Le peuple gantois

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s.n. 1914, 17 Septembre. Le peuple gantois. Accès à 23 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/nc5s759w3m/
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Le numéro : 5 centimes Jeudi 17 septembre 1914 LE PEUPLE Edité par la Société Coop. « Volksdrukkerij » 29, Rue Haut-Port, 29, GAND. GANTOS Edité par la Société Coop. « Volksdrukkerij « 29, Rue Haut-Port, 29, GAND. Amiens et Reims réoccupés par les Français ! Un touchant appel pcjur la paix générale ! En Belgique Une nouvelle offre de paix allemande à la Belgique. - Elle est rejetée. Le Figaro aurait reçu l'information que le générai von der Goltz, le gouverneui allemand de la Belgique se serait rendu de Bruxelles à Anvers comme parlementaire à l'effet de proposer la paix au gouvernement belge. La proposition fut immédiatement rejetée.Rappelons que c'est la troisième offre de paix que les Allemands font à la Belgique.La première fut faite avant Pinvasion. Le gouvernement belge n'en accepta pas les conditions qu'il jugea contraires à la neutralité de la Belgique. La deuxième nous fut soumise après la prise de Liège. Elle fut encore rejetée. Quelques nouvelles du Centre Allons-nous manquer de vivres î C'est la question qu'on se pose en voyant la pluie tomber. Ln effet, les moulins moutent les froments au fur et à mesure que les fermiers leur en font la remise et aussitôt la farine est réquisitionnée par les ' bourgmestres pour être livrée à la panification. Mais que perdurent les pluies et le mauvais temps et que les machines ne puissent plus abattre le grain et aussitôt ce sera la lamine... Espérons encore cependant qu'il n'en sera rien car vraiment cela serait trop grave et nos populations ne méritent point un pareil châtiment. Suivez les cartes (Jn lecteur assidu du Peuple gantois se plaint que beaucoup de villes dont nous parlons ne se trouvent pas dans le dictionnaire explicatif (Petit Larousse) m dans 1 atlas Roland. Nous n'en doutons pas. Pour bien suivre les opérations il ne faut pas se servir d'un petit Larousse, — forcément très incomplet, — mais d'une carte détaillée des opérations de la guerre. Ces cartes se vendent un peu partout à des prix très abordables (là à 25 centimes). La légende des Russes Le Press-Bureau anglais dénie formellement le bruit courant selon lequel des troupes russes seraient envoyées en Belgique et en France, via l'Angleterre. # * * A Anvers Eooles officielles et privées L'autorité militaire me fait savoii que, dans les circonstances actuelles, il convient de prévoir l'utilisation éventuelle de toutes les écoles de la ville, tant privées qu'officielles ; elle me prie de prendre, dès maintenant, les dispositions voulues pour que ton 3 les établissements \ îses ci-dessus soient tenus à sa disposition. En conséquence, la rentrée des classes de tous les établissements d'instruction «sans distinction» sur le territoire d'Anvers, ajournée jusqu'à nouvel ordre. Anvers, le 15 septembre 1914. Le Bourgmestre, Jean De Vos. De Gand à Anvers iviarai a nouveau ns eiaieni aes centaines, ceux qui voulaient se rendre à Anvers pour voir les leurs. Les trains de 6 et de 10 heures avaient deux locomotives et encore ils ne marchèrent que très lentement. Devant Haesdonck, la commune sur le territoire de laquelle est situé le premier des forts : Tout le monde descend ! Ceux qui n'avaient pas le laisser-passer en ordre, la grande majorité, furent rigoureusement renvoyés. A Haesdonck nous avons dû attendre plus de deux heures, un train venant d'Anvers. Nous trouvant avec beaucoup d'autres Gantois désappointés dans une aubeige du village, nous apprîmes de source certaine qu'on se battait aux aie^u s de ïermon-cie et bientôt nous voyions passer des autos, conduisant à Anvers des blessés belges. A 2 h. 06 m. enfin un tram se dirigea sur Gand, à 7 heures — avec un retard de plus de trois heures ! Il est donc nécessaire d'avertir les Gantois qui veulent se rendre à Anvers pour voir les leurs : qu'on ne passe pas sans être muni d'un passe-port déliviv nar le Itoui-rnestre, ou du commandant militaire, attestant qu'on à le privilège de se rendre dans l'enceinte fortifiée d'Anvers, pour y voir des membres de famille. Le personnel du train nous a néanmoins assuré que les autorités vont prendre les mesures nécessaires à l'organisation d'une circulation plus régulière entre les deux grandes villes qui ont des relations si nombreuses entre soldats et réfugiés. Le grand pont-raiis d'Alost Nous avons déjà dit que le génie belge avait fait sauter une première fois, pendant la nuit de vendredi à samedi, le grand pont-rails d'Alost, œuvre d'art récemment construit à grands • frais. Il s'agit, non pas du pont existant à proximité du territoire de ^enderleeuw, mais du grand pont à trois voies ferrées jeté sur la Dendre, à l'extrémité de la gare1' des-voyageurs.Le tablier de ce pont était en acier. L'état-major décida de le faire détruire pour couper les communications, d'un côté avec Anvers, de l'autre côté avec Bruxelles. La destruction de-ce travail d'art ne fut pas jugée suffisante la» première fois et il avait été décidé de la compléter. L'opération, très dangereuse pour ceux qui en furent chargés, a eu lieu, et, cette fois, on a pleinement atteint le but. Comme il fallait agir par surprise, il avait été impossible de prévenir les habitants des environs qu'ils devaient prendre certaines précautions. Il en est résulté qu'à une distance de plus de 500 mètres, tous les carreaux de vitres des maisons volèrent en éclats, des volets et des portes furent arrachés de leurs gonds, des toits s'effondrèrent ou furent partiellement détruits. Dans un rayon de 1000 mètres, on a éprouvé la sensation d'un violent tremblement de terre. Les habitants de ce quartier de la ville n'admettent pas qu'on ne pouvait les avertir et ils s® demandent qui payera les dégâts causés par cette explosion formidable, qui jeta plusieurs personnes hors de leur lit. * * * A Bruxelles Mesures draconiennes Un messager de Bruxelles arrivé ce jour à Gand rapporte les faits suivants, qui montrent que les Allemands redoublent de rigueur contre les voyageurs, de majiière à empêcher la propagation des nouvelles au dehors. Depuis dimanche, l§s Allemands ont saisi environ 400 bicyclettes de personnes rentrant à Bruxelles ou en sortant. Cette rafle^'est opérée à Berchem-Sainte-Agathe, sur la chaussée de Gand, près du champ d'aviation. Notre porteur lui-même en fut victime ; mais comme il aile se plaindre à un officier de service à la plaine, celui-ci lui fit remettre un reçu ainsi libellé : «Bescheinigung. Ein Fahrrad abgenommen. Brussel, den 14 September 1914.» On lui promit qu'elle lui serait rendue ultérieurement. Hier soir, vers 5 h., le tram de Ninove à Dibeek, fut arrêté à Schepdael, par un officier allemand, qui plaça devant le tram deux soldats, baionnette au canon. Le tram, dut stopper une heure. Environ 200 uhlans mandés par l'officier, arrivèrent entre temps et fouillèrent tous les voyageurs. Tous ceux qui furent trouv nor-t,eurs de journaux et de lettres, durent descendre ; hommes, femmes et enfants furent arrêtés et conduits sous escorte à la gare de l'Ouest à Bruxelles. Les prisonniers, au nombre de 60 environ, durent effectuer la route à pied, le trajet était de plus de 10 kilomètres. Un consul de Hollande, témoin des faits, est allé en prévenir M. bourgmestre Max. Pour les instituteurs réfugiés blges La Fédération interiationale des instituteurs qui compte 450.('p0 membres a décidé de soulager quelque ptju les souffrances des instituteurs belges qui 'se trouveraient dans le besoin par suite de jaits de guerre. Un comité se forme1 en Hollande qui au nom de la Fédératioil internationale fera un appel urgent à toi.s les instituteurs du monde entier. Les instituteurs i|elges réfugiés qui seraient en ce moment dénués de ressources peuvent s'adresser eu toute confiance à M. Cnudde, secrétaire général de la Fédération internationale a, Syngem (Flandre Orientale). En France La chute de JMaubeuge Nous avons les premiers annonce la chute de Maubeuge (la place forte au nord de la France, tout près de la frontière beige). Ce bruit fut démenti! Or, il est à présent absolument confirmé '^ue Maubeuge a ete pris, lundi, 7 Les alliés réocoupent Amiens Le communiqué officiel français du soir du 14 septembre dit entre autres que les, troupes alliées ont réoccupé Amiens, abandonné par les Allemands. Télégramme de M. Kieicas-sé. - La retraite des Allemands continue ANVERS, 15 septembre. — Télégramme de M. Delcassé, ministre des affaires étrangères, à M. Klobukowski, ministre de France, en Belgique : BORDEAUX, 15 septembre» 1 heure 50 matin. — Notre mouvement offensif a continué sur tout le front. Le 13, à notre aile gauche, la cavalerie française a occupe Montdidier et Roye. Les forces allemandes se replient d'Amiens sur Peronne et aaint-Quentin. A l'est de Reims, elles s'étaient organisées définitivement, liier, sur la ligne des anciens forts Brimont, Vitry, Nogent-l'Ab-besse. Mais aujourd'hui le quartier général d'une de nos armées a pu s'installer dans la ville de Reims. Dans l'Argonne, les troupes allemandes étaient, hier, au TTord de la ligne Triau-eourt, issoncourt, ayant abandonné l'attaque du fort Troyon sur la Meuse. La Lorraine française était totalement évacuée hier soir, l'ennemi se retirent vers Château-Salins, Dieuze, Sarrebourg. Note. — Montdidier, 5,000 habitants, dans la Somme, à 34 kilomètres d'Amiens, sur le flanc d'une colline que baigne le Don. Roye. 4,500 habitants, dans la Somme, à 19 kilomètres de Montdidier, sur le plateau de Santerre. Triaucourt, 900 habitants, dans le département de la Meuse, à 29 kilomètres de Bar-le-Duc, sur la rivière de Triaucourt. Les Allemands reculent toujours. - Les Français capturent 600 prisonniers et 12 canons ANVERS, 15 septembre, 10 heures soir. — La Légation britannique communique cette dépêche du War Office: L'ennemi occupe toujours une forte position au nord de l'Aisne, et le combat continue sur toute la ligne. L'armée du prince héritier fut encore repoussée et se trouve maintenant sur la ligne de Varennes, Consenvoye et Ornes. Les alliés occupent Reims. Six cents prisonniers et douze canons ont été capturés hier par les forces se trouvant sur la droite anglaise. La pluie a détren pé les route*s et rend la retraite allemande difficile. Note. — Varennes, Consenvoye sur-Meu-se et Ornes sont des villes de l'Argonne situées au nord de Verdun. mam ' La retraite des Allemands est générale Paris,- 14 septembre. — Communiqué de 3 heures. — L'ennemi continue à se retirer sur tout le front. A l'aile droite, le mouvement de retraite des Allemands, est général. De Nancy aux Vosges, à la fin de la journée d'hier, le territoire français était de ce côté totalement évacué. Havas. Angleterre Le président Wilson recevra demain la mission belge Londres, 15 septembre. — Une dépêche de Washington dit que M. Bryan a annoncé, aujourd'hui, que le Président Wil-soii a consenti a recSvoir mèreredi, à la Maison Blanche, la commission belge, venue aux Etats-Unis pour protester contre les atrocités allemandes. (Reuter's Tel. Co.) tu Aiiesnape Grise économique formidableLondres, '15 septembre. — Officiel. —N Communiqué par la légation britannique en Belgique : * Dans la presse- viennoise, on annonce que les prix des denrées en Allemagne ont augmenté de 15 %. La presse allemande commence à se rendre compte que. les industries allemandes seront arrêtés bientôt par la cessation de .l'importation de matières premières. Elle commence à comprendre que la suprématie de la flotte britannique est incontestable, qu'elle est en mesure d'empêcher toute importation en Allemagne, tandis que de traific maritime anglais se développe sans entraves. Le nombre des sans-travail augmente rapidement en Allemagne. La frousse à Berlin Londres, 14 septembre. -— Une dépêche de lundi, de Stockholm au Daily Telegraph, décrit le changement dans l'opinion publique à Berlin. Ces deux dernières semaines la foule enthousiaste qui combla les rues, il y a une quinzaine de -jours, a disparu, la confiance a'été remplacée par le doute. Ce changement commença après la bataille" de Lemberg et augmenta à la nouvelle que l'armée de von Kluck abandonna le projet d® capturer P-aris. Le deuil devient de plus en plus la mode. Chaque journal publie une page de cartes encadrées de noir, annonçant la mort d'un frère, d'un mari, d'un fils. Toutes les nuits de longs trains comblés de blessés, arrivent à Berlin. En Prusse orientale La retraite des Russes. — Une explication officielle russe. Le communiqué suivant a été reçiu a Petrogr-ad de l'Etat-Major : En vue de l'attention particulière que demanda le théâtre de guerre en G^licie, où Je développement des succès russes fut si rapide, nous avons dû cesser momentanément en Prusse orientale l'invasion qui y commepça dans de si favorables circonstances. Par conséquent l'armée du général Rennenkampf cessa sa rche sur Ger-dauen-Labiau, dans les premiers jours de Septembre. Le 7 Septembre les armées allemandes commencèrent leur offensive générale contre cette armée et un mouvement dans la direction de la ligne de la frontière méridionale. Le caractère déchiqueté de la contrée rendit difficile d'estimer le nombre exact des troupes allemandes employées dans ces opérations, et ce ne fut que le 10 septembre que le mouve- i M ment profond et enveloppant des allemands contre l'armée du général Rennenkampf fut révélé. Le mouvement força les Russes à la retraite. Les jours suivants, à l'effet d'entrjaver l'offensive allemande, les Russes commencèrent d'activés opéra tions sur certains points. La lutte continue sur ce front. Russie Le communiqué officiel russe sur les dernières défaites autrichiennes Les Russes ont traversé la rivière Jau. A Rawaruska, ils prirent aux Autrichiens 30 canons et plus de 8000 prisonniers. On a a pas encore des nouvelles certaines concernant le résultat de la poursuite des armées autrichiennes en déroute. Sur la rive droite du Dniester les Autrichiens ont été repoussés jusqu'à Droho-byez.Czernowitz, la capitale de la province de Bukovina et la région adjacente sont occupées par ies Russes, sans coup férir. Le général russe Brussiioff a déjà tourne le flanc de la position autrichienne a Gro-dek etr menace sérieusement Sambor, le point vital des lignes de communications autrichiennes. Encore une explication de la Retraite des Russes en Prusse orientale il paraît que les Allemands auraient débarqué des troupes à Men;el, une ville allemande sur la côte de la Mer Baltique près de la frontière russe, et dans le flanc des armees russes. C est ce qui aurait encore determiné la retraite des Russes. En Hollande ■- ouverture des Etats Généraux par sa Majesté la Reine Wilheimine La Haye 14-9. — Cet après-midi à 1 h. 1/2, Sa Majeste la Reine Wilheimine a ouvert les Etats Généraux. Elle a prononcé le discours du Irone dans lequel elle se déclare heureuse de constater que la neutralité la plus absolue que la Hollande veut conserver sur toute 1 etendue de son territoire, n'a été violee en aucune façon jusqu'à ce jour. Les relations amicales de la Hollande avec toutes les puissances sont restées les mêmes, oa Majeste est profondément émue du sort de tous les peuples entraînés dans la guerre : La Hollande porte volondiers tout i î !"1" ""fO-sé Par ce conflit et reçoit a bias ouverts tous les malheureux qui cherchent un refuge à l'intérieur de ses frontières. Examinant les suites lourdes que peut comporter la situation actuelle, Sa Majesté dit que toutes les mesures ont été S.r.^®s Pour conjurer une crise économique. Différents produits de l'agriculture, de 1 horticulture et alimentaires trouvent un débit vers l'Angleterre, vers l'Allemagne et la Belgique. La situation des colonies est lec même Toutes les mesures ont été prises pour éviter tout ce qui pourrait mettre le neutralité en danger. En engageant le peuple à maintenir l'unité de la patrie. Sa Majesté la Reine Wilheimine déclare les Etats-Généraux ouverts. Sur mer Augmentation possible de la flotte allemande Le correspondent naval du «Times» prévoit que la flotte de guerre allemande sera bientôt augmenté de nix drsadnoughts.

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Cet article est une édition du titre Le peuple gantois appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Gand .

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