Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

217 0
close

Pourquoi voulez-vous rapporter cet article?

Remarques

Envoyer
s.n. 1915, 05 Fevrier. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 20 juin 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/9p2w37mr8b/
Afficher le texte

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

LE XX SIECLE g XV J.A 1 ^ • «VII ! • rédaction & administration , ^ 28 ter rne de la Bourse — LE HAVRE Téléphone: Le Havre 11° 14,05 OFFICE SPÉCIAL A LONDRES : 21 Panton Street (Broadmead House) London (S. W.). Directeur : FSEKÀND ÎÎEURÂT Tontes les communications concernant la rédaction doivent être adressées aux bureaux du.'XX' SIÈCLE, a8ut,me de la Bourse, Le Havre, avec la mention : il Rcriartinn )> iHUlfi VVU %J JL w ? 1AV4 JL s JLKJ ABONNEMENTS : Franco 2 fr. 50 par mois. » 7 fr. 60 par trimestre Hors France.. 3 fr. » par mois. » ..9 fr. » par trimestre Angleterre.... 2 sh. 6 d. par mois. » .... 7 sh. 6 d. par trimestre PUBLICITÉ Correspondance de réfugiés et communications personnelles : Sur le Continent: Les 3 lignes O fr. 50 La ligne supplémentaire 0 fr. 25 Angleterre : Sa ligne 3 d. Oajotidien belge peraisssot au Havre lllîfillÉ [11112 ait si misé? •M. Charte» Maurras constate, dans l'Action française du samedi 2 janvier, la faillite «te l'internationale scientifique, littéraire, socialiste, capitaliste. Seule, d'après ' Uni, l'internationale catholique a donné un ■signe patent do vitalité autonome. Preuve alléguée par l'éroinent écrivain : « Seule-, l'organisation catholique a donne un signe fiaient de vitalité autonome : cela s'est passé en Allemagne quand on y y connu la nouvelle de Varreslalion du cardinal Mercier ; l'émotion des Allemands Mlholiquss a été telle que l'administration fin/périale a dû retirer ses décrets et dé-I mentir ses actes. Ainsi, jusque chez les ' barbares, il a brillé comme un rayon d'hu-[ bwnité intelligente. Et cela par lu seule | L'er/u de l'Eglise. » ■Suit éloquent couplet sur le grand bienfait de l'internationalisme catholique. Citons encore : « En attendant, nous sommes de ces nationalistes qui ne méprisent ni n'avons jamais méprisé dans les choses humaines l'humanité, l'universel, ni, par conséquent, Xa seule institution organique et vivante dont l'esprit soit universel, te catholicisme. 'C'est justement parce que les nations se font, au ras du sol, une guerre atroce, qu'il nous parait honorable pour notre espèce que, dans le ciel, plus haut, itlus loin que le chemin des taubes, existe un lieu où se rencontrent et puissent converger des prières de même rite, exhalées d'dmes ennemies. Il nous parait aussi beau et bon qu'il \subsisle malgré tout des points commua sur lesquels établir plus lard des éléments j île communication. » Nous nous flattons' d'être tout à. fait d'accord, en principe, avec M. Charles Maurras. îvous aussi, nous sommes de ces nationalistes qui n'ont jamais méprisé^ l'universel dams le» ctoses humaines. La santé morale dos nations résulte, à nos yeux, d'un dosage convenable du nationalisme et. de l'internationalisme, sentiments différents, mais no» point exclusifs l'un de l'autre, bien an contraire, puisqu'ils répondent h deux besoins également évidents de lu nature humaine. Il faut que les hommes hj^ Jveirt sur lu terr.: et regairden:! le ciel, qu'ils [ } cramponnent au sol et s'élèvent dans f/ pur. Le nationalisme enracine cl accroît, f les limitant à une communauté précise, ^-3 facultés qui requièrent un but immédiat pour donner toute leur mesure. L'in-! ter-nationalisme adoucit le nationalisme, qui tend, par sa pente -naturelle, au mépris et à la haine de tout ce qui est étranger. Il ipcnnet aux nations de lutter entre elles sans être toujours ennemies. Il leur permet surtout de se réunir pour entreprendre, dans l'intérêt de l'humanité, des tâches inaccessibles aux plus fortes individualités [ nationales. En raison de ses origines, de la multitude de ses fidèles, de sa force de rassemblement, en raison surtout de sa prise sur I les taies et de son caractère d'universalité, aucune internationale, même si nous m'étions pas catholique, ne nouls paraîtrait plus bienfaisante que l'Eglise romaine. Mais ce n'est pas la question. La question est uniquement de savoir si l'internationale catholique a résisté à la tempête qui, iiiepuis six mois, a emporté toutes les outres, et si les faits autorisent M. Maurras fi l'excepter de son éloquente déclaration de failli të- i * & * Hélas ! il ne nous est pas possible de ratifier, sur ce point, les conclusions de notre éminent confrère Nous croyons qu'il s'a-tiuse. Il chevauche magnifiquement une superbe chimère, une espèce de jument de Roland qui a toutes les verlùs mais qui n'existe pas. Sans doute, M. Maurras a Ciont fols raison de rappeler à la prudence les journalistes qui tracent, chaque matin, ses devoirs au Saint Père et qui infèrent Bon impassibilité ou son impuissance du fait que tes résultats de son action, dont nul catholique n'a le droit de douter sans pécher contre le respect filial, ne s'affichent point dans les journaux. Les histoires des journaux ne sont pas toute l'Histoire. Mais en ce qui regarde les communautés catholiques des nations belligérantes et des nations neutres, rien ne nous interdit de noter leurs sentiments, d'apprécier leurs actes, de faire le dénombrement, parmi elles, Ml vue de régler, pour aujourd'hui et pour demain, notre conduite à leur égard, de nos amis et de nos ennemis. Catholiques allemands, autrichiens, espagnols, hollandais et suisses appartiennent, comme les catholiques belges, à l'Eglise enseignée. Nous n'avons jamais été, vis-à-vis d'eux ni vis-ù-vis de notre mère commune, des frères ;tle seconde classe. Sans compter le devoir de correction fraternelle que le cathéchisme impose expressément à tous les catholiques, l'intérêt et l'amour de notre patrie, mille fois plus chère à notre cœur depuis qu'elle est mutilée, nous commandent de (tresser ce1 bilan et de faire ce recensement.De quelque côté qu'ils se tournent, les catholiques belges rencontrent chez leurs hères indifférence et injustice. M. Charles Mourras a vu des signes d'émotion chez !çs catholiques allemands après l'arrestation du cardinal Mercier ? Nous lui serions infiniment reconnaissant de nous permettre, en nous citant des faits précis et démontrés, de nous associer à sa joie. Dans tes journaux catholiques d'ou.tre-Rhin et. 'tans la lettre pastorale des évêçrues allemands, nous avons cherché on vain la moindre trace d'affliction ou seulement de pitié. M. Trimborn, député catholique de Cologne, présentement préposé Bruxelles it. la direction des cultes, o dit que c'était . bien fait. La Gazette populaire de Cologne a démontré... à 1 Osservatore romano que le cardinal Mercier, tranquille dans son palais, libre dans son diocèse, appréciait enfin à leur prix les bienfaits de la Paix Allemande I Pas une voix ne s'est élevée, d'ans toute l'Allemagne catholique, en faveur des prêtres assassinés dont' la presse nipérialû n'a pas rougi d'insulter le tombeau. Mgagg—a—ga—b—ictmiami-f «—o—a j i»ivii>jia3wwii Ivlih : I —-— £es français s'emparent î k la position te passives >s •— Paris, i février, 15 h. 30. AU NORD DE LA LYS, combat d'artillerie particulièrement vif clans la région de Nieuport et de Notre-Dame de Lorette. A l'OUEST DE LEN'S, l'attaque allemande prononcée dans la matinée du 3 a été refoulée par le feu de notre artillerie, qui a également arrêté le bombardement dirigé contre la route d'Arras à Béthune. DANS LA REGION D'ALBERT ET DU QUESNOY-EN-SANTERRE, nousi avons détruit plusieurs blockhaus. Dans TOUTE LA Y:\LLEE DE L'AISNE, combat d'artillerie où nous avons pris l'avantage.Les trois attaques signalées hier soir contre nos tranchées de LA REGION DE I'ËR-THES - MESN1L-LES-HURLUS - MASS1-GES, ont été effectuées par des forces ennemies sensiblement égales à un bataillon sur chaque point, Les^deux premières ont été complètement dispersées sous le feu de 1 e- notre artillerie ; la troisième, a,u nord de le Massiges, a profité de l'explosion d'une mi- , ne pour se porter en avant. L'ensemble de , e- ta position a été pris par nous. De nouvel-, a les tranchées ont été construites à quelques e, mètres de celles que les sapes allemandes li- avaient bouleversées et qui étaient devenues inhabitables. iU La journée a été calme en ARGONNE. 18 DANS LA WŒVRE ET DANS LA VALLÉE DE LA SEILLE, nous avons obtenu ,'J' des succès d'avànt-postes et dispersé des a" convois ennemis. n. DANS LES VOSGES, quelques rencontres R- ont eu lieu entre patrouilles de skieurs et 4 il- line légère progression do nos troupes s'est j n- produite au sucl-cst de Kolscblag et au j :>n nord-ouest de Ilartmannswitlerkopf. Le dé- < nt gel commence. a- sur chaque point. Les deux premières ont e P * 'il Pias plus qu'il n'avait rcterni nos coreli-:e gionoaires allemands de se faire les compl-i-ie -ces des atrocités de leur armée, l'internu-?c lioiinaiisme catholiqu'e n'a provoqué en no-è- tre faveur, chez les Italiens, Les Hollan-r>- dais, les Suisses, les Espagnols, une seule 'il manifestation collective de solidarité. Aux n yeux de M. Maurras, leur froideur, leur in-5s justice même, vis-à-vis de la France, n'est pas tout à fait sans excuse. Si notre état de réfugié ne nous interdisait de discuter ce c" point de vue, nous pourrions répondre r" qu'une instinctive générosité, à défaut d'in-telliigence politique, aurait, pu leur inspi-rer, à l'égard de la France anticléricale, aine indulgence au moins égale à celle c' qu'ont témoignée à la catholique Belgique , les antiicléuicaux d'Espagne et d'Italie. Quoi J" qu'il en soit, ils n'avaient, ils ne pouvaient -l" avoir contre le peuple belge, en tant q-ue [" catholiques, l'ombre même d'un grief, si le ce n'est peut-être notre prétention à ne nous ;s laisser devancer par personne jjuand l'E-glise romaine faisait appel au iT^vc-uernent f et à la ctiardté de ses enfants. Quel secours nous ootii'ls dionné, quel ap-pu,i avons-aious trouvé chez eux ? En déchi-rant le traité européen qui garantissait la 1: «neu'tralîifté de la Belgique, l'Allemagne a at-11 taqué dans sa racine la ciiviMsation chré-tienne. En diésâgnant particulièrcment le H clergé catholique aux fureurs de leurs sol-s dats, les chefs de l'armée allemande ont déchaîné des horreurs sacrilèges compara-^ bles aux abominations perpétrées par les l" boxers chinois, en 1900, contre les mission-s naires et. c-ontre les religieux, et sur lesquelles Guillaume II appelait, en ce temps-l" rindiignalion des hommes e!t la ven-1_ geance du Ciel. Rien que pour ces deux r motifs, la Belgique envahie, la Belgique martyrisée avait le droit de compter, dans 5 les pays neutres tout au moins, sur le sou-lt lèvement unanime de l'opinion catholique. D'autre part, germanisme et Luthéranisme dépendent l'un de l'autre, selon M. Maur-L" ras. comme l'effet de la cause. N'est-ce pas '' un des thèmes favoris du brillant polémis-le que l'antinomie essentielle du mysticisme R (allemand et de l'ordre catholique ? c Or on sait ce qui advint. Nous ne fatiguerons point nos lecteurs en refaisant le comote des silences complaisants, des défections inattendues, des inexplicables compli-.- cités qui ont aggravé le poids et l'amertume e de nos malheurs. Assurément, il y a eu en .- Suisse, en Italie, en Hollande, en Espagne, e d'honorables et éclatantes exceptions, d'au-e tant plus précieuses à nos yeux qu'elles ont ii été plus rares, d'autant plus méritoires que i la solitude de nos avocats. Don Quichottes e perdus dans des déserts d'indifférence ou i, d'hostilité, les expose à des périls sans nom-i t bre.Nous ne les oublierons pas. Nous avons u trop souffert de l'ingratitude pour être ja-i't mais ingrats. Mais qui nous reprocherait de •s prendre des sûretés contre les désillusions, it source de douleurs plus vives et plus is cruelles encore ? Nous avons été dupes ; s nous ne voulons plus l'être. Nous croviens, > avant la guerre, à la réalité et à l'efficacité i- de la solidarité catholique internationale. )- Contre l'injustice, la brutalité, la sauvage-rie, ce bâton vermoulu ne nous a servi de J, rien. Il n'a -n>tégé ni notre sol. ni nos prê-r 1res, ni notre Université, ni notre cardinal, s Peut-être, n'en''serions-nous pas où nous en î- sommes si, comptant un peu plus sur noijs-s mêmes, nous avions moins compté sur cet )- illusoire appui. Ses débTis jonchent le sol. s Les ramasse et les recolle qui veut : les ca->- tholiques belges, en ce moment-ci, ont au-s tre chose à faire. r Feniand NEURAY. e 5 lits prorls tu JCeîîawfe LE « TELEGRAAF i> CONTRE M. VON MALL1NCKRODT s Amsterdam, 1er février.— Le directeur du z " Telegraaf », M. J.-C. Schroder, vient d'in- i- tenter une action de 10,000 florins de dom- s mages et intérêts au lieutenant J. von Mal- t- linckrodt, attaché au camp d'internement des soldats belges ù Zeist. s '. Le lieutenant von Mallinckrodt aurait dé- t. claré publiquement dans un café d'Amster- ■- dam que le « Telegraaf » était subsidié par a le gouvernement anglais pour créer une e opinion favorable aux alliés. e Note de la Rédaction. — Le lieutenant s von Mallinckrodt, d'origine allemande, se- t rait le neveu de M. von Mallinckrodt, d'An- i vers. Il a accompagné en Albanie le cplonel e Thomson, qui fut tué à Durazzo. C'est lui - qui commandait, au camp de Zeist, le pelo- - ton qui tira sur ; les soldats belges mutinés - «t en tua plusieurs. 11 paraît qu'il traitait , sans mansuétude les Belges qu'il accusait - d'avoir maltraité « son oncle » d'Anvers et ; d'avoir détruit et pillé ses propriétés. Le - «Telegraaf u releva le fait. D'où,sans Soute, la sortie du lieutenant — et le procès. gei commence. ki Belges et les Mmu « t.c roi ASbert est le souverain idéal. » Noire éminent confrère, M. Hamilton •Fyi'e, l'envoyé spécial du « Daily Mail » à lJetrogrud,nous fournit des renseignements sur la façon dont sont accueillis les noms du roi Albert et de la Belgique par les Rus* ses. Au théâtre impérial, on joua une pièce d'Andreef, qui esl l'auteur dramatique slave le plus en renom et le plus puissant parmi les n jeunes ». Elle s'intitule : « Roi, Justice et Liberté. » Quand le roi Albert apparaît, ou tout au moins le personnage qui le repré* sente, le comte Clermont, qui parle comme lui de Justice et de Liberté, ce sont des maj mfestations émouvantes d'enthousiasme. . De même, la n Brabançonne y esi bissée, trissée, et l'on applaudit avec chaleur — comme de juste ! --le « Bojé tsara Khra'ni » russe, la « Marseillaise », l'ÏIvmne serbe, 1 Hymne japonais — et le «Ruîe Britannia», qui remplace le « God save (lie King », parce que l'hymne national anglais ràpp'elto aux oreilles russes le « Heil dir im Siegei' Krang » allemand. Et qu'entend-t-on dans les couloirs, pendant les cntr'actes...M. Hamilton Fyfe nous rapporte dans le u Daily Mail » quelques bruits de conversations qui rempliront les Belges de fierté : Imaginez-vous, dit une jeune femme russe de la haute société, ce nue l'empereur allemand donnerait pour être un héros mondial comme le roi dos Belges. Pensez donc combien différent sera le verdict que l'Histoire prononcera sur l'un et l'autre. Le roi Albert sera proposé à l'admiration des générations futures comme le Souverain idéal : vaillant, noble, modeste ; un fidèle ami de la paix, mais quand son pays fuf attaqué, un guerrier éprouvé, un véritable chef do son peuple... Quand ù l'empereur Guillaume, que dira de lui l'Histoire ? —- Elle dira, intervint avec impétuosité un jeune officier russe, qu'il avait l'ambition de Napoléon, sans en avoir le génie. Que son peuple fut ennuyé par les manifestations de sa bruyante vanité en temps de paix et que ses généraux, en temps de guerre, maudirent le touche-à-tout qu'il était. Que l'on ne pouvait pas avoir confiance en sa parole. Qu'il n'y avait pas de place pour le sentiment de l'honneur dans son caractère débile. Qu'il s'est rendu coupable d'un des crimes les plus révoltants qui aient jamais été commis, quand, de propos délibéré, il envahit et ravagea la Belgique, un pays qu'il s'était engagé non seulement 4 respecter, mais à défendre I Des mots tels que ceux-là sont réconfortants, si nous avions besoin de réconfort, car, — ainsi que M. Hamillon Fyfe le fail observer avec beaucoup de raison, — si l'Allemagne se bat pour des avantages territoriaux et économiques, pour de l'argent, si l'Autriche se bat pour maintenir sa domination d'un autre âge sur les Slaves, parmi les Alliés, on trouve la Serbie qui combat pour son existence, la Russie qui défend le droit à l'existence de la Serbie,, d'une petite nation nienacée par l'Autriche, la France et la Belgique qui se défendent contre une attaque brutale et sans provocation aucune de leur part, la Grande-Br?tsgne qui tient ses promesses faites à la Belgique, îe Japon qui tient son engagement à l'égard de la Grande-Bretagne. Aucun sentiment égoïste ou bas ne mit les armes aux mains des Alliés. D'aucuns repoussent une agression traîtresse autant qu'injustifiée. D'autres courent h leur secours, fidèles à des engagements pris. Notre devise commune est : Justice et Liberté ! Un ssu d usité serait désirable u De divers côtés on nous fait remorquer & manque d'unité qui règne dans les mesurés [irises à l'égard des fonctionnaires belges. Dans certaines administrations centrales, les fonctionnaires continuent f( toucher l'intégralité de leur traitement, d'autres sont à la demi-solde, d'autres ne touchent plus uin sou. Il parait bien cependant qu'une règle uniforme répondrait mieux à l'équité et que tous les fonolionnaires mis momentanément en disponibilité par suspension d'emploi devraient subir -le même sort et toucher-soit l'intégralité, soit égale portion de leur traitement.Quant ù la suppression totale du traitement, elle esl une mesure extrême qui nous .semble soulever des objections telles que pas une administration centrale ne peut, on co moment, y avoir recours. un ici « muni; M. von B'ethmarjri-Holiweg se débat dam fos mensonges et essaie en vain de s'eo dépétrer. Peu importe d'ailleurs. La diplo matie allemande et son chef sont convain eus de duplicité, de fourberie et de fau: e aux yeux du monde entier. e -Maximilicn Haïtien o. dit, il y a quelque, i- mois déjà, que l'Allemagne avait tort cl c s'excuser de faire la guerre, qu'elle l'a fait 1- dr- propos délibéré, QU'ELLE DEVAIT Li s FAIRE ! ?_ La Dculsche TacjeszeUung, qui reprodui le mieux la pensée des milieux où vit 1 chancelier impérial et où il cherche se: iinspirations, n'hésite pas à déclarer qu l'Allemagne guignait depuis longtemps 1 11 logique, qu'elle voulait nous prendre. E s voici comment elle s'exprime : La possession de. In Belgique, déclare su s un Ion doctoral l'organe berlinois, est es ^ scnlielle à Vexistence de Vempire allemand t L'avenir de la Belgique — sous la boite aile J viande, bien entendu — est une quesiio: ■- de vie ou de mort pour la Confédération. LyAllemagne, et avec elle tout le peupl , allemand, est unanime (?) clans l'opinioi t/ue jamais (eic) et dans aucune circons tance, elle ne permettra que les influence des puissances occidentales soient prépor, jj dorantes en Belgique, ni directement, ni ir, directement, ni du côté de là terre\ ni d côté de la mer. Pour s'en assurert VAllemagne doit avoi des garanties, et ces garanties, elle ne peu les créer que par sa puissance militaire ( économique, et par la. réalisation d'une vc lonté politique correspondante, r) L'agression de la Belgique était donc vor .. lue, préméditée. L'Allemagne, comme le d J « la Métropole », et surtout la Prusse pre ' paraient depuis longtemps l'annexion d'u ,t petit pays où tanit'de leurs nationaux troi '' varân-t un accueil empressé et la source d plantureux revenus. 0 Or, veut-on savoir maintenant commer la « perspective » seulement d'un tel act 0 a été appréciée en Prusse il y a moins d'u ' demi-siècle ? q Voici : L, On se rappelle qu'en 1870, Bismarc étonna le monde en publiant un documer i crit par Benedelli, l'ambassadeur de N; 1 pblj&oii îJri, h r.oijiin, et qui 6tait, disai „ l'homme de' la dépêche d'Ems, un projc i de''traité par lequel, dans certaines con'd i' lions, la Belgique devait être cédée à 1 France. 0 On sut plus tard par les aveux de Bent i' dotti, que ce fameux projet avait été ddet par... Bismarck lui-même. Au moment d i4 sa publication, il n'en fit pas moins un brui s énorme. 5 La taxe sur les absents s z ° Le gouvernement belge va adresser à tou s tes les nations neutres une protestatioi énergique contre la taxe imposée aux at ^ sents par le gouverneur allemand de Brv ■ xolles. ' Cet acte de -spoliation est sans précédera dans l'histoire des guerres européennes.Le Allemands eux-mêmes s'en sont épargné . l'odieux, en France pendant la guerre d ■ 1870. Pour infliger le même traitement au. I" [ Alsaciens.Lorrains, ils ont attendu que 1 ;• traité de Francfort, en ratifiant leur coi: '' quête eût fait les Alsaciens-Lorrains leur p sujets. On se souvient que le gouvernemen d-p 'i-lin frappa de taxes et d'amende; • voire d» confiscation,les habitants qui,aprè 11 la guerre, n'auraient pas réintégré leur de r micile dans un délai donné. Que le cas soit différent aujourd'hui : i n serait évidemment superflu de le démor L" trer. Sans doutej'intervçntion des neutres, qi Q a déjà obligé les Allemands à respecte 1 deux ou trois fois, en Belgique, l'équité c leurs engagements, ne s'exercera pas e: '" vain. :> Nous publierons prochainement lo text de la protestation du gouvernement belge Celui-ci. — ajoutons-le, — ne négligera au cun des moyens en son pouvoir, pour épai ■ gner aux Belges qui ont été obligés de qu:: i- ter leur patrie les effets cle la piraterie gei ù manique. t Nous avons déjà dit que l'initiative de 1 e taxe sur les absents revient a.u conseil coir e munal de Gand et, en particulier, à M. 1 it bourgmestre Braun. Nous avons dit égak - ment que la députaton permanente de 1 e Flandre Orientale a, fort sa.gement, ainnul t la décision de l'édilité gantoise. Celle-ci. ht n las! n'a pas tardé à trouver des imitateur: a On nous écrit de Bruxelles que M. Ra e mond Bon, conseiller communal delà cap: s taie, a prononcé à l'Hôtel de Ville une vie a lente philippique contre ceux de ses cône s vv»tv>' -u'ii a appelé élégamment « les dt l- serteurs ». : Voilà irai s'appelle travailler pour le rc de Prusse.. ; LEURS ABOMINATIONS s une fournée de 540 otages belge rentre AU pays s Lo correspondant du n Tijd » à Roosen ;. daal raconte qu'il a assisté samedi dernier , à Matines, au retour de 510 civils belges i- qui avaient été pris comme otages au ino à ment de l'invasion allemande et envoyés ci n Allemagne comme prisonniers de guerre Ils semblaient épuisés, dit-il ; un certaii l- nombre d'entre eux avaient été conduits i e l'hôpital ; les autres auraient été interné! it dans un fort. Un de ceux qui allèrent, à l'hôpital a dé ;t claré au correspondant du « Tijd » que U :- Pape était intervenu pour leur libération mais la plupart d'entre eux sont d'avis qui les autorités allemandes étaient dans l'im s possibilité de nourrir tous les prisonniers s En tout, cas, ils se sont plaints unanime o , ment de la mauvaise nourriture qu'ils on reçue en Allemagne. aune i™ c i e u f f g » i#> s Or, que pensait-on à ce moment en Aile- j, i magne, de cette prétenduie violation projc- - tée de la neutralité belge ? Il suffit, pour ré- j, - pondre à cette question, d'ouvrir la collec- ), J lion pour 1870 de la « Kolnische Zeitung » \ pour y lire l'article suivant : <] l Le traité présenté à la Prusse (le projet a 3 Benedetti) place Napoléon au ban de toute r 1 l'Europe. Ei les Etats chrétiens de l'Europe r sont encore unis par un lien commun, s'il „ t existe encore un ESroit des nations, si les ? 3 traités conclus au nom de la Sainte-Trinité p ' ont encore quelque valeur et méritent quel- , ^ que considération, l'homme qui foule si bru- j t talement aux pieds toutes les lois divines h et humaines, comme le fait ce Louis-Napo- f' r léon, dot être banni de leur société. n Lorsque, sans cause ou raison, il prémé- 1; . Site de se saisir de la Belgique, dont la neu- ^ i i l'alité est reconnue et garantie par tous les j1 gouvernements européens, il se rend coupa- p ' ble de rien moins que de haute trahison en- c ' vers les Puissances.il les provoque chacune s et toutes,et elles seraient bien lâches si elles , - devaient laisser ce défi sans réponse. c j Combien de temps encore l'Europe se lais- s sera-t-elle menacer et abuser par un aven- Jj r turier sans droit à la couronne? Jusqu'à t quand los monarques européens souffriront, li t ils parmi eux la présence d'un homme qui, comme un bandit de grand chemin, dirige ; son pistolet sur ses voisins et leur demande, s ~ menaçant : « La bourse ou la vie! » I • 1] S'il y a un tribunal des nations, voilà cer- n a tes un cas qui tombe sous sa juridiction! e _Remplacez dans ces imprécations « Louis Napoléon n par « Guillaume II » et vous t pourrez les appliquer très exactement à la d e Prusse de 1914. c 1 î Oui, Guillaume II est un bandit de grand chemin qui, en dirigeant son browning sur <; _ la faible Belgique, lui a dit : « L'honneur i î «a lu vie I n ; oui, la violation de la neu- -l iralilé de n'Otre pays a placé le Kaiser au s ' jtan de l'Europe ; oui s'il existe encore un 1 I cuoil cles nations, si les traités sont auiire j j chose qu'un « chiffon de papier », les peu- i pies du monde entier doivent se lever pour o châtier un semblable crime de haute Ira- / bison internationale. c 6 Ce n'est pas nous qui le disons. C'est la s e n Kolnische Zeitung n de 1870, qui con- l iamne sans c-rreur possible l'Allemagne ( impériale de 1914 1 ] lissaisssffisssŒ ? LA PROPAGANDE PfiO-BELOE ^ EN BULGARIE ? v i ! On sait qu'à la suite de sa tournée de " conférences en Italie et en Roumanie, M. t Georges Lorand devait aller en donner s d'autres à Sofia. s Mais, à la dernière minute, désireux d'ac-s compagner à Rome son ami, M. Ghenadieff, \ ancien ministre bulgare, M. Lorancl a dû y e renoncer. Il s'en est expliqué à M. Laurent De De-s ken, l'honorable agent commercial de la a t Belgique à Sofia, clans une lettre où il dit c , notamment : n ^ ij J'aurais été aussi désireux que vous voulez bien l'être, après les tournées de 11 J conférences, triomphales pour notre pays, e que j'ai faites en Italie et en Roumanie, do donner aussi des conférences ici et à Roust-j chouck et Philippopoli. Je ne cloute pas des Sl r chaudes sympathies de nos amis les Bulga- p t rcs pour la Belgique trahie, assassinée, vio- . j lentéc et dévastée par une horde de bri- , gands, qui renouvellent chez nous les pires ' e horreurs constatées il y a deux ans, dans : les Balkans, par la commission Carnegie, ® et que j'ai relatées dans lo livre que j'ai ^ consacré à ses travaux, où je plaidais la T cause des Bulgares. Or, nous sommes dans J? une situation pire que celle où ils étaient il , y a.deux ans et cela pour avoir été fidèles j ^ aux traités que l'Allemagne déchirait en se parjurant. Les Bulgares qui sont une na- s e lion honnête doivent se sentir solidaires do „ la cause du droit et de la civilisation, de la , 1 cause des petits Etats, que nous défendons î j au prix de tout ce qui nous était cher et que, heureusement, nous sommes sûr cle p faire triompher. J'aurais voulu leur dire à quel point, nous sommes dignes des sympa- " thies qu'ils nous témoignent et de l'aide . . qu'ils apportent à ceux qui, chez nous, au-. jourd'hui, souffrent de la faim, sous le joug f . des nouveaux barbares qui nous ont tout ^ volé et maintenant nous affament. ,j n Je no puis malheureusement pas m'ar- I rêter à Sofia, où je suis arrivé on pleines ' fêtes de Noël ; je dois m'embarquer mercre- x di à Dedeagatseh pour retourner en Ilalie p où j'ai encore des conférences à donner, travail utile pour la cause do notre pays. ^ u Je vais profiter du temps que je devrai ,T g passer à Dedeagatseh, en attendant le départ du bàtéau, pour écrire ma dernière _ conférence do Bucharest et la faire publier; on vous en enverra des exemplaires quo T 1 vous pourrez d_onner à nos amis Belges en | Bulgarie ot à nos amis les Bulgares oui voudront certainement prêter quelque attention à la voix de celui qui'a plaidé leur cause quand ils étaient opprimés et nui fait appel a à leurs sentiments de solidarité on faveur de son pays opprimé. Et je lie doute pas que , l'opinion bulgare, comme colle de tous les p pavs libres et colle de tous les hommes civi- {. lisés, ne se range de plus on plus de notre côté, c'est-à-dire du côté du droit et de la • .civilisation, contre les barbares allemands V qui veulent ramener l'Europe au règne de la , force brutale. » . 1 ]c ~ ce — Canetown, 4 fev. — Le rebelle Komp ti s'est rendu. ( A la bataille Ses Dîmes lombats acharnés vers \m:stlm)e L'envoyé spécial du « Daily Express » sur a frontière belge télégraphie que les Alle-nands ont fait, dimanche, une nouvefle enlalive infructueuse pour reprendre le errain perdu par eux entre Nieuport el Vostende. Ils ont de nouveau été repoussés !ans les dunes où ils ont abandonné un frand nombre de morts et cle blessés. Renforcés alors par deux bataillons de éserve amenés d'Ostende, les fusiliers mains allemands parvinrent à défendre leurs etranchements jusqu'au moment où les ;oumiers algériens et marocains chargè-ent., droits sur leurs étriers et liront, en ilein galop, en poussant des cris terrifiants. Une véritable panique s'empara alors dos dlemands, qui essayèrent J "" re- raite ; mais, incapaliles d'avancer dans es dunes, un grand nombre d'entre eux urent massacrés. L'artillerie alliée a remporté un succès narqué, ces jours derniers, quand elle a lombarde les maisons situées au sud-est de .Vostende et qu'occupaient les officiers allemands. Aucune habitation, dans cette parie de la côte, n'est actuellement oceupeo iar des civils, on dépit des affirmations ontraires de l'ennemi. D'autre part, le tir dirigé par les batteries le terre installées au sud-est do Nieuport loritre les positions allemandes a été pnrti-ulièrement efficace. Une formidable cxplo-iion, qui s'est produite près do Slvno, a été irovoquée, croit-on, - la destruction d'un lépôt de munitions allemand. D'après l'envoyé spécial du « Chroniele », e nombre des prisonniers allemands cap-urés jeudi dernier près cle la grande dune iquivaut environ à un bataillon. Quant à eurs pertes en tués et en blessés, elles ne ioiit pas inférieures à un millier d'hommes. Plusieurs gros canons dissimulés par l'en-lemi dans les ondulations du sablo ont été Qis hors d'action. prise de la grande dune D'après les informations reçues, la gran-le dune, aurait encore été entre les mains les Allemands, entre Nieuport et Lomburt-'.ydo.Une dernière dépêche annonce la prise de :ette grande dune. Celle-ci a été enlevée à a baïonnette. L'artillerie lourde de l'ennemi sans relâche les colonnes d'attaque, mais 'infanterie des Alliés (belges et français), larmi laquelle se trouvaient des tu si liera narins, combattit avec un courage et un :ntrain merveilleux et réussit à déloger les Ulemands qui, outre qu'ils perdirent beaucoup de prisonniers, — plus de trois cents, — laissèrent un crand nombre de morts Sur le terrain. La dune était très fortifiée et fortement léfendue. La première fois que les fusiliers 'escaladèrent, ils creusèrent de nombreux rides dans les rangs cle l'ennemi et souffri-■ent beaucoup eux-mêmes. Repoussés, ils ■evinront à l'attaque et le massacre fut ter-ible encore. Une troisième fois, les fusiliers ''''lancèrent. Cette fois, leurs baïonnettes nirent fin à toute résistance. Ils avaient :onquis la grande dune pour la défense do aquelle iOO Allemands avaient sacrifié loui ne. Four empêcher le recrutement de l'armée belge Nous avons dit que le gouverneur généra llematnd, en Belgique, avait lancé une pro-lamation pour empêcher le recrutement dt lotre armée. Le <c Berliner Tacreblatt », dans son nu-léro du 29 janvier, n° 52, donne le texte xact de cette proclamation ; « 1. Tous les permis valables pour les ommuinioations à la frontière hollandaise, ont suspendus pour le Belge en état de orfcer les armes. » 2. Les Belges qui en'dépit de cette interdiction franchiraient la frontière pour se endre en Hollande, s'exposeraient aux oups de feu des postes frontières. Ceux qui erojat pris, seront mmis et amenés comme irisonniers de guerre en Allemagne. » 3. Ouiconque favoriserait la fuite en lollande d'un Belge en état , de porter les .rmes, sera puni conformément aux lois do a guerre.Ceci s'applique aussi aux familles e ces Belges, qui ne se seraient pas oppo-ées à leur départ. » 4. Les Belles en état de porter les ar-ues, dans le sens de ce décret, sont tous les tommes de nationalité belge, âgés de 16 à 0 a.ns accomplis. » Les bruits relatifs à l'incorporation do lel^es dans l'armée allemande sont dé-ourvus de tout fondement. » Men Se Belges ont iisré? D'après une information envoyée de Bru-elles au journal le « Tijd », d'Amsterdam, enquête f-aite sur le nombre d'habitants ui ont quitté la Belgique, depuis l'agres-ion allemande, a démontré que plus d'un lillion de Belges ont fui leur patrie. Il limai HamaM à AiMam Un correspondant du « XX0 Siècle » écrit 'Amsterdam, le 30 janvier : d Lundi prochain, ior février, paraîtra ici s premier numéro d'un journal flamand, 'armi les rédacteurs, on oite les noms .de avocat Albéric Deswarte, de l'avocat Àr-ïur Buysse, de l'écrivain bien connu Cy-iel Buysse, des poètes René de Clercq et ndré de Ridder, de l'avocat liggen. Des ommes politiques, des littérateurs, dea )urn.alistes appartenant à tous les partis y Dllaboreront. Ce sera donc un organe « nà-onal ». Le siège du journal flamand est à msterdam, 31, Paleisstraat. » Vendredi 5 Février 1915 Le numéro ! 10 Centimes ' — Série nouvelle. - ATirnvr - N° 86

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.
Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Ajouter à la collection

Emplacement

Périodes