Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1917, 21 Septembre. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 22 fevrier 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/qb9v11wv1n/
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TROISIEME ANNEE. — N« 100» Le INTuméro : 10 centimes VENDREDI 21 SEPTEMBRE 1917 PARIS 3, Place des Deux-Ecus, 3 Téléphone i Central 33-04 PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal Les petites annonces sont également retues à la Société Européenne de Publicité, 10, rue de la Victoire, Paris, gui en a le monopole pour Paris. LE XXE SIÈCLE QUOTIDIEN BELGE Directeur : Fernand NEURAY LE HAVRE 28ler, Rue de la Bourse, 28ter Téléphone i Belge ABONNEMENTS France 2 fr. 50 par mois — 7 fr. 50 par trimestre Angleterre .. 2 sh. 6 d. par mois — .. 7 sh. 6 d. par trim. Autres pays . 3 fr. par mois — . 9 fr. par trimestre ^ NOS aZxOΣIKXJSEI£ Les journées : le septembre 1S30 à Bruxelles Ces journées sont nos quatre glorieuse, et jamais elles n'ont autant mérité d'êtrt j célébrées qu'en ces années d'épreuves oi j Belges combattants, opprimés et exilé-communient tous dans cette volonté dt vivre libres qui arma les bras des père, de la pairie. Notre collaborateur Maûrict des Ombiaux va en rappeler le souvcnii dans une série de trois articles qui seron i certainement lus avec intérêt : Le roi Guillaume de Hollande avait, con ! " trau-ement aux stipulations du Congrès d; , Vienne, imposé à la Belgique un statut au J! iniel elle n'avait point consenti et se refu sait à donner droit aux légitimes revendi ' étions de ses « sujets » du Midi. •L'irritation était devenue générale. De-volontaires, conduits par Charles Rogier étaient arrivés de Liège avec deux canons le baron d'Hoogvorst avait reçu des dépu tations d'Alost, de Soignies, de Genappe de Charleroi, de Courtrai, de Mons eit di Leuze qui étaient venues lui offrir des se - coure en hommes, en argent et en muni 'r fions pour la défense de Bruxelles Une so ciété : « la Réunion Centrale » s'était for méo à Bruxelles,, au commencement du septembre, pour coordonner les efforts e ïej bonnes volontés En apprenant, cela, le prince Frédérii d'Orange, commandant l'armée hollan ilajse qui avait son quartier générai à An , vers, échelonna ses troupes jusque Vil . vprde. Le bru-it courut mémo dans la jour t née du 18 septembre, que des patrouille: (.poussaient des reconnaissances jusqu'au; portes de Bruxelles. Deux groupes de Lié geois et de Bruxellois se mirent à leur re cherche, l'un du côté de Tervueren, l'autr( de Vilvorde; de soldats hollandais, point Mate l'un des groupes s'empara de quatrf Jchevaux de gendarmerie à Tervueren; l'au \ ; pour ne pas être dénoncé par les pas sagers d'une diligence qui partait pouu Amsterdam,empêcha cette voiture de pour eu ivre sa route. La Commission de sûreté publique et le; chefs de la garde bourgeoise s'émurent for de ces incidents et crurent devoir les désa vouer dans une proclamation maladroite Les affiches furent arrachées par la popu lation qui. se croyant trahie, désarma 1e I garde bourgeoise et se chargea elle-mêm< f de la défense de la ville. Aussitôt la Com mission de sûreté publique se volatilisa. Ch.-V. de Bava y a établi que le comte* d( Merode s'était, retiré dans son château d< Trélong; Gendebien, à l'annonce de l'ap proche des vedettes hollandaises, avai quitté Bruxelles et, quelques jours après Van do Weycr le rejoignait à l'hôtel «ii « Grand Canard » à Valenciennes. Rogiei avait aussi cru prudent de s'éloigner. Duc pétiaux, qui était allé à Vilvorde pour né £ acier avec le prince, avait été arrêté e conduit à Anvers. Seul, le baron van dei Linden d'Hoogvorst. bien qu'il ne fît poin partie de la Commission et que la gardi bourgeoise eût été désarmée, n'avait ,ia; quitté l'Hôtel de Ville. La Révolution était donc sans chef e sans organisation, jaillie de la foule spon ) tanément. .Menuisiers, avocats, épiciers tailleurs ,maréchaux-ferrants forment de; groupes indépendants les uns des autres les arment et les mènent au combat. Tou s'improvise sur '"heure par pelotons san: cohésion entre eux. Bien que l'on vive u étàt d'anarchie, puisqu'il n'y a pas di \ gouvernement, aucun désordre, aucun at tentât contre les propriétés ne se produit Aucune lie ne vient des bas-fonds trouble] 1a, pureté du mouvement qui soulève tou J un peuple pour assurer l'indépendance d< la patrie * * lie L'armée hollandaise qui attaquait Bru selles comptait plus de dix mille hommes e vingt-six canons. La jeune liberté belgi n'avait à lui opposer que les deux canon: liégeois de Rogier. une pièce de 4, aine . née par les volontaires d'Ath, quatre ea si lions de petit calibre envoyés par la petit. ■f ville de Genappe et, des volontaires armé: J de la veille, sans discipline, sans ordre I «ans direction, ' Partant de Vilvorde en éventail, l'ariDj hollandaise se disposait à forcer la vifl par les portes de Flandre, d'Anvers, d Schaerbeek et de Louvain. Pour résister à cette force et oppose bb plan à un autre, il n'y a pas un gé néral, pas un colonel, pas un capitaine ; pas même un lieutenant, mais la foui seule dans laquelle on distingue ça et '.t quelques groupes : un maréchal-ferran d'Uccle et quelques paysans qu'il a amené; de sa commune, un ouvrier de la Mon raie qui a débauché ses camarades et le: conduit au feu; un jeune avocat qui oi rige une compagnie d'hommes armés ei partie par ses soins; un maître menuisier 6urnommé, elt pour cause, « la jambe d. ^ bois » : il est accompagné de ses quatre apprentis et se bat comme un lion. On di que c'est un ancien grognard qui a eu '< cuisse fauchée par un boulet sur quelqu champ de bataille d'Allemagne; jamais en effet, soldat de la République ou grena dier de l'Empire ne se trouva plus à l'aisi sous la mitraille. Un boucher avec ses ai des taille aussi en pleine chair ennemie Tous les corps de métiers semblent avoi: tenu à cœur d'être représentés dans la ba taille, comme au temps où les tocsins de beffrois appelaient les corporations à 1; défense de la commune. Aucun combat dans l'histoire n'offre m aspect pareil à celui de la bataille de Bru selles. D'un côté, c'est une armée ergani •ée, semblable, aux uniformes nrè& à tau t ; tes les armées,' de l'autre c'est une kermesse de Breughed, un? rixe d'Adrien Rrauwer ou de Jan Steen, une sorte de farcp, ou pour employer un terme plus io-cal et plus expressif, une zwanze héroïque. Le peuple de Bruxelles, la populace, la canaille, comme on disait en ce temps-là, avec ses mœurs et ses habitudes pittoresques, se hausse jusqu'à l'épopée. Quand la colonne hollandaise composée de deux bataillons de ligne et de trois escadrons de hussards, sous les ordres du colonel Van Balveren, se présenta à la porte de Flandre, elle vit s'ouvrir devant elle les barricades; la foule l'accueillait avec des souhaits de bienvenue et lui offrait à boire du lambic et du faro. Elle s'engagea sans méfiance dans la longue et étroite rue. Mais au coin du Marché-aux-Porcs elle se heurta à une autre barricade qui n'eut garde, celle-là, de lui livrer passage. Do derrière les pavés et les tonneaux amoncelés, la fusillade crépita. Les soldats hollandais, après un moment de surprise, se disposaient à riposter, lorsque des fenêtres et des toits, il leur tomba sur la tête des casseroles, des lèche-frites, des vases de nuit avec leur contenu, des seaux d'eau, des poêles enflammés, des cendres arden-! tes, des briques, des tuiles, des commodes, des guéridons, des tables, de ia soupe bouillante; les objets .et les liquides les plus hétéroclites, lancés de toutes parts, venaient s'abattre sur les shakos et sur 3 les chevaux, jetant la troupe, qui avait > cru s'avancer à la parade, dans une éxtrê-! nie confusion. Compissés, embrennés, " mouillés, brûlés, contusionnés, fantassins ■ et cavaliers firent demi-tour et, jetant leurs ! armes, levant instinctvement les bras pour ' se protéger contre les meubles qui dégrin-" gelaient à grand fracas des étages, cher-" chèrent leur saint dans une fuite qui ne " fut qu'une bousculade éperdue. Ceux qui 1 se réfugièrent dans les venelles et les im-t passes furent cueillis et gardés, deux officiers supérieurs tombèrent entre les mains ; des gens du « bas-de-la-ville ». Et les bon,s Bruxellois de rire en contem-" plant les résultats de cette zwanze, énor- ■ me comme un éclat de rire de Jordaeos, " qui avait fait de la .rue un tableau tel que 3 Jérôme Bosch lui-même n'en rêva jamais : d'aussi cocasse. L'attaque de la rue de Flandre finissait ■ par la plus inattendue dés déroutes. Nous ' verrons comment les autres furent reçues ■ par les héroïques concitoyens de Manne-5 ken-Pis. Maurice DES OMBIAUX. ' wwt/v- i « L'entente, la Belgique et la note pontificale Dans le dis'cours qu'il a prononcé à la Chambre française à la fin de la séance de mercredi, M. Ribot, ministre des Affaires étrangères, a déclaré que « malgré le haut caractère du Pape devant lequel les Alliés s'inclinent » les gouvernements de l'Entente ne feront aucune réponse à la note pontificale relative à la paix. Les gouvernements de l'Entente l'ont , fait savoir à Rome par l'intermédiaire de l'Angleterre, mais c'est la première décla-1 ration rendant officiellement publique cette décision. Elle clôt définitivement les polémiques ouvertes par certains journaux ca-t tholiques italiens autour de l'accusé de " réception envoyé au Saint-Siège par le ' gouvernement belge. 3 -WWT1. » t L.A POLITIQUE FRANÇAISE 5 ■■ ■ \ Âprès les débuts de M. Painlevé t -' £ De notre_chrop.joueur parlementaire La Chambre a accueilli sans enthousiasme mais avec sympathie les débuts du " cabinet Painlevé. ' Le détail du scrutin où l'ordre du jour 5 de confiance a été voté par 368 voix con-5 tre 0 ne manque pas d'intérêt. Les afcsten-■ lions ont été au nombre de 131 au lieu des " 200 qu'annonçaient les adversaires du ca-3 binet. C'esl en vain que l'on a cherché à 3 recruter des mécontents parmi les progres- > sistes, les libéraux et les conservateurs. Il n'y a eu parmi eux qu'une seule abstention.MM. Albert Thomas et Renaudel, eux-mêmes, n'ont point réussi à obtenir l'unité parfaite de leur groupe. Deux représen-p tants des régions envahies, deux rapatriés, " MM. Basly et Lamendin ont résolument > violé la décision prise et voté pour le ca-3 binet. Cette attitude est significative. D'au-1 très d'ailleurs se sont abstenus à ccntre-t cœur. 5 Pendant que se déroulait ce oébat, la - commission du budget nommait son prési-5 dent et son rapporteur général, en îcmpia- - cernent de deux radicaux devenus iniris-i très, M. Klotz et Raoul Piret. A la surprise :■ générale, c'est un républicain modéré, M. 3 Lebrun, qui a été élu président, et un pro-î gressiste, notre ami Louis Marin, qui a été t désigné comme rapporteur .général. Ces i deux choix sont excellents. Un socialiste ; qui a voté pour M. Louis Marin, me disait, . à la sortie du Palais-Bourbon : . , — Si cet homme ne siégeait pas à droite, ; il serait ministre depuis longtemps. C'est . peut-être le plus laborieux d'entre nous. 11 a l'esprit ouvert et délié, l'intelligence r claire, une grande facilité d'assimilation. 1 II fera un très bon rapporteur général. Je ; suis heureux d'avoir contribué par mon t vote à mettre en relief son beau talent. Et enfin, quel honnête homme et quel hcrnme j aimable ! Je crois qu'il n' y a pas un seul député . qui ns soit prêt à souscrire à cet éloge. A. YIREY. Les Britanniques reprennent l'offensive à l'est d'Ypres LES VILLAGES DE VELDHOEK & ZEVENKOTE ET PLUSIEURS POSITIONS IMPORTANTES ONT ÉTÉ ENLEVÉS PLUS DE 2,000 PRISONNIERS Après-midi. Mous avons attaqué ce matin à cinq heures quarante sur un large front à l'est d'Ypres. Les premiers rapporte mentionnent de satisfaisants progrès ainsi que la prise par les troupes d'importantes positions. 23 heures. Notre attaque de ce matin à l'est d'Ypres s'est développée sur un front d envi-ron treize kilomètres entre le canal Ypres à Comines et ia voie ferrée d'Ypres à Staden. Notre succès a été considérable. Des positions de grande importance m s I i-tairetont été conquises et de lourdes îjertesinfiigées à l'ennemi. La concentration des troupes qui devai nt prendre part aux opérations s'est effectuée sans incident, malgré la pluie qui n'a cessé de tomber pendant la nuit. Nos premiers objectifs ont été atteints de bonne heure. Us comprenaient un certain nombre de points d'appui bétonnés et de fermes organisées, dont la possession avait donné lieu a de violents combats au cours d'attaques antérieures. Des régiments de la région du Nord ont enlevé le bois d'In ver nés s et les Australiens ont pris d'assaut le bois de Glencorse «t Nonne bosschen. Les brigades écossaises et Sud-Africaines se sont emparées des fermes de Potsdam, de Vampir et de Borry et les troupes territoriales de Lancashire-WeisJt ont enlevé la ferme Iberian et le point d'appui de Gallipoli. Nos troupes se sont ensuite portées à l'assaut de leurs derniers objectifs. A droite, les troupes des comtés anglasss ont atteint la dernière ligne d'objectifs à la suite d'un violent combat livré dans les bois au Nord du cana! d'Ypres à Comines et aux abords de Tower Kamlet. Au centre, les bataillons de la région du Nord et les Australiens ont pénétré jusqu'à plus de seize cents mètres en profondeur dans les positions allemandes et atteint tous leurs objectifs y compris !e hameau Veldhoek et la partie Ouest du Polygone. Plus au Nord, Zevenkote a été enlevé et les troupes territoriales de Londres et les Highlanders se sont emparés d'une deuxième ligne de fermes comprenant les fermes Rose, Québec et Wurst sur leur dernière ligne d'objectifs. Le temps qui s'est éclairci au cours de la matinée, a permis à nos aviateurs de prendre une part plus active à la bataillle. Ils ont indiqué les positions occupées par nos troupes et signalé à nos artilleurs les concentrations de troupes ennemies. Grâce à eux, an certain nombre de contre-attaques allemandes ont pû être brisées et d'autres rejetées par nos feux de mitrailleuses et d'infanterie. Il n'est pas encore possible d'indiquer avec exactitude le chiffre des prisonniers fais dans la journée. Il est certain qu'il dépasse deux mille. Nous avons, en outre, capturé un certain nombre de canons. Hier, les aviateurs ennemis, profitant du vent d'Ouest extraordinairement violent, ont attaqué, à plusieurs reprises, nos appareils d'artillerie. L'approche de nos éclaireurs leur faisait immédiatement prendre la direction de l'Est- Nos appareils d'artillerie et de photographie n'en ont pas moins exécuté beaucoup de travail. Des formations et convois ennemis ont été attaqués à la mitrailleuse au cours de lâ journée et plus d'une tonne et demie de projectiles jetée sur différents objectifs. Uïïe autre tonne d'explosifs a été jetée, dans la nuit, malgré le temps très défavorable, sur des cantonnements et baraquements ennemis. Six appareils allemands ont été abattus en combats aériens et quatre autres contraints dTatterrir désemparés. Sept des nôtres ne sont pas rentrés. Le terrain des combats On mande du front d'attaque : Les pluies du mois d'août ont transfor mé les Flandres en un marécage immense Le piétinement des hommes et des che vaux a aggravé la situation et pour ce nu. est de la ligne de feu, le tir des deux art.il leries en a fait un cloaque sans nom de puis huit semaines et plus que le sel es marmité. Les trous d'obus se sont ajoutés superposés aux trous d'obus. Le plus sou vent ils sont si denses qu'on ne peut fair< le tour à pied. Ce sont des vases eommu niquant où l'eau affleure jusqu'aux bords dans leacpiels l'homme en tombant se noie et s'enlise. Heureusement depuis quelque huit jours le soleil a,vait fait à nouveau son appari tion. Certes, il n'a'vait plus assez de fc-rcc ni de persévérance pour assécher les tiou: d'obus; mais il apportait ia aux ct servateurs, des nuits plus douces aux fan tassins, de la gaieté dans les cantonne ments. On se demandait si le vieux Dieu aile mand, habituellement complice de lcnne mi les jours d'attaque, n'avait pas déserté La préparation. — L'assaut Le jour précédent celui de l'attaque, mer credi, fut une journée merveilleuse ; ellf fut terrible pour l'ennemi sur lequel ur feu roulant déversa des millions d'obus. Le nuit étoilée n'apporta aux Boches aucui apaisement. Suivant une expression an glaise entendue, notre bombardement etai' (( magnificent ». Enfin à 5 h. 40, l'assaut commence. Ur brouillard devait empêcher nos aviateur; de Vbler jusqu'à huit heures du matm Alors le ciel s'éclaircit et s'emplit de »><ji appareils et la liaison s'établit entre no: fantassins déjà très en progrès et nos es cacirilles qui volaient avec un sou'erair mépris du danger, à quelques pieds au dessus dès positions de l'ennemi. Huit minutes après le déclenchement de l'attaque, l'ennemi faisait tomber sur no» vagues d'assaut, ainsi qu'un rideau de foi 1 et de feu, un barrage exceptionnellement lourd. Le but des opérations. — Nouvelle tactique D'autre part, le correspondant de l'Agen-, ce Reuter au front télégrajphie : « Un ipeu avant 6 heures, ce matin, l'ar 1 niée britannique a repris l'offensive er 1 Flandres sur une grandie échelle. L'atta ■ que est en train de Se développer. La zont la pluis intense du combat est sur la route ! d'Ypres à Menin. La bataille est dirigé-6 contre les positions allemandes dont 1e conquête complétera nos domination dt: • système de hauteurs qui emprunte sor 1 nom au village de Westhoek. « De fortes averses sont tombées pendant ' la nuit, mais la pluie n'a pas été1 assss abondante pour affecter l'état du terrain. « La haitaille diffère des batailles pjré cédentes en différents points de détail, ' dictés par la nécessité' de créer de non ■ velles formules contre la nouvelle tacti que défensive des Allemands. » COMMUNIQUES FRANÇAIS i 14 heures, ' Rien à signaler en dehors d'une as se: 1 grande activité d'artillerie dans la régior, ■ au sud de l'Oise, en Champagne, dans le: ' secteurs du Cornillet et du Mont Haut, ei sur les deux rives de la Meuse. ; 23 heures. Dans l'après-midi, après un violent bom ; bardement, les Allemands ont prononcé i une attaque contre nos positions au Sud■ • Est de Cerny ; arrêté par nos feux, l'enne-i mi n'a pu aborder nos lignes. Canonnade habituelle sur le reste dv iront. Les scandales germano-suédois UNE NOTE OFFICIELLE DE STOCKHOLM Stockholm, 19 septembre. Le gouvernement suédois publie un nouveau communiqué au sujet de l'affaire des télégrammes : « En raison de l'information publiée par le département d'Etat des Etats-Unis, au suiet des télégrammes du comte Luxburg, le gouvernement suédois a fait demander, par son ministre à Berlin, en date du 10 septembre, s'il était vrai que le ministère des affaires étrangères impérial a\ait reçu ces télégrammes. » Après avoir reçu la réponse allemande, le gouvernement suédois donna l'ordre, à la date du 15 septembre, à son ministre à Berlin, de présenter au cabinet allemand une protestation formelle devant faire ressortir qu'il est évident que les autorités allemandes ont abusé d'une façon très grave de la confiance que lui avait témoignée la Suède. » (Radio.) y l'évasion du bateau anversois Soaidis La rage impuissante des Boches Amsterdam, 20 septembre. A propos de l'évasion récente du bateai automobile « Scaldis », avec des passagers volontaires futurs pour l'armée belge, le « Telegraaf » apprend que les Allemand; d'Anvers sont furieux. Ils ont arrêté le préposé de l'écluse dont le « Scaldis » sor tit, ainsi que (pielques amis de Jef, le capitaine du « Scaldis ». En outre, ils on.' renforcé les divers postes de garde sui l'Escaut; cette mesure paraît au reste bien tardive. L'ABONDANCE DES MATIERES NOUS OBLIGE A REMETTRE A DEMAIN LA SUITE DE NOTRE INTERESSAN1 FEUILLETON «LE FILLEUL INCONNU» - ■ vtwvl — — On apprend de Hollande qu'il y a eu des troubles graves, au commencement, du moi: de septembre, à Elberfeld, Dusseldorf, Dort mand et Cologne. — La rapidité du développement du servie* de l'aviation britannique est démontrée pale fait qu'un seul numéro de la « Gazette d< Londres » renferme les noms de 252 cadet: ayant été nommes officiers de ce service. 1 —'—— La socialisation t l'armée risse D'APRÈS UN TÉMOIN OCULAIRE Ce témoin est M. Grondys, citoyen hollandais, qui a envoyé de Russie à Z'Illus-tration, plus d'un article remarquable. Sans doute les lecteurs du XXe Siècle n'ont vas oublié la narration que M. Grondys a faite, fin 1914, du sac de Louvain, auquel ,il avait assisté. Nous avons, en son temps, loué ce petit livre comme un chef-d'œuvre de précision, de critique et de courage. Sa valeur historique n'a été éclipsée, depuis lors, par aucun des livres publiés sur l'événement. Les mêmes qualités brillent dans les notes de guerre du correspondant russe de rillustration, particulièrement dans le récit de la première journée de l'offensive de Broussiloff (juin 1917) qui fut, hélas, sans lendemain. M. Grondyt en était. X oyez-le peindre, en quelques traits, la physionomie de cette armée, vaillante encore, mais minée par cette « socialisation » où tant d'illuminés — non seulement en Russie, hélas ! — veulent voir l'organisation-type des armées de demain. Kamenezt-Podolk, 23 juin 1917. ... A Kamenezt-Podolk, les iours et puis les semaines passaient, et dans la garnison et dans les régiments on n'entendait que les discussions politiques et les déclarations sur le droit des soldats. Peu de préparation pour une grande offensive, sauf dans les états-majors où l'on travaillait' avec une énergie fiévreuse. On ordon îait bien des manœuvres d'entraînement, des exercices de grenades, de tir, de travaux d? sape ; mais les soldats refusaient d'obéir, les comités des régiments ayant jugé ces fatigues inutiles ayrès trois ans de guerre. Et partout les Boltsc-heviki agissaient. Leurs sourdes menées, leur propagande infatigable continuaient à niner le prestige des officiers et à flatter caez les soldats les instincts d'indiscipline. Tout le monde parlait, les comités des compagnies, des régiments, des divisions, des corps d'armées, des régiments, des divisions, des corps d'armées, des années, des fronts, avec une chaleur et un© grandiloquence infatigable. On discutait, on critiquait, dans ces moments décisifs. Comment ces soldats excités contre leurs chefs, et comment ces chefs exaspérés, depuis des mois, par les tracasseries les plus raffinées, par le mépris le plus insolent, retrouveraicmt-ils dans le combat la cohésion et la camaraderie ? Après tant de concessions, comment reprendre sur les hommes cet ascendant dont un chef a besoin pour les mener au combat ? Broussiloff avait-il eu raison de plier sous l'orage subit, et le prestige - du comandement allait-il se retrouver intact après un affreux cauchemar ? ( - La bataille a commencé ; M. Grondys accompagne les troupes vers la liane de feu ; nous allons voir le fruit, en face de ' l'ennemi, de la « démocratisation » et de la « socialisation » militaire. [ ... Des colonnes suivent les tranchées ! qui mènent au combat. Quelques-unes s'a-: vancent l'air assuré, les yeux brillant ; ' d'avetres marchent sans enthousiasme. Il faut, comprendre qu'aucun régiment n'a ' voulu intégralement s'élancer sur l'ennemi. On peut même considérer comme des vo , lontarnss tous les hommes que je vois nain-' tenant s'approcher de la ligne d'aïisaut. On leur a enseigné pendant quatre mois que c'est un péché de se battre ; on a essayé de ridiculiser ceux qui portent les médailes de Saint-Georges « your bravoure ». Je comprends donc que certains hésitent un instant, et peut-être ?e repensent d'avoir pris, hier, la résolution de combattre, alors qu'ils pourraient se trouver quelque part en arrière, tranquillement assis dans l'herbe, jouissant de la plénitude de vie qu'exhalent les paysages : de juin, parmi toutes ces douces et genl.il-• les populations do P-etits-Russiens, chez ' lesquelles ils furent si bien accueillis... Kerenski est venu assister au début de . l'offensive. Cet idéaliste obstiné n'était pas ; encore délivré de ses illusions. ... A la fin ele la journée, ie rencontre Keren-ski qui fait le tour du front et qui , vient causer avec les soldats. Après cpie je lui ai été présenté par le commandement du corps, nous échangeons quelques paro-. les. Il fait sur moi l'impression d'avoir de fortes convictions. Ayant appris que j'a-i vais assisté à la bataille d'hier, il m';n-1 terrdge sur le rôle que l'idée républicaine y a joué. Il me demande ensuite si les troupes qui ont pris Dzike-Lani ont déployé d l'assaut des drapeaux rouges ? Je dois lui répondre que je n'en ai vu aucun ; et même que j'ai vu peu de cocardes rouges. Je mentionne pourtant le fait qu'un officier républicain a prononcé dans les tranchées des discours au nom de la République démocratique. J'aurais pu ajouter que l'attaque a réussi grâce aux qualités guerrières du Russe, et non par 1 eff fet des nouvelles idées politiques, répandues d'une fa.oçn fort inopportune, it qui ont affaibli l'armée. Mais je garele cette opinion pour moi. Tranquille et terrible ironie. Nous pourrions citer des hommes inteUi-\ dents qui, témoins des débuts heureux de l'offensive de juin, y voulaient voir la ton-, firmation de leurs dogmes sur l'organisation démocratique et socialiste des armées. — Vous allez voir, disaient-ils d tout ve-; nant ; l'armée de la Russie révolutionnaire ; va étonner le monde !... O grands enfants ! ■ Des milliers de soldats russes ont jayé de leur vie ce na'if attachement à des dog-; mes si contraires à la nature humaine.■ Et ; six millions de Belges captifs, à cause'de ; ces folies, gémiront, souffriront un an de vlus Les projets allemands contre la Belgipe La question belge continue à passionner l'opinion allemande et à déchaîner des polémiques qu'il est à peine possible de sui- ' vre. Le Vorwaerts, dans son numéro du 18 septembre, a réclamé l'indépendance complète de la Belgique avec autant d'énergie que l'Augsburger Postzeitung. Mais ces journaux sont les seuls à défendre cette thèse. Les feuilles pange-rmanistes arborent plus énergiefuement que jamais leur programme d'annexion. La Post, le Lokal An-zeiqer, la Taegliche Rundschau et d'autres accusent M. Michaëlis de trahison et de-mandeht son renvoi. La Kreutz Zeitung déclare qu'il faut à tout prix conserver la côte flamande et un des leaders du Centre exige le même brigandage dans la Koel-nische Volkszeitwng. Entre ces deux thèses opposées, la grande majorité des journaux d'outre-Rhin souhaite visiblement une combinaison qui, kous les apparences de l'indépendance de la Belgique, mettrait en réalité notre pays à la merci de l'Allemagne. La serni-officieuse Neue Badisclie Lands-zeitung dit que la Belgique sera restaurée dans son indépendance d'Etat aux cinq conditions suivantes : « 1° Indépendance de 1 Etat belge et réparation des dommages de guerre subis avec lai participation financière de l'Allemagne ; 2° la Belgique s'engage formellement à observer la neutralité et à ne pas conclure de traités qui pourraient être inconciliables avec cette neutralité ; 3° garantie qu'aucune mena»© du genre de celle que 1 Allemagne a subie en 1914 ne l'atteindra plu? ; 4° maintien de la séparation administrative créée entre la Wallonie et la. partie flamande du royaume, conformément. au désir de la majorité du peu.ple belge et a.ux intérêts allemands ; 5® libre exercice de notre trafic commercial en Belgique et plus spécialement à Anvers. Le journal badois ne craint pas d'ajouter que « ce programme p-eut très facile.' ment être concilié avec la diqnité de la Belgique ». N'insistons pas. Bornons-nous à constater que des solutions analogues sont préconisées , par la radicale Frankfurter Zeitung, la libérale Gazette de les Bourse et la catholique Germania avec un ensemble qui ne parait pas .le résultat d'une simple coïncidence. Faut-il en conclure que c'est ce programme d'asservissement que l'Allemagne va proposer »u Souverain Pontife ? Des notes officieuses ont fait connaître que la réponse allemande ne contiendrait pas dft ces précisions et il est bien possible qu'elles aient dit vrai. Dans ce cas, s'il faut en croire les Basler Nachrichten, le gouver-nemept allemand escopmterait une nouvelle démarche du Pape. La réponse allemande, dit le journal suisse, n'est, pas un refus à la note pontificale, laquelle posait expressément le rétablissement de la Belgique comme condition préalable. L© pape demandera ensuite à Berlin si le gouvernement. allemand, acceptant la discussion dans le sens de la note pontificale, est également prêt, à appliquer à la question belçe les conséquences de cette acceptation. Berlin répondra affirmativement Pour que ce petit jeu pût réussir, il faudrait que les Alliés s'y prêtent et, Dieu merci, ils ne semblent pas d'humeur à sa iaisser abuser. Le Times pose très bien la question sur son véritable terrain en dénonçant le chaos d'infM-mat'.ons allemandes au sujet d'une préteffdue libération de la Belgicpie. Il ne faut pas, écrit le grand journal anglais, attacher trop d'importance à ces bruits mcoférents et inconsistants. C'est le nuage de fumée dont s'enveloppe la diplomatie allemande pour cacher ses véritables intentions lorsqu'elle médite quelque coup de traîtrise. L'Allemagne peut parfaitement évacuer la Belgique et néanmoins sortir de la guerre une grande et menaçante puissance militaire. Il est plus que probable qu'elle est toute disposée à faire des « concessions » à l'ouest en échange de perspectives d'expansion à l'es-6 et au sud. Si elle arrivait à un accord de c« genre elle demeurerait une menace pour la paix du monde- Rien de plus évident et il faut toute l'audace des feuilles hochies pour parler des ' facilités que l'indépendance de la Belgique donnerait à la France et à l'Angleterre pour attaquer l'Allemagne. On a vU eni 1914, on voit depuis trois ans, q.ui étaiti prêt à attaquer ses voisins et l'Allemagne# ne peut plus espérer tromper le monde ài ce point-là.. „ . Stylo. __—————www- ■ ■ L'équipage de ]' « Éburoa » est sauvé Nous avons annoncé que le vapeur du Secours belge « Eburon » s'était édhoué à 1-a côte de Terre-Neuve. Un obligeant correspondant nous apprend que la capitaine Ch. Delplace. les lieutenants et tous les hommes de l'équipage de 1' « Eburon » sont sains et saufs. Leurs "arents et leurs amis peuvent être pleinement rassurés sur leur sort. - ■ ■ | ■•-www " LES Catholiques dans la Prusse de demain Lausanne; 20 septembre. La « Correspondance parlementaire du Centre » allemand publie un intéressant article sur la question du nouveau droit de vote prussien. On n'a pas besoin d'être un statisticien, dit-elle, pour savoir que les prochaines élections à la Diète prussienne, qui auront lieu sur la base du droit de vote égal, donneront une majorité libérale-socialiste, et l'on peut en déduire avec une égale certitude que cette, majorité sera antireligieuse et antichrétienne. Ainsi s'élève, au. seuil de la nouvelle Prusse. le danger de l'école laïque et de la séparation da l'Eglise et de l'JEtat.

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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