, ferment leurs maisons et s nou- se réfugie t à l'est, en emportant tout ce qu'ils uinica- peuvent. guerre ÎS A TOURNAI A nos lecteurs roupes Nous avons tenu à faire reparaître le < Cottr- le pas- r'er de l'Escaut » le plus tôt possible, mais les s vers moyens de fortune dont nous disposons ne nous avant permettent pas de lui assurer une publication ■mbre. normale Notre directeur et les deux tiers du ons e™ personnel ont été enlevés et une partie de nos aucun caractères réquititionnés ; 1« défaut de gaz Hé dn nous met dans l'impossibilité d actionner nos • orités presses; le manque de communications rend ndant aléatoire le renouvellement de nos provisions dre de c'e papier : bref, nous ne possédons pour ainsi dire plus aucun des éléments nécessaires à la confection régulière et rapide du journal. Le « Courrier » se publiera en petit format » dit : pendant quelque temps ; dès que nous le pour-contre rons, il reprendra son ancien format. Si nous u tout ne pouvons, au début, le faire paraître quoti-Bava- diennement, nous nous efforcerons d'y arrive.! is vou- pjus possible. Nous demandons à nos ite que lecteurs de prendre patience et de nous faire ons de crédit. Pour le moment, la vente au numéro sera seule organisée. Le service des annonces sera [lie repris dès demain : pour les conditions s'adres-icielle ser au bureau du journal. PROCLAMATION nt bri- L'affiche juivante a été placardée samedi : de la Chers Concitoyens, ne. On L'heure de la délivrance est enfin arri-impla- vée et la servitude qui nous opprimait a s m*" tait place à la soulageante liberté ts par Pendant plus de quatre longues années, vous avez enduré avec patience et patrio--alliée tisme le fléau immérité et injuste que l'en-immé nemi a si cruellement infligé à notre Pays pécial et à notre Cité, Vous avez supporté cette istitu- calamité avec le courage des hommes de ent du cœur et comme des citoyens conscients de leur honneur. Pendant que ces souffrances vous tenaillaient, vos trères, sur le champ de bagne ? taille ont soulevé l'admiration au monde Dindl, entier et rendu immortel le nom de Belge, dressé Honneur aux soldats qui ont par leur vail-auver- lance glorieusement maintenu à la Belgi-e Dar que la réputation de bravoure que les siè-savoir cles avaient déjà consacrée. , , . La population de Tournai ne leur a pas ' été in,érieure, et par sa herte dans la ter-nt aux riD[e perturbation, elle a su mériter une reinte- gi0jre impérissable. Aussi longtemps que la mémoire des , sont hommes le permettra, on citera votre ée ,ur endurance dans la soutirance et votre .te par Huélité au Roi et aux Institutions Nationales Le nom de Belge, synonyme de laborieux, est devenu glorieux ; et on le contondra désormais avec celui des peuples pour qui la vaillance est un apanage

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Cet article est une édition du titre Le courrier de l'Escaut: journal politique, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Tournai du 1829 au indéterminé.

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