Le nouveau précurseur: journal du soir

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s.n. 1914, 23 Septembre. Le nouveau précurseur: journal du soir. Accès à 24 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/zp3vt1hr2r/
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Ulerci'cdi SÏ3 sejitéïïiljre ÎOI^SL CfïMÇ* CKftBTISflSâ, 80' année - x° »d& Le Nouveau Prècurseur ^VB03Sr2STEMZErKiTS r AhYSXX. 011 *a 12.00 fr.; six moi* a.GO fr.; trois mois S.SC fr. IKTKEIfSJK, » 16.00 îr.; • 8.00 îr.; . 4.50 Ir. S0LLAMB3C - 88.00 fr.; » 1S.00 fir.; . 3.00 fr. LïjXSHBOL'îMl, » as.00 fr.; > 10.00 if.; » g.00 fr. XOOOH POSTALE, . 42.00 fr.; • *1.00 fr.; . 10.SO fr. Tout rtwuMttsB* m puœuaii Jwqa'i mtu JaiEMi. i. At»«8 8iS tja«cu*»i3seao4 t* dsss*ss0b3 bgraiBEi* JOURNAL, DU SOIR T&&10IES { m* *•* { 39, VIEILLE BOURSE. - ANVERS. ATSTIST 03SJ"CT3 ; 0aMNAŒJB5,l« petite ligne, fr. 0.80 Ricuun», 1* ligne. . . fr. i.KO » 1 à 4 Hgnes . > 1.00 Faim sr-rots, la ligue . . . s.EG FtoiAsatatos, 1» ligne . . » 0.50 Chuokksuï Anvers . . . . 3.00 Lté muttmea de l'étranger et de la Belgique tont reçues c-utri par l'Agent* a.MU, i, fi»:» Au Martyr*, à AtiCii, 8, PUm d» le Awi). 4 fmit. «S *>. Sifk ifottor», A T^Jrm. ",,lf liaiiig^g '1 1 —"Ma* '*■ Les Russes en Galicie L'écrasement commence L'armée autrichienne de Galicie existera-t-elie encore demain ? Nous disions hier qu'elle était cernée par des forces supérieures dans le triangle formé par les places fortes de Przemysl, Jaroslaw et Rzeszow. Dans ce triangle elle était comdamnée à un écrasement absolu. Son écrasement commence. Les Russes viennent de s.'emparer de Jaroslaw. Przemysl, fortement bombardé, cédera aujourd'hui ou demain.Plus rien ne s'opposera à la marche triomphante des Russes sur Cracovie. Le communiqué francais Voici le commirniqué officiel de la Légation de France, daté de Bordeaux, le 22 septembre, 19 h. 30: SUR TOUT LE FRONT DE L'OISE A LA V/OEVRE, les Allemands ont manifesté, dans la journée du 21, une certaine activité sans obtenir des résultats appréciabies. A NOTRE AILE GAUCHE, sur la rive droite • de l'Oise, les Allemands ont dû céder du terrain devant les attaques françaises. ENTRE L'OISE ET L'AISNE, la situation reste inchangée; l'ennemi n'a pas attaqué sérieusement, se bornant hier soir à une longue canonnade. Dans cette région, notre front était caractérisé par les points suivants: Lassigny, Ribe-court, Vailly, Fontenois, Pasly près Soissons. La Garde était à Neufchàîel sur Aisne. AU CENTRE, entre Reims ei Souain,l'ennemi a tenté une offensive qui a été repoussée, tandis qu'entre Souaïn et l'Argonne nous avons fait quelques progrès. ENTRE L'ARGONNE ET LA MEUSE, aucun changement. EN WOEVRE, l'ennemi a fait un violent effort; il a pris Gimrey au nord d'Etain. D'autre part, il a attaqué les hauts de Meuse sur le front de Tresanvaux, Vigneulles, Hendi-court, sans pouvoir prendre pied sur les hauteurs.Enfin,il s'est porté sur St-Baussant et Limey. A NOTRE DR03TE, en Lorraine, il a de nouveau franchi la frontière avec une série de petites colonnes; il a réoccupé Domeire, au sud de Blamont; Moneing et Delmeau, au nord de Nancy. Dans fa journée des 20 et 21 nous avons pris 20 autos de ravitaillement avec tout leur personnel et de nombreux prisonniers appartenant notamment aux 4me, 6me, 7me, 8me, 9me, 13me, 14me et iGme corps allemands, à la land-wehr bavaroise et à des corps de réserve. (Signé) DELCASSE, ministre des affaires étrangères. La bataille se poursuit Hier dans la soirée, les meilleures nouvelles circulaient sur l'issue de la bataille de l'Aisne. On affirmait, entre autres, que l'armée allemande du général von Kluck avait été coupée et se disloquait. Il n'en est rien. La journée a plutôt été nulle. !l est vrai que vers l'Ouest le général von Kluck a dû céder du terrain et replier sas forces, mais, à proprement parler, les alliés n'ont pas acquis un grand avantage sur ce général. Par contre cette fois le centre allemand, entre Soissons et Reims, qui s'était tenu inébranlable, a cédé un peu de terrain que les alliés se sont empressés d'occuper. Les Allemands font de violentes tentatives pour dégager la gauche de l'armée du Kronprinz un peu au nord de Verdun et avancent un peu aux environs eî'Etain près de cette dernière place. Une prise maritime j ANVERS, 23 septembre. — Communication j de la légation britannique. — L'Amirauté an- \ nonce que le croiseur «Berwick» a capturé ie Spreewald , de la «Hamfcurg-Amerïka Linie», qui avait été transformé en croiseur marchand armé. En même temps, il a pris deux navires charbonniers avec 6,000 tonnes de charbon et 180 tonnes d'approvisionnements pour les croiseurs allemands opérant dans l'Atlantique. N 01 e. — Le «Berwick» est un croiseur de 9,800 tonnes. EN MER Une rencontre a eu Sien dans la mer du Nord entre trois assez vieux cuirassés anglais et cinq torpilleurs allemands. Ceux-ci ont coulé ces trois cuirassés. Deux des cinq torpilleurs allemands ont aussi été coulés. De nombreux marins anglais ont pu être sauvés et sont arrivés les uns à Ymui-tien, en Hollande, les autres à Harwich. Aucun détail du combat n'a été donné officiellement. l Un effort suprême L'Allemagne va tenter un effort suprême pour se tirer de ia situation dangereuse çû son orgueil l'a placée. Elle fait appeî à stfs dernières réserves, même à ses réservistes demeurant à l'étranger.Cette nuit, des messages spéciaux ont rappelé tous les réservistes allemands résidant en Hollande. lis seront immédiatement menés sur le front. Les Serbes avancent Les Serbes continuent leur marche en avant avec leurs alliés, les Monténégrins. lis ont fcaiiu une armée autrichienne qui voulait les arrêter à Kroupagne sur la Drina. Les alliés balkaniques pénètrent de plus en plu? en Bosnie, et se trouvaient, avant hier, à quelque ftujnze kilomètres de Sarajevo,chef-i lieu do la province, yjjte célèbre par l'as-| sassinat de l'archiduc héritier Frànçbis-^erai* ! nand, assassinat qui fut le prétexte de la gran-j de guerre européenne. Les balles Dum-Dom Communication de la légation britannique. — Une dépêche du Foreign Office porte que le gouvernement français a communiqué au gouvernement de S. M. britannique* des photographies de balles dum-dum trouvées sur des soldats allemands et la photographie de blessures causées à un soldat français par une balle ex-plosible qui, en frappant sa main, explosa, lui occasionnant d'horribles blessures et mettant le feu à la manche de sa vareuse. Les craintes des Allemands Les Allemands craignent série us énient de devoir bientôt se défendre en Belgique même contre toutes les forces des alliés. Non seulement ils établissent de forts retranchements autour de Bruxelles, mais ils "se retranchent de même entre Gembloux et Wa-vre, et entre Wavre et Louvain, où ils ont élevé, 'dit-on, dès ouvrages dé fortification passagère particulièrement importants. Tous ces jours derniers ça été sur la route de Wavre un va-et-vient formidable de transport. Depuis vendredi, la circulation est entiè- ! rement arrêtée au-delà de Gembloux. Même ■ les autos militaires, dont les occupants possèdent des papiers en règle signés par H «Kommandatur» de Bruxelles, sont impi- j toyablement renvoyés un peu avant Gem- ( bloUfX. On ne passe plus. ^ 1 i Les pertes allemandes j Un officier allemand fait prisonnier à Reims, a signalé les formidables pertes su- ] bies par la Garde prussienne pendant la re- ] traite qu'elle a. dû exécuter. . i «Nous avons eu 10 officiers tués et 800 j hommes blessés. Le 1er bataillon du 1er régiment n'a plus un seul officier en vie. L'artillerie française était si habilement placée que nous étions dans l'impossibilité absolue de découvrir son emplacement. Parmi las tués, nous comptons le général von Schack et le colonel du 21me régiment de la garde. FENÊTRES ÉCLAIRÉES L'ordonnance sur l'éclairage des maisons est généralement bien observée. Dans certains quartiers on exagère même un peu et le moindre filet de lumière qui s'aperçoit de l'extérieur provoque des ennuis aux habitants de la maison. Il n'en est, malheureusement, pas de môme dans toutes les artères de la ville. Il serait bon qu'une surveillance plus active fût exercée, sans égard à la situation officielle ou financière des habi- -tants. La police est insuffisante en nombre, les gardes civils dont on a parlé,sont invisibles ou quasi invisibles.Par contre,il y a chaque nuit nombre de gardes civiques de piquet qui ne demandèrent qu'à pouvoir pa- ' t.rouiller pour protéger le sommeil de In ville; mais depuis que la garde civique est I mobilisée, les gardes n'ont plus le droit I d'accomplir cette misson. Et, cependant, elle serait efficace. Nous nous permettons . de soumettre la 1 chose au commandant de la position fortifiée d'Anvers qui, nous en sommes sûrs, se rendra compte du bien fondé de notre proposition. ; Â la Gompagnis desîramways Uiie prière à la'Compagnie des tramways; que leur, adressent les infirmières de la Croix Rouge. Ces dames qui se dévouent avec tant-de zèle à soigner nos blessés, doivent quitter successivement leur ambulance pour rentrer chez elles. La compagnie des tramways ne pourrait-elle mettre à la disposition de: chaque ambulance un nombre limité de parcours utilisables exclusivement par des dames infirmières.La diminution des recettes serait minime et la compagnie collaborerait à une œuvre dt» charité patriotique. Nous lui transmettons volontiers cette demande que nous estimons très juste. Le docteur Oasler faussaire i n fait nouveau vient nous prévenir du aanger qu'il y a à accueillir trop bénévole-' ment certains individus allemands, — pour u r pas dire tous — qui, une fois la guerre' finie, tenteront de s'infiltrer de nouveau chez nou,s. Ce fait nous est fourni par le KoInigçhf-teituno. Tout le monde a connu à Anvers le Dr Gaster, directeur de l'école allemande. rue Quellin, chargé d'inculquer à.la jeunesse auverso.ise la «kultur» germanique; lîcntré dans son pays.iyjrès avoir clé expulsé d'Anvers,celui-ci s'est empressé de déclu-i — et il a signé sa déclaration, — que la Belgique se préparait depuis longtemps à le guerre contre l'Allemagne. Et. pour étaver ce mensonge, !e docteur-directeur n'hésite pas à commettre un faux on changeant lep dates. Dans son rapport, il déclare qu'an début de juillet, un'officier de police d'Aij-yci's m alfé constater combien de soldats pouvaient être logés dans l'école de la rue Quellin et que peu après, un officier de l'aj-mée s'y est rendu dans le même but. ' ( Hçrr Dr Gaster doit cependant savoir que ce n'est ni au défnjt, ni nu milieu de iuiilm que les autorités se sont présentées daiis mju ççole mais bien après le 28 juillet et que ces mesures n'étaient pas en vue d'usé guerre contre l'Allemagne, mais qu'elles étaient imposées par notre neutralité dont l'empereur d'Allemagne s'était porté garant. Cas mesures étaient prises à cause du rappel de toutes nos classes de milice que les événements allaient nous imposer. Le nerf de la guerre > Le grand emprunt allemand ne prend pas du tout. Les banques germaniques marche- j raient bien à. la rigueur parce qu'elles com- 1 prennent que leur prospérité, leur existence même sont en jeu. Mais le public ne donne l pas, et les banques elles-mêmes ne savent c où trouver les fonds qu'elles sont morale- c ment obligées de mettre à la disposition de % l'empire. i On commence une campagne de presse j pour changer l'opinion publique; on ne de-_ c mande pas à l'épargne de souscrire directement à l'emprunt, mais on lui dit de confier ; j son argent exclusivement aux banques qui c soutiennent l'Allemagne dans sa lutte con- 7 tre l'Europe. C'est un devoir, dit-on, que de j favoriser ces banques qui mettent leurs res- ç sources à la disposition de l'Etat pour qu''l s puisse terminer rapidement et victorieuse- : ment une guerre dans laquelle la vie de i tant d'Allemands est engagée. Mais cette nouvelle campagne ne prend pas plus que celle qui tendait à la sousçrip- 1 tion directe du public au grand emprunt de i r juerre. j r 1- Mensonges allemands i Samedi dernier, le célèbre aviateur fran-;ais Védrines, Voyant passer un taube alle-nand, s'élança à sa poursuite et parvint à .'abattre. La télégraphie sans fil annonça à toute s 'Allemagne que Védrines, convaincu de r .rahison, avait été fusillé sur l'ordre d'un x :onseil de guerre français. Il y a quelques semaines, le même bruit, q out aussi calomnieux et aussi faux, circula t: m Belgique, principalement à Bruxelles, au 1< uijet de Jan Olieslagers que, du reste, ses s. iupérieurs militaires nommaient immédia-,einent sergent. cl Il faut croire que c'est un système aile- c nand que d'accuser de trahison les princi- b )aux aviateurs des alliés; on espère ainsi n eter dans le public le découragement en p nême temps que la suspicion. it • F d P it d le n 0] P ti a P P • le ti P n Si 31 Ce n'est pas par erreur l Non, messieurs les incendiaires, ce n'est 11 )as par erreur qu'a brûlé la Collégiale de Louvain avec sa collection de livres inesti- , Tiable. Vous aurez beau imprimer dans c' ;os gazettes et dans vos rapports que c'est " e feu consumant les immeubles voisins qui P s'est .communiqué à la célèbre bibliothèque, t /oj|s en avez menti et on vous le prouvera. JJes témoins absolument dignes de foi, parmi lesquels des journalistes hollandais, Diit assisté à votre œuvre diabolique de iestruction et ont vu, de leurs yeux vu, qu'alors qu'aucune maison ne brûlait en-:ore, vos incendiaires ont aspergé de r riaphte ïe bâtiment sacré pour y jeter après, t la torche de votre cckultur». q Ce sont des faits pour lesquels vous ren- | t irez compte et que vous payerez cher, non j q seulement à la petite Belgique que vous j é voulez si ignomineusement anéantir, mais ; i; h tout le monde civilisé, comme vous paye- ! rez cher votre dernier crime, la destruc-tion de l'admirable cathédrale de Reims. s c Les réfugiés anversots F à Londres \ i Notre collaborateur Pencil a parlé lundi, ; r d'un comité qui s'est formé ù, Londres pour . c faciliter l'installation des réfugiés. j p Nous extrayons aujourd'hui les passages - i suivants d'une lettre qu'un de nos lecteurs : vient de recevoir d'un réfugié anversois à ; c Londres. ; s Voici la partie s'y rapportant: i i J'apprends qu'il s'est formé à Londres uv i comité pour les réfugiés belges, leur facùi< ' tant les moyens de s'installer à Londres, i etc., etc. | Mais ce que l'on m*en avait dit était bien en dessous de la vérité. Ah! mon cher, ce j que j'ai vu est beau, splendide et récon- : for tant en même temps. | c Je te dirai- que ce comité est formé de tou- c tes les notabilités de Londres, dames y com- i prises. Bnlrp autres noms, je te citerai Mlle c de Rothschild et la femme du ministre du j Portugal. Beaucoup de noms m'échappent. , i Je regrette de ne pouvoir les citer, car tou- ; tes ces personnes de la haute société an- \ glaise sont sur la brèche du matin à la pre- < mière hei^re jusqu'au soir très tard, $ar\§ ; prendre le temps de se réconforter. "j « Elles ont une clientèle nombre use; cela n'ar- j rétr. pas: des quatre coins $G Ity Belgique ] arrivent des malheureux. L'horreur de <?e \ qu'ils ont vu et enduré est encore peinte sur leur figure. Mais comme ils sont reçus! Tu \ devrais voir l'émulation du peuple anglais; ■ c'est à qui offrira une maison toute meu- ; blée, laissant la domesticité à leur disposition. Les Belges ne doivent pas avoir peur de, venir ç. Londres sans ressources; ils ne seront pas malheureux du tout. Partout se font collectes sur collectes our les Belges et je t'assure bien que l'or oisonne dans l'escarcelle. Quant aùùc établissements publics, là c'est 'lus beau encore; il suffit que quelques ielges — reconnais sable s à leurs cocardes - fassent leur entrée qu'immédiatement orchestre entonne la «Braaoçbnne», et tu levrais 'voir Vemballement de ces Anglais, Unis leurs uTIip! Bip! Hurrali/». C'est à ne 'as y croire, mais leurs manifestations sont ien plus chaleureuses que celles de n'im-orte quelle autre nation. Qui donc a prétendu que les Anglais étaient froids! Dans les théâtres et les cinémas, même ré• Pétition; jamais depuis que je suis à Londres, aucun Anglais, au cours de la soirée, 'a manqué à la manifestation enthousiaste. 1out le monde se tient debout. La «Braban-oiine» se joue, puis suivent les hymnes ruses, serbes et anglais. C'est imposant. Si tu n'étais pas patriote, iens à Londres, on te forcera à le devenir. Cette lettre dans sa forme simple et fami-ière, donne bien l'impression de la géné-osité du peuple anglais envers les malheu-eux qui se sont réfugiés sur son territoire ospitalier et charitable. .'ambulance italienne à Bruxelles Nous lisons dans le Corrierc délia Sera, ous la signature de M. Rossi, les passages elatifs à une ambulance italienne à B ruelles:«La colonie italienne, qui aime la Belgi-ue — où elle a trouvé la plus large hospi-ilité — comme une seconde patrie, suit !S tragiques événements comme s'il s'agis-îit de son propre pays. Elle a créé son ambulance qui est établie ans les locaux de l'ingénieur Lamberti et nmprend une vingtaine de lits Ce n'est pas eaucoup, mais il importe de dire que par-li les souscripteurs se voient les noms des srsonnages les plus influents de la colonie alienne! Citons les médecins Borzini et irelli, qui appartiennent au corps médical u Congo belge qui, comme l'on sait, est resque complètement composé de médecins aliens. Le restaurant italien de Bruxelles, 3 M. Dalbono, s'est empressé de fournir nourriture aux blessés, pendant que le égociant Giacomini fournit le vin. Malheureusement, tous les blessés belges it dû être retirés pour qu'ils ne tombent is aux mains de l'ennemi et à l'heure ac-lelle cette splendide organisation sert □x Allemands.» La Roumanie L'attitude de la Roumanie inquiète de ius en plus l'Allemagne. Elle avait compté Dur le moins sur la neutralité bienveil-,nte de cet Etat qui récemment s'est mon-é d'une politique si avisée.Et voilà qu'elle sut prévoir un ennemi de plus, peut-être uême deux, car l'Italie et la Roumanie îmblent avoir adopté une politique con-)inte.La presse allemande jette déjà des cris 'alarme. La Roumanie n'est pas à dédaigner. Elle eut sans, grand effort disposer d'une ar-îée aguerrie de 150,000 hommes qu'elle jet-îrait en Autriche pour s'emparer de la ransylvanie, tandis que 200,000 hommes e première ligne et de réserve maintien-raient en respect la Turquie ou toute uissance balkanique qui voudrait la con-rariér dans ses desseins. En Albanie La grande guerre européenne, nous pour-ions même dire mondiale, détourne l'at-mtion des événements d'Albanie. On sait ue le souverain choisi par l'Europe ou plu-lit par l'Autriche, Guillaume de Wied, a uitté son royaume naissant où la vie lui tait rendue ■ impossible par l'opposition des idigènes surtout des Musulmans. Du reste, le prince Guillaume de Wied a éclaré qu'il né quittait l'Albanie que provisoirement et avec l'intention bien arrêtée 'y revenir prendre son trône. Mais il faut se demander si Essad-pacha ermettra cè retour, et tout indique que non. Essad-pacha n'oublie pas la manière dé-involte dont il a été traité. Le prince de Vied l'a tout simplement empoigné et em-ârqiié sur un bateau autrichien en desti-ation de l'Italie. Essad-pacha est reveriy e son exil; en fait,il jouit en sa patrio d'une utorité que jamais le pvwce de Wied n'a ossédép, Il se déclare favorable à la candidature e Moran Eddin, le fils du sultan de Con-tantinople. Mais rien ne prouve qu'il ne [availle pas exclusivement dans son propre ntérêt. Vers le Pôle Sud Vendredi dernier sont partis de Lon-[res les membres de l'expédition polaire qui, ous la conduite du célèbre explorateur, >ir Ernest Shacklçton, va parcourir leï hamps glacés de la mer Antarctique, sans .voir l'ambition d'atteindre le pôle Sud lui-nême.L'expédition est composée de deux sec-ions; les membres de l'une et l'autre ont [uitté Londres Je même jour, Une section est destinée à-la nier de lîoss; ille attaque le pôle Sud par la Nouvelle-Zé-anda. Par la vole de 'I'ilburg, elle est partie jour la Tasmanie. ^ Cette section va s'embarq™. sur le Au-■ura qui, souî io commandement du lieute-lant Me ïntosch,esten route peur llobart.en l'asmanie d"où elle s'élancera dans les régions antarticniçs de la mer de Ross. C'est ' c;;io cette section attendra son chef, Sir irnest Shackleton.qui compte y être en avril jiochain ou au plus tard en mars 1916 à la "in de la saison d'été, puisque c'est en mars- avril que, dans ces régions commencent les froids rigoureux de l'hiver. Le chef de l'expédition est aussi parti de ■ Londres vendredi dernier. Il a\fait avec lui tout le personnel de l'expédition d'exploration proprement dite, notamment M. Frank Wild, chargé de prendre la direction si le chef venait à manquer. Ces messieurs se sont embarqués sur un steamer en destination de Buenos-Ayres. Ce navire emporte aussi 70 chiens polaires et les traîneaux à moteur. L'expédition polaire compte quitter Buenos-Ayres le 18 octobre par l'Endurance, qui est en route pour l'Amérique du Sud. L'Endurance doit mener l'expédition à la mer de AVeddel, puis se rendre aux îles Folkland. C'est là que ce steamer attendra jusqu'en janvier 1915, c'est-à-dire jusqu'au milieu de l'été, les premières nouvelles du l'expédition. L'Endurance établira trois dépôts de vivres autour de l'Antartique, puis ira hiver ner aux1 Shetlands. La section principale de l'expédition compîe explorer complètement les terres polaires bornées par la mer de Wedell en so dirigeant vers la mer de Ross où elle espère atteindre les côtes où l'Aurora l'attendra. Puisse-t-elle réussir dans cette belle et hardie entreprise. Frsgoll II de Hohenzoilern A l'instar des Coréens qui, pour chaque incident officiel de la vie, se coiffent d'une autre façon. Guillaume II, revêtira, suivant les circonstances, tous les unifor-l mes de sa marine, de son armée et de tou-: tés les armées -possibles et impossibles; une ; occasion se présenterait-elle à lui de parai-1 tre en peau-rouge qu'il ne faillirait pas à sa manie grotesque. Sa garde-robe de ce fait emplit quatre énormes salles du palais de Potsdam où travaillent douze tailleurs surveillés par le plus ancien valet de chambre. Naturellement, le protocole acerbe et surtout compliqué que ce comédien unique en son genre s'est imposé, lui suscite l'ennui de devoir en une heure ou deux d'audience, se «fregoliser» six ou sept fois; il .revêt l'uniforme de l'arme du gradé qu'il reçoit; il va jusqu'à endosser la tenue d'un défunt dont un parent a l'honneur de pouvoir lui an* noncer le départ pour un autre monde; mais avant tout, il tient à paraître en uniforme de colonel du régiment dont un ou plusieurs représentants aurolit eu 1 insigne faveur de pouvoir se présenter en audienco devant son «impériale» personne! A ce propos, sait-on que cette impériale personne fut mal reçue dans le monde? En effet, lorsque cette impériale personne se faufila dans le monde, on lui . cassa tout bonnement le bras gauche; cette fracture a nui à un tel point au développement de ce membre que celui-ci est sensiblement çlufi court que l'autre; il en est de même de sa main gauche qui est beaucoup plus petite et plus faible que la main droite; le brds gauche est suffisamment disproportionné pour faire croire que Guillaume II so gratte constamment le côté gauche. Ceci soit dit afin de ternir légèrement, la trop bonne idée qu'il a de sa petite personne pour qui assu* re-t-il toute femme à un béguin... Si par hasard h ce roi de la transfiguration on annonce un ambassadeur étranger, il endossera prestement l'uniforme de général prussien chamarré des ordres honorifiques du pays de son visiteur, i II s'écoule donc entre deux réceptions un ; léger laps de temps pendant lequel notre i «mannequin» s'engouffre dans une nouvelle [ tenue aussi remet-on au valet principal la liste dès audiences avec en regard du nom -du bienheureux auquel il sera permis de dévisager celui qui «en ce moment est encore empereur», l'indication du costume dans lequel celui-ci désire recevoir le visiteur. Naturellement, lorsque ce grand potentat voyage,les choses se compliquent; mais elles ne le déconcertent pas; i! se tuerait plutôt que de râter une mascarade. Non seulement il s'adonne entièrement à ce sport unique en son genre, mais il su ahuss; se rendre grotesque est, en effet, son seul souci. Mais les preuves que je pourrais donnev me Aliéneraient trop loin. Les autres souverains restent eux-mêmes, lui, éprouve la nécessité d'être comédien;-il ne pose pas pour l'opérateur que déjà ij escompte ^écoulement rapide du «cliché» de pàr le monde;'se faire caricaturer semble peur lui une enluminure, c'est une obsession. une véritable mission divine qui lui est dictée par Dieu lui-même à l'exception de tout intermédiaire' spirituel; Guillaume il sent une parfaite nécessité de se faire portraiturer puis de voir vendre ses traits comme de vulgaires «cartes de salon». Il y a quelques annees et pour donner une Idéa bien publique de Son autorité p'arternelle, il fit photographier un beau matin sa sortie de sa chambre à coucher au moment où alignés comme des navires en ordre de bataille, ses cinq fils lui faisaient le salut militaire; on assure qu'il fallut plusieurs répétitions pour avoir en cliché convenable. Si Guillaume II affectioïïnô certaines tenues, i! en exerce d'autres; la robe du chambre rencontre sa plus parfaite antipathie. Or, certain jour, cet homme-dieu se sentit des dispositions romantiques et pour écrire 1a. première page du roman qui divaguait sous son. çn'siie, il lui fallut comme à Balzac,,. une robe de chambre. La premiers feuille du roman ne vit jamais paraître H seconde et la robe de chambre lui servit dn lineeuil. D'ailleurs tout ce qui est vêtement civil dégoûte l'empereur allemand. S'il a substitué à l'habit de cour, l'habit de couleur à la française rehaussé de broderies d'or, avec la culotte et les bas en soie blanche, c'est que cette tenue comporte l'épée dont l'utilité est manifeste pour cacher sa difformité du bras. En général, tous les uniformes des pays latins lui déplaisent souverainement. Le costume le plus décoratif est sans contredit celui de cuirassier blanc avec le casque au .cimier duquel un aigle couronné déploie ses ailes; c'est du reste dans ce costume recouvert du manteau de velours rouge de chevalier de l'ordre de l'Aigle noir que Fregoli II de Hohenzollern préside aux grandes cérémonies telles rçue l'ouverture du Reicli-

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Cet article est une édition du titre Le nouveau précurseur: journal du soir appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1902 au 1914.

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