Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1915, 04 Janvrier. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 18 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/v40js9jf27/
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Série nouvelle. — N° 54 Le numéro ! 10 Centimes Lundi 4 Janvier 1915 PRIX DE L'ABONNEMENT 3 Francs par mois (à envoyer par mandai postal) Envoyer les demandes à ./ADMINISTRATEUR DU JOURNAL 28 im, im ôb la Bottse — LE-EATBE Directeur : FERNAND NEURAY LE XXe SIÉCLE £*SâS^3 PETITE CTKHIÎSl'OVDASt# j I>s 3 ligne» O.SO' lAgnc sHijpIémenfairc 0.2&i AnooBces diverses à forfait Adresser les annonces 4 17ADMINISTRATEUR DO JOURNAL 21 tw ™ ie b Bjbhb — LE HAÎÎŒ Téléphone n* 1405 Quotidien belge paraissant au havre LE DROIT PRIME LA FORCE dit aussi un homme d'Etat hollandais «ÎHJMJUJUJMJUJMJ» *JMJ« »*< »J» »î» »î< »î< A la seconde Chambre néerlandaise M. de Beaufort proteste contre la violation de la neutralité belge. La Hoiandie, moins exposée que notre jvays, voit toutefois se dérouler le long d< .ses frontières dos événements qui lui inv .posent une prudence extrême. Si bien /{u'oile agisse, sa situation est tellement délicate qu'elle suscite, tantôt de'la part de M. Clemenceau, tantôt de la part de ta Gazette de Francfort, de véhéments reproches. On peut, dire qu'actuellement l'Europe entière l'obeerye, dans tous ses gestes. Nous aussi, nous attendons avec un intérêt marqué la réunion die la Seconde £hanVbre néerlandaise, où vient s'exprimer' l'opinion publique, parfois un peu diif-féamte die celle que nous font entrevoir les journaux. Hâtons-nous de dire que l'impression des séances au cours desquelles a été discuté le .budget des Affaire* Etrangères, a été bonne pour les Belges. Oui, nous comptons des amis aux Pays-Bas 1 lia presse de langue française a retenu surtout deux discours : celui de M. de Sa-vornin-Lohman, et celui de M. de Beaufort. Mais tandis qu'elle analysait longuement les pensées génétfeuises exprimées par M. de Sa vomin-Lolhnan, au milieu des rappels à l'ordre, du reste prévus et imposés par un protocole inflexible,, elle citait sans commentaire l'intervention de M. de Beau-fort à la tribune néerlandaise. Et pourtant quelles belles pages pour une revue, de droit in leniational ! La place nous manque pour en donner ici une traduction complète ; nous nous en voudrions cependant de ne pas en donner brièvement La substance ; il importe que les Belges sachent qui les défend contre les mensonges adroits et réitérés d'un envahisseur'sans vergogne,; il faut que nous connaissions nos amis: pour pouvoir les remercier, du fond de. notre cœur meurtri. x Le. député hollandais' expose d'abord son sentin^ent sur la durée de la guerre. Il se *etitè^Vè-a^croirè à un conflit fort long et /eut espef(1v, quand même, que les- maux itroces iiniii souTire l'Europe n'auront pas île iuutiles à l'humanité ! Se rencontrant ci d'accord avec l'éloquent Président de la "hambre française, il a foi en un triomphe irochain de la noble maxime : « Le Droit irime la Force ». Cette pensée déjà indique une tendance : ;i la réalisation de la maxime doit faire 'objet d'espérances, c'est que, au senti-nen-t de l'orateur, le Droit a été foulé aux jieds ! Tel le • thème que développe M. ce Beaufort. Et il le fait en traitant d'une manière très élevée la question de la neutralité des petits Etats. San» crainte de déplaire ù l'Allemagne, puisqu'il ne fait que reproduire les paroles fameuses du Chancelier de l'Empire, il affirme que la violation de la neutralité bel-sfe était, contraire au Droit des gens. « 11 faiil faire justice, poursuit-il, de la prétendu des auteurs allemands qui' vouient faire revivre auioufrd'hiui une théorie du KVIIIe siècle, prévoyant le passage à tra-1 /ers un territoire sans en violer la neu-ra.lité. Pareil régime, imaginé par les .missants au détriment des faibles, a disparu depuis longtemps. — 11 n'y a plus qu'une sorte de neutralité : celle qui i<j£0-se l'abstention stricte de tout ce qui pourrait nuire à l'un des belligérants ; il faut protester de toutes ses forces contre toute tentative visant à modifier cette règle. » Non moins véhémente est la protestation die l'émioent orateur contre la théorie de t'Etat.-major aïlemand, fondée sur la nécessité stratégique. « Mon ennemi est trop fort sur la gauche pour que je puisse l'attaquer avec succès. Mais j'en aurai radson en lé visant par la droite, après avoir bousculé un malheureux qui me gêne dans cette voie. » Parfaitement, l'àme germanique admet ce raisonnement aussi lûche que vil. M. de Beaufort montre que l'application de ce principe serait un danger pour la tranquiilpté des petites nations, à qui mantille tout, moyen de résister, et qui ne peuvent pas avoir recours à la menace préventive, comme les grands Etats. D'autre part, la « nécessité de guerre » peut mener très loin. I\I. die Beaufort prouve qu'elle sert à justifier le rétablissement d'un usage ancien, aboli depuis longtemps, parce que immoral : la prise d'otages et la mise ii mort de ces derniers. Belle doctrine ! Elle rend les innocents responsables des méfaits commis h leur insu. Elle est contraire à tous les principes du droit. . . . . Gomme les étages sont choisis parmi les hommes éminents du pays, on tremble a l'idée de voir disparaître des gloires de l'Humaimté, par suite de l'application d une règle sauvage ! Et, à ce propos, M. de Beaufort rappcîle l'arrestation à Gand, de savants comme Paul Fredericq et Pirenne. L'orateur termine sa belle étude par 1 expression d'un vœu. : celui de voir la guerre évitée à l'avenir, grâce à 1 "arbitrage international.x Ce discours de réminent homme d Etat hollandais, très châtié dans la forme, exempt de toute violence die langage, en est d'auitant plus puissent.L'argumentation très serrée, est irréfutable ; elle porte un coup droit aux calomnies que répandirent après coup, dyns le monde entier, les Allemands, une fois qu'ils se furent rendu compte des résultats de leur félonie. Trop tard ! Leur aveu du premier moment nous reste. En violant la neutralité beige, iils ont commis un crime. Ils ont fait de la Belgique le champion du droit. Elle souffre. Mais dans sa douleur, des manifestations comme celles de MM. de Savor-nin-Lohman et de Beaufort viennent la réconforter, parce qu'elles disent aux Neutres la Vérité, la Vérité toute simple, et cela nous suffit. L. CUEPLET. fêGS MINISTRES EN MISSION M. Segers, Ministre des Chemins de Fer, Marine, Postes et Télégraphes, vient de rentrer de son voyage à Londres, où rappelaient les intérêts de son département. À son retour * le Ministre s'est arrêté à Calais. D'unkerque et Furnes^ Il s'y est occupé, d'accord avec l'autorité militaire, de la réorganisation du service des postes ci l'armée et de la marche des services des chemins de fer près l'armée de campagne. M. Segers a été reçu par le Roi la veille du jour de l'an. Jfoisvdks Î2 flairôre A PERVYSE ET A YPRES. UN COURAGEUX FONCTIONNAIRE. — L'HOTEL MERGHELYNGK SAUVE Un ami qui revient du front nous donne quelques renseignements j=ur ce qui^ s'y passe. U moral de nos troupiers et de la population des villages de la région du Iront est excellente, en dépit des intempéries, du bombardement et des escarmouches. A Pervyse, bien qu'aucune maison ne soit restée entière, de nombreux paysans sont rentrés parmi les ruines. A Ypres, le bombardement ne cesse pas depuis plusieurs semaines ; les dégâts aux Monuments artistiques et aux habitations sont immenses et irréparables ; le specta-j (;|c de ces destructions dépasse l'imagina-jwn et la photographie n'en peut donner huuiio très imparfaite idée. De nombreux Yprois sont restés malgré Parmi eux, à leur tête, peut-on dire, J. l'esté un commissaire de police adjoint, Van den Eynde, dont la conduite a été au-dessus, de tout éloge. Au plus fort du tiornbarciement, il n'a pas abandonné son ; Ne. M. Carton de Wiart, ministre de la | pf'!co> au cours de sa récente visite en | offre,, l'a vivement félicité., A présent, J|JWhabitants sont revenus occupera qui [ de leurs maisons. célèbres archives municipales ont été truites par l'incendie. Par contre, les bïï)l.'eux objets d'art garnissant le célè-hôtel Merghelynck ont pu être enlevées rj? les bombes, grâce à la courageuse ini-JIlvo de MM. de Groote, ancien député de ■» Paul de Grave, avocat à Fur- La peau de l'ours ABALEERT ROI DE BELGIQUE ! . Londres, 1" janvier. - Le ReynoMS îflp» apcr " ûtre iïiformé de source linrf ?uc Ie kaiser "lirait manifesté l'inten-n (le donner le trône de Belgique à son "sème fils, le prince Adalbert. la mn 1.1 iiiiîs Du « Courrier de l'Année Belge » : Le Roi a décidé d'accorder des distinctions honorifiques à plusieurs des aviateurs de 1 année belge. Nos aviateurs accomplissent en silence d'excellente besogne. Durant les quatre premiers mois de la guerre, le corps des officiers aviateurs a perdu un tué, deux blessés, deux disparus et deux prisonniers. Chaque jour ,'le vaillant corps d'aviation militaire accomplit des missions très importantes et particulièrement périlleuses, mais celles-ci passent souvent inaperçues aux yeux mêmes des soldats qui £e trouvent s.ir le Iront, parce que les aviateurs opèrent surtout en territoire ennemi. Au cours de la bataille de l'Yser, les avions belges n'ont cessé de survoler les positions, ennemies, repérant' attentivement les redoutables lignes d'arliiierie allemandes établies entre Dixmudc et il a mer, dévoilant 1 emplacement des passerelles et des ponts construits par l'ennemi sur l'Yser et les canaux, et donnant de précieuses indications pour régler le tir des navires anglais sur la côte. A Anvers, les avions belges ont exercé une surveillance constante sur les troupes assiégeantes ; ils ont reconnu les préparatifs faits par les Allemands pour passer la Nèthe dans la région de Lierre ; ils ont reconnu remplacement des fameux mortiers de ^ centimètres à Boorl-Meerbeeck ; ils ont dttermiiné lies positions ennemies et dévoilé les mouvements d'attaque. 1 1 ccédemment, alors que i'année belge occupait la rive gauche de la Celle,ics asi. ri exploraient le territoire belge envahi -'ils surveillaient le passage des. Allemands'sur la Meuse, à Lixhe et à Huy et tenaient l'état-major au courant des mouvements de l'e> nemi. Lors du siège de Namnr, les aviateurs belges reconnurent l'emplacement'des grosses batteries allemandes et ils In n rirent'']-s i I '«naissances jusqu'à 200 kilomètres camp de Brasschaet explorèrent la légion Au cours de la mobilisation, les avions du derrière les lignes ennemies. de l'est et surveillèrent la fron'iière allemande.Depuis le début de l.i campagne, l'aviation belge, placée sous la direction du caui-taine-commandant Matbieu. a accompli son devoir avec intelligence et abnégation. Ni la pluie, ni le vent, ni les shrapnels, ni les balles allemandes n'ont arrêté dans l'accomplissement de leur lâche les aviateurs du Roi Albert, qui ont été les véritables yeux de l'armée. Rendant que les héros de Flandre et de Wallonnie se batatient sur la terre, leurs frères d'armes, donl le ciel est le domaine, prouvaient au milieu des périls, que l'armée belge n'a qu un seul cœur et qu'une seule âme. A » ï? BONNE JOURNÉE Mm progrès fies ils ealre 01 ei iris TRAINS ALLEMANDS BOMBARDES EN ALSACE COMMUNIQUÉ OFFICIEL FRANÇAIS Paris, 3 janvier, 15 heures. Pendant la journée du 2 janvier, nous avons conservé, au NOBD DE LA LYS, les positions gagnées les jours précédents. L'ennemi n'a. montré de l'activité que dans la région de Zonnebeke, qu'il a bombardée assez violemment. DE LA LYS A ARRAS, calme presque complet. Combat d'artillerie dans la REGION D'ALBERT ET DE ROYE. Notre infanterie a progressé de 500 mètres près de La Bois-selle.DE L'OISE A LA MEUSE, sur le plateau de Touvent, notre artillerie lourde a démoli divers ouvrages d'où l'ennemi gênait nos travailleurs. Vifs combats d'artillerie à l'ouest et à l'est de Craonne Près de Pert-hes-les-Hurlus, nous avons progressé de 300 mètres Près de Beau-séjour, comba.ts d'infante-ne, où nous avons infligé de fortes pertes à l'ennemi Les Allemands ont prononcé deux atta ques sans succès dans le bois de La Gru-rie. Sur toute cette partie du front, l'artillerie a montré, de part et d'autre, une gran-uc activité. DANS LA REGION DE VERDUN ET SUR LE S HAUTS-DE-MEUSE, duels d'ar-t? llerie. Nous avons gagné encore un peu de terrain dans le bois Le Bouchot, au nord-est de Trovon, et dans le- bois Le Prêtre, au nord-ouest de Pont-à-Mousson. DANS LES VOSGES, nous avons occupé v,ne tranchée ennemie, près de Cellcs-sur-i'iaine.Combats d'artillerie dans le Ban-de-Sapt et dans la vallée Fave. EN HAUTE-ALSACE, nos gains antérieurs dans la région cle Thann ont été maintenus. Nous avons bombardé un train allemand ■rn gare d'Alt.kirch et opéré des destructions sur la voie ferrée, entre Carspach et Diers-pach, au sud-ouest d'Altkirch. D lime manière générale, lie ralentissement sensible que l'on peut constater dans notre activité offensive, peut être attribué aux pl'ufie-s incessantes qui détrempent le soi, rendent partout les opérations à peu près impossibles. Le premier million (fliananes de lord ifcfiip IL VA ENTRER EN LIGNE. — CREATION DE 6 ARMEES BRITANNIQUES DE 3 CORPS CHACUNE. — LA PORTEE DE L'EFFORT ANGLAIS. On mande de Londres, 1er janvier : « Oiîiciel. — Six nouvelles armées, formées chacune de trois corps d'armée, viennent d'être créées. « Los commandants de ces six armées seront : pour ta première, le lieutenant général sir Douglas Haig ; pour la seconde, le lieutenant général sir Horace Smith-Dor-rien ; punir la. troisième, le lieutenant général sir Archibaid llunter ; pour la quatrième, le général sir Lan Hamilton ; pour la cinquième, le général sir Lestlie Rund-le : pour La sixième, le lieajitenant général sir Bruce Hamilton. » Ces six armées comprendront évidemment les troupes du corps expédition naire, formé exclusivement de soldats de méfier, qui combattent déjà sur le continent et dont l'Angleterre a maintenu l'effectif à un chiffre constant en dépit de toutes les pertes de la campagne. Les journaux anglais annoncent qu'outre les 18 corps d'armée dont il est question ci-dessus, les forces des six nouvelles armées comprendront encore 3 divisions. Cola, fait le compte du million d'hommes dont lord Kitchener avait annoncé l'entrée en action sur le continent, pour le sixième mois de la guerre, et qui est destiné à être suivi â brève échéance d'un nouveau million; puis, s'il était reconnu nécessaire, d'un troisième million â la fin de l'année 1915. L'annonce de la création des six armées anglaises du premier envoi sera reçue avec joie par les alliés continentaux. Lord Kitchener a tenu sa parole : ù la date fixée, le renfort, de masse anglais se trouve prêt. Son entrée en opérations, que la presse anglaise représente comme toute prochaine, déterminera certainement un changement dans la situation militaire générale. Les Allemands qui sont tenus en échec en Belgique et en France, en respect en Pologne ef même fi la veille d'v être refoulés, auront à soutenir ce nouveau "poids de plusieurs centaines de mille himmes jeunes et robustes jetés d'un coup sur leur front de bataille. Le choc de. ces trou.pes fraîches, bien instruites, sera très dur i\ soutenir pour leurs troupes fatiguées. Il ne nous appartient pas de devancer les événements, ni d'augurer de leur portée. Ils justifient bien des espérances. Toutefois ce serait*une grave erreur de croire que l'entrée en ligne des nouveaux renforfs anglais, si considérables soient-ils, suffira à terminer la partie. Un échec grave infligé à l'ennemi en campagne, la libération même du territoire belge ne résoudraient pas le problème formidable posé à l'Europe par l'agression allemande. Le but des alliés, co n'est pas pour eux de gagner une paix quelconque, la plus prompte possible, mais d'arracher A leur adversaire, pour le profit du monde entier, les conditions d'une paix durable. Pour cela, il faut Cfue, non pas le peuple allemand, mais le militarisme" impérial allemand, soit abattu et détruit. Ce but sera nécessairement long ef, pénible à atteindre. Il faut, se mettre virilement en face de cette rude éventualité. L'Allemagne n'est pa^ encore à bout de 'orces. ni humaines, ui économiques, bien ^ue la gène alimentaire et la disette de certaines matières premières s'y fassent sentir. C'est une ffuerre d'usure, avec laquelle ions" sommes aux prises : né nous lassons ■>as de le rénéter avec nos confrères de la n esse anglaise. T.e colonel Repinglon écrit dans le < Times »: « Cinq mois Pierre ef de dépense sans ïxemple d'énergie, d'argent et de" vies n'onf ms sensiblement ra.nnroché la conclusion le la paix aux conditions allemandes. » Les pertes prussiennes aujourd'hui of- fie tellement reconnues approchent un mil-• 'On d hommes, tandis que celles des autres '-fats allemands sont au moins égales à la no.itlé de ce chiffre. » Nous n'avons pas perdu le moins du monde notre temps en épuisant l'Alterna- ' gne dans les Flandres et on Pologne. Car nofï'e objectif est précisément d'épuiser ses armees jusqu a. ce que sonne l'heure où nous pourrons les détruire. » Les objectifs géographiques sont pour nous d un intérêt secondaire. " *""» luttons pour gagner dû temps et no"s on gagnons avec un plein succès. « D autre pari, la u Morning Post », commentant par avance l'entrée en ligne do la nouvelle force britannique, écrit ces lignes dignes de réflexion : « Jusqu'ici, la guerre sur terre a. été menée principalement par les armées française et russe, auxquelles l'armée belge a rendu un service appréciable; la force anglaise consistait en une force expéditionnaire; mais dès le début de la guerre, la nation se mit ii travailler sérieusement et " s'armer; une nouvelle armée fut formée à raison de 30,000 recrues r>ar semaine. Les troupes s'exercent, résolument et la nation espère que plusieurs fractions seront nré les el placées à la, disposition du général Frerich dans les premières semaines qui suivront le nouvel an. Si la nouvelle armée, dont le zèle et l'énergie dans l'exercice dépassent les prévisions; se montre aussi capable sur le champ de bataille nue In qualité des recrues le fail espérer, elle aura un effel favorable sur la sujle de la enerre et aidera les alliés A obtenir la vie-foire. Si celle-ci se produit au cours des douze mois prochains, l'année 1015 sera nue année heureuse. » Retenons ces dernières lignes : 1015 nous annorlerâ la paix, mais plusieurs mois passeront encore avant nue le but ne soit atteint.BEmv ù petit Drapeau belge — Les recettes réalisées par la vente du petit drapeau belge atteignaient hier le chiffre de 2.573.G85 francs. On attend encore le résultat obtenu dans dix départements. h fliMir in GMraî Imm La manifestation de l'Association des fraternités franco-belges en l'honneur du général Léman, le vaillant défenseur de Liège a eu lieu à Paris. L'adresse suivante lui a été envovée • « A l'occasion du 1™ janvier, six mille personnes viennent de saluer votre busle et acclamer votre nom glorieux. » En tète de ces signatures, on trouve celles de Mgr Odelin, représentant le cardinal Amélie; M. Bastin, représentant le haron Guillaume, ministre de la Belgique-M. Lagache, syndic du conseil municipal; M. Kscudier, député du neuvième arrondissement; M. le chanoine Qnignard, doyen des curés de Paris; Al. le chanoine Paulin curé de la Trinité: M. î'ahbé Plateau, aumônier des mariniers belles. Parmi les signataires se'trouvait. aussi le jeune brave Maurice Villers, maréchal des logis au 6° d'arliiierie belge, qui fut blessé sous Liège. Pour répondre au désir de plusieurs assistants, le buste du général Léman restera exposé jusqu'au 10 janvier afin de permettre è ses admirateurs retardataires i de signer l'adresse. frappé d'ims smesde La ville de Gand a été f»anpée d'urne t amende, de 100.800 marcs (125.000 fr.)" paya- ! ble en or, à la suite de la rupture de fils c téléphoniques. i ( Us ont peur de la vérité i A De Copenhague au « Temps », 2 janvier: ! Le gouvernement allemand a défendu de-puis l'hier l'entrée en Allemagne de tous les journaux officiels ou officieux des gouver- 1 nements. ] Lu hauts faits allimiiidi • dus Ii LflZNBbraxg LE RAPPORT DE LA COMMISSION OFFICIELLE D'ENQUÊTE Nous avons sous les yeux le huitième rapport de ta Commission d'enquête sur la violation d'v s règles du droit des gens, des lois et des coutumes de la guerre. On y peut lire ; les conclusions d'une enquête faite sur les '■ lieux concernant les actes de violence el de pillage, les incendies et les meurtres d'habitants paisibles, qui ont marqué le passage de l'année allemande à travers la province du Luxembourg, au cours des mois d'août et de septembre 1911. PRISES D'OTAGES Les Allemands ont systématiquement pris des otages. Le traitement de ceux-ci a beaucoup varié. Dans certaines localités, ils n'ont pas été sérieusement maltraités; dans d'autres, ils ont. subi des traitements indignes. C'est, ainsi qu'à Marche, les trois principaux fonetionntaires de la localité ont, à tour de rôle et pendant des semaines, été retenus prisonniers dans une cellule de la •prison où sont enfermés les malfaiteurs de droit commun. Ail-leurs, les otages pris dans un village ont été transportés dans d'autres localités de la province el y ont été emprisonnés pendant des semaines. Enfin, certains otages ont été emmenés en Allemagne et y sont encore détenus à l'heure actuelle. En général, depuis leur détention en Allemagne, ils n'ont pas été maltraités, mais quelques-uns d'entre eux ont, pendant la durée du voyage, été soumis à de mauvais traitements. Ils ont été privés de nourriture, de repos, et ont été l'objet de sévices de la part des soldats et de la population. PILLAGE Dans presque foutes les localités citées ci-après et dans d'autres encore où les excès présentèrent un caractère de moindre gravité, le pillage a été systématique et .complet. Les soldats ne se sont point con-Hentés de s'emparer, sans aucun bon cle réquisition, des vivres, du bétail, des chevaux dont ils avaient besoin. Ils ont enlevé de force des habitations tout ce qui pouvait leur convenir. Le nombre de. bouteilles de vin volées dépasse tout calcul. Le premier soin des soldats, en arrivant dans une localité importante, était d'obtenir du vin et de l'alcool. Bientôt, ils étaient ivres et les scè-nes de sauvagerie, les incendies et les fusillades se produisaient immédiatement. Dans les fermes, les soldats tuaient à coup die sabre et de fusil les oiseaux de basse-cour et les porcs. Ils tiraient au hasard et ont ' ainsi- tué ou. blessé sans intention un certain nombre d'habitants. A Libin, un soldat, tirant sur une poule, perça d'une balle les deux cuisses d'un enfant de quelques mois. A Arlon, le pillage de certaines maisons a été exécuté par ordre des autorités militaires. Le onzième jour de l'occupation, un i fil téléphonique ayant été brisé, les autori- j tés militaires donnèrent à la ville quatre! heures pour payer une contribution- de guer-1 re de 100.000 francs en or, ajoutant qu'à dé- ; faut de ce paiement cent maisons seraient ' pillées. Le paiement put finalement être effectué, mais 47 maisons avaient été mises à sac par ordre des officiers. INCENDIES Le nord du. Luxembourg a généralement été respecté. Par contre, deux régions du sud : de la province ont été complètement dévas- ; tées. La première de ces régions comprend les villages de Porcheresse, Maissin, Anloy, Villance, Framonf, Oehamp, Jehon ville, Offagne, Assenois, etc. L'autre comprend toutes l'es communes du triangle compris . dans une ligne tirée de Floremvil ie à Virlon, de Virlon à Habay-la-Neuve ef de Habay-la-Neuve à F'iorenville. Une statistique approximative des maisons brûlées dans ces différentes localités a été dressée : Neufchâteau, 21 maisons brûlées ; Etalle, 30 maisons brûlées ; Houdemont, 64- maisons •brûlées : Rull'es, la moi té des maisons a été détruite par le feu ; Ans-art, le village est complètement brûlé : Tintigny, S maisons seulement subsistent ; Jamoignç, destruction de la moitié dlu village ; Les Bulles, destruction de l'a moitié d.u village ; Moyen, j 42 maisons détruites ; Rossignol, le village ' est en t.:è renient brûlé ; Mussy-la-Vil'c. 20 maisons détruites ; Bc-rtrix, 15 maisons détruites : Bleid. une grande partie du village est brûlée : Signeulx, une grande partie du vililagc es-t brûlée ; Ethc. Iûs cinq sixièmes du village sont brûlés ; IJellefontaine, 6 maisons détruites ; Musson, la moitié dix vi,liage, est détruite ; Baranzy, il reste 4 maisons ; Saint-Léger, 6 maisons brûlées ; Sa-* mal, toutes les maisons sont brûlées ; Miais-sin, 61- maisons ont été brûlées sur i00 ; Vil lance, 9 maisons brûlées ; Anloy, 26 ma?* sons ont été brûlées. Ces chiffres sont des chiffres minimum. D'après une statistique forcément incomplète, le nombre des maisons brûlées dans La. province d,u Luxembourg dépasse 3.000. Il est à noter que les maisods dont la destruction! est ainsi rapportée ont été brûlées, nom par des opérations de guerre, mais pan des incendies volontaires et systématiques,} FUSILLADES Dans un grand nombre de villages, les •troupes allemandes se sont livrées à de véritables exécutions en masse. Le nombre des habitants fusillés pour l'ensemble de la province dépasse un millier Cl). Les chiffres suivants sont relatifs à certains villages seulement : Neufchâteau, 18 fusillés ; Vance, 1 fusillé ; Etalle, 30 fusillés ; Houdemont, 11 fusillés ; Tintigny, 157 fusillés ; I/.el, 10 fusillés, Rossignol, 106 fusillés ; Rertrix, 21 fusillés ; E't.lie, 300 fusillés environ, 530 personnes ont disparu ; Bellefontaine, 1 fusillé ; La.tour, 17 hommes survivent ; Saint-Léger, 11 fusillés ; Maissin, 10 hommes, 1 femme et j jeune fille fusillés, 2 hommes et 2 jeunes filles blessés ; Villance, 2 hommes fusillés, 1 jeune fille blessée ; Anloy, 52 hommes et femmes fusillés ; Claireuse, 2 hommes tués*, 2 pendus.A Arlon furent fusillés publiquement 11 J< personnes des communes d'Ethe et de Ros-siignol. Quelques jours plus tard, furent exécutées 8 personnes de communes voisanas., Un officier de police d'Arlon, appelé Lempe-reuir, fut fusillé-sans jugement pour un mo» tif futile qui fut par la suite reconnu nonS fondé. VIOLS Les cas de viol par les soldats ivres sont/ nombreux. Dans une localité, une femane a été violée par 12 soldats qui avaient tué son mari. Les faits de ce genre sont autant que possible dissimulés par les familles, et le sentiment qui lies fait agir a été respecté par les enquêteurs. 11 n'est toutefois pas douteux que les viols ont été très fréquents.. EXPLICATION DES CRIMES COMMIS* PAR LES TROUPES Dans La plu-part des localités-, les troupes n'ont même pas allégué qu'elles avaient été' assaillies par la population civile. Il semble certain que celle-ci ne s'es<t livrée nulle part à aucun acte d'hostilité. Dans plusieurs endroits des soldats allemands avaient été abattus par des patrouilles ou des sentinelles françaises, et il semble malheureusement démontré que les troupes allemandes ont systématiquement saccacqé et brûlé les villages sur le territoire desquels certains de Heurs soldats avaient été ainsi abattus, même lorsqu'elles savaient que ces morts étaient dues à des soldats réguliers de l'armée ennemie. Dans beaucoup de localités, la destruction des villages et des habitations ne peut s'expliquer, même par un prétexte-. Les habitants expliquent les crimes dont, ils ont été victimes soit par l'ivrognerie des soldats, soit par le plaisir sadique d'infliger des souffrances, soit par la colère due à" la, résistance de la Belgique, soit par des ordres de destruction systématique émanant des autorités militaires supérieures. En raison de la difficulté de communication avec le Luxembourg, le présent rapport est nécessairement incomplet. Il sera corn-p-Iété en temps et lieu. Le Président : (s) Cooreman-, Ministre-d'Elat.Le Vice-Président : Comîe Goblet d'Al-viellia, Ministre d'Etat, Vice-Présidenife du Sénat. Les Secrétaires : (s) Cher Ernst de Buns-wyck, Chef du. Cabinet du Ministre de la Justice ; Orts. Conseiller de Légation de Sa Majesté le Roi des Belges. (1) La province du Luxembourg, la moins peuplée du Royaume, compte 232.500 habita nls. l'a Srt« doit lt« prête LA DISCUSSION DU BUBGET Athènes, 2 janvier. — A la Chambre, au cours de la discussion du budget, M. Thed-tokis a conseillé au gouvernement de faire des économies, car la Grèce pourrait se trouver, prochainement, dans la nécessité de sortir de sa neutralité, en présence de la persistance des persécutions exercées contre l'élément grec en Turquie. Le ministre des finances a répondu que le déficit du budget de 1914 n'est qu'un symptôme de trouble et n'accuse pas la situation générale. Après les deux dernières guerres, la Grèce a du prendre encore des dispositions militaires urgentes pour assurer la conservation dos territoires libérés, c'est pour cette raison que les'deux ministères de la défense nationale réclament soixante-dix millions, indépendamment de vingt-cinq millions de crédits extraordinaires et cent vingt-trois millions destinés à la flotte. Tous ces crédits sont la conséquence de la nécessité, pour la Grèce, de tenir prête l'armée donl la nation a besoin aujourd'hui, j Çà, et là, AH l POUR L'AMOUR DU GREC.» Il y a encore des esprits étroits qui prétendent que l'étude des langues mortes ne sert à rien. Quelle erreur ! Un jeune soldat, emmené en captivité en Allemagne, était fort affligé des nouvelles que lui donnaient les Boches. Il écrivit à ses parents à Chanibéry, leur disant qu'il n'était point trop mal traité, mais qu'il était désolé de savoir que les Allemands étaient à Paris. Comment lui aprendre que la prise do Paris était un bluff inventé par l'état-major allemand pour entretenir l'enthousiasme de ses soldats ? Par bonheur, le père du jeune homme est un lettré qui se souvient de ses études giecques. Il lui envoya une carte postale ainsi conçue : « Tu parais tourmenté de ce qui se p-assa autour de nous ; je puis te dire au moins « où qu'est la bonne Pauline. » Le jeune homme se rappela aussitôt une plaisanterie classique que chaque génération de potaches transmet à la suivante, et il traduisit sans difficulté : « Ils n'ont pas ris La ville. »

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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