Le courrier du Limbourg

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s.n. 1914, 13 Juin. Le courrier du Limbourg. Accès à 22 novembre 2017, à https://hetarchief.be/fr/pid/rf5k932k3s/
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61me Annéef— N° 24. Ce numéro comprend Stages. Samedi, 13 juin 1914 Ons'abonne à Tongres' chez H. COLLEE, éditeur et propriétaire de cette feuille. Le Courrier paraît le amedi. fout envoi concernant lejournal doitêtre adresse franco à l'éditeur, grand place, 37-39, à Tongres-, Téléphoné iV°12 COURRIER DU LIMBOURG FEUILLE HEBDOMADAIRE. ABONNEMENT Un an Ir 5 Six mois. . » 3 Pour l'étrangerl en sus. Les abonnements payables paranticiption. Annonces: la lignefr Un numéro, fi .0,10 Réclames, r para judiciaires et autre sertionsdans le corp journal,! fr. la la On traite àforla es a nnomss à Ion grm PREMIERE FEUILLE. Vive le Gouver-nement Catholique. d(l années de pouvoir. Mercrdi dernier io juin, il y avait trente ans que le parti catholique est au pouvoir en Belgique. Dans aucun pays peut-être, un parti politique n'est parvenu à sceller avec la nation une alliance aussi durable. Nous allons en donner le raisons ; rappelons en l'origine. Les libéraux revenus au pouvoir en 1878, n'avaient pas tardé à lasser le pays par les me-iures vexatoires dont ils se rendirent coupables à l'égard des tonctionnaires qui ne partageaient pas leurs opinions, par la partialité révoltante qui les guidait dans toutes leurs nominations, surtout par le vote d'une loi scolaire impie et par les contributions qu'ils votèrent pour permettre l'application de cette loi sectaire en antinationale. De coûteux édifices disproportionnés aux ressources locales furent construits jusque dans les plus humbles hameaux. Beaucoup de ces palais scolaires restèrent vides. Pour mettre le comble à leur impopularité les libéraux organisèrent la coûteuse enquête scolaire, nouvelle source de vexations et de gaspillages. Mais la véritable cause de la chute du gouvernement libéral, ce fut la loi scolaire, élaborée dans les Loges maçonniques et présentée aux Chambres par le fameux P. Van Humbeek surnommé le « Fossoyeur » à raison de ces paroles qu'il prononça en 1864, à la Loge Anversoise. « Le catholicisme est un cadavre... C'est ce cadavre qne nous avons aujourd'hui regardé en face. Et si nous ne l'avons pas jeté dans la fosse, nous l'avons soulevé au moins, de manière à l'en rapprocher de quelque pas, c'est un grand résultat ». A l'annonce du dépôt de cette loi en opposition violente avec les convictions et les traditions du peuple, l'émotion fut grande dans le pavs. Elle causa une vive irritation et une résistance décidée. Six conseils provinciaux protestèrent et l'épiscopat belge condamna la loi. Les catholiques entreprirent une campagne formidable. Bientôt, le peuple entier se leva contre les oppresseurs de conscience,... il clamait sa protestation en ces termes : Ils ne l'auront pas, la belle âme de nos enfants ! Les suppôts de la Loge ne tinrent aucun compte de l'émotion nationale et et après des débats [orageux, la « loi de malheur ainsi stigmatisée par Jules Malou, fut yotée à la Chambre à 7 voix de majorité. Au Sénat, la majorité no fut que deux voix et parmi ceux qui la votèrent figurait un mourant M. Boya-val, sénateur de Bruges, élu lui-même à une voix de majorité. ... En face du parti libéral courbé sous le poids de.ses fautes, se dressait le parti catholique, plein d'ardeur, populaire, conduit par des hommes énergiques et dévoués. C'étaient parmi tant d'autres : Victor Jacobs, Jules Malou, Ch. Woeste, Beernaert. Avec ces chefs plein d'entrain, les catholiques se préparèrent à la bataille. La presse réorganisée fut fortifiée par la création d'un nouvel organe : Le Patriote. C'est dans ces conditions qu'on arriva au 10 juin 1884 : jour des élec-élections !... « Le 10 juin, écrit l'historien,le soleil se leva radieux ; il était de mode alors, à gauche, de parler du « Soleil des Gueux ». Mais aujourd'hui, ce serait celui d'Austerlits pour des catholiques c'était un Waterloo ou un Sedan qui se préparait pour le parti libéral ». Les résultats électoraux donnèrent aux catholiques 70 sièges, les libéraux n'en conservaient que 52. « La séquelle libérale avait été balayée par les élections du mépris ». Le mot est d'EJ. Picard. D'autre part, les catholiques fêtèrent avec l'allégresse que l'on conçoit, ce beau triomphe prélude d'une ère nouvelle de progrès, de paix, de saine liberté. A la veille du scrutin libérateur, M. Beernaert taisait cette promesse : «Nous étonnerons le monde par notre modération.»Parole prophétique à laquelle trente ans de gouvernement ont donné une consécration efficace. Strictement fidèle à la Constitution, le parti catholique a toujours défendu jalousement les libertés constitutionnelles. Quand s'est posée lajquestion ouvrière, il l'a abordée franchement et son code de lois sociales est son honnenr et le plus bel ornement de son œuvre. Promoteur de tous les progrès il a placé la Belgique à la tête des nations au point de vue économique, commercial, agricole. Par son habilité en matière financière, il a pu légiférer sans demander au pays des impôts nouveaux. Seule la mise en état de notre institution militaire nouvelle a exigé qu'il fit appel à la taxe, et il l'a fait prudemment en ne frappant ni l'agricuiteur, ni le commerçant. Vrai parti national ouvert à tous les bons citoyens, le parti catholique a su gouverner le pays et non pas dans l'intérêt d'une coterie. Il n'a violé ni méconnu aucune liberté. Il n'est pas un parti confessionnel et feu M. de Smet a pu dire à la Chambre le 30 Avril 1904 ; « Un homme qui ne pratique personnellement aucun culte ou bien un protestant, un israélite même, pourrait se ranger sous notre drapeau politique. Oui, certes parce que notre parti est ouvert à tous ceux qui reconnaissent la nécessité sociale de la religion, respectent celle-ci et se déclarent contre ceux qui la combattent, » Le parti catholique est donc le parti de tous ceux qui ne veulent pas de l'anticléricalisme.Foncièrement attaché aux traditions nationales, le Belge répugne aux exagérations. C'est la modération du parti catholique qui lui a valu trente ans de pouvoir, c'est cette même politique qui lui vaudra dans l'avenir la confiance du pays. Certes, il peut se faire que certaines mesures prise par lui dans l'intérêt de la nation ne soient pas toujours immédiatement comprises, et fassent quelques mécontents voire me des ingrats, mais la masse de la nation reste fidèle au gouvernement. Chaque fois que son sort sera en jeu, nons verrons le pays se ranger résolument à ses côtés pour réclamer qu'il a foi dans l'avenir parce qu'il l'a vu à l'œuvre dans le passé, et parce qu'il n'est pas un homme intelligent et ——— , impartial qui ne rende hommage à son prestige, à son honnêteté politique, à son programme GÉRALD. NOTRE FORCE. S'il fallait en croire nos adversaires nous serions, au point de vue des voix, en minorité dans le pays ! Mais oui... rien que ça ! Mettons une bonne fois toutes choses au point. Voici donc le détail des voix obtenues par les divers partis, d'une part en 1914 pour les provinces de Hainaut, Liège, Limbourg et Flandre Orientale, et d'autre part en 191a pour les provinces de Brabant, Anvers, Flandre Occidentale, Namur et Luxembourg qui n'ont pas voté cette année. En 1912 En 1914 Total (5 prov.) (4prov.) Catholiques : 751.041 572.492 1.323.633 Daensistes : 3.103 27.486 30.589 Partis d'opp. : 569.479 732.960 1.302.438 Listes sans j nuance: 4.080 1.544 5.614' La majorité catholique est donc de 1 j million 323.633 voix, moins 1.302.438 voix, soit exactement de 21.195 voix. I Aces 21,195 voix, nous avons le ' droit d'additionner les 1200 suffrages catholiques annulées dans l'arrondisse- j ment de Soignies par suite d'une erreur | de la part de plusieurs centaines d'électeurs dans leur manière de voter. Ce qui nous donne 22.395 voix. A la veille du scruti* de 1912 notre majorité n'était plus que de 13,339 voix. C'est à dire que, comparativement à cette époque, elle s'est élevée de 9095. Nos adversaires sont donc fort mal venus de crier à une victoire anticléricale au moment même où, ayant renoncé pour un temps à l'expérience désastreuse du cartel, ils restent en notable minorité dans le pays et officiellement divisés vis à vis du bloc catholique bien solide et bien homogène. Lendemain d'élections. Le travail fiévreux de la période électorale n'est que peu de chose ; il peut produire un mouvement d'opinion momentané, mais pour assurer à un parti de concours réfléchi et continu des votants, il importe detravail-ler sans relâche l'esprit public, en se souvenant que le mot de Napoléon reste toujours vrai : la répétition est la seule figure de rhétorique qui vaille quelque chose. Quand nous aurons mieux adapté notre organisation aux conditions d'une lutte sous l'empire du suffrage universel,nousremporlerons au scrutin des victoires encore plus marquées que celles dont nous bénéficions depuis trente ans. Je le répète : nous sommes en démocratie Périodiquement on soumet au jugement populaire des questions complexes dont des adversaires sans scrupules peuvent facilement abuser pour tromper le pays. Il faut donc que sans trêve ni repos, on s'attache à expliquer le pourquoi de toute chose ; il faut qu'un organisme serré couvre tout le territoire desesmailles et étende sou influence jusqu'au dernier hameau. Chaque arrondissement devrait ——— avoir son secrétariat permanent ou un homme actif et bien rémunéré puisse s'occuper des œuvres de presse, assurer la documentation indispensable aux propagan-distes, s assurer qu'une judicieuse division du travail permet de toucher le moindre village. Le temps des mi-lices est passé : nous vivons en celui des armées permanentes. XXeSiècle, 2 juin. F^eiftii&geffleRfeg SYfiique. r Ce qui suit est extrait de la Nieuwe Gazet anversoise, à l'intention de ceux qui douteraient de l'aberration libérale: on nous y promet des mœurs d'apaches politiques. « Que ferons-nous, lorsque le corps électoral nous donnera le pouvoir ? « Alors, ce sera pour nous le moment de répondre au Vœ Victis de nos adversaires par la devise non moins énergique : œil pour œil, dent pour dent. Un seul mois suffira pour anéantir toutes les lois de parti des cléricaux. «.N'accordons pas la moindre place, ne fût-ce qu'un emploi de 100 fr. par an, à un clérical. Pas d'avancement pour les cléricaux qui sont à notre service. El dans notre vie privée, pas un centime à ceux qui se réclament du parti de l'Église. » Vous avez bien lu ! Et ce sont les gens qui se réclament de ces théories de Sioux qui ne cessent de hurler, à la partialité du gouvernement clérical ! s a s. Telles sont les trois lettres qui furent lancées dan l'espace par l'employé de la télégraphie sans fil, au moment où le « Titanic » et « l'Em-press of Ireland » allaient sombrer. On se demande ce qu'elles peuvent bien signifier ? S. O. S. sont les premières lettres des trois mots anglais : « Save our soûls » qui veulent dire Sauvez nos âmes ! L'anglais est reconnu par toutes les nations comme la langue des gens de mer ; c'es le langage du large. N'est-il pas consolant de constater que « Sauvez vos âmes » a été admis par le monde civilisé comme le cri suprême de l'homme qui va mourir ! Lors du naufrage du « Titanic. » : Plus près de toi, mon Dieu ! accompagné d'accords douloureux, a été un réconfort pour ceux qui entraient dans l'éternité. « Lia îïïufigpia » SUCRERIE COOPERATIVE Deux importantes assemblees de coo-pérateurs ont en lieu dimanche 7 et jeudi 11 Juin, en vue de la discussion des statuts élaborés pour le bon fonctionnement de la sucrerie. A ces deux assemblées ont assisté environ 500 coopérateurs, malgré l'arrivée tardive des convocations pour la réunion du 7 Juin. Presque tous les articles, présentés à ces assemblées,ont été votés sans modifications.Il a été admis que le conseil d'administration sera composé de neuf mem. bres et le collège des commissaires de cinq. Tous les coopérateurs auront à apposer leur signature sur une liste, ^en dounle, indiquant leurs nom, prénoms, demeure et quantité de betteraves qu'ils s'engagent à cultiver et à fournir. La signature de ces engagements est indispensable et doit se faire d'urgence. Des listes circuleront dans les communes ; toutefois ceux qui n'auraient pas eu connaissance de la circulation des listes dans les communes peuvent venir signer une liste qui sera déposée, a Tongres, chez le Président, avenue de la Gare, 38. Les versements, à faire par le fait des engagemets souscrits pourront être effectués par mandat-poste suivant un avis qui, dans quelques jours, sera adressé à cfiaque membre. VILLE DE TONGRES Grand Festival Permaiient organisé sous le patronage du Collège Echevinal d°. la ville les dimanches 5-12-19 et 26 juillet Le Comité organisateur a reçu jusqu'à présent 1 adhésion de 53 sociétés. C'est un succès sans précédent. Le festival allant de pair avec L'USA UGURA TION DU CARILLON Tongres recevra ces jours la visite de centaines d étrangers. Nous faisons suivre ici la liste des sociétés qui ont adhéré à ce jour. Celles qui ne l'auraient pas encore fait,sont priées de le faire sans retard au secrétaire du Comité organisateur M. Henry COLLEE à Tongres. Liatc des sociétés |>mrtlol|iantCB : 1. Chorale t des Orphéonistes j> Montegnée 2. Chorale « Vlaamsche Jongens » Corlessem o. Chorale t Sint Lambertus » Wintershoven 4. Fanfares « Cercle St-Martin » Ans 5. Fanlares « Sint Quintinus » Hasselt b. Fanfares î Ons Verlangeu » Beverst 7. Harmonie « Vreugd in Deugd » Sussen 8. fanfares « La Renaissance ï> Diepenbeek J. Panfares « Eendracht baart Macht » 'Lonhoven 10. Fanfares « Broederband 1 Sussen 11. Harmonie de Vlytmgen 12. fanfares g Eendracht » Nederheitn 13. Fanfares « Kluchtige Kerels s Pirange 14 n Harmonie Communale » Liers 15. Harmonie « S" Cécile » Boirs '16. Fanfares <t l'Union » Xhendremael '17. Fanfares « De Eendracht » Berlingen '18. Philharmonie des Tawes Liège 19. Chorale « Sint-Cecilia » Eall-Mheer S' £anfares Herderen 21. Fanfares c S" Cecile » Canne 22. Chorale « St Jansgilde » Rommershoven 23. Fanfares de Millen (directeur M. Rutten) 24. Fanfares « 0e Grensbewoners » Smeermaes 25. Fanfares de Hoesselt 26. Harmonie « Union fait la Force s Hermée 2/. Chorale « Jeune Garde j> Corlessem 28. Chorale « Kluchtvrienden » Vliermael-Roodt 29. fanfares de 's Heeren-Elderen 30. Fanfares t De Dageraad s> Golhern 31. Fanfares t De Werkmanzonen » Sichen 32. Phalange musicale « l'Avenir » Liers 33. Chorale <£ Yriendenkring d Co?wixheim 34. Harmonie «. Vrais Amis » Houlain-S'-Sim. 35. Fanfares « Sint Catharina » Corlessem 36. Chorale « Eendracht n°l s> Hérent(lez-Louv.) 37. Harmonie de Aelst (près Sl-Trond) 38. Harmonie « La Fraternelle » Alleur 39 Fanfares « Sint Cecilia s Looz 40. « Philharmonie Herstalienne ï Herslal 41. Fanfaren de Bilsen 42. Laitières de l'Ouest Glain (Liège) 43. Fanfares «: tlet Burgerwelzijn » Looz 44. Fanfares « Jeunesse St-Lambert » Poussel 45. Mirlithophiles « Rejetons 1830 » Liéqe 46. Fanfares d' Olhée 47. Chorale de Herck-St-Lambert 4o. Chorale <£ Saint Victor y> Grivegnée 49. Harmonie « Sainte Walburge j> Liège 50. Chorale « Kleine Troep » Widoye 51. Chorale « De Pruimelaren » Vliermael 52. Chorale « Grétry ï Monlaignée 53. Harmonie de Wellen HM1I 'lliW lll—1 ï Chronique reigieuse 37" PÈLERINAGE NATIONAL BELGE DE SEPTEMBRE à NOTRE-DAME de LOURDES, sous le haut patronage de sa Grandeur Monseigneur RUTTEN Evêque de Liège. Départ du train de long séjour le 4 Septemb. Départ du tram d'Av.mt-Garde le 8 Septemb. Départ de huit trains directs le 9 Septembre, des diverses villes du pays. . Le raême jour départ du train blanc, exclusivement reservéaux malades. Pour tous renseignements s'adresser, Rue des Clarisses 30 a Liège. Téléphone 4981 ou au Correspondant local. Ce pèlerinage est autorisé par décision épis -copale du 6 avril 1914. Pèlerinage oomplet de TERRE-SAINTE. Départ de Marseille le 20 Août retour le 24 Septembre, 1914. ' Itinéraire : Marseille, Naples, Athènes, Con-slanhnople, S rriyrne, Ephèse. Rhodes, Beyrouth le mont Liban, Damas, Tibériade, le mont Thabor Cana, Nazareth, Naplouse, le mont Carmel, Jaffa Jerusalem, Bethléem, Jéricho, SI-Jean dans la Montagne, Emmaûs le Jour-dam, la mer Morte, Port-Saïd, Ismaïliah, le Marseille yramldes' Ma^ieh, Alexandrie, Tous les pèlerins feront la traversée de la Samane en voiture et sans supplément. En outre on aura la faculté de passer par Rome et de s embarquer à Naples. Les prêtres qui participent au pèlerinaqe peuvent célébrer la Messe à bord du magnifique navire qui transporte les pèlerins jusqu'en Palestine sans transbordement. Prix des places : Première clasie, i080 fr. ■ deuxieme classe, 880 fr. ; troisième classe, Pour le programme et d'autres renseigne ments s adresser au Commissariat de Terr Sainte, Vieux quai des Violettes. 8, Gand. Le coin des postes. VEILLE SUR TON CŒUR Veille sur ton cœur, ô poète ! Sois généreux, mais si tu vois Te croiser en habits de fêtes L'™pratilude aux regards froids, Veille sur ton cœur, ô poète ! Poète, veille sur ton cœur ! Même emporté par les beaux rêves Souris, mais sans dédain moqueur Aux doux yeux qui vers toi se lèvent Poete, veille sur ton cœur ! Sur ton cœur, ô poète, veille l Si l oubli le berce et l'endort Nul te parle bas à l'oreille, Pour ne point oublier les morts, Si a ton cœur, ô poète, veille I Auguste Frërotte. Nouvelles de la ville et des environs. Tongres. — Grande Prosession et Fête de la rue de Hasselt. — Nous attirons particuliè-ment 1 attention de tous ceux qui auront le plaisir d assister au défilé de notre belle procession dimanche prochain sur les superbes marches qu exécutera notre artistique phalange. L'Harmonie Royale de la Coucordia, avec le souci méticuleux, de parfaite exécution et d'interprétation de nuances. L'ordre parfait, la belle démarche, l'attitude religieuse de notre vaillante société ne sont pas moins dignes d'admiration. Aussi c'est elle qui apportera à la procession la plus grande part û'éclat et de solennité. Nous convions aussi tous ceux qui s'intéressent à nos dévoués musiciens, de venir ecouter les Concerts qui seront donnés au Kiosque dé la rue de Hasselt, dimanche soir par l'Harmonie Royale. C'est un témoignage de reconnaissance a rendre, à nos jeunes et vieux artistes en même temps qu'un régal pour quiconque apprécié la bonne musique. Feuilleton du COURRIER DU LIMBOURG — N" 26. — LA RANÇON DE L'HONNEUR p ar SERGE DAVRIL. IX L'Auberge sanglante- Dès qu'il fut éloigné de la maison, François Dayrelle laissa tomber sa raideur de convention. Sa joie d'emprunt disparut ; des rides soucieuses sillonnèrent son front et son pas fut retardé par l'inquiétude. 11 pénétra au bureau de poste ; rédigea une lettre.pour informer la gendarmerie que les bandits avaient projeté d'incendier la ferme de Mortfontaine pendant la nuit suivante. Cette lettre, il ne la signa pas, puisqu'il ne pouvait et ne voulait indiquer la source de ce renseignement. Il indiqua, aussi clairement que possible, la méthode que les malfaiteurs avaient projete d'employer ; leur nombre ; tous les détails nécessaires pour faire prendre en considération une dénonciation anonyme. Use rendit ensuite, par une voiture, près de l'auberge du carrefour et acheva le voyage a pied. Reproduction interdite aux journaux qui n'ont pas de traité avec la Société de Gens de Lettres de Paris. Avant de pénétrer dans cette auberge, il prit des précautions pour ne pas être aperçu des ( bandits qui pouvaient être en observation dans la forêt environnante. François Dayrelle s'était arrangé pour arriver 1 de bonne heure en cet endroit. ' On était en automne. ' La forêt mouvante et superbe avait revêtu 1 son feuillage aux teintes d'or pâle et de pourpre. ] Un joyeux soleil brillait et rien ne laissait soupçonner le terribls drame qui se prépare- ' rait dans l'ombre. Le cabaretier était occupé à rincer des bouteilles dans un cuveau devant sa porte, et sa femme, dans sa cuisine, préparait le déjeuner. Dans une salle de café, des bûcherons et des charbonniers buvaient du vin et ne tardèrent pas à se séparer. Le fermier s'était assis dans un coin de la salle commune et, pour prendre une attitude, demanda de quoi écrire. 11 redoutait qu'il y eut des espions autour de lui ; mais, parmi les consommateurs qui venaient de sortir, il n'avait vu que des visages respirant la tranchise et l'honnêteté. Bûcherons et charbonniers étaient d'un certain âge et leur voix était trop sonore pour qu'ils craignissent de ne pas passer inaperçus. Le cabaretier était un homme bruyant, jovial, riant à tout propos, se lâchant de même et gourmandant constamment sa femme. Lorsqu'il eut terminé le rinçage de ses bouteilles, il vint s'asseoir familièrement en face de François Dayrelle et lui posa mille questions auxquelles il répondit lui-même, sans laisser à son interlocuteur le loisir de préférer une parole. — Voilà du beau temps, n'est-ce pas 1 Ne trouvez vous pas que c'est, aujourd'hui, une admirable journée d'automne ? Malheureusement voilà les corbeaux qui se rassemblent, les froids vont venir. Vous allez sans dou'e déjeûner ? Naturellement vous allez déjeuner, est-ce que vous vous trouveriez ici à cette heure si vous n'aviez pas l'intention de déjeuner 1 Nous avons du veau aux petits pois et du ivet de lièvre. Aimez-vous le civet de lièvre ? Je ne suis pas chasseur, mais vous avez l'air l'un brave homme et je puis vous confier cela : i nous ne détruisions pas quelques uns des ièvres qui pullulent dans la forêt, ils dévore-•aient tous les légumes de notre jardin. Alors, n'est-ce pas, ^on se défend comme on jeut... Passant subitement d'un sujet à un autre il s'écria : — Françoise ? Monsieur va déjeuner. Hâte-;oi de dresser le couvert. Puis, revenant à son client : — Aimez-vous les champignons ? Vous allez léguster une omelette aux champignons de nos 'orêts que les parisiens seraient fiers de payer es yeux de la tète. Est-ce que vous venez de loin ? Vous allez à la foire de Grainville sans doute ? C'est cela, vous allez à la foire de Grainville. On prétend qu'il y aura du beau bétail. Moi aussi, j'irai à la foire, mais je ne partirai jue cette nuit vers deux ou trois heures du natin. Françoise, n'oublie pas de me préparer un îopieux déjeuner pour cette nuit. Tu me mettras du café bien fort dans une ;afetière qué je ferai chauffer sur une lampe i alcool. C'est que, voyez-vous, Monsieur, je ne m'embarque jamais sans biscuits. Lorsque je suis bien lesté je me mets en roule gaiement. On plaisante mon gros ventre et ma figure spanciuie ; si la cuisine de la mère Françoise n'était pas succulente, est-ce que j'aurais cet embonpoint et cet air de béatitude ? Mon prédécesseur était maigre comme un coucou ; en le voyant, les voyageurs se méfiaient et s'arrangeaient pour aller déjeûner ailleurs. Le premier devoir d'un hôtelier c'est d'être gras, rose, joufflu, et de se tenir constamment sur sa porte pour servir d'enseigne à sa maison. A chacune de ces paroles, drôles ou non, 1 hôtelier éclatait de rire, les soubresauts de son abdomen s? prolongeaient longuement e1-lui donnaient l'air d'un bon gros Silène hilare et insouciant. 11 se mit à raconter toutes sortes d'histoires, qu'il entrecoupait de réflexions amères à « la patronne ï comme il disait. Puis, le couvert du fermier fut mis dans une petite salle à manger dont le plafond était noirci de traces de mouches. Les mouches, en nombre incalculable, s'étaient collées aux vitres, aux parois de la pièce, à la suspension pour y mourir. Les premiers froid du matin les avaient tuées et leurs cadavres demeuraient accrochés là où elles s'étaient posées pour mourir sans que le balai ou le plumeau songeât à les faire disparaître.» Pour le déjeuner, l'hôtelier plaça son couvert en lace de celui de François Dayrelle afin, disait-il, de lui tenir compagnie. — Ce serait un affront à vous faire que de vous laisser seul à table, ajouta-t-il. On mange mal lorsqu'on ne mange pas gaiement.Pendant le service, il continua à raconter des hisioires joviales qu'il tenait des voyageurs de commerce, Il s'était imposé la tâche de distraire son hôte et se donnait beaucoup de mal pour y parvenir, le fermier n'écoutant que d'une oreille distraite les propos de l'hôtelier et se trouvant dans l'impossibilité de placer un seul mot, tant la prolixité du cabaretier était abondante. François Dayrelle mangeait peu. Son camarade de table témoignait d'un appétit dévorant. 11 reprenait de tout les plats, plusieurs fois, et chacune de ses bouchées lui suggérait un trait d'humour ou d'esprit. — Je suis gras, dit-il, mais vous pouvez remarquer que je me donne de la peine à table. Ce n'est pas en léchant les murs que je suis parvenu à acquérir cet embonpoint considérable dont je suis glorieux. Quand j'étais plus jeune, j'étais coquet ; je j souhaitais de rester svelte et alerte, mais ce ! pendard d'appétit m'en empêchait. J'ai tout fait pour maigrir, j'ai pris pour plus : de cent francs de pilules et de drogues de toutes sortes et je n'obtins aucun résultat. Quand on a un coup de fourchette comme le mien, il n'y a rien à l'air* qu'à se laisser prendre de l'ampleur. Un des médecins que j'ai consultés m'a conseillé de supprimer un plat ou deux à chacun de mes repas ; de suivre un régime, de me mettre à la diète de temps en temps. Je l'ai regardé avec stupeur. Est-ce qu'il ne prétendait pas me soigner comme si j'avais été malalade V Or, je n'étais pas malade puisque ce qui caractérise la maladie, c'est la maigreur. Bref, chacun prend son plaisir où il le trouve ici bas ; moi je le trouve à table. François Dayrelle attendit l'occasion de parler et demanda : ■— Est-ce que vous pourriez me donner une chambre pour la nuit ? Je me sens un peu fatigué. J'ai fait une longue course déjà. Je pensais me rendre ce soir même à Grainville, mais je ne partirai que demain dans la journée. — Mais certainement répliqua l'hôtelier, vous allez vous reposer, vous avez raison de vous reposer. — Je me sens un peu malade, ajouta le fermier et je vous demanderai tout à l'heure de me conduire à ma chambre. Vous avez pu le remarquer, j'ai peu mangé... _ ~7 En effet et, si vous le désirez, j'attellerai Kiki, mon poulain, pour aller chercher un medecin. — Rassurez-vous, je ne suis pas malade au point d'avoir besoin du secours d'un médecin. Je me suis levé de très grand matin ; je suis parti presque à jeun et j'éprouve un malaise passager auquel je suis sujet et qui disparaîtra après une bonne nuit de repos. Si je puis me rapporter à votre discrétion, je me permettrai de vous demander de ne révéler à personne ma présence dans votre hôtel. J'ai un peu d'argent sur moi, ayant quelques achats à faire et je vous serais obligé, s'il venait des inconnus, de ne pas les informer de ma présence ici ; nous vivons en des temps ii troubles 1 L'hôtelier parla à voix bosse : — Vous pouvez être complètement rassuré Notre maison est perdue au milieu des bois et nous ne recevons ici, pour la nuit, que des personnes que nous connaissons. Ce sont des ouvriers des bois pour la plupart ■ gens paisibles qui aiment à jouer aux cartes et a boire abondamment de temps en temps mais d'une honnêteté hors de doute. Du reste, je vous approuve d'être prudent Ces singuliers bandits, que la police ne parvient pas à arrêter, feraient peur à plus braves que nous. Je vous ferai donner la chambre que nous reservons aux amis ; elle e.-1 placée précisément en face de la nôtre et loin de celles que je donne aux voyageurs ordinaires. Cette nuit vous entendrez du bruit de bonne heure ; ne vous tourmentez pas, car ce sera moi qui me lèverai vers deux ou trois heures pour me rendre à la foire et au marché. Je vais, chaque semaine, m'approvisionner au bourg voisin et je tiens à être rentré assez tôt pour aider à servir les nombreuses personnes qui passeront sur les routes en se rendant à la foire. Je vous proposerais bien de vous conduire à Granville, mais vous ne serez pas réveillé à l'heure où je partirai. Dormez sur vos deux oreilles et soyei sans crainte, ma maison est tranquille. Je ne recevrais pas un individu de mine suspecte. Quand donc nous débarrassera-t-on de ces fameux bandits ? François Dayrelle était satisfait d'avoir trouvé le moyen de demeurer à l'auberge sans éveiller de méfiance chez le cabaretier. Il monta dans sa chambre sous le prétexte de se reposer et, en traversant le corridor, il examina attentivement 1 état des lieux. (A Suivre).

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Cet article est une édition du titre Le courrier du Limbourg appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Tongres du 1854 au 1921.

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