Le ralliement: journal libéral hebdomadaire

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s.n. 1914, 28 Juin. Le ralliement: journal libéral hebdomadaire. Accès à 25 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/nv9959dj3h/
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Douzième Annee, N° 26 LE Dimanche 28 Juin 1914 RALLIEMENT Journal Libéral hebdomadaire Comité de direction : Paul Jasson, E. Feron, P. Hanrez, G. Lorand, A. Lanihiotte, Hennann Dumont ABONNEMENTS : Belgique . fr. 5.00 par an Etranger : fr. 7.00 id. Les abonnements prennent cours le 1er janvier et le 1er juillet 10 centimes le numéro Bédaction et Administration : Rue Verboekhaven, 61, Bruxelles (Téléphone 703) ABONNEMENT avec le Supplément I'lNSEIGNEMENT PRATIQUE i 6 francs par an Les abonnements prennent cours le 1«" janvier et le 1er juillet Le « Ralliement *» est en vente au numéro : a BRUXELLES : Dechenne et G»e, Galeries Saint-Hubert. LIEGE : J. Bellens, 6-8, rue de la Régence. ANVERS : Mertens, 5, avenue de Keyzer. GAND : Dobbelaere, 65, rue de Flandre. MONS : V« bc^ttens, rue de la Petite Guirlande. BRUGES : V« De Reyghere, 13-15, rue de la Monnaie. GHARLEROI : Meudler, rue de l'Industrie. SOMMAIRE : Le rétablissement du travail forcé, Georges Lorand. La semaine politique. — Le mécanisme de l'amortissement, François Rosseels. — L'affaire Helbig, G. L. — La formule hollandaise, Hermann Dumont. — Nos frères noirs, Gobseck. — Les Belges en France, G. L. — Quelques faits. — Monument Paul Janson. — Notes littéraires, Franz Foulon. — Le cornet à pistons, Pedro de Alarcon. Le Rétablissement du Travail forcé En attendant les nouveaux impôts qu'il va falloir décréter en Belgique, puisqu'il va devenir matériellement impossible de continuer à emprunter plus de cent millions tous les ans, même aux conditions désastreuses et usuraires de l'emprunt de Londres, le gouvernement se fait la main en augmentant les impôts aue bavent les nnîra Hn On sait quelle est la situation désastreuse du budget de la colonie, dont l'effondrement dépasse les prévisions les plus pessimistes des adversaires les plus décidés de la reprise de la colonie royale, épuisée à fond par le système de la rafle que Léopold II pratiquait au profit de ses caprices. Gela n'empêche d'ailleurs pas M. Renkin et ses amis de la haute finance de ne rêver qu'emprunts, garantis par nous, naturellement — car l'esprit d'initiative des financiers coloniaux ne va pas jusqu'à risquer de l'argent dont l'intérêt ne leur soit pas préalablement garanti par ces braves imbéciles de contribuables belges, dont on peut tout attendre puisqu'ils ont tout gobé et tout subi, du fait de Congo, depuis les bourdes •du début jusqu'aux outrages de la reprise. Il y en a pour un milliard en gestation, pour •construire les nouveaux chemins de fer, sans lesquels les mines concédées à ces messieurs restent inexploitables et aussi pour racheter au prix fort les chemins de fer concédés (et construits presque entièrement avec notre argent), qui deviennent tout à fait inexploitables aussi, et sont à refaire, et ont des tarifs prohibitifs,qui rendent tout commerce sérieux impossible,— maisqu'onmaintient soigneusement pour faire chanter l'Etat belge et l'obliger à user de sa faculté de rachat. Et l'Etat belge marche toujours, et son poirisme est sans limite. L'Etat belge, ce sont d'ailleurs les grands personnages bien rentés, chamarrés, titrés, comblés d'honneurs et de faveurs grâce aux boniments coloniaux, souvent pourvus déjà de places lucratives dans des entreprises de finance que nous entretenons ou destinés à y prendre place dès qu'ils auront perdu leur place à l'Etat belge. L'Etat belge, ce sont ceux qui touchent et c'est le contribuable qui paie. D'ailleurs, puisque c'est de lui qu'émanent tous les pouvoirs, s'il est assez bête pour payer, il n'a qu'à s'en prendre à lui-même et à ceux qu'il élit et qui laissent tout faire. v-4 ctiiioi vu v ci j l clii jji UOlldllJ j 1 le chemin de Matadi à Léopoldville, et que, dès à présent, l'on sait qu'à peine racheté il faudra le refaire—à tel pointqu'on envoie déjà une commission sur place pour savoir ce que cela coûtera ! Mais il faut aussi que les nègres paient. A lire le nouveau projet de décret sur l'impôt indigène que vient d'approuver le Conseil colonial (composé naturellement de façon à ne pouvoir être qu'une commission d'entérinement et où une critique un peu sévère ne peut même être admise à se produire) il est à craindre que, sous la nécessité impérieuse d'équilibrer le budget, nous ne voyions bientôt reparaître au Congo tous les abus du travail forcé. Après les horreurs du régime Léopold II, eflxontement niées par les courtisans du grand Roi, constatées par la commission d'enquête, tolérées par MM. de Smet de Naeyer et Woeste, qui en partagent la lourde responsabilité, et finalement abolies sous la pression de l'Angleterre, quand la Belgique fût intervenue pour prendre la charge de payer la casse, on a renoncé à percevoir de force l'impôt indigène, désormais payable en argent. Il fallait bien. Mais, dans ces conditions, cet impôt ne rapporte pas assez et le déficit ne cesse de grandir. D'autre part, les blancs se plaignent : ils n'ont plus de moyen d'obliger le nègre à travailler, car on reconnaît aujourd'hui la vérité de ce qu'on niait furieusement quand c'était Lambiotte, Hanrez et moi qui le disions : le nègre n'a pas de besoins et ne veut pas travailler; il ne travaillera que si on l'y contraint. Léopold II l'y contraignait et le faisait travailler à coups de trique et sous la menace du massacre et de toutes les horreurs qui avaient fait de son Congo l'enfer de l'Afrique. Aujourd'hui il ne travaille plus, et c'est pour le contraindre à travailler qu'on va percevoir désormais rigoureusement l'impôt et qu'on en a doublé le maximum. Cet impôt est injustifiable, quoi qu'en pense M. Renkin. Il ne correspond à aucun service rendu et il est le fait d'un envahisseur étranger qui s'est imposé par la force. C'est du brigandage. En fait, son taux est formidable: le ministre n'a pas voulu s'engager à le limiter à la somme que représenterait le salaire d'un mois de travail de l'indigène, qui doit déjà aux envahisseurs un autre mois de son travail sous forme de corvée! On parle de percevoir un impôt de 25 fr. dans un pays où l'on ne travaille que par contrainte et où le salaire moyen n'est pas de 50 centimes. C'est ferïtënrs1 trest, non seulement de remplir les caisses vides de l'Etat pour payer des appointements fabuleux aux fonctionnaires blancs qui ne font rien et ne feront jamais rien pour les noirs, mais d'organiser leur exploitation. C'est surtout de forcer les noirs à travailler pour les blancs, c'est de procurer à ceux-ci la main-d'œuvre que jamais la liberté ne leur fournirait. Cela n'est pas contesté, même par le ministre, qui appelle cela la contrainte indirecte. Mais si les nègres ne paient pas cet impôt (dont le taux est laissé à l'arbitraire des autorités locales d'après les ressources non du contribuable, mais de la région qu'il habite, et sans doute aussi d'après le besoin que les blancs auront de son travail) 011 recourra à la contrainte directe, collective, par voie de gar-nisaires indigènes et d'exécution militaire, et on l'astreindra aux travaux forcés, sans autre circonlocution. Ai-je tort de dire que c'est du pur brigandage? Même les journaux cléricaux s'alarment de ce retour au système qui a fait la gloire de Léopold II. Mais, dira-t-on, ce sont des journaux cléricaux qui veulent débarquer M. Renkin, parce qu'il n'a pas été assez docile avec les missionnaires et qui travaillent à mettre M. Helleputte à la place de M. de Broqueville (il ne nous manquerait plus que cela! Heureusement, ça ne durerait pas plus longtemps que le ministère Vandenpeereboom). Je sais que les intrigues entre cléricaux préoccupent leurs journaux beaucoup plus que le sort des noirs ou même celui de la Belgique, et j'apprécie à leur valeur les mobiles des campagnes qu'ils dirigent contre M. Renkin. Mais le Soir n'est pas suspect. Il est un

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Cet article est une édition du titre Le ralliement: journal libéral hebdomadaire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1903 au 1914.

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