Le matin

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s.n. 1914, 10 Septembre. Le matin. Accès à 20 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/1j9765bd3r/
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Jeudi 10 Septembre 1914 QiiAiRÉPAGhâ - ciiracj csiji]%TrrgMiï:^ 21m9 Année - N° 25C REDACTION ,< /iEILLE BOURSE, 39 amvers Téléphone Rédaction s »1T i Un ail Ir. 11S.OO , ) Six mois «Î.SÎO I Trois mois . * . . » SO ( Un an . - . . » . 16.00 LjjuEtm < Six mois _ S.KO J (Trois mois . . • « LinrER • France, Angleterre, Allemagne et Union Kle, par trimestre, fr. 9.00. - Hollande et ! {^d-Duché, par trimestre, fr. T.00= ^bonnement se poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN ADMINISTRATION 39,VIEILLE BOURSE, 3S AÏWVER8 Téléphone Administration : S®JL C. de CAUWER, Directeur Annonces ; Annonces la petite ligne, ir. 0 30 Annonces financières id » 1 OO Réclames la ligne, » 3 JîO Faits divers corps id. > 3 OO Chronique sportive id. i S OO Faits divers fin id. > S OO La Yille id. > JS.OO Emissions Prix à convenir. Les annonces de la France, de l'Angleterre et de l'Amérique sont exclusivement reçues à Brux'etles cites MM. J. Lebègue & C". 0"OTJRNAL QUOTIDIEN F résistance finira exaspère les Allemands — Un article du «limes» hoNDRES, 9 septembre. — Dans un article kfond, le «Times» déclare que l'œuvre de des-jutlion de la part des Allemands en Belgique ut due à la résistance obstinée d'Anvers. Les Allemands désirent investir la ville, (,iSils ne peuvent pas réserver assez d'hom-nes dans ce but et par conséquent ils cher chent à forcer Anvers à se rendre par une campagne de pillage en Belgique. Note de la rédaction. — Mieux que personne nous savons que les Allemands se trompent s'ils espèrent nous en imposer par leur tactique actuelle. Ils se préparent une déception de plus. Voilà tout. IEn Flandre - Un coup de filet ; - 300 prisonniers allemands I ANVERS, mercredi, 10 heures soir. — Offi-[I, — Les Allemands qui ont stationné la nuit irniere dans les environs de Gand se sont di-^aujourd'hui vers le Sud, emportant leur itin, En cours de route, ils ont encore pillé dques magasins aux environs de Melden. autres troupes venant de la région de Sotte-m $e sont rendues dans les environs de Re- naix d'où l'ensemble paraît devoir s'orienter vers la France. Cependant nos troupes ne sont pas restées inactives. Signalons dès maintenant un coup de filet opéré dans Sa région d'Anvers et dont le résultat a été la capture de 300 prisonniers qui seront demain transférés en lieu sûr. Les hostilités en France I» communiqué officiel français - Des détails sur les succèî lies alliés lundi dernier ANVERS, 9 septembre. — Communiqué de I: igation de France en Belgique. — Officiel. -apremiere armée allemande a dû se replier ans la journée du 7 septembre, devant l'offen ive française et anglaise. Deux de ses corp: 'armée ont été rejetés sur la rive gauche d< Durcq, La deuxième armée allemande était sur t< mit Hontmirail-Morain-le-Petit. La quatrième armée nous a attaqués aux en tas de Vitry-le-François. Mouvement d< (pli de sa part a été nettement constaté. LWensîve russe continue contre les Autri lu®, qui ont été très éprouvés. Urasncstaw, leur 45me régiment d'infan lire s'est rendu en entier. ■ta Russes occupent Strij sud de Lem K et leur cavalerie est déjà sur les crête: te îarpatlies. — Havas. inemi refoulé sur toute la ligne HIVERS, 9 septembre. — Officiel. — Sir Ed M Grey a télégraphié le 8 septembre à Sii tes Villiers, ministre de Grande-Bretagne fl Beigique,!es nouvelles que voici provenant <War Office: '^situation générale continue à être sati3-'iastç. Les alliés continuent à gagner du juin èvr leur gauche, le long de la ligne de ™cq et rttj Petit-Morain.Les troupss anglaî •s ont repoussé l'ennemi là de dix milles er ptre. ^bataille a continué pîus loin sur la droi' '«long de la ligne Montmirail-le-Petit-Som '«.sans avantage de part et d'autre. loin encore à droite, depuis un endroit s de Vitry-le-François jusque Sermaize-leS' ™si l'ennemi a été obligé de reculer dam Wffion de Reims. ' "il tes environs de Lunéville,une tentative Par les Allemands d'avancer a été repouS' ~ Sompuis. 433 habitants, à 17 kilom. tet de Vitry-le-François. -■jaize sur la Saulx, 2,533 habitants, à 1 w a 1 es'; Vitry-le-François. r 'trairaii sur le Petit-Morain, 2,402 habi-(J d d» kilom. d'Epernay et à 60 kilom. à ■JC Sompuis. La retraite s'accentue dépêche porte: L[ slon exercée sur l'ennemi continue lL.#ng c'u *ronî ties all'és. Les forces bri-wïnî °nl été engagées toute la journée. Si,,. ' ?PPOsa de la résistance. Après une ''ittsni îniàtr3>'l battit en retraite et il passe K 5m Ver^ ,e nor£^ 1)6 'a Marne. "R:>epe.armée française a avancé avec un Ha t.» et a °Péré de nombreuses prises. i,|!simpn.armée ^"Ça'se, sur l'Ourcq, a été "tumiil- engagée, mais là aussi l'ennemi a 'l'îïm- en arrière. «lS,rie,~,ai!emande a soufïert cruellement 'ftferti. - !'g"e' l'avance des alliés ayant *<s reso,ume"'i sur tous les points. Vs n„î ang,aises ont de nouveau subi htài. *' mais ,8ur nombre est petit en 'l(ré « "ature du combat. "lutou'à «tiJss opérations de ces deux jours a présent très satisfaisant.» Wljés prennent un bataillon Infanterie, une compagnie ^mitrailleuses et plusieurs hissons y "'«liai1 °.onrmunïqué officiel du gouverne-llïsfo ' le 9 sePtembre: >s"*Dr °eS ang'°"Trançaises ont fait de nom-'SOnniers V compris un bataillon d'in-8 comPagnie de mitrailleuses et plu-«aissons. I Communiqué de 3 heures ' PARIS, 8 septembre. — Communiqué de 3 heures de l'après-midi. — Sur l'aile gauche, les ; armée alliées avec les lorces de l'armée avancée de la défense de Paris, progressent cons-; tamment sur les rives de l'Ourcq, jusqu'à la région de Montmirail. L'ennemi se retire vers la Marne,entre Meaux et Sézanne. 1 Sur notre centre, des engagements violents eurent lieu entre la Fère-Champenoise, Vitry-' le-François et l'extrémité sud de la forêt d'Ar-| gonne. j L'ennemi ne réussit nulle part à nous repousser et dans le voisinage de Vitry-le-François, il , recula. Sur notre droite, une division allemande ai-, taqua la ligne de Château-Salins et Nancy,mais , elle fut repoussée au nord de la forêt de Cham-pigneul, plus à l'Est. Les troupes reprirent la , crête de Mandray et le défilé de Fourneaux. II n'y a aucune modification en Alsace. — Ha-, vas. La déroute de l'aile droite allemande ? LONDRES, 9 septembre. — Télégraphiant [ hier du point sur le flanc droit de l'armée allemande, le correspondant spécial du ((Daily Chronicle» dit que le mouvement dos Allemands serait la retraite définitive. Temporairement, les patrouilles allemandes . stationnées sur la rive gauche de la Somme, ■ notamment autour d'Amiens se sont stibite-. ment retirées. La plus grande partie des forces tenant Amiens s'est retirée ce matin. Une petite force i française attend dans le voisinage d'Amiens pour réoccuper la ville au moment où le dernier soldat allemand sera parti. Quand les Français se sont retirés, les Allemands avaient fait sauter le pont de la Somme; c'est à cause de cela que les communications du chemin de fer de Boulogne, Amiens 1 et Paris sont encore interrompues. Il ost évi-1 dent que les alliés font tout leur possible pour séparer l'aile droite allemande pour l'anéan-: tir. On se demande si ce ne serait pas le com-. mencement de la fin de l'armée allemande. L'aile droite allemande, hier, en essayant d'éviter les Anglais qui la suivaient,abandonna , des wagons, des blessés, des provisions et , quelques canons. — Reuter. Un télégramme de M. Delcassé ANVERS, 9 septembre. — Légation de France. — Officiel, -j- M. Delcassé, ministre des affaires étrangères, a télégraphié ce soir à M. Klobubowski, ministre de France en, Rel-gique, les renseignements suivants : Dans la journée d'hier l'aide droite allemande s'est repliée au Nord du Petit-Morin et a été vivement attaquée sur la rive droite de l'Ourcq, Au nord de Sezanne, nos troupes progressent.A notre centre, violents combats avec alternatives d'avance et de recul. A notre aile droite, bonne situation à Nancy et dans les Vosges. — Havas. Un député socialiste allemand tué à la bataille AMSTERDAM, 8 septembre. — Le Vorwaerts de Rerlin apprend que Ludwig Frank, chef du parti socialiste allemand,, député de Mann-heim, fut tué le 3 courant près de Lunéville. La situation Les réquisitions des Allemands à Gand LONDRES, 9 septembre. — Une dépêche d'Os-tende au Daily Mail — et que nous reproduisons avec les réserves d'usage — dit que l'ac- ! tion des Allemands de ne pas entrer à Gand J et de ne pas demander d'indemnité, serait due à l'intervention du consul américain. Des vivres, du fourrage et de l'essence, d'une valeur de 30,000 livres sterling, ont été réquisitionnés par les Allemands. Dans le canton de Lessines —■««— La Flandre Libérale publie une lettre don: ! nous extrayons le passage suivant: « Des journaux ont publié que Lessines, Grammont et les environs flambaient. » La chose est erronée. Nous avons évidemment souffert beaucoup du passage des Allemands. Ceux-ci ont enievé des chariots, des chevaux, du bétail, des porcs, des mil iiers de kilos d'avoine, de paille, de foin ils ont abîmé des hectares de récolte, mais les habitants et les habitations ont peu souffert. »A Grammont et à Lessines, ils ont fait sauter les rails aux croisements des voies, ils ont détruit les appareils télégraphiques et téléphoniques. Sur la route d'Enghien à Ath, tout a été réquisitionné; certaines fermes ont fourni pour plus de 4,000 francs de récoltes variées. Au départ des Allemands, certains villages étaient absolument sans Tivies. » Vers Ogy et Flobecq, mêmes dévastations; plusieurs maisons, dont les propriétaires étaient absents, ont été saccagées. Vers Ath, la soldatesque a été plus brutale; dans la villa du ministre Hubert, les soldats ont tout bu et tout mangé, ils ont dormi partout, jusque dans les salons. Mais où le tableau change et devient horrible, c'est dans le Borinage. A quelques cyclistes, nous avons risqué une randonnée dans ces parages. Ce que nous avons vu est navrant. Nous avons visité Ville-Pommerceul, Tertre, St-Ghislain, Jemappes, Quaregnon et Nimy. Tous ces villages ont été le théâtre de combats acharnés entre Anglais et Allemands. Les Anglais, de beaucoup inférieurs en nombre, voyagent surtout par petits groupes d'une vingtaine. Presque partout ils eurent recours à des ruses de guerre auxquelles les Teutons se laissaient prendre. Un groupe d'Anglais se dissimulait dans des tranchées derrière des sacs de sable recouverts de gazon; un autre groupe était dissimulé dans des bosquets. Deux éclaireurs ramenaieot les Allemands entre les deux embuscades, d'où les mitrailleuses les fauchaient. D'après les gens du pays, 50,000 Allemands ont été tués dans le Borinage; les pertes des Anglais ont été de quelques milliers d'hommes.A Tertre, plusieurs maisons furant brûlées. C'est ici que dix-huit Anglais, bien abrités d'un côté du canal, tuèrent des centaines d'Allemands qui se présentaient pour passer au pont, qu'ils ne parvenaient pas à descendre. Les Anglais avaient encore chacun 2,000 cartouches à tirer quand ils furent surpris par derrière par un groupe d'Allemands et tués jusqu'au dernier. A Quarégnon-rivage tout est brûlé. A Jemappes, beaucoup de maisons brûlées; l'église a été incendiée, la gare est rasée; des civils ont été tués. A St-Ghislain, beaucoup de maisons brûlées, •saccagées, des combats terribles eurent lieu entre Allemands et Anglais. Un directeur de charbonnage qui avait passé trente-six heures dans sa cave nous montre 75 balles trouvées à l'intérieur de son habitation. Dans cette commune, ayant pris un verre de bière dans un estaminet, et étant allés sur la porte voir passer une automobile allemande, nous fûmes invités par la cabaretière à rentrer de suite: les Allemands vont entrer et incendier ma maison, disait-elle, et elle nous pria poliment de quitter sen établissement au plus vite. Des autos passent pendant la nuit dans les rues, se dirigeant vers Bonne-Espérance. A Nimy, beaucoup de maisons brûlées. Une rangée de quatre-vingt-sept maisons a été incendiée, y compris la brasserie Vincart, d'une valeur de 500,000 francs, nous dit-on. Tous ces détails que nous vous donnons sont véridiques et contrôlés par nous. Nous estimons qu'il y a dans les diverses communes traversées dans notre excursion de 5 à 600 maisons brûlées. Nulle part, rien n'a pu être sauvé et actuellement encore on voit par les fenêtres tout l'intérieur des maisons, ameublements, garnitures de salon, étoffes, conserves des magasins, etc., etc. Le motif de la rage des Allemands à Nimy était, paraît-il, que les aéroplanes avaient vu que les habitants du village faisaient des tranchées avec les Anglais et cependant quelques jours plus tard les gens de Nimy étaient réquisitionnés par les Allemands et faisaient des tranchées pour... ensevelir leurs morts. Si on examine les résultats de la bataille de Mons nous trouvons que 30 à 40,000 Anglais-ont tenu tête à 200.000 Allemands. S'ils ont perdu environ 6,000 hommes, ils ont permis à l'armée française de se replier en bon ordre sur ses premières lignes de défense; ils ont sauvé l'armée française. L'infanterie anglaise est encore la première du monde. Il faut voir avec quelle admiration les Borains parlent de leurs amis les Anglais et avec quel dévouement ils soignent leurs blessés. Les Anglais arrangeaient leurs petites embuscades avec im tel calme et une telle tranquillité que les Borains les entouraient et les regardaient travailler. Ce n'est que lorsque les Allemands débouchaient par l'un ou l'autre chemin et que les balles sifflaient au-dessus de leurs têtes que les naturels s'enfuyaient et alors, au lieu de mettre les femmes et les enfants au devant des balles comme les Allemands, on vit en plusieurs endroits les Anglais prendre les enfants des bras' de leurs mères, les porter en lieu sûr et puis reprendre leur place au feu avec autant de calme que s'il se fût agi d'une représentation cinématographique.En certains endroits les Anglais étaient facétieux et rigolaient en attendant l'ennemi. A Tertre, derrière son embuscade, chaque fois qu'un Anglais avait rechargé sa mitrailleuse au moment de tourner la manivelle, il disait aux habitants: « Encore cinq centimes au piano. Regardez comme ils dansent.» Ils faisaient allusion aux pianos automatiques qui se trouvent dans chaque estaminet borain, et, en effet, le piano marchait et les Allemands étaient fauché». A Soignies Ci une Intéressante lettre qui nous parvient de la région de Soignies, où l'ennemi est pas sé, voici quelques jours, et où il s'est compor ; té comme à l'habitude. Elle émane d'un gendarme, d'un de ces soldats d'élite qui, depuis le début de la guerre, ont si vaillamment fait leur devoir et si rudement reçu l'ennemi. « Ayant entendu dire que les « Alboches > étaient passés à Soignies, j'ai envoyé mon frère revoir notre caserne de gendarmerie, la-; quelle est abandonnée — les femmes étant rentrées chez leurs parents. Voici ce qu'il a vu et appris: la caserne étant inoccupée il y est entré. Partout, les portes sont enfoncées: la cave du chef de brigade,qui contenait quelques bouteilles de vin, est vidée. Les meubles sont en miettes dans tous les logements. Glaces, vaisselle, etc., sont brisées. Les portes des meubles ont été arrachées et les côtés des meubles enfoncés. Les Allemands se sont mis en bourgeois avec des effets dérobés là, ont piétiné les vêtements militaires, ont fait des paquets avec des draps de lit et le linge et ont chargé le tout sur des autos. Les cadres muraux ont été troués à coups de lance. Je passe sur quelques détails plutôt répugnants mais où l'on reconnaît la «manière» allemande. _ » Tout a donc été détruit ou abîmé.Et c'était toute notre fortune. Aussi, notre liaîne pour l'ennemi s'est-elle accrue de tout le mal qu'ils viennent encore de nous faire. Nous espérons bien être dédommagés de tout cela et que dans un mois, on ne parlera plus de l'empire d Allemagne. Il paraît qu'ils ont réquisitionne dans les magasins de Soignies et de Lessines revolver au poing — vivres, victuailles, bétail etc. A Soignies, les brutes auraient abusé d'une malheureuse femme, qui doit être morte à l'heure qu'il est... Des hussards de la mort ont passé à Soignies. I)s étaient commandés par un lieutenant du nom de l.opens, ainsi qu'en témoigne -une inscription restée sur la porte d'une chambre de la caserne: « Defense d'entrer, lieutenant Lopens ». . Notre correspondant dit encore: «Je vous demande de signaler à tous de quoi sont capables les Allemands. Je puis vous dire aussi au'un blessé allemand crie 50 fois plus fort qu'un blessé belge. Ce n'est pas crier quils font, c'est hurler.» . a Et notre vaillant gendarme ajoute, avec une visible satisfaction: «Je suis dans les champs; excusez mon griffonnage. «On les «assaisonne» car le canon tonne.» , C'est vrai que depuis quelques jours déjà on les « assaisonne ». Et cela commence seulement.Chez les Anglais 300,000 hommes ont rejoint l'armée ordinaire ANVERS, 9 septembre. — Dépêche de Sir Edward Grey à Sir Francis Villiers, ministre britannique en Belgique, le 8 septembre: Il v a un enthousiasme croissant pour le re crutement en Grande-Bretagne. 300,000 hommes ont rejoint l'armée régulière depuis que la guerre a commencé. L'empressement mis a s'enrôler est devenu beaucoup plus grand depuis que les troupes britanniques sont en contact avec l'ennemi. L'AIDE DES COLONIES LONDRES, 9 septembre. — A la suite d'un télégramme envoyé par l'agent général a Londres de Victoria (Australie), notifiant 1 appel du ministre belge à Londres pour secourir les Belges en détresse, le gouvernement ae Victoria a mis 500 livres sterling à la disposition de l'agent général pour l'achat de vivres. Le ministre belge pria l'agent de \ ictoria de transmettre au gouvernement de Victoria ses remercîments sincères pour ce don généreux. — Reuter télégram company. LES BELGES A FOLKESTONE LONDRES, 9 septembre. — Une dépêche de Folkestone au Times dit que la ville est maintenant prête pour -la réception des réfugiés belges, dont beaucoup sont déjà arrivés. Nombre d'entre eux travaillent et font la récolte du houblon. — Reuter. En reconnaissance La panne — A St-Micolas — A demain, les nouvelles Grâce à la voiture de course de M. Tichon, le stayer namurois, qui a bien voulu m'emmener avec lui, je me suis rendu mercredi sur la rive gauche de l'Escaut. La voiture roule bien et la randonnée semble s'annoncer fort bien, quand aux environs de Zwyndrecht, une carriole de paysans, chargée de femmes, nous barre la route. Notre chauffeur a beau corner, le brave homme tient obstinément la gauche, et, au moment où nous voulons passer, le conducteur se jette en plein sur l'avant de notre machine.! Je vous avoue que j'ai cru que j'allais être le héros d'un banal fait divers. Notre auto vient, en effet, d'être précipitée contre un arbre et l'une des roues avant est entièrement démolie. M. Fox, du Morning Post, qui m'accompagne, garde tout son flégme britanique et me demande:— Are you killedî — No! — Ail right, than. Ail rightl je veux bien, mais notre pauvre auto est hors d'usage et mon reportage de guerre est en bien mauvaise posture. Je laisse mon chauffeur en panne et je me remets bravement en route à pied. j Je dépasse ainsi Melsele où je m'arrête un I moment au pensionnat de demoiselles, qui ' est transformé en ambulance. L'installation est en tous points irréprochable et prête à ■ recevoir nos blessés. 1 j A Beveren-Waes tout est calme. Aucune mai-I son n'est abandonnée et les habitants conti-^ nuent à vaquer à leurs occupations. Toujours pédestrement et en croisant de temps en temps quelques patrouilles qui examinent sévèrement mes papiers, j'arrive à St-Nicolas.Ici la peur de l'Allemand a fait son œuvre. Enormément d'habitants qui n'ont jamais vu l'ombre d'un casque à pointe ont fui, abandonnant tout sans aucune raison. Je remarque cependant beaucoup de personnes qui continuent à tenir boutique ouverte et je déguste, Grand'Place, un excellent bock avec quelques soldats qui font même un petit succès au Matin. Parmi ces soldats se trouve un sous-offi-cier qui montre fièrement un énorme éclat d'obus. — J'ai ramassé cela, nous dit-il, à Hofsta-de, en même temps qu'un officier prussien du 41me. J'aurais tant voulu avoir son casque mais mon prisonnier était chauve et il m'a' prié de lui laisser sa coiffure, de peur de prendre un rhume. »J'en ai eu pitié, ajoute notre interlocuteur, et je l'âi ramené à mon commandant. » Ne pouvant pousser plus loin, je suis rentré à Anvers, et le long de la route je retrouve mon auto. Le chauffeur a pu se procurer une nouvelle roue. La réparation est presque terminée. L'on pourra repartir demain et je crois bien qu'il y aura des choses intéressantes à voir et à raconter. e. v. En Autriche- Hongrie La mort de François-Joseph?? LONDRES, 8 septembre. — Des rumeurs sur la mort de l'empereur d'Autriche circulent dans les cercles autrichiens. La nouvelle serait tenue secrète, en raison de la grave situation à l'intérieur de l'Autriche. — Reuter. Chez les Hollandais L'état de siège et sa raison LA HAYE, 8 septembre. — Un décret roya proclame l'état de siège pour un grand nombre de villes et villages situés sur la mer ou des rivières dans les provinces de Zélande, du Bradant septentrional, du Limbourg, de la Gueldre, de Groningue,de Frise, de la Hollande septentrionale et de la Hollande méridionale. La proclamation vise à empêcher l'exportation, comme contraire à la neutralité, de vaisseaux achetés aux Pays-Bas pour des buts militaires par ou de la part des belligérants. Les principaux de ces villes et villages sont: Flessingue, Breda, Tilbourg, Eindhoven, Sit tard, Ruremonde, Venloo, Delfzijl, Harlingen, Texel, Vlieland, Terschelling, Den Helder. im< partie de Hoek van Holland et Hellevoet Sluis. —- Reuter. SUR MER Un câble coupé HONOLULU, 8 septembre. — Le câble entre Bamfield, Colombie britannique, et Fanning Island, a été coupé probablement par le croi-> seur allemand Nurnberg. — Reuter. CEUX QUI PLACENT DES MINES LOîfDRES, 9 septembre. — Les journaux du soir publient une dépêche disant qu'un vapeut-de pêche est arrivé qui annonce qu'une canonnière britannique a capturé un vapeur de pêche allemand qui avait placé des mines dont il avait encore 200 à bord. — Reuter. LE «RED CROSS» RETENU A NEW-YORK WASHINGTON. 9 septembre. — Le vapeuï Red Cross, de la Société américaine de la Croix-Rouge, autrefois un des transatlantiques de la Hamburg-Amerika Linie, ayant à bord douze corps sanitaires et arborant le drapeau des Etats-Unis, devait appareiller aujourd'hui. Son départ fut remis par suite d'une protestation de l'ambassadeur britannique, qui déclara que le fait que la majorité de l'équipage est composée de réservistes allemands, il ne croyait pas devoir approuver le départ du vaisseau. — Reuter. L'EFFICACITE DE L'ARTILLERIE FRANÇAISE Une correspondance particulière de Toulouse apprend que le tir des navires français à Antivari sur le croiseur autrichien ïenla a été ouvert à 14,000 mètres. Le navire ennemi a été atteint dès la deuxième bordée. Cela fait le plus grand honneur à la marine française, car on était habitué à considérer comme une prouesse un pareil résultat obtenu à 10,000 mètres.

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Cet article est une édition du titre Le matin appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1894 au 1974.

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