Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1918, 29 Novembre. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 18 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/q52f767c07/
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mcnrDrrrcum ar» iwreivimTc Tanro ABONNEMENTS ;I*es prix seront fixes . tares prochainement 10 cent'm*3 '^ Ie numero L'UNIQN DANS L'ACTION Instant are omnia in Christo Redaction et Administration: 4, impasse de Ia Fidélité, 4, Bruxelles VINGT-QUATRIEME ANNfc.E TARIF DES ANKONCES Annoncescommerc,petite ligne ft», o 50 Reclames avant les annonces, la ligne fr. 2.00 Faits divers . : : . . 5.00 et 4.00 Sports; . ,fr..2.00 Reparations judiciaires . . . » 3 00 Necrologies .ji .... . ♦ .* 3.00 lies petite» annonces, paralssant simultanément dans le « XX* Siècle » et le « Journal de Bruxelles » (tarif reduit) 3 petites lignes 1 franc. H paraït que nous sommes menaces. On va nous le proposer, s'il faut en croire certains bruits dont nous avons recueilli l'écho et que confirme un étrange article publié par Ie Soir de jeucü. Oui, un coup d'Etat. Le mot sonnera étrangement aux oreilles du pays qui, pendant plus de quatre-vingts ans, a vécu dans ^'observance presque religieuse de sa Constitution, mais il n'en est pas d'autre pour caractériser le projet que l'on préparé et quel'on se flatte, parait-il, de nous faire accepter. A quel propos ce eoup d'Etat? Le discours du Tróne convie la Representation nationale a se railier au S.' U. pur et simple, a l'age de 21 ans. C'est la.revision necessaire de l'article 47 de la Constitution. Mais toute revision de la Constitution est soumise .a une procédure compliquée, presente rigoureusement, dans la sage pensee de prévenir les revisions intempestives et irrófléchies. A suivre a la lettre les dispositions de l'article 131 de la Constitution, ü faut, toüt d'abord, que les Chambres actuelles et le Roi décident qu'il y a lieu a revision do tel article de la Constitution.Par l'effet de cette declaration, les -Chambres sont dissoutes de plein droit et il devra être procédé, dans les quarante jours, a des elections générales, par le corps electoral organise sur pied de l'article 47 actuel, toujours en vigueur jusqu'a revision. Ces Chambres nouvelles délibèreront sur la question de revision, mais nulle formule ne pourra être votée valablement que si elle réunit la majorité des 2/3 des voix. Or, dans le cas présent, on songerait a, demander aux Chambres de sauter a pieds joints par dessus ces formalités, et les Chambres actuelles décrèteraient le S. U. sans plus s'inqüiéter de l'article 47, non plus que de l'article 131. C'est énorme et cependant cela est bien la pensee du Soir. « Les elections prochaines, écrit-il, pourraient avoir lieu vers juin 1919, sur la base du S. U. a 21 ans* sans passer par les formalités qu'impose la constitution. Il n'y aurait pas elections de Chambres souveraines, pour savoir s'il y a lieu a revision constitutionnelle, mais election immediate de la Constituante. Jg. On ne saurait rever de violation plus flagrante dd texte de la Constitution. La viola- j tien est flagrante a ce point que notre confrère en convient avec une candeur stupéfiante. Pour justifler sa these audacieuse jusqu'a l'extravagance, notre confrère invoque de bien mauvaises raisons. Elles sont mauvaises, a priori, puisque rien ne peut justifler une violation des regies impérieuses de la Constitution. coupde sonnette en passant etpoursuivis ma route, redoutant la presence des Allemands dans la maison. J'apercus de loin mon beau-frère sur le seuil de la porte et, revenant prócipitamment sur mes pas, je l'informai en quelques mots de ce qui se passai|i. II me remit un par: dessus, un cnapeau; je lui fis-mes adieux et je m'enfuis. A peine parti — je l'ai su plus tard— les Allemands envahissaient la maison. II faisait un temps epouvan:table; la pluie tombait en rafales, chassée parle vent. Et je n'avais aux pieds que des pantoufles. Ma première idee nit d'aller demander lhospitalité dans un couvent de religieux. Je me prósentai ,dans un établissement du voisinage, mais le frère portier en ayant référé au Supérieur de ia congregation, revint quelques instants après me dire que la réponse était negative. J'aurais voulu aller próvenir immédiatement l'imprimeur Allard, le P. Dubar et mon ami Van "Werveke, mais me trouvant sans asile pour la nuit; je devais chercher.un logis. Je songeai a me rendre chez mon beaufrère, M. Winterbeek, avenue d'Auderghem. Jy f us recu tres affectueusement et lui expliquai ma presence dans cette toilette a cette heure insolite. J'étais trempé, et Ton m'invita a me réchauffer. Comme je désirais aller prévenir mes amis, mon beau frère s'offrit è aller les avertir a ma place, tandis que ma belle sceur irait, de son cóté, prévenir mon vieux père, agé de 82 ans, avenue de l'Hippodrome. Ils me laissèrenfc seul ehetf. eux; Les'- jseWantös ignoraient ma presence dans la maison. Mon beaufrère devait se rendre tout d'abord chez Van Werveke, dont la maison était située a une demie heure de celle ou je me trouvais. Ne le voyant pas revenir, j'eus le pressentiment qu'il avait été arrétó. J'ai appris dans ia suite qu'a son arrivée chez mon ami, mon beau-frère avait été recu par un personnage qui lui avait dit être Van Werweke. 11 lui avait aussitót declare qu'il venait de ma part, l'informer que les Allemands étaient chez moi et qu il ne fallait done plus venir me rendre visite. Mon beau-frère aliait se retirer, lorsque Tindividu se découvrit, déclara qu'il appartenait a la police allemande, et l'arrêta. Je soupconnai done que mon beau-frère avait été arrêté et je rófléchissais aux événements, lorsque la sonnette électrique reten tit. Puisque mon beau-frère avait la clef de la maison, ce ne pouvaient être que les Allemands. J'éteignis aussitót la lumière électrique, j'allai •a pas de loup jusqua la cage aescaiier, etócoutai anxieusement ce qui se passait. J'entendis qu'a travers la grille de la porte de rue, des Allemands parlementaient avec la servante pour entrer dans la maison. Celle-ci, en l'absence de ses maitres, refusait de leur ouvrir. Elie avait heureusement laissé le vestibule dans l'obscurité. Je descendis du premier étage, passai dans le vestibule a quelques metres des Allemands et de la servante qui ne se doutait pas de ma presence dans la maison, et me précipitai a la fenêtre de loffice pour me sauver par le jardin. La fenêtre était grillée! Je courus dans la salie a manger. Mais le j volet donnant sur le jardin était baisse! et, dans l'obscurité, je ne pus trouver la manivelle. Le fonctionnaire allemand m'a raconté qu'étant parti pour Douai aux fins de procéder a l'enlèvement des ceuvres d'art, il avait troüvé la ville évacuéö. g Le pillage de la ville battait son plein, m'a-t-il dit textuellement. Il est inutile d'ailleurs de nier ces faits, qui se passent dans toutes les armées. » C'est le 20 octobre, continue M. FierensGevaert, qu'on m'a annoncé l'arrivée du Nord de la France et l'on m'a fait savoir en même temps que si Bruxelles était a son tour menacée, on les transporterait en Allemagne. Le fonctionnaire ailemand, auquel je faisais il y a un instant allusion, a declare a une personnalité de Valenciennes qu'il était un des rares officiers allemands qui retournat les mains nettes dans son pays! C'est un allemand, le DrBurgq, ui a preside au transfert des ceuvres d'art. Quand j'ai été informé, j'ai pris des mesures pour assurer la bonne reception des trésors qu'on m'envoyait. Mais lorsque les mouvements bolchevistes se produisèrent en Belgique, M. Burg inquiet, me prie d'intervenir d'une maniere plus effective. Des bateaux étaient eu souffrance a Cappelle-au-Bois et je m'occupai de leur envoyer un remorqueur. A cóté des bateaux sur lesquels se trouvaient les collections, les allemands avaient range un bateau contenant des vivres et du champagne.Les soldats pillèrent ce chaland, s'enivrèrent, se mirent a tirer a droite et a gauche. Fort .heureusement, grace au sangfroid de M. Fiévet, d9 Valenciennes, qui n'avait pas voulu abandonner les tableaux dont il s'était institué le gardien, même en ces heuros périlleuses, le convoi ne fut pas inquiété, Ce convoi se composait de 2,000 tableaux que nous conservons au Musée Moderne et parmi lesquels figurent quelques pieces de collections particulières. H y a la dès primitifs de la plus haute valeur, des ceuvres de Rubens, Jordaens, Van Dyck, des tapisseries précieuses du Musée de Lille. J'ai fait déposer au Musée Ancien toute la sculpture, notamment le Musée Carpeaux de Valenciennes. Au Palais de Justice, sont arrivées des caisses contenant des incunables, des manuscrits parmi lesquels des lettres de Fénélon, ainsi que le plus ancien document de la littérature francaise, la fameuse candilène d'Eulalie, qui date du 12° siècle. Puis encore des meubles de haute valeur, des objets d'art et — chose particulièrement interessante — des caisses provenant du Nord de la France... au nomade Rupprecht de Bavière!! On saura bientót ce que renferment ces caisses que l'on ne peut inventorier. De tout cela un protocole a été dressé et la ville de Bruxelles y a donnó son approbation ainsi qne la Commission des Musées. M.Max Hallet m'a accordé avec rondeur tout le concours nécessaire, affirmant ainsi l'étroite solidarité de la capitale beige avec les villes francaises si éprouvées. , Les ceuvres que nous avons en depot seront peut-être exposées prochainement. Cette éventualitó est próvuo par le protocole et on pourrait la réaliser au benefice d'une ceuvre de bienfaisance francaise a determiner. Pendant tout ce temps, j'entendais les Boches discuter avec la servante. Ne pouvant me sauver par le jardin, il ne me restait qu'une issue : fuir par le toit. Je repassai è nouveau dans le vestibule, montai l'escalier en coup de vent et, apercevant devant moi la porte entr'ouverte d'une mansarde, je my précipitai. Je vis bondir d'un#it une forme blanche; c'était la vieilie cuisinière affolée, qui croyait avoir a faire a un voieur. Je la rassurai de mon mieux et lui expliquai que j'étais poursuivi. J'arrachai le rideau de la lucarne, ouvris la fenêtre et grimpai sur le toit. J e dis ensuite a la brave femme de refermer la fenêtre, de glisser le rideau, de se remettre au lit et de feindre le sommeil. I)ès que je me trouyai sur le toit, je me rendis compte que je pouvais être apercu de la rue. 11 fallait me mettre a l'abri. Malheureusement, je suis tres grand et ie ne pouvais, sans me trahir, marcher deBout dans la gouttière. Je rampai done, a plat ventre, dans l'eau de la gouttière, vers le toit de la maison voisine oü j'eus la joie de constater qu une immense plateforme entre-coupée de lanterneaux le proiongeait. Toujours en rampant dans le vent, la pluie et la De la Libre Belgique : Malgré les prescriptions formelles de Partiele 131, certains pretendent brusquer les choses et voudraient que les Chambres actuelles procédassent immédiatement, par un coup dé force, a la refonte des lois electorates. Le problème ainsi soulevé est d'une gravité extreme, et avant de passer par-dessus des prescriptions imperatives de notre loi fondamentale, il importe que tous ceux qui portent la responsabilité de pouvoir y réfléchissent k deux fois. Il y a faute lourde a fouler aux pieds la Charte constitutionnelle. Quelque motif qu'on invoque pour le faire et quelque expedient qu'on imagine pour tenter de couvrir pareille violation, le fait demeure un acte nettement révolutionnaire* 1 CEE DONTMAÜT PAR1ER Histoire émouvante et dramatique des origines de Ia | Libre Belpque i IVLa fuite IS|| Je me rendis chez ma belle-mère, clandestine.| nuit sombre, j'arrivai au versant postérieur du toit. Je remarquai, le long du mur mitoyen,. deux groupes de cheminées entre lesquelles un interstice for- avenue de Roodebeke, donnai un rapide I mfil Tune ,sort? de?icne - c'etait mon sa-**\n*A**. o^rv^^+t^ anr%«r.a««+ ^+::_:-. (lut. Je my enfoncai, me disant que si les Allemands venaient sur ie toit je me trouverais suffisamment dissimulé, pour échapper a ieurs investigations. De Tendroit ou je me trouvais, il m'était permis de voir tout ce qui se passait dans la maison de mon beau-frère et dans son jardin. J'étais a peine instaiié dans ma cachette, que ie vis tout le rez-de-chaussée et le jardin s'éclairer brillamment. Les Allemands s'étaient introduits dans l'immeuble et cómmencaient leurs recherches. Je pus suivre de mon observatoire, toutes. les phases de la perquisition. Accompagnés de la servante, j e vis les boches faire le tour du jardin et du garage, puis rentrer dans la maison. Quelques instants après, tout le premier étage, a son tour, s'iilumina. J'étais au comble de Témotion. A un moment, i'entendis la porte donnant sur la plateforme du premier étage s'ouvrir et j'apercus, a deux metres, au-dessous de moi, les Allemands s'avancant sur la plateforme pour aller inspector les toitures des environs.'J'entendais même leur souffle. Le moindre mouvement pouvait me trahir. Au bout de quelques minutes, après avoir jeté les yeux de to us cótés, les Allemands rentrèrent dans la maison. J'étais dans une angoisse extreme, car j'étais convaincu qu'iisallaientapparaltrc maintenant sur le toit oü je m'étais réfugié. J'attendis, les nerfs tendus, la tête en üèvre. Mais ils ne montèrent pas et je vis la maison rentrer a nouveau dans la Qu'ayaient fait les Allemands? Que faisaient-ils? Etaientils partis ous'ótaientils installés dans Timmeuble pour attendre mon retour? Qu'étaient devenus ma bellesceur, mon beau-frère? Je l'ignorais. Il ne fallait pas songer a rentrer dans la maison. Je m'instaïlai pour passer la nuit. En rampant, je trouvai un coin, a l'abri du vent. Mes vétements étaient mouillés comme si on les avait trempés dans une cuvelle et je grelottais. J'entourais alternativement une jambe, puis l'autre, de mon pardessus rempli d'eau, pour les réchauffer. J'essayais ensuite de me couvrir le haut du corps, qui était glacé, et je fis ce manége pendant toute la nuit, sous un ciel lugubre oü l'on voyait la tour de Ste-Gertrude se profiler sur des nuages,et je me demandais, éperdu, ce qu'étaient devenus ma femme et mes enfants. Vers deux heures du matin, j'eus une brusque emotion : le lanterneau a cóté duquel j'étais tapi, s'iilumina. Je crus avoir fait un mouvement trop brusque qui avait fait gemir la toiture et donnó réveil Mais il n'en était rien. La lumière disparut et tout rentra daps l'ombre. Le Jour point.. A 4 heures du matin, l'aube commen$ait$ a poindre. Je ne pouvais songer a rester a l'endroit oü je me trouvais, li fallait, coüte que coüte, rentrer; mais comment faired Tout en rampant, j'atteignis la toiture de la maison et j'apercus une lucarne ouverte. De tuiie en tuile, j'arrivai prés de la fenêtre, mais je failiis tomber dans la rue. Mes doigts étaient a ce point engourdis que je n'avis plus la force de m'accrocher aux pannes et je me sentais. défaillir. Un effort de toute mon énergie tendue m'amena a la fenêtre; je parvins a me hisser jusqu'a la lucarne et, après avoir cherché a tatons dans l'ombre, je réussis a saisir un lit cage ou je me laissai choir doucement. J ótais complètement épuisé et transi de froid. Je me trouvais étendu depuis quelques minutes sur le lit, róflóchissant a ce qui aliait m'advenir, lorsque j'entendis retentir la sonnerie électrique. Je me rendis a la cage d'escalier et m'informai auprès de la servante, car j'avais hate de savoir si les Allemands étaient encore la. Sur sa réponse negative, je descendis et trouvai ma befle8ceur au salon. J'appris par elle que son mari n'était pas rentré; elle me réconforta etjeiuiracontai l'histoire de ma fuite. Puis, ma belle- sceur m'ayant apporté des vétements de rechange, je me dépouillai avec joie de mes habits mouillés. Nous descendimes alors et ma belle-sceur me précéda dans le garage dont la porte donnait sur une rue de derrière. Cette rue était déserte; la voie était libre; je pouvais partir. Je me rendis immédiatement chez un ami de la familie, M. Louis Waegemaekers ou je fus recu avec effusion; il me conduisit chez son père, 45, rue de la Versim coup d'Etat? Blanchisserie, ou je devais recevoir i'hospitalitó pendant prés de deux ans et demi. Des mon arrivée dan? cette bonne maison, je priai la jeune füle d'aller prévenir le R. P. Dubar, Aliard et Van Werveke de ce qui s'était passé chez moi. Elie revint bientót me dire que ses démarches avaient été vaines; elie m'apprit en même temps que ma femme, mon frère, la gouvernante de mes enfants, le R. P. Dubar, Allard et ses deux fiis, ainsi que M. Van Werveke avaient été arrêtés. Que se passalt-II rue Victor Hugo ? Mais que s'était-ii passé rue Victor Hugo, pendant que Van Doren échappait d'une facon si providentielle aux griffes des argousins lancés a sa poursuite ? Je priai MmeVan Doren de me le dire et elle me fit ce récit: « .Après avoirvainement carillonné et frappe a la porte, les Allemands ont fait irruption dans la maison et, écumants de fureur, se sont précipités a l'étage. Je vois encore'la scène: —- M. Van Doren ? Pas ici. II doit y être On visite la maison-, on fouille nospoches, saccoches, manchons, armoires. Les Allemands saisissent un portrait de mon market différents papiers. Mon cceur battait a se rompre, car j'ignorais si mon mari avait róussi a s'enfuir. Je poussai un soupir de soulagement en entendant un des argousins qui venait rejoindre les autres dire entre les dents, d'un air mauvais : « Er ist fort. » (II est parti.) Alors, ils se consultent, sortent de la maison, rentrent, et finissent par dire qu'ils m'arrêtent. Je proteste. lis me rópliquent que, sitót mon mari revenu, ils me rendront la liberté. Je monte faire une petite valise, suivie par les poiiciers. J'ai le cceur gros en voyant mes petits enfants endormis et que je n'ai pas le courage de réveiiler pour leur dire adieu. Puis, revenue au premier étage, je proteste a nouveau, disant que j attends un bébéet quen raison de mon état, ils n'ont pas le droit de m'emmener. Peine inutile. Je fais des adieux déchirants quoique sans larmes a ma fille Majwette, a mon fils Pierre que touteS'^sVtó^s et| venues ont réveille, Ia'gouvernante, M,Ie'Alio, è qui je recommande les enfants. Au coin de i'avenue Mtlcamps on me fait monter en auto et nous partons. Oü me conduit-on et devant qui vais-je me trouver? Je Tignore. (A suivre*) P. Djblandshebre. *y&. Voici la première de ses raisons : « Puisque tout le monde est rallió au principe du S. U. pur et simple, ne perdons pas un temps précieux en discussions byzantines ». Le Soir est-il bien convaincu que tout le monde soit rallié au principe du S. U. pur et simple, sans plus? Dans le système du Soir il n'est plus de disposition constitutionnelle qui soit a l'abri d'une revision précipitée, s'il plait a M. Tout-le-monde de l'accepter. Le Soir insiste et indique cette seconde raison : La Chambre actuelle ne peut siéger constitutionnellement, et depuis quatre ans nous nageons en plein dans l'inconstitutionnel. Ce serait déja une raison de ne pas continuer,' quand la vie a peu pres normale parait rétablie. Mais si on admettait la these du Soir tce seratt a une Chambre, qu'il qualifie d'inconstitutionnelle, que serait réserve le soin de reviser la Constitution! Nous avons peine a croire que la these de notre confrère puisse jamais être accueillie, ne füt-ce qu'avec un semblant de sérieux, par des deputes qui ont jure « obéissance a la Constitution ». LB FNWtiflE BEIGE ET LB JHÉDMIE DE L'YSEB Nous avons vu défller dans les rues de Bruxelles des soldats francais appartenant a des regiments dont les actions d'éclat au cours de la guerre leur ont valu le port d'une fourragère honorüique Un insigne similaire va être porto par certains de nos regiments belges. D'un rapport au Roi signó par le general De Oeuninck, ancien ministre de la guerre nous extrayons les détails suivants: « La fourragère sera de deux couleurs. Celle de lreclasse, de la couleur duruban de l'ordre de Leopold, sera octroyée aux soldats dont le drapeau a été décoró de eet ordre, et dont les actions d'éclat leur ont valu quatre citations a l'ordre du jour. Celle de 26classe, aux couleurs du ruban de la croix de guerre, sera portee par les soldats des regiments cites deux fois a l'ordre du jour.

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