Le matin

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s.n. 1914, 21 Septembre. Le matin. Accès à 21 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/p55db7wx2q/
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■ Lundi 21 Septembre 1914 MtJIT — umiij jjasiiM m.'rn.au.aam *«"" wnnee — m- rédaction K< /IgILLE BOURSE, 3S> V"' AX^HS ■ x.T'léphone Rédaction : S l'y ji.Bonn.emeiits : i Un an . . . • -lr. 19.OO I, ; Six mois e.&o Ba^k j Trois mois • . * • 3.80 1 Un an • • • • • • ÏO.OO ■t.i.rRTtup» l Six mois « . . . . 8SO ■K'-' I Trois mois , . . . ïî.OO n.>i«rrR • France, Angleterre, Allemagne et Union KLle par trimestre, fr. 9.00. - Hollande et I fond-Duché, par trimestre, fr. Ï.OO, Hibonnement se poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN administration 33,VIEILLE BOURSE, 39 AkvÉin® Téléphone Administration : S61 C. de CAUWER, Directeur Annonces : Annonces —' la petite ligne, fr. 0.80 Annonces financières Mi, > 1 OO Réclames la ligne, « 1 2ÎO Faits divers corps ia. » 8 OO Chronique sportive ici.. » « OO Faits divers fin id. j Sê.OO La Ville id. » S OO Emissions Prix à convenir. Kes annonces de la France, de l'Angleterre al de l Amérique sont excluaioement reçues « Bruxelleê «hez MM. J. Lebegue <fc C°. JOURNAL QUOTIDIEN Ilonmains et Bulgares participeraient ! la guerre aux côtes des Russes LONDRES, 19 septembre. — Selon une dépêche de /ashington, la Roumanie et la Bulgarie participeraient isritot à la guerre aux côtés de ia Russie. — (Reuter). feux avant-postes Autour de Termonde Bous partons, retournant une fois encore di Hùk de ce pays de Waes que déjà nous com Kjspni» à connaître parfaitement. Partou HL tranchées belges, solidement établies, hé ^Kient la région de travaux défensifs impo Hkts. Les inondations exécutées d'après le; K,,» du génie militaire sont encore parfaite Har l'abondance d'eau tombée ces jours-ci. ■a W..., le pont sur la Durme, qut était trè: ^■alaisement praticable aux automobiles, a ét< ■{pare. «Et les Prussiens?» demandons-nous ^■amtenant que nous nous approchons di ■kembergen. «Les Prussiens 1 » nous réponc H officier, «ils fichent le camp quand ils ap ■prient que les soldats belges sont là l » «Ces jours-ci, à la sortie du passage de 1; Hkirme, nous étions obligés, à cause d'un bar HgjV, de louvoyer autour d'une ferme entri ■n puits à purin et l'Escaut sur un minus ^^Kle et étroit chemin de deux mètres de large ^Hjourd'hui nous pouvons suivre la route e Hiler directement sur Zele, d'où, par un cro ■lif>. nous atteignons Grembergen. ■ Ici Le Matin est chaleureusement accueilli ■|s nouvelles de notre édition, du matin, atter ■ne; avec impatience, sont immédiatement dé ■ Nous nous réjouissons de voir flotter à 1; But de l'église de Termonde lé drapeau belg Btu nargue les Allemands. Mais, que voici Bit attelage de deux gros chevaux s'amène, ti ■ut un avant-train marqué : « 2 Garde Fs. A ■LHB.A. (10cm. K. 04} Park-Komp. », la fa ■iiase cuisine volante enlevée dernièremen ■u ennemis devant Alost. La cuisine, pou ^■te allemande, n'en contient pas moins d'ex ■pse soupe qu'on sert aux hommes veii ■unions les tranchées et qui nous tient lieu d'apéritif. La cuisine et les chevaux son ■prasés aux couleurs belges. Hu-deià (te Malines vers Bruxelle ■ Nous rentrons et repartons vers Waelherr ■<£ vours de route, nous entendons, par di: ■ce successives, le canon tonner. Nous non ■•ions et ne tardons pas d'apprendre que 1 ■on de Wavre-Sainte'Catherine, entre den: ■cures et demie et trois heures, a envoyé 1 ■essert dominical aux officiers allemands o( ■ppés à se goberger dans la position ennemi ■isbiie à Hofstade. Ici, comme dans le pay ■e Waes, les tranchées et les travaux de dé ■ense retiennent notre attention. Sur le pou ■' Waelhem que caresse à peu près l'eau mor ■ute de la marée, un volontaire nous appren ^■yeusement qu'il a pu s'inscrire comme dé ■liant marcher sur la ligne du feu plutôt qu ■« rester dans l'infanterie de forteresse. A; ■'■a de Malines, nous ne pouvons pas plu ^■passer aujourd'hui, dimanche, qu'hier, 1 ■liteau de Geerdeghem. Les sentinelles be ■®s et allemandes se regardent toujours à hui ■h»s mètres de distance et s'envoient même ■ temps en temps, quelques balles, questio: ■e ne pas perdre contact. position occupée par les Allemands ■f3lPst, semble être, comme celle d'Eppeghen joint d'appui de celles d'Hofstade et d'Eli ■'- Us y sont retranchés mais se garder ■N <le faire mine d'avancer. Le fort de Wae ■fn qui, cette nuit encore, leur a, de la gross ■®k de ses pièces, intimé l'ordre de ne poir Hter, les inquiète fort et leurs efforts, en c ■•Mient, tendent uniquement à se mettre ■ptance respectueuse et, a l'abri des canons <3 ■fe excellents ouvrages de la Ire ligne défei H1'- de la place d'Anvers. Vers Baesrode et Termonde ^■Kous revenons» sur Malines. Nous passon ■' l'étroite route qu'entourent de tous côté prairies complètement inondées de la ri Hjw. Les champs -qui ne sont pas envahis pa ■seaux, sont hérissés de travaux de défensi ■~"'re le fort de B... et la redoute voisine -M dernièrement repoussèrent les Allemand ■ cil tuèrent cent cinquante — on nous mor fosse où sont enterrés quatorze All< un peu plus loin fut ensevelie, m Hfcm Une femme à laquelle les ennemis ir SpUW ^ue nous combattons avaient enlev ■A11°ns N c'est le moment de pousser de l'f ■t v'v nos hommes et les Allemands s ■c. a lu<iue à six cents mètres de distàncf W1' sommes exactement, à la limite occupé ■W n?tres- Ud soldat belge tire un moi ■, !' f,'> immédiatement, deux balles, lui de; ■ «-s, sifflent dans 'lair. Une escarmouche ■ -j'ius reprenons la route de Willebroeçk f ■n bientôt dans Baesrode. Ici, un cor ■ la. chasse les Allemands. ^■0]!icavaliers belges ici se sont portés -à si ■tuantea avant contre une quinzaine d ■a4 n cpur| mais émouvant combat s'er ■L,un de nos hommes tombe, mortellemer ■> j£e- wais bientôt trois Allemands sont t,u<" ■'Hem , s-—,'dont certains sont blessés -^■laniB poursuite s'organise et cent cir ^■Près ,cyc^Ktes allemands rencontrés pe ■" sè i-Paî' nds cavaliers sont bientôt obligé en emportant leurs blessés, dan ^■Weî11/011 f'e Opwyck. de Baerdeghem et d dl (avant Alost) jusqu'où nos braves so dats les poursuivent hardiment. 1 Ver& six heures du soir nous rentrons, à la I suite des vainqueurs, et traversant Puers nous regagnons Anvers par Willebroeçk. Boom et Wilryck, sous une pluie battante qui nous cinglait au visage. — Maurice Gtnchez. t • La situation LE ROLE DE LA BELGIQUE Du Times : ' Certains croient ;que la Belgique, parce : qu'elle était pays neutre au moment où la > guerre a éclate, n'a pas le droit de franchir ? la frontière si l'ennemi est rejeté sur son 1 territoire. Mais la Belgique est un état sou-" verain auquel l'Allemagne a formellement déclaré la guerre et rien ne saurait empêcher la i Belgique d'user de ses droits souverains et de - conduire telles opérations qui lui sembleraient 3 bonnes contro l'Allemagne. Nous avons besoin de l'armée de campagne . belge pour les futures opérations en Allema-t gne, et nous avons besoin des officiers belges - et du témoignage des Belges pour la Cour martiale où seront jugés les malfaiteurs qui, à : la grande honte des descendants d'Attila, ont .- été comparés à des Huns. Tôt ou tard, les - généraux et autres officiers allemands qui commandaient à Louvain, à Aersr^ot, à Ter- t monde et partout où des excès sauvages ont a été commis, devront être jugés. Les officiers j allemands maintiennent, quand il leur plait, . une discipline sévère et ils doivent donc être rendus responsables de tous les méfaits com-1 mis sous leurs ordres. La condamnation et la t punition exemplaire de tous les «coupables, r sans distinction de titres ni de rang, sera le . meilleur moyen de mettre un ternie à ces . - rimes atroi es, et cstti» cour martiale pourra fort bien siéger, tandis que les futures opéra-t tions se poursuivront encore. ! Chez les Français s l Un communiqué français e PARIS, 19 septembre. — Communiqué de 2 e heures 45, retardé en transmission. — A notre s aile gauche, sur la rive droite de l'Oise, dans - la direction de Noyon, nous avons progressé, t nous tenons toutes les hauteurs de la rive droi- - te de l'Aisne en face de l'ennemi, qui paraître i renforcer par apport de troupes venues de la - Lorraine. e Au centre, les Allemands n'ont pas bougé des i profondes tranchées qu'ils ont construites, s A notre aile droite, l'armée du kronprinz con-e tinue son mouvement de retraite. Notre avance en Lorraine est régulière, t Dans l'ensemble, les deux partis, fortement re-tranchés, se livrent à des attaques partielles sur 1 tout le front, sans que l'on ait à signaler d'un côté ou de l'autre un résultat décisif. ■ Communiqué du Pressbureau LONDRES, 20 septembre. — Le Pressbureau e communique à 4 heures 20 : it « Aucun changement dans la situation, Le e temps est très mauvais. à » Les contre-attaques livrées par l'ennemi e hier soir et durant la nuit furent aisément re-i- poussées avec des pertes pour les Allemands. > — Reuter. Communiqué de 3 heures—L'aile s gauche française progresse el " prend un drapeau — La cathédrale de Reims en flammes — ^ Au centre, les Français font 1000 prisonniers — Progrès à t l'Est — L'armée saxonne dis-é loquée. '~n PARIS, 20 septembre. —• Communiqué 3 heu- - rea. — A notre aile gauche nous avons encore '• réalisé sur la rive droite de l'Oise de légers progrès; la division d'Algérie a pris un nou> ~ veau drapeau. Toutes les tentatives faites par '* les Allemands, qui étaient appuyés par une nombreuse artillerie, pour rompre notre froni entre Craonne et Reims ont été repoussée3. Autour de Reims !a hauteur de Brimont dent nous avions conquis une partie, a été t reprise par l'ennemi, mais eit revanche noua . nous sommes emparés du massif de la Poiri. pelle. Les Allemands se sont acharnés sans rai-s sons militaires à tirer sur ia cathédrale de e Reims qui est en flammes. i Au centre, entre Reims et l'Argonne, nous t avons enlevé le village Sonain et fait un mil-s lier de prisonniers. Sur le revers occidental - de l'Argonhe nos p'sgrèo sont confirmés. i A l'aile droiîe, en Lorraine, l'ennemi s'est u replié au delà de notre frontière, évacuant en s particulier la région d'Avricourt. s Dans les Vosges, l'adversaire ta»ta de re-e prendre l'offensive aux abords de Saint-Dic, 1- mais sans succus. Nous ne possédons encore aucune confirmation sûre de la reddition des forts non détruits de Maubeuge, mais la presse allemande est Informée de la prise de cette ville et indique même que son gouverneur serait interné à Forgati. L'armée saxonne fut disloquée et son chef général von Hausen, ancien ministre de la guerre de Saxe, est relevé de son commandement.— La division de cavalerie de la même nationalité qui avait combattu en Lorraine au début de la campagne et qui avait ensuite été dirigée vers la Russie a participé à la débâcle de l'armée autrichienne. Elle aurait subi des pertes considérables. — Havas. Sur le front russe Les Autrichiens ont abandonné Jaroslav LONDRES, 211 septembre. — Le Daily Mail publie une dépêche de Petrograde disant que les Autrichiens abandonnèrent et brûlèrent la forteresse de Jaroslav parce que les Russes menaçaient l'arrière. Par suite de la prise de Kryheshov, les Russes coupèrent ainsi les communications de l'arrière à Przemysl. — Reuter. LES RUSES DES RUSSES Le correspondant de guerre de la Gazette de la Bourse raconte qu'à Benttin les Allemand' ont obligé les mineurs polonais, sous menace d'être fusillés, à charger des wagons de char bon. Les mineurs firent ce qui leur était or donné, mais ils réussirent à cacher dans chaque wagon des cartouches de dynamite;. Leui explosion a eu des effets terribles. Un train militaire a été mis en pièces et une fabrique de munitions a sauié. Des cosaques ont surpris un train allemanc armé de plusieurs mitrailleuses qui se rendaii de Chentokof dans le gouvernement de Petro kof. Un petit détachement de cosaques se ca cha près de la voie et, aussitôt que le trair parut, fit feu contre lui. Les Allemands, s'ima ginant qu'ils étaient en force, firent recule) leur train; niais, pouvant ce temps, le gros des cosaques qtii'lê trouvât pat1'derrière aval détruit la voie, ce qui causa le déraillemen: des wagons et les fit tomber dans la. tranchée Les cosaques attaquèrent alors les Allemand: à l'arme blanche et les tuèrent presque tous Les mitrailleuses furent prises. LE MARTEAU DEVIENDRA ENCLUME Une dépêche de Petrograde nous iransme le passage suivant d'un article du Novoié Vré mi a : «Le peuple anglais ne décline pas sa part di la, mission qui incombe aux nations civilisée: de rompre le joug allemand, car il comprent que 1';échec de la France et de la Russie serai la fin de l'Angleterre. » Espérons donc que la Grande-Bretagne n< tardera, pas à jeter sur le sol français tous se: effectifs, jusqu'au dernier soldat et jusqu'à li dernière batterie. » Elle doit le faire immédiatement, car li voie où l'armée russe marche au secours dt noble peuple français est longue et pénible Nos succès en Prusse et nos victoires en Gali cie ont obligé les Allemands a affaiblir d< 300,000 hommes leurs effectifs de France. » Peu à peu, le marteau allemand se trans forme en enclume. Que l'Angleterre contribui à cette transformation.» Oui, le marteau deviendra enclume, et l'ap pel du Novoié Vrémia s'adresse à un peupl déjà convaincu et prêt à tous les sacrifice pour écraser l'ennemi commun de l'Europe. Chez les Serbes RUPTURE DES RELATIONS GERMANO-SERBESQuelque étrange que cela puisse paraître, 1 ministre et le personnel de la légation aile mande à Belgrade étaient restés à leur post 1 bien après le début des hostilités. Nous appre nons maintenant que c'est le 10 septembre seu , lement qu'ils ont quitté Belgrade, et ce su: l'invitation du gouvernement serbe. Chez les Anglais Le prix des vivres LONDRES, 19 septembre. — l a dernière sin tistique officielle constate, qu'à l'exception de 1 vifmde et du fromage dont les prix se sont éle vés d'environ 4 et 'i pence respectivement le kilc et le sucre, le prix des vivres ne i hange que pe1 en Angleterre, tandis que les fruits et légume sont extrêmement bon mari'lié. — Reuter. La situation économique au Canad; LONDRES, '19 septembre. — Les dépêches di Canada démontrent que la. guerre et la dispa rition do la concurrence allemande ont donn un grand élan à beaucoup d'industrie,surtou celles du coton, de la laine et du fer. L'ile de Jamaïque a lait un don de sucre de 1 valeur de 50,000 liv. sterl. au gouvernement impérial. — Reuter. LA COLERE BRITANNIQUE Le correspondant de Londres du Temps écrit à son journal: Dans l'idée des Allemands qui prédisaient, j, réclamaient une guerre aveu la France, l'appui s que pourrait nous prêter l'Angleterre euut ex- e trèmement douteux ; en admettant qu'elle vou-1 lût se ranger de notre côté,les difficultés de sa j a politique intérieure l'empêcheraient d'agir ra-jj-pidement. Si jamais elle se décidait a envoyer t s ni' le continent le corps expéditionnaire, ce ne ' 1 serait qu'après plusieurs semaines d'hésita- p tion : à ce moment la France serait déjà écra- 1 sée, et prudemment l'Angleterre trouverait un prétexte pour ne pas s'engager plus avant dans ia lutte sur le continent. A première vue, ce raisonnement ne manquait pas d'une certaine logique et ses conclusions pouvaient paraître assez vraisemblables; f mais les diplomates allemands d'une part, les * officiers allemands de l'autre, ont heureuse- , ■ ment fait le nécessaire pour vaincre toutes les hésitations qui pouvaient exister en Angle- t terre. t La façon dont les généraux allemands ont résolu de faire la guerre a provoqué non plus 1 seulement de l'indignation, de la stupeur, mais une de ces grandes colères froides,dont le peu- £ pie anglais est "capable à quelques très rares ] heures de son histoire. Le sac de Louvain no- f tamment a produit une émotion indescriptible, i «Le sac de Louvain,, disait M. Asquith, dans 1 l'admirable discours qu'il prononçait au Guild- ( hall, est le plus grand crime contre la «cul- £ ture», contre la civilisation qtii ait été commis depuis la guerre de Trente ans.» Et que l'on ne croie pas que cette indignation, cet enthousiasme soient seulement le fait c (l'un parti : c'est bien réellement, cette fois, toute la nation. J'en citerai comme preuve i quelques passages d'un article que publie ce ] matin le plus pacifiste, le plus germanophile1! des journaux anglais, le Daily News. Nous ; avons été assez souvent en désaccord avec lui ] pour nous réjôuir de le voir rallié à notre eau- ] se, c'est-à-dire à cefle de l'humanité, avec au- i tant de sincérité et de noble indignation ; i « La guerre, dit-il, est toujours une horrible chose, mais il y a dans 1a, guerre actuelle quel- ( que chose de particulièrement horrible : la | Belgique a été ravagée de sang-froid, d'après ! ( un système, par une nation de philosophes et I ] d'intellectuels. Elle a été traînée dans le sang ] non point par colère, par vengeance ni même j par cruauté: elle a été traîné-3 dans le sang, pour se conformer aux principes d une théorie ; tranquillement établie. ; » C'est contre nne pareille monstruosité que ; l'Angleterre doit se lever tout entière. C'est l'idole de fer et de sang devant qui, aujourd'hui, s'incline l'Allemagne, qu'à tout, prix il faut jeter à bas de son socle. Elle a perverti tous les dons admirables de la, nation allemande: elle n'a ni chair, ni entrailles; elle parsème les mers d'engins de destruction, 1 i sans se soucier des innocents qui seront frap-^ pés; elle jette ses bombes du haut du ciel sur les cités endormies, sur les femmes et les en-, fants. Elle brûle les villages et les villes, mas-; sacre les infirmes et les vieillards, non pas | par cojère, mais pour se conformer à, une règle d'airain. Elle est impitoyable pour son peuple même; elle le lance à ia mort en lor-s mation serrée: plutôt perdre un corps d'armée i ; que de changer quoi que ce soit à un plan 5 arrêté d'avance. Force, force, force, cruelle et 1 barbare! Elle ignore toute considération morale, elle ignore la justice et la pitié. Idole de 1 fer, elle se dresse sur un mur de sang! A tout ' prix, l'Europe doit la jeter à terre.» Les Belges et l'Etranger • La Nouvelle-Ecosse LONDRES, 20 septembre. — Le Times publie une dépêche de Toronto disant que le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse fait un appel au peuple de la province pour fournir un vapeur do nourritures et de vêtements pour les Belges héroïques. Le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse affrétera un vapeur qui partira au commencement d'octobre pour la Belgique.— Reuter. ^ Dans l'Afrique du Sud i Les Allemands remportent "encore" une "grande victoire" L' « invincible » armée allemande opérant dans le sud de l'Afrique, sur les confins des possessions du Sud-Ouest, vient encore de se signaler par un fait d'armes qui vient s'ajouter aux nombreuses «grandes v ictoires» qu'elle a déjà remportées. Le poste de Nakob, à la frontière des possessions anglaises sud-africaines, a été àttaqné ces jours derniers par une troupe d? 2.">0 Allemands armés de trois rnitr lilleuses. Ce poste J était défendu par huit Anglais. La « garnison » 1 qui comptait cinq policiers résista jusqu'à! " épuisement de ses munftioïis. lin caporal fut • tué; un homme blessé, trois liomrne-; ■ furent 1 faits prisonniers, étant dans l'impossibilité s absolue de se défendre. Les pertes des Allemands sont inconnues. Trois îles Anglais purent s'échapper et vinrent apporter la nou-s velle de l'issue de ce combat inégal et héroïque a Kakaman. Les Allemands prirent naturellement tout ce qui pouvait être emporté 1 et firent prisonniers ,tôus les noirs qui se - trouvaient aux alentours du poste. i é Quelques engagements sans grande impor-1 t'tance ont eu lieu encore sur deux ou trois 'points du territoire. I Sur la route Vers Âerschot DIMANCHE. — Pas de combat aujourd'hui, 'ous nous contenterons donc de faire une ortie jusqu'aux ayant-postes de nos'troupes n nous dirigeant vers Aerschot. Jusque Lierre, rien à signaler. La petite ville son cachet dominical. Les gens circulent ares de leurs plus beaux habits et de nom-reux groupes se soldats flânent par les rues, le temps en temps un détachement de soldats asse et, une fois de plus; nous - admirons excellente tenue de nos troupes. Les Allemands à Tongres Au Café du Robinet d'Or, où nous nous ar-etons quelques instants, nous rencontrons M. t..., instituteur à Tongres, qui resta en cette ille pendant tout le temps de l'occupation al-emande.— C'est le l'i août, nous dit notre interlocu-cur, que le-, armées allemandes firent leur ntrée à Tongres. — Les habitants eurc-ntfils à souffrir .des en-ieniis ? — Jusqu'au 18 août, ce fut passable; nous urnes seulement à loger les Allemands. .Mais e 18 août,' des -soldats qui s'étaient enivrés irèrent des coups de feu du- côté de la gare, in quelques minutes, ce fut une fusillade g '--lérale. Aussitôt les Allemands se mirent à rier leur éternel refrain : « Man hat geschoi» en! Die civiïlèn haben geschosseu ! » — Y eut-il des bourgeois tués? — Onze habitants ont été fusillé.v — Pouvez-vous nous donner le nom de quel-[ues-ùnes des victimes î — Parfaitement. J'ai vu tomber Mlle Eugène Van den Bosch, une jeune fille de 18 ans; e petit, Thielen, âge de li ans. Ces deux en-ants n'avaient certainement jamais tenu une irme en main. Dans un champ de betteraves, 'on trouva M. Destrée. Le malheureux avait a poitrine transpercée de dix balles! Nous ivoiis retrouvé une mère qui tenait dans ses iras sa fillette. — Les Allemands ont-ils causé beaucoup' île légâts ? —■ Après avoir fusillé les habitants, les sol-lats sont entrés baïonnette au canon dans tou-,es les maisons pour en expulser les habitants, '^eurs premières paroles étaient «Hânden loch ! » Ce fut une panique épouvantable. 11 :ur. impossible d'emporter quoi que ce soit ; les Sens fuyaient pieds nus, les femmes -en che-nise et les cheveux épars sur le dos; les'infirmes étaient transportés dans des brouettes. Et es soldats allemands faisaient la haie, rica-îant et crachant sur les -fuyards. Naturellement, sous prétexte de voir si nous n'avions pas d'armes, l'on nous fouilla an moins six ;ois. Le but principal était de nous enlever ce jue nous possédions et quand enfin l'on était fouillé par un soldat qui ne trouvait plus :'ien, c'étaient des coups de crosse et souvent les coups de baïonnette ! — Y eut-il beaucoup de maisons incendiées ï Tongres ? — J'en ai compté sept et notamment l'hôtel f-'réy, les maisons de M. Huybrechts, le con-liicteur dès ponts et chaussées, de M. Frçtns Hchaetzen. député, l'hôtel du banquier Gofù-tiet, l'habitation de M. l'avocat Reichard, les maisons de M. Renaud, des demoiselles Lam-aert, etc. L'habitation de ces demoiselles était inoccupée, les soldats y avaient, vidés 250 bouteilles de vin et après l'orgie ils ont mis le teu à la maison ! Y avait-il encore des soldats allemands a l'ongres quand vous avez quitté la ville? — Les vrais vandales ont été remplacés par la Landsturm. Ceux-ci n'ont pas encore commis d'excès. Je ne pense pas que ce soit l'envie iui leur en manque, niais il ne reste plus rien, leurs prédécesseurs ont tout enle\e... Les^hiens des mitrailleuses Nous poursuivons notre route, et dans un \ il-la.-o, nous trouvons les mitrailleuses attelees àe l°urs magnifiques molosses. Les bonnes bêtes sont au repos et viennent de manger une succulente pâtée que les villageois leur ont apportée. L'un des chiens me regarde avec une obstination qui ne me dit rien de bon et grogne en montrant les dents. Est-ce que ma casquette ne lui plairait pas? Heureusement le gardien intervient! -- Quand notis ne faisons pas aboyer nos jouets contre les Alboches, nous dit l'un des mitrailleurs, nous dressons nos chiens. Du reste nous allons vous donner une petite représentation.Et en effet nous voyons les braves bêtes faire le mort, donner la patte et exécuter un tas de tours dignes du meilleur cirque. Nous avons quelques friandises eue nous distribuons aux chiens, qui, cette fois.nous comptent parmi leurs meilleurs amis. Ce qui nous touche particulièrement c'est la sollicitude et les soins dont les mitrailleurs entourent leurs bêtes. Les uhlans Après avoir assisté à ce petit intermède, noys continuons notre route, avançant toujours vers Aerschot. b'n peu en dehors de L..,, nous rencontrons une .patrouille de chasseurs à cheval.— Vous allez en chasse? — Oui, l'on nous signale quelques uhlans qui circulent dans les environs. Venez-vous avec nous? Je vous avoue franchement que j'aurais de beaucoup préféré décliner l'incitation, mais le tranquille héroïsme de n'os braves cavaliers m'enlève toute envia de reculer et je réponds franchement: «Oui!» Nous voilà donc cheminant à cOté des cavaliers qui au petit trot de leur cheval, la carabine sur le genou, l'œil scrutant l'horizon, avancent toujours.

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