Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1917, 26 Septembre. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 22 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/nc5s757s95/
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TROISIEME 'ANNEE. — N°lj68^ Lie Numéro : ÎO centimes MERCREDI 26 SEPTEMBRE 1917 PARIS 3, Place des Deux-Écus, 3 Téléphone e Central 33-04 PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal Les petites annonces sont également reçues à la Société Européenne de Publicité, 10, rue de la Victoire, Paris, gui en a le monopole pour Paris. LEXXESIÈCLE QUOTIDIEN BELGE Directe tir : Fernand NEURAY LE HAVRE 28ter, Rue de la Bourse, 28te* Téléphone s 64» Belge abonnements France 2 fr. 50.par mois — 7 fr. 50 par trimestre Angleterre .. 2 sh. 6 d. par mois — .. 7 sh. 6 d. par trim. Autres pays. 3 ft\ par mois — . 9 fr. par trimestre La paix que l'Allemagne offre à la Belgique L'évacuation et une partie des compensations, j mais vasselage économique ) et ma ntien de la séparation administrative \ Zurich, 25 septembre. Un télégramme officiel de Berlin annonce que le gouvernement allemand vient de compléter sa dernière note au Vatican, publiée samedi, par une communication verbale transmise au nonce de Munich par les soins de M. Von Kuhimann. ■ Cette communication verbale supplémentaire établit, en ce qui concerne la Belgique, les conditions dans lesquelles l'Allemagne -est prête à conclure la paix. ■ Voici quelles sont tes conditions : . « 1= L'ALLEMAGNE CONSENT AU RETABLISSEMENT DE L'INDEPENDANCE DE LA BELGIQUE. « 2° L'Allemagne CONTRIBUERA au paiement des compensations .payables à la Belgique pour les dommages qui lui ont été causés par la guerre. ■ « 3" LA BELGIQUE DEVRA GARANTIR QUE, DANS L'AVENIR, TOUTE MENACE COMME CELLE QUI A ASSAILLI L'ALLEMAGNE EN 1914 SERA EXCLUE. « 4° LA BELGIQUE DEVRA CONSERVER LA SEPARATION ADMINISTRATIVE entre les Flandres et la Wallonié, séparation qui correspond au désir dè la population belge, et A LAQUELLE L'ALLEMAGNE EST INTERESSE en iraison de l'analogie ethnique entre les sentiments dje la Belgique et ceux de l'Allemagne.« 5° L'ALLEMAGNE DEVRA POSSEDER LE DROIT DE DEVELOPPER LIBREMENT SES ENTREPRISES ECONOMIQUES EN BELGIQUE ET SURTOUT A ANVERS. » Le texte officieux de cette communication, qui a été remise à la presse allemande, porte le commentaire suivait : « C'est avec intention que le gouvernement allemand a évité de préciser plus clairement les conditions esquissées ci-dessus. En aucun point, ces conditions ne sauraient atteindre la dignité de la Belgique. Si l'Allemagne a évité de faire allusion à la question_du trône belge, c'est que celle-ci est une question intérieure. L'Allemagne acceptera tout gouvernement, belge qui souscrira à ces conditions. LA QUESTION PRINCIPALE DEMEURE CELLE I>E SAVOIR COMMENT , SERONT FORMULEES LES GARANTIES ENUMEREES PLUS HAUT.» (Radio.) • ——— "Çeli^s sont,, après trois années d'une guwre ' horrible imposée à un pays qui ne la Voulait pas,"et 'tpiiriS'ïïvalt rite fait pour 'la' "provoquer, les propositions de paix de l'Allemagne à la Belgique. El^es établissent officiellement que,le gouvernement allemand a renoncé à annexer lu Belgique, mais qu'il prétend toujours l'asservir. C'est bien à cela que se réduisent les cinq: .propositions ci-dessus, aggravées encore par les importantes restrictions de la note officieuse qui. les accompagne. Sans nous attarder à relever les contre-« vérités dont la fourberie allemande les a alourdies, et dont tout homme de bon sens fera" justice, constatons simplement que ces'propositions tendent, en laissant à notre pays» une caricature d'indépendance, à ■préparer par un lourd vasselage économique la conquête militaire d'une Belgique désarmée, divisée, affaiblie par cette séparation administrative « à laquelle l'Allemagne est intéressée. » Voilà ce que l'Allemagne offre à la Belgique pour la détacher de ses alliés, voilà ce que. le Kaiser offre an* Pape et au monde sous prétexte de réparer son injustice Comment ont-ils pu -croire quie les Belges se laisseraient séduire par cet esclavage"? Nous ne craignons pas d'être démentis, quand nous disons que tous les Belges — les combattants, les opprimés et les exilés — seront unanimes à repousser les-offres injurieuses de l'Allemagne et qu'ils préféreront tous continuer à souf- I frir, plutôt que d'accepter une paix qui ^vreraitJsu?" R&tràè;.ennemis qui %s>nt ; accumulé^ depiTO trois- ans -les-ruines èt les deuils. Les Belges ne retiendront de ces' propositions que l'aveu de défaite qu'elles impliquent.Si l'Allemagne renonce aujourd'hui à annexer la Belgique, c'est qu'elle ne se sent plus capable de le faire, et son cri d'impuissance est une belle victoire pour nos soldats dont l'héroïque vaillance a ruiné les espoirs de la plus puissante armée du monde, et pour nos compatriotes opprimés dont la-résistance indomptable a mis en échec la ténacité de l'administration prussienne. Avec les uns et les autres, triomphe le Roi Albert dont la haute figure oblige M» "Von Kuhimann à des ménagements que ne prévoyait pas von Bissing quand il envisageait froidement l'assassinat de notre souverain pour assurer la conquête de nos provinces. Autour de lui, Flamands et Wallons se serreront d'un même cœur, dans un suprême effort. Ce n'est pas au moment où leur victoire s'affirme à ce point que les 'Belges vont lâcher pied. Ils continueront à lutter courageusement avec leurs alliés pour délivrer leur pays et soustraire le monde au joug de la barbarie allemande, assurés que le jour de la victoire commune n'est plus éloigné. L'échec de laguerre sous-marine Si l'on n'a pas encore trouvé contre le sous-marin l'arme, souveraine et absolument efficace, du moins il ressort des statistiques publiées par les Amirautés que l'échec de' la guerre sous-marine est certain. Lés Allemands avaient caressé le rêve de réduire l'Angleterre et les Alliés cri cèupant leurs communications par mer : L'Angleterre a reçu la semaine dernière 2.C&5 navires dans des ports. Ën avril dernier, les pirates allemands coulaient hebdomadairement une moyenne de 37 navires. Depuis lors, cette moyenne a baissé régulièrement pour tomber à 20 bateaux de tous genres- en août. Le tonnage perdu en avril était de 560,000 tonnes. En juillet, dernier mois pour lequel on a . des renseignements précis,le tonnage coulé s'élevait seulement à 320,000 tonnes soit un'e diminution de 43 p. c. des peres. Ces chiffres sont.donnés par l'Amirauté anglaise, dont on connaît l'absolue sincérité. Ils ont été publiés tout au long par' le XX' Siècle ; si nous les rappelons ici, c'est jiarce qu'ils sont réconfortants, surtout si onies rapproche des chiffres des nouvelles, constructions maritimes faites par nos alliés. fn 191G l'Angleterre avait lan.:é 44Qr000 tonnes de nouveaux navires. Pour les six premiers mois de 1917, les chantiers anglais ont mis à flot 484,000 tonnes déjà; le total des six derniers mote de 1917 atteindra 1,100,000 tonnes. Et les armateur? •britanniques ont acheté à l'étranger 330,000 tonnes. Les pertes subies H2 trouvent ainsi compensées à concurrence de 1,900,000 tonnes. Si la menace sous^marine reste grave, une chose est sûre, c'est son échec de plus tn plus complet ; et cela signifie la victoire Hes Alliés. Le gâchis russe perdure Conduits par Tchernoff, les maximalis- 1 tes du Soviet de Petrograde accusent Ko- 1 rensky de complicité avec la réaction, sur • la foi de la rumeur que nous signalions ' hier, d'après laquelle Kerensky aurait, d'accord avec Korniloff, concerté la ten- : ■tative de ce dernier. 'La position de Ke- , rensky est ébranlée êt on parle d'un nouveau dictateur. On prononce le nom du nouveau ministre de la guerre, le jeune général Verkhovsky. . Autre succès des bolcheviks en Finlande. Le Comité révolutionnaire d'Heisingfors a ' fait relâcher les marins du croiseur Petro-pavlovsk, coupables du meurtre de leurs officiers ! L'agitation maximaliste progresse de jour en jour dans les garnisons finlandaises et à Pétrograde où les ouvriers armés circulent par milliers. Les maximalistes auraient reçu 150 mitrailleuses et quantité de cartouches des ouvriers des usines PouiLloff. La Russie a actuellement 12.000 millions de soldats mobilisés. Le ravitaillement d'une pareille masse d'hommes est difficile- Aussi, comme sept millions de ces soldats sont à l'arriéré, il est question d'en licencier la moitié des effectifs ; on aurait ainsi des officiers pour encadrer solidement toutes les troupes disponibles et celles-ci seraient toutes parties à l'avant. Ainsi présentée, la nouvelle est plutôt rassurante... Enfin, un brîiit propagé par les agents de 1 Allemagne u couru à Pétrograde. On disait les Alliés occupés à négocier avec les Empires centraux une paix aux dépens de la Russie. La consternation fut grande. Evidemment, rien n'est pins faux. Néanmoins si la Russie a si grand peur • d'une paix désastreuse, ne pourrait-elle, elle-même, réussir à l'éviter. — P. Disparition de Guynemer On n'a plus revu l'as des as depuis le 14 septembre Dans la matinée du 14 septembre 1917, le capitaine Guynemer, parti en reconnaissance dans la région des Flandres, s'est trouvé au cours des péripéties d'une poursuite d'avion e/inemi, séparé de son camarade de patrouille et n'a pas reparu depuis. Tous les moyens d'investigation mis en jeu n'ont donné jusu'à ce jour aucun renseignement complémentaire. jj LE NOUVEL « AS DES AS » d La disparition de Guynemer fait passer n le titre d' « as des as » à son camarade le o lieutenant Nungesser, comme lui de l'escadrille des Cigognes, qui a abattu trente u avions allemands. Le sous-lieutenant Charles-Eugène-Jules-Marie Nungesser, est né le 15 mars 1892 à Paris. Décoré de la Médaille Militaire, il fut nommé Chevalier de la Lésion d'hon- , neur le 4 décembre 1915, quand il était ^ adjudant. LA CARRIERE DE GUYNEMER t! Le capitaine Guynemer était, sans au-cun doute, le plus populaire des « as >•■. C'était, en même temps, l'un des plus jeunes des aviateurs et l'un des plus jeu- z nés capitaines de l'armée françaisé. h Rien n'égalait sa prodigieuse habileté de q pilote, son sang-froid à bord de son appa- j_ reil' la sûreté de son coup d'oeil quand il ti teiiait un adversaire au bout de sa mitrailleuse, rien sinon la douceur de son q caractère, la politesse de ses manières et à sa modestie presque timide qui avait ''é- i,, .sisté à sa gloire mondiale, à sa popularité inouïe, aux décorations dont il était cou- "• vert. * _ Né le 24 décembre 1894 à Paris, il avait 1 obtenu le 1er avril 1915, à l'école de Pau. ■ son brevet de pilote. Il ^vait reçu la Médaille militaire le 21 juillet 1915, chevalier _ de la Légion d'honneur le 24 décembre , 1915, officier le 11 juin 1917, il était en outre titulaire de la Croix de St-Michel et St-Georges de Russie, de la Military Cross, de la Croix de Karageorge et de tant n d'autres qu'il faut renoncer à les énumé- &l rer. Vingt fois, il fut cité à l'ordre de p l'Armée. Perte-drapeau des aviateurs, il avstit de>_ a puis longteim:- reçu de l'admiration des n « as », ses camarades, le titre prestigieux Sl d'« as des Us ». d Il faisait partie de l'escadrille la plus £ fameuse, l'escadrille des Cigognes. Il avait J descendu cinquante avions boches; nous no ,? parlons que de ceux tombés dans les lignes a françaises. Il avait été deux fois blessé 1' Guynemer avait été, en outre, le pre- à mier aviateur dont le communiqué offi- d ciej ait publié le nom. Dails les premier" c jours de la bataille de Verdun, en févri a E 1916, le communiqué enregistrait que « le s sergent Guynemer avait abattu son cin- d quième avion. » « " Depuis ce jour, Guynemer avait toujours " tenu la tête de liste des avions abattus, " sauf un court moment où il avait été dis- " tancé par Navarre. On se rappelle l'exploit „ unique qu'il accomplit flans la journée du » 25 mai dernier : quatre avions abattus le « même jour, dont deux coup sur coup, en « soixante secondes. ® Son cinquantième avion datait de quel- " ques jours, le 12 septembre. ' v Au 14 juillet dernier, Guynemer devait n défiler à la revue, à Paris, comme porta- p drapeau des aviateurs. Une indisposition d l'avait dérobé à l'enthousiasme de la foule. d , . .. .i i uim . P AU FRONT FRANÇAIS 14 heures. Activité des deux artilleries sur le front de l'Aisne, dans les secteurs d'Hurtebise et au sud de Juvincourt. Nous avons arrêté des coups de main sur nos postes avancés à l'Est du Téton r\ et au Nord de la côte 30-i. , ?j Sur la rive droite de la Meuse, l'ennemi n a .poursuivi le bombardement de la région au Nord du bois Le Chaume et renouvelé P ses tentatives sur nos tranchées vers Beau- é mont. n Malgré un emploi intensif de Icnice-flam-mes, il a été repoussé avec de lourdes per- e tes sans obtenir aucun avantage. Dans les Vosges, rencontres de fa- . trouilles. Aviation Trois avions allemands .ont été abattus dans la journée d'hiçr par nos pilotes. 23 heures. La lutte d'artillerie se maintient très s vive' dans les régions d'Hurtebise et de 1 Craonne et sur la rive droite de la Meuse s dans le secteur du Bois Le Chaume. Aucune action d'infanterie. Rien à signaler sur le reste du front. Nos avions ont effectué diverses opéra- c tions de bombardemént dans la journée du \ 24 septembre et dans la nuit du 24 au 25. e 10.000 kilos de projectiles ont été jetés au 1 cours de ces expéditions, notamment sur J les gares de Cambrai, Luxembourg, Lon- * gXiyon. Bricullc, etc. Plusieurs incendies S ont éclaté dans les bâtiments bombardés. 1 4 ■ —■.»——wmv i « ■ si MIN À imm m m m Londres, 25 septembre. Un aéroplane italien qui avait quitté Turin lundi à 7 h. 3S du matin, piloté par le capitaine Lauréati, est arrivé à Hoimslow. dans l'ouest de Londies, à 2 h. 50, après avoir traversé la région des Alpes vers Modane. toutes 'les lignes françaises et la Manche au Cap Gris-Nez. Cet aéroplane apportait un courrier et des journaux de lundi Raid d'avions sur Londres Raid de zeppelins sur le Yorkshire DES MORTS & DES BLESSÉS Londres 25 septembre, 0 h. 45. Communiqué officiel : Des aéroplanes ennemis ont attaqué la :ôte sud-est dan3 la soirée. Us ont survolé lifférents points des comtés de Kent e( l'Essex. Quelques-uns suivant le cours de la Ta-nise ont attaqué Londres où des bombes >nt été lancées en plusieurs endroits. Jusqu'à présent, on annonce six tués me vingtaine de blesés. L'ATTAQUE SUR LA COTE Londres, 25 septembre. C'est entre 7 h. 15 et 8 h. du soir que es avions ennemis ont survolé une ville le la côte sud-est. Huit bombes furent lancées, occasionnant des dégâts matériels, uant 3 personnes et en blessant cinq. .ES ZEPPELINS SUR LE YORSKSHIRE Londres, 25 septembre. Selon le « Yorkshire Evening- Post », des :eppelins ont exécuté ce matin de bonn^ îeure un raid sur le comté du Yorkshire, quelques heures après le raid d'avions sur ^omdres; ils volaient à une grande hau-.eur et ne faisaient presque pas de bruit. On remarque que c'est la première fois [uie des zeppelins sont arrivés à assourdir i peu près complètement le ronfiement de leurs moteurs. La plupart des bombes qu'ils ont lancées sont tombées dans les champs. Trois personnes furent légèrement blessées. Les dégâts matériels sont très peu considérables. — (Radio.) UN RECIT DE LA BATAILLE AERIENNE AU-DESSUS DE LONDRES Londres, 25 septembre. C'est un peu après 8 heures, hier soir, que les premiers avions ennemis parurent au-dessus de la banlieue est de Londres et furent accueillis par une vive canonnade. La population aussitôt avertie par des iagents cyclistes, s'empressa de se conformer aux instructions qui ont été communiquées en vue d'assurer sa sécurité. Ce n'est que deux heures pli^s tard, un peu après 10 heures, que fut donné le ve-cond signal annonçait que tout danger était passé. . La bataille aérienne dura une heure; les coups de canon, le claquement des shrap-nells, se succédaient avec une grande rapidité, ponctuée de temps-à autre par l'explosion des bombes. Les projecteurs réussissaient parfois à saisir un avion ennemi dans leur faisceau lumineux, pendant quelques instants. ' . Le public manifesta beaucoup de sang-1 froid dans les théâtres dont les représentations, internmpues un instant pour annoncer le raid, se poursuivirent. il n'y a qu'une Allemagne» ÎÊS 1836, LE GOUVERNEMENT PRUSSIEN FAISAIT FI DE NOTRE NEUTRALITE C'est ce que M. de Lanzac de Laborie nontre au Journal des Débats (n° du 26 .eptembre) d'après les manuscrits de la Bibliothèque Nationale : " uinistre des affaires étrangères, notre repré-(entant à Berlin, Bresscn; rendait compte l'uije conversation avec le ministre des affai-■es étrangères de Prusse Ancillon (celui-ci, ssu d'une famille de réfugiés, n'avait plus lue le nom de français, et sa mentalité, :omme on va le voir, était toute germanique). i.u cours du dialogue, Ancillon avait exprimé 'opinion qtie la création d'une Belgique indépendante était pour l'Angleterre un marché le dupe. La lettre de Bresson poursuit en :es termes : « J'ai fait observer que la neutralité de la îelglque était une garantie au moins aussi ioli.de que la combinaison du royaume tête-le-pont des Pays-Bas. M. Ancillon s'est éerié : En temps de paix, soit ! Mais la guerre ! On sait ce qu'elle fait des traités, et l'on peut dire à la Belgique de sa neutralité : « Le bon billet qu'a La Châtre !» — « Cependant, Monsieur, » ai-je répliqué", « il me semble qu'un traité qui constitue une neutralité est une prévision des cas de guerre, et. je ne ■ puis reconnaître qu'on en fasse si bon marché. » — « Je n'ai rien à répondre », reprit-il à son tour. « seulement je sais ce que l'on pense. » (Mrs, nouv. acq. fr. 20.603). Le " billet de La Châtre », n'est-ce pas l'équivalent. du « chiffon de papi'er », ave-c ce ver-lis de badinage soi-disant français à quoi la 3russe s'appliquait encore alors en souvenir le Frédéric II ? Il est permis" de mesurer à cette ancc-lote toute la valeur des promesses et des ingagements que l'Allemagne se déclare jrête à prendre aujourd'hui. ...i i mni — — AU FRONT BRITANNIQUE Après-midi. ZJn coup âe main exénité avec succès, la xuit dernière, à l'Est d'Epéliy, nous a per-nis de faire un certain nombre de prisonniers.L'ennemi, qui tentait d'enlewr un de nos oostes avancés au nord-ouest de Lens, a Hé rejeté d la suite d'un combat à la gre-tade.Activité de Vartillerie allemande au nord zt à l'est d'Ypres. Les derniers succès de nos alliés ont été obtenus à très peu de pertes Londres, 25 septembre. Dans un discours qu'il a prononcé, lundi soir à Folkestone, lord Derby, ministre de La guerre, commentant la. dernière offensive britannique, a déclaré : « C'est un grand succès remporté avec des pertes relativement minimes. Tous nos objectifs ont été atteints et l'élément surprise n'est, pas intervenu. Les Allemands étaient parfaitement préparés; ils savaient prune attaque, se préparait et cependant, malgré tous leurs avantages ils ont été battus par nos hommes. Cela est de bon augure. pour la victoire qui viendra en «on temps. IHI 111111 V Le Paps rappelle que le patriotisme EST UN DEVOIR ET UNE VERTU Lond» i-ja. 25 septembre. — On mande de Rome i i Exchange Telegraph » : Questionné sur le refus des femmes catholiques anglaises d'accepter l'invitation des femmes., autrichiennes ou allemandes & un congrès internatiçnal des' feïnmes pour la -^iai^ çard&iaP'Ga^gapïàî secrétaire d'Etat au Vatican, a répondu : u. Le principe sur lequel se basent les feinmes anglaises, c'est-à-dire le principe du patriotisme, est éminemment juste et correct « Le Saint-Père n'impose et n^ conseille ni n'encourage officiellement aucun congrès international catholique pour la paix. , « Loin de chercher à fermer la conscience politique du monde catholique, Sa Sainteté fconseille et engage, non seulement tous les catholiques, mais tous les peuples à considérer le vrai patriotisme comme un devoir et une vertu. ■ ■. i .. -wurnv M i ■ ■ L'affaire du Bonnet Rouge DEllX NOUVELLES ARRESTATIONS Le capitaine fiouchardon a# fait toet-tre en état d'arrestation M. Jacques Landau, ancien rédacteur au Bonnet Rouge et l'un des fondateurs de la Tranchée Républicaine, et M. Jean Gold-scihmidt, dit Goldsky, rédacteur au Bonnet Rouge et àMa Tranchée Républicaine.— 1 ..... «w\WV » On épisode delà visite du Roi à Verdus Comment un avion boche fut abattu pendant la revue Londres, 25 septembre. Le .correspondant de guerre du Daily News donne un récit détaillé de l'épisode qui a marqué le voyage du Roi à Verdun. La revue allait prendre fin "quand deux aéroplanes allemands vinrent survoler les troupes. Les accents de la Marseillaise et de la Brabançonne furent alors interrompus par les détonations des canons contre-avions et des mitrailleuses anti-aériennes Les Allemands s'enfuirent à toute vitesse, poursuivis par les avions français, qui abattirent un appareil ennemi tout près du terrain de la revue. AU'FROmMTALIEN Officiel. Borne, 25 septembre. Depuis le Stelvio, jusgu'au Mont Rom-bon. activité avantageuse pour nous de nos petits groupes de reconnaissance et actions modérées de l'artillerie. F)ans la région du Mont Nero, l'ennemi a fait éclater une puissante mine dans nos positions sur lesquelles il a aussitôt concentré un violent feu d'artillerie. Nos tirs de barrage, promptement efficaces, ont entravé, l'avance de l'infanterie ennemie, Vempêchant ainsi d'obtenir des avantages. Les dégâts causés par L'explosion sont très léc/crs. Sur le plateau de Bainsizza, des attaques partielles ennemies ont été repoussées d la grenade. Sur le Carso, nous avons. capturé quelques prisonniers. Pendant la journée, quatre tonnes de bombes ont été lancées par nos aviateurs, et ont causé \cs dégâts et des incendies aux voies ferré s et nux gares de Podberda (Vallée de Bazza) et de Rifemberqa {Carso). Pendant la. -nuit, un de nos dirigeables a surpris des mouvements intenses de troupes et d'autos-ca-rnions dans le vallon de Chiapovano et les a dispersés en jetant sur eux une tonne de projectiles. Des actes, des compétences... Nous signalions hier à notre Revue da Presse des paroles de M. Maginot demandant qu'on recoure davantage peur le gouvernement du pays à la collaboration d hommes rompus au maniement des affaires.Aujourd'hui, nous retrouvons le mênig appel dans la bouche de M. Jonnart, ancien ministre et haut fonctionnaire de la République française, l'homme qui sut présider avec une élégante énergie à l'abdication de Constantin. M. Jonnart est président du Conseil général du Pas-de-Calais et il vient, en cette aualité, de prononcez un discours dont oh nous permettra de souligner ces passages : « Les mœurs ytirlernentaires expliquent dans une certaine mesure L'absence de réflexion et de méthode que nous déplorons. Pour la formation des ministères, l'éyoïï-7ne des groupes politiques ne cède pas toujours devant l'intérêt supérieur de la nn-tion. Puis, quand des ministres imparfaitement préparés à leur besogne, mais bien intentionnés et laborieux, se mettent résolument à l'étude, ils en sont trop souvent , détournés par l'obligation de respecter les habitudes du temps de paix, de donner d'interminables audiences, de répondre d des interpellations sans cesse renouvelées, et de comparaître à tout propos devant les ■commissions parlementaires, qui incontestablement ont rendu d'éminents services à la défense nationale, mais où il errive-que l'agitation n'est pas tifujours désintéressée et que le bavardage donne l'illusion de l'action. ■ Il est temps, grand temps, d'y remédieh Ne nous lassons pas de réclamer le retbur à la vérité constitutionnelle. le fonctionnement d'un régime qui, bien qu'assurant le contrôle effectif des Chambres, laisse moins de place aux préoccupations électorales des qroupes, au jeu des vanités et des ambitions, et plus de temps et de sécurité aux ministres chaque jour aux prises ai ec •des difficultés de plus en plus redoutables. MOINS DE PAROLES. DES ACTES. DES ACTES ORDONNES. MURIS, ETAYES SUR LES COMPETENCES TROP DEDAIGNEES JUSQU'ICI DANS LES SPHERES OFFICIELLES. » Commentant ces paroles en tète de lln. Liberté, M. Latapie ne croit pas qu'on sa,^ -che gré à M. Jonnart de son avçrtissoment^ « T^ehvàfîementairci, tyèrfp&Fne v-eâleïé-vas reconnaître comme amis, ni surtou'e pour chefs, les horflmes de courage qui, leur signalent les vices et les dangers de-leur politique ou de leur administration. Ce sont pourtant leurs vrais amis, tes plus qualifiés pour les conseiller et les conduire. Nos mœurs parlementaires consistent à ne considérer pour rien la compétence dés hommes chargés de nous gouverner et à les choisir pour leur opiiiion, pour leur influence, selon la règle puérile des aosages par groupes et sous-groupes. Même en temps de querre, devant les nécessités les plus criantes, cette règle n'a pas fléchi. On a continué à charger des avocats incompétents et diserts des besognes le# plus délicates où des spécialistes réputés auraient à peine suffi. » Et constatant que l'appel de M. Jonnart' est lancé du pays des souffrances et des ruines, M. Latapie conclut par ces réflexions qui n'évoquent pas seulement l'image des départements français envahis ; « On sait, là, ce qu'ont coûté les erreurs du Parlement et les complaisances au pouvoir. La vérité vient de ces rêqions envahies. Le vent des obus y a dissipé les miasmes de la politique. Toutes les passions ont cédé à la passion de se délivrer, de se relever. Ecoutons les voix qui montent des villages détruits. Ceux-ci ont injustement expié les fautes de tous. Leur avis est grave. Leur volonté est sacrée: » Voilà des vérités que le XX6 Siècle s'ho» nore d'avoir soulignées plus d'une fois depuis trois ans. Il ne se flatté pas d'avoir toujours vaincu les intérêts et la routine qu'on leur a cpposés, mais il a conscience d'avoir fait son devoir et comme il est décidé à continuer, il espère que. malgré tout, Ses efforts ne seront pas vains. . —-— " » L'abondance des matières nous oblige à remettre à demain la suite de notre intéressant feuilleton LE FILLEUL INCONNU VWVVV-' "" 1 ■ — VOICI L'HIVER... A-T-Otf PENSÉ A TOUT ? Le sénateur Henry Chéron se préoccupe dans le « Petit Parisien » de la campagne d'hiver.Les magasins de l'Intendance française sont abondamment pourvus de linge et de vêtements chauds; le général en chef a prescrit d'en commencer la distribution dès à présent : Les soirées, en effet, eom» -mencent à' être froides; les sous-vêtements et les couvertures seront les bienvenus. Le sénateur français réclame aussi l'amélioration des cantonnements .' il les voudrait hygiéniques, confortables, pourvus de moyens de couchage suffisants et propres. Il demande des lianes, des tables, du matériel de cuisine, des installations dè douches; il parle du chauffage et de l'éclairage- il préconise l'installation de salles de réunions. M. Chéroit revient aussi sur la question de l'ordinaire : « Après trois ans, dit-il, des hommes ' condàannés aux mêmes nifemis accueilleraient avec joie la moindre modification à leur régime. » Nous ne doutons pas que les mêmes problèmes préoccupent» notre haut, com-mandemnt et que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour que cett,e dernière campagne d'hiveV soit la moins pénible. On nous permettra d'ajouter que nous comptons sur nos chefs pour tenir la main à l'application de ces mesures si justement souhaitées par nos soldats. > . é

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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