Le matin

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s.n. 1914, 21 Fevrier. Le matin. Accès à 20 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/nz80k27m21/
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jgamedi 21 Février 1914 _ DIX PAGE§ — CINTQ CENTIMES 21me Année — N° 52 RÉDACTION . 39 VIEILLE BOURSE; 39 [ ' ANVERS j féléphone Rédaction : .-i 1 ^ lUn mi .... .fr. ï^-OO : a*»» ; ; ; ; l Un an BS'SÎÎ Iktéiîiedr < Six mois [ J /Trois mois . . « • *» «w* I faùcEB France, Angleterre,' Allemagne et Union ÉT;£ar,ri.nestre,fr.».O0^ - Holtod. « (ted-Duché, par trimestre, fr. 7 .«»«. I L'aboimement se poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN m un—n-iiTn-MTiwrwTi-»— ■WkdHM v mmammmmmmmmm mtmmmmamm WHHB immmhmh mmtmnvwmmwm •] O iriiN A I j QUOTIDIEN ADMINISTRATION 39,VIEILLE BOURSE, 39 AlWERS Téléphone Administration : S6i C. de CAUWER, Directeur ti n onces : Annonces la petite ligne, fr. O 30 Annonces financières ici >1 HM> Réclames la ligne, > 1.SïO Faits divers corps id. j S.OO Chronique sportive id. > 3.00 Fait® divers fin jd, > ?8.©0 La Ville id. > S.OO Emissions Prix à convenir. Les annonces de la France, de l'Angleterre et de l'Amérique sont exclusivement récités ti Bruxelles chez MM. J. Lebégue & O. Conclusions ■***•■ La Joconde n'est pas au bout de ses épreu-; Yes. Il lui en cuira d'avoir couru le monde. On la traite à peu près comme une amoureuse, comme une dévergondée qui aurait abandonné le toit paternel ou le foyer conjugal pour suivre un galant et qui rentrer rait compromise, perdue de réputation, déshonorée. Une coureuse! Un vadrouille! Une créature qui a trop fait parler d'elle et qui ne méritait pas notre estime. Qui sait d'où elle sort et si elle n'avait pas consenti à son enlèvement? Les bruits les plus fâ-i dieux se répandent quant à son passé d'aventures. L'administration du Louvre se ! venge sur elle de tous les ennuis qu'elle lui [ j causés et la critique de toutes les sottises 1 qu'elle lui inspira. On en est à contester sa I beauté, à considérer l'énigme immortelle I de son' sourire comme une monstruosité ou [ comme une effronterie. i C'est un fait que la Joconde a toujours | exalté le lyrisme des poètes tandis qu'elle I laisse aux peintres tout leur sang-froid, au I point qu'on peut se demander si l'illustre tableau est vraiment de la peinture. 11 sem-ble que la Joconde soit plutôt de la littérature à l'huile. Ce sont surtout les magiciens du [ verbe qui l'admirent et qui la chantent en employant à l'ordinaire pour exprimer leur j admiration, une phraséologie dont la véritable critique d'art doit se méfier comme de la peste. Dans les pages que le chef-d'œuvre a dictées, le mot qui revient le plus [souvent, par une répétition pour ainsi dire mathématique et fatale, est le mot «mys-itère», c'est-à-dire le mot de toutes les lan-f gues le moins applicable aux arts plastiques. La forme n'est mystérieuse que si elle [■lest imparfaite. Un sévère critique d'art y [ prendrait garde; les poètes n'en ont cure car ■ ce sera presque exclusivement par le mys-Jtère qu'ils,se sentiront attirés, au détriment I de l'œuvre d'art elle-même. [. Devant la Joconde Théophile Gautier dé-lraisonne magnifiquement. «Sphinx de beau-| té qui souris si mystérieusement dans le ca-[ (Ire de Léonard de Vinci et semble proposer liladmiration des siècles une énigme qu'ils | n'ont pas encore résolue.1..» Il voit dans la I loconde l'Isis d'une religion cryptique. Il I croit fermement que si Don Juan avait ren-! contré la Monna Lisa, il se serait épargné j la peine d'écrire sur -sa liste trois mille t noms de femmes; il n'en aurait tracé qu'un 1 çt les ailes de son désir eussent refusé de t le porter plus loin! Gustave Planche s'arrête «interdit devant I j1, mystère insondable». Le sourire de Monna j. kjsa, c'est l'«incompréhensible». Cette figure «domine la sensibilité humaine et abolit le jugement». Un critique d'art qui renonce à ■ Juger ne vous semblera-t-il pas en piteuse I j^'ûre et ne dirait-on pas que Gustave flanche, au lieu de nous parler d'un tableau, | entreprend d'analyser une partition d'opéra u exécution .d'une symphonie de Berlioz? Iria, l at!' ^ Saint-Victor même enthou-.'iMne précédant la même stupeur et le rnvT ai™* de la pensée. Pour lui «le il"ife!^eff ^ne?Pr'mable. Pourtant, comme I e! 1 1 exPrimer, comme c'est d'ailleurs t devoir de l'exprimer, il s'y efforce par I i' "rc®Pai'a'sons mythologiques. Il évoque I ton,?6 Pti 'e Paganisme car il est avant h. JP6? • Paien ot parce que l'idée chez I onu i "volontairement une forme anti-I 1ue et superbe. Houssaye nous nous envolons Ifravin»"' i'^yrambe. <-En ce tableau ef- Iwofonri 1 .f8 dp séduction, se cache un l «comme En face de lui on se sent is'ouvTOnt1!? sur une-cime devant laquelle Bomber ' i £'n®ux abîmes où l'on va Kui'l mw! "1C1 lui en imP0Se il sait 5"rait «dnrôîr'rtr •'BS>' ' :,lt artificP' ee ft révéler- • découvrir et de nous l'ait Gustavi11™8 Û, y rPnonco comme avait tif . 'anclie et pour le même mo- I faine au rnn- r''y.lcornPrend rien, F se renrir / lln efi°rt. 11 cherche lavoir flu Procédé», et il croit Vinei c,. 1ui donne aux figures du d'abord qu'elle 4U?îq}le do Mystère, c'est !î chair PT1 î1 fort P°u do chair; «car IhourritiiL11^6 ^ vie animale et indique F'ts, qui -nni ?^ante*" Tout esl clans 1ps feals, L <flu mcment marqués et dé-•^isage narli'i i 11116 par toutes sps lignes le F Muk-ur P-f pen.,p- Par la même raison t0Se. indices ffu^^nte; «lp ro(%e et le i?uquent nL.l Prospérité corporelle, y inclut: J eomP1^ement». Et Taine rnlaffecté. « s Parties du visage qui sont auh'n^UX actl0ns Purement anima-penton et IpTu qU,i Possihlé atténuées. Le Nuits; ja jL1^0? s°nt très minces et très e menton est eflp Jleurfi r'st très étroite-; ('fièrent ,ie i m , ' S?Uvent effilé- ll'PS |?tuçs Srecaues t -°n, arge et carrt'' |Jatapleur et fie» i donne un air !n?Ps quelcino .mais même Prlel.» par „ _ , So *' énergique et de ma- |a)rf: devant i^ f ce qui surt(™t séduit !'■ "'«ïel£ TT de L,îonard Vin-t ^ fpmmes PaS f°Ut à fait rair Y'1 rclativempr,fr.'niîfts ,dp la critique ont v""' virtuos iî a J°coruh> des pages Ê!?'. d'une élfoinPIPIe?ant®' d.un Wsme [j. !ficux. san~ r '• V P' rt'un charme Ptr2 leurs hLK-c™ .d'entre eux ou s "entiers se soit avisé de par ler de ce portrait de femme comme un critique d'art doit parler d'un portrait de femme.On n'y a songé que depuis ses malheurs et M. Léon Werth, dans un article du Gil Blas, paraît résumer l'impression nouvelle du public français, de la critique française, du boulevard parisien tout au moins, lorsqu'il déclare que la Joconde est un tableau d'intellectuel. C'est à peu près ce que nous entendions tout à l'heure en parlant de littérature à l'huile. Voici enfin une opinion de peintre. Dans Comoedia M. Anquetin pose pour condition première qu'avant d'être le chef-d'œuvre unique, il serait nécessaire que la Joconde fut d'abord le chef-d'œuvre de Léonard de Vinci; que, par conséquent elle fut une œuvre complète, exprimant totalement sa pensée. Et il ajoute: — La Jocondel Mais vous ne l'avez donc jamais regardée? Elle n'a ni cils ni sourcils! On y court voir et c'est la vérité. Personne ne s'en était encore aperçu. Admettrons-nous la beauté féminine sans cils ei sans sourcils, alors que les femmes suppléent si volontiers au cadre de l'arcade sourcillière et du regard par les subterfuges du maquillage? De confiance nous admirons la Joconde en effigie depuis quatre siècles et, vivante, elle nous inspirerait sans doute un malaise compliqué d'horreur et de pitié. L'observation est d'autant plus grave qu'au sentiment de M. Anquetin le fameux mystère réside tout entier dans l'opposition de la bouche qui sourit et des yeux incomplets aux paupières glacialement découpées, dépourvues de l'ombrage nécessaire des cils et des sourcils. Ce masque ne serait rien moins qu'un visage et son attirance ne s'expliquerait que par sa paradoxale étrangeté. A l'origine, quand Léonard vendit le panneau à François 1er, Monna Lisa avait des sourcils et des cils mais l'ensemble de ses traits n'offrait nullement l'expression que nous lui trouvons. La Joconde ressemblait à une madame comme beaucoup d'autres; elle était un beau portrait de femme, sans qu'on pût la considérer toutefois comme le chef-d'œuvre du Vinci. Elle aurait perdu cils et sourcils dans une maladroite restauration...Il serait plaisant que cette théorie se-con-firmât.Coriolis Lettre de Berlin (Correspondance particulière du Matin.) La commission des XXI. — Autorités militaires «t autorités civiles. — Libéraux, catholiques et conservateurs. — L'opinion publique. Berlin, 19 février. A la suite du débat soulevé au Keichstag après Jes incident.; de Saverne, une commission de 21 membres avait été chargée d'examiner les propositions déposées quant à l'emploi des armes par les militaires et ù la délimitation exacte des pouvoirs des autorités civiles et des autorités militaires lorsqu'il s'agit de maintenir l'ordre en temps de paix. Cette commission s'est réunie hier. Le ministre de la guerre ne s'était pas fait représenter. Il maintient son opinion que, les questions de disclpliri° militaire ne sont pas de la compétence parlementaire, que l'armée n'a d'ordres à recevoir que de <on chef suprême, le "Kriegsherr", l'empereur. Le ministre de la justice cependant avait délégué, Dr Delbrttçk, qui représentait aussi le chancelier de l'Empiré. C'est tout,d'abord une marque de déférence envers le Rei'ehstag, quoique l'Allemagne ne soit pas, comme on dit, un "pays parlementaire", et que le gouvernement iip dépende pas do l'assemblée des députés impériaux. Ensuite le département dt> la justice pouvait justifier son attitude différente de celle du département de la guerre par des considérations de théorie administrative : la commission ne de vait pas s'occuper seulement de questions militaires.Dr Delbriick s'est attaché tout d'abord fi démontrer que le projet déposé par les progressistes, et qui s'occupe en même temps de discipline militaire et de la délimitation réci-proqup des pouvoirs des autorités civile* de la police et les autorités militaires, sortait de l.t compétence du Reichstag et était en même temps inconstitutionnel. Pour la compétence, vous connaissez la thèse, de la suprématie du "Kriegsherr". Quant au reproche inconstitutionnel, il-soutenait que le Parlement impérial ne tenait pas de la loi fondamentale de l'Empire le droit d'intervention dans les mesures de police prises par chacun des Etats confédérés. Avant de pouvoir entamer la discussion du projet progressiste, le fteiehstag devrait donc amener Jes autres pouvoirs impériaux à accéder à une révision de la Constitution. Or le représentant du chancelier pouvait déclarer déjà que le conseil fédéral, le Bundesrat, n'entendait pas souscrire à une revision de ce genre. Cette thèse a été combattue par les libéraux, mais ils n'ont pas insisté sur la nécessité de trancher la question de principe : si le Reichstag peut édicter une loi de police impériale à laquelle les lois particulières à chaque Etat devraient être conformées. Laissons ce problème en suspens, ont-ils dit. Occupons-nous seulement du fait qui a soulevé tout ce débat, de la police dans le pays d'Empire, en Alsace-Lorraine. Il est incontestable que l'autorité législative du Reichstag s'étend absolument en Reichsland. Les députés du centre catholique ont pris l'attitude expectative qu'ils affectionnent. Ils ont demandé à M. Delbriick de soumettre à la commission les diverses législations de police en vigueur dans chacun des Etats confédérés, se réservant de les examiner, de les comparer, puis d'inviter le gouvernement impérial à poursuivre auprès des divers gouvernements allemands intéressés un mouvement d'unification de ces législations. Souvenez-vous de la déclaration faite à la Chambre des députés def Bavière par un ministre bavarois, au lendemain du débat au Reichstag après les incidents de Saverne. Chez nous, dit-il, la délimitation des pouvoirs des autorités militaires et des autorités civiles, pour le maintien de l'ordre en temps de paix, est exactement faite. Un conflit est impossible, chacun sachant à quoi se tenir. La preuve, c'est que l'histoire de ces quarante ou cinquante dernières années ne rapporte aucun incident. En fait, lês députés du * entre catholique qui siègent dans la commission des XXI veulent convaincre doucement le gouvernement impérial, qui se confond souvent avec le gouvernement prussien, de l'utilité qu'il y aurait pour la Prusse à s'inspirer de l'exemple de la Bavière.Les conservateurs, eux, n'entendent pas s'engager dans cette voie. A leur avis, le chancelier de l'Empire et le ministre de la justice auraient dû suivre l'exemple du ministre de la guerre et ignorer purement et Simplement le Reichstag et sa commission des XXI. Le gouvernement ne doit pas permettre que l'autorité du "Kreigsherr" soit discutée au Reichstag. Le "permettre" sera peut-être difficile. La réactionnaire "Deutsche Tages-Zeitung" consent à le comprendre : mais elle invite cependant le chancelier à affirmer formellement la thèse de l'incompétence parlementaire au sein du parlement même. Que sortira-t-il de tout cela? Il est dangereux de s'aventurer à des pronostics en matière politique. Aussi me contenterai-je de vous préciser la situation telle qu'elle me semble être, sans épiloguer autrement. A propos des conservateurs, je vods dirai encore que la Ligue agrarienne vient de tenir son assemblée générale ît Berlin et que les coryphées des ruraux prussiens sleswichois, badois, bavarois, wurtemhergeois, Roesicke, Diederich Hahn et von Oldenburg, le fameux seigneur de Janusehau, n'ont pas manqué, au Cirque Busch, d'exhaler leur mauvaise humeur contre les socialistes, contre les libéraux, con-t»e tous ceux qui entendaient étendre les pouvoirs du parlement. Vous n'êtes pas contents, dirent-ils, de l'ordre de cabinet remontant à 1820 et invoqué à Saverne par le colonel von Reuter? Rappelez-vous ce que Frédéric-Guillaume I écrivit en marge d'une requête de son parlement à lui: Ma souveraineté est un rocher de bronze, la Chambre, des Députés n'existe pas. — "Was da? Nichts da! Ich stabiliepe meine SoUveranitat als einen Rocher de Bronze !" Cela ne nous apprend rien, d'ailleurs, que nous ne sachions depuis longtemps déjà, sur la mentalité des .Iunker et des agrariens. Roesicke, Hahn, Oldenburg n'ont, fait .que se.,répéter. Le J.tnuschauor, s'inspifunl dtt caitee, où il parlait chez Busch, s'est comparé lui-même au vieux cheval de cirque, "der alte Schimmel'', que l'on voit paraître dans toutes les pantomimes et qui chaque année devient moins ingambe. Cependant, et c'est sur ce point, que je dois attirer votre attention, si la clientèle des agrariens réactionnaires ne s'augmente pas, il ne semble pas que les masses profondes de la nation soient très enthousiastes de libéralisme et de parlementarisme, comme l'entendent les socialistes, les progressistes et l'aile gauche des nationaux-libéraux. Nous avons eu des élections partielles ces temps derniers. Sans exagérer l'importance de ces scrutins locaux et sans appliquer à l'opinion de telle circonscription électorale le fameux "ab uno disce omnes", il y en a\ait qui croyaient que les électeurs trouveraient moyen d'exprimer leur confiance en la majorité du Reichstag "défendant les prérogatives du pouvoir civil". Ou bien encore, on supposait que, suivant une habitude déjà ancienne, les mécontents s'affirmeraient en votant pour les socialistes — car les électeurs socialistes 'sont beaucoup plus nombreux que les affiliés aux syndicats et aux groupements politiques de la social-démocratie, il y a dans leurs rangs relativement peu de marxistes et énormément de gens dp mauvaise humeur. Il n'en fut rien. Les socialistes sont en léger recul et même les libéraux de gauche ne voient pas s'accroître leurs troupes de gros bataillons. En vérité, si le Reichstag devait être dissout, si des élections générales devaient avoir lieu, on se demande si les socialistes occuperaient encore 110 sièges, les fractions libérale et progressiste, 44 sièges chacune. Gunther LES FAITS. OU JOUR LE STATUT DE TAWQER Un conseil de cabinet a été tenu jeudi soir à Madrid. A l'issue de la réunion une note a été communiquée, à la presse disant textuellement: Le ministre des affaires étrangères a exposé à ses collègues Jes communications échangées entre, Jes cabinets de Paris et de Madrid à propos du statut dé Tanger. 11 en résulte qu'à Ja fin du printemps dernier, les délégués anglais, français et espagnols se réunirent à Madrid et, après de longs pourparlers, ils s" mirent d'accord sur le statut de Tanger et de sa zone. Ce statut fut une œuvre de mutuelles transactions, à laquelle l'Espagne apporta tout l'esprit d'amitié et de conciliation dont sont inspirés ses rapports si étroits et si cordiaux avec les deux pays. Postérieurement, le gouvernement dp la Ré-, publique crut que des modifications devaient être apportées au projet déjà établi: or, ces modifications, que la France estima qu'il convenait de proposer aux deux autres puissances, les gouvernements anglais et espagnol n'en curent pas connaissance simultanément : le gouvernement de la République communiqua d'abord le nouveau projet à celui de Ja Grande-Bretagne, qui fit les observations et les critiques qu'il jugea opportunes, et c'est, lorsque ces deux gouvernements se furent mis d'accord à nouveau sur ce texte qu'ils en donnèrent communication au ministère des, affaires étrangères espagnol, dans les derniers jours de novembre. Le gouvernement ayant remarqué dans le nouveau projet qui lui était soumis que des modifications, à ses yeux importantes, étaient apportées au texte primitivement établi par les délégués des trois puissances à Madrid, présenta, dans une note adressée aux ambassadeurs de France et d'Angleterre et rédigée en termes amicaux conformes aux excellentes relations qui lient l'Espagne à ces deux pays, les objections que lui suggérait ce texte modifié.Tel est l'état actuel de-la question, dit-on à Madrid. Fox I Etranger Explosion de dynamite ACCIDENT PRES DE GLASGOW LONDRES, 20. — Une explosion s'est produite ce matin dans une fabrique de dynamite près de Glasgow. DEGATS CONSIDERABLES. — 7 MORTS. — 2 BLESSES GLASGOW, 20. — C'est un peu après 10 heures que s'est produite ce matin l'explosion de la fabrique de dynamite. Les dégâts sont considérables et s'étendent à tous les bâtiments de l'usine. Le bruit de l'explosion a été entendu à une distance de 40 milles. Les victimes ont été transportées à l'hôpital. Jusqu'à présent, on annonce que 7 personnes ont été tuées et 2 blessées. La politique anglaise UN MINISTRE BATTU DANS UNE ELECTION PARTIELLE LONDRES, 20. -r- Une élection partielle, qui soulevait beaucoup d'intérêt, a eu lieu hier à Londres, dans le quartier de Bethnal Green. Cette élection était motivée par la nomination toute récepte de M. Masterman au poste de chancelier du duché de Lancastre, car on sait qu'en Angleterre tout membre des Communes entrant dans le ministère ou tout ministre changeant de portefeuille, doit se représenter devant ses électeurs. M. Masterman a été battu de 24 voix par le major Mathew Wilson, candidat unioniste. Voici les chiffres Major Sir Mathew Wilson, unioniste, -2,828 voix; M. Masterman, libéral, 2,804 voix; M. J. Scurr, 316 voix. La défaite de M. Masterman est donc due à l'intervention des socialistes. Aux précédentes élections, M. Masterman avait é.té élu avec ISi voi.x de majorité sur son adversaire uhronisfè,'Je Candidat socialiste'obtenant 134 suffrages. La politique allemande UN PROJET DE RECTIFICATION DE LA FRONTIERE RUSSO-ALLEMANDE BERLIN, 20. — La Chambre des seigneurs de Prusse vient d'être saisie d'un projet de loi relatif à une rectification de frontière russo-prussienne entre le Niémen et la Pissa. La Prusse céderait à la Russie une étendue de, terrain de 00,770 hectares, tandis que la Russie abandonnerait à la Prusse 86,208 hectares de territoire. La situation en Orient LA MISSION ALLEMANDE EN TURQUIE PETERSBOURG, 19. — La "Gazette de la Bourse" avait annoncé le départ de la mission militaire allemande de Turquie. D'après les renseignements reçus à Péters-bourg, il s'agit seulement du départ d'un officier.BERLIN, 19. — On dit que le lieutenant Strempel ne revient en Allemagne que pour des raisons de santé. Après un congé de trois mois, il reprendra, à Constantinople, ses fonctions de sous-chef d'état-major. LE PROCES DE SOFIA. — M. GHENADIEFF SE DEFEND SOFIA, 19. — Aussitôt après la constitution du tribunal, la lutte s'est engagée par une attaque de M. Ghenadieff en personne, qui récuse un des juges. — J'attendais, dit-il, ce jour avec impatience, car je veux que mon innocence éclate au cours du procès. Je tiens tout d'abord à faire ressortir le fait que, loin d'être considéré comme accusé, j'aurais plutôt le droit d'accuser. Ces paroles provoquent une altercation entre M. Ghenadieff et le procureur, mais elles produisent une grande impression sur l'auditoire. On attend avec impatience les explications de M. Ghenadieff, d'abord parce que l'on connaît l'activité qu'il déploya comme ministre, son tempérament combatif et son talent oratoire, et ensuite parce qu'on estime que les charges ' qui pèsent sur lui ne sont pas sérieuses. LES PRINCIPAUX CHEFS D'ACCUSATION SOFIA, 19. ■— Presque tous les chefs d'accusation relevés contre les ministres inculpés, ont trait à des irrégularités ou à des atteintes aux lois et règlements à propos de diverses transactions de l'Etat avec des particuliers. Les affaires les plus importantes sont: l'emprunt de, 145 millions conclu en 1907 avec la Banque de Paris et des Pays-Bas, dans lequel sont inculpés M. Ghenadieff et le général Sa-voff; l'achat de matériel de guerre, tel que canons du Creusot (pour 26 millions de francs), munitions pour mines flottantes et autre matériel provenant des mêmes usines, de cartouches de la fabrique stéphanoise, de tentes Lefebvre, de canons et de munitions de la maison Krupp, de fusils' Steyer, de cartouches, de poudre, de chevaux de selle, de médicaments et d'instruments de chirurgie, dont les irrégularités resteraient à la charge du général Savoff. A M. Ghenadieff personnellement l'accusation reproche une concession donnée à la Deutsche Bank de Berlin, pour l'établissement, d'une raffinerie de- pétrole, une concession donnée à M. Casson, un Anglais, pour la création d'une filature de coton, et quelques autres affaires du même genre. M: Petroff est accusé de liquidation irrégu lière de deux entreprises de construction de chemins de fer; M. Khalatcheff, de la commande d'une drague à la maison Werpte-Con-rad, de Haarlem, et M. Goudeff est accusé d'emploi abusif des fonds secrets et autres-fonds confiés à sa gestion. La situation au Mexique^ REMANIEMENT MINISTERIEL MEXICO, 19. — On annonce aujourd'hui un nouveau remaniement ministériel. M. Portillo y Rojas, ex-gouverneur de l'Etat de Jalisco, est nommé ministre des affaires étrangères, en remplacement de M. Querido Moheno, qui prend le portefeuille du commerce. M. Tamariz inaugure le ministère le l'agri-! culture, de création toute récente. MM. Portillo y Rojas et Tamariz sont des meml/res influents du parti catholique. Le premier est un juriste distingué, auteur d'une étude sur la doctrine de Monroë, qu'il déclarait inadmissible, contraire au droit des gens. Selon lui cette doctrine est un véritable défi lancé à l'Europe, et l'efficacité de son application dépendrait uniquement des moyens coer-citifs dont disposerait l'orgueil américain. L'arrivée de M. Portillo y Rojas au ministère des affaires étrangères est donc significative.L'ANNIVERSAIRE DE LA CHUTE DU PRESIDENT MADERO MEXICO, 19. — C'est aujourd'hui le premier anniversaire de la chute du président Madero, fait prisonnier par le général Blan-quet, qui, depuis, est ministre de la guerre et le bras droit du président Huerta. La ville est absolument calme. Des précautions avaient d'ailleurs été' prises pour éviter tout désordre. Le général Félix Diaz, convaincu d'avoir chargé un émissaire de conférer avec le général révolutionnaire Francisco Villa, sera rayé des cadres comme indigne d'appartenir à l'armée. C'est une fin pitoyable pour le héros de la citadelle, dans la journée du 18 février 1913. A TORREON JUAREZ, 19. — Le général Villa a téléphoné au général américain Scott qu'il consentait a établir à Torreon une zone neutre pour les étrangers, et les non combattants. Dépêches diverses L'AFFAIRE DUVIGNON VERSAILLES, 20. — M. Perrus'sel, procureur .de la République, commence son, réqussi-toire.Le procureur demande une peine très sévère, sans cependant s'opposer à l'admission de circonstances atténuantes puisque la virtime n'» pas succombé. GREVE A MARSEILLE MARSEILLE, 20. — La grève des officiers-mécaniciens des Messageries maritimes continue sans incident. La compagnie a désarmé ce matin deux car-go-boats, le "Caucase", desservant la mer Noire, et le "Normand", allant au Havre et à Londres. Les officiers-mécaniciens des Transports maritimes ont présenté des "desiderata" analogues à ceux des Messageries. S'ils ne reçoivent pas ce soir satisfaction, ils ont l'intention de débarquer. SINISTRE MARITIME. — 13 MORTS BREME, 20. — Le vapeur "Forelle", qui était parti il y a deux mois pour l'Islande, a sombré avec tout son équipage, composé de 13 hommes. VOL DE TABLEAUX AU BRITiSH MUSEUM PARIS, 19. — Une enquête sur laquelle on observe une grande discrétion est menée ici par la Sûreté générale. Il s'agit d'un vol de tableaux qui aurait été commis à Londres au British JVIuseùrn. La valeur des œuvres soustraites serait considérable. Un premier résultat a déjà été obtenu. On a arrêté hier matin, à la gare du Nord, un individu qui se présentait à la consigne pour y retirer plusieurs colis. Ces colis renfermaient une partie des toiles volées à Londres. L'individu arrêté est un Belge. II aurait quatre complices, qui seront très probablement capturés ce matin. GRANDE AMNISTIE AU PORTUGAL LISBONNE, :19. — A 1<j Chambre des députés, M. Bernardino Machado, président du con-t seil, présente un projet- d'amnistie s'appliquant à tous les individus jugés et condamnés pour délits politiques, qui sont détenus ou. expatriés, sauf aux cnefs; ceux-ci sont bannis. Les accusés non encore jugés seront soumis à un jugement, mais dès maintenant ils seront mis en libefté. L'amnistié s'applique, outre les crimes de rébellion, à ceux contre la loi de séparation, aux menaces de désobéissance envers les autorités, aux abus de pouvoir, aux délits de presse. Elle ne s'étend pas, aux individus qui firent usage de la dynamite ou commirent des attentats contre les personnes. Sont (''gaiement compris dans l'amnistie, les individus qui commirent le crime de désertion en outre du crime de rébellion, mais les offi-| ciers et les sous-officiers seront exclus de l'armée. La Chambre a voté l'urgence et la discussion immédiate. Les orateurs démocrates se sont montrées favorables à la proposition. Les orateurs de droite, au contraire, désireraient une amnistie encore plus large. M. Bernardino Machado a déclaré ne pas poser la question de cabinet. LISBONNE, 20. —• Au cours d'une .séance de nuit, la Chambre a voté, par 102 voix contre 24 voix, le projet d'amnistie présenté par le gouvernemeni. UNE AMBASSADE DES ETATS-UNIS EN ARGENTINE WASHINGTON, 20. — M. Bryan annonce que la légation américaine à Buenos-Ayres sera élevée prochainement au rang d'ambassade. . . M. Wilson va présenter immédiatement au congrès la demande de crédit nécessaire.

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Cet article est une édition du titre Le matin appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1894 au 1974.

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