Le matin

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s.n. 1918, 23 Decembre. Le matin. Accès à 20 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/cr5n87415n/
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lundi 23 Décembre 1918 2Smc Année, n° 36 ABONNEMENTS : Anvers et Intérieur : •n an, 24.00 ; 6 mois, 12.50 ; 3 mois, 6.60 Etranger : Les frais déport en plus. C. de CAUWER, Directeur LE MATIN Rédaction et Administration : Vieille Bourse, 39, Anvers Le numéro : Dix centimes Annonces: Demandes d'emploi, 1 ligne, 1.00, chaque ligne en plus, 0.50 ; annonces ordinaires, la ligne, 1.25; financières, 3.00. — Réclames, 2.50— Faits divers: tête, 6.00 ; corps, 5.00 ; fin,4.00. — Chron.sportive, 5.00—La Ville, 1 0.00.—Emissions, prix àconvenir. Les annonces étrangères sont reçue* chez mm. j. lmègue & C°, à Bruxelles. ADÏVîiS PAR LA CENSURE UNE LETTRE Nous recevons d'une maison de la place une lettre relative à la substitution, aux intermédiaires commerciaux, d'organismes d'achat et de répartition, dont nous extrayons les passages suivants : , « Cette idée de l'administration est en outre tout bonnement irréalisable. Et voici pourquoi. 11 n'y a pas au monde deux industriels qui fabriquent de la même façon et en employant les mêmes matières," qui, en un mot, produisent un objet absolument identique. » Le client veut les produits d'un tel, X... par exemple, et non les produits d'un autre, que nous appellerons Z... Il va en résulter ceci : que la commande passée^à l'administration n. 1 en destination de l'industriel X... sera passée par l'administration n. 2 ou 3 à 1 industriel Z... (la 2e et la 3e administration se réservant le droit de répartir à leur guise les commandes). Pourquoi ? On ne demande pas d'explications à une administration et si l'administration n'en ferait pas de pareilles, franchement, elle ne serait plus « administration ». » Vous voulez du savon A, on vous livrera du savon B ; soyez content, vous avez du savon quand même. Vous désirez une chaudière à vapeur marque X. ; on \ous en livre une ae la marque Y. Convient-elle pour vos besoins, oui ou non ? ! Enfin vous avez une chaudière et après ! ? Naturellement toutes ces fournitures seraient refusées par le destinataire et cela... cela ne regarde pas l'administration. » Notre correspondant réclame, pour le commerce et pour l'industrie, la liberté de se fournir où il leur convient. Il admet cependant l'intervention des consuls, dans les ports étrangers, comme commissionnaires groupeurs auxquels le gouvernement fournirait les navires nécessaires quand ils réuniraient un chargement complet. C'est encore l'intervention, mais très limitée. « Or, nous objecte l'agent commercial de grandes usines américaines, on semble ignorer que, dans certaines circonstances, le secret des négociations commerciales s'impose. Oue devient ce secret en^cas d'intervention officielle quelconque ? Nous avons notre clientèle, qui est satisfaite de nos produits. Nous n'allons évidemment pas instruire cette clientèle relativement aux spécialités de nos concurrents. » Notre interlocuteur se trouve, sous ce rapport, dans une situation toute particulière. L'Etat belge est son client et lui passe des commandes directes de produits tout à fait spéciaux pour la fourniture desquels il serait tout à fait inutile de recourir au procédé de l'adjudication.D'autre part, les contrats spéciaux avec les usines qu'il représente lui réservent la clientèle dans une zone déterminée.« Que va-t-il arriver ? nous dit cet agent. Evidemment, c'est à moi que mes usines renverront les comptoirs d'achat et de répartition. Elles feront valoir que je n'ai pas démérité et que, d'ailleurs, elles ont contracté l'engagement de me payer ma commission dans la zone qui m'est réservée. » Cette commission me sera payée quand même les comptoirs d'achat et la répartition fonctionneraient et le prix de la marchandise sera majoré des frais de ces comptoirs. L'Etat, un de mes clients, sera le premier à s'en apercevoir. » Le qualificatif d' « inutiles » appliqué aux intermédiaires commerciaux par l'administration, est injustifié. Dans l'espèce,nous sommes l'employé du transporteur et de l'acheteur. Cette triple mission, nous la rempîrasons contre payement d'une commission qui est loin dè représ^ .ter les frais de mise en relations directes, les négociations avec vendeurs, transporteurs, agents en douane, entrepositaires, etc., etc. L'administration n'a pas l'air de se douter des difficultés de tout genre donS nous soulageons le commerce et l'industrie. Elle considère une opération com«y.rciale . comme une simple troqua de l'argent ' contre la marchandise. Eiic n imagine pas que l'agio même joue un rôle et que l'agent commercial est aussi, a l'occasion. agent de change. La note de frais des comptoirs sera aussi compliquée que kilométrique ; le commerce n y corn- , firendra rien et réclamera à hauts cris, -e retour aux prix nets, sur place, dans r lesquels n'entre aucun élément in:n• 1 DU. » ' Evidemment notre interlocuteur plai- r de «pro domûji : mais il n'en est pas r moins vrai que le commerce paraît fort peu enthousiaste des organismes que l'on songe à créer et que certaines observations paraissent fort justes. Il nous revient, notamment, que les charbonnages ne consentent à entrer dans l'organisme producteur qu'à la condition de conserver leur clientèle afin d'éviter, précisément, la livraison au client du produit X, alors qu'il désire le produit Z. Et la question semble beaucoup plus complexe que ne l'imagine le Département des Affaires Economiques. La vraie solution serait peut-être de laisser la liberté au commerce et de faire l'essai, concurremment, des comptoirs d'achat et de répartitions comme organismes régulateurs. Ainsi s affirmerait la supériorité de , 'un ou de l'autre système. 1 JUSTUS. étranger Nouvelles de France Le personnel des usines de guerre De Paris: La Chambre* a abordé la discussion de 'la démobilisation du parsonnel des usines de guerre. M. Aubriot regrette qu'on n'imite pas l'Angleterre qui démobilise 40.000 hommes par jour. Il proteste ainsi que M. Emile Coûtant confire l'absence dans les candi lions de l'armistice d'unie clause ordonnant La démo--bilisatiom de l'armée allemande. M. Barth demande pourquoi Essen et Francfort n'ont pas été occupées. M. Voilin souhaite le renvoi dans leurs pays des étrangers et des iindiglènes qui travaillent dans les usines de guerre. Il ajoute: 'Nous avons mobilisé 6,900,000 hommeisjnous avons eu 1,400,000 tués et 800.000 réformés. Nous allons démobiliser 1,200,000 hommeis de la réserve et de l'armée territoriale on pères de famiilles -nombreuses.3,500,000 hommes resteront mobilisés. La question est de savoir comment le gouvernement entend démobiliser deux millions d'hommes qui n'appartiennent pas à l'armée active. D'autres membres disent que la victoire militaire doit devenir urne victoire économique et sociale et insistent siur l'urgence de la réorganisation économique. Les Liégeois à Paris Die Pairis: La délégation du conseil communal d'e Liège qui est arrivée à Paris a été reçue dans un dîner intime par le bureau du conseil municipal de Paris. Au cours de cette réunion-, M. Chassaigne-Goyon, vioe-présideint du consieil municipal, a porté un toast vibrant à ta Belgique et à 1a ville de Liège. «que sa sublime épopée d'août 1914 a placée devant le mande sur un piédestal impérissable». Dans sa réponse, M. Digneffe s'est fait l'interprète des sentiments d'infinie gratitude de la Belgique, «pou.r l'aide si affectueuse et désintéressée qui lui a été donnée par la France dans tous les domaines». Les Allemands rendent 89 millions de titres De Pairis: Le «Petit Journal» signale la remis®' par les Allemands de 80 millions de titres saisis dans les régions envahies. Le roi d'Eialie et Ee prince de Piémont De Pairis: Le roi d'Italie et le prince de Piémont sont partis hier soir pour Verdun, où ils visiteront le front italien. La situation en Allemagne Le Congrès des ouvriers et soldais A la clôture du Congrès des ouvriers et soldats, le président, M. Leinert, a dit:«Par l'institution d'un conseil central et la fixation die la date de l'assemblée nationale, la continuation de l'œuvre révolutionnaire est assurée. Maintenant nous devons empêcher que le capitalisme impérialiste de l'Angleterre, de la France et de l'Amérique ne triomphe anéantissant les fruits de la révolution. Nous voulons libérer l'Allemagne de toute oppression intérieure et extérieure.» Le rappel d'un ministre De Mexico-City: Le nouveau gouvernement allemand a rappelé le ministre von Eckhardt. Une nouvelle Allemagne M. de Batocki, qui fut pendant les hostilités dictateur de l'alimentation e,t est à présent gouverneur de la Prusse orientale proposa dans la «Deutsche Zeituing» de démembrer le royaume de Prusse «qui constitue un corps étranger dans l'édifice de l'empire.» On pourrait par exemple découper la Prusse en trois ou qiuatre parties, supprimer les tout petits Etaits confédérés, réunir le Wurtemberg, Bade et la Hesse en un seul bloc, et l'on créerait ainsi une confédération allemande mieux équilibrée, plus homogène, à laquelle on s'efforcerait d'adjoindre les Allemands d'Autriche. Dans ce programme, M. de Batock-i a l'air de sacrifier la Prusse. Mais en réalité, c'est le particu-cularisme qu'il v-euit tuer, et sa confédération ne serait qu'une Prusse élargie de mar nière à englober tous les pays de race germanique. L'Allemagne serait faite de pro- . minces, au lieu d'être composée d'Etats. Aux usines Krupp , De Paris:SeJon une dépêche d'Amsterdam ' tu «Journal», le comité directeur des usines | trupp s'attend, à l'occupation de ses établissements par les alliés. 1 Les atrocités allemandes ,{ Le Valtement des prisonniers i allemands f De Rome: La commission d'enquête char- . { ;ée d'examiner les violations du droit des < ;ens commises par les ennemis établit ir- c éfutatleme-nt q.ue les prisonniers italiens i i-oinquèrent des aliments les plus néces-sai- { m- de très nombreux prisonniers sont I lorts de faim. La tuberculose a sévi d'une açon particulièrement cruelle dans leurs I angs. Les colis envoyés par la Croix Rouge d et par les familles des prisonniers n'ont pa été délivrés en grande partie. Dans pli sieurs camps, les prisonniers ont éité l'objc de mauvais traitements prémédités. Le prisonniers italiens étaient envoyés au te vail dans les premières lignes du front sari qu'on les signalât après le» capture, afi qu'on n'ait plus de compte à rendre à leu sujet. En Autriche-Hongrie Le ravitaillement De Londres: Le «Daiily Express» appren que M. Hcover se rencontrera lundi à Bern avec les représentants de la municipalité d Vienne pour délibérer au sujet du ravitailli ment de la république autrichienne. Un appel aux alliés De Zurich: Le gouvernement autrichien demandé aux alliés d'occuper Vienne. Le voyage de M. Wilson Le président en Italie PARIS, 21. — M. Wilson ira en Italie au début ( janvier. M. Wilson a reçu TA. Rornanones PARIS, 21. — M. Wilson a reçu M. Rornanones, chef du cabinet espagnol avec lequel 11 s'est eirir tenu. M. Bomanonee a invité le président Wilson & rendre en Espagne. Conversations PARIS, 21. — M. Wilson a eu un nouvel entretie avec M. Clemenceau. La réception en Angleterre LONDRES, 21. — 11 efit maintenant décidé que Wi son arrivera le 26 décembre, à midi, à Douvres d'o il partira immédaitement pour Londres où il sei reçu par le Roi et la Reine. M. Wilson aura une entrevue avec les ministr< britanniques dans la matinée et une adresse de biej venue lui sera offerte par la cité de Londres. I surlendemain on lui conférera le titre de bourgeo honoraire de Manchester. M. Wilson quittera l'Angleterre le 21 décembre En Angleterre L'exportation LONDHES, 21. — Une proclamation retire tout* les prohibitions édictées pendant la guerre conce nant l'exportation de différente articles excepté ce les à destination de la Suisse. Une convention internatiosiale aérienn Parlant à Manchester, lord Weer a déclaré: «Noi avons élaboré des articles pour une convention i: ternationale aérienne que nous soumettrons à n< alliés.Nous espérons que dans quatre ou cinq moi6 : plupart des nations seront d'accord sur cette que tion. Le prince Lovi à Londres Le prince Lvof, l'ex=premier ministre russe, est a rivé à Londres, venant de Vladivostok, pour rense gner les alliés sur la situation véritable de la Ru sle. Il espère pouvoir former un nouveau gouvern ment pan-russe. En Hollande Les internés beiges LA HAYE, 21 décembre. — 1400 mtern« belges sont partis des régions de La Havi Was'seniaier et Loosd'uinen pour Esschcn afi d'être remis aux autorités belges. La revision de Sa Constitution La HAYE, 21 décembre. — Un arrêté roy; a xior.imé une commission chargés de pnépa rer la revision de la Conigtitutdon. Ls goksiiS général à Anvers LA H. .YE, 21 décembre. -— M. Spakier, roi s.ul général des Pays-Bas à New-York a été c* siginé pour occuper le poste de consul géinén à rtinvers. A prœpos d'annexion LA HAYE, 21 décembre. —Le parti soci. liste hollandais publie un appel a.u par' ouvrier belge demandant! de s'opposer de tou ses efforts à l'aninexion d'une partie de la Hol lajnde à la Belgique. La qsiesiion de l'Esoaut AMSTERDA I, 21 décembre. — Dams ji Long article au sujet de l'Escawt que publie 1 « Tele-graaf », le professeur Niermeyer dit ■ ui la libre communicaition entre Anvers «t la me doit être garantie à la Belgique en temps d-g-uerre, tandis que l'on doit s'opposer à tout attaque contre Anvers venant du côté de 1; mer. La revision de la Constitution en Hollande LA HAYE, 22 décembre. — L'arrêté roya instituant la commission pour la révision par tielle de la Constitution vienit de paraître. La commission seTa présidée par le ministre des Affaires étrangères. Dépêches diverses Le charbon en Hollande Par suite des grèves charbonnières en Allemagne la Hollande est à la veille d'une sérieuse disette d< combustible. Le gouvernement ee volt dans la néces sité d'établir un système de rationnement des plu iévères. Il est question de réduire la consommatioi du gaz et de l'électricité, ainsi que la clrculatioi les trains. Peut-être bien supprimera=t=on même toui tes trains les dimanches. Une grève de policiers TORONTO, 21. — La grève de la police est ter minée. DÉFILÉ TRIOMPHAL Dans la séance mémorable où il communiqua au parlement français la convention d'atrmisltice signée le malin même par le naréchal Focii, M. Georges Glememcea/u jromit aux Parisiens l'apothéose d'un défilé nilitaire sous l'arc de triomphe de la place le l'Etoile. On comprit (jiue oette fête de la /iotoire était ajournée a la conclusion du raité de paix. Les Anglais n'ont pas voulu attendre si ongtemps. Dains quelques jours le maréchal Sir Dou-rkts Halg, entouré de ses lieutenants, traversera Londres à la tête de trois divisions orrr.ées de détachements de. toultes les trou->es qui ont combattu et vaincu sous ses or-Ires. D'autres défilés suivront au retour des orps britanniques encore reté-nus actuellement en Italie, dans les Balkans, en Mésopotamie. Les effectifs de la flotte auront lient&t leur tour. Cet empressement mérite notre attention. I parait, en effet, équitable et pratique de écerner evx armées alliées la récompense s journée glojiteuise avant que leuri ir pftnigB aient été éclairais par k d-émobilisa t Won. s Qiiez nous des mesure# de libération d>éji t.- sont arrêtées. Dès demain, ides congés ave< a solde seront accordés aux miliciens et vo n llontaires de la classe 1902 ét des classes an r térieures, aux vdlonotaires pour La durée d« la guerre nés en 1882 ou auparavant, au) miliciens des mêmes armées incorporés et vertu de l'amrêité-lloi du 21 juillet 1916, — e; ces militaires seront définitivement libérés d dès le 1er février 1919. Si la fête de notre ar ô inée n'est célébrée qu'après cette date, il: e n'en seront pas. Les Britanniques ont dû iiaturellemeo ' renoncer à un défilé complet. Si toutes leurs t/roupes — de 'terre et de mer — devaient traverser Londres par quatre hommes df a front, leur ensemble de cinq millions d( braves foulerait le pavé die la métropok pendant quinze jours et quinze nuits sans interruption. Nous n'en sommes pas là, tant s'en faut le et il nie nous serait pas impossible de réu ■nir, en de<uix ou trois journées, pour deis revues d'une splendeur unique, nos (grands e' le nos petits soldats qui ont droit — tous, touis s- tous! — aux fleurs, aux palmes et aux ova-Hions de la fouJe. C F. » „ Les Activistes j. Les employés communaux activistes — û Une comédie — Retrait de décoratior a — Le ministère sévit — A Louvain 8 A L'HOTEL DE VILLE ^ Le Conseil comunal inie «e réunira plus ia avaint la mi-janvier. A la première séance >?s conseillers s'occuperont des affaires à chargf , des activistes. UNE COMEDIE A SIFFLER Il nous revient de tuonn-e part que certains activistes dont la forfaiture est à la veille de re-a cevoir le châtiment qu'elle a biein mérite', n r» voquent pour se justifier d'avoir accepté ira< 1. promotion du pouvoir occupant, une bien mv séira'bl'e excuse. A les entendre le ciel ne serai 3 pas plu's pur qu® le fond de leur cœur : ils ne se sont résignés à suibir ces promotions qu er ^ -raison d'une contrainte irrésistible.Et à l'appui ° de leurs dires, ils exhibent triomphale-men" l'arrêté de l'occupant qui les appelle aux dites ' fonctions. Il porte en effet qu'en cas où l'iinàé ressé refuserait de se rendre à son poste, il ; e rait l'objet de graives mesures disciplinaires ï-cuuis les arrêtés semblables émanaient d( r- l'autorité allemande, mais ils étaient suivis è i- quelques jours de là, d'unie sorte de duplicats s= transmis par le ministère des Sciences et des Arts, —département des Flandres — et sig.u< ce-te fois par le sieur Meert. Vous voyez ls grossière malice. Il est bien évidemit pour tous que son Excellence le Venvaltungschef connîîi de^ science personnelle l'organisation de l'en-s seàgnement moyeu en Belgique, ls nom et les „ attributions de ses professeurs, que c'est spon-a' tanément qu'il nomme des préfets, et mei d'autres em disponibilité, déplace des professeurs, et que l'adiminisitration activiste n'esl ■pour rien dans ces mesures, elle ne fait que d transmettre à ceux qui en sont l'objet, poui - information^ et exécution. A d'autres, bons apôtres. Voici donc le premier acte de la 10-tnédie.Le second est tout aussi suggestif. En effet, la menace qiue nous rapporto.n-s pluis haut, fi-\ gurî en termes exactement semblables dams les arrêtés quii procurent des avancements à deux qui ont bien mérité de l'activisme et dans ceux qui déplacent et frappent de déchéance es ■' fonctionnaires siuspects de « franskiljonis'me » 1 ou résolus à ne pas prêter leur concours à la s séparation administrative. Vous reconnaissez ici un de ces traits d'hy pocrisie qui sont la marque di-stinctive de toutes leis mesures arrêtées de commun accord i cintre les Boches et les sinistres farceurs de e la bande activiste, mais nul ne sera dupe de î cette pitoyable comédie. [ LES INDIGNES 3 Le ministre compétent a proposé au Roi t le retrait des décorations belges accordées naguère à MM. Henderickx et Augusteyns, députés, qui font l'objet de poursuites devant les tribunaux répressifs. 1 LE MINISTERE PREND DES MESURES Au conseil de cabinet qui s'est tenu à Bruxelles sous la présidence de M. Dela-5 croix, les ministre*» ont examiné les mesures qu'il conviendrait de prendre à l'égard des fonctionnaires et agents de l'Etat qui ont prêté leur coopération à l'auto,rité alle-mandie.Les fonctionnaires et agents de tous gra-^ des qui auraient volontadrememt servi la ; politique de l^ennemi, en participant à la i transformation des institutions ou d'org-a-i nisation légale, seront immédiatement ré-i voqués, sans préjudice des poursuites dont ils pourront faire l'objet devant les tribunaux, par application de l'arrêté-loi du 8 , avril 1917. En conséquence, tous les fonctionnaires et agents de l'Etat qui auront accepté de faire partie du Conseil des Flandres ou qui auront accepté une nomination à l'Université de Gand seront démis de leurs fonctions dans les administrations de l'Etat. Seront aussi démis de leurs fonctions, les directeurs des administrations centrales et les fonationnaires d'un grade supérieur qui après la proclamation par l'ennemi de la séparation administrative, ont continué à exercer leurs fonctions sous l'autorité de l'ennemi: les agents de tous grades qui ont accepté de l'ennemi une promotion. La situation des agents subalternes fera, dans chaque département, l'objet d'un examen individuel. Un jury d'honneur sera constitué par tous les départements. Les chefs des départements ministériels pourront demander son avis; ils lui soumettront éventuellement l'enquête à laquelle ils auront fait procéder. LES COMPERES On a découvert au ministère du Travail le procès-verbal d'une séance tenue dans le bureau de l'activiste Verhees. Les nommés Tack el Borms voisinaient à cette réunion avec MM. ïlelfferich, von der Lancken et von Sandtc A NOS ABONNÉS i L'Adminlgtratiou des postes mettra incessamment en circulation les quittances d'abonnement au MATIK pour 1619. Le prix de l'abonnement est actuellement fixé à S4 francs par an. Nous prions nos abonnés de réserver bon accueil & nos quit« tances. • * • €eux de nos abonnés de l'agglomération anversoise, de province, de Hollande et du Grand-Duché de Luxembourg,antérieurement servis par la poste, sont priés de faire renouveler leur abonnement à l'administration des poste» de là région. \ LES EXECUTIONS A LOUVAIN Le juige d'instruction M. Jules Simon, chargé de l'instruction à charge des activistes, a fait arrêter plusieurs individus qui 1 avaient collaboré au mouvement activiste. Une des premières exécutions a été celle du nommé Goeimans, un jeune professeur de l'Athénée, qui, au début de l'année scolaire 1917-1918, fit destituer le préfet des études, M. Gelders, pour se mettre à sa place. Le principal titre de Goemans à la bienveillance du ministère activiste était le zfcle avec lequel il présidait les réunions flam-. boches, au -théâtre Louvain-Palaoe. Après te 'départ de ses amis, Goemans se réfugia à Lede. C'est là que la gendarmerie est allée le cueillir. M. Geders, en reprenant la direction de l'Atliénée, a procédé immédiatement au renvoi de deux ohef-s activistes, les nommés , Maes et Lagae, et des sept ou huit professeurs nommés pair les boches. Maes, que son incapacité notoire condamnait à végéter comme simple surveillant, vit son fanatisme flamingant récompensé par une chaire de professeur. Ce sinistre" ; pion fit condamner par les tribunaux boches : plusieurs de ses élèves qui lui reprochaient ; sa conduite infâme, il s'est dérobé à l'ar-; restation par la fuite. L'inspecteur principal de renseignement primaire, Dumontier, pour rester en fonc-tion, bien- qu'il eût atteint la limite d'âge, se : rangea sous la bannière activiste- Il a Siiibi • le sort de ses comparses. Arrêté également le traître Vogelaers, un instituteur qui avait été révoqué pair t'ad-; minisration communale et réintégré dans • ses fonctions par les Allemands. C'est lui qui provoqua, avec l'aide de : quelques collègues du| même acabit, l'arrestation de M. Schmit, échevin de fins-truction publique. Un autre instituteur activiste^ renvoyé de l'école Sainiî-Albert, est aussi écroué. Un ardent propagandiste flamboche, Ray-makers, le dénonciateur 'de l'honorable professeur De Neef, qui, à cause -de lui, subit une longue déportation, est au nombre des traîtres arrêtés. Coffré de même un employé de la «Koh-lenvertellungi), le jeane Van Berckelaer, à cause de qui un autre professeur de l'Athénée, M.Vandegaer, faillit être déporté aussi. Deux des principaux -protagonistes du mouvement activiste ont pris la précaution de s'en aller avant le départ de leurs protecteurs.L'un est le libraire Lekenne, dont la foule incendia le magasin, au coin de la rue de1 Bruxelles, le jour de la signature de l'armistice.L'antre est un nommé Ursi, qui était bien digme de faire partie de la &ande. Il fut lé fondateur du torchon «De Fakketo, organe de mouchardise et de dénonciation. Ce personnage avait été nommé par les boches directeur de la ifKohlenvertellungs de Mali-nes, aux appointements de 3,000 francs... sans nia gratte». L'instruction à charge des activistes emprisonnés marche rondement et dans peu de temps, leur dossier sera remis aux autorités militaires dont tous Ces traîtres sont justiciables. La Ville A nos lecteurs Plusieurs de nos lecteurs nous adressent des réclamation® concernant, la difficulté qu'ils éprouvent à lire certains de nos arti» -clés, ceux-ci étant composés en caractères trop petits. ^ous^ les prions de s'imaginer l'état déplo-rabls- 'oants leQuel nous â/von/s relirouv-é nos installations et notre matériel d'imprimerie. Les boches ayant passé par chez nous, tout ce qu'ils n'avaient pas enlevé était dans un état de désordre insensé. Afin de paraître, 'nous avons recouru à des moyens de fortune et c'est par suite de force majeure que nous avons composé -notre journal en utilisant des caractères d'une lecture difficile. Nous n-e demandons plus à nos lecteurs que trois ou quatre jours de crédit, nos travaux dte réinstallation s'achevanit et nom permettant d'augurer qu'à partir du numéro J de mercredi prochain, il nous sera permis de réemplc yer les anciens jeux alphabétiques qui servaient à la composition du «Matin,a, tous d'une lecture plus claire et par suite moins fatigante. MM. les cochers Il nous revient, des plaintes assez nombreuses, que nos cochers de fiacre ont institué -un tarif nouveau qui varie moins selon' la distance ou la durée de la location que d'après les allures du client. Ce sont, naturellement, les étrangers débarquant en gare qui sont le plus cruellement exploités. L'autre jour, un de nos amis amené en moins dê dix minutes de l'avenue de Keyser à nos bureaux, a dû payer oe transport cinq francs. Et le cocher prétendait à un pouirboii'e. S'il n'est plus de tarif officr'.pJ, prenons-en notre parti et célébrons les beautés de la liberté des transactions. Les cochers pourront exitrer dout une simple course du v-rix

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Cet article est une édition du titre Le matin appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1894 au 1974.

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