Le matin

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s.n. 1914, 28 Juin. Le matin. Accès à 22 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/pg1hh6dc4t/
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V ,-X \ L^. NI Dimanche 28 Juin 1914 -r ■■■ SEIZE PASE8 —CUVQdMMTliÏE» 21me Année — N° 179 - -V . ftrj .V | .RÉDACTION 39, VIEILLE BOURSE, 39 A.WERS Téléphone Rédaction : S?!.®" Atoonnements : i Un nu fr. IS.OO Anyep.s , ? Six. mois . . . . . 6.S» /.Trois mois « . , , 3.80 (.Un an ÎG.OO Intérieur ? Six mois S îM» I Trois mois . , . . «o liTR\N.çra-: France, Angleterre, Allemagne et Union postale, par trimestre, fr. O.OO. — Hollande e: Crand-Duché, par trimestre, fr. î .OO, L'abonnement se-poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN JOURNAL QUOTIDIEN ADMINISTRATION 39SVIEILLE BOURSEs39 A;«,'V.EIi8 Téléphone Administration : SOI C. de CAUWER, Directeur Anaoïices : Annonces ia petit#* ligne, fr.' O 3ft Annonces financières id, » 1 OO Reclames. la ligne, > l'.SO Faits divers corps id. s 3 <><» Chronique sportive id. » 3 00 Faits divers fin id. » S.OO La Ville id. j 2Î.OO Emissions Prix à convenir Les annonces de la France, de l'Aïujleten'e et de l A nwr-.ave sont, excluxivev:>'i[ l à Bruxelles e% mm. j, lbbkgie & c». Vandalisme archéologique ■i/ j. — .—*>♦»— Nous avons conté comment nos restaurateurs officiels, poursuivant de leur haine tout ce qui n'est pas gothique, ont subrepticement réussi 'à remplacer le pittoresque pignon renaissance de l'hôtel de ville de Xermonde par le traditionnel et banal pignon à redans. Un autre pignon renaissance a été menacé et continue à l'être encore; c'est celui de l'aile gauche de l'ancienne halle de Malines. Encore un pignon gênant, jurant avec la belle ordonnance du gothique, nouveau-vieux; de l'aile droite, soigneusement ré-fectionnée et modernisée. Ce n'est cependant pas l'avis de l'artiste. Du coin de la Grand'Place opposé diagona-lement au pignon subversif, de l'issue de la rue. des Ciseaux, la perspective du bâtiment municipal est aussi originale que pittoresque. Les détails néo-gothiques de l'aile droite, tels que les abominables fenêtres du rez-de-chaussée, ces grandes baies de magasin fermées par une glace et sans le moindre fenestrage, disparaissent dans l'ensemble des lignes, et, fuyant vers la rue de }a. Halle, le corps de bâtiment central, avec ses grilles en moucharabieh, ses échau-guettes en encorbellement, le pignon qui le jsuit, avec ses teintes rougeâtres, composent tin tout où le mélange des époques, témoignant d'additions successives, ne semble nullement anachronique. Mais cet-ensemble intéressant horripile nos restaurateurs officiels et il y aurait un nouveau Lutrin à écrire sur les tentatives de restauration dont l'aile gauche.de l'ancienne halle a été menacée. 'Cette fois,, chose inouïe, les restaurateurs •ont rencontré de l'opposition, non seulement à Malines, mais- jusque dans le sein tde la -commission des monuments, et la foasërvat-ion du pignon a été imposée dans les projets de restauration. Il n'est personne qui ne se souvienne, ®anfe une joie pure, de la réalisation, en dé-porX d'un de ces projets sur le bâtiment ànênîe. Pour démontrer la nécessité de la suppression (Ui jaisno^,,-xe-naissapce, i'aur ■leur avait imaginé de créneler l'a corniche, «sous prétexte que l'on crénelait au moyen âge les bâtiments civils, et de faire passer de crénelage, devant le pignon, en coupant jcelui-ci. De plus, à, côté du pignon, à l'angle de la rue de la Halle, il avait planté un superbe clocheton gothique, presque un -beffroi. Cela n'avait évidemment pas le sens {commun. Devant le pignon le crénelage avait juste l'épaisseur d'un cartonnage et on n'eut pas pu cacher l'insecte le plus plat derrière les merlons. Le clocheton, isolé à côté du pignon, .avait l'air d'une chandelle pleurant après un chandelier. Le truc- était merveilleux, mais à tel point ridicule qu'il fut immédiatement percé à. jour et n'obtint aucun succès. Cela veut-il dire que le pignon soit défi-Kitivemeiit sauvé? Non pas. Allez voir et vous vous rendrez compte du procédé mis en œuvre pour s'en défaire. On ne l'entretient pas. Les baies sont laissées complaisamment ouvertes aux intempéries et, au travers, on voit les jours du splendide toit provisoire en carton bitumé recouvrant cette partie du bâtiment. Grâce à cet ingénieux procédé de conservation, le pignon révolutionnaire deviendra bientôt un danger pour la sécurité publique et ce sera un prétexte pour le démolir et ériger à sa place un beau bâtiment, tout neuf, avec le traditionnel pignon à redans, comme celui d'en face. Du reste, ce n'est pas le seul méfait médité ou perpétré à Malines. Il suffit, pour s'en convaincre, de jeter les yeux sur certaines maisons, qui dans tout autre pays seraient classées comme monuments historiques.Et il suffit de songer à la Mellane, cette jolie petite rivière donnant à certains coins de Malines l'aspect d'un petit Bruges, avec ses ponts archaïques. Ces coins pittoresques ont disparu pour faire place à des ruelles déplorables circulant entre les façades postérieures de maisons dont la disposition est tout à fait anormale à présent qu'elles ne trempent plus dans l'eau. Mais ici, c'est l'hygiène qui a motivé ce méfait. En été, à marée basse, la Mellane laissait à, découvert des fonds va.seux. A marée basse! Justement. La marée se faisait sentir dans la Mellane comme dans' la; Dyle. Avec une vanne, et une châsse d'eau, on eût pu disposer en tout temps d'un mètre d'eau dans la rivière. On se demande, d'ailleurs, en quoi la suppression de la Mellane améliore l'hygiène puisqu'il reste la Dyle qui n'est, pas moins vaseuse à marée basse, comme nous l'avons personnellement constaté. Et puis, voyez quelle logique. Il a bien fallu, en présence des protestations, conserver le joli point de vue du refuge de l'abbaye d'Herckenrode, dans son cadre de verdure. Là, la Mellane continue à couler à ciel ouvert, avec ses soi-disant miasmes. Mais j le joli pont complétant le tableau est sup- | primé et la cuvettê dans laquelle le refuge baigne ses fondations est bordée d'un joli bout de quai en béton lui donnant l'aspect S enchanteur du bassin du jardin de M Prud'homme. Nous pourrions nous appesantir sur M'a lines; mais cela nous mettrait de mauvais* humeur et, pour nous calmer, nous feron-un petit crochet sur Léau. Léau: -s oir les guides. Hôtel de ville, pé tit bijou, etc. Petit bijou heureusement entier, que.no; restaurateurs dfl'iciels ne peuvent abîmer Tout au plus se sont-ils permis de remettra l'escalier à neuf, san^s le gothiquer, vi qu'il l'était déjà. Mais juste ciel! qu'aperçurent-ils ai cours de ce travail, dans trois niches au dessus du porche: Charles Quint encadrt d'un bourgeois et d'un homme d'armes; 1( gouvernement, le pouvoir, soutenu par ls bourgeoisie et par l'armée. Que faisait cet te allégorie dans un hôtel d*e ville gothi que? Ce qu'ils y faisaient? Ils témoignaient d< ce que Charles Quint s'était intéressé i Léau, avait probablement financé poui l'entretien de l'hôtel de ville. C'était géné ralement l'habitude, à cette époque, quant le souverain faisait acte de bienfaiteur d'en conserver le souvenir par son effigie Charles Quint, dans sa niche, était er quelque sorte une signature archéologique Mais Charles Quint n'est pas gothique;-i est renaissance. Et Charles Quint, le bourgeois et l'hom me d'armes, ont- été .supprimés et rempla ces par la Vierge entre un moine et ut évêque. C'est invraisemblable, mais c'est romme ça! Des souvenirs archéologiques précieux ont été remplacés par des produits reli gieux modernes sous prétexte d'anàchro nisme. 1 C'est trop beau pour ne pas rester sop.s cette impression. On ne sait si on doit rir< ou se fâcher. A quoi bon se fâcher, d'ailleurs?Les pom lires cuites sont hors de prix. Huma Lettre de Londres (Correspondance particulière du Matin.) Mariage d'amour. — Les époux Cameron. — Retour des Indes., ■— Héritage d'un colliei de perles. — Contrat d'assurance et vol simulé. — Un innocent. Londres, 26 juin. M. Cecil Aylmer Cameron - était lieucenani dans l'artillerie royale quand en 1909, à Edifn bourg' où il était né, il épousa Miss Rub> Shav\ e, jeune fille de condition modeste qui ne lui apportait aucune fortune. Ce n'est pas d'ailleurs une coutume chez nous que les filles soient dotées au moment du mariage, leurs apports résultant le plus souvent de succès sions. Le lieutenant Cameron n'était, pas sans fortune et il appartenait à une vieille famille militaire. Son père est mort colonel en activité de service après avoir été décoré de ls croix de Victoria, la plus haute récompense que puisse ambitionner un militaire puisqu'elle résulte d'une action d'éclat accomplie sur le champ de bataille : c'est la seule décoration britannique qui ne soit portée ni par le roi ni par les princes parce qu'il faut la mériter. Le grand-père du lieutenant avait commandé un régiment des grenadiers de la garde sur le champ de bataille de Waterloo ï>ù il avait été glorieusement blessé. M. Cameron possédait à peu près quatre mille francs de rente. Après le mariage il emmena sa femme à Delhi où sa batterie tenait garnison. Comme il s'était assimilé la langue russe et comme il avait passé avec succès ses examens d'interprète, il fut employé sur la frontière de l'Asie centrale, c'est-à-dire séparé de sa femme. Au surplus le climat de l'Inde ne convenait point à Mme Cameron et le lieutenant demanda à rentrer en Kcosse dès qu'il obtint sa promotion de capitaine. Vers la fin de 1910 le m''tiage se retrouvait à Edimbourg où le. mari avait obtenu un emploi de son grade. Il semble qu'aussitôt les époux Cameron, privés des suppléments de solde et des larges indemnités dont bénéficient les officiers de l'armée de l'Inde, aient connu des difficultés d'argent Le capitaine se lit eiempter du mess et de la plupart des obligations qui pouvaient l'induire en dépense. Il avait loué une toute petite maison dans un faubourg et il n'y recevait personne. La situation s'annonça meilleure par un héritage qui échut à Mme Cameron. Un matin elle parla à son mari d'une amie d'enfance dont la vie l'avait séparée malgré leur mutuelle affection et qui venait tout, justement de mourir. En l'absence de l'officier, un solicitor s'était présenté pour annoncei à la femme du capitaine que Miss Hélène Walker ^- c'était le nom de l'amie — lui avait légué un collier de perles d'une grande valeur. Seulement Miss Walker était décédée à Londres et il fallait aller à Londres pour prendre possession du collier. L'événement, se produisait vers la fin de décembre 1910. Le capitaine ne put s'absentei et Mme Cameron partit seule. * " * De Londres elle écrivit, le lendemain de son arrivée, que les formalités légales avaient été lestement expédiées. Elle avait le précieux collier mais elle n'osait pas le rapporter elle-même à Edimbourg, par crainte qu'on le lui volât en cours de route. En conséquence elle se proposait d'abord de faire assurer le collier, ensuite de le confier à une maison de banque qui aurait une succursale à Edimbourg et qui se chargerait de l'y faire parvenir. Le capitaine approuva ces arrangements et sa iemme y pourvut. Le 3 janvier 1911 Mme Cameron se présentait la compagnie du Lloyd's avec un collier formé, de trois rangs ri? perles que les experts de la compagnie esiimèrent 162,300 francs et que la compagnie assura pour cette . somme-non seulement, contre les accidents' éventuels du voyage entre Londres et Edi'm-. bourg mais aussi contre le vol pour une pé-; riode de dix, années. Les agents du Lloyd's offraient à l'héritière de se charger du trans-! port; elle déclina leurs piopositions en donnant pour motif qu'elle s'était déjà entendue ■ avec un banquier. Après quoi elle revint à Edimbourg avec ; sa poKçe d'assurance. , Quelques jours plus tard elle recevait avis, [ personnellement, que le collier était arrivé en . Ecosse et, que la banque le tenait à sa disposition. Elle ne s'empressa pas d'aller le chercher et le capitaine ne se montra point cu-: rieux de le voir. Les deux époux avaient pris ■ leur parti : le collier serait vendu; on en tire- • rait toujours bien cent cinquante mille francs i que l'on placerait en rentes, pour ajouter aux revenus du ménage. A cette fin Mme Cameron ébaucha quelques démarches, s'infor-mant des personnes assez riches pour s'offrir un si magnifique bijou. Ainsi l'histoire de l'héritage s'accrédita et valut à Mme Cameron ' une sorte de notoriété mondaine. 0 n matin ; - elle crut avoir trouvé acheteur et elle décida • qu'elle irait le soir même retirer le collier ■ des caisses de la banque. I Elle s'y rendit en effet le 3 février, vers cinq heures. , . Son malheur voulut-qu'en cette opération si «impie elle accumulât les imprudences. Elle 1 ne songea pas à se faire accompagner de son mari ou d'une autre personne. Elle se rendit . à la banque à la nuit tombée. Au lieu de rapporter le collier dans son écrin, elle se le . passa.autour du cpu. Enfin pour rentrer chez elle elle choisit des rues désertes et peu sûres. Elle fut vp.'ée. Deux hommes se jetèrent sur : elle, dont l'un lui maintenait les mains.; tandis que' l'autre lui enlevait le collier. Quand un s policeman accourut aux. cris de la pauvre : femme, les bandits avaient disparu. ! • • • ' '**«• Le Lloyd's fut invité à s'exécuter mais il y ' apporta des, façons. La police d'assurance était ' parfaitement en règle mais les agents de la compagnie posèrent à Mme Cameron des ■ questions embarrassantes à quoi elle n'opposa point de réponse satisfaisante. Quel .soliciter d'Edimbourg lui - avait annoncé l'héritage? Chez quel sb'i'ciior de Londres avait,-elle reçu livraison du collier? Où était décédee Miss Hélène Walker et où vivait-elle au moment, de son décès ? A quelle maison de banque s'était adressée- l'héritière pour le transport du bijou et à. qtaelle succursale s'était-elle présentée po.ur le prendre ? Mme Cameron avait tout oublié.' Elle ne se souvenait; plus de rien. Aux questions qu'on lui posait e'ie répondait en exhibant sa police d'assurance d'où résultait évidemment 1a. preuve que le collier exis-, ; tait puisqu'il avait été produit, estimé et - assuré. Des soupçons d'escroquerie apparurent qu'un supplément d'enquête vint confirmer, i On découvrit que, le 4 janvier, Mme Cameron . s'était présentée chez une-ancienne amie de i pension mariée à l'un des deux frères Car-rington, les célèbres joailliers de la Cité de , Londres. Elle avait raconté qu'elle accompagnait une grande dame d'Edimbourg qui désirait • acheter des diamants et des perles en vue d'un très prochain mariage, et elle avait obtenu qu'on lui confierait un collier de trois rangs pendant vingt-quatre heures. C'était ce collier qu'elle • j.vait présenté à l'administration du Lloyd's et fait assurer à son profit - pour 162,300 francs. Cette certitude acquise, l'intrigue de Mme Cameron devenait éclatante de bêtise et de maladresse. Le Lloyd's refusa de payer et porta plainte: les époux Cameron furent arrêtés. En son temps l'affaire fit sc-andale. Le 3 juin 1911, après une brève instruction qui avait dissipé tous les doutes, les époux Cameron furent amenés devant le jury criminel d'Edimbourg et condamnés l'un et l'autre à trois ans de travaux forcés. Ils avaient eu, comme on dit en argot judiciaire, une mauvaise attitude, la femme s'obstinaht dans une défense imbécile, le mari dans un silence absolu. Atteinte d'une maladie à laquelle elle succomba l'année même, Mme Cameron fut graciée au bous de trois mois, le-capitaine a fcubi sa peine jusqu'au dernier jour. Il était innocent! Il n'avait rien soupçonné de l'escroquerie si audacieusement organisée par sa femme. La vérité lui était brusquement apparue au dernier moment., dans l'impuissance de l'accusée à se justifier, et il s'était alors arrêté au parti de ne plus souffler mot j»OLir éviter de la compromettre davantage. La certitude de son innocence ne résulte pas seulement, des déclarations verbales et écrites de Mme Cameron au moment de sa mort; elle procède davantage, d'une enquête à laquelle s'est- livré Sir Herbert Raphaël, représentant à la Chambre des Communes pour la circonscription septentrionale du Derbyshire. C'est uniquement par dévouement conjugal que le capitaine s'est sacrifié, qu'il a accepté sa condamnation, qu'il s'est laissé chasser de l'armée après dix années de bons et loyaux services. Rien n'est plus facile que de réhabiliter aujourd'hui M. Cameron; — et c'est malheureusement impossible. Pourquoi ? Parce qu'il n'existe en Ecosse ni tribunal de révision ni cour d'appel des arrêts criminels. L'innocence du capitaine fût-elle mille fois démontrée, i! faut pour la proclamer légalement une lo> -'u Parlement instituant une procédure de révision. Sir Herbert Raphaël a déposé aux Communes une proposition de loi en ce sens et la Chambre l'a. inscrite d'urgence à son ordre du jour. D'autre part un pétitioiinemèrt s'organise pour obLenir la réintégration du capitaine Cameron dans l'armée. On y rencontre, parmi trois cents a,utres, 'es noms du feld-maréclial comte Roberts, du duc de Norfolk, du marquis de.Lansdo.wne, de l.ord Cromer, du comte de Selborne et de tous les officiers avec lesquels ou sous lesquels-M. Cameron a servi. Tous les magistrats écossais, tous les clergymen d'Edimbourg-, tous.les magistrats municipaux ont signé. Le roi George vient de se faire envoyer le dossier. C'est un très tel élan de justice et de réparation.-J / Harry LES FAITS DU JOUR L'ESCADRE ANGLAISE A KIËL Le vaisseau amiral de l'escadre anglaise KingGteorge-Y, ancré "à Kiel, a -reçu la visite de l'empereur Guillaume. C'est un magnifique dreadnought d'un type tout récent qui dépasse 27,000 tonnes, est armé de dix canons de 343 mm., alors que les unités de la-plus puissante division cuirassée de la flotte allemande ont un tonnage légèrement inférieur et ne possèdent que des canons de 305 mm. L'amiral anglais Warrender et les commandants des- vaisseaux de l'escadre s'étaient réunis à bord du king-Geprgc-V. L'empereur Guillaume fit hisser dès son arrivée son pavillon d'amiral anglais, puis passa en revue les 900 hommes de l'équipage. On signale le fait qu'il ne s'attarda point à examiner les canons et certains dispositifs spéciaux placés sur le pont du cuirassé, mais se borna à défiler rapidement devant le front des marins qui présentaient les armes. Cette formalité accomplie, il s'entretint pendant près d'une heure-avec l'amiral Warrender en se promenant avec lui à grands pas sur le pont du cuirassé. Selon le Berliner Lokal-Anzerger, il parla de l'excellence des marins anglais et. raconta qu'il en eut autrefois à bord de son yacht Meteor. Il ajouta, que son équipage est maintenant entièrement allemand. ' « Ce n'est pas le meilleur du monde, aurait, selon" ce journal, déclaré l'empereur. Je ne eesse pas de former des matelots à mon bord et je les passe ensuite, lorsqu'ils sont devenus bons marins, à des yachtsmen allemands. C'est une façon de nous émanciper sur ce point des Anglais.» .Avec,cette courtoisie joviale qui lui. a gagné bien des sympathies, le souverain causa ensuite avec les autres officiers anglais. Lorsqu'on lui présenta l'aumônier anglican du bord, il demanda: « J'espère bien, monsieur, que grâce à votre zèle aucun matelot ne jure à bord du ? » L'empereur inscrivit son nom sur- le registre du bord, puis quitta le vaisseau amiral qui salua son départ de vingt et un coups de canon, salut dû à tout, grand-amiral de la flotte anglaise. Fox. La politique itaiienne L'OBSTRUCTION A LA CHAMBRE ROME, 26. — La Chambre a siégé aujourd'hui depuis 10 heures du matin jusqu'à 1 h. 45 de l'après-midi et depuis 3 heures jusqu'à 10 heures du soir.Les socialistes ont continué leur obstruction sur les mesures financières. Les organes socialistes réformistes blâment vivement cette façon d'agir. Les socialistes réformistes ne prennent pas part, en effet, à l'obstruction. La situation en Orient L'OPINION DU MINISTRE DES ETATS-UNIS ATHENES. 26. — Le ministre des Etats-Unis à Athènes a adressé aux journaux un rapport sur son enquête en Albanie, où il s'est rendu avec l'autorisation de son gouvernement. Il a fait une visite à M. Zographos et s'est mis à la disposition de la commission de contrôle qui ne lui a pas répondu. 11 considère que la situation en Albanie confine à l'anarchie et que le régime actuel ne pourra subsister en raison des rivalités. 11 fait appel aux puissances pour la constitution d'un Etat neutre, ayant un gouvernement essentiellement local. UNE LEGION AUTRICHIENNE POUR L'ALBANIE! VIENNE, 26. — Jusqu'à 3 heures, 1,200 personnes. parmi lesquelles des officiers, des sous-officiers, des médecins, des étudiants, des anciens soldats avaient été enrôlées dans le corps austro-hongrois qu'organisent pour l'Albanie le sculpteur Gurschner et l'architecte Wirth et dont le départ - est annoncé pour après-demain. Une première somme de cent, mille couronnes aurait été mise à la disposition des organisateurs par des particuliers. I.es volontaires recevront, des armes à leur arrivée à Durazzo. M. Gurschner, qui est le commandant, du corps des automobilistes auxiliaires de l'armée, a démissionné pour prendre le commandement de la légion étrangère albanaise On mande au dernier moment qu'à la clôture des inscriptions la liste dépasse 1,600. LA POLICE INTERDIT LES ENROLEMENTS VIENNE, 27. — Aujourd'hui, à 2 heures de l'après-midi, la police a interdit les enrôlements de volontaires pour l'Albanie par le comité constitué par le sculpteur Gurschner. POURPARLERS DURA.ZZO, 26 (soir). — Les rebelles demandent dans leur lettre que l'on procède a de nouvelles négociations de paix, qui n'ont pu continuer avant-hier en raison de l'absence des représentants de quelques localités rebelles. Toutefois ils désirent l'envoi d'un délégué du prince ainsi que d'un représentant de l'Angleterre, attendu qu'ils auraient confiance en ce dernier, mais les rebelles repoussent le négociateur, qui pourrait être nommé par le gouvernement et auquel ils n'accorderaient aucune confiance. ?■ - ■ - - . . j - LE PRINCE BIB-DODA REMPORTE UNE VICTOIRE DURAZZO, 26..— On-annonce cet après-mi di que le prince Bib-Doda avance victorieu sement et qu'il s'est emparé hier d'une position fortifiée, défendue par 500 rebelles. Bib Doda prépare maintenant une action militaire contre la localité de Preza, dont la pris» a une grande importance stratégique pour ls continuation de la marche en avant contr» Chiak. A côté de ces informations favorables on a reçu du Sud des nouvelles inquiétantes. Les .Epirotes, eux aussi, s'arment maintenant pour marcher contre le Nord. L'EMPRUNT MONTENEGRIN CETTIGNE, 27. — Les grandes puissances ont ratifié le versement de l'avance de .3 millions sur l'emprunt international de 40 millions, avance récemment conclue entre le gouvernement monténégrin d'un côté et la Banque de Milan et la Banque ce Paris et dès-Pays-Bas de l'autre côté, à condition que ce versement soit appliqué exclusivement aux réquisitions déjà faites. Le paiement s'effectuera prochainement en trois versements. Oépêches diverses LE « GOTHLANO » EST RENFLOUE LONDRES, 27. — Une dépêche de Seifly annonce que-le GotHlànd a été renfloué.' SCILLY, 27. — Le Gothland a jeté l'ancre dans la rade- de St-Marys, à 8 h. 25. LA TERRE TREMBLE A LEIPZIG LEIPZIG, 27. — Ce matin, vers 3 heures, un tremblement de terre assez fort, accompagné de grondements souterrains, a été ressenti à Leipzig, faisant vibrer les vi;res et déplaçant les meubles. Deux secousses assez, fortes ont également été ressenties dans la région Xord-Ouet du royaume de Saxe. LES GREVES EM ESPAGNE MADRID, 26. — L'Union générale des travailleurs a repoussé une proposition tendant à envoyer une commission à Rio-Tinto pour étudier la.question de la, grève. Les.représentants des. compagnies ont, décidé de soumettre le cas au comité international des syndicats. - ■ LE GRISOU OVIEDO, 26. — Une dépêche de Mieres ai> nonce qu'une explosion de grisou s'est produite dans la mine Mariana. Trois ouvriers ont été tués et un grièvement blessé. L'INCENDIE DE SALEM SALEM (Massachusetts), 26. — I.es peîtes totales dues .à l'incendie qui a éclaté hier sont estimées à dix millions de dollars.' Jusqu'ici on signale seulement quatre morts. Les plus grosses pertes sont éprouvées par une grande tannerie dont, les employés ont, toui perdu: habitations, mobilier, vêtements et travail. La Ville Les personnes qui prendront un abonnement au MATIN pour 1914, recevront le journal GRATUITEMENT, à partir du jour de leur inscription, jusqu'au ao juin inclus. Les abonnements pour l'intérieur du pays et l'étranger se prennent tfaei im torsfcax fi» poste ou aux facteurs. Les personnes habitant hors d'Anvers mt nous adressant directement leur demande s'exposent à des retards. wt Nos édiles à Lyon Les rapports qu'entretiennent les municipalités belges avec leurs collègues des grandes villes françaises, se font de plus en plus cordiaux. t ' , L'on sait quel accueil la-ville de Paris réserva récemment à nos édiles. Voici qu'à l'occasion de son exposition, la ville de Lyon vient de lancer une invitation collective aux bourgmestres, échevins et conseillers de Bruxelles, d'Anvers, de Ga.nd et de Liège, les priant d'assister aux fêtes qui seront données en leur honneur le 10 a.oùt prochain.Selon toute probabilité c'est M. l'échevin Strauss qui conduira à cette occasion la délégation anversoise, M/ le bourgmestre De Vos devant se trouver en vacances au début du mois d'août. Il va sans dire que les frais de cette excursion demeureront à 1a, charge de chacun des participants. Jusqu'à présent une dizaine d'adhésions ont été recueillies. "vw\ Au Musée Plantin En parlant, récemment, du départ de M. Max Rooses, qui fut, dès la fondation, le distingué conservateur du Musée Plantin, nous annoncions que la Ville-, en témoignage de reconnaissance pour des services émi-nents, avait décidé d'offrir, à l'un des savants qui honorent le plus la Belgique, son portrait, peint par Henri Luyten. Ce portrait, d'ailleurs, occupera une place d'honneur clans cette Maison dont la renommée mondiale est intimement liée à son nom. Mais il faut r«inaugurer» en quelque sorte. Et il est nécessaire aussi, il- est dans les vœux de tous, que l'installation de ce portrait tlorme lieu à une cérémonie solennelle.Celle-ci. se déroulera probablement le 1er juillet. Et l'on compte dès maintenant, sur la présence des membres du Conseil communal et, d'un grand nombre .de personnalités du monde scientifique et artistique pour lui donner tout l'éclat désirable. *<vvv La taxe sur la t>lus-value immobilière La Métropole consacre deux colonnes à analyser la lettre envoyée par le ministre à la Ville au. sujet de la; taxe sur la plus-| value et déclare que cette réponse est pour

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Cet article est une édition du titre Le matin appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1894 au 1974.

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