Le matin

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s.n. 1914, 03 Juin. Le matin. Accès à 20 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/028pc2v42s/
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Mercredi 3 Juin 1914 11 irjMjj]\,iMAH,i.v4.^3esaaHtU.';vi..wrar^fTrrectaggg^-arraBœiajgrei^^rrCT^ HUIT pages — CIIVQ CENTIMES 21me Année — N° 154 rédaction 39 VIEILLE BOURSE, 39 AKVERS Téléphone Rédaction : îiîiy ^.t>on.nements : (Un an .... .fr. 1S.OO ictsrS < Six mois ..... <$.£><» is /Trois mois . • . . 3.CSO 1 Un an . . . . . . 16.OO wriuBDR <Six mois 8.ÏJO lfl ) Trois mois .... £i.OO l'mi^cER : France, Angleterre, Allemagne et Union -vist'ale, par trimestre, fr. 9».00. — Hollande et (tond-Duché, par trimestre, fr. Tt.OO. [/abonnement, se poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN JOURNAL QUOTIDIEN administration 39,VIEILLE BOURSE, 39 APSVEItS Téléphone Administration : 261 C. de CAUWER, Directeur Annonces : Annonces la petite ligne, fr. 0 30 Annonces financières id » 1 OO Reclames la ligne, » 1 .ÎSO Faits divers corps id, • S OO Chronique sportive id. > 3 OO Faits divers fin id. > S.OO La Ville id. > Sî.OO Emissions Pris à convenir. l es annonces de la France, de l'Angleterre et do VAménque sont exclusivement reçues à Bruxelles chez MM. J. Lebegue Co. L'Escaut hollandais -<>♦#:> En parlant de l'Escaut hollandais, toul lécemment, nous arrivions à cette conclusion que môme si la Hollande n'avait pas le droit, en temps de paix, d'interdire à des vaisseaux de guerre de remonter le tours du fleuve, son droit de barrer le fleuve non seulement à une flotte de guerre œàis d'une façon absolue, demeurait en-lier.Fâcheuse perspective! Chacun pour soi, (elle doit être la devise des nations qui veu-jjri vivre en tant que nations. L'altruisme est un luxe que seuls les individus-peuvent se permettre. C'est pour l'avoir oublié que Napoléon III a ruiné l'hégémonie de la France, ce qui peut réjouir beaucoup de gens, hormis les Français. Pour nous, pensons à nous-mêmes et ne nous laissons pas égarer par des chimères nées de la plus sotte sentimentalité. Nous sommes un Etat perpétuellement teutre. A y réfléchir un instant seulement, t'est vexant. Il nous est défendu d'avoir, en matière internationale, une opinion, des préférences, et de les faire valoir. Comme forrélation, le fléau de la guerre est écar-|j de nous à tout jamais, et, sous la protection des dix millions de baïonnettes qui prissent l'Europe nous pouvons faire tranquillement nos petites affaires... Hélas! non, ou plutôt, non, heureusement! Il y a, entre la réalité et la théorie, une opposition flagrante. Ce n'est pas parte que, quatre-vingts ans passés, la Prusse à la France ont mis une signature au bas d'un papier que, le jour où l'existence même de ces puissances serait en jeu, elles consentiraient à périr pour l'amour de nos beaux yeux. Entendez que si la France ou l'Allemagne, en cas d'hostilités, avaient intérêt à violer notre territoire, elles n'hésiteraient pas une seconde. Le gouvernement clérical qui fonde toute sa puissance sur les masses ignorantes et antimilitaristes j'en est rendu compte lui-même. Il a porté lotre armée aux effectifs de guerre de H),000 hommes, et, avant peu de temps, pour donner à ces troupes toute la solidité nécessaire, il portera le service de 15 mois i 2 ans. li n'en faut pas dire' plus pour se rendre tompte que cette neutralité conventionnelle, perpétuelle et sempiternelle, n'offre en fin de compte que des inconvénients. Nous ferons bel et bien entraînés dans le prochain conflit sans avoir même eu la faculté de choisir nos alliés! Soit. Mais écartons un moment les hypothèses qu'on a coutume de faire à ce propos, comme par exemple ^envahissement de notre territoire par une force allemande qui obligerait l'Angleterre à venir à notre secours. Les Hollandais barrent l'Escaut, les Anglais devraient dé-krquer à Heyst et à Ostende, ce qui rendrait leur intervention beaucoup plus lente et partant moins efficace. Mais les Hollandais attendraient-ils jusque-là pour barrer le fleuve? Il est à présumer que non. C'est-à-dire qu'en cas de guerre, par simple mesure préventive et pour un motif de sécurité, ils briseraient net notre vie économique.M, Alban Bertrand, avocat près la Cour d'appel de Bruxelles, secrétaire général de 1> Ligue de la défense nationale, a résumé, dans un petit tract fort instructif, les éléments de la polémique qui s'est élevée autour de la construction des forts de Fles-singue. Les Hollandais sont maîtres chez eux comme nous sommes maîtres chez nous. Il ne peut être question de leur délier le droit de construire les forts qu'il leur plaît où il leur plaît. Encore pouvons-nous nous préoccuper du point de savoir contre qui ces forts pourraient bien servir. Après quoi nous prendrons nous-mêmes telles mesures que nous jugerons utiles sans que nos bons amis les Hollandais puissent nous le reprocher. Les Anglais et les Français prétendent qu'ils fortifient Flessingue pour faire plaisir à l'empereur Guillaume; de là à dire qu'ils travaillent sous main pour assurer à l'Allemagne une base navale contre l'An-gleterre, il n'y a qu'un pas. Mais ceci supposerait une alliance formelle entre les Pays-Bas et les puissances de la Triple-Alliance, ce qui n'est point. Rien, au sur-Plus, ne nous autorise à dire qu'en construisant des forts la Hollande poursuive un «litre but que de pourvoir à sa sécurité. Et si nos voisins du Nord ont abandonné leur aicien système de défense qui consistait à se retrancher solidement autour d'Amster-wfl, c'est encore leur affaire. Cette défense ne commence à nous intéresser que là où elle devient dommageable P°ur nous-mêmes. Or, il nous paraît élémentaire d'admettre avec M. Bertrand que 'a Hollande, à la première alerte, et sans tous consulter évidemment, détruira tou-'es les balises, bouées, feux, etc de l'Escaut occidental pour les remplacer par un système de balisage secret dont les plans sont arrêtés dès maintenant, en sorte de Kndre l'Escaut navigable pour ses vais-de guerre à l'exclusion de tous autres. Le trouble qui résulterait de cette mesure Pour Anvers et la Belgique serait tel que lotre existence économique serait arrêtée j!®'. Nous nous trouverions dans l'obliga-'10ri> ni plus ni moins, de déclarer sur-champ la guerre à la Hollande pour la forcer à rétablir le régime normal du Heu- ve. Aussi longtemps que Flessingue n'es pas fortifié il y a des chances pour qu i nous réussissions à imposer notre volont | qui est de vivre, tout simplement. Mai Flessingue pourvu de coupoles et de gross artillerie moderne, une telle prétention de vient complètement illusoire. Il ne nou ; restera plus qu'à nous croiser les bras jus 1 qu'à ce que la tourmente soit passée, tro: heureux si, entre-temps, nous n'avons pa fait faillite... Et l'histoire est là, comme 1 fit un jour observer M. l'avocat Arthu Rotsaert, depuis le traité de Munster, ei 16-48, pour nous apprendre que les Hollan dais envisagent cette éventualité si fâcheu se pour nous sans aucun déplaisir. Comm jadis la ruine d'Anvers profita à Amstei : dam, elle assurerait, cette fois, la fortun I de Rotterdam, notre concurrent immédiat Evidemment, ceci ne doit pas nous empê cher de recevoir avec les plus grands égard des congressistes hollandais de tout genr ni d'appeler les écrivains hollandais à pai ticiper à nos concours d'art dramatique. Le Hollandais et nous, nous sommes des frères c'est entendu. Mais, même entre des frère qui s'aiment bien, il est permis d'agité certaines questions d'intérêt. Celle de li défense de l'Escaut est, pour nous, d'ui intérêt primordial et tel que personne, ei Hollande, ne pourra trouver mauvais qu nous nous en occupions. Timon. CHRONIQUE PARISIENNE (Correspondance particulière du Matin J Nouvelles mœurs féminines, — A propos d'ui article du «Mercure de France». — L; cafetière de Mme Caillaux. — Pierrot pon tife. Paris, 1er juin. Au congrès féministe de Rome, après qu la marquise Pellicano, prête, comme son non l'indique, à s'ouvrir les flancs pour nourrir non seulement ses enfants mais la féniini nité tout entière, eut développé ses idées su: le suffrage des femmes, la comtesse Lucifero que son nom condamne probablement à avoi le diable au corps,, demanda la conscrip tion militaire pour toutes les personnes d-son sexe. Déjà l'année dernière, en France Mme Dieulafoy avait affirmé que les moder nés Péuélopes ne demandaient, qu'à flanque en l'air leurs tapisseries pour suivre les Ulys ses de leur cœur. Mme Dieulafoy, qui fut de toutes les expé ditions de son mari, en prêtant ses qualité aux autres, rendait hommage à la combati vité des femmes et les réhabilitait aux yeu: de ceux qui les accusent de poltronnerie et <1> futilité. Sa parole, celle de la comtesse Luci îero viennent de mettre le feu aux poiidre de riz: les Parisiennes se révoltent et déciden soudain de partir en guerre, non point contr. des ennemis imaginaires mais contre l'hydri aux cent têtes d'épingle qui les fagote, le déforme, les martyrise à plaisir. La lutte es engagée. Ici les clientes, là le couturier, e Senj, de son crayon, dirige le combat. Ven dredi, à Luna-Park, il y eut une soirée réser vée aux dames qui ne suivent pas la mode, e la salle des fêtes fut pleine. Comme eût parlé M. Prudhomme: cette soi rée est un jalon vers le progrès. Si les femme commencent à discuter avec les couturiers c'est donc qu'elles sont près de brûler leur idoles. Et cela semble d'autant plus vrai qu certaines d'entre elles osent, depuis peu, pro tester contre cette publicité après laquell elles eouraient, comme les soldats de l'Empir couraient après la gloire. Ah! que le temps était loin où la bclle-mèri de l'avocat Lachaud déclarait: «Je suis la plu heureuse des mères: j'ai un gendre dont tou , le monde parle et une fille dont personne n dit rien.» Peut-être ce bon temps va-t-il reve nir. Mlle Polaire vient d'écrire à Sem pou protester contre la caricature qu'il a fait' d'elle en femme sauvage. Sem lui répond que lorsqu'on se fait photographier avec un an neau dans le nez et que l'on s'exhibe comm' «la femme la plus laide de Paris» on risqu de tenter les humoristes. Une autre étoile di firmament théâtral, qui ne crachait pas, ell non plus, sur la réclame et donnait des sur noms aquatiques à celui de ses commanditai res qui ne lui versait que dix mille francs pa: mois, parce que, expliquait-elle, cette sommi i ne pouvant suffire à son train de vie, il si trouvait ainsi profiter du luxe fourni par le; autres, cette étoile qui, devant le trou di souffleur, sut faire rire le public pendan vingt ans, et, derrière le manteau d'Arlequin frémir les pompiers de service, va deveni: {princesse orientale sans s'être laissé inter viewer sur ses sensations nouvelles de fiancéi ! et de future grande dame. D'autres encore, après avoir multiplié les 1 excentricités et les scandales, s'enferment sou-! dain dans cette fameuse tour d'ivoire qui, pai les vertus de sa matière de construction, inculque à ses temporaires locataires les mœurs discrètes et bien connues de l'éléphant nubile. * * * Mais, si les théâtreuses éprouvent parfois le 1 besoin de rentrer dans l'ombre et de goûter un ! peu de mystère,il ne parait pas que les femmes de lettres soient disposées à les imiter. Les murs de Paris sont en ce1 moment couverts par les affiches du livre d'une Mme de Montjoie bien connue à Magic-City. Cette dame, apte à sacrifier une fortune au lancement de ses ouvrages et, entre-temps, drapée par Poiret, à esquisser une furlana, a tort de ne pas imiter certaines de ses consœurs qui, commandant leurs romans à de pauvres bougres, nous livrent alors une prose supportable dans laquelle, à défaut de leurs sensations personnelles, nous découvrons celles du triste mercenaire. Ce conseil leur a d'ailleurs été donné dernièrement par Maurice Boissard, pseudonyme de Paul Léautaud, dans le Mercure de France. Boissard-Léautaud alla même jusqu'à les prier de renoncer à la littérature afin de se consacrer au bonheur des célibataire?. « Je con- t nais nombre de jeunes gens, même d'hommes e sérieux, écrit cet homme terrible, les uns et les £ autres intelligents, ayant de l'esprit, d'un com-merce agréable, qui ne peuvent trouver de bonne amie. Est-ce que ces dames ne pour-3 raient pas s'en occuper un peu, faire les pre- - miers pas? » Il invite les poétesses qui « par des s points de suspension, finissent l'idée qu'elles - n'ont pas eue » et les prosatrices qui « écrivent -, des volumes et des volumes pour ne rien dire ■ du tout » à explorer ces champs nouveaux d'observation, et termine sa chronique par 3 , deux pages dédiées à Mme Aurel, qu'il taxe de r ! « ridiculisme » et de charabia. i i On devine la répercussion d'une telle atta- - que. Ce fut, pendant quinze jours, au Mercure . de France,le défilé des muses épileptiques dont le parapluie ne demandait qu'à pointer vers les " lunettes de Léautaud. Le geste de Mme Caillaux risque de se renouveler, cependant que 3 les spectateurs pacifiques supposaient que, leur . 'première indignation calmée, ces dames médi- - teraient la leçon et consentiraient enfin à se s j verser un peu de plomb dans la cervelle. | Il n'en a rien été, et la preuve nous en a été J donnée vendredi par l'article de tète du Matin j de Paris. Mme Aurel, parlant de Rodin et te-s nant à accoupler son propre génie à celui du , grand sculpteur, doublé d'un non moins grand s , fumiste, termine ainsi son oraison: ., j « Rodin a dit: Dieu voulut que le regard plafonnant de la femme fût au-dessus de l'huma-1 i nité et pour lui. Mais je dis, moi, Aurel, que 1 :Dieu a dit: Le regard plafonnant de la femme 1 est au-dessus de l'humanité et pour l'homme. » 5 Que cela est donc profond! Que cola est donc immense! Et il faut l'impertinence de Gavroche pour oser riposter: — Pardon Monsieur, pardon Madame, quand votre regard plafonne, est-e qu'il n'aperçoit pas une petite araignée? * * * Puisque j'ai cité Mme Caillaux, que la cham-! bre des mises en accusation vient de renvoyer 1 devant la cour d'assises sous l'accusation d'ho- - micide volontaire avec préméditation, laissez-moi vous raconter la dernière histoire cynique du ménage, histoire que nous pourrions intitu- -, 1er: Le gros financier et la petite cafetièi-e. J On sait qu'une personne de l'importance de Mme Caillaux ne saurait être traitée comme ' ' une vulgaire prisonnière et que, si la voleuse 1 d'un pain de quatre livres est au dur régime de | l'horrible Saint-Lazare, le rigorisme adminis-' i tratif ne doit pas s'étendre à une dame de qua-1 ; lité qui assassina. j | Les premiers jours de la détention de l'épou-31 se de l'ex-grand argentier, on nous communi-' qua les menus de ses repas. Ils étaient sim-1 pies mais stomachiques, les pattes de _ gre-1 nouilles y voisinaient avec les ailes-(te }.;ou-" | let, et c'était le restaurant Drouant, petit maî-: tre en l'art du bien manger, qui assumait la responsabilité de charger le corps de l'illustre 3 criminelle. ^ | Or, l'autre après-midi, M. Caillaux, le cha-, peau enfoncé sur son caillou célèbre, pénétra 3. en trombe chez Drouant. ; _ C'est trop fort, s'écria-t-il, le seuil fran-?1 chi, on s'est permis d'envoyer à Mme Caillaux 1 une cafetière mal lavée ! 3 Le délit, en effet, était abominable. Prenait-3 on Mme Caillaux pour une pythonisse capable ' d'étudier son avenir dans le marc desséché î qui tapissait cette cafetière ? Une cafetière mal lavée, à une élégante qui avait pris soin de " se savonner les phalanges avant d'aller occire "un journaliste abhorré 1 C'était insensé et M. 11 Caillaux en devenait apoplectique. I II invectiva les garçons, le maître d'hôtel " | et fit un tel scandale dans l'établissement que 3 le patron apparut pour lui ordonner de re-• ! prendre la porte et lui déclarer en avoir as-3 ; sez de sa clientèle. 3 Et M. Caillaux, qui pronostiqua dernière-" ment : « Ma femme sera acquittée en juillet et 3 je serai ministre en novembre», s'éclipsa en 3 oubliant de prédire au restaurateur quel chien de sa chienne il lui expédierait quand il pren-3 drait possession de la présidence de la Répu-J blique. ■îî- 3 * * r Les tragédies tapageuses et les comédies de 2 la vie, les gesticulations de nos sous-Thalamas et des nombreux Pierrots qui nous gouver- - neiit ont décidé M. Viviani, conseillé par quel- 3 ques notoires professeurs et critiques, à créer 3 une classe de pantomime au Conservatoire. i Pierrot ne débutera plus cireur de bottes à ; Marseille, comme l'admirable Séverin, il ne - se laissera plus- aller à sa fantaisie comme - feu Debureau, il sera instruit, éduqué par des - maîtres-ès-attitudes qui refréneront son im- > pulsivité et transformeront sa verve en une > science conventionnelle. Pierrot, le doux Pier-; rot, sera élève, méritera des diplômes et des i prix et va devenir cabotin. t L'exemple de nos comédiens et comédiennes les plus intéressants qui. s'ils sont passés par •, le Conservatoire, ont mis ensuite pas mal d'an--1 nées à se libérer de l'éducation reçue, à re->1 trouver leur intelligence et leur tempérament naturels, n'aura pas favorisé Pierrot. Il paraît que la vogue cinématographique . est pour beaucoup dans cette décision minis- ■ ; térielle. Puisque le silence est plus que ja-: mais d'or, on tient à l'honorer dignement. On ! lui veut pour apôtres des princes et princesses i de la marche et du geste et ce ne seront bientôt sur l'écran qu'élèves de la classe de pan-| tomime, jeunes Colombines, apprentis-Arle-! quins, qui agiteront dans l'espace des bras trop éloquents et supprimeront le côte sobre de la vérité. L'art mimique de Pierrot n'est ni celui du badaud, ni celui du bourgeois qui passe. Sa physionomie doit nous dire à elle seule ce que le mouvement d'un acteur de cinéma peut nous faire comprendre. Ce dernier est condamné à marcher, à courir; Pierrot, lui, n est pas un agité. Il lui faut peu de place pour interpréter ses sentiments, et, quand i t -duit un hymne où un poème, spn art n <i-parente nullement à celui de 1 acteur qui les déclamerait. ]p Hnpma An csiirnliis Dourrait-on due que le cinéma estnmarlè de la vie_que la pantomime est le refiet de l'âme^ e e éJeront gans dou. texans le besoin d'un maître, par la seule puissance de leur emotivité. jeanns Lar.dre, LES FAITS DU JOUR L'IMBROGLIO ALBANAIS De retour de sa courte mais sensationnelle croisière à bord du Misurata, le prince Guil-! laume vient de notifier son avènement au roi de Monténégro. Cette formalité vient à point pour montrer au monde que le jeune souverain n'abandonne point la partie. Mais elle ne suffit pas pour raffc.mir un trône branlant. Nous i n'attachons pas plus de valeur au projet d'envoi de contingents européens destinés à garder les frontières de l'Etat albanais. Jamais les grandes puissances ne consentiront à charger leurs troupes de ce rôle ingrat. Et se résignant à créer, sur les instances comminatoires combinées de l'Autriche-Hongrie et de l'Italie, une Albanie souveraine, l'Europe n'a pas assumé l'engagement de la protéger et de la faire vivre. Le maximum de l'effort des puissances consistera à prélever un détachement des contingents internationaux de Scutari pour assurer la garde personnelle de la famille princière si îe prince insiste pour se faire garder par des troupes étrangères. Un homme ayant plus de foi dans ses destinées préférerait peut-être se confier aux soldats du pays où il est venu régner.Un des symptômes les plus caractéristiques de la situation en Albanie est la propagande islamique jeune-turque. On la retrouve dans toutes les manifestations récentes. Le gouvernement ottoman proteste qu'il n'y est pour rien et il y a d'autant moins de raisons de douter de sa parole que son intérêt bien entendu lui interdit de remettre les mains dans le guêpier albanais. Mais il n'en est pas moins certain que des agents jeunes-turcs travaillent les populations, tout au moins celles du Sud. Le prince Guillaume devra tenir le plus grand compte de ces menées et éviter avec soin de brusquer les divers éléments musulmans, étonnés de voir à la tête de l'Etat un prince n'appartenant à aucune religion connue d'eux. De bons esprits pensaient qu'un musulman européanisé aurait mieux convenu pour régner sur les Skipétars. On a trouvé plus judicieux de choisir un prince n'ayant aucune attache religieuse avec les partis locaux et j3lus apte par conséquent à maintenir entre eux l'équilibre. Cette décision ne se justifie que si le prince se montre effectivement impartial et sait se tenir à l'écart de toutes les intrigues, intérieures ou extérieures. Au cas où il prendrait lui-même parti, il verrait se tourner contre lui une coalition irrésistible. Il ne lui reste plus une seule faute à commettre. Fox Etranger La politique française LE DERNIER CONSEIL DU CABINET DOUMERGUE PARIS, 2. — A la suite du conseil de cabinet tenu ce matin, à 9 1/2 heures, au ministère des affaires étrangères, une note Havas expose que M. Doumergue a rappelé à ses collé-1 gues les conditions particulières où il accepta de prendre lx pouvoir par devoir de républi-1 cain, afin de faire cesser toute confusion et pour mettre fin aux équivoques d'une politique qui trouvait ses plus chauds défenseurs à droite et réaliser l'union à gauche pour permettre au suffrage universel de se prononcer clairement. Son programme étant accompli, une majorité des gauches, fortement accrues, arrivant à la Chambre, toute équivoque étant dissipée, le pays ayant manifesté sa volonté de pratiquer exclusivement une politique de gauche, la situation,claire à l'intérieur,étant bonne également au dehors où la politique de la France inspire toute confiance par la droiture de ses intentions, M. Doumergue considère sa tâche et celle du cabinet comme terminées. Ses collègues firent valoir des raisons contraires.Le président du conseil persista dans sa résolution, indiquant qu'il pourrait invoquer des raisons de santé mais qu'il ne le voulait pas. Les ministres s'inclinèrent alors et remercièrent M. Doumergue de la cordiale confiance qu'il leur témoigna toujours. Les ministres se rendirent ensuite à l'Elysée pour présenter la démission du cabinet à M. Poincaré. LE MINISTERE DEMISSIONNE P\RISÎ 2. M. Doumergue et les ministres du cabinet se sont rendus à 10 heures 1/4 à l'Elvséc pour remettre leur démission au président de la République, qui les a pries d assurer l'expédition des affaires courantes. Le président recevra cet après-midi les présidents du Sénat et de la Chambre des de- ^Lorsaue les ministres se sont présentés à l'Elvsée M Poincaré a insisté de nouveau -îuDrès de M. Doumergue, mais celui-ci a dit 1 i Jiue sa résolution était formelle et définitive. : i Le président de la République a alors re-f mercie les ministres de leui collaboration j ; loyale et cordiale. M. Poincaré recevant à 5 heures les muni-■ cipalités étrangères, et devant accorder différentes audiences, peut-être attendra-t-il demain matin pour les pourparlers en vue de dénouer la crise. LES COMMENTAIRES LONDRES, 2. — Le Times, cemmentant la démission dè M. Doumergue,dit que la France s'est fermement prononcée contre le programme do Pay. Le j,qurfl.nl, fait remarqi or que le ; président a une" tâche très délicate à acconi-i wni iuîu. y • 4* v. 'I«iwi«iriiiiiw iiinniimiiaai plir. Il n'est pas facile de comprendre comment on peut constituer le nouveau gouvernement et comment celui-ci pourra résoudre les divers graves problèmes qui comprennent les difficultés très sérieuses de la situation financière.La situation au Mexique UN COMMUNIQUE «PRESQUE» OFFICIEL... MEXICO, 2. — Un communiqué presque officiel est parvenu du quartier général du général Carranza à la presse américaine. Les médiateurs, remarque le communiqué, considèrent le général Carranza comme une quantité négligeable et pensent que celui-ci est tenu d'adhérer à n'importe quelle mesure que la conférence décidera de prendre. Les médiateurs semblent ignorer que les rebelles ont presque accompli une révolution conduisant à l'établissement d'un gouvernement digne d'être reconnu par le monde entier.Les rebelles sont capables de régler le problème mexicain seuls et en quelques mois. Ils sont déjà maîtres des 2/3 du pays. Le communiqué termine en demandant l'élimination du général Huerta. DEUX NAVIRES ALLEMANDS A L'AMENDE WASHINGTON, 1. — Les navires allemands Bavaria et Ipyranga ont été frappés par les autorités de Pueblo Mexico d'une amende de 1,023,635 pesos pour avoir déchargé des armes destinées à la Vera-Cruz en produisant des papiers inexacts. La compagnie Hamburg-Amerika a ordonné à ses agents de donner sous les plus expresses réserves l'engagement de verser l'amende des navires Bavaria et Ipxjranga. Ce dernier rap-pareille.La situation en Orient DEMISSION DU CABINET PASITCH(?) BELGRADE, 2. — On dit dans les cercles parlementaires que le cabinet Pasitch a remis dans la matinée sa démission au roi. Dépêches diverses GRAVES DESORDRES EN SICILE ROME, 1. — Depuis quelque temps, un différend existe entre Catana et Porto-Empedo-cle au sujet de la voie à suivre pour le transport du soufre. Ce matin, la population ouvrière de Porto-Empedocle s'est réunie à la Bourse du travail et a proclamé la grève pour protester contre le consortium du soufre qu'elle accuse de se désintéresser de la question du transport du soufre vià Catane, ce qui porterait préjudice à Porto-Empedocle. La grève de Porto-Empedocle a éclaté immédiatement.La population surexcitée a endommagé quelques wagons du chemin de fer, a causé quelques dégâts dans le bureau de la gare centrale, a coupé les lignes télégraphiques et a interrompu le trafic du chemin de fer. De plus, elle a incendié les bureaux du consortium. Elle a également mis le feu à plusieurs monceaux de soufre se trouvant près des maisons du pays. Les autorités de Girgenti ont envoyé immédiatement des troupes à Porto-Empedocle. ACTE DE BRIGANDAGE EN ASIE-MlNEURË CONSTANTINOPLE, 1. — M. Lucien Tack, ingénieur agronome, exploitant une ferme près de Thyra, sur le chemin de fer de Smyrne a Aidin.a été enlevé par une bande de brigands. ' Cette bande demande pour le remettre en liberté une rançon de 128,000 francs. Le gouvernement a envoyé des gendarmes à la poursuite de la bande et a pris des mesures pour sauvegarder la vie du prisonnier, -t,- -g. Xji&, "Villo Notre concours Après vérification, nous avons trouvé 91 bulletins portant les dix noms de la liste-type et qui se classent, par conséquent, dans la première catégorie. Par groupe, ces bulletins se répartissent comme suit: Groupe 1: aucun bulletin. Groupe 2: un bulletin. Groupe 3: aucun bulletin. Groupe 4: un bulletin. Groupe 5: trois bulletins. Groupe 6: dix-sept bulletins. Groupe 7: vingt-deux bulletins. Groupe 8: trente bulletins. Groupe 9: dix-sept bulletins. Nous achevons la vérification, beaucoup plus compliquée, de la seconde catégorie, renfermant tous les bulletins qui n'ont que neuf noms de la liste-type. Ces bulletins sont fort nombreux et il paraît dès à présent certain que les concurrents du groupe 12 n'arriveront plus en ordre utile pour figurer parmi les lauréats du concours. Nous espérons pouvoir publier demain la liste complète des gagnants. -ww Sic transit... M. Cyrille Van Overbergh,interviewé par un de nos confrères de gauche, a déclaré jue les élections du 24 mai constituent un nouveau témoignage de ce que le pays désire la revision. C'en est assez pour que les organes catholiques l'agonisent de sottises. Pauvre M. Van Overbergh! Où est le temps où il passait pour le plus pur génie lu parti catholique? Et cependant il invoque la décision du congrès de la Ligue démocratique de septembre 1913. Il n'a pas ce droit, parait-il. Et il devrait imiter M. Léon Mabille, dé- . puté, professeur d'université, qui a refusé 3e faire la moindre cù "liràtion. La consigne est de se taire. Les catholi-

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