Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1915, 20 Mars. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 18 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/gq6qz23h3g/
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RÉDACTION & ADMINISTRATION J8ter ftB dt la Bourse — LE HAVRE Téléphone : Le Havre n° 14.05 Directeur : FEHM3 U1ÏÏR&Ï Toutes les communications concernant la rédaction doivent être adressées aS"', rue de la Bourse, Le Havre. LQNOON OFFICE : 21, Panton Street (Broadmead House) LE XX SIECLE Quotidien beige paraissent au Havre ABONNEMENTS France 2 fr. 50 par mois. » 7 fr. 50 par trimestre Hors France.. 3 fr. » par mois. » .. 9 fr. » par trimestre Angleterre.... 2sh.6d. par mois. » .... 7sh.6d. par trlmestrt PUBLICITÉ Correspondance de réfugiés et communications personnelles : Sur le Continent: Les 3 lignes O fr. 50 La ligne supplémentaire O fr. 28 Angleterre : la ligne 3 d. la vérité en marche Curieux art.oSe d'un journal allemand sur la Belgique —0— SCiis le titre : « Le sort de la Belgique », un oriMiic de la presse étrangère, publie un HTliç-iù dont'.nous extrayons le passage sui- « vaut": , h Parmi les Etats qui ont été entraînés (hcnemgerissen) dans les. hostilités, la Bel -«relie est peut-être celui qui a souffert le plus et de la façon la plus directe, des horreurs de la guerre. Or, depuis des mois, 1'opuuoa s'est répandue en Allemagne, que la Belgique est. elle-même responsable de son sort Il est. équitable que ceux qui, selon les termes du chancelier,.parlaient d'une injustice à L'égard de la Belgique, au début de la guer-re, écoutent à présent la réponse et la défense de ceux qui furent a-ccnsés après coup Le professeur d'université belge, D EftiMe' Waxweiler, a publié un livre mti-tulé : « La Belgique a-t-elle mérite son isort? » (Institut Orel Fussh, éditeur, Zurich. 1915, 276 pages, prix : 2 mark) ; « les i'aits contenus dans ce livre devraient au moins être entendus én Allemagne ». L ou-vragev,- il va. de soi, est écrit au point de vue -national bel go • mais ceux qui représentent leur propre nation comme supérieure à toutes les autres et qui l'excusent en tout, ceux-là seront les moins justifiés à en faire un reproche à l'auteur. Nous devons malheureusement renoncer £ entrer dans des détails 9111* le contenu du livre. Le premier chapitre trace un tableau des excellents rapports existant entre l'Allemagne et la Belgique, jusqu'au 2 août, jour de rultimatum à la Belgique. Deux autres chapitres traitent de la position des différentes puissances par rapport à la neutralité de la Belgique, principalement dans les premiers jours d'août. Le chapitre suivant s'efforce de réfuter les accusations formulées dans la presse allemande au sujet d'une attitude déloyale die la Belgique à l'égard de l'Allemagne. Le dernier chapitré discute les règles de guerre telles qu'elles sont exposées dans les publications •officielles allemandes. En même temps, il donne, des éclaircissements sur la garde ci- ! vique et sur sa participation aux combats.» Qui donc s'exprime avec une bienveillance si marquée pour un ouvrage qui s'attache à démontrer l'a loyauté de la Belgique? Est-ce un jouirnal d'uni pays neutre dont la sympa- j tfchie est acquisse à notre cause? Nullement. C'est Vorwaerts, ongane cen- | lirai de la social-démocratie allemande, dans «son numéro du 9 mars 19'11. Lors de la dernière session du Reichstag, dans la séance, du 2 décembre 1914, le chancelier de FEmpire faisait déjà état de documents découverts au ministère de la Guerre à Bruxelles; i.l prétendait y trouver la preuve de l'existence, dès 1906, d'une entente anglo-belge,. et de la violation de la neutralité ! ibelge par la Belgique elle-même. Dès ce mo-j ment, le député socialiste Haase déclarait, au nom de son groupe, que ces documents ne suffisaient pas à ébranler sa conviction, | ni ù. modir-ficr son attitude. L'article du Vorwaerts permet, à présent, de faâre trois constatations nouvelles : Tout d'abord, une partie de l'opinion allemande se rel'use, aujourd'hui encore, à ajouter foi aux fameuses « conventions anglo-(bei-l&s », en dépit de la publicité que leur a dio-anée la presse allemande et die la traduc-tiion tendancieuse qu'elle en a faite. Ensuite, une partie de l'opinion allemande continue à considérer comme une « injus-;tice » l'acte de l'Allemagne violant la neutralité de la Belgique. Enfin, cette opinion allemande semble posséder suffisamment d'autorité et de fondement pour que là censure l'autorise à s'exprimer dans la presse. —x— UN ECRIVAIN AUTRICHIEN PREND LA DEFENSE DE L'ANGLETERRE Amsterdam, 16 mars. — Du correspondant du A'X° Siècle ; . « Ce n'est pas sans étonnement qu'on a ; lu ici, dans l'organe officiel socialiste Vor-îoaerts, un article élogieux sur un ouvrage que vient de publier ,à Vienne le Dr Georges iLanclauer et où celui-ci s'.efforce de prendre la défense de i'Angleleirre, si. violemment attaquée par la presse germanique depuis le début de la guerre. M. Landauer et le Vorwaerts protestent contre la haine qui est » préchée en Allemagne et en Autriçhe-Hoin-, gric à i'é^ard des Anglais. Je n'ai pas le •voLuime soùss les yeux, mais il paraît, s'il faut en croire l'organe socialiste, que l'au-: leur d'ésàre montrer que l'Angleterre a fait dès . efforts, considérables pour maintenir la tpaiix eh Êuropé,' qu'il est persuadé que TAllemagne, c-n provoquant la guerre, pour-, suivait un but cornmescial et qu'il proteste lorsque les Allemands reprochent aux Anglais de leur répondre de la même manière. J3nfiu, le Dr Georges Landauer met ses compatriotes en garde contre ce que les journaux allemands disent de l'armée anglaiise ■composée de mercenaires et contre les violations du droit international commises par le gouvernement anglais. Quoi qu'il en soit, croîs utile d'attirer votre attention sur le volume ainsi annoncé par l'organe officiel tdiu comité directeur du parti socialiste allemand. LES FAITS DU JOUR Un Livre blanc, publié mercredi soir en Angleterre, contient une correspondance échangée entre sir Edward Grey, ministre des affaires étrangères, et l'ambassadeur des Etats-Unis, au sujet de la conduite de la guerre maritime. Sir Edward Grey lait ressortir que le blocus des ports allemands a été établi par la Grande-Bretagne et la France, en réponse à la tentative allemande d'empêcher les approvisionnements d'arriver en France et en Grande-Bretagne. Il rappelle les souffrances ■infligées par !'Allemagne aux populations civiles de France et de Belgique et dénoncé la conduite des Allemands comme contraire ù, la morale et au droit des gens. tvwvwwi La légation de Chine à Paris déclare que te gouvernement chinois est résolu à s'en tenir à une stricte neutralité et qu'il n'est nullement influencé IMr l'Allemagne. Le tjouvernemenl japonais annonce, de son côté qu'une solution satisfaisante des négociations entre Pékin cl Tokio est proche. Ban sus» franco-Mies au Congo Violents combats dans la Sangha. j» fartilierse beige endommage un £ steamer allemaaà. j^msrable , vaillance oe nos troupes. gi — si vi Nos Lecteurs savent que nos troupes colo- niâtes sont- engagées avec les forces aile- 6S mandes, en même temps, au nord-ouest du m Congo, vers le Kameroun, et, à l'Est sur la P| frontière die l'Afrique orientale allemande. J1 Une double menace- s'était, produite aussi 28 contre notre colonie dès la fin d août der- ® nier. 111 Sur ces deux terrains,1 distants de 1,400 ki- ™ lomètres, les opérations militaires se déve- 5' loppent très favorablement- n' Des rapports officiels du gouverneur général du Congo belge, il résulte, en effet, que P Français et Belges, continuant dans la San- u; gha leur action contre les forces allemandes, se sont emparés, le 22 décembre dernier, cf après de violents, combats qui durèrent trois J" jours, <je;MolimdiU, infligeant une nouvelle lf et sérieuse défaite aux troupes du 'kaiser. (Moiundu est sur la Ngoko,affluent de droite J-die l'a Sangha, dans le vieux Kameroun.) ™ L'artillerie du vapeur belgie Luxembourg ri coula, au oours des combats, le vapeur allé- 11 mand Bonga. Les troupes franoo-belges se conduisirent a admirablement et, après la victoire, les dra- ' ipeaux français et belige turent hissés sur la ' position oonquisie , avec le cérémonial r d'usage. n Les lieutenants Bal — qui vient d'être ^ nommé chevalier die la Légion d'honneur h pour sa brillante conduite lors des premiers c combats sur la Sangha — et Marin ; tes Ç i sousofficieirs Vanroye et Margodt, de Far- t mée belge, furent cités à l'ordre dju jour; le c seirgent Margodt, qui continua, bien que c gravement blessé, à combattre à bord du t Luxembourg, a été proposé pour la médaille militaire française par fe chef de l'expédia r I taon. Dans cette région, les opérations sont con- 1 sidérées comme virtuielloment terminées : r toute menace contre les territoires belges s de l'Ubaingi et du moyeii Congo est définili- P vernent écartée; les forces allemandes, e désorganisées, ont été repoussées à plus de 1 300 kilomètres de notre frontière et les trou- e pes françaises ont repris possession des 1 deux antennes que le traité de Berlin de 1912 avait enlevées au Gongo français. L'ELOGE DES TKOUPES 15ELGES PAR LIN GENERAL FRANÇAIS t Du côté du Tanganyka, les Allemands ont 4 tenté, depuis lë début, des hostilités, d'inquiié- { ter les postes du Gom"o belgie, à l'aide des , tro,is vapeurs armés d'artillerie qu'ils pos- j sédatent sur le lac. Tous leurs essais ont : échoué. Un télégramme parvenu au minis- j tère des Colonies nous apprend qu'au cours 1 d'une nouvelle démonstration de la flottille ' allemande devant le port belge de Lufcuga, ' l'un des navires allenmnds, le Von- Wiss-mann, a été atteint par l'artillerie belge et 1 gravement endommagé. C'est avec les plus grandes difficultés qu'il put rejoindre la rive allemande. La qualité des trompas indigènes du Congo belge est réputée depuis longtemps. Partout où iils se sont rencontrés jusqu'ici avec les trompes allemandes, nos soldats noirs, encadrés par nos excellents officiers coloniaux, se sont battus avec un courage, une vaillance, une audace qui ont fait l'admiration de tous. I Dans un rapport dont le gouverneur géné- ■ ral du Oomgio belge a reçu communication, ' le général commandant supérieur des trou-; pes de l'Afrique équatoriale française s'ex-: prime comme suit a,u sujet do nos soldats | Oju'ffl a vus à l'œuvre dans l'Ubangi et la ! Sangha : Le général tient à signaler tout particulièrement la conduite des troupes belges. ' Ces troupes ont subi sans fléchir de fortes , pertes et ont donné l'assaut, officiers en I tête, avec un entrain merveilleux. On cite de nombreux traits d'héroïsme de - la part dé ces soldats qui n'ont peur de rien. L Cest ainsi qu'un rapport officiel constate ' qu'un noir étant, allé, le fusil sur l'épaule, • faire de l'eau, et revenant, un seau dans i ctoquie main, vit arriver à lui une tren- • taine de soldats allemands. Tranquillement, l'homme dépose ses seaux, épaule son fusil et, tout en reculant derrière une roche, abat ■ quelques Allemands. Une fois à l'abri, il ; continue son tir, abattant l'ennemi avec tant die précision mu'à lui seul il le rnain-' tient jusqu'à l'arrivée des renforts accourus i au bruit de la fusillade. Les rapports signa^ | lent une série de cas de l'espèce. LE COURAGE D'UN NOIR La fidélité de nos soldats noirs au drapeau de Boula Matari égale leur héroïsme. Qu'on en juge par ce trait, que rapporte la lettre d'un missionnaire. Un soldat noir blessé avait été fait prisonnier par les Allemands, i Tandis qu'on te soignait, le chef de ceux-ci . vint lui dire : . — Quand tu seras guéri, que feras-tu? • Tu viendras avec nous; prornets-le et tu > auras la vie sauve. Le soldat ne répondit rien, mais demanda - un prêtre; il était chrétien. i Lorsque le missionnaire fut venu, le chef ; allemand lui posa à nouveau la question, et . alors le soldat noir lui répondit : i —Lorsque je serai guéri, je m'échappe-f rai pour me battre avec mon maître Boula ; Matari. ? Les traits die .l'espèce fourmillent; quel-; ques soldats, ayant été pris dans, une embuscade et faits prisonniers, n'ont eu de cesse que lorsqu'ils se furent échappés, et tous sont revenus prendre 'place dans les rangs à cété de leurs camarades. Les pro-; positions les plus alléchantes de l'ennemi i n'ont pas eu raison de leur fidélité. ( L'armée noire que la vaillance et l'Cndu- > rance de nos officiers ont su créer en Afrique i mérite vraiment, le renom qui lui a été fait; - nous aurons des occasions, certes, de le constater au oours de la guerre en Afrique. GOXSTmiNQPLEI Quand on l'aura prise, qu'en fera-t-on ? s Sera-t-eile ville russe ? Les Russes certes le souhaitent. Même, ils le veulent, à en juger par des articles récents où Le « Rousski Viedomosti » et le te Vetcheme Vremia », notifient, en termes nets que la détermination de l'opinion russe est irrévocable sur ce point et expriment la confiance que l'opinion française soutiendra le point de vue russe avec le môme n empressement que met le public russe à , soutenir les revendicatiocns françaises sur c l'Alsace-Lorraine. On ignore encore si le gouvernement a/n- t] glais a donné son assentiment à cette rus-sifjcation des Détroits. Ce point a-t-il été visé dans l'accord anglo-îranco-russe. dont l'entreprise du forcement des Dardanelles < est le fruit ? Il se comprendrait difficile- A ment que non. La campagne menée par la presse russe ferait plutôt supposer que ce j n'est pas dans le sens de l'attribution à f ia Russie de la possession des Détroits et ( de Constantinopie que l'accord s'est prononcé : ce serait plutôt à un régime de neutralisation ou d'internationalisation J que, d'après certains journaux, les gouvernements alliés se seraient arrêtés. Mais, justement, c'est ce régime dont l'o- j {piiiion russe ne veut pas, à en juger par un article du prince Eugène Troubetzkoï dans le « "Rousski Viedomosti », « parce qu'il créerait Un état de choses plus défavorable encore que celui qui existait avant la guerre ». Le (( Temps » publie, dans son éditorial du 19 mars, un article en faveur d' thèse russe ; il la représente comme mtu- ' relie, comme acceptée par l'Anglete. e. de i même Qu'elle l'est par la France. « La France, dit-il, ne peut qu'ao, eillir avec svmpàthie l'entrée de son alliée dans i • société des nations méditèrrkhée:>nys, et l'Angleterre ne craint plus que la flotte russe de la mer Noire ne porte à la conquête des Indes. La Grande-Bretagne est , établie en Egypte, elle vient de conquérir ! la Mésopotamie, elle tient déjà la tête du chemin de fer de Bagdad, et si elle soupçonnait encore la Russie de desseins contre son empire indien, le réseau russe des chemins de fer d'Asie l'inquiéterait beaucoup plus que le libre passage du Bosphore et des Dardanelles. » On se souviendra qu'il y a plusieurs semaines. dès avant l'attaque des Dardanelles, nous avons signalé l'importance de l'expédition anglaise en Mésopotamie et montré qu'elle avait pour conséquence logique-le désintéressement relatif de l'Angleterre dans la question des Dardanelles et qu'elle marquait * sans doute la fin de l'opposition anglaiise à l'accès de la Russie* dans la. Méditerranée. Les événements nous ont donné raison. * & ri; Si le « Temps » dit vrai sur l'assentiment de l'Angleterre à la russification des Détroits, il serait vain de s'attarder encore à discuter l'hypothèse de l'internationalisation, mise en avant par certains publicis-tes. Toutefois nous ne pouvons quitter ce sujet sans dire un mot de l'idée qui a été lancée par des journalistes français, notamment par M. Finot, dans la « Revue », de faire de Constantinopie une ville neutralisée sous la gérance de la Belgique. Ces publicistes sont personnellement animés de sentiments sympathiques envers no_ î tre pavs. Mais on peut leur faire le repro-^ che amical de n'avoir pas au préalable consulté sur l'opportunité et les modes de ( réalisation de leur projet, les principaux intéressés, à savoir les Belges. ' S'agit-il dé rendre pai là un hommage ' public à la Belgique, en face de l'Europe? La Belgique serait flattée de cet honneur, mais sans plus ; et avant de l'accepter, elle L aurait à consulter son intérêt. Or, il n'échappe à aucun Belge que l'intérêt. de la Belgique n'est pas principalement dans le Bosphore. Si elle a pris les armes ' et tenu courageusement tête à l'agresseur teuton, c'est avant tout pour la défense de . son existence nationale, de ses droits et J intérêts vitaux d'Etat, indépendant et souverain. liés.indissolublement.à ses veux à ses obligations contractuelles vis-à-vis des garants de sa neutralité armée, et au souci . die son honneur politique. Ce qu'elle attend j de la victoire à laquelle son armée collabore. ce sont d'abord des réparations od;é-1 ouates et une restitution intégrale ; ensuite des sûretés réelles, positives et perm.finen-; tes. capables nar la nature même des obstacles stratégiques dont elles seront con-; stitu.és, de mettre désormais sa fron+^e , et' Ips points vitaux de sa défense, à l'abri ) de tout coup de main du genre de celui - qui fut tenté sur Liéo-e. , La, gestion honorfinue de Constantinonle 1 pour le comrtte de l'Europe ne saurait rem-t placer ni comnenser ces revendra.tions nb-1 solmrient essentielles. Aucun romantisme ; n'encombre à ce miiet les conceptions domi- - na.ntes de la, nolit.knie helore. Le mirage du î Bosnhore n'exerce aucune attraction sur - la solide raison de nos compatriotes. Notre regard est fixé sur nos frontières dont tout le monde che7 nous aperçoit les vices de tracé. ?> la lumière nouvelle de l'agression allemande. i Anrès cela, que l'Europe, en vue de la i reconstitution du srpnd énuilibre intema-î tiona.1. fasse a.poel à notre concours et nous î a.csrvvie. * son œuvre : nous ne refuserions . nent-être oa£ de l'assister, h des conditions i A débattre. Mais nous or-e-ntpr vers les Détroits. avant d'avoir cueilli le véritable et, ? substantiel fruit de nos efforts et perru la i rançon de nos snr-r'fiees, ce serait un leurre annuel la Rp.l<rique n'est pas disposée i à se laisser induire. . Belga f : ; 1 — L'agence Wolff annonce qu'en raison des difficultés du chamené, le gouvernement austro-hongrois a interrompu le service des manidatsHposte. — Le gouvernement roumain a fait saisir I des caisses contenant des'obus, que des' ex-, ipéditeurs allemands' tentaient de faire pas-t ser par la Roumanie, en fraude et sous de 3 fausses étiquettes, à destination de la Tur-. quie. • _ On annonce de Strasbourg qu'un mandat d'arrêt de désertion est lancé contre le dessinateur Zislin, né en 1875 à Mul-5 house,. ^ — Le nouveau dreadnought américain 3 Pensylvania a été lancé mardi à Newport- j . News. Dernières Nouvelles Communiqué officiel français —o Paris, 19 mars, 14 h. 45. A NOTRE-DAME DE. LORETTE, nous ,ous sommes rendus maîtres des boyaux ■e 0Lvmm9.1rLj0ati0.il. qui, des tranchées de ta rète priises par nous., descendaient vers le illage d'Ablain; nous lies avons détruits près en avoir tué, chassé ou pris les défen-e-urs.EN ARGONNE, entre Bolante et le Four-le Paris, nous avons, après un combat très dolent., progressé d'environ 150 mètres. Dans le bois d:e CONSENYOYE, nous ivons, la nuit dernière, repoussé une contre-ittaquie allemande et maintenu nos gains lu 1S. AUX EPARGES, nous nous sommes em- { larés du saillant Est die la position dans I aqTrélle'l'ennemi avait réussi à se mainie-Tir depuis les combats du mois dernier. S'ous avons repoussé deux contre-attaques lier et une troisième, au cours de la nuit. LES ILLUSIONS DE VON DER GOLTZ-PACHAAmsterdam, 19 mars. — On mande do Constantinopie à la « Vossische Zeitung ■> jue le maréchal von der Goilz a déclaré que les Turcs pourront repousser les attaques nouvelles dirigées contre les Dardanelles, l'expérience montrant que l'artillerie, môme de petit calibre, est très efficace contre les navires blindés. UE SUCCÈS DES OPÉRATIONS RUSSES —o— Petrograd, 19 mars (Officielle). — Dans le secteur de Przemysl, l'artillerie de la forteresse ennemie lance quotidiennement et sans succès plus de mille obus sur nos troupes assiégeant cette place. La Rawka a débordé et a inondé les tranchées allemandes, près de Doletz. Sur la rive gauche de la Pilitza, les Allemands poursuivent un feu Tt'artillerie violent.Les pertes ennemies, dans cette région, depuis le 3 mars, sont évaluées à 25.000 hommes. L'ÉQUIPAGE DU « DRESDEN » Santiago de Chili, 18 mars. — Le gouvernement a envoyé deux navires de guerre pour prendre l'équipage du n Dresden n à lile Juan Fernandez et le transporter à Val-paraiso. Les marins du « Dresden n resteront internés au Chili. La légation d'Allemagne a déclaré que le croiseur fut attaqué dans la zone des eaux neutres et que, par conséquent, l'escadre britannique viola la neutralité chilienne ; elle annonce que le combat aurait eu lieu à cinq cents mètres de la côte. La majorité de l'opinion publique accueille avec incrédulité une déclaration de la légation disant que le commandant de l'escadre anglaise aurait dit avoir l'ordre de couler le « Dresden « et que ce serait plus tard l'affaire de la diplomatie d'arranger les conséquences de cet acte. LE GENERAL PAU AU FRONT RUSSE : Varsovie, 19 mars. — Le général Pau est parti pour le front. | LES INTRIGUES ALLEMANDES EN PERSE —o— Londres, 19 mars (Officielle). — Le gou vernement britannique (possède des doca ments qui prouvent que le corps consulairt pensa n et les agents allemands ont organisé des intrigues en vue de faciliter l'invasion de la Perse par les Ottomans et de souleva! les tribus contre la Grande-Bretagne. AU REICHSTAG —o— Amsterdam, 19 mars. — Le Reichstag i aibordé en seconde lecture la discussion du budget. Il a déclaré vacant le siège de l'abb< Wetterlé, député alsacien qui a passé ei France. LES PIRATES O Newliaven, 19 mars. — Le vapeur Glen artney, qui avait un chargement de riz, a 6t< torpillé et coulé, dans la matinée, près dt ibateaiurjphaire Sovereign. Le torpilleur a sauvé le capitaine a' 41. hommes de l'équipage. UN CHARBONNIER ALLEMAND PRIS Tênériffe, 18 mars. — Le bruit court avet persistance qu oie oharbonaior allemand Malcedonia, qui s'est échappé, ces jours derniers, de Las-Palmas, a été capturé au lairg» de Madère, par le transport anglais Calgti tian. Paup ia santé & nos soiiats Les services accessoires du service de santé — o— (De noire envoyé spécial au iront) Nous avons exposé récemment l'organisation ei le fonctionnement du service ae santé de l'armue de campagne. tji.«eique.o deians eoniputjiiientarres montreront jusquit quel point la direction de ce service et le haut ci/iiunuiiidement ont poussé le souci de la santé de nos vaillants soldats. Nous avons dit qu'aux infirmeries divisionnaires . fonctionnent, à côté des servic"S généraux de médecine et de chirurgie, un service spécial de dentisterie et, chose qui surprendra peut-être les profanes, un service ue pédicules. On y trouve aussi un service mobile de bains. De grandes voitures de déménagement ont été divisées par dos; cloisons en un certain nombre de cabines, renfermant chacune une baignoire. La voiture renferme également un chauffe-bains. Ce service est exclusivement réservé aux soldats à qui des bains sont prescrits pour des raisons thérapeutiques. Ajoutons qu'une étuve à désinfection mobile est à la disposition des médecins divisionnaires et que l'hôpital d'évacuation est doté d'une étuve fixe, installée dans un wagoin de chemin de fer. L'infirmerie divisionnaire doit se déplacer avec la division à laquelle elle appartient ; elle ne peut donc posséder des installations suffisantes pour permettre aux 15.000 ou 20.000 hommes que compte une division, de prendre régulièrement des bains. Cette difficulté a été très heureusement résolue Toutes les troupes vont, à tour de rôle, au repos, dans une localité en arrière du front, qui est admirablement située au point de vue hygiénique. Dans cette localité, l'Inspecteur Général du Service de Santé a. fait aménager un vaste établissement de bains et où 409 à 500 bains peuvent être pris par jour. Les hommes, au sortir du bain, trouvent du linge propre, leurs vêtements désinfectés et réparés.M. Robin, beau-frère de M. Hymans, ministre d'Etat, a assuré avec beaucoup de dévouement la direction de ce service. Une vaste buanderie a aussi été créée qui est chargée du lavage du linge de nos troupiers. Le linge on mauvais état est répare et au besoin remplacé. Dans un -précédent article, nous avons cité, comme un modèle, l'hôpital dirigé par le docteur Dopage, situé immédiatement en ' arrière du front, à proximité de l'hôpital d'évacuation. Le service de santé organise, non loin de là, dans une propriété magnifiquement située, à l'écart des routes principales de communication de l'armée et en territoire belge, un hôpital analogue à celui dirigé par le docteur Depage et qui, comme ce dernier, établissement, sera doté des installations chirurgicales les plus perfectionnées et d'un personnel d'élite. Rappelons enfin l'existence très près du front, du « Belgian Field Hospital ou Hôpital Munrp », dont nous avons longuement décrit les installations dans un numéro de décembre. Les membres du personnel médical mon-" trent, chaque jour, dans raccom;piissement. i de leur mission, un courage, un dévouement et line, abnégation auxquels tous nos offi-i ciers et soldats rendent hommage. Nombre d'entre eux déjà ont payé de leur vie leur ' dévouement et, beaucoup ont été blessés- sur ■ le champ de bataille. Plusieurs sont tombés ■ victimes du devoir. ! Citons ces braves : Âdant, médecin adjoint au 2° de ligne ; Baudoux, médecin adjoint à l'artillerie de la 1. D. C. ; De Bonsnie. médecin de régiment 1 de 1*re classe au 2e guides : Delantge. nvVle-cin-ad-ioint an génie de la ?» D. A. : Dubois, médecin-adjoint au 1er ch. à p. de forleres-l se : Du puis. mMecin-adioint an 1er dp li-• one • Lerat. médecin-adiomt an f'° lanHors; Taveirne, médecin stagiaire au fort de Mer- xem ; Thieren, médecin-adjoint au 2° ch. à p. de forteresse ; Vanderschelden, médecin-adjoint au 2° de ligne ; Van Marck, médecin auxiliaire au 5° de ligne ; Vanroey, médecin auxiliaire à la colonne ambul. 5° D- A.. Le Roi a consacré la bravoure de beaucoup d'entie les médecins en leur accordant des récompenses honorifiques ou en les citant à l'ordre du jour de l'année. Ont été nommés Chevaliers de l'Ordre de Léapold : Les docteurs Van Bever, Genotte, Godenne, Doels, Vandersmdssen, Sevci'in. Sillevaerts, de Iiallez, Mahy, Mornbel, Hen-no, Burger, La,gasse, Rucq, Cambrelin ; Chevaliers de l'Ordre de la Couronne : Les docteurs Fierens, De Bande, De Graeve, Ba-lot, Derom, Meurice ; Chevaliers de la Légion d'Honneur : Les docteurs De Moor, Fla-rneng, Vander Ghinst. A été décoré de la Médaille militaire " Le docteur Renard. Ont, été cités à l'Ordre du jour de l'armée: Les docteurs Vandersmissen, Demoor, Fl.i-meng, Lemmens, Niffe, Bernier, Glorieux, Debaisieux, A. M. Les Irlandais et la Guerre LES ENROLEMENTS LES ATROCITES EN BELGIQUE Londres, 17 mars. — Du correspondant du « XX0 Siècle » : M. T. P. O'Connor, député irlandais à la Chambre des Communes, publie dans le (( Daily Chronicle » un article où il expose que l'Irlande, quoi qu'on en ait pu dire, apporte de tout cœur son appui à l'empire britannique. On sait que les Allemands, parmi les fautes nombreuses de psychologie internationale dont leurs diplomates ont fait preuve, se flattaient non seulement de voir l'Irlande séparer sa cause de celle de la Grande-Bretagne, mais encore de pouvoir se réjouir d'un soulèvement des nationalistes irlandais. C'est là la raison oour laquelle ils adulaient à Berlin Sir Ro-~ftr Casement. M. O'Connor établit au contraire par toute une série de fàits que l'enthousiasme de ses compatriotes pour la cause des alliés n'est pas moins grand que celui de tous les autres Anglais, qu'ils résident dans la mère-patrie ou dans les colonies. Parmi les habitants de la verte Erin parmi les Irlandais établis en Angleterre, au Canada, en Australie, le nombre de vo lontaires est considérable. Ils veulent par ticiper au mouvement de tous les peuple-civilisés contre la Kultur germanique. I! en est de même aux Etats-Unis parmi les f'is et les petits-fils des émigrés irlandais. M. O'Connor en cite un exemple topique. En 1867. cimr Irlandais furent condamnés à mort pour avoir été mêlés à une émeute où un a^ent de police anglais fut tué — pa accident probablement. Trois d'entre eir furent pendus et les noms de Allen, Larkir et O'Brien sont inscrits dans le martvro loge irlandais ; un quatrième fut gracié le cinouième fut remis en liberté aprèr neuf ans de servitude pénale, et pour ceu^-qui savent ce que pouvait signifier alors lr prison infligée aux détenus politiques, celr en dit assez. C'est le capitaine O'Meaghe*-Condon qui se réfugia aux Etats-Unis, on il occupe une place de fonctionnaire au ministère de l'intérieur et où il est enton^r de la chaleureuse svmpàthie de tous ceux qui se rappellent combien il a souffert pour la cause irlandaise. Il n'a plus rien à craindre de l'Angleterre. Il a encore moins A en esnérer. Cependant, lorsque la guerre actuelle éclata, il se rangea, immédiatement du côté de l'Angleterre et des alliés. Certes un ancien lutteur pour la liberté ne pouvait faim d'autre choix. Mais, comme le fait observer M. O'Connor, c'est l'Alilemaigne elle-même qui est grandement responsable de cette explosion des sentiments irlandais, spécialement à cause de ses brutalités inouïes en Belginue. Ces atrocités ont fait comprendre à l'Irlande la signification réelle du militarisme allemand. Cet, article de M. O'Connor dans le « Dai-b' Chronicle » est une preuve de plus crue si l'AlilPinTaffne a crucifié la Belcrioue. elle en a fait la rédemptrice de tous les peuples; piHo a fait nue tous ceux qui aiment la liberté se sont rangés du c/té des alliés. £e Vatican et la Pgiquj M. VAN DEN IIEUVEL REÇU SOLENNELLEMENT PAR LE PAPI Le pape a reçu en audience solennelle M Van den Ileuvel, le nouveau ministre do Belgique auprès du Vatican, porteur d'une lettre autographe du roi. Après l'audience,, le ministre a rendu visite au cardinal Gaspari, secrétaire d'Etat, puis est allé à la basilique de Saint-Pierre prier sur le tombeau du Prince des Apôtres, A cette occasion, 1' « Osservatore roma-no » a publié la note officielle qui contrastç fort heureusement avec les articles ordinaires de la rédaction du journal romain : (( Le pane a reçu, à midi, en audience so lennelle, M. Van den Heuvel qui, avec le cérémonial accoutumé, lui a présenté ses lettres de créance. L'accueil que 1e nouveau ministre a reçu du pape a été empreint d'une grande cordialité digne des sentiments de haute esti-me qu'ont valu au ministre belge ses qualités personnelles et la renommée qui l'a précédé. Dans l'échange des discours, le pape a bien voulu exprimer à M. Van den Heuvel la certitude que son action répondra fidèlement à la Weine confiance crue Sa Saintete place en lui et resserrera plus étroitement eiicore les liens qui unissent le Saint-Siège à la bien-aimée nation belge. » LE DiSGOURS DU MINISTRE DE BELGIQUE Voici le texte du discours prononcé en cette circonstance par notre nouveau miniS' tre auprès du Saint-Siège : (t Très Saint-Père, j'ai le bonheur d'être envoyé auprès de Votre Sainteté alors qu<> la Belgique traverse les heures les plus douloureuses de son histoire. Confiante dans les traités et ne recherchant que l'amitié de ses voisins, la Belgique se consacrait aux mille travaux de son activité industrielle et agricole, au culte des sciences et des arts, lorsqu'elle vit tout à coup, pour ne pas avoir consenti à violer les devoirs de sa neutra-« lité, la guerre envahir son territoire et y commettre les plus épouvantables ravages. Ses monuments eux-mêmes, titres de gloire du pays, ne furent pas épargnés, et la riche bibliothèque de l'antique Université de Lou-vain, ce précieux legs scientifique des siè-nles passés, fut livrée aux flammes de l'in cendie. Toutes les classes sociales s'unirent autour de leur roi dans une même solidarité défensive et patriotique. Les autorités •arlèrent unanimement des devoirs qu'im-oosait à tous cette cruelle situation. Dois-je anpeler avec quelle éloquence et quel cœur Vexprima le cardinal archevêque de Mali-.es ? Parmi les douleurs que la Belgique a eu ù mbir, une des plus pénibles fut assurément •Hle qui atteignit les âmes pieuses du pays. He vieille date profondément catholique, la Belgique avait toujours veillé avec un soin 'ont particulier à la sauvegarde des intérêts "eligieux. Elle avait, en 1830, garanti ans ult,es, pour leur pratique et leur organisation, une liberté que peu de pays connais-ent encore aujourd'hui et dont les avantages ont pu être appréciés sur place par l'il-'nsire pontife Léon XIII. Elle avait voulu ries églises dignes de sa piété, elle entendait °ntourer dt respect les ministres du culte et •issurer la liberté de la parole évangélinue: Saluant dans le Saint-Siège le guide religieux et l'autorité morale suprême, elle lui voua un attachement qui n'a jamais connu de défaillance-" Aussi je ne puis dire quelle fut son affliction lorsqu'elle vit nombre de ses églises profanées et, ruinées, plusieurs de ses prêtres déportés, des centaines martyrisés et fusillés, des évêques livrés à d'indignes traitements, et l'enseignement épis< copal lui-même soumis à de multiples entraves.Mais au miilieu de ses malheurs, la Belgique a été profondément émue et touchée des témoignages de vive sollicitude et de paternelle bienveillance que Votre Sainteté a bien voulu lui accorder. Le roi, mon auguste souverain, m'a chargé de vous dire combien il souhaite de voir les relations amies oui ont existé entre la Belgique et le Saint-Siège continuer à se dérouler dans une parfaite harmonie et pour le Hus grand bien des fidèles belges-. J'ai l'honneur de remettre à Votre Sainteté les lettres royales oui m'accréditent, auprès d'elle comme envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire en mission spéciale. » 20e ANNÉE. — Série nouvelle. — N° 129 Le numéro : 10 Centimes Samedi 20 mars 1915

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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