Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1915, 27 Juin. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 21 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/6w96689h9j/
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2rANNEE. — Série /e-- N°8 227et22S Le numéro ; 10 Centimes (5 CISRTIMSS AU F10NT) ^Dimanche 27 et Lundi 28 Juin 1915 mm—a— -aga»" RÉDACTION & ADMINISTRATION fjto m de la Bourse — il HAVRB Téléphone: Le Havren* 14,05 Directeur : FEENANS NSÏÏRAr Tontes tes communications concei la rédaction doivent être adn a8x",rue de la Bourse, Le Ha' LQNDQiM OFF™ 21,Panton StreeJ HcSe) (Broadr^ LE XXe SIÈCLE ABONNEMENTS Franoo 2 fr. 50 par mois. » 7 fr. 50 par trlm33tr9 Hors Franco.. 3 fr. » par mois. » .. 9 fr. » par trimestra Angleterre.... 2 sh. 8 d. par mois. » .... 7sh.3 d. par trimestre PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du journal au Havre ou à Londres Annonces 4* page: O fr. 40 la ligne Petitesannonces4* page : Ofr.SOIa ligne Les petites annonces sont également reçues à la Société Européenne do publicité, 1o, rueds la Victoire, Paris, qui en a le monopole pour Paris. Oootidïerfi foeio© au Havre LaBelgie nouvelle r La deuxième de « Memor » nous adresse, du front, une deuxième lettre à propos de nos articles sur le Mémoire Banning. Nous nous permettons de signaler à l*attention de nos lecteurs ses considérations sur le droit de la Belgique, d la sécurité de ses frontières et sur la nécessité pour notre fays, d'accepter a un eccur viril les conséquences de sa position géographique entre deux nations, entre deux races ennemies. Je vous décrivais l'autre jour l'état d'âme de la Belgique nouvelle qui grandit dans les ruines et dans les tranchées des Flandres ; je me suis abstenu à dessein de toucher aux conditions de paix généralement souhaitées, parce que l'on évite avec soin toute spéculation et toute vantardise à ce sujet. Le Belge est réaliste : l'ultimatum du 2 août 1914 a laissé l'avenir du pays « à la décision des armes » ; cette terrible parole a profondément frappé les esprits, mais on se l'est tenu pour dit et l'on se bat avec rage. Comme les événements décisifs se font encore attendre, on n'éprouve aucun goût pour envisager les différentes hvpothèses d'une paix dont les facteurs déterminants sont encore inconnus. Cela me parait fort sage. Pour le moment, nous ne pouvons que nous recueillir, méditer notre histoire, chercher des directives. La paix sera une œuvre ardue ; en ce qui nous concerne, elle mettra en jeu non seulement les intérêts ■vitaux de notre pays, mais encore des intérêts majeurs d'ordre européen Les Belges ont le devoir de se pénétrer de l'ampleur du problème afin de ne pas être pris au dépourvu quand viendra l'heure des décisions. Je vois, d'après mes conversa-lions, que nos compatriotes l'ont compris et qu'ils envisagent l'avenir de leur pays avec un sérieux et une largeur d'esprit remarquable..% La Belgique a droit à la sécurité de ses frontières et aux éléments nécessaires à son relèvement économique ; mais elle n'est pas un ilot perdu dans la mer et la cruelle expérience de cette année lui a appris qu'elle devait abandonner définitivement le rêve de vivre une pastorale au milieu des nations divisées par des haines séculaires et d'âpres conflits d'intérêts. Notre pays doit accepter bon gré. mal gré, les conditions d'existence en son milieu ; il doit aocepter la lutte. L'entente des puissances s'est faite en 1831 à notre détriment. On nous imposa la perte de deux provinces et une politique d'effacement dont nous avons été en fin de compte les victimes. De l'un à l'autre côté de l'Yser on ne cesse de répéter tout bas que la neutralité nous a frappés d'impuissance en nous interdisant la conclusion d'une alliance en vue d'assurer en temps utile l'arrivée de renforts sur la Meuse, ei en nous empêchant même de noua rapprocher de la Hollande dont les destinées suprêmes, au dire de M. von Jagow, sont solidaires des nôtres. L'isolement, aux yeux de tous, a fait faillite ; la Belgique, tant pour sa propre sécurité que pour remplir sa mission d'écpiilibre dans le système européen, doit assumer pleinement les responsabilités inhérentes à la souveraineté. u La Belgique est le pays le plus exposé de la terre » écrivait Léopold 1er. La nature lui a refusé les frontières naturelles qui (ont de la Suisse une position inexpugnable; au cours de chaque siècle son sol a retenti du choc des armées. Il faut en finir ; 90 ans de paix ont permis la constitution d'un état solide et pour la première fois nous ne sommes point les victimes purement .passives du grand drame. La raison et l'histoire nous contient le rôle d'être entre les grandes races voisines l'élément pondérateur capable de fermer la barrière ; pour n'avoir pu ou voulu le remplir contre l'expansion de la monarchie française, nous avons subi la déchéance du 16° et 17* siècle ; pour avoir dû l'affronter oontre l'empire allemand dans les conditions défectueuses de la neutralité permanente, nous avons pâti plus que les autres des horreurs de la guerre. Il est donc nécessaire que nous puissions enfin, libérés de toute entrave, avoir la politique que notre situation géographique nous commiinde ; nous devons nous montrer dans la paix comme dans la guerre, un peuple résolu, ^arrivé à sa pleine maturité. L'effarement n'a jamais été utile à personne et n'est vanté que par ceux qui prennent pour de la prudence ce qui n'est au fond que paresse d'esprit et manque de cœur. w * * La nécessité de l'action, l'urgence de rompre avec un passé bien mort sont admises par presque tous. Les gens instruits ont été amsnés par le raisonnement à des conclusions que les plus sages entrevoyaient déjà ...il-" i longtemps ; la masse, dans son obs-"VXfr bon sens, a suivi le même chemin. Le Gouvernement peut être sûr d'être soutenu par la nation aussi chaudement que l'a été le gouvernement italien quand viendra l'heure des .responsabilités historiques. En attendant l'opinion est calme et a confiance dans le pouvoir ; on envisage les possibilités, on se pénètre des exigences stratégiques et économiques que la crise actuelle a mises en lumière, on s'habitue dans les aphôres dirigeantes à envisager l'avenir sans faiblesse, avec la volonté d'associer l'intérêt belge et l'intérêt européen. Vous serez étonné de constater le retentissement qu'ont eu dans les intelligences les excellents articles que Io « XX» Siècle » a publiés sur le mémoire Banning. Cet exposé lucide de notre situation internationale, cette preuve des appétits dont nous avons sans cesse été l'objet est venu précisément confirmer le courant qui se dessine si nettement, La politique étrangère a cessé d'être pour le public un souci secondaire. Elle est au premier plan des préoccupations et je sens qu'il sera plus tard demandé compte aux hommes responsables, de chaque démarche et de ohaque silence. Mais la vulgarisation de l'oeuvre du savant écrivain et fonctionnaire de notre foremg office a également créé une atmosphère de confiance envers le département des affaires étrangères qui est certainement pénétré de sa doctrine. Jamais diplomates n'ont eu une occasion plus belle pour mettre au service d'une politique justifiée par les événements les forces vives de la nation. MEMOR. LA LÉGENDE DE L'YSER Les Allemands ont envoyé de puissante | renforts à Amas, « que des correspondants à allure louche, dont je me suis toujours méfié, dit le lieutenant-colonel Rousset, rous donnaient comme destinés à une nouvelle poussée sur l'Yser. » L'éminant officier a raison. Les Allemands répandent partout et en Belgique plus encore qu'ailleurs de fausses nouvelles à... . gueule aue veux-tu. Il faut dire une fois pour toutes que lorsqu'il y a un mouvement de troupes dans notre pays, les soldats allemands aussi bien que la ' population croient que c'est pour l'Yser. Pour /nos compatriotes des régions occupées, l'Yser est un gouffre sans fond, une sorte de tonneau des Danaïdes où les Allemands jetteront des hommes jusqu'à épuisement ; Yser, c'est le mot magique, le mot qui console et qui entretient l'espérance. Pour le troupier teuton, l'Yser c'est la préface de l'anfer dantesque. Les landsturm qui gardent les ponts font part de leur épouvante aux paysans : Tout plutôt que l'Yser ! Tout plutôt que l'horreur sans nom de cette fange flamande. Ainsfi la l£"ende va s'étoffant. L'Yser finiTpar s'étendre dans les imaginations sur toute la ligne de feu. Pour les soldats, à qui le Kaiser avait promis la victoire, l'Yser, le tenrible Yser s'étend maintenant depuis la mer du Nord jusqu'aux crêtes de l'Alsace... L'Autriche demande la paix à la Serbie r 3 H0<t t LES OFFRES AUSTRO-ALLEMANDES s , Du correspondant particulier du Temps : Petrograd, 25 juin. — Je tiens d'excellente source que les gouvernements autrichien et allemand ont fait, par l'intermédiaire d'un émissaire, des nouvelles propositions de paix séparée à la Serbie. Les alliés germaniques ont offert à cette 1 dernière toute l'Albanie, à l'indépendance 3 de laquelle ils déclarent ne plus s'intéresser, après l'intervention de l'Italie et l'occu-~ pation de t'Epire septentrionale par la ; Grèce. De plus, ils consentiraient à la rec-5 tification de la frontière serbo-bosniaque et 3 s'offriraient à "arantir l'intégrité du terri-r toire serbe. Les Austro-Allemands font 3 même ressortir qu'en concluant une paix séparée, la Serbie pourrait, de concert avec 1 la Grèce, s'opposer par les armes aux pré-1 tentions des Bulgares on Macédoine. ! La Serbie s'est naturellement refusée à \ accorder la moindre attention aux offres de * Berlin et de Vienne. Pour ceux qui ont fait leur devoir UN INSIGNE A diverses reprises, nous avons insisté pour que l'on donnât aux soldats belges réformés à la suite des blessures ou des maladies que leur a values la guerre un insigne qui permît de les distinguer de ceux qui ne font point leur devoir. Jusqu'à présent, ce vœu n'a point été exaucé. Il y a bien une société privée, la Ligue des Patriotes beiges,croyons-nous,qui a pris l'initiative de décerner elle-même un insigne aux réformés belges. Aussi louable que soit cette initiative, elle ne peut suffire. D'abord, cet insigne n'aura pas de caractère officiel et, dès lors, sera-t-il pris en considération par le public ? Ensuite, le contrôle rigoureux que seule l'autorité militaire peut exercer fera nécessairement défaut à son octroi. Enfin, et surtout, qui le garantira contre la fraude et les imitations, puis-qu'aucun article du code pénal ne permettra de sévir contre ceux qui, sans titre ni droit, s'en seront parés ? Qui de vous n'a souffert de voir tel jeune belge, à l'apparence robuste et bien portant, être l'objet des regards réprobateurs de la foule ? Celle-ci semblait lui demander compte de son habit, civil et de son inaction, alors qu'en vérité, ce jeune homme est quelque héros de Liège, d'Anvers ou de l'Yser. Qui donc pourrait voir, en effet, sa pauvre main estropiée et soigneusements dissimulée dans la poche diu vêtement, ou sa poitrine trouée par une balle, ou, encore, les ravages secrets de l'affection nerveuse qui fait désormais de sa vie un cauchemar ?... A ceux-là et ipour les mutilés aussi, qui n'entendent pas être confondus avec les victimes d'un accident ou de quelque misère congénitale, un insigne de guerre doit être donné. Ce ne sera point une décoration, mais la preuve sensible qu'ils ont rempli leurs obligations envers la patrie. Des journaux français plaident ila même cause. (( A une station de tramways, à Paris, raconte le « Figaro », un homme d'une trentaine d'années attend la voiture, avec sa femme et son enfant. Il est vêtu d'un costume « civil » ; il a l'air fatigué et porte une cicatrice qui lui déforme le visage. Le tramway s'est arrêté ; à l'instant où vont y monter la jeune femme et son enfant, une commère survient, qui les bouscule ; l'homme proteste avec douceur ; mais la commère regimbe : » — Qu'est-ce qu'il veut, celui-là ? Regardez-moi cette « tête de massacre... » Va donc au front, fainéant. » — J'en arrive, madame. » Ce civil est un réformé. Il a eu.Ja mâchoire cassée en Argonne et il a un poumon qui ne marche plus. Et comme oiy'entoure, il dit : «( Est-ce qu'on ne pourrait Iras, quand nous avons quitté l'uniforme, nous donner je ne sais quoi, un bout de ruban, un brassard, un « signe » enfin qui montre que nous ne sommes pas, comme dit cette dame, des fainéants ? Moi, j'ai fait mon devoir. J'ai la santé perdue et je suis défiguré; je ne me plains pas, je n'attends pas de récompense... je demande simplement « qu'on ne m'insulte pas>. » j> Eh oui ! voilà ce que demandent les réformés : « Qu'on ne 1rs insulte pas. » Qu'attend-on pour accueillir un si juste et une si touchante requête ? »» LA SITUATION MILITAIRE Samedi midi. Voici deux siècles ou presque que, grâce à Maurice de Saxe, à Frédéric II et à Napoléon, la « guerre d:e positions » a cédé la place à La « guerre de mouvements », celle-ci prompte, pleine de vie et riche en surprises, celle-là lente, méthodique, acharnée, s'accro-cliant aux glacis des forteresses et aux tranchées des lignes d'eau. Nos idées touttes faites sut la guenre doivent donc être complètement revisées et force nous sera, tant qu'urne victorieuse attaque frontale n'aura pas brisé sur notre front le rempart, ennemi, de mous mtettre dans l'était d'esprit et de patience de nos ancêtres du XVI0 et du XVIIe siècle. Mais une victorieuse attaque frontale est-elle possible ? Oui, à la condition d'y employer le nombre d'hommes, de canons et d'obus qu'un savant calcul préliminaire indiquera comme indispensable. I>e principe de l'invutaérabiîité des fronts,battus déjà en brèche par les premières expériences de cette (guerre, est maintenant ruiné par la réussite du coup ds boutoir de la « phalange » von Mackensen en Galicic. Ce qui a été possible sur la D'unajecet le San l'est ailleurs, et c'est ce qui djoit maintenir bien haut la confiance et l'espoir. Comment von Mackensen a-t-il percé ? En mettent on ligne près d'un demi-1 million di'homm'es sur un front die 20 à 25 kilomètres et en faisant soutenir cette colonne serrée par 240 batteries à 6 pièces, soit IMO bouches à feu. Pareille densité pour une offensive stratégique en direction frontale est sans exemple; seule, l'attaque frontale tactique du. plateau de Mont-Saint-Jean, le 1S juin 1815, par les divisions du comte d'Er-lon lui est, à ce point de vue, comparable puisqu'elle était menéie par 25 hommes au mètre courant. Petrograd ne parait .guère ém>u des inswc-: c&s de Galicie. Ils ont, en effet, leur contre-partie.Sans compter les pertes immenses des : Austro-Allemands qui ont, paralt-il, sacrifié i près de la moitié de leurs effectifs, les Russes ont maintenant la liberté de manœuvres i de par la rupture du front linéaire continu qui i interdisait toute évolution. Si, d'une part, . l'aile russe du Dniester et.celle de la Tanew . tiennent ferme et peuvent se garder par de l puissants flancs-gardes, si, d'autre part, le ■ centre russe, à l]ost, de Lemberg, peint se ren-; forcer et se ravitailler, de grandes espéran- ■ ces sont, permises., car ce centre dispose de : vastes espaces .pour se mouvoir et il possède : des moyens de communication' plus nombreux : et en meilleur état que ceux de l'adversaire. Paul Crofcaert. L L'Union nationale ENCORE UNE PREUVE DE L'UNITÉ r DU PEUPLE BELGE f —o— 1 s Un de nos abonnés qui a occupé une si- 0 tuation en vue dans le parti radical belge } et qui a bien voulu déjà nous exprimer en ' termes flatteurs son adhésion à notre politi- " que nationale nous signale un article publié 1 par le « Petit Journal » du 21 juin. c Cet article nous le reproduisons volontiers ' car il exprime des idées souvent expœé.'s ' par le n XX" siècle n. Voici ce qu'écrivait dans le ci Petit Jour- { nal » « un spectateur d : ^ u Avant la guerre, il était généralement < i admis que les populations flamandes de Bel- | • gique avaient, sinon des tendances alleman- ! des. au moins des sympathies pour la cul- ' ture allemande. 1 » Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Une revue ' • de Pangermanie va nous l'apprendre. «Pré- 1 ■ sentiment, écrit-elle, les autorités de l'Em- j i pire n'ont pas seulement à compter avec ie ' i fanatisme des Wallons, mais encore avec la 1 ■ haine des Flamands... La colère contre l'Ai- '• • lemàgne est générale... On ne rencontrerait i pas, dans 'es milieux socialistes, un seul , Belge qui ne croit à la justice absolue de la ( cause belge et à l'abomination sans bornes ] i de la cause allemande... Nulle part l'Inbr- • rationale n'a prouvé moins de consistance ! que dans les rapports entre les socialistes ■ belges et les socialistes allemands, maigre - toutes lès tentatives faites pour rétablir le t contact entre les deux sections. » » Quand on pense à la manière dont 'es i aimées allemandes ont traité la Belgique. , î aux massacres, aux pillages systématiques i de Louvain et. autres lieux, cette expres- , sion « rétablir le contact » parait d'vne s inconscience prodigieuse. Et je ne suis nul- . lement surpris que la noble Belgique, wal- , lonne ou flamande, après avoir héroïque- s ment résisté à l'invasion brutale des Teu- • tons avides et cruels cherche plutôt à évi-s ter les eontacts qu'à les multiplier. , » L'411emagne peut encore se faire crain-i dire en Belgique, elle ne peut plus se tare aimer. Elle ne peut même plus se faire res-! pecter. Tout au plus obtient-elle que l'indignation et la oolère demeurent silencieuses. - en organisant de nouveaux massacres d'in- - nocents pour lesquels les conseils de guerre i siègent en permanence. » Le militarisme prussien règne à Bruxel- > les par la terreur comme il a "régné à Metz . et à Strasbourg. Tant qu'il s'y maintien- - dra, dans le monde entier, les statues de la - Liberté, de la Justice et de la Pitié seront > voilées de crêpe. Tant qu'il s'y maintiendra, ; les Alliés n'auront pas rempli leur têehe sacrée et pas une conscience ne retrouvera - la paix avant que les opprimés soient libres i II faut que l'Allemagne le sache : l'âme d'un peuple est hors de la portée de ses plus gros canons et de ses plus fins diplomates. - De chaque Belge, elle peut faire un martyr: 1 à la Belgique ni la ruse ni la force n'arra-, chera un mot. un geste d'acquiescement I Quelles que soient les tentatives des socia-r listes à la solde du kaiser elies seront refe- - tées avec mépris, avec horreur par les sc-; cialistes do Liège, de Charleroi ou de Gand, - comme le seraient des suggestions analo- - gues par les catholiques de Tournai ou ; d'Anvers. Car si l'unité de la Belgique était - à faire, l'Allemagne l'a faite, n 1 Ce n'est pas nous qui soulignons cette der- - nière phrase, mais iiotre correspondant qui, - répétons-le, est un radical de marque. Son ; î geste même est une preuve de plus de cette ' i nitié qui réjouit tant tous les Belges. Les fluctuations de la politique allemande . n Ua débat sa Landtag prussien cl à propos d'ua manifeste socialiste E if Nous avons dit pourquoi il faut se défier a de la manifestation des députés socialistes t( allemands Bernstein, Haase et Kautsky. p Noms en conmaiis'sons aujourd'hui de nouveaux extraits qui lui donnent assez l'allure n | d'ii/ne manoeuvre dasfcirL'ée à provoquer le g t.oniCKXuns de» sociailieiteis dic/s pairtis a'fiés d •pour une paix à laquelle l'Allemagne seule v a intérêt. c « Nouis savons, éciweant les auteurs diu Q ' 'fameux mainiiMte, qu/e les conditions r-!e ^ ^ paix, proposées d'uin camp de belligérants ' -à l'autre, ne peu/vent rapporter une veii P table paix, mais seulement de nouveaux " ; airmemienits aivec Les chances d'une nouvelle ' guerre. Une paix véritable et durable n'est t p.ossiltfS que sur la base d'uoe entente libre, jl : » Gréer cette base est impossible à la so- 11 J ziaLdemokratie d'un seul pays. Mais chaque ! parti peiut, dans lia mesure de sa situation Q ûl de ses forces, contribuer à la création de : cette base. » r SIMPLE MANŒUVRE ? ' t N'espôre-t-on pas créer par ce moyen r î une illusion avantageuse pour l'Allemagne î chez ies neutres et même chez les Alliés ? r î En Allemagne même ce manifeste Le ivu 1 î avoiir aucun résultat. Déjà le Vorw&rts a . publié une déclaration, signée de Eiartels, r 3 Braiïn, Da-vic?,, R. Fischer, Cerisch, Mol- g i kenibiuhr, H. Millier, Pfannkuoh, Scheide- g m/ann, Wells, disant que Hanse-, « qui léu- g . nit dans sa personne la fonction de orési-. denit du par ta et de La fraction au Reicfis- c 3. tag.», n'a pas fait savoir à ces deux )rga- r § nisâtions son intention de publier !e mani- t _ fesite. 3 (( Fidèles à notre déclaration du 4 août, 1 i rô'aprôg laquelle nous condamnons toute c •, guerre de conquête, nous avons-, ajoutent f v ies protestataires, toujours agi contre les I e .manifestations annexionnistes et soutenu ? e i'idlée de paix. Aucun doute ne peut subsis• j - ter que. nos organisations sont m principe » - disposées à conserver cette attitude. dans 5 e l'avenir, naturellement sauf respect des è intérêts du pays et du peuple comme devoir r s suprême de r heure ! » Signalons aussi une protestation indignée < du socialiste « Echo de Hambourg » contre < « la fraction -du parti socialiste allemand qui t cherche d'une manière méthodique à m- ? troduire dans le peuple de la méfiance à • l'égard des gouvernants. » En réalité. Bernstein, Haase et Kautsky n'onit travaillé que pour l'exportation. <( Il est utile pour Le gouvernement allemand, remarque très justement lé Journal des Débats, que les ambitions du panger manisme soient désavouées par des voix allemandes ; on compte que Les pacifistes, comme Bryan, par exemple, se Laisseront L" prendre une fois de plus aux déclarations j ® lénitives de quelques sociallém.icrates sans ( P influence sur leurs concitoyens. On espère i; même que certains socia'istes, en r ronce ou en Angleterre, se hâteront de temdtre La ! . main aux camarades internationalistes de ® Berlin et affaibliront ainsi lia force de résistance de leur pays. Le .«îac'iiavélisme r'esl • pas très raffiné, mais il e-=t classique cutre-Rhin.Nous ne disons pas d'ailleurs que MM. Bernstein. Haase et Kautsky jouent cette * comédlie d'accord av£? le gouvernement im-périal. Peu importe. Qu ils soient de bonne foi ou non, le résultat est identique : ils i" font le jeu de l'empereur, et leur bonne foi est même un atout de plus dans ce jeu. Le [p gouvernement allemand a besoin d'Alle-maudis qui dissimulent ses ambitions jus-qn'au moment où elles pourront être satis-: " faites. Quand Le moment s^na venu, le reste , [a -ne pèsera pas une once dans la balance de j. ses décisions. » ît LE VRAI PROGRAMME ALLEMAND d En effet, quand il s'agit de délimiter le3 'a convoitises de l'Allemagne, ce sont les ho-43 bereaux, les conservateurs, les piétdstes, les r" nationalistes de toute étiquette qui sont :e écoutés. Le roi de Bavière nous a fait con--■s naître leur programme, et une pétition des ■e associations a.grariennes et indus tri ollesa le que publie VHumanité., nous, les- développe ôlioquemment. îS Voici le texte des exigence^ formulées! dans un mémoire remis au chancelier alle--s mand par MM. Rossicke, pour la Ligue s" agrarienne ; Vacchorst die' Voûte, pour la le Licjoe des paysans ; Rœtger, pour l'Asso-!j" dation centrale industrielle ; Friedirichs, L'" pour la Ligue industrielle, et Tberlé, pour e" la Ligue bourgeoise : i- l°La conquête d'un empire colonial; 2° L'annexion de la Belgique au point de a- vue économique, "politique, monétaire, finan-re cier, postal et voies ferrées; s- 3° Annexion des territoires français jus-li- qu'à la Somme ; acquisition des mines de s. cuivre de Briey, des forteresses de Verdun il- et de Belfort; acquisition de la ligne de la re Meuse et des canaux français, y compris les charbonnages du Nord et du Pas-de-Calais; '1- 4° Indemnité de guerre de la France suf-U fisante pour que sa puissance économique [i- et ses propriétés foncières moyennes' et la grandes passent aux mains des Allemands; ut 5° Annexion à l'est d'une partie des pro-a, vinces de Prusse occidentale, de Posen et if1 de Silésie; 6° L'indemnité de guerre à prélever sur la ■5 Russie consistera surtout dans les pays an-m rexés dont il est question dans le mémoire js du 20 mai. 9- Tout cela est un programme minimum r: qui rallie plus die sympathies en Allemagne, môme chez les socialistes, que le pro-1 gramme abstentionniste des dissidents in-a' tornationalistes. C'est bien là ce que vise l'Allemagne, c'est bien le commentaire pratique du Deutscli-land uber Ailes. seulement le gouvernement °" trouve bon de faire un peu le bon apôtre, ^ .puisque la situation présente de ses affaires l" ne lui permet pas de lever le masque. UN DÉBAT INTÉRESSANT r A LA CHAMBRE PRUSSIENNE ii Officiellement, d'ailleurs, le gouverne->n ment allemand s'en tient aux déclarations te qu'il a déjà-si souvent répétées. Il vient de les renouveler dans un débat suscité au - ' Landtag prussien par le manifeste de Bernstein, Haase et Kautsky. Le député progressiste populaire Wiemer, s'adressant aux socialistes, avait exprimé J'espoir que, suivant l'engagement du so-sialiste Hugo Heinemann et aucune bouche allemande ne prononcerait l'appel de « Bas les armes ! » avant que l'adversaire bit reconnu au peuple allemand le droit de développer toutes ses capacités et sa force éco-: nomique. » Deux socialistes, Liebknecht et Braun déclarèrent que tel n'était pas leur avis. (t Nous avons vaincu la faim, a dit M. Braun, lorsqu'un nouvel ennemi a surgi : l'usurier en denrées alimentaires qui suce le peuple. Une fraction du gouvernement a jeté dans les poches de certains spéculateurs sang conscience de grands bénéfices provenant des poches du peuple. » La majorité réelle du peu oie n'est j a? non iplus d'accord avec la conduite de la guerre, allant jusqu'à l'accomplissement des projets d'annexion conçus. Que le gouvernement ne néglige aucune occasion de conclure bientôt la paix. Les annexions, de quelque nature qu'elles soient, telles qu'elles ont été préconisées par un prince confédéré allemand, ainsi que par de nombreux^grou-pes intéressés, seraient un mal pour l'Allemagne. Elles portent en elles le germe de nouvelles guerres. » Le socialisme répudie une telle politique de conquête, qui ne servira qu'à prolonger cette guerre néfaste. »"Le peuple allemand ne veut pas de conquêtes : il veut la paix sans humiliation. » On ne nous dit pas si ces déclarations ont recueilli de nombreuses approbations sur les bancs socialistes, mais un membre du gouvernement les a aussitôt relevées avec indignation. Voici, en effet, comment s'est exprimé M. Dejlbruck, ministre de l'intérieur ■: « Le gouvernement fait tout pour améliorer la situation, d'autant plus qu'il est persuadé que ses efforts ne sont nulle part aussi puissamment secondés que dans l'agriculture.» Dans cette guerre, une seule pensée doit dominer : celle de terminer la guerre d'une façon qui nous dispense d'en recommencer une nouvelle. » Ce but, qui est celui du chancelier de l'empire et du gouvernement, les socialistes devraient le poursuivre également s'ils comprenaient les véritables intérêts de la patrie. (Applaudissements prolongés. Bruit sur les bancs socialistes, An milieu d'approbations répétées des députés des partis bourgeois, interruptions des socialistes, qui sont plusieurs fois rappelés à l'ordre.) » Nous n'avons pas voulu la guerre maritime avec l'Angleterre dans sa forme actuelle. C'est l'Angleterre qui t'a voulue ainsi, et nous aurons comme mot d'ordre un « En avant ! » inexorable jusqu'à ce que l'Angleterre modifie sa manière de nous faire la guerre, ainsi qu'aux Etats vraiment neutres qui sont nos amis et qu'elle renonce à sa suprématie injuste sur le monde. » Le président de la Chambre a levé la séance après avoir exprimé son espoir dans la victoire finale. LA « DEUTSCHE TAGES ZEITUNG » A REPARU La « Deutsche Zeitung » a reparu et a publié un violent article contre <c les personnes irresponsables qui travaillent en faveur de la paix. » La <( Leipziger Volkszeintung » a été suspendue pour une semaine, à la suite de la publication d'articles protestant contre la politique d'annexion. AU FRONT BELGE )10(P—■—- L'ARTILLERIE ALLEMANDE BOMBARDE INUTILEMENT Pendant plusieurs jours, écrit un officier à un de nos amis,l'artillerie allemande vient de s'en donner à cœur joie. Sur un front restreint, l'on a relevé un millii de projectiles de moyen calibre (12.5 et 15) en 24 heures ! Ce bombardement intense a eu comme résultat de notre côté, un tué et un blessé. Il n'a été suivi d'aucune attaque d'infanterie. Le moral des troupes est excellent; les soldats s'accrochent à ce qui reste du pays : à aucun prix on ne les an délogera; officiers et soldats ont une confiance absolue dans la victoire finale. LESFAITSDUJOUR M. Asquith a annoncé à la Chambre des Communes un projet de loi autorisant le gouvernement à procéder au recensement de tous les hommes qui ne sont pas actuellement militarisés. Le bulletin que chacun aura à remplir devra, d'après le Daily Mail, indiquer non seulement son âge, mais sa profession et s'il est marié ou célibataire. On se demande avec raison s'il n'y a pas là une mesure préparatoire au service obligatoire.iwwwvwit L'opinion allemande semble très divisée au sujet de la question américaine. On en aurait une preuve suffisante dans le fait que la Koelnisehe Zeitung conjure l'opinion de rester unie, mais il y en a d'autres plus probants encore. L'article du comte Reventloib, qui a valu à la Deutsche Tages Zeitung sa saisie et sa suppression, semMe avoir été écrit sous l'inspiration directe de l'amiral von. Tirpitz qui, inventeur de la guerre des sous-marins, veut la continuer sans merci, en dépit de toutes les réclamations et quelles qu'en puissent être les conséquences. Or l'article de la Tages Zeitung répondait à un article du Berli.ner Lokal Anzeiger, qui l\Ac<ionisait au contraire des atténuations dans la pratique de la guerre sous-marine et prêchait la conciliation avec les Etats-Unis, article qui était signé des initiales E. Z., et cet E. Z. n'est rien moins que M. El mile Zim-merman, sort,s-secrétaire d'Etat à l'Office impérial des affaires étrangères, collaborateur immédiat par conséquent de M. de Bethmann-HoUweg, chancelier de l'Empire. La presse allemande s'est divisée, et avec une égale passion, pour les deux champions, l'amiral et le chancelier, qu'achève de dé couvrir la Norddeutsche Zeibung en approuvant: la mesure prise contre la Deutsche Tages Zeitung, en déclarant que U article incriminé est de nature à nuire au prestige du-gouvernement allemand. DERNIÈRE HEURE Communiqué oflloiel français —o— Paris, 26 juin, 15 heures. Nuit relativement calme sur l'ensemble ! du front. DANS LA REGION NORD D'ARRAS, rien à signaler si ce n'est, entre la sucreriè de Souchez et la route nationale de Béthune ; à Arras, quelques actions d'infanterie accompagnées d'une vive canonnade. Notre , progression se trouve enrayée par l'état , dlu terrain, rendu sur certains points pres-, que impraticable par les derniers orages. ; SUR LE FRONT CHAMPAGNE ET AR-. GONNE, lutte de mines poursuivie à notre avantage. L'INCIDENT DU « SOBORC, i) Copenhague, 26 juin (officiel).— L'enquêta ■ allemande au sujet de la perte du vapeur 1 danois « Soborg », coulé dans la mer du t Nord, le 30 mai, a établi que ce navire a été - coulé par une torpille allemande, à la suite ( d'une méprise malheureuse. . L'Allemagne a exprimé ses regrets de cet incident et s'est offerte à verser une indemnité. les Etats-Unis et les crimes allemands Les conséquences do la destruction du « Lusita&ia » (Correspondance particulière du XXe Siècle) New-York, 14 juin 1915. Le (( XXe Siècle », dans des lignes émues que vient de nous apporter l'un des derniers bateaux d'Europe, s'est fait l'écho de la douloureuse émotion qu'a soulevée de toutes parts la mort de Mme Depage. Mais ce n'est pas seulement en Europe que cette fatale nouvelle a provoqué les regrets et les indignations. Car, au cours des quelques semaines de sa fructueuse tournée accomplie ici aux Etats-Unis, Mme Depage avait sû recueillir avec les dollars pour notre Croix-Rouge, les sympathies pour notre pays et pour elle-même. Aussi est-ce avec un profond sentiment de tristesse qu'ici les personnes qui l'avaient rencontrée ont appris qu'elle y venait de succomber, victime elle aussi, de l'odieux for- > fait des pirates teutons. LES ADIEUX DE Mme DEPAGE Sous les auspices des membres les plus distingués du corps médical des Etats-Unis, elle était parvenue à récolter, en ar-. gent et en fournitures diverses, près de 160,000 dollars, au bénéfice de notre Croix-Rouge. De ville en ville, elle avait passé élevant la voix, tendant la main pour nos glorieux blessés, que l'or recueilli allait soulager et permettre souvent de sauver 'e la mort. Rentrée à New-York, la veille même de i son départ, seulement au moment de s'embarquer à bord du « Lusitania » qui allait s l'engloutir, elle clôtura la série de ses conférences. Ce fut dans les salons de la som^ l tueuse résidence de Mrs Charles B. Alexait. der, mis gracieusement à sa disposition. > Devant un auditoire nombreux et choisi, où l'on notait la présence de M. de Sadeleer, ; ministre d'Etat de Belgique, du Dr Sarolea, : de Mme Mali, femme de notre consul général à New-York, etc., une dernière fois, en > des mots simples et touchants, elle fit appel à la générosité américaine et nous dit la gratitude qu'elle conserverait de l'accueil trouvé ici. Le lendemain elle s'embarquait sur le « Lusitania »; quelques jours après elle sombrait avec lui et les flots de la mer d'Irlande rejetaient à la côte son corps ina- , nimé... Elle mourait, pauvre victime du ^ plus monstrueux des attentats, mais.mar-; tvre rayonnante de la noble cause au ser-; vice de laquelle si généreusement elle sa sacrifiait. L'ÏMDIGNATÏON ; DE L'OPiNION AMERICAINE Le crime du « Lusitania » a, par ailleurs^ r vivement ému l'opinion américaine et dé-. chaîné dans la grande presse des protestations violemment indignées. La présence à bord et parmi les victimes de plusieurs » citoyens américains « proéminent », bien i connus du grand public, a prolongé, rendu > plus passionnée et générale l'explosion de » légitime indignation. Le retour à New-. York, il y a quelques jours, des dépouilles de plusieurs victimes et leurs funérailles i l'ont réveillée à nouveau et ont suscité i dans la presse des commentaires agressifs. ■ Charles Frohman, auteur distingué et ma-: nager de nombreux théâtres; Herbert S. Stone, fils aîné du général manager de la ; très puissante Associated Press, Alfred . Gwynne VanderbiHt, rrère pniné de Cornélius, mais devenu, quand celui-ci fut dés-t hérité partiellement à la suite de son ma-i riage, l'héritier de la fortune et le chef de r la famille — étaient d'ailleurs de ceux dont t les actes appartenaient au public et dont ( la disparition, en aucun temps, n'eut pu t passer inaperçue. Cette attitude de l'opinion publique amé-5 ricaine, exprimée dans des centaines, des . milliers de télégrammes et de lettres en-» voyés directement à White House, a vive-. ment pesé sur le Président Woodraw Wil-? son et semble bien n'avoir pas été étran-, gère à l'esprit dans lequel il rédigea sa note de protestation au gouvernement de Ber- ■ lin. Les termes énergiques de celle-ci ont - d'ailleurs été unanimement approuvés et v les commentaires des journaux de tous les partis ont prouvé qu'ils traduisaient les

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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