Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1917, 11 Août. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 20 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/zw18k76c2f/
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23' ANNEE.— Série nouvelI< • N° 1022 Le ISTumëro : lO centimëf SAMEDI 11 AOUT 1917. PARIS 3, Place des Deux-Écus, 3 Téléphone a Central 33-04» PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal Les petites annonces sont également reçues à la Société Européenne de Publicité, 10, rue de la Victoire, Paris, qui en a le monopole pour Paris. LE XXE SIÈCLE QUOTIDIEN BELGE Directeur : Fernand NEURAY LE HAVRE 28ter, Rue de la Bourse, 28tcî' Téléphone s 64 Belge ABONNEMENTS France 2 fr. 50 par mois — 7 fr. 50 par trimestre Angleterre .. 2 sh. 6 d. par mois — .. 7 sh. 6 d. par trim. Autres pays . 3 fr. par mois Q fr nor trîmPcfrA EN BELGIQUE RECONQUISE A . Une visite aux ruines de Pilkem Sur les champs de bataille d'où on a chassé les Boches (De noire envoyé spécial) En Flandre, 6 août 1917. Voilà deux jours qu'il ne pleut plus Les Tommies sont contents. C'en est fini de se laisser arroser stoïquement, à la belle étoile. Et la bataille de pouvoii reprendre. Déjà les canons ont recommencé à marteler les lignes ennemies. Moins abrités qu'avant l'offensive, presque à fleur de sol, on les voit d'autanl mieux accomplir leur impitoyable besogne. Après chaque coup, les obusiers font une cabriole comme des chevreaux en liberté. Le Boche risposte, mais il es) loin de répondre coup pour coup. Nous passons sur la rive Est du canal, en terrain reconquis. La ligne allemande qui bordait i'Yperlée était de première forc^. Les abris en brique ou en béton qui le jalonnent sont très nombreux. La plupart sont sérieusement éventrés. Beaucoup ne sont plus d'aplomb.La deuxième ligne est proche. Elle se trouvait à hauteur d'un moulin à vapeur. Les cratères se recoupent autour de cette construction. La chaudière du moulin servait d'abri.. Eille est restée intacte au milieu des débris des machines et des meules. On peut encore y lire l'adresse du constructeur : MAHY FRERES WONDELGHEM-LEZ-GAND A côté de cette minoterie s'ouvre un énorme entonnoir de forme elliptique qui a au moins 15 mètres sur 20 et cinq mètres de profondeur. Plus loin se trouve, sur une petite éminence, un ancien poste de commandement boche, en rails et en briques de béton. Il est disloqué, mais pourrait encore servir. Du haut de cet abri on a une vue panoramiqpe sur toutes les anciennes tranchées de première, de deuxième et troisième lignes alliées. De là, les Boches pouvaient facilement, par temps clair, surveiller les routes jusqu'aux environs de Poperinghe. Non loin de nous, tire une batterie britannique célèbre dans toute l'armée. Lors de la bataille de Mons, elle perdit tous ses servants, sauf trois. Ces derniers, après avoir utilisé toutes leurs munitions, parvinrent encore à rameneir leurs pièces. La Victoria Cross récompensa ces braves. De routes, il n'y en a évidemment pas dans ce terrain chaotique. Il n'y a que de simples pistes tracées au moyen de bandes de coton. Sans ces indications, il serait quasi impossible de se guider, même en plein jour. Des chevaux et des mules circulent à la file indienne, à pas pressés, portant des obus dans des fontes en toile imperméable. Quelques projectiles qui viennent d'éclater à proximité ont creusé des entonnoirs qui montrent combien vite le sol s'assèche. La terre bouleversée n'es! pas boueuse et convient admirablemeni j pour remplir des sacs. Des Tommies roublards profitent naturellement de cet allégement inattendu de leur tâche et confectionnent de petits « vaderlandt- jes » tout comme les soldats belges. * : ■js * Nous arrivons à la troisième ligne allemande, où se sont livrés des corps à corps acharnés. L'odeur de la mort flotte acre et persistante. A tous moments on rencontre des cadavres aux chairs jaunes ou noires. Ici, la besogne de l'artillerie a été des plus consciencieusement faite. En effet, comme cinq jours avant l'attaque les Boches avaient quasi abandonné leurs deux premières lignes, la troisième reçut une ration supplémentaire.Nous nous dirigeons maintenant vers le chemin de fer de Boesinghe à Lange-mark. Nous marchons depuis longtemps déjà, quand l'un de nos compagnons fit remarquer que nous devions avoir dépassé notre but. En effet, un coup d'œil sur la rame de wagons restés en gare de Boesinghe depuis trois ans nous prouva immédiatement que la ligne devait s'allonger derrière nous. Demi-tour. En cherchant bien, nous trouvons finalement un bout de rail et une traverse. Tout près, quelques ferrailles qui furent jadis peintes en blanc, — Ce doit être les débris d'une barrière de passage à niveau ! Un coup d'œil sur la carte — car sur le terrain, ce serait en vain — nous informe que la route de Boesinghe à Pil-kem passait ici. Nous pronostics étaient justes. Nous atteignons enfin les premières maisons de ce dernier village. Le centre de la localité est à deux ou trois cents mètres, mais impossible d'y accéder, car les Allemands lui font subir un marmi-tage sérieux. Ces maisons-ci nous permettent cependant de juger de l'état des autres. Il ne reste plus rien debout. Ici, une écremeuse rouillée et l'armature d'une roue de machine à battre le beurre dépassent le tas de briques et nous apprennent que nous sommes dans les ruines d'une laiterie. Je cherche un détail, une inscription quelconque qui permette cl'identifieir cette ferme. Finalement je découvre sur la machine une plaque en fonte, avec le nom : STEVENS-PATTOU mécanicien-breveté BOESINGHE C'est le seul indice qui pourrait révéler à un visiteur non averti que jadis s'élevait ici une paisible petite ferme flamande. A. MATAGNE. LES SDDUBTB FlUp EîMffiKPl ILS RECLAMENT UN PLEBISCITE POUR L ALSACE-LORRAINE Après de nombreuses discussions, les socialistes français chargés de formuler la réponse au questionnaire de Stockholm sur les buts de guerre ont fini par se mettre d'accord sur la question d'Alsace-Lorraine. Dans leur réponse, ils établissent très solidement que c'est la brutalité de la force qui a seule et contre tout droit tranché le lien entre l'Alsace-Lorraine et ia France. Cependant, ils demandent à la France de renoncer « à se réclamer exclusivement d'un droit cependant incontestable et évident » et de se prêter à un référendum lé-servé à la population indigène. Motif : « consacrer par un exemple illustre cette procédure: de consultation des populations qui peut seule, acceptée comme une règle d'application universelle, épargner au monde des calamités sans fin. » Ne voulant pas s'asseoir à ce vœu où il y a défaut de logique et excès de scrupule, deux membres de la commission, MM. Brae-jner et Levy, socialistes alsaciens d'origine, 6e sont abstenus au vote. Ajoutons que les socialistes 'français se prononcent nettement pour l'évacuation des pays envahis, la juste réparation matérielle des dévastations commises en violation des conventions de La Haye, dont ils rappellent que le général von Gru'nden,premier délégué militaire allemand, prit l'initiative. et insistent pour que la Belgique et le Luxembourg, « dont la neutralité "a été violée », soient en outre totalement indemnisés par les auteurs de la violation. -VWVW i , — Des arrangements préliminaires ont été conclus entre la Russie et l'Autriche pour l'échange, par la voie de la Suède, de prisonniers atteints de tuberculose. — On ne distribue plus de lait.à Vienne, qu'aux petits enfants et aux malades. Encore m taip français A LA BELGIQUE ^ Le « Rappel » a publié à l'occasion de l'anniversaire de l'entrée en guerre une belle lettre de M. Louis Martin, sénateur du Var, demandant aux peuples alliés de commémorer, après la victoire, « l'heure poignante où la valeureuse Belgique,maîtresse le laisser passer la guerre sans s'y mêler, sauva le monde, en s'offrant en holocauste pour la cause du droit. » « Un jour viendra, j'espère, écrit le sénateur du Var-, après avsi.yappelé l'héroïsme belge, où les Alliés vainqueurs, et les peuples libérés par eux, Tchèques, Polonais, et tous ceux qui éprouveront les conséquences de leur victoire, Danois du Sleswig, Arméniens, sentiront la nécessité de consacrer une même date au souvenir de l'effcyt commun de délivrance. Cette commémoration universelle de l'indépendance et de l'affranchissement des peuples pourrait-elle être fixée à une date plus significative que celle inoubliable, de l'intervention belge ? » Et M. Louis Martin conclut en « saluant respectueusement, en cet anniversaire de sacrifice et d'héroïsme, le roi et la reine des Belges, souverains au grand cœur, représentants chevaleresques du peuple martyr, et cet admirable peuple belge dont les générations à venir, chez tous les hommes dignes de ce nom, se rediront, avec reconnaissance, de siècle en siècle, la gloire et le dévouement. » NÎus remercions vivement le sénateur du Var et la direction du « Rappel » de ce précieux témoignage de sympathie. . <wvwv - — Le soùs-marin ollenvand « U-B-23 », qui était amarré prés de la corvette « Villa-de-Bilbao », a dû changer de mouillage. En ettet, la carcasse de la corvette étant renforcée de cuivre, tandis que 1' « U-B-23 » est construit en fer, il s'était établi un courant galvanique qui aurait pu finir par détruire le submersible allemand. La tyrannie allemande en Belgique Les assassinats et les exactions se multiplient Le général von Falkenhausen, jaloux, semble-t-il, des lauriers sanglants de von Bissing, allonge encore la liste de nos martyrs. Le 25 juin, il a fait exécuter cinq Belges coupables d'avoir voulu servir leur pays : Kuge, employé aux chemins de fer ; Descamps Jules, voyageur de commerce ; Descamps Lucien, idem ; Ver-boven, ouvrier agricole ; Watteen, idem. Trois autres condamnés à mort : Van Meersch, voyageur de commerce ■ Deblois, idem ; Dehoux, garde champêtre montois, furent grâçiés. Quelques jours plus tard, le 30 juin, vingt « traîtres » ont été fusillés ertVe/ V ble au Tir national ; parmi eux étaient trois femmes et une jeune fille de quatorze ans. Le 16 juillet, dit une dépêche de Z'Exchange Telegraph, trois frères, Henri, Léon et Charles Demoulins ont été fusillés ensemble pour haute trahison. La femme de Léon Demoulins a été condamnée à quinze ans de travaux forcés. Les arrestations de suspects se font en masse et les prisons de Bruxelles sont remplies d'hommes et de femmes aue les affiches boches qualifient de traîtres, mais qui sont en réalité d'admirables patriotes, martyrs de leur amour pour leur pays opprimé. Saluons ces héros de toute notre admiration. Ils vivront à jamais dans l'histoire de notre patrie et la Belgique se devra de leur rendre plus tard un hommage solennel. • —UWVV 1 Os mouvement diplomatique La censure nous a empêchés hier de publier l'information suivante qui a cependant paru vendredi dans l>j « Reul Parisien » rK :e « Temps » : (( D'importants changements sont en voie de réalisation dans le corps diplomatique belge. A la suite de la nomination de M. Jules Destrée au poste de ministre de Belgique à Pétrograde, le comte de Buisse-ret, qui occupait ce poste, sera adjoint à la gestion de la légation de Belgique à Londres, M. Pauil Hymans, ministre à Londres, étant fréquemment appelé, en sa qualité de membre du cabinet de guerre, à se rendre auprès du rot au grand quartier général belge. M. Peltzer, attaché au ministère des affaires étrangères, ira à Berne remplacer le ministre actuel le baron de Groote ; le baron Van der Elst, abandonnant le secrétariat général des affaires étrangères, devient ministre de Belgique à Madrid, en remplacement du baron Grenier. » • WVVY1 — EN ANGLETERRE SlMISSîON 8S ï. A, MILLE CHAMBERLAIN Londres, 9 août. M. Neville Chamberlain, directeur du service national, a remis hier sa démission à M- Lloyd George qui l'a acceptée. Selon le « Times », le brigadier général Gedcles sera appelé à réinstaller l'administration du recrutement. M. Arthur Neville Chamberlain avait pris la direction du service national en décembre 1916, lors de la formation du cabinet Lloyd George,, sur la demande du président du Conseil -.(Radio.) LE BESOIN D'HOMMES NOUVEAUX Londres, 9 août. M. Basil Peto, député unioniste au Parlement britannique, vient de faire connaître son intention de quitter la vie politique. Il estime que les problèmes qui se poseront pour l'empire britannique à l'issue des hostilités requerront de la part des hommes politiques anglais une énergie et une activité que seuls des hommes jeunes peuvent déployer. — (Agence Radio.) ■ 'WWV'\ ■ LES EXACTIONS ALLEMANDES EN BELGIQUE UN NOUVEL IMPOT Amsterdam, 9 août. En Belgique occupée, les Allemands commencent à prélever de nouveaux impôts sur les fortunes. Une taxe récente vise les propriétaires domiciliés en Belgique, qui disposent d'un capital mobilier minimum de 20,000 francs. Cet impôt s'applique à l'argent monnayé, aux billets dt banque, rentes viagères, assurances-vie, hypothèques, valeurs, etc. Le taux de la perception, qui est au minimum de 15 p. c. pour tout capital de 20 à 35,000 francs, aleint 3.500 francs pour un capital d'un million, avec augmentatjon de 25 Ofr. par chaque centaine de mille "tranes au-dessus de ce chiffre. — (Agence Radio.) — —— ' - -vvvvw LIRE EN 2° PAGE : Un maître homme j Représailles allemandes ; Les Echos ; L'ennemi repoussé en Roumanie- Saint-Trond reçoit des évacués des Flandres ; Contre Stockholm! Une manifestalion énergique des marins et ouvriers anglais Londres, 10 août. — Hier soir, une ma nifestation nationale a eu lieu à Westmins ter pour protester contre la propositioi tendant à ce que des délégués britannique: se rencontrent .avec des Allemands i Stockholm en conférence amicale. M. Havelock Wilson, président du Syn dicat national des chauffeurs et des gen: de mer, présidait, ayant à ses côtés MM Cathory, secrétaire du syndicat ; Seddon président du conseil! général de la Ligui des travailleurs britanniques ; David Gil mour, de la Fédération des mineurs écos sais ; YValsh, secrétaire parlementaire di Local Government Board ; Fischer, secré taire de la Ligue des travailleurs britan niques ; Appleton, secrétaire général de 1; Fédération des Trade-Unions; Green, pré sident de la commision exéeutive de h Ligue des travailleurs britanniques ; le ca pitaine Tupper, du Syndicat des chaut feurs et des gens de mer ; Jarrett, organi sateur en chef de la Ligue des travailleur: britanniques. Une lettre du ministre des Pensions Lecture est donnée d'une lettre de M. Bar nés, ministre des Pensions, qui écrit : <c Je suis entièrement d'accord avec iou. au sujet de l'inopportunité d'une conférenct à Stockholm. J'en suis l'adversaire, parc< qu'elle est contraire aux déclarations alité rieures des travaillistes et parce qu'aucun* bonne raison n'a été avancée qui justifu l'abandon de ces déclarations. « Cette conférence arriverait à un mo ment singulièrement mal choisi, car, eau ser maintenant des conditions de la pai: avec nos ennemis serait de nature à affai blir la Russie et à décourager ceux qui fon un effort si magnifique 'pour la remettra sur pied. « De plus, participer à une pareille confé rence serait faire affront à nos alliés dt France, d'Italie, de Belgique, d'Amérique Nous nous mettrions ainsi du côté de no: ennemis, plutôt que de nos amis. Je sui. iour l'adhésion aux déclarations antériev • :s et à la poursuite de la guerre. Les êvî< nements récents me fortifient dans cett> attitude. » Les fttftMtrlRf front contre Stockholm Lecture est donnée d'un télégramme di soldats du front, exhortant le meeting i ne pas oublier les hommes du vapeui « Belgian-Prince », noyés par les Aile mands. L'amiral lord Beresford écrit : « J'ai pleine confiance dans le bon seni et le patriotisme des travailleurs britanni ques pour empêcher des délégués d'aller i Stockholm. Si* le gouvernement le leur pei mettait, il perdrait son prestige et son in fluence. » Le président dit alors : Les pacifistes parlent comme s'ils étaien les seuls au monde à désirer la paix. Il n'ei est pas ainsi. Personne ne peut accuser h Grande-Bretagne d'être responsable de 14 guerre. Ce n'est pas nous qui avons cherché le guerre. Les propositions de Stockholm met traient le gouvernement en posture difficile Le peuple britannique est bien résolu à c< qu'il n'y ait à la guerre qu'une seule con clusion. Si les Allemands veulent la paix, il; l'auront demain, mais pas à leuirs conditions Il faudra que ce soit à des conditions équl tables, tenant compte des sacrifices faits pai la Grande-Bretagne et les autres pays. Les Allemands ont encore beaucoup à ap prendre et nous leur ferons appendre leui leçon. Quelle que soit la décision que la confé rence prendra demain ou n'importe quand les gens de mer refuseront absolument df transporter des délégués de paix. Au cour: de ces trois années de guerre, il n'y a pas line corporation qui se soit montrée plus pa triote que celle des marins. Nous avons fait face au terrorisme aile mand, dont le seul but était de chasser' les gens de mer de la surface des océans. Les Allemands n'y ont pas réussi, ils n'j réussiront jamais. Ils se sont rendus coupa bles d'assassinat sur mer. Et voilà les gens que les délégués de la paix veulent voir de: marins britanniques transporter à travers lf mer. Le vote On crie : « Ils n'en feront rien », au mi lieu d'acclamations. Tous les orateurs parlent dans le mêm< sens. Finalement, le meeting vote une réso lution contraire à l'envoi des délégués ê Stockholm. M. LANSING REFUSE D'ACCORDER DES PASSEPORTS POUR STOCKHOLM New-York, 10 ao/it. Pour la deuxième fois, Morris Hillquit un socialiste de marque, se voit refuser pai M. Lansing, ministre des affaires étrangè' res, le passeport qu'il sollicitait pour se rendre à la conférence internationale qu doit se tenir à Stockholm le 9 septembre prochain. *— - ■ -A/WWV '• 1 ■ -- ■-» LIRE EN 4° PAGE : Nouvelles de la Patrie belge ; Des nouvelles pour nos soldats. -W"l WA Les Illtiiiie gii Belo m UNE MUTINERIE A ANVERS? Londres, 10 août. Selon une dépèche d'Amsterdam à l'agence Reuter, le « Telegraaf » confirme la rumeur relative à la mutinerie récente des troupes allemandes à Anvers. 300 soldats allemands ayant reçu l'ordre de se rendre vsur le front d'Ypres, refusèrent de partir. Ils furent promptenient désarmés et ramenés. menottes en mains, à leurs casernes. L'OFFENSIVE EN FLANDRE Nouveaux assauts britanniques ' " ' Prise du village et de la crèîe de Weslhoek COMMUNIQUES BRITANNIQUES 13 heures. Al7 COURS D'UNE OPERATION DE DETAIL EFFECTUÉE AVEC SUCCES AU DEBUT DE LA MATINÉE A L'EST D'YPRES, NOS TROUPES ONT ACHEVE LA CONQUETE DU VILLAGE DE WEST-HOECK ET SE SONT EMPARÉES DES POSITIONS QUI RESTAIENT ENTRE LES MAINS DE L'ENNEMI SUR LA HAUTEUR APPELÉE CRETE DE WEST-HOECK.Sur le- flanc gauche du front de bataille, nos alliés poursuivent leur progression à l'Est et au Nord de Bixschoote. Des coups de main exécutés hier soir nous ont pei-mis de pénétrer sur un large front dans les positions allemandes à l'Est de Monchy-le-Preux, de faire sauter des abris et de bouleverser les organisations défensives. L'ennemi, qui a vigoureusement résisté en certains points, a subi de orosses pertes. Une contre-attaque allemande, déclenchée au cours de l'occupation par nos troupes du système de tranchées de première ligne ennemie, a été arrêtée par nos feux de mitrailleuses. Deux mortiers de tranchée et un certain nombre de prisonniers sont restés entre nos mains. 20 heures. L'ATTAQUE QUE NOUS AVONS EXE-CUTÈE CE MATIN A L'EST D'YPRES S'EST DÉVELOPPÉE SUR UN FRONT D'ENVIRON TROIS KILOMETRES DEUX CENTS AU SUD DE LA VOIE FERRÉE D'YPRES A ROULERS. SUR LA RIVE DROITE. UNE LUTTE VIOLENTE S'EST ENGAGÉE POUR LA POSSESSION DES HAUTEURS QUI TRAVERSENT LA ROUTE D'YPRIES A MENIN. NOS TROUPES ONT REALISE UNE AVANCE DANS CE SECTEUR OU LA LUTTE CONTINUE. AU CENTRE ET A GAUCHE LA RESISTANCE DE L'ENNEMI A ETE BRISÉE ET NOUS AVONS ATTEINT TOUS NOS OBJECTIFS. OUTRE WEST-HOECK ET LA CRETE DE WESTHOECK QUI SE TROUVENT A L'HEURE ACTUELLE ENTIEREMENT EN NOTRE POSSESSION LE BOIS DE GLENCORSE EST TOMBE ENTRE NOS MAINS. L'ENNEMI QUI A SUBI DE LOURDES PERTES AU COURS DE CES COMBATS NOUS A ABANDONNE DEUX CENT QUARANTE PRISONNIERS. Des coups de main effectués avec succès la nuit dernière d l'Est de Monchy-le-Preux nous ont encore valu quatre-vingt-six prisonniers. Au cours d'un raid allemand exécuté la nuit dernière au Sud-Est de Guemappes deux de nos hommes ont disparu. Un autre coup de main ennemi a été repoussé au Nord-Est de Gouzeaucourt. Les deux aviations ont montré hier une grande activité mais un violent vent d'ouest et d'épais nuages ne permettaient pas à nos pilotes d'attaquer facilement les aéroplanes ennemis. Ils ont exécuté avec succès dans la journée des opérations de bombardement et du travail en liaison avec l'artillerie. AU COURS DE COMBATS AERIENS CINQ APPAREILS ALLEMANDS ONT ETE ABATTUS. CINQ AUTRES CONTRAINTS D'ATTERRIR DESEMPARES. DEUX BALLONS ONT ETE EN OUTRE ABATTUS EN FLAMMES ET QUATRE AUTRES ONT ETE CONTRAINTS D'ATTERRIR AVEC DE SERIEUSES AVARIES.Quatre de nos aéroplanes ne sont pas rentrés. COMMUNIQUÉ BELGE Pendant la journée du 9 août et la nuit du 9 au 10 août, l'artillerie allemandes a été surtout active dans la région de Rams-cappelle. Le 9 août, dans la soirée, notre artillerie a descendu un avion allemand. Aujourd'hui 10 août, nous avons exécuté de nombreux tirs de destruction, de réglage et de neutralisation sur les batteries ennemies. L'aviation a été très active. les fmm! mtvm ses nm près de Bixschoote ILS REPOUSSENT DE FURIEUSES ATTAQUES SUR L'AISNE 14 heures. EN BELGIQUE, NOUS AVONS CONTINUE A PROGRESSER AU COURS DE LA NUIT. NOS TROUPES ONT OCCUPE PLUSIEURS FERMES A L'EST DE BIXSCHOOTE., A L'OUEST DE LANGEMARCK ET ONT CAPTURE UN CERTAIN NOMBRE DE MITRAILLEUSES. Au nord de Saint-Quentin, les Allemands ont attaqué dans la région du Fayet, sur un front d'un kilomètre environ. L'attaque a çté brisée par nos Jeux et refoulée avec des pertes, sauf au centre où des fractions ennemies ont pris pied sur un faible espace dans nos éléments avancés.Au nord de l'Aisne, la nuit a été marquée par une recrudescence de bombardement dans toute la région au sud d'AUemant et de Fislain. Vers quatre heures, l'ennemi a attaqué avec violence nos positions depuis la ferme du Panthéon jusqu'à l'Epine de Che-vregny.Des effectifs, évalués à troiè bataillons et appuyés par des stosstruppen, ont tenté l'assaut de nos lignes à plusieurs reprises. Sur la plus grande partie du front attaqué, nos feux, déclenchés avec précision, ont arrêté les assaillants en leur infligeant de très lourdes pertes. Des éléments ennemis qui avaient réussi à pénétrer dans une de nos tranchées, ont été tués ou faits prisonniers après un combat corps à corps au cours duquel nos soldats ont fait preuve du plus admirable entrain.- Nous avons maintenu toutes nos positions.D'autres tentatives allemandes notamment au sud d'Aillés, au sud-est de Che-vreux, dans la région de Vauquois, vers Avocourt et au nord-ouest de Filrey, ont également échoué sous nos feux. L'ennemi a laissé des prisonniers entré nos mains et subi des pertes setisibles. 23 heures. Au Nord de Saint-Quentin, 'activité soutenue des deux artilleries dans la région de t ayet. Vers 15 heures, deux attaques ennemies entre la Moulin de Mennechet et la ferme Cepy ont été arrêtées par nos feux. La lutte d'artillerie s'est poursuivie avec violence sur le front Panthéon-Epine de Chevregny. L'ennemi après le sanglant échec qu'il a subi ce matin, n'a fait aucune nouvelle tentative. Au dire des prisonniers l'attaque avait été montée avec le plus grand soin en vue de nous reprendre les tranchées conquises par nous le 30 juillet. Outre les trois bataillons déjà signalés, l'effectif engagé par les Allemands comprenait neuf détachements de troupes spéciales d'assaut et deux détachements de lance-flamme. Le chiffre total des prison, niers que nous avons fait au cours de cette action dépasse la centaine. En Champagne, après une préparation d'artillerie, les Allemands ont attaqué nos tranchées à l'Est de Maisons de Champagne. Aux deux ailes nos feux ont brisé'toutes les tentatives. Au centre, où les assail■ lants avaient pris pied, un combat très vif s'est engagé qui s'est terminé à notre avantage. Notre ligne est intégralement rétablie.Sur les deux rives de la Meuse actions d'artillerie violentes dans la région Cote 30i-Mort-Homme, et dans le secteur de Bezonvaux. LA POSITION STRATEGIQUE DE WESTHOEK Front britannique, 10 août. Les troupes britanniques s'étaient emparées le 31 juillet une première fois du village de Westhoek, bâti sur une crête de cinquante mètres et, pour cette raison même, d'une importance tactique considérable.On comprendra mieux la difficulté qu'il y avait à s'en emparer et à y demeurer lorsqu'on saura que la crête de Westhoek était protégée à l'ouest par un bois étendu et touffu où les mitradleuses ennemies se comptent par centaines : c'est le bois redoutable de <i Polygone Wood ». Mettant à profit ces avantages, l'ennemi avait rejeté nos troupes de Westhdek dans la nuit du 31 juillet au 1er août ; nous demeurions au bas de la pente. Cependant, de la crête, l'ennemi dirigeait un feu plongeant non seulement sur nos troupes qui se trouvaient à son contact immédiat, mais par enfilade, sur nos éléments tenant garnison vers le nord. C'était une première raison pour enlever la position ; de plus, la crête, par son élévation, devait nous donner de l'air vers ces bois répandus sur les pentes orientales. Voilà pourquoi fut résolue Texpédition de ce matin, opération limitée et clans ses objectifs et dans ses moyens ; quelques unités seulement furent engagées, simple incident, mais incident heureux dans la bataille des Flandres. Le temps demeure orageux et incertain.. TOW - i.«i m tus rtuifiE L'Italie, l'Adriatique et la mouvement Yougo-slave La Conférence de Londres est terminée et les notes publiées au sujet de ses travaux ne nous apprennent pas grand'chose sur un des problèmes les plus graves de l'heure actuelle. La question yougojslave doit cependant avoir été traitée dans les conversations les gouvernements alliés. Elle avait été mise trop bruyamment à l'ordre du? jour par le manifeste de Corfou pour n'avoir pas été un des sujets principaux des en tretiens de Londres. LE MANIFESTE YOUGO-SLAVE DE CORFOU Le manifeste, signé par M. Patchich, ministre des Affaires étrangères de Serbie et par 1 avocat Troumbitch, président du :omité pougo-slave de Paris-Londres, annonce la constitution, sans solution de con-tinuité territoriale, d'un vaste état serbe, croate et Slovène ce qui signifie un état înglobant la Serbie, la Croatie, le pays des Slovènes, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et l'Albanie. Les délégués qui ont élaboré les clauses de ce statut se disent qualifiés et autorisés à traiter pour les

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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