Le nouveau précurseur: journal du soir

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s.n. 1914, 21 Septembre. Le nouveau précurseur: journal du soir. Accès à 17 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/bv79s1mf2r/
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JLundi VI geptembre 1914 CIÏM* CQBNOTUMUKC» 80' année ZV Le Nouveau Précurseur a_T30I-TÏJ jujs/œîsrrsi -UCfTtOL on M 1* 00 Sr.j six moto 8.50 Jr.; trois moi» S.M fit. JHTBUma, . 15.OO fr.; • 8.00 Ir.; » *«> fr HOLLANDE, . SW.OOÏP.; . 13.OO trj - £ OO fr. urxKMs&ijsa . ss.oofr.; . t«oo&.s • .?°g£- QNIOft POSTALK, » 4».00 fr.s » *1M fr.; » tC.SO fr. Ton* efaeaenent s» poerwât imstget reftis JrmaaL OWjJBCtBOU Amuk.» — teww «Qiwinl «t <taue» ftm ta» tom» 4m jmIM •!«{% JOURNAL DU SOIR rtLÉPBMB { ΣS»*»: { se? VIEILLE BOURSE. - ANVERS, A_KrT-T03ST0I3 3 0RWKASW(,4»pettfe%ne fr. 0.80 I Ricxixn, te ligne. , fr i sa • ) 1 i Uyrxw - J.oo ÏAm seras, i« H^n« . » s!(G Pauxvrta», 1* lig.'it . o 50 CimoNKjc* Anvers' . - s.osi £«m»mou d* t'ciraxçet et <U la Belgique sont reçues aussi par PAo&teé Basa, t, fimm êm Martyr», A HnmtUn, », hmx it Im Awk>« jw m », ®feF* 41 it<i irix). La bataille de l'Aisne Le communiqué officiel de ce jour «le la quès allemandes ont été repoussées. La gare Légation de France dit que le 19 la bataille prussienne se tenait à Berry-au-Bac • (sur I a continué sur tout le front, de l'Oise à !a rive de l'Aisne); d'autres corps aHsmands Meuse, sans décision importante. Sur la rive Bourgogne, à Berry et à Witry-loz-Reîms (a droite de l'Oise les alliés tenaient on fin de n.n.-e. de Reims). journée la ligne de Ressous-sur-Matz à Ribe- La ville de Reims est bombardée depui court, au nord de Compiègne. Aucun chan- plusieurs jours; la cathédrale est brûlée, gement n'est survenu entre l'Oise et Craonne. En Champagne il n'y a pas de changemen La 37me division française a pris un drapeau. importants; les alliés occupent Soucun et Me Entre Craonne et Reims, de violentes atta* zicourt. Pas dé changement à l'aile droite. llllinillli WLUaMÂm3mtl^UÈmma§^!S33SSgBSS^^ En retraite En Allemagne on prévoit la fin de la grande bataille qui s< livr» sur tout le front en France. On affirme même qu'on peut la considérer comme terminée et terminée tout à fait à l'avantage des alliés. Le communiqué officiel français, émis hier, à 3 heure: de l'après-midi, montre les alliés faisant plier les deux ailes du front allemand, tandis que le centre opposait une très orte résistance; à la poussée des Français ce centre aurait même quelque peu progressé. Mais depuis, des nouvelles privées, sans entrer dans les détails, ont dit que l'armée allemande tout entière, en fir de journée aurait dû battre en retraite. Navires coulis et capturés i ANVERS, 21 septembre. — Communication de îa légation britannique. — L'amirauté annonce que le «Pegasus», un petit croiseur léger, qui détruisit Dar«es-Salam, coula la canonnière al-lemande «Mowe» et le dock flottant fut attaqué dans le port de Zanzibar tandis qu'il nettoyait ses chaudières et réparait ses machines, par le fcroiseur allemand «Kcnnigsberg». Le «Pegasus> à été complètement désemparé. Entre le 10 et 14 septembre le croiseur allemand «Emden» a capturé dans la baie de Bengale six navires marchands anglais: le «Indus», le «Lo vat», le «Killin», le «Diplomat», le «Trabbock» et le «Kabanga». Il en coula cinq et envoya le sixième à Calcutta avec les équipages des cinq autres.Le croiseur auxiliaire britannique «Carmania a coulé un navire de commerce allemand arme en croiseur que l'on supposa être lé Cap Trs falgar» ou le Berlin», au large de ta côte orien taie de l'Amérique du Sud, le 14 septembre aprè ■ un brillant combat. Le croiseur «Cumberland» signale de la ri vière Camervon que le 14 septembre un vapeu; ! allemand essaya de oouier la canonnière an ' glaise nDwarf» au moyèn d'une machine in fernale. La tentative échoua et le vapeur fu capturé. Le 16 septembre le «Dwarf» fut abordi de propos délibéré par le navire marcham j «Nachtigall». Le Dwarf» subit des avarie: j sans importance et il n'y eut aucun acciden j de personne, tandis que le «Nachtigall» fu perdu. Un rapport ultérieur ajoute que deu: embarcations à vapeur allemands (steam launches) dont l'une était chargée d'explosif: ont été détruites. A ANVERS On demande des bicyclettes Les personnes possédant une bicyclette ei bon état sont invitées à la mettre immédiate ment à la disposition de l'autorité militaire au Vélodrome du Sud L'inventaire des marchandises Le lieutenant général, commandant li position fortifiée d'Anvers Revu l'arrêté du gouverneur de la positioj fortifiée d'Anvers, en date de 30 août 1914 astreignant tous ceux qui détiennent de marchandises pour compte d'autrui, à pre duire un inventaire détaillé desdites mai chandises, ARRETE: Article premier — Tous négociants ou ir dustriels qui détiennent dans le périmètr de la position fortifiée d'Anvers, en inaga sins ou entrepôts, des marchandises leu appartenant, sont tenus de produire un in ventaire détaillé desdites marchandises poi tant toutes indications utiles à leur identi fications, et notamme' t les suivantes: na ture, marques, provenance, nom, adresse-nationalité des propriétaires ainsi que l'eu] placement exact où les marchandises s trouvent déposées. Art. 2. — Cet inventaire devra être adre? sé avant le 25 septembre à la Commissioi des réquisitions, (bureau I, Inventaires) longue rue Neuve, 66. Art. 3. — La disposition de l'article le ne s'applique pas aux détaillants pour le marchandises qu'ils ont en magasin, en vu des besoins journaliers de leur commerce Art. 4. — 11 ne devra pas être établi d nouvel inventaire, pour les marchandise ayant déjà fait l'objet, de l'inventaire adi es sé à la commission des réquisitoires, e: exécution de l'arrêté du 30 août 1914. Art. 5. — Tous les intéressés, visés, tan pal- l'arrêté du 30 août 1914, que par le pr( sent arrêté, sont tenus d'informer règulli rement la commission des réquisitoires avec toutes les indications prévues par l'an 1er ci-dessus, de toute entrée de marchan dises en magasins ou entrepôts, depuis 1 jour où ils ont transmis inventaire à la su< dite commission. Art. 6. — Aucune sortie de magasin n peut avoir lieu sans laissez-suivre délivr par la commission des réquisitions Art. 7. — Les contrevenants seront défé rés à la juridiction militaire et punis d'un amende de 1,000 à 5,000 francs, 1 i Anvers, le 19 septembre 1914. " ; Le lieutenant général, commandant ■ i de la position fortifiée d'Anvers, DE GTjïSfl, Enlevez les obstacles s. v. p. j , ; Toute la ville doit être plongée, à parti : de 8 heures du soir, dans l'obscurité la plu complète. C'est entendu et personne ne pro 1 teste contre cette mesure, puisqu'elle est pri ' ; se dans l'intérêt général. Aussi à partir di 3 ; moment indiqué, toutes les lumières sont i elles couvertes. Mais ceux qui, après 8 heu ! res du soir, doivent se risquer dans la ru j ont de la peine à trouver leur chemin. Il se I tait absolument nécessaire que tous les ol: | stacles disparussent du trottoir. Or, cel: e | n'est pas. Il y a certains cafetiers qui, mal ; gré ce temps épouvantable, maintiennen r | une "terrasse devant leur établissement e i le soir, les trottoirs sont barrés par de I auvents et des arbustes contre lesquels 1 | passant va se casser le nez. I Nous espérons que la police agira promp ( i tement et sévèrement pour faire enleve | sans le moindre retard tous ces obstacle a ; absolument inutiles et très dangereux. Pour les enfants i i Les personnes qui désirent envoyer leur , enfants en Hollande, peuvent se présente ' au bureau des Volontaires civils, 31, rem r î part Ste-Cathérine, de 9 à 12 heures, tou s ! les jours ouvrables", munies de l'extrait d 3 ; naissance de chaque enfant, ou de toute ai; . j tre pièce officielle, les enfants malades o 3 | estropies ne sont pas désirés. " Les marchandises du steamer 1 «Tasman:a» t II est porté, par la présente, à la connais sance des intéressés qu'il sera procédé dè demain, au quai n. 75 des bassins, au de barquement de la cargaison du steame «Tasmania». Les intéressés à la délivraison des mai e chandises par ce steamer auront à s? pre senter, munis des documents justificatif de propriété, à la Commission des marchar e dises et des navires saisis, courte rue Nev é ve, 35, deuxième bureau ou, contre paie ment des frais et de fret éventuel, il leu sera délivré laissez-suivre, inflexions de l'heure J L'histoire est une grande oublieuse. Elle " a la mémoire courte", li ne s'agît point ici bien entendu, des événements très éloignés de nous, car, pour ceux-là, il faut tenii compte par surcroît des erreurs inévitables e nous n'avons que les documents de l'épo a que, et ces documents sont rédigés par des contemporains selon le but qu'ils poursuivaient, le mobile qui les faisait agir, le* n griefs et les rancunes qu'ils avaient à fairs valoir. Mais, môme des événements relati vement récents, qu'ont vécus ceux qui peu s vent encore les narrer à l'heure que voici avons-nous toujours une idée exacte? Or ;g se souvient des dates, des batailles, des vie to«res,des défaitesjle mot de bravoure et d'é nergie, le défi sublime lancé dans le Der nier Carré, d'autres encore, qui fusèren dans le fracas de la bataille, seront retenus et serviront à fixer, à-repérer-nos souvenirs D'autre part, les cruautés commises s'effa ceront devant notre indulgence, nous ne les verrons, par après, qu'inhérentes, — oi presque — à toute guerre, tout comme le< souffrances, les larmes et les désespoirs. Il y a six ou sept ans, un journal bruxel lois,nettement germanophobe pourtant, se plut à traiter de légendes les atrocités prus è siennes de 1870, et s'étonnait profondémen de ce que la moitié de la France y crût encore. On eût dit que la parole d'absolutior 3 avait été prononcée après une -quarantaine d'années. Pourtant, les événements aux quels nous assistons en ce moment sem 5 blent donner raison à ces légendes, puisque nous pouvons admettre que les mœurs d'ur 8 peuple a moitié barbare ne s'adoucissenl 3 pas au bout d'un demi-siècle, et-, si nous n'avons pas encore appris, comme après 1870, que des soldats avaient été sciés entre deux planches, nous avons déjà une longue série d'autres cruautés commises sur dès 5 êtres inoffensifs et qu'il urge de faire enre-, gisf.re'r par l'histoire de peur qu'elle ne les oublie. Au demeurant, nous aurons toujours les nations neutres, dont le témoignage sera d'autant plus péremptoire que leurs sympathies pour nous sont, en ce moment, plus grandes Est-ce que les atrocités prussiennes de là guërïe franco-aiiemande ne paraissent l pas vraisemblable quand on lit l'enthousias-. me des Belges pour les opérations françai-J ' ses, la déception au quartier général de notre armée mobilisée et gardant la frontière à chaque revers de nos voisins du Sud? Après Wissembourg, après le coup de foudre de. Woeïth, après Frochwiller, For-bach, Borny, Gravelotte, Saint-Privat, la confiance, chez nous, renaissait quand mê-3 . me: cette confiance et cet optimisme qu'on : ne saurait avoir lorsqu'on est une nation ! neutre que lorsque l'armée à laquelle ils s'adressent livre des batailles loyales et chevaleresques Pourquoi resseritimeS-nous cette consternation après la capitulation de Sedan? Parce que nous eussions voulu voir la France victorieuse, cette France qui ne s'était battue qu'avec sa vaillantise, qui s'en était tenue tout simplement aux traditions épiques qui avaient tant de fois fixé la victoire sous ses drapeaux. Nous ne pouvons être, par la pensée, du côté des équarris-seurs.* * * Et voyez donc encore combien l'histoire aurait tort de formuler des considérations généralisées sur Tissûe des grandes batailles-: après 1870, on disait que, si TAllema-; gne avait été victorieuse, c'est parce qu'elle avait instauré la guerre rationnelle et méthodique, longuement prépaïéë à l'avancé, ■ .et qu'elle pouvait surprendre la France in-: Suffisamment préparée Or, ne peut-on dire que c'est précisément le contraire qui se r manifeste aujourd'hui? Pour cette guerre, •longueinent préméditée par les Teutons, sournoisement agencée dans tous les pays que visait leur soif de conquête, réglée avec un soin jaloux, jour par jour, heure par î heure* — c'est l'écroulement quotidien de tout l'échafaudage Si laborieusement construit. Avec leur présomption, la conscience de leurs invincibles forces, la supériorité qu'ils attachaient à leur discipline, ils avaient tout arrêté; seulement, iis n'avaient rièii prévu. La résistance des Belges, l'entrée en scène des Anglais,l'attitude, expcc-p taUve jusqu'ici, mais menaçante déjà, de ? l'Italie, l'écrasement prompt de l'autre alliée, l'Autriche, tout cela n'était pas inscrit dans l'itinéraire de leur marche vers Paris. ï L'Allemagne est .un peti comme lé touriste - qui a étudié longuement à l'avance tous les détails de son voyage dans un guide des î chemins de fer et dans les prospectus des hôtels, mais qui voit tout le plan de son organisation bouleversé par une correspon-i dance manquée, par la disparition de l'hôtel qu'il s'était choisi. Il n'a fallu qu'une t petite digue,.—- l'armée beige — pour arrê-t .ter le torrent tudesque: nous avons fail 3 manquer la correspondance du train pour 3 Paris. Et c'est ce qui explique quelque peu — nous ajoutons: tcÇUei'qûe peu!» — la rage def p soudards allemands poussés par leurs su-s périeurs aux pires extravagances. Si les ; atrocités prussiennes de 1870 sont vraies | alors que bien peu de chose gênait le plan | méthodique de l'Allemagne, combien pour 5 | vions-nous nous y attendre dans cette guer c re-ci, alors que ce sont précisément les petits accrocs donnés à leur plan de campa s gne qui pourraient être des facteurs puis-e sants de leurs défaites! Les cruautés donl l'ennemi s'est, rendu Coupable en 1914 renc j plus vraisemblables celles qu'il a commises il y a quarante-quatre ans. On pourrai! s'en souvenir lorsqu'il s'agira d'écrire l'histoire.* * * L histoire'! Tenez, nous avons devant nous un vieux journal qui parle de la guerre des temps révolus. «On frémit d'horreur, dit-il en songeant à ce qu'elle était autrefois !" Les armées envahissaient un pays, ne res 1 portant ni les biens, ni la vie de ses habi tants. Les soldats et leurs chefs s'établis soient chez ces .infortunés, vivaient à leur: ' dépens, les torturaient pour savoir où il: s avaient caché leur argent. Les femmes e " les enfants n'étaient pas respectés, les de meures fréquemment incendiées. C'était e< qui s'appelait: «vivre en pays conquis» r I/expression est,:restée dans notre langue bien qu'employée seulement au figuré — e' l c^est heureux... Mais ce n'était pas tout,car le plus souvent les vainqueurs immolaient j sans miséricorde les vaincus, massacraient • les prisonniers après leur avoir fait endu-j rer d'affreux supplices. Quant aux blessés, ils étaient abandonnés sur le champ de bataille sans le moindre secours et attendaient la mort comme terme de leurs souffrances quand ils n'étaient pas impitoyablement achevés.» Ce tableau, qui fait frémir l'auteur, est pris uans les récits de batailles du... XVme siècle.Il n'est pas assez terrible pour dépeindre les horreurs des hordes teutonnes après six cents ans de civiliation, aprè la conven tion de Genève, après celle de Saint-Péters-bourg. L'aïeule de l'empereur Guillaume l'impératrice Augusta, eut beau témoigne? la plus touchante sollicitude a jx blessés de 1870, les soldats de l'empire continuent à massacrer des mourants, à éventrer des femmes. L'Allemagne n'est pas encore sortie de la période de barbarie. Sa soldatesque porte dans ses poches des doigts coupés auxquels il y a des bagues. Ah, il faut, il faut -absolument que l'histoire s'en souvienne! Qui donc nous parlait, hier, de propositions de paix? Trop de morts, mal enterrés nos chers et glourieux morts à nous, ceux de nos alliés se seraient réveillés sous leur pauvre tu-mulus pour nous crier: «N'acceptez pas! Ce n'est point pour laisser l'Allemagne resplendir au grand soleil que nous avons payé de notre sang la rançon du monde!» Pitrre MARZERELLE. Les femmes d'Anvers Dans iui hôtel d'Anvers,dit le correspondant du Daily Mail,vit une femme qué j'di observée toute une semaine.Son mari était capitaine d'infanterie. Quand il était de service, elle cousait dans son salon. Sur son visage se lisait la plus grande inquiétude. Mais dès qu'elle entendait le pas de son mari,avec un effort visible elle reprenait son air de gaieté. Le soldat reparti, les sinistres pressentiments s'emparaient de nouveau de la pauvre femme. Après la bataille de Termonde, l'autre samedi, elle descendit toute vêtue de noir. Ce matin, j'ai vu une croix rouge sur son brâs. Et toutes les Anversoises font àinsi: tan:t que vit leur mari, elles le réconfortent ei l'encouragent. S'il meurt, par dessus leurs vêtements de deuil elles mettent le brassard de la Croix Rouge et soignent les blessés des autres. Prisonniers en fuite On affirme que 8,000 français, faits prisonniers a MàubeiigSi auraient pu s'enfuir à Bruxelles, grâce à la compacité de soldats allemands, qui auraient même favorisé leur fuite, en ouvrant les portières des wagons.C'est ce qui est affirmé,mais nous croyons le renseignement très exagéré, • Il y a .plusieurs jours eiéjà qiie q'iieïqués prisonniers français, dé passage à la gare de l'Ouest, à Bruxelles, ont profité de l'arrêt du train pour prendre la^clef des champs : Nous croyons que c'est ce fait déjà vieux de plusieurs jours qui revient aujourd'hui fortement exagéré par la voix publique. La Roumanie Dé plus en plus la Roumanie se prépare à intervenir dans la lutte européenne. Elle entraînerait même la Bulgarie à sa suite contre l'Autriche. Le gouvernement roumain vient de passer une commande de 100 millions de cartouches à une Usine italienne: Mensonges allemands Le journal Le Tug,de Berlin, dans son numéro du 10 septembre, a reproduit la photographie des paquets de cartouches «dum-dum». trouvés à Longwy.. De la simple inspection de ce dessin, il apparaît avec évidence qu'il s'agit de cartouches sans force de pénétration, préparées pour des tirs réduits âu stand, et parfaitement inutilisables pour des tirs en campagne de guerre. Le numéro du Tag a été immédiatement rétiré et détruit par leS autorités allemandes, mais un numéro est entre- les mains du gouvernement français. De son côté, Te fierliner Lokal Ariz&iger, pour propager la même calomnié, a donné aussi le fac simiîé de ces cartouches. Or, sur le paquet même se trouvé l'inscription: «Cartouches de stand». Il s'agit de munitions exclusivement destinées aux société^ de_ préparation militaire. Ces dernières, ayant dû, quelques fois, organiser leur stand d'une façon sommaire, il a fallu mettre à leur disposition des cartouches spéciales, dites de stand, grattées à l'extrémité de façon que la vitesse initiale fut diminuée et que îa balle ne traversât pas les buttes d'une épaisseur insuffisante. Ces cartouches ne sont même, pas employées dans,le3 tirs d'instruction des -régiments français; a fortiori n'a-t-on jamais songé à les tirer en temps de guerre, puisqu'elles ne permettent pas d'utiliser les propriétés balistiques du fusil Lebel. Marches et contremarches Les soldats allemands ne font qu'arriver à Bruxelles et en partir. Chaque jour des contingents débarquent de trains venant de l'Allemagne et d'autres partent pour le front en France. Le correspondant de plusieurs journaux anglais én Belgique estime qu'ils sont actuellement près do 70.000 aux -environs dè Bruxelles; on pense dans cette ville que cgs hommes sont revenus des champs de bataille de l'Est et qu'ils vont renforcer les troupes allemandes engagées en France. La Dattiédralg de Reims Les dépêches nous annoncent que les Allemands ont bombardé la cathédrale de Reims qi$ est brûlée. Classée parmi les monuments historiques, la cathédraië de Reims est un des plus beaux édifices en ce g'ehré, Elle fut commencée en 1212, sous la direction clé l'archiduc Robert de Coucy qui éleva les constructions jusqu'à la hauteur des voûtes inférieures. Toutefois, l'œuvré ne fut continuée qu'avec lenteur et encore les projets primitifs furent-ils notablement restreints. Les chapelles rayonnantes du chœur sont larges, profondes; la nef longue est dépourvue de chapelles. Les coupes et élévation des parties latérales de l'édifice répondent à la simplicité du plan; les contre-forts et arc-boutants sont admirables de conception et de grandeur; les piles sont épaisses, les fenêtre? supérieures profondément encadrées. Cet édifice a toute la force de cathédrale de Chartres sang en avoir la lourdeur; il réunit enfin les véritables conditions de la beauté dans les arts, la puissance et la grâce; il est d'ailleurs construit en beaux matériaux, savamment appareillés et l'on trouve dans toutes ses parties un soin et une recherche fort rares à une époque où ï'bg batissait avec une grande rapidité «t souvent avec des ressources insuffisantes. Ce ne fut guère qu'en 1250 que l'on continua les parties supérieures du chœur, et que l'on commença les premières traversés de la riéf èt de la façade. Celle-ci ne fut achevée, sauf les deux flèches des deux tours occidentales que vers le comrhëçtcment du XlVe siècle; on y travaillait encore pendant le XVe siècle; mais en suivant les dispositions et les détails déjà en voie d'exécution. Un cloître S'élevait au nord de la nef et du transept, et c'était probab1 ment pour donner entrée dans ce cloître qu'avait été faite Ir» .porte ouverte dans la travée de droite du pignon nord. Deux autres portes publi-; ques furent ouvertes dans 1 s deux autres ; travées de ce pignon, vers le milieu du XlIIe siècle, et richement décorées de voussures, i statues et bas-reliefs. Deux tours s'élèvent sur la fàçade occidentale; quatre tours surmontent les quatre angles des transepts et une tour centrale se dressait au centre de l'édifice, sur les quatre piles de la croisée. Le pignon du transept sud, donnant du côté de l'archèVèché ne fut jamais percé de grandes portes. Pendant le XlVe et le XVe siècles, de petites chapelles furent bâties du côté du nord entre les contre-forts de la nef et dans l'intervalle laissé par le cloître, biais ces petites chapelles, qui ne dépassent-pas î-ëp'pui des fenêtres îlô dérangent en rien l'ordonnance intérieure du vaisseau; elles ne s'ouvrent dans le bâs-côté^ que par de petites portes. La façade occidentale est la partie la plus remarquable de la cathédrale de Reims; elle présente tous les caractères dè l'architecture la plus riche de la seconde moitié du Xïïîe siècle. Comme décoration elle se relie encore aux faces latérales par i ces admirables couronnements de contreforts dans lesquels sont placées des statues colossales. C'est une des plus splendides conceptions du Xlïle sièciê. Les sculptures qui décorérit la merveilleuse façaele sont autant de chefs-d'œuvre et forment un ensemble unique. î/intérieur de l'édifice est d'une beauté, d'une majesté et d'une harmonie étonnantes. La grande nef coniposéê de huit travées outre celle de la façade, est dépourvue de chapelles; mais l'abside en renferme sept, disposées avec élégance et rayonnant autour dû chêvet. Les plus remarquables vitraux de la cathédrale datent du XlIIe siècle et sont d'une richesse inouïe. D.e nombreux tableaux et statues ornent l'intérieur de la cathédrale. Les statues sont au nombre de 122 au pourtour des portes seulement. Il y a des tableaux du Titien, du Tintoret, de Jérôme Mutiano, de Thad-| dee tfuccharo. de Poussin, de Germain de ; Reims, d'Abel de Piijol, et plusieurs autres j tableaux de l'école mod'rne. La cathédrale ' possède, en outre, trois collections de pré-; cieuses tapisseries d'un prix inestimable. | L'orgue passe pour être un chef-d'œuvre du ! genre. Les nombreuses boiseries sont d'un travail exquis ainsi que les grilles du chœur. Le trésor de la cathédrale de Reims est un des plus riches du monde. La réponse du président Wiison Le ministère des affaires étrangères nous ciominunique le texte suivant: On sait que Sa Majesté a envoyé à Washington une mission spéciale chargée de faire connaître au président des Etats-Unis la pénible situation dans laquelle se trouve la Belgique. Elle a été accueillie avec une sympathie marquée par les autorités et. la population. Lè 15 de ce mois elle a eu l'honneur d'être reçue par le chef de l'Etat et de remettre entre ses mains la lettre autographe de Sa Majesté. M. Carton de Wiart, ministre de la justice, a pris la parole au nom de la délégation. On lira avec un sentiment de gratitude la réponse qui lui a été faite par Son" Excellence M. Wiison et qui est un nouveau témoignage des dispositions bienveillantes de la grande nation américaine à l'égard de la Belgique: « C'est avec un sincère plaisir, a dit le président. que je vous reçois en votre qualité de représentants du roi des Belges. Le peuple dès Etats-Unis ressent pour la Belgique une admiration et une amitié profonde et pour son Roi un respect sincère. Permettez-moi d'exprimer l'espoir que des occasions nous seVont données de gap'iier et de mériter leur considération. Les Etats-Unis, vous le savez, aiment la justice, cherchent comme-vous le progrès et se préoccupent avec passion des droits de l'humanité. . J'éprouve une fierté profonde de représenter pendant ma présidence un tel peuple et d'être son interprète. Je regarde comme un honneur que votre Roi se soit tourné Vers moi en cette heure d'épreuve dans le désir qu'au nom du . peuple américain je prenne en considération les titres qu'iine nation qui se ju£? gràvefnent lésée peut"avoir à la, sympathie de l'humanité. : Je vous remercie d'avoir remis entre mes ! mains le document qui contient le résultat des i investigations poursuivies par le Comité ju diciaire et dont l'exposé est un des objets de votre mission. Je le lirai attentivement et ia lui accorderai la plus sérieuse réflexion. Vous n'attendez pas, j'en suis sûr, que j'en dise davantage. Bientôt, je le demande à Dieu, cette guerre finira. Alors viendra le jour du règlement des comptes. «Les nations de l'Europe s'assembleront en vue d'examiner les solutions à intervenir, de déterminer les torts, d'en tirer les conséquences, de fixer les responsabilités. Grâce à Dieu, les nations du monde ont de commun accord élaboré une organisation qui permit fl i pïqcé der à l'établissement et au règlement d'un tel compte. Les points que cette organisation pourrait, laisser dans l'ombre seront tranchés par l'opinion, arbitre universel en pareille matière. Il serait prématuré et peu sage pour une nation agissant isolément et alors qu'elle est comme celle-ci en dehors des hostilités, il serait contraire aux devoirs de la neutralité d'exprimer un jugement final. Je n'ai pas besoin de vous a: sure r que cette conviction est formulée avec franchise parce qu'elle l'est dans un sei.tiii-Cit de chaleureuse amitié. Elle.cons-tituo ; ' ,i i):ei:r moyen d'établir entre nous ui.e ei ec.f parfaite fondée sur le respect, l'admiration et J:i cordialité mutuelle. « Soyez les bienvenus. C'est un grand honneur pour nous que vous nous ayez choisis comme les amis A qui vous soumettez une question importante vitale pour vous, certains que votre démarche serait comprise et, qu'il y serait répondu dans le même esprit qui vous en " avait fait concevoir la pensée.»" A BERLIN Plusieurs dépêches privées reçues à Stockholm de Berlin disent qu'une pénible tristesse règne dans cette ville et dans toute l'Allemagne. Une de ces dépêches s'exprime ainsi: «Le sourire hautain et victorieux ne paraît plus sur les lèvres des Berlinois. Les bruits des victoires n'y viennent plus en abondance, et les drapeaux qui, jadis, flottaient jour et nuit aux façades des maisons, sont maintenant retirés. Dans ia Mer Noire Le capitaine du steamer «Favignana», ar-: rivé récemment à Naples, de la mer Noire, ! affirme que l'escadre russe est toute prête ! à l'action, pour forcer le passage des Dar-! danelles si c'était nécessaire. La flotte turque s'est aussi mise en état i dans l'intention d'arrêter l'escadre russe. La flotte turque n'a pas brillé- par ses ex-; ploits dans la guerre de Lybie ni dans celle des Balkans. Elle a été renforcée quelque v peu depuis, mais elle n'inspire pas une très , grande confiance. ; Avance de fonds i . D'accord avec un syndicat de banques an-\ versoises, la Banque nationale vient de prendre une mesure qui va aider le petit commerce et l'industrie de notre ville, a , sortir du marasme ruineux dans lequel ils sont plongée. Le but de raccord est de mettre les fonds ? en numéraire et en juillets de banque à la disposition de cèux qui eïl ont besoin pour poursuivre leurs affaires et àï2£3i des parti-i culiers qui manquent des ressoudes liqui-, des pour les nécessité de là vie. Les avances, jusqu'à concurrence d'un ! maximum de 500 frânes par ménage seront , faites par la Banque nationale sous la caution du syndicat qui a souscrit une garantie ! commune de 250,000 francs. t L'avance est consentie à taux minime de i 5 p. c. par année. Les souscripteurs au fonds de garantie sont: Banque d'Anvers fr. 10,000 Banque centrale anversoise 10,000. Crédit anversois 10,000 Banque de l'Union anveî'Spise 10,000 Banque de commerce 10,000 Banque de Crédit commercial 10,000 | Société française cîe banque et de J dépôts 10,000 •! Banque générale belge 10,000 | Banque d'épargné et de crédit 10,000 . Caisse rhypothçc.aire anversoise 10,000 j Crédit national industriel 10,000 I Banque italo-belge 10,000 i Banque anversoise de fonds pu-I blics et d'escompte 10,000 Banque populaire anversoise 10,000 Banque populaire pour l'arrondissement d'Anvers 10,000 Caisse internationale 10,000 Caisse de liquidation 10,000 Caisse des valeurs industr1 elles 10,000 Banque Jos. J. Legrclle 10,000 Banque de Kinder 10,000 Bunge et Co 10,000 L. Lambert 10,000 Jos. Opdebeek 10,000 Léon Keusters 5,000 Edgard Selens 5,000 Total fr. 250,000 L'œuvre, car c'est bien plus une œuvre de secours qu'une banque, est rmée sous la forme d'une société anonyme; mais il est dès à présent convenu que ni administrateurs ni commissaires ne recevront un sou de rémunération et qu'ils travailleront gratuitement. Le conseil d'administration se compose de: M. Maurice Gevers, de la Banque d'Anvers, président. M. Ed. Bunge M. Bellemans, de la Banque d'épargne et de crédit. M. L. Grauwels, de la Banque populaire pour l'arrondissement d'Anvers. M. Cauwenbergh, de la Banque populaire d'Anvers. M. Léon Keusters, président de la commission de la Bourse financière. M. Edgard Selens, trésorier de la commis- . sion de la bourse financière. Les commissaires sont: M. le comte Emile Legrèlle et Paul de Kinder. Les administrateurs délégués sont: MM. Selens, Crauwels et Cauwenbergh. Les bureaux sont établis dans les anciens locaux de la Banque de reports, place de Meir, mis gratuitement à la disposition de l'œuvre.

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Cet article est une édition du titre Le nouveau précurseur: journal du soir appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1902 au 1914.

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